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  Mister Freeze is cold, everywhere.

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Rock And Roll Queen
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MessageSujet: Mister Freeze is cold, everywhere.   Sam 7 Sep 2013 - 21:51

Le matin, le soleil qui se lève. Toujours aussi matinal. Les gens qui passe dans les couloirs, tous aussi semblable les uns que le autres. Oui, tous les mêmes, ils sourient, paraissent heureux. Comment peut-on être heureux dans ce monde fou, dans cet endroit où nous sommes gardés captif ? Oh non, ce n'est pas grave. On s'en fout qu'on soit enfermés, on s'en fout que certains deviennent fous, on s'en fou que certains se suicide. Non c'est pas grave. Tout va bien ! Tout le monde est heureux ! Je ne saurais dire qui est plus fou dans l'histoire. Est-ce donc normal d'ignorer tout en bloc et de continuer à sourire ? Oh, celons tout le monde oui. Alors moi je prends des pilules magiques pour tout oublier parce qu'après tout, les pilules magique rendent heureux. Il faut être heureux dans ce monde de fou ! Alors mangeons de ces pilules. Devenons heureux, chantons, sourions. OH ! Bienvenue au Pays des Bisounours ! Tiens regardez un arc-en-ciel ! Peut-être se cacherait-il un chaudrons rempli d'or là-bas ? Faisons nous des câlins et des bisous ! Et puis merde. Oui vous êtes biens fous de sourire, bien crédule et naïf. Oui, nous avons la jeunesse éternelle, nous jouissons de tout ce que nous voulons mais ne remarquez donc vous pas qu'on vous a privé de ce qui appartient à tout être humain ? Un de ses droits fondamentaux ? Oh, la Liberté. Peut-être vous paraît-elle inutile maintenant arrivé ici... Oh, vous me dégoûtez. J'arrêterais de parler de cet ignorance.

Je prends un café, deux pilules pour faire passer une matinée qui commence mal. Le café n'as pas de goût, ou bien ma langue ne sait plus reconnaître les gouts. Toujours le même café fade alors cela ne m'étonnerait pas que son goût disparaisse du jour au lendemain. En fait je pense que si je verrais tout le monde avec la même tête demain je ne trouverais pas ça si différents que les autres jours. Je me sens seule, unique mais seule. Certains me paraissent unique, certains me paraissent souriants et ignorants. Plein de fous. Oh regardez une vielle maison remplie de rat rempli de fou. Non personne est étonné. Tout le monde s'en fiche de la cruauté humaine de ce lieu. Pire que la censure, pire que la prison. Ici nous n'avons aucun lien vers l'extérieur. Nous ne pouvons rien faire. Enfermé entre des murs, respirant le même air, toujours ces mêmes visages, toujours ces mêmes airs crédules. Là est la vrai routine. Encore à l'extérieur nous pouvons croiser notre âme sœur au coin de la rue, observer les passants et leurs visages inconnues. Oui dans la vie à l'extérieur il y a ce quelque chose que nous appelons Inconnu. C'est cette chose qui nous surprend, cette chose qui anime notre vie. Ici ce n'est pas une vie.

Un mal de tête horrible. Des papillons dans le ventre. L'impression que le soleil me rend aveugle. Tous les jours, cette impression de mort prochaine. L'impression qu'elle plane sur moi, elle n'attend qu'une chose me recouvrir de son voile noir et m'emporter avec elle. Oui, elle veut que je retourne à elle sous forme de dépouille. Sauf que ce n'est pas encore l'heure mais je ne sais pas quand est-ce que ce sera l'heure... La drogue, le tabac, l'alcool. Mauvais mélange. L'heure se rapproche et le temps s'écoule. Peut-être plus que quelques minutes, peut-être des jours, des semaines, des mois. Ou juste maintenant. Ne serait-ce pas plus simple ? Pas besoin de s'inquiéter, elle viendrait d'un coup et me tuerait comme on tuerait une sale bête. Je lui dirais merci, je ferais une dernière prière et puis elle m'emportera. Je ne me défendrais pas car je sais qu'on ne peut pas éviter le moment venue, l'heure fatale qui achèvera mon histoire. Je ne sais pas où j'irais. Peut-être considérons-ils mes actes de ces dernières années animées par la folie ? Me diront-ils aliénés, atteintes, démente ? Oh, ceci n'est que jugement. Je n'aime pas être jugé. Je trouve que cela me rend semblable aux autres, m'intègre dans cette masse qu'est l'humanité.

Besoin de solitude, d'air frais. La véranda. Personne ne me voit, seule et en face de moi ces baies vitrées. Ma main se pose sur elles. De là on voit le parc, la forêt et le lac. Oui, c'est ce qui nous sert d'air frais, ce qui nous sert d'extérieur. C'est à ce demander si on se fiche de nous. Puis je vois ce qui me sert de reflet dans mon miroir. Répugnant. L'impression de suffoquer entre ces murs, nous respirons le même air tout les jours. Je regarde aux alentours, des fleurs. Oh, ne sont-elles pas magnifiques ? La plus belle chose qui m'ai été donner de voir ici. Je les respire à pleins poumons. Quelle odeur exquise ! Ah, les pilules prennent du temps à faire effet ou est-ce mon organisme qui en a pris l'habitude ? Va savoir. Toujours les mêmes papillons dans le ventre, toujours ce même mal de crâne. J'hésite à sauter.Briser cette barrière de verre. De toute façon l'heure est peut-être prochaine. Qui m'en voudrait de mourir tout de suite ? Personne ne place en moi une certaine confiance, une certaine amitié. Tout le monde sait, je peux sauter du jour au lendemain. Qui pourrait croire dans l'esprit d'une détraquée ? Personne. Même moi je ne crois plus en moi. L'heure passe. Le gout amer du café et des pilules. Quelques minutes, quelques heures et je redeviendrais cet être aliénée. Cet être incapable de penser, incapable de ressentir des émotions, d'être triste ou bien de réfléchir. Oui, des pensées embrumées et toujours cet air crédule et heureux. Plus que quelques heures et je n'aurais pas besoin de sauter, je n'aurais pas besoin de me poser des questions.

Mais ne serais-ce pas mieux de sauter ? Plus besoin de rien, la Mort n'attendra plus. L'herbe teintée de rouge, l'air frais du matin. On me découvrira aux alentours de midi avant que les animaux en tous genres s'attroupent autour de moi attirées par l'odeur de pourriture. Un corps placide et inconscient sur l'herbe rouge. Oh, je ne saurais dire si c'est une vision d'horreur ou bien si cela est un jolie vue. Cependant cette vue me glaça le sang et me prit par surprise. Me voir ainsi n'est pas aussi joli que je l'aurais pensé. Je me suis retrouvé là, assise sur le sol froid, le regard hagard, les mains moites et les poils hérissées. Ce corps était le mien, celui dans lequel je suis maintenant. Calme toi. Tu ne sauteras pas tout simplement parce que tu as peur de la Mort. C'est ça qui t'anime encore. Oui, tu n'es qu'une loque alors il te faut la peur pour vivre. La peur qui té réveille tout les matins pour vérifier si tu n'es pas morte. Je ne suis jamais sûr de me réveiller le lendemain. Je reste là apeurer. Que vais-je faire aujourd'hui ? Peut-être est-ce ma dernière journée ou bien m'en reste t-il encore un tas. Je regarde ma montre. 8h30. Il est tôt. J'ai encore la journée devant moi. Je peux rester là et admirer le temps qui passe aujourd'hui.
Je peux rester là à attendre quelque chose. Peut-être attendre l'Inconnu.
Cet Inconnu qui ne viendra jamais.
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Mer 18 Déc 2013 - 10:35

...

