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 [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }

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MessageSujet: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 12 Oct 2013 - 1:48

« Vater unser im Himmel,
geheiligt werde dein Name;
dein Reich komme; dein Wille geschehe,
wie im Himmel so auf Erden.
Unser tägliches Brot gib uns heute.
Und vergib uns unsere Schuld,
wie auch wir vergeben unsern Schuldigern;
und führe uns nicht in Versuchung,
sondern erlöse uns von dem Bösen.
Denn dein ist das Reich und die Kraft
und die Herrlichkeit in Ewigkeit. »

Tête enfouie entre ses bras, Rachel étouffa derrière ses dents les dernières syllabes d'un « Amen » peu convaincu. Les lettres, impersonnelles, s'étirèrent sans parvenir à lui être familières. Elles ne la rassurèrent pas. Ne la consolèrent pas.
Doucement, elle soupira.
Autour d'elle, pas un bruit ne résonnait. Pas de bruissement d'étoffe, pas de rire discret ; pas le plus léger souffle, ni la plus infime note de musique, ne semblait vouloir troubler la tranquille quiétude de cette fin d'après-midi. Tout était silencieux. C'aurait presque pu en être oppressant, si la jeune fille n'avait pas été tant habituée à passer ses soirées dans un climat semblable : ce qui semblait étrange aux oreilles des autres, élevés dans le bruit du matin jusqu'au soir, ne lui était que trop coutumier. Lorsque tous dormaient, prêts à se lever aux aurores pour aller travailler les champs, seules quelques rares chouettes osaient encore élever la voix. Ce silence l'avait longtemps accompagnée dans ses questionnements et ses craintes : il l'avait bercée, bordée. Avec le temps, il avait même su lui devenir réconfortant.
Ici, du matin au soir et même la nuit, il y avait toujours quelqu'un pour hurler à l'autre bout d'un couloir. Le grincement du bois ne la dérangeait pas ; la respiration parfois paniquée de colocataires oscillant entre rêves et cauchemars ne la gênait pas. Mais les bruits de pas devant les portes closes, les silhouettes et les cris... Parfois encore, elle se redressait dans son lit sans savoir où elle se trouvait. Puis ses doigts agrippaient les draps et, petit à petit, les souvenirs se superposaient les uns aux autres jusqu'à donner un motif cohérent. Ces fois-là, elle se rendormait rarement.
Profondément nostalgique, la demoiselle peina à relever la tête. Comme tristes de quitter le confort relatif des coussins du sofa, ses cheveux ondulèrent paresseusement devant ses épaules et ses yeux. A force de passer ses journées à ranger le manoir ou quilter sur ce canapé, Rachel avait fini par saisir les heures de passages. Untel venait souvent jouer du piano en matinée, et tel autre le soir ; celui-ci aimait à lire dans ce fauteuil les après-midi tranquilles et ceux-là, en général, restaient quelques minutes ici avant de partir prendre leur repas ensemble. Les visages finissaient par tous devenir familier. On s'y faisait. Ses genoux abîmés lui envoyèrent des signaux de douleur lorsqu'elle se redressa, mais elle n'en tint pas compte. Comme au sortir d'un rêve, elle dut cligner des yeux et frotter ses paupières pour se rendre compte que ses lunettes – qu'elle récupéra d'un geste vif – étaient restées posées sur un coussin. Ses cheveux défaits ne furent pas renoués. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où elle avait pu ranger ce fichu élastique.

« Auf die Knie. »

Son murmure fut suivi d'un nouveau soupir. Le nœud dans son estomac refusait de se défaire ; quoique son corps ne se plaignait jamais de l'effort, elle se sentait exténuée. Ça relevait d'une détresse de l'âme et non du corps – quelque chose que ni la médecine moderne, ni Dieu n'aurait pu soigner. Parce que Dieu refusait de l'aider. Ou qu'elle refusait son aide. Elle ne savait plus très bien. Ses doigts lissèrent sa longue jupe bleue, défirent le nœud de son tablier. D'un geste habitué, elle le passa par-dessus sa tête et le plia sagement sur le dossier du canapé. Le balais qu'elle avait utilisé pour nettoyer la pièce, peu avant qu'elle ne décide de se reposer le temps de quelques prières, se tenait toujours sur le mur près du piano. Elle n'eut pas le courage d'aller le chercher. Notant que son élastique était en fait accroché à son poignet, elle exécuta un petit demi-tour pour apprécier la propreté des lieux : tout était rangé, net et joli.
Elle ne se sentait toujours pas mieux.
Son regard s'arrêta sur les deux couvertures qu'elle avait finit de quilter plus tôt dans la matinée. Elle n'avait encore croisé ni Hadriel ni Antoine ; il faudrait vraiment qu'elle les leur donne.
Même si je...

« Hi ! »

Ses épaules furent agitées dun violent sursaut lorsque la porte s'ouvrit derrière elle. Aussitôt, elle plaqua le plus convainquant de ses sourires sur ses lèvres ; se tourna vers le nouvel arrivant.
'
Pitié, change moi les idées.

REGARDE ZAPII JE L'AI FAIT:
 



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Dim 20 Oct 2013 - 21:10

Drogué.
Nu, une couverture sur le sol. Je me réveille avec cet affreux mal de tête et ce goût amer sur la langue. Aucun souvenir de la nuit dernière, trop shooté pour s'en rappeler. Punaise, qui m'avait fournie cette drogue ? Ou peut-être n'est-ce pas moi qui ai voulu la prendre, on m'avait drogué à mon insu ? Pourquoi ? Il pourrait y avoir tant de raisons. Trop d'idées dans ma tête. Mon corps lui ne supporte plus la drogue. Envie de vomir. J'enfile un slip, dignité oblige... Je regarde mon reflet dans le miroir. Ce que je vois ? Un homme à la barbe de quelques jours, le teint pâle, de la salive sur le menton. Je vois une représentation de la déchéance. Je vois ce que je n'ai jamais voulu être. Cet être morne et dépressif, cet être vide et inintéressant, cet être que je déteste. Peut-être est-ce les autres qui m'ont influencé ? J'essuie cette bave sur mon visage. Trop penser est synonyme de faire grandir le mal de tête.