Il faisait un peu froid ; Marie-Colombe resserra le gilet multicolore qu'elle portait autour de ses épaules d'une main, l'autre essayant tant bien que mal de ne pas faire trembler la tasse de thé qu'elle s'était servie quelques temps plus tôt. Ses bottes firent craquer le peu de gel qui s'était incrusté sur les marches menant au parc, tirant une moue songeuse à leur propriétaire. Ce n'était pas qu'elle détestait l'hiver qui approchait, mais elle préférait de loin le soleil à la neige, au demeurant fort rare dans son grand pays ; elle ne se souvenait pas avoir vu les flocons tomber à moins de quatre ans d'intervalle, même en allant puiser au plus profond de sa mémoire. Les lèvres renoncèrent à boire plus d'une gorgée tant l'eau était chaude : il allait vraiment falloir qu'elle apprenne à prendre correctement les mesures si elle ne voulait pas constamment frôler les brûlures au second degré. Enfin, il aurait peut-être fallu savoir ce qu'elle mettait dans sa tasse avant ça... Marie-Colombe fini par hausser les épaules et descendre les marches pour aller respirer l'air sifflant et glacial du matin. La cuillère dans sa tasse rythmait sa marche, se cognant régulièrement à la porcelaine en un petit tic. Tic, tic, tic. Au moins, songea-t-elle avec un optimisme et un humour qui lui étaient innés, le liquide était peut-être imbuvable, mais il chauffait bien les mains.

La jeune femme resta un moment à l'extérieur, soucieuse de s'éloigner de l'atmosphère délétère de la grande bâtisse qui y flanquait son ombre dans la journée. Plus le temps passait, moins elle parvenait à respirer là-dedans, et elle pensait bien que ça devait avoir le même effet sur certains ; même l'espoir que faisait renaître dans son cœur les feuilles de Rudy n'était pas suffisant pour l'empêcher de soupirer. Alors elle quittait sa chambre dès qu'elle se levait, tôt de préférence, pour aller marcher dans le parc et oublier pour quelques minutes ses soucis. Elle détestait le mauvais temps pour ça : elle serait sortie même sous la pluie, ce qui ne l'empêchait pas de maudire l'humidité et le bruit feutré des gouttes qui détrempaient le sol. C'était bien à la chaleur d'une cheminée, tout ça. Le ciel mêlé de blanc lui renvoya comme un rire ironique, et Marie-Colombe lui tira la langue. Elle s'en fichait, personne ne pouvait la voir de là.

La tasse à présent à moitié vide (l'air frais avait eu tôt fait de la refroidir), Marie-Colombe n'était pas repassée par sa chambre et avait machinalement monté les escaliers, se demandant de temps à autre où avait bien pu passer Eloise. Le tapis poussiéreux ne suffisait pas à masquer le craquement du bois, tant et si bien que parfois, Marie-Colombe avait l'impression de pouvoir passer au travers à tout moment. Le phénomène s'accentua une fois qu'elle eut dansé sur le palier du dernier étage, celui qui menait au grenier, et qu'elle se fut arrêtée un peu trop brusquement devant une porte qui lui était inconnue. Craaac. Uh, où est-ce qu'elle menait déjà, celle-là ? Il n'était pas passé par la tête de la funambule qu'elle puisse ne pas connaître cette pièce. En plus de deux ans, elle avait eu le temps de faire le tour du propriétaire. Sa mémoire lui faisait juste défaut. Aussi, impulsive comme il lui arrivait trop souvent de l'être, elle appuya sans plus attendre sur la poignée et fit pivoter la porte qu'elle ferma soigneusement derrière elle.

D'énormes fleurs la firent sursauter. Le parfum qui se dégageait de la chorale florale était si entêtant que le goût de son thé était bien fade en comparaison. Tout doucement, comme par peur d'éveiller cette magnifique flore qui lui semblait endormie, elle s'avança dans ce dédale incroyable. La véranda : elle en avait entendu parler sans jamais y jeter plus qu'un coup d’œil. On avait raconté de drôles de choses à son sujet. Ça avait de quoi effrayer les plus impressionnables et attiser la méfiance des autres... Colombe fit halte devant une fleur colorée et plus grosse que la moyenne, qui mimait les couleurs flamboyantes de son gilet. Elle avait cru en voir une de la sorte chez elle ; la nostalgie la prit à la gorge sans prévenir. Cette pièce ressemblait plus à son monde que n'importe quelle autre.

Égarée dans sa contemplation, elle n'avait pas remarqué la fille qui se tenait là. Lorsqu'elle la vit du coin de l’œil, elle cessa immédiatement sa marche. Les dalles se moquèrent d'elle et rirent délicatement pour trahir sa présence. S'était-elle invitée dans le paradis d'un autre ? Avait-elle rompu quelque chose ? Oh, elle n'espérait pas. Malgré le fait qu'elle aurait très bien pu partir à reculons et laisser cette inconnue à ses rêveries ou ses soucis, elle trouva bon d'élever la voix. Ne serait-ce que pour s'excuser d'être arrivée comme un cheveux sur la soupe.
Ou sur le thé.

« Bonjour, je ne vous avais pas vue. »

C'était pas vraiment une excuse, ça, songea-t-elle distraitement. Mais on fera avec.
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Mar 24 Déc 2013 - 17:40

L'Inconnue.
« Reste. »
J'en avais peur, je le haïssais et maintenant il me manque. Puis le voilà. C'est comme quand on devient trop vieux pour fêter Noël, la dinde de mère, les cadeaux ouverts le matin, les dessins animé. Tout ça nous manque seulement on ne peut rien y faire, on se referme et lentement nous voilà seul, mélancolique. L'obscurité nous prend, elle se renferme sur nous. Il est toujours plus facile d'oublier, de s'oublier que de remonter la pente. Alors oui, nous sommes puériles. Je suis puérile. Je ne pourrais plus ressortir de l'obscurité, une fois pris elle ne nous laisse plus sortir. Je suis perdue là ou le soleil ne brille jamais. Seule et perdue. Comment était-ce avant ? Lorsque tout était plus beau, le ciel plus bleu, l'herbe plus fraîche, les fleurs plus colorés. Ça fait quoi d'être heureux ?

Je le savais de toute façon. Je savais que je finirais comme ça quand on me retirerait tout. Il me fallait ma dose de bonheur d'une manière ou d'une autre alors je les ais toutes prises, toutes les manières qui existent. Drogue, alcool, cigarette. Sauf que le bonheur a toujours un prix et le mien me coûte ma vie. Chaque tirée sur une cigarette, chaque pilule avalée, chaque verre bu me coûte du temps. De toute façon qu'aurais-je fais avec ? Je l'aurais gaspillé, je l'aurais utilisé pour me morfondre et sombrer encore et encore. Je m'achète du bonheur, je m'achète de la joie car une vie sans bonheur et joie ne mérite pas d'être vécu.