Un peignoir, je l'enfile. Il me donne cette sensation de confort, si différente que celle produite par un contact humain. Je jette un coup d'œil sur mon réveil. 3H14 Besoin de contact social et d'un gros bol de céréale. Un bon mélange pour bien commencer une journée. Je fais mon lit, enfin, je repose la couverture sur le lit. J'ouvre la porte et me dirige vers la cuisine. La porte qui grince, aucune présence humaine. Le vent frais provenant de la fenêtre laissée ouverte. Je tousse et j'ai l'impression que tout ce qui se trouve en moi ressort. Horribles effets de la drogue à grande doses pour les non habitué. Une boite de céréales à moitié vide et une brique de lait qui semble périmée. Non, je n'ai vraiment jamais désiré finir ici. Je voulais être célèbre pour mes actes, marié avec une charmante femme, avoir des enfants.

Seulement mes rêves ont disparu après que j'ai vu cette traînée de Ella partir avec ce soi-disant frère, ce soi-disant ami. Enfin ma mère adoptive est morte et j'ai réfléchi au fait que même ma mère naturelle ne voulait plus de moi. Personne ne voulait de moi, personne ! La drogue me fait divaguer ou bien est-ce la raison qui m'anime ? Je m'en fiche. Tout le monde me hait alors oui, je l'avoue, j'ai cherché du réconfort chez des personnes indignes de confiance. Seulement j'en avais besoin. Alors oui ! J'ai finis ici après tout ces mauvais actes, me voilà bien puni de mes pêchés ! Vous êtes fier de vous, vous me regardez avec cet air rempli de dédain et vous me traitez comme un échec social. Vous n'aurez pas fait mieux à ma place ! Personne n'aurait pu faire mieux. J'avais les capacités, je pouvais faire ce que je souhaitais, mais j'ai fini ici captif pour l'éternité.

Je divague. Saleté de drogue qui m'inflige le remord et la haine. Je te hais toi aussi. En fait c'est à se demander ce que j'aime dans ce monde... Suis-je misanthrope ? Va savoir. Je ne veux pas moi le savoir, me sentir détaché des autres car au fond, j'en respecte quelques un alors si il désirent de me répudier, oui ça ferait mal. Le mélange lait périmée et céréales fourrés au chocolat me paraît plutôt bon. Je le mange rapidement et me dirige vers le centre de rencontre pour personne insomniaque ou bien celles qui vivent durant la nuit. Le silence glacial dans les couloirs et mon cœur qui semblent faire trembler tout mon intérieur.

J'ouvre la porte. Rachel. Merde. Ce n'est pas que je l'aime pas mais c'est la dernière fille que je serais capable de rencontrer en slip, vraiment la dernière. J'attends une de ces morales habituelles sur les méfaits du mélange alcool drogue ou bien un petit commentaire qui se veut doux, plaisant mais ferme. Ce n'est pas que je l'aime pas mais ce ne sont pas ces remarque ou ces discours qui vont me faire changer. Comme si je pouvais changer ! Pour qui elle se prend cette fille ? Une dose d'adrénaline mélangé à l'excitation dû à la drogue. Mon cœur qui s'emballe. Je m'approche d'elle. Mes pas se font rapides et concis. Puis d'une voix menaçante mais qui se veut douce :

«Que fais donc tu ici Rachel à cet heure ? Cela peut être dangereux pour une innocente femme telle que toi. »

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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 26 Oct 2013 - 15:09

Les yeux de Rachel passèrent brièvement des pieds à la tête du nouvel arrivant, arrondis par la stupeur – puis, d'un commun accord avec ses joues teintées de rouge, ils décidèrent que le mieux serait encore de fixer son visage et rien que son visage. Son sourire s'était fait la belle sans demander son reste ; et là, tandis que Coby avançait vers elle, la jeune fille hésita presque à esquisser deux ou trois pas de sécurité en arrière. Enfin, c'était que, il n'avait pas, et... Il n'était pas habillé correctement, voilà. Sauf que, malheureusement pour elle, le jeune homme était aussi très grand. Pour avoir vécu entourée de garçons, elle s'était habituée à baisser régulièrement les yeux vers leurs clavicules : or là, ça n'allait pas être possible. Ses pauvres cervicales n'allaient pas s'en remettre, si elle devait lever le nez pendant une heure. Pas qu'elle compte rester avec lui une heure, mais, enfin, quoi qu'il en soit – il aurait vraiment fallu qu'il se rhabille, parce qu'elle savait à peu près autant où se mettre qu'elle arrivait à penser sans s'emmêler les pinceaux.
Finalement, la demoiselle se décida à esquisser un infime pas en arrière. S'éloigner comme s'il avait la peste aurait été beaucoup trop impoli, surtout qu'il ne lui faisait pas vraiment peur. C'était juste une question de pudeur. Parler à une fille qui avait un décolleté plongeant la mettait à peu près aussi mal à l'aise – et Dieu sait que ça arrivait bien trop souvent à son goût depuis son arrivée. Si tout le monde avait pu se vêtir sagement, ça aurait été...
Grandiose, vraiment.
Enfin. Au moins, sa prière avait été exaucée : à peine entré, il avait déjà réussi à mettre un grand coup de ciseaux dans le fil de ses pensées. Elle aurait été bien incapable de se rappeler, sur le moment, ce qui avait pu la tourmenter au point de lui en faire perdre la notion du temps.

« Que fais donc tu ici Rachel à cette heure ? Cela peut être dangereux pour une innocente femme telle que toi. »

Un sourire poli se dessina sur ses lèvres ; intérieurement, elle se figea. Ce n'était pas une menace, non, ça n'avait rien d'une menace – ce n'en était pas une, hein ? Troublée, elle passa une main dans ses cheveux défaits, puis lissa sa jupe déjà parfaitement lisse du plat des paumes. Ses doigts laissèrent de petits sillons rouges sur le tissu bleu à son contact : trop préoccupée par les paroles du garçon, elle ne s'en rendit pas compte.
Doucement, elle acquiesça et croisa ses mains devant elle.