Je n'avais pas envie qu'il ou elle ( si c'est il alors il a une voix efféminée ) parte, je n'avais pas envie de perdre quelque chose. Pas envie de perdre cet Inconnu. Irais-je mieux grâce à lui ? Autrefois il m'a rendu folle, il m'a rendu paranoïaque. La peur des autres, du monde, de cet Inconnu. Là j'avais peur de la connaître. Je me retournerais et je verrais ce visage que j'ai vu tant de fois entre ces murs. Le visage simple et morne d'un pensionnaire comme les autres. C'est vrai qu'il y a des nouveaux pensionnaires mais au fur et à mesure des jours, leur détresse grandit et leur visage semble alors se morfondre dans ceux des autres. Une masse, des êtres déshumanisés, sans conscience et pensée. Ou bien si une pensée : Sortir.

Sortir où ? Aller où ? On n'est même pas sûr de rentrer chez nous et de revoir ceux qu'on aime. Peut-être sont-ils morts, peut-être le temps a passé ou bien nous ont-ils oubliés. Je ne veux pas sortir et me rappeler de ma vie, des détails et de comment j'ai fini triste car oui en rentrant ici je commence à oublier. Plus les jours au pensionnat passent plus j'oublie ce qui fais de moi un être unique. Je m'oublie et je deviens cette être insomniaque qui ne peux pas vivre sans ces addictions, cet être égoïste et indigne de confiance. J'aurais beau énumérer mes défauts je sais qu'il est trop tard pour que je me rattrape, il est trop tard pour redevenir normal. Je suis folle et ça a déjà commencé. Mon autodestruction a déjà commencé. Il m'arrive parfois de cracher un peu de sang, rarement mais ça arrive. On ne peut plus me sauver.

«  Dis-moi t'as pas l'impression que c'est fou ? L'idée qu'on soit tous enfermer ici et pourtant certains arrive à sourire et à s'habituer à leur vie. Ce n'est pas une vie.  »

Les pilules n'ont toujours pas fait effet et j'attends avec ce mal de tête horrible. Je ne sais pas si j'attends une réponse de sa part ou si bien je devais parler pour combler ce vide. J'aime le vide, il réussit à me réconforter dans les moments difficiles. Il me berce comme une mère bercerait son enfant. Il panse mes blessures, il efface toute mauvaise pensée mais parfois le vide, le silence ne suffit pas. Il ne peut pas tout guérir et alors je ne peux rien faire. Il faut savoir admettre sa défaite, admettre sa fin.

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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Sam 18 Jan 2014 - 0:02

...

L'ordre, si soudain et inattendu, cloua Marie-Colombe sur place. Elle ne songea plus à faire demi-tour et s'éclipser comme elle avait pensé le faire quelques instants plus tôt. Intriguée, elle se contenta de serrer un peu plus fort sa tasse, examinant les cheveux roux qui cascadaient dans le dos d'une jeune fille qu'elle ne se rappelait pas avoir croisé ailleurs qu'au détour d'un couloir – vite observée et vite oubliée. Elle se sentit mal de penser qu'il en allait de même pour la plupart des pensionnaires ; elle savait pourtant que personne n'avait l'intégralité des noms et des visages en tête. Pas d'histoire ou de personnalité à leur coller non plus. Juste quelques visages familiers, quelques silhouettes entrevues un jour de pluie à errer entre quatre murs. Le petit nuage de vapeur qui flottait au dessus de son thé fut chassé par un souffle sucré et chargé de regrets. Elle n'arrêtait pas de s'en
vouloir, et plus ça allait, pire c'était. Comme si quelque chose qu'elle aurait dû saisir lui échappait invariablement.

Les bracelets multicolores cliquetèrent à ses poignets, accompagnant la voix de l'inconnue. Marie-Colombe hésita bêtement entre un sourire rassurant et une grimace que l'autre ne pouvait de toute façon pas voir ; elle décida d'étirer ses lèvres en une moue pensive teintée de perplexité. Ça n'avait pas l'air d'être la joie, dis donc. Comme on était en droit de s'attendre de la part de personnes privées de leurs attaches, restées accrochées aux amarres du monde extérieur : trop loin d'eux. Pourtant, croiser des visages tristes ou abattus par la fatalité la mettait tellement mal à l'aise qu'elle avait souvent envie de faire demi-tour et retrouver les rires rassurants des insouciants ; tout ça avant de se souvenir que si elle ne donnait pas le change, qui le ferait ? Ça faisait des années qu'elle n'était plus une enfant. Et de toute façon, tourner le dos à ses problèmes n’était pas son genre. Quelque part dans la végétation exotique, elle crut entendre un rire moqueur qu'elle choisit d’ignorer.
Question rhétorique, véritable curiosité ? Elle n’aurait su le dire, elle n'était pas dans sa tête. Mais à partir du moment où la question résonnait sous le plafond, claire et audible, Marie-Colombe jugeait dans son bon droit d'y apporter une réponse. Les doigts autour de la tasse, elle avança d'un pas, puis deux, jetant un œil au parc où elle s'était promenée avant d'atterrir ici.

Du vert à perte de vue. D'ici, le Pensionnat gardait des airs de jardin d'enfant, une certaine candeur imposée par les jolies arabesques de la forêt au loin. Le papier doré qui dissimulait le chocolat pourri. Avec le temps, on arrivait à penser que les pentes du toit pouvaient faire office de deuxième maison : mieux, c'était impératif. Parce que...

« Peut-être pour ne pas devenir fou, justement. Je ne sais pas si se morfondre est mieux. »

Marie-Colombe ne ressentait que de l'empathie envers les carcasses échouées et secouées de sanglots, ce qui ne voulait pas dire qu'elle préférait le salé au sucré. Elle ne niait pas avoir peur que, désespérée, la fille à son côté ne tente quelque chose d'idiot. Elle se sentait responsable de tous ceux auxquels elle parlait, même ceux qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. Il en allait de même pour le cas présent. Ne saute pas, s'il te plaît.
N'avale pas ces pilules, elle ne donne que des cauchemars ; si elle avait su, le sermon aurait sans doute passé ses lèvres.

Ce n'était pas le cas. Et une petite voix lui susurrait que jouer la mère attentionnée ne marcherait pas toujours. Que c'était ridicule, ce déguisement qu'elle enfilait pour combler un manque, à vif, quoi qu'elle fasse. Lorsqu'elle vit le liquide onduler, elle en prit une gorgée.

Ça brûle un peu.

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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Sam 25 Jan 2014 - 23:05

Je réfléchis. Se morfondre ? Suis-je réellement en train de me morfondre ? Non. Je ne me morfonds pas car je n'ai pas pitié de moi, je sais que je le mérité, je sais que je mérité tout ça. Je ris, je ris. L'impression de rire et que mes organes quittent mon corps. L'impression de vide, l'impression de rien. S'en aller, se moquer d'eux, de cette société, de ces gens sur cette basse terre. Puis se souvenir, se souvenir qu'on est encore là, qu'on est encore sous cette forme. Se remémorer ceux qui doit être oublié et oublier les bons souvenirs. Sentir cette peau, ces membres et se dire qu'on est ici. On est comme les autres mais nous on est pas heureux, nous on est pas satisfait d'être là. Encore ce rire qui sort de mes entrailles, ce rire perfide et tranchant. Ce rire de folle.