« Je rangeais, et puis j'ai... perdu la notion du temps, répondit-elle d'une voix faussement enjouée. Mais je n'ai rien à craindre, merci ! Je ne vois pas pourquoi quelqu'un voudrait... Enfin, me faire du mal ? Je n'ai ennuyé personne. »

Elle n'avait pas à s'en faire, si tout le monde était aussi bon qu'elle le pensait. C'était aussi simple que ça : de la même façon qu'elle n'avait pas à s'inquiéter de son avenir ou du jour de sa mort, que Dieu saurait rendre magnifique et à la mesure des efforts qu'elle aurait consenti à faire de son vivant, elle n'avait pas à douter du bien-fondé de la nature humaine. L’œuvre de Dieu était forcément bonne. Fermement raccrochée à cette certitude censément inébranlable, la jeune amish se sentit rougir de nouveau.

« Euh, mais, toi, tu... Tu devrais peut-être, t'habiller, pour sortir. Non ? »

Sa question se termina sur un accent timide et incertain. Ce n'était d'ailleurs pas tant une question – elle savait parfaitement qu'il aurait dû être habillé, c'était tout de même la moindre des choses – qu'un conseil ; il risquait d’attraper froid, à errer à demi-vêtu dans des couloirs plus ou moins bien chauffés. Sans compter que, bien sûr, il risquait de gêner les autres.
Même si, parfois, elle avait la triste impression d'être la seule à encore s'en formaliser.

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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 26 Oct 2013 - 23:29

Rachel, cette brave petite Rachel.
Elle est là, toujours polie, toujours décente, gentille, soignée. Pourquoi rangeait-elle ici d'abord ? Il n'y a rien à ranger, ce n'est pas son travail mais non, la brave petite Rachel est là pour aider les autres. La brave petite Rachel croit en l'humanité, elle n'a pas peur de se balader ainsi la nuit, les autres sont trop gentil et poli pour lui faire quoi que ce soit, ce serait indécent. Elle dit que nous sommes égaux, que nous devrions être croyant et bon, remerciant tout ce que le ciel nous donne. Oh mais est-elle donc parfaite notre brave petite Rachel ? Non, elle doit bien avoir un défaut enfouie à l'intérieur. Elle doit bien douter de quelque chose cette Rachel. On ne peut pas croire en Dieu d'une foie inébranlable, enfin si mais alors ce sont des idiots. Pourquoi avoir toujours besoin d'une force supérieure en qui croire durant les moments difficiles ? AH DIEU ! Jamais là pour moi ? On croit en toi, on fais tout ce que tu nous ordonne et quand il s'agit de ton aide tu ne nous écoute plus ? Rachel est-ce qu'il t'écoutera quand je te montrerais que non,l 'humanité n'est pas si bonne que ça. Tu l'implorera mais non, il va t'ignorer comme moi il m'a ignorer.

Je rigole, elle me conseille de m'habiller. Je ne rigoles pas d'un rire si mauvais que je l'aurais cru, il s'avère qu'il est plutôt doux. M'habiller ? Je te rappelle que bon, je suis un petit peu drogué et que j'ai autre chose à faire. Je ne sais pas moi. Ma tête. Ça fait mal, saleté de conséquence. Mon corps s'affale lentement dans un canapé non loin. Ma tête entre mes mains. Mon cerveau semble bien s'amuser. Tout remue, ça ne s'arrête donc jamais … Les formes, les couleurs, tout s'étirent et se morfonds. Je me lève pris d'un instant de folie. La drogue anime mes mouvement. Mes bras s'animent et se posent sur les épaules de Rachel. La haine, la colère, la drogue. Tout se mélange dans ma tête. Mon regard s'enflamme. Peut-être à ce moment là aurais-je du enlever mes mains, me rasseoir. Seulement vous n'imaginez pas à quel point la drogue peut étendre son pouvoir. Elle arrive lentement et vous attrape, puis ses longs bras s'étirent et vous attrapent tout entier. Vous êtes coincé et son ombre plane sur vous, elle reste là agrippé à vous. Elle vous prend ce qui reste d'humanité, de conscience et d'intelligence. Vous n'êtes plus rien, vous n'êtes qu'un être livide, morne et imprévisible. Vous ne vous aimez pas et vous n'aimez pas ce qui vous entoure, vos proches, votre domicile, la nature, le monde. Tout semble fade et la seule chose à laquelle vous pensez c'est votre prochaine dose.

Je ne suis pas descendu à ce point là mais j'avoue parfois avoir envie de ma dose, avoir envie de cette étreinte sur moi, de ne plus contrôler, de tout oublier. J'ai envie qu'elle me prenne. Un jour peut-être me prendra-t-elle, m'emmènera dans les abysses et , ce jour la ne me laissera plus ressortir. Ce jour là, il sera trop tard et ce sera ma dernière dose, mon dernier jour. Cependant il n'est pas arrivé, je suis encore là animé par les folies. Mes gestes sont brusques et mes mains sont sur ses épaules. Rachel, la brave petite Rachel. Mon visage affiche cet air dégoûté, oui, cette brave petite Rachel. On n'a envie de la punir car cet enfant ne semble jamais de faire de bêtise. Elle n'est pas un mauvais bougre au contraire alors il nous vient cette envie malsaine perverse et égoïste de lui faire du mal. Je sais qu'il ne faudrait pas que je le fasse, il faudrait que je la laisse. Elle n'a rien de fait mal, elle est même gentille envers moi mais non. Je ne la supporte pas et combien de fois j'ai du faire semblant d'être gentil. Ah, satané drogue qui réveille mes instincts, je te hais encore et encore. Ma haine ne se tarira jamais mais lentement cette haine se dirige vers notre brave petit Rachel. Ma lèvre s'anime mais rien ne sort, je reste là à la tirailler de mon regard, mes mains sur ses épaules comme si je lui affublais le poids du monde.

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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Mar 29 Oct 2013 - 4:32

Les deux grands yeux de Rachel questionnèrent Coby en silence lorsque, en guise de réponse, il laissa filer un rire entre ses lèvres. Est-ce que ça voulait dire qu'il était d'accord ? Qu'elle avait dit une bêtise ? Que c'était évident, et que ce n'était pas la peine de le lui répéter ? Qu'il n'avait aucune intention de retourner s'habiller ? Consciencieusement, gênée et timide, elle se mit à tordre ses doigts devant sa robe. Ce n'était pas tellement pour son propre confort qu'elle voulait qu'il se rhabille – il fallait bien qu'elle s'en persuade – mais pour lui : juste pour lui. Parce qu'après tout, c'était sa santé qui était en jeu, et non la sienne. Il ne lui avait fait aucun mal. C'était simplement gênant. Et puis il n'avait pas l'air d'aller si bien, hein ? Sans bouger, pivotant à peine sur ses deux pieds chaussés, la jeune fille suivit du regard les pas lents et maladroits du garçon. Le voir assis lui soulagea les vertèbres mais pas la conscience ; elle n'était pas très sûre de ce qu'elle aurait dû faire. Appeler quelqu'un, s'il était souffrant, ou peut-être lui apporter un verre de thé – est-ce qu'il aimait ça, au moins ? Une lueur inquiète brilla derrière le verre de ses lunettes. S'il s'écroulait, elle ne pourrait pas vraiment l'aider. Se sentir impuissante lui pesait. Ça faisait un peu peur, aussi.
Il se releva ; elle était suspendue à son silence. Comme il ne parlait pas elle n'osait rien dire, et il ne parlait toujours pas – est-ce qu'il était malade, ou fatigué ? Elle ne savait pas. Certains se faisaient du mal d'eux-même, ici. C'était compliqué. Il avait l'air bizarre, peut-être – mais elle ne savait pas et, dans un sursaut, elle le sentit poser ses mains contre ses épaules. Ses cheveux ondulèrent paresseusement lorsqu'elle leva la tête. Elle ne savait pas, elle ne savait pas. Son visage, sous cet angle, était obscurci par des ombres presque effrayantes. Qu'est-ce qu'il voulait ? Pourquoi ne disait-il rien ? Son cœur, dans sa poitrine, se serra douloureusement. Qu'est-ce qu'il y a, Coby ? Son regard refusait de lâcher le sien.
Pourtant, elle n'avait pas à avoir peur ; personne ne lui voulait de mal, c'était bien ça ? Elle n'avait rien fait, et ne méritait certainement pas d'être blessée. Dieu l'avait mise à l'épreuve une fois, et elle accepterait les fois suivantes s'il y en avait, mais il n'y avait vraiment aucune raison pour qu'on la casse en mille morceaux. Elle était si gentille. Tellement, tellement gentille. Il n'avait pas le droit. Le poids de ses mains, comme celui de son silence, lui donna envie de reculer et de partir en claquant la porte, à toute vitesse, pour se cacher sous ses couvertures et oublier que parfois les gens avaient un drôle de regard ou des mains qui tremblaient, des couteaux au bout de la langue et du poison jusque sous les ongles.

On ne lui ferait pas de mal, et elle n'avait pas peur. N'est-ce pas ?

Mue par un besoin impérieux de briser la tension qui lui nouait l'estomac, Rachel laissa retomber ses épaules ; genoux un peu pliés pour plus facilement se libérer de l'étreinte des doigts de Coby, elle recula d'un, puis deux pas.

« Tu – dis, tu vas bien ? Tu as l'air, un peu, bizarre, tu sais, tu devrais peut-être te reposer ou... balbutia-t-elle en tentant un sourire. Ou, tu t'ennuies ? On peut faire quelque chose, si tu veux ! eh, on peut... »

Elle se mordit la lèvre. Tout était parfaitement sous contrôle. Elle n'était pas effrayée et n'avait aucune raison de l'être : tout allait bien et lui aussi.
D'un mouvement trop pressé, clairement nerveux et dénué de toute réflexion, elle attrapa son tablier blanc plié contre le dossier d'un fauteuil ; précipitamment, elle le passa sur la tête du jeune homme pour l'aveugler.

« Cache-cache ! » Elle garda un bref moment ses mains posées contre le visage de Coby, doucement, pour l'empêcher d'enlever le tissu. « Tu restes là, je me cache ! Compte... Compte jusqu'à dix, d'accord ? »

La jeune fille recula et, à pas très discrets, se faufila derrière un des lourds rideaux encadrant la fenêtre. Parce qu'ils venaient toucher le sol et masquaient entièrement sa silhouette menue, elle s'y sentit immédiatement en sécurité. Non, elle n'avait pas peur. Non, il ne lui aurait pas fait le moindre mal. Elle aimait juste beaucoup se cacher.
C'était sa seule et unique défense face au danger.
Mains contre son visage, tentant tant bien que mal de se persuader du bien-fondé de l'humanité toute entière, la demoiselle ne se rendit pas immédiatement compte du mouvement des rideaux censés la protéger : lorsqu'elle sentit un pan de tissu passer autour de sa taille et de ses épaules dans une étreinte désagréablement ferme, sa seule réponse fut une exclamation étouffée.

Oh pourquoi, pourquoi...



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Mar 29 Oct 2013 - 4:36

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Rachel joue à cache-cache dans les rideaux, et trouve :

« Ceux-ci se resserrent étrangement sur elle, et les autres interrompent leurs recherches pour l'aider à se dégager. »

[ACTION 1/4]
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Ven 15 Nov 2013 - 22:07


J'enlève le tablier et je la vois. Elle est là et c'est encore à moi de sauver une demoiselle en détresse.
Pourquoi c'est toujours à moi de les sauver ? Eve et maintenant Rachel ! Je n'ai jamais été un prince charmant alors pourquoi maintenant ? Puis pourquoi moi ? Ce n'est pas mon rôle et je n'en veux pas ! J'ai déjà fait assez de mal comme ça, ça sert à rien de me racheter en faisant de bonnes actions de pacotilles. Je n'ai jamais voulu être bon et charmant. Laissez donc ce rôle à ceux qui le veulent. Dans ce monde je ne suis ni un gentil, ni un méchant. Je me range juste du côté où il y a le plus de bénéfice hors ici je n'en vois aucun. De la gratitude ? A quoi me servirait-t-elle donc ? T'es gentil merci beaucoup ! Très peu pour moi. Me dire que je suis gentil revient à dire que je suis le gentil gars, je n'aime pas ce rôle de gentil gars. C'est le gars dont on ne tombe pas amoureux, c'est juste un ami et tout le monde l'exploite alors oui ! J'en ai marre, je ne veux ni être le prince ni être le gars sympa.