« On est tous devenue fou en franchissant le palier du pensionnat. »

Le temps qui passe et les souvenirs qui s'effacent. Ils sont déjà partis, ils sont déjà lointain. La bêtise me rend amnésique ou biens est-ce le répulsion de toute moment de ma vie où j'ai été quelqu'un de normal. Pourquoi éprouver de la répulsion ? Je n'ai rien fais de mal autrefois au contraire, j'étais une personne agréable et sociale, maintenant je suis odieuse, pénible et antipathique. Mes regrets remontent encore et encore. Ils me mangent, ils se nourrissent de mes entrailles comme des rapaces afin de me rendre mélancolique.
Envie de pilule. Je sais que les pilules ne remplissent pas ce vide dans mon intérieur mais les pilules permettent de faire semblant. Les gens ne voient pas ce qu'il se cache derrière, il ne voit pas la noirceur de mon être avec cette odeur horrible et âcre de la putréfaction. Je me meurs.
Je suis déjà morte, je ne suis qu'une morte qui essaye de vivre, un cadavre qui bouge. La seule chose qui m'anime ce sont les regrets et la peur de réellement Mourir. La peur de cette ombre qui tout les jours me recouvre, de ce néant et cette noirceur. La Mort me sauvera, la Mort me délivra mais à quel prix ? Mourir est difficile et facile. Il est facile de quitter ce monde pourri jusqu'à la moelle, de quitter cette cage rempli de fou nommé Pensionnat mais il est difficile de se dire que jamais on ne se réveillera. La simple idée de néant, de vide, de silence. Rester avec soi-même pour toujours ou comment devenir fou après la mort.

Sauf qu'on est fou, on est tous fou. Je lui ai dit. Tous avec ce cerveau mélangé, ces idées pas en place et l'air qui semble nous étouffer. Les murs qui semblent nous enfermer. La folie, la folie est partout entre ces murs, elle nous enveloppe, elle nous berce. Elle fait soit de nous un être avec un sourire collé aux lèvre soit avec un regard triste et maussade. Elle choisit notre Destinée.
Je me suis retournée vers elle, j'ai vu ses cheveux roses, j'ai vu son regard. Je la connais, je l'ai déjà vu. Non, elle ne porte pas d'Inconnu, elle ne m'étonne pas. Elle est comme les autres, elle est semblable à tout le monde. Je me déballe à une fille comme les autres ce qui fait que je suis comme les autres, une vermine. Je ne suis qu'une vermine, un être nuisible et inutile. Un défaut, un problème. Oui, je ne sers à rien.

« Je te connais, enfin je t'ai déjà vu. J'ai espéré que tu sois différente de tous, ça aurait été plus drôle. »

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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Mar 18 Mar 2014 - 19:38

...

Elle aurait pu s'en aller et laisser l'inconnue à ses démons ou ses problèmes ; ça ne la regardait pas, elle ne serait jamais en mesure d'arranger quoi que ce soit, et que voulait-elle récolter en restant là à l'écouter, sinon la douleur d'une réalité toujours plus macabre ? C'était bien de se dire qu'une fois le maximum fait, on pouvait s'en laver les mains et se féliciter, au contraire, d'avoir tenté l'impossible par pur désintérêt. Mais ça ne lui convenait pas, ne lui avait jamais convenu, et ce n'était pas près d'arriver. Peut-être se mettait-elle trop facilement à la place des autres. Peut-être que c'était un moyen de se rassurer, de se dire qu'on était quelqu'un de bien tout en se donnant l'assurance confuse de ne jamais commettre les mêmes erreurs.
Elle ne la connaissait pas. Si elle sautait demain, son monde ne s'arrêterait pas de tourner, même pas pour une petite seconde. Il y avait bien des inconvénients à s'attacher trop vite ; l'indifférence offrait une existence bien plus sûre et préservée.

« On est tous devenue fou en franchissant le palier du pensionnat. »

Leur discours serait sûrement celui d'un sourd et d'un muet. Sans queue ni tête, à argumenter un point de vue que l'autre dénigrerait à tout va. Le désaccord de Marie-Colombe se lut sur son visage, aussi sûrement que si ses cordes vocales l'avaient exprimé au calme de la véranda. Elle ne se considérait pas comme folle, ne pensait pas l'autre plus folle qu'elle non plus. Elle avait rencontré bien des gens qui semblaient encore avoir la tête parfaitement vissée sur leurs épaules. Mais là encore, qui était-elle pour juger du vécu et des opinions des autres ? Elle préférait lui laisser le bénéfice du doute et ne rien rétorquer d'inutile. « Non, personne ne l'est, ce n'est qu'une impression » ? Ou pire, « tu te trompes » ? La rousse pouvait bien penser ce qui lui plaisait, aussi morbides et pessimistes que soient ses visions. Ce n'était pas à elle d'en décider.
Le thé était subitement devenu froid contre son palais. La jeune fille s'était retournée vers elle, découvrant des traits qui n'avaient rien d'extraordinaires ; des traits humains, tout simplement. Sa remarque la laissa en revanche perplexe et lui ôta immédiatement tout son de la bouche. Différente ? Dans quel sens ? Trop de définitions voltigeaient dans sa tête pour qu'elle soit en mesure de s'arrêter sur une en particulier. Elle préféra le lui demander, sans se départir de son sourire.
Comme si le lâcher allait la tuer. Elle serra sa tasse de thé – un peu trop fort. Elle n'était plus si chaude que ça.

« Différente comment ? Il y a beaucoup de façons d'être différent. »

Et pas seulement en étant fou. Il y avait un individu particulier en chaque être, et il suffisait de plisser les yeux pour le voir tout entier. Marie-Colombe n'aimait pas ces quatre murs qui compressaient un peu plus chaque jour le moral et l'intimité des pensionnaires. Mais à force d'y vivre et d'y tourner en rond, elle avait fini par s'en accommoder. Cela faisait-il d'elle une folle ? Et ceux qui s'y plaisaient plus qu'au dehors, étaient-ils plus fous encore qu'elle ?