Alors monsieur le Destin, s'il te plaît arrête de me mettre des choses comme ça dans ma vie. J'aime ma vie de débauche et d'incertitude... J'aime cette vie ? Est-ce que je l'aime réellement ? Est-ce que j'aime me réveiller drogué et avec un mal de tête énorme. J'aime ça ? J'aime être le pauvre type ? Je me hais, je hais cette chose en moi. Je hais le gars qui sourit. Je hais être ce gars qui se noie dans la drogue et l'alcool pour tout oublier. J'ai envie de cogner ma tête contre un mur, me la cogner jusqu'à ne plus rien sentir, jusqu'à ne plus penser. Seulement il reste Rachel et malgré que je refuse d'être un prince et que je ne la supporte pas, je ne vais pas la laisser s'étouffer, je ne suis pas aussi lâche. J'essaye de remettre mon cerveau en marche mais rien n'est à sa place. C'est le désordre.

Je réfléchis, enfin c'est une ébauche de réflexion. Rachel a tenté de lancer une partie de cache-cache, quel âge avons nous au juste ? Bon, ce n'est toujours pas le moment de critiquer. C'est jamais le moment de critiquer. Revenons en aux fait, Rachel a tenté de commencer un jeu enfantin auquel j'aurais refusé de participer pour me détendre, elle s'est donc caché derrière les rideaux, ceci est une cachette phénoménale d'ailleurs, puis elle a fini par se faire engloutir par les rideaux. Oui, engloutir par les rideaux. QUOI ? Maintenant même les rideaux sont dangereux ? C'est quoi la prochaine étape ? Dîtes moi c'est pas la drogue qui me fait halluciner à ce point là, je ne plane pas autant. C'est pas possible.

Je reprends mon sang froid, effectivement Rachel est actuellement en train de se faire engloutir par les rideaux et il faudrait que je me dépêche. Je jette le tablier sur le sol. Il faut que j'avance et que je la sauve, il faudrait que je le fasse, je dois le faire ! Alors pourquoi mon corps refuse-t-il de bouger ? Pourquoi suis-je immobile, statique ? Je frémis et lentement mon regard se voile d'incertitude. Suis-je capable de la sauver ? J'ai sauvé Eve mais ce n'était pas un si grand exploit. Là je dois sauver Rachel seulement mon corps ne bouge plus comme paralysé par la terreur. Je devrais pouvoir réussir. Je me dois de réussir.

Je fais de grandes enjambées et me dirigent vers le rideaux, je tire de toutes mes forces. Il faut qu'elle s'en sorte. La peur se dissipe et laisse place à l'adrénaline. Je tire encore et encore. Je dois l'aider à se dégager de là ! Les rideaux lâchent leur étreinte peu à peu.. Puis ils finissent par lâcher Rachel. Je tombe sur le coup, je tirais trop fort et ma propre force m'a projeté sur le sol. Je suis là, assis sur le sol en peignoir devant Rachel, quelle situation absurde. C'est sûr que je n'ai pas le rôle du prince charmant. J'ébouriffe mes cheveux d'un coup de main puis, souriant, j'adresse à Rachel quelques mots.

«Ça va Rachel ?»

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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 30 Nov 2013 - 2:19

Un, deux, trois, quatre –
Prêt ou pas, j'arrive ?

Lorsque le tissu recouvrit son visage, Rachel fut incapable de dire si elle était encore capable de s'en dépêtrer toute seule ; yeux grands ouverts, bras plaqués contre sa poitrine par l'étreinte des rideaux, elle refusa de bouger. D'essayer. Un instant, elle crut même s'évanouir – puis regretta ne pas l'avoir déjà fait. Ça aurait été tellement plus simple, de voiler son monde d’inconscience. Tomber. Se perdre en chemin et « excusez moi, vous n'auriez pas vu un lapin ? » Pourtant, aussi fort pu-t-elle l'espérer, rien à faire. Elle resta là. Pas moyen de s'évader, pas de porte de sortie, pas d'échappatoire à ses tourments ; juste la brûlure des tissus contre sa peau. Rien ne va jamais comme il faut, lui susurra une part d'elle-même – alors pourquoi on s'acharne ? répondit l'autre. Au milieu de ces bruits assourdissants, elle se trouva trop fatiguée pour se donner tort. Trop perdue pour chercher la sortie, trop agacée pour vouloir s'en tirer, trop nerveuse pour encore croire que Dieu ne la laisserait pas mourir si tel n'était pas son destin ; trop seule, tout simplement, pour réussir à se persuader que quelqu'un viendrait la chercher.
Depuis son entrée ici, tout était devenu... Flou, gris, fragile. Ses doigts ne coloraient pas, ils tâchaient. Elle ne croyait pas, elle s'imaginait. Elle n'était pas partie, elle était morte – et peu importe les raisons de sa présence en ces lieux parce que, en définitive, elle ne reverrait jamais, jamais, jamais ses parents. La pensée que peut-être ces stupides rideaux allaient l'étrangler la rendait étrangement calme et pessimiste. Presque fatidique. Ça avait beau lui faire mal, elle n'était plus très sûre de souhaiter qu'ils la lâchent. Parce que s'ils serraient un tout petit peu plus fort, s'ils lui brisaient la nuque ou la privaient définitivement d'air...
Elle pourrait aller vérifier si Dieu existait vraiment, eh ?

Amen.