Elle aurait aimé secouer sa tête de gauche à droite. Elle ne le pensait pas. C'était tout ce qui comptait au fond, non ?
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Ven 28 Mar 2014 - 20:19

« Différente comment ? Il y a beaucoup de façons d'être différent. »

Différent c'est un art de vivre. Différent c'est réussir à survivre tout en sortant du lot. Différent c'est avoir un aura. Différent c'est savoir qu'on ne s'en sortira pas, qu'on ne réussira à rien mais qu'on est là. On se dit qu'on réussira à tous les vaincre. Différent c'est avoir le pouvoir de contrôler sa vie un minimum plutôt que de la laisser dériver au loin, c'est savoir nager même contre les vagues, c'est savoir courir même si le vent nous emporte. Être différent n'apporte souvent que du malheur, on revient à la case départ pratiquement tout le temps. Être différent n'apporte rien à part la vérité, la vérité de savoir que ce château de carte, cette réalité peut s'effondrer à tout moment et vous enfouir avec lui dans la solitude. On essaye de sortir de sortir de celui-ci mais il n'y a aucune sortie et la masse nous rattrape toujours seulement on essaye de s'en sortir. On ne sourit pas tout le temps comme des idiots parce que ce masque n'est que mensonge et le mensonge est un critère commun à tous. Le mensonge de se croire bon et gentil. On rigole trop fort puisque être discret ne fait pas partie de nos besoins. Jamais dans la moyenne. Jamais dans une catégorie. Jamais quelque chose. Nous n'existons pas réellement. On nous aime ou on aime pas. Être différent c'est ne pas faire de réel choix, c'est ne pas rentrer dans une case. En fait nous ne sommes que des choses flous, cryptés tout simplement parce que nous voulons lutter contre le courant. Certains nous appellent comme des suicidaires. Sont-ils jaloux ? Sont-ils envieux ? Je n'en sais rien. En tout cas ce n'est pas pas parce que notre vision du monde est pessimiste que nous devons être suicidaire. Moi je suis un peu suicidaire, les piles, l'alcool et tout les autres truc.


«  Différent c'est ne pas vraiment avoir de définition, c'est ne pas savoir si je dois t'aimer ou non. Toi si je te vois je me dis que t'es une fille sympa et attachante qui souhaite m'aider. En fait, logiquement, on est censé t'aimer. Ce n'est pas comme si être aimer est si important.  »

J'y ai tellement réfléchi à cette question. J'y ai réfléchi à cette affection, je me suis longuement demandé si elle m'apportait quelque chose puis j'ai finalement décidé que non. L'affection n'apporte que malheur, c'est pire qu'être sobre. Sobriété, manque de substance illicite, me revoilà à réfléchir. Je me l'étais interdit. La réflexion apporte l'intelligence, l'intelligence me conseille de faire de bon choix. Je me dis que je vais jeter toutes ces pilules à la poubelle, je me dis que demain je me réveillerais dans ma chambre sans maux de tête. Je finis toujours par dormir je ne sais où avec un mal de tête et shooté aux petites pilules magiques. Tout les jours je me dis que je vais arrêter, tout les jours je reprends. Je prends un café sauf qu'il me faut ma cigarette avec le café. Alors je la fume et une fois je me dis : une seule pilule. Enfin vous vous doutez de la suite. Mes pensées s'embrouille, un peu d'alcool parce que l'alcool rend heureux. L'alcool ne rend pas heureux, l'alcool c'est une couche de plus, une couche de maquillage sur le masque.
J'ai fixé la jeune fille, elle tenait sa tasse de thé. Une odeur délicieuse s'en échappait. J'adorais le thé avant mais lorsque j'ai commencé à ne plus réellement sentir tout les goûts alors je suis passé au café. De la fumée s'en échappait, il semblait chaud. La discussion semblait s'éterniser et tourner en rond. Je sais que parler à ce genre de personne c'est comme parler à un sourd. Ils sont convaincu d'être bon, ils sont convaincu d'être heureux, convaincu que leur vie n'est pas si mal. Moi je pense juste que c'est une blague et qu'ils sont assez niais d'y croire.

«  Cette discussion tourne en rond. Tu ne sais pas réellement ce que sait ? Tu penses que je suis le genre de meuf suicidaire parce que la vie est pourrie ? La vie est pourrie, personne ne me convaincra du contraire seulement le suicide de manière bref n'est qu'une solution de facilité. Tu veux essayer d'être différent, voir ce que ça fait ?  »

J'ai commencé à fouiller dans ma poche, faîte qu'il m'en reste. Voilà, 2. Rouge, blanche. Celle que j'ai avalé commencé à faire effet. Je sais sa réponse, elle va me regarder avec des yeux de cocker. Elle va me dire : C'est mal, je ne ferais pas ça et tu ne devrais pas. OH ! Comme si elle allait changer ma vie, comme si ils allaient changer ma vie. Ma vie est morte en même temps que lui, je ne peux pas, je ne pourrais plus jamais tomber amoureuse. Mon cœur ne marche plus, il s'est arrêté.
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Lun 21 Avr 2014 - 20:47

...

Marie-Colombe contempla le silence en espérant qu'il dure ; elle n'aimait pas la tournure que cette conversation prenait. Et elle avait beau s'assommer à coups d'imprécations tolérantes, de recettes de gentillesse et d'éclats de positivisme, l'attitude de son interlocutrice la dérangeait au plus haut point. Elle n'avait jamais su y faire avec les marginaux, et l'aiguille que son incapacité à les comprendre enfonçait dans son cœur la faisait souffrir. Elle considéra la rousse avec de grands yeux remplis de désapprobation. Si tel était le cas, alors elle préférait en effet ne pas être différente. Mais qui collait les étiquettes, dans cette pièce ? Le thé brûlant envoya mille pulsations à travers ses bras, habitués à tenir et distribuer. Elle aurait dû être flattée d'être traitée comme tel ; ne le fut curieusement pas. Cette fille ne tenait pas un rôle plus flou que le sien : devait-elle la détester ou avoir pitié d'elle, de sa pauvre carcasse échouée, de tous ces rêves brisés ? Marie-Colombe en avait vu des individus rangés dans leurs peurs et leurs désillusions, à ne plus rien attendre d'une vie qui les avait déçus. Cette déchéance lui donnait envie de frapper le carrelage du pied jusqu'à obtenir une réaction humaine, de grands yeux écarquillés peut-être.

Et elle, dans tout ça ? Si elle avait laissé tomber, où en serait-elle, mais que serait-elle ? A se désoler au dessus d'un berceau vide, d'une absence ? Chaque courant d'air lui rappelait qu'elle avait hésité un jour. Cette chevelure d'un feu terne aussi. Si, être aimé et aimer était important. Mais comment lui dire sans se faire moquer ? Sans se faire ensevelir sous une avalanches de reproches désabusés ? Elle s'était brûlé la langue sur ce thé bouillant, mais continuait à l'y tremper. Où aurait été le monde, si à la moindre contrariété...

Un bruissement s'accapara son éphémère attention. Elle aurait aimé pouvoir tourner les talons et déclarer (en le pensant !) que les malheurs de cette fille n'étaient pas son problème. Mais, ah... Personne n'avait un cœur pour rien, il ne demandait qu'à servir.
Sur ce point là, elle avait sans doute raison. Son sourire la trahissait. Il arrivait à Marie-Colombe de vouloir être quelqu'un d'autre. Ça ne durait jamais longtemps, c'était flou, ça lui filait entre les doigts comme un mauvais cauchemar. Elle se demanda quel reflet pouvait danser dans les yeux de cette jeune fille, quelles teintes moirées s'y dessinaient comme autant d'ombres fugaces. La curiosité y avait aussi sa place, aussi déplacée qu'elle puisse paraître.

Et soudain, un frisson plus violent qu'un autre, un dégoût qui la prit à la gorge et la secoua toute entière. Oh non, pas ça.