Aussitôt que les rideaux cessèrent de la comprimer, ses genoux lâchèrent sous son poids. Elle s'écroula comme une poupée de chiffon, paumes des mains au sol, le visage rougi et la respiration encore difficile ; ses lunettes, perdues dans la bataille, avaient dû tomber près de la fenêtre. Son esprit engourdi mit quelques secondes à relier les points entre eux. Agression, suffocation, aide – aide. Assise sur ses mollets, elle chercha Coby du regard. Sa silhouette, floue et avachie au sol, articula quelques mots qu'elle ne comprit qu'à moitié. Ça va ? Hébétée et conditionnée, elle commença par acquiescer. Oui, oui – elle n'était pas morte, alors, évidemment que...
Quelques larmes roulèrent le long de ses joues. Une, deux, dix ; et soudain, comme si elle venait de comprendre l'étendue de la situation, elle plia les jambes et appuya sur ses talons pour s'éloigner de ce qui avait essayé de l'étrangler. Juste un petit mètre avant que, une main sur chaque oreille, elle ne tente tant bien que mal de chasser les coups de feu qui résonnaient encore dans ses oreilles. Et dire qu'elle avait pensé du mal de Coby, alors que lui n'avait pas hésité à l'aider au moindre problème. Et dire qu'elle avait encore envie de le frapper, alors qu'il n'avait rien fait.a

Ses larmes évacuaient bien mal toute cette tension. Elle avait peur, peur, peur. D'avoir pu être en danger de mort juste en voulant jouer ; d'avoir eu envie d'y rester. De tout, de rien, des autres. De son Ciel trop vide.

« Pourquoi... »

La manche de son avant-bras vint frotter ses yeux rougis ; les sanglots ne s'arrêtaient pas.
Égoïste, égoïste. Même elle, au final, n'arrivait à aider que pour se sentir bien elle-même. Tellement pathétique.
Cachée derrière sa manche, elle sentit un rire triste s'échapper de sa gorge.

« ...Les gens sont tellement méchants, soupira-t-elle dans un sanglot. Pourquoi on peut pas rentrer ? »



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 7 Déc 2013 - 11:42

Oui. Me revoilà en tant que gars sympa. Admirez donc ce gars que tout le monde va voir une fois triste, le gars qui passe après les autres. Me voilà réduit à cette situation. Elle pleure. Non, je ne suis pas un prince. Je n'ai jamais été un prince. C'est absurde. Je sauve des gens, mais un prince n'est-il pas censé pouvoir se sauver lui-même ? Un prince sort sort son épée pour se battre contre les dragons et sauver la princesse. De nos jours les vrais princes sont perdus, les dragons sont des gens comme moi et les princesses ont bien changé aussi, elles ne sont plus ce qu'elles étaient. Entre temps il semblerait que certaines ont appris à se dévergonder ou d'autre ont perdu leur honneur. Alors, non je ne suis pas un prince et Rachel n'est pas une princesse. Il est temps d'agir, il est toujours temps de quelque chose. Voilà la différence avec les contes de fée, notre temps est compté. Nous n'avons pas le temps pour l'amour ou bien la joie. Dans la vraie vie tout est différent. Où se cachent les gens heureux et les Gentils ? Les princes et princesses n'existent-ils donc plus ? Ici la magie et les merveilles n'existent pas. La seule chose sur laquelle on peut compter c'est nous. Seulement nous. Les autres n'ont pas le temps de nous aider, n'ont pas le temps d'être gentil.

Alors, pourquoi est-ce que moi je prends le temps de sauver les autres ? Peut-être parce que je n'ai jamais pris le temps de me sauver alors au lieu de le gaspiller je l'utilise pour faire le bien. Seulement mes intentions n'ont jamais réellement étaient bénéfiques ou bien sages. Loin de moi était l'idée de faire du bien, mais je finis toujours par en faire à contrecoeur. Le Destin a donc choisi que je devais me repentir. Est-ce que je le veux au moins ? Les autres ne m'ont apporté que malheur et déception alors pourquoi me rattacher à des gens encore une fois ? J'étais bien nomade et solitaire, je noue des relations, mais pas assez important pour ne pas être déçu. Ce n'est pas triste comme vie parfois on est seul mais c'est mieux que d'être déçu une seconde fois. La déception qui nous attire lentement dans le gouffre, elle me donne la chair de poule. Je ne voulais plus la revoir, je ne veux toujours pas la revoir. Je ne veux pas recommencer être encore ce cercle vicieux. Des amis, de l'amour, de la déception, alcool et drogue. Seulement ne devrais-je pas essayer ? Je sais bien que les miracle n'existent pas, ce n'est pas une raison. Je peux arrêter si je le veux, il me faut juste de la volonté.

La volonté. La volonté soit ça vient de Dieu soit ça vient de soi soit ça vient de quelqu'un d'autre. Or je ne crois ni en Dieu ni aux autres. Aucun des deux ne m'a épaulé dans les moments difficiles. Pas de signes divins et personne pour me réconforter. Seulement moi, une bouteille vide et des regrets. J'y pense encore à mes regrets et je me dis que tout aurait pu être différent et je ne serais pas ici. Je suis ici maintenant et il y a Rachel en pleure. Il y a cet être fragile qui me pose des questions, mais si seulement je pouvais connaître la réponse alors tout serait plus facile. Si les gens sont méchants c'est parce qu'ils n'ont pas le temps d'être gentil. Ils n'ont pas l'occasion de l'être ou bien est-ce parce qu'ils se demandent ce qu'ils auraient en retour. Rien bien sûr. La gentillesse n'a jamais rien apporté. Faire la guerre non plus mais c'est bien plus facile que de raisonner des gens. Pourquoi se compliquer la vie avec des mots ? Non, nous ne sommes pas bien civilisé, la violence résout nos problèmes. La violence résous tout, mais toujours avec une petite contrepartie. On n'obtient rien sans rien.