«  Cette discussion tourne en rond. Tu ne sais pas réellement ce que sait ? Tu penses que je suis le genre de meuf suicidaire parce que la vie est pourrie ? La vie est pourrie, personne ne me convaincra du contraire seulement le suicide de manière bref n'est qu'une solution de facilité. Tu veux essayer d'être différent, voir ce que ça fait ?  »

Pas si c'est ça, être différent. La jeune femme prit racine dans le sol et, droite à s'en faire mal, se mordit violemment l'intérieur des joues. Le reproche qui s'apprêtait à fuser lui lacérait la gorge, l'empêchait de desserrer les dents. Juger les autres, et de quel droit ? Elle chassa machinalement une poussière de son épaule, et la voix du petit criquet avec. La rousse devait connaître sa réponse, celle qui collait avec l'image qu'elle s'était faite de son visage avenant. Elle n'allait pas la surprendre, elle n'allait pas chercher à réagir autrement. C'était elle, c'était tout. Point à la ligne.

Que les autres l'apprécient ou non. Elle fronça les sourcils, soudain sévère dans sa tenue d'Arlequin. Pourquoi se brûler les ailes quand on pouvait encore les soigner et voler contre l'éther bleu des fins de mois d'été ? Elle ne comprenait pas qu'on puisse mettre toute la misère du monde entre ses paumes comme elle le faisait.

« Je n'ai pas besoin d'être différente. Je pense que je suis heureuse comme je suis. Ça te rends heureuse, ça, toi ? Tu te sens mieux quand tu les prends ? Si on tourne en rond, comme tu le dis, explique-moi, parce que je ne comprends pas. »

Je ne comprends rien. Lui avait-on dévissé et broyé le cœur pour qu'elle veuille finir ses jours à halluciner sur le plancher d'une pièce quelconque, oubliée de tous ? Marie-Colombe n'aurait jamais été capable de la mépriser.

Elle était trop occupée à desserrer les nœuds de tristesse que cette pauvre fille lui inspirait.
Les lucioles sont plus belles quand on peut les attraper sans trembler.

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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Sam 10 Mai 2014 - 23:07


Tête de folle. Rire de folle. Cœur de fou. 
Aucune surprise, rien d'étonnant. C'est si drôle. En dirait qu'ils se le répètent entre eux : "  Restons dans notre petite vie, restons coincé, restons poli, restons gentils, restons pareil. ". Une dictature, c'est ainsi que l'on devrait appeler cette vie : Une dictature. Dans celle-ci on ne doit pas changer : tous égaux, tous libres, tous pareil. Oui, nous sommes des sortes de robots qui répondent à un certain code, par exemple tout le monde dit que ça va même quand ça va mal. Où est notre liberté d'expression ? Nul part car grâce à celle-ci on pourrait se démarquer or se démarquer c'est mal. On devrait en faire des affiches, ça ferait un beau slogan. J'ai l'impression que ce n'est que du blabla qui sort de sa bouche, des choses ennuyantes d'adultes ennuyants. On cesse de me répéter la même chose, toujours faire attention à soi même sauf que moi je ne suis rien. Sans lui, je ne suis rien.

La drogue c'est mal, comme si je le savais pas. Moi aussi j'ai été à l'école, moi aussi on m'a prévenu or lorsque j'étais malade ils ont décidé que je ne pourrais être sauvé autrement. On m'a gavé de stupéfiants jusqu'à que je devienne un monstre, une bête sans vie et réflexion, un être amorphe. J'en avais besoin, j'avais besoin de m'éloigner et ces effets ne m'ont fait que du bien. Je ne peux plus m'en passer, je ne peux plus vivre normalement. Vivre normalement ça fait mal, j'essaye mais la douleur arrive. Je voudrais qu'elle s'arrête, elle doit s'arrêter pourtant elle continue encore et encore. Je ne peux la supporter, je ne peux vivre avec alors je prends une puis deux pilules pour aller mieux. Je ne vis pas, je survies. Dans la vraie vie, il existe du bonheur, de la joie. Dans la mienne je voudrais mourir la nuit. Chaque sommeil rime avec une chance de mourir. Chaque lever de soleil rime avec désespoir. Je me heurte sans cesse, mon corps refuse de céder.

Le suicide ce n'est pas pour moi. Je m'en rappelle peu mais en catéchèse on m'a dit que le suicide mène à l'enfer or mon cœur ne se trouve pas en enfer, il ne se trouve pas en enfer. Je sais ce que vous allez me dire, les junkys ne vont pas au paradis mais Dieu est miséricordieux. Dieu comprendra ma peine et les médicaments certes mauvais mais nécessaire. Il saura mon désespoir et ma douleur. Il me comprendra certes mais il ne comprendra pas mes années de déni. Je répète qu'il n'existe pas car il ne m'a pas aidé, personne m'a aidé, aucun signe divin. Dieu comprendra tout cela, Dieu comprendra mes années d'errance car sinon qui m'amènera vers mon être cher ? Personne. Je veux espérer encore un peu dans un monde après la mort où je pourrais le revoir. Je pourrais le prendre dans mes bras, pleurer sur son épaule et revoir son sourire. Je suis là malheureusement. Je suis vivante.

Rien ne me rend heureuse pas même cela. Je la regarde et je souris. Je ne me moque pas de toi mais en fait … Si, un peu, tu es niaise de croire qu'il reste un espoir. Il ne reste pas d'espoir. Tu veux comprendre, tu cherches à comprendre mais moi je ne veux pas narrer mon histoire, je ne veux pas avoir l'air égoïste et pompeuse jusqu'à raconter mon histoire, non je ne suis pas assez faible pour raconter mon histoire à une inconnue que je ne connais pas. Je te narrerais donc rien. Tu comprendras peut-être seulement grâce à mes quelques mots, à mon regard cette douleur. Je vais essayer de t'expliquer mais comment expliquer cette douleur ? Il existe ce vide atroce, ce néant à la place de mon cœur tandis que le reste de mon corps est pourri, aussi pourri que mon âme. Je me hais mais je me comprends, je comprends ce besoin, cette nécessité de différence. Je ne veux pas qu'on m'aime dès qu'on me croise car je ne peux aimer personne, je ne peux faire confiance à personne. Toute émotion est morte lors de cette trahison, toute émotion est morte en même temps que lui. Il ne me reste rien, il ne me reste aucun honneur.

« Je n'ai pas de cœur, je ne sens plus rien au niveau de ma poitrine. Les émotions comme la joie je m'en fiche pas mal, une femme incapable d'aimer n'a pas besoin de vivre. Je ne me sens pas vraiment mieux, j'arrive à survivre grâce à cela, j'arrive à ne pas me cogner la tête contre un mur jusqu'à crever. Tu n'en a peut-être pas besoin mais moi si, je dois supporter ce passé et cet être abominable qui a pris mon cœur avec lui.»

Je laisse ma tête tomber lentement en arrière sur le sol froid. Je ferme les yeux et j'imagine que je pourrais rester là et mourir puis je réalise que je suis vivante, encore ici, encore avec elle alors que je devrais le rejoindre même si il est mort, même si il est vivant.
Vivante, quelle atroce réalité.
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Lun 23 Juin 2014 - 5:03

...