Je ne savais quoi lui dire, je ne savais pas la réconforter alors je l'ai juste pris dans mes bras. Je ne pourrais peut-être jamais lui donner de réponse valable. Je ne pourrais jamais l'aider dans cet état faudrait peut-être que j'arrête l'alcool et la drogue avant. Ce n'est pas vraiment pour Rachel mais pour moi que je devrais. Ce n'est pas en étant dans cet état que j'obtiendrais quoi que ce soit. Je pense trop et je ne profite pas assez de ce moment. Juste quelques minutes de réconfort dans les bras de quelqu'un qui ne me hait pas. Rachel, j'espère que tu ne me décevras pas.

« Si les gens sont méchants et absurdes c'est parce qu'ils n'ont pas grand chose à gagner en étant gentil. Pour eux comme pour moi Dieu ne les a jamais aidé. Si on ne peut pas sortir demande à ton Dieu car je ne saurais te dire la réponse.»
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Jeu 26 Déc 2013 - 18:14

Des conséquences ou de la menace en elle-même, quelque chose avait arrêté de lui faire peur ; juste pour quelques secondes, juste pour cette fois, parce qu'elle avait trop de peine pour en être encore capable et trop de douleur pour vouloir se battre. Son esprit éraflé de cicatrices la laissa croire que personne ne lui ferait le moindre mal et elle, lèvres tremblantes, ne put que se remettre à pleurer de plus bel. Sentir un corps contre le sien, tangible et presque trop réel, brisa ce que lu restait de volonté et de sourire. Laisse moi deux minutes. Elle ne voulait pas l'embêter. Rêvait d'être égoïste, ne s'en croyait pas capable – ne savait pas si elle l'était, au fond, et continuait de pleurer sans raison. C'était trop difficile, et elle n'avait pas les épaules assez solides. L'arrière de sa nuque lui brûlait les muscles et lui glaçait la peau ; Coby était toujours là. Si seulement il avait pu trouver une solution, faire un miracle, trouver la formule adéquate à tous les maux du monde – si seulement il avait pu la frapper, peut-être, toute la tension se serait échappée. Elle n'en pouvait plus. Visage caché dans son épaule, elle crut se noyer.

« Si les gens sont méchants et absurdes c'est parce qu'ils n'ont pas grand chose à gagner en étant gentil. Pour eux comme pour moi Dieu ne les a jamais aidé. Si on ne peut pas sortir demande à ton Dieu car je ne saurais te dire la réponse.»

Rachel voulut rire, répondre et essuyer ses larmes en se traitant d'idiote, sans parvenir à étouffer suffisamment ses sanglots pour ça. Quelque chose à gagner... Pourquoi fallait-il qu'ils aient besoin d'une contrepartie – et pourquoi voir les autres heureux ne pouvait pas en être une ? Pourquoi l'harmonie n'était-elle pas un motif suffisant ? Pourquoi les gens réussissaient-ils à être heureux tout en étant méchants ? Les paroles de son père avaient beau résonner dans ses oreilles et sa mémoire, rien ni personne ne pourrait jamais répondre à ses questions. Pas même Dieu, qui n'aidait personne. Pas même Dieu, qui l'avait abandonnée ; à moins que ce ne soit le contraire, et vraiment le sens lui importait peu. Elle préférait se savoir fautive que seule. Voulait pouvoir se racheter, pour enfin être heureuse : avoir une chance de réussir en faisant les choses comme il faut, parce que sinon elle n'irait jamais nulle part.
Si les personnes cruelles et sans pitié pouvaient vivre heureux heureux et entourés, quel bénéfice y avait-il à se laisser bousculer et frapper sur les doigts ?
Pourquoi fallait-il que le bonheur des autres suffise à son père, sa mère, ses sœurs et ses frères –

Mais pas à elle ?

« … Mais Dieu ne répond pas, Coby. »

Sa respiration s'était calmée. Assez du moins pour la laisser parler sans hoqueter ; impossible de trop élever la voix, mais il était suffisamment près pour la comprendre. Dans ces moments-là, elle aurait préféré s'oublier. Reculer, lui tapoter les épaules, lui redire de mettre quelque chose sur son dos parce que vraiment il allait prendre froid – lui demander s'il allait bien, s'il avait besoin ou envie de son aide, s'il voulait du thé ou juste être tranquille. Penser ne lui faisait que du mal. Vouer sa vie aux autres lui évitait de se rappeler que parfois, juste parfois, elle aurait aimé leur mettre des claques en leur criant qu'ils ne valaient pas mieux qu'elle, qu'elle ne valait pas mieux qu'eux.
Sans jamais réussir à se défaire de ce foutu halo qui tour à tour l'éclairait et dégringolait autour de son cou pour l'étrangler. Pieds et poings liés.

« Il ne répond jamais. »

Elle voulait juste rentrer, là où personne n'irait plus contredire sa façon de voir le monde : être heureuse, tout simplement, et entourée de personnes pour qui ses croyances et ses valeurs avaient encore une signification.
Doucement, elle se défit de son étreinte ; essuya, encore, ses yeux humides. Elle n'était juste pas assez forte. Ça avait toujours été comme ça.

« A quoi ça sert d'être – et ses yeux s'emplirent de larmes à nouveau – bon, et prévenant, et gentil, serviable, si... » Quelque chose comme de la colère teinta sa voix tremblante. « …tout ce que font les autres c'est te blesser ? »



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Jeu 2 Jan 2014 - 23:02

Plus j'y réfléchis et plus je me dis qu'on est foutu. Pourquoi combattre sans relâche ? Pourquoi chercher une sortie ? Ils sont plus forts que nous. Je suis un lâche, je le sais, cependant si il n'y a ni Dieu ni force supérieure alors qui nous viendra en aide ? On est supérieur à eux ( La Famille I. bien sûr, qui d'autre m'horripile à ce point ? ) en nombre mais à quoi sert le nombre quand ils contrôlent tout ? Je n'ai pas cru en Dieu avant, je n'y crois toujours pas mais il existait un doute, un doute qui fait que tout est possible. Maintenant il n'y a plus rien, plus d'espoir, plus de lumière, que le vide. Pourquoi être gentil ? Nous sommes enfermé ici, enfermés pour toujours. Nous ne sommes plus humains. Nous sommes justes des êtres captifs, aliénés. Il ne nous reste rien d'humanité ou d'honneur. C'est à se demander comment on peut rester si calme et comment on fait pour ne pas céder à la violence.