Marie-Colombe regarda la jeune fille poser sa tête contre le sol, incapable de détacher les yeux de son visage. Son sourire était figé, l'ombre de ce qu'il avait l'habitude d'être ; mais les discours que l'inconnue lui servait n'aidaient pas les coins à se faire plus sincères, ne serait-ce que d'un simple millimètre. Si elle n'aimait pas spécialement sentir qu'on prenait son avis pour rosée du matin et rêves éphémères, elle pouvait s'en accommoder. Elle avait connu pire, bien plus insultant, et c'était ce dont elle essayait de se persuader en cet instant même. Les mots qui sortaient de cette bouche l'intriguaient sans la pousser à la pitié automatique. Elle n'avait pas l'impression de s'y retrouver toute entière, oh non ! Mais juste un peu. Pour autant, elle ne se serait jamais risquée à le dire à voix haute, tant elle sentait sur sa peau les reproches amers qui découleraient sûrement d'une telle affirmation.
Oui, elle ne savait rien d'elle – mais mademoiselle ne savait rien d'elle non plus. Aurait-elle possédé une blessure aussi large et béante que la sienne qu'elle s'en serait fichue comme d'une guigne, alors pourquoi se préoccuper de ce que cette fille ressentait ? Autant l'abandonner là, à la mort qu'elle semblait désirer si ardemment. Et puis si elle ne voulait pas se jeter dans le vide, qu'elle se vide de son énergie là, ça ne la regardait pas.

La jeune femme ne bougeait toujours pas malgré ces pensées peu amènes. Elle s'était sentie blessée quelque part sans bien savoir où et comment ça avait pu arriver. Elle l'agaçait à se morfondre sur le carrelage, car oui, c'était bien ce qu'elle était en train de faire de son point de vue : changez les choses, collez-y un mot plus poétique peut-être, mais les faits restaient les mêmes. La gentillesse avait ses limites, même la plus profonde, et elle eut envie de lui donner un coup dans la tête, sans toutefois concrétiser cette idée qui la choqua à peine formulée. La frapper, tiens ! Comme si tabasser quelqu'un l'avait déjà aidé à aller mieux.
La gorgée suivante ne lui apaisa pas plus la gorge que la précédente.

Elle ressemblait à quelqu'un qui ne voulait pas aller mieux, coincée entre deux cachets, et qui s'amusait à rendre sa situation plus poétique qu'elle ne l'était. Bon sang, songea Marie-Colombe, la mort n'avait jamais été un sujet plaisant, ni même duquel l'on pouvait rire librement. Elle le savait. Saute ou reste, mais pas en équilibre sur un fil. Quoiqu'elle dise, la réflexion passerait à la trappe, ses mots seraient dédaignés et rejetés. Elle ne savait pas pourquoi elle se trouvait encore là, puisqu'il était évident qu'elles tournaient en rond sans espoir de se trouver un jour.

Elle avait été un peu comme elle un jour, pourtant. Et ça devait être ça qui la rendait si réticente à l'idée de passer la porte en sens inverse et la laisser seule en compagnie de ses démons. Elle avait su surmonter les siens grâce à sa famille ; et là encore, le bât blessait affreusement. Qui était-elle pour cette fille ? Personne. Quel droit avait-elle de la sermonner ? Aucun. Elle le savait. Elle ne voulait pas avoir à la juger. Un peu trop tard, hein ?

Un profond soupir tituba contre ses lèvres entrouvertes. Une nouvelle rime de polichinelle, voulez-vous ?

« J'en aurais sans doute eu besoin il y a quelques années, mais tout ça c'est loin derrière moi, maintenant. Je suis sûrement bête et je dois me mêler de ce qui ne me regarde pas, je ne peux même pas prétendre te comprendre... mais je n'arrive pas à m'empêcher de te trouver trop catégorique. C'est tout. Et ça me... »

Tu me fais de la peine, je suis stupide. Désolée.
Au fond, elle n'aurait pas dû s'en soucier. Ces affaires n'étaient pas les siennes, et c'était incroyablement orgueilleux de prétendre pouvoir guérir les blessures d'autrui. Maintenant, elle s'en sentait responsable, et elle était en colère contre elle-même : elle n'arrivait pas à nouer le dialogue. C'était forcément sa faute. Pourquoi ne pas la prendre par les épaules et la secouer ?

Les gens comme elle lui rappelaient trop de choses pour qu'elle puisse supporter de les côtoyer tel quels. Mais secoue-toi, réagis, lève-toi ! Avant de clamer les choses immuables et « pourries », il fallait avoir le courage d'aller de l'avant. Sûrement que dans sa petite tête pourtant loin d'avoir été habituée au bonheur pur et total, sombrer n'était pas en option. Pas d'une telle façon.
Une sirène échouée. Ça faisait mal. Une gifle aurait-elle eu plus d'effet qu'un sermon ?

C'était inutile.

« Je devrais partir. »

Ce n'était pas une question.
Des millions de sentiments et de pensées paradoxales l'empêchaient d'esquisser le pas tant désiré.
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MessageSujet: PLOUF.   Dim 29 Juin 2014 - 21:38

Bim, bam, boum.
T'es morte, dead, crevé car après tout à quoi tu sers ? A rien, un déchet vivant, tu te défonce toute la journée. Si tu meurs personne te regretteras alors autant dire que t'es déjà morte, autant dire que c'est finie. C'est ca que tu veux ? C'est ca que je veux ? Se défoncer encore, vivre encore cette vie sans sens et sans raisons. Je tourne en rond, encore et encore. Ils avaient raison de dire que je suis aliénée, après tout une personne normale ne se laisserait pas autant aller. Les gens normaux essayent au moins d'avoir une vie, ils se lèvent le matin à un heure normale, ils dorment, ils boivent en quantité raisonnable et ont des amies. Moi je suis un zombie avec un minimum de réflexion juste assez pour me faire la morale. Toujours se faire la morale, toujours se rabaisser. C'est peut-être pour ça que les autres sont plus heureux, ils ne font pas ça toute la journée. Moi j'ai trop de temps, pas assez d'occupation dans ce pensionnat. Alors qu'est-ce que je peux faire à part réfléchir ? NADA ! Je réfléchis encore, encore.

C'est idiot de réfléchir parfois. Il vaut mieux le déni parfois plutôt que la réflexion. La réflexion nous bloque, nous ramène encore à notre petite condition. C'est vrai que mon corps me semble froid, mon cœur me semble lent, mes sens me semblent engourdies et mes membres sont lourds et engourdis. Rien de moi n'est en bon état, ni mon être ni mon corps. Je suis morte physiquement et mentalement. Alors pourquoi pas se lever un instant ? Après tout ce brouillard épais que crée le stupéfiant autour de ma réflexion fait que je n'ai plus de limite. Je suis libre, libre. Ce mot résonne dans ma tête. Libre de quoi ? Vas-y saute, vas-y enfuis toi. Attends … Mais je ne peux pas. Libre dans sa tête, enfermée matériellement. Ah quelle dure réalité. Rappelez moi pourquoi je fais preuve de réflexion ? Je viens de tuer ce soudain et momentané espoir ! ENCORE TOI ! Toujours à me pourrir la vie.

C'est à se demander à quoi ça sert toute cette discussion. Au final c'était pour me rabaisser encore me rappeler que je sers à rien. N'aurais ce pas été mieux de la laisser partir et de finir la journée dans le silence et l'attente ? Se taire et la laisser vaguer à ses occupations. La laisser partir et vivre ces minutes de manière utile plutôt que de lui faire perdre son temps, son énergie et son moral. J'ai déjà réalisée ceci plus tôt, je le savais déjà : Les gens qui me côtoient deviennent comme moi. Alors j'ai envie parfois de hurler aux gens de courir, de s'enfuir tant qu'il en est temps. Je ne veux pas qu'ils deviennent comme moi, je ne veux pas qu'il y ait d'autres monstres informes et horrifiant. Non, une c'est déjà assez. Un monstre sans cœur, une femme incapable d'aimer et drogué par dessus le tout suffit au pensionnat.

Je ne résiste pas, je ne suis pas comme les autres moi. Je suis qu'un roseau qui se plie au vent et cède le passage. Non moi je ne suis pas comme l'arbre au loin qui fait face. C'est pour cela que je fais en sorte que les gens ne placent aucun espoir en moi, pour la simple raison que je ne ferais que les décevoir. Je les tuerais à petit feux, l'inquiétude s'immiscera dans leur être et finira par les bouffer. Je ne sais faire honneur aux gens, je ne sais les satisfaire. Mon rôle c'est de les décevoir jusqu'à qu'ils n'en puissent plus, jusqu'à qu'ils m'abandonnent. Pourquoi essayer ? Je ne veux plus de cela, je ne veux plus hurler encore, pleurer encore et sombrer dans ce brouillard, dans cette folie. Je voudrais rester quelques instants hors de l'eau.

Je me lève, une lumière s'immisce en moi. Dis-lui la vérité, dis-lui ce qu'elle doit entendre pour apaiser ses pensées.Tu ne vas pas attrister sa journée ? Non, bien sûr que non. Nous nous devons d'être heureux, de sourire. Nous nous devons de participer à cette mascarade aujourd'hui encore, de survivre pour ne pas laisser le chaos s'infiltrer entre ses murs. Ne te laisse pas submerger, respire encore. Non, il faut que je fasse honneur aux autres. Je me retourne vers elle afin de lui adresser un sourire.


«  Pars. C'est ce qu'il y a de mieux pour toi après tout. Ne t'inquiète pas je m'en vais aussi. Je n'ai pas l'intention de sauter ou quoique ce soit, le suicide c'est une manière lâche de quitter ce monde. Je vais essayer de faire un truc constructif du genre se faire des amis ou je sais pas, pêcher un poisson. Sincèrement une manière normale d'occuper le temps, T'inquiète pas.  »
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MessageSujet: Re: Mister Freeze is cold, everywhere.   Mar 26 Aoû 2014 - 4:05

...
Marie-Colombe retint son souffle, avec la peur irrationnelle que la jeune femme se jette par la fenêtre – qu'elle aille s'écraser au sol ou disparaisse tout simplement, comme si ces reflets roux n'avaient été que le produit d'une imagination à la dérive, abandonnée aux caprices du Pensionnat. Alors-même qu'elle lui souriait et la rassurait comme elle aurait aimé qu'elle le fasse depuis le début de la conversation, elle se retrouvait à détester ces mots et vouloir qu'elle les ravale. Marie-Colombe aurait aimé que les craintes et les doutes coulent des lèvres comme l'encre sur le papier, et même si elle savait que c'était impossible et qu'elle-même ne s'y serait pas prise, elle y croyait encore et encore. Les doigts qui se crispaient sur la porcelaine tiède et peinte parlaient pour elle, ses sourcils froncés aussi. Un pas en arrière, une main sur la poignée, et qui lui disait qu'elle ne sauterait pas les marches sitôt dehors ? Il était temps qu'elle apprenne à faire confiance aux autres – ou à tout le moins se convaincre que parfois, elle n'y pouvait rien.
Et que même si cette flèche au cœur suintait d'hypocrisie, elle ne pouvait pas la laisser l'empoisonner. Elle s'imagina très fort le gouffre qui se trouvait entre elle et cette fille, l'absence d'amitié ou de sentiments, mais l'angoisse ne cessa pas d'étreindre son cœur pour autant. Peut-être parce qu'au Pensionnat, logés à la même enseigne, elle aurait aimé qu'ils se donnent la main.

Idéaliste. Elle n'y pouvait rien si elle avait vécu toute sa vie sous l'arche d'un amour profond et dans lequel elle avait puisé la force et l'envie de vivre. Décalquer son expérience contre le moindre problème ne le résoudrait pas, c'était un fil d’Ariane maintes fois emmêlé et démêlé.
Que leur aurait apporté un refus ? Les yeux brillants de doute et d'une consternation qu'elle ne voulait pas expliciter, Marie-Colombe hocha la tête.

« D'accord. »

Elle se débattit pour trouver quelque chose à ajouter, le moindre rire ou le plus petit trait d'humour. Mais il n'y avait rien contre sa langue et son palais sinon un silence amer qu'elle tendait un peu plus à chaque seconde. Près d'elle, les pétales des fleurs tressaillaient dans la chaleur alanguie de la pièce, laissant aux feuilles le soin de frôler ses jambes et ses bras. Quand on cherche un coupable, on peut tout aussi bien le trouver parmi les fragrances entêtantes d'un bosquet multicolore que dans la bouche d'un inconnu à qui l'on fait la morale. Alors, à qui la faute pour cette fois ?
Elle aurait simplement aimé qu'elle puisse y trouver de la joie, mais sa bonne étoile ne lui répondait pas. Pourtant, elle était certaine que ses cheveux étaient magnifiques, sous cette couche de poussière.

« Si tu me vois passer un jour, tu peux t'arrêter deux secondes pour me dire bonjour, si l'envie t'en prend. »

Marie-Colombe aurait sincèrement aimer trouver quelque chose de plus utile, de plus frappant, mais mettre le doigt sur le point final était bien plus dur qu'il n'y paraissait. Elle n'avait pas réussi à le trouver avec Victor – alors avec une inconnue ? C'était présomptueux de penser pouvoir allumer la lumière ou secouer les ombres, alors elle s'y laisser couler sans rien ajouter. Mais si un jour une main tendue pouvait avoir des répercussions sur les ombres qui paraient certains sourires, elle voulait être là. Même si ça ne servait à rien, que ce n'était pas grand chose et qu'on plissait un nez moqueur dans direction.
Elle lui adressa un dernier sourire avant de faire glisser ses chaussures sur le carrelage en damier, coupant la parole au silence et aux plantes grimpantes qui auraient pu vouloir s'enrouler autour de ses chevilles. La porte qu'elle claqua dans son dos fit résonner l'écho le plus faible qu'elle ait entendu de sa vie. Un soupir inaudible s'échoua contre le rebord de sa tasse tandis que ses boucles roses s'agitaient à nouveau dans son dos. Elle pensait peut-être mal, oui, peut-être que quelque part à gauche, quelque chose criait à tort.

Tant pis, souffla-t-elle à la tapisserie comme un enfant glisse un secret, on ne retire ni ce qu'on dit, ni ce qu'on pense.
On vit avec et on avance.
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Mister Freeze is cold, everywhere.

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