Il m'arrive de me dire que je pourrais prendre un marteau et péter les murs, me défouler. Personne ne m'en empêchera. Je me dis que si j'ai envie je pourrais juste prendre le marteau et buter quelqu'un. Personne ne saura, personne ne m'enfermera. Un fou parmi les autres, un tueur parmi les autres. Je passerais inaperçue parmi tous ces fous. Je ne passe pas à l'acte, j'aime l'humanité encore un peu. Il me reste cette once d'envie de sociabiliser. Seulement mes vices reprennent le dessus, ces pulsions de fous. Mon cœur se serre. C'est l'une des raisons pour lesquelles je ne me supporte pas, je ne suis même pas capable de me contrôler ou bien je me contrôle trop au point où mes penses s'enveniment jours après jours. Mon cas aussi, le temps passe et je sais que viendra le jour où je deviendrais fou et ces pulsions reprendront le dessus. Ce jour là je devrais mourir.

Pourquoi vivre en étant fou ? Pourquoi vivre en sachant qu'on fera mal aux autres ? Je ne veux pas. Il faudra qu'on me tue ou que je me tue. Ce jour n'est pas encore arrivé et je dois oublier cette éventualité, l'oublier. J'oublie tout ce qui me dérange comme d'habitude. Rachel est encore là et je ne sais quoi lui dire. Toutes mes réponses sont dépressives, mornes et sans espoir. Mes paroles ne lui apporteront que malheur. Ce sont les paroles d'un condamné, si je le suis elle aussi. Seulement je ne veux pas qu'elle aussi soit condamné à un triste sort, j'aimerais qu'elle s'en sorte. J'aimerais que ceux qui ont encore de l'humanité s'en sorte, pas particulièrement Rachel.

Alors il faudrait se taire ? Nier encore les faits, nier la vérité. On le fait tout les jours, on le fait en s'imaginant que Rudy nous sauvera. Si il y'avait une sortie ils l'ont sûrement trouvé et refermé. Ils sont plus fort que nous, plus rusé, plus intelligent alors ils s'amusent et abusent de notre naïveté. Ils se jouent de nous, nous laisse tranquille et reprennent leur jeux. Rudy est encore l' un de leur jeux. Ils s'ennuyaient trop et donc ils ont décidé d'embêter les pensionnaires en brisant tout ce qui leur restait d'espoir. Est-ce la raison pour laquelle le nombre de pensionnaire baisse jour après jour ? La folie gagne le dessus ? Ils ont donc réussi finalement, réussi à nous enlever toute humanité. Nous ne sommes qu'une masse dont il est difficile de différencier ceux qui la forment, oui voilà, nous sommes uniformes. C'est une horreur. Horrible.

Je me relève, cette scène d'épouvante, cette masse me pousse à me lever en fait. Je regarde ce salon. Je commence à observe les alentours et j'aperçois le piano du coin de l'œil. Ma main glisse sur sa paroi. Le salon a toujours été la plus belle pièce du Pensionnat, sûrement car elle est destinée à "Ombeline". Toujours eux. Je ne peux pas laisser le silence encore, je ne peux pas laisser ces questions sans réponse. Je lui réponds et commence à observer l'intérieur de ce bel instrument. Malgré mes maux, je me dois de rester poli. Je reste Coby après tout.

« Si ils te blessent, ils ne méritent pas que tu sois ainsi envers eux car ce genre de personne est, selon elle, jamais redevable envers qui que ce soit. Ils ne seront jamais bon et gentil envers toi alors cesse d'être ainsi avec eux. Personne ne t'oblige à rien Rachel, si Dieu ne te répond pas rend lui la monnaie de sa pièce. Rebelle toi un peu. »

Il y avait quelque chose sous un marteau. Ne me dîtes pas que ... Moi aussi sans le vouloir je joue donc à leur jeu ? Je ne suis qu'un pion. Je relève le marteau. Oui c'est ce que je crois une feuille Rudy. Il me prend la folle envie de la brûler ou bien la froisser entre mes mains. Détruire, détruire et la rendre poussière cependant les autres la veulent. Si je leur donne ils seront heureux, ils auront de l'espoir. Je veux leur donner cet espoir pour qu'il se crache par terre. Je veux qu'il se rende compte à quel point on se joue de nous. Ce sera peut-être ça l'illumination. Je l'ai levé en direction de Rachel.

« Une feuille Rudy.»

- Vérifier l'intérieur du piano


Dernière édition par Coby Riggs le Sam 11 Jan 2014 - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Ven 3 Jan 2014 - 12:34



Coby vérifie l'intérieur du piano, et trouve :

« Une feuille cachée sous un des marteaux. »

14


Le XX/YY,

Cette histoire tourne au ridicule. Christian ne semble pas vraiment prendre compte que ses actes pourraient porter préjudice à d'autres que lui, et le reste de leur famille ne semblent pas penser que leur groupe est lui-même si scindé ! En effet, cette curieuse rumeur qui a agité ma curiosité il y a quelques jours commence à prendre une mauvaise tournure… Je n'ai pas eu beaucoup plus de renseignements sur Ombeline, Christian refusant toujours de parler plus clairement que par ses lourd sous entendus exprimés pendant ses cours. Mais il devient de plus en plus clair que deux hypothèses se détachent. Soit leur groupe est particulièrement agité, représentant Christian d'un côté, Ombeline d'un autre, pouvant de moins en moins s'entendre comme il faut et devant faire passer leur ressentiment à travers les mots qu'ils formulent face aux élèves, étant capables des pires affabulations pour faire descendre l'estime de l'autre, soit… il y a une petite part de vrai dans cette histoire. Mais d'après moi, une chose est sûre : Les I ne forment pas un groupe soudé, prêt à s'entraider. Ils cohabitent, s'entendent parfois à merveille, comme Ludivine et Christian, mais il existe un schisme entre adultes et adolescents. Là pourrait être leur faiblesse, qui s'accentue chaque jour…

En tous cas, ces derniers jours, Ombeline ne semble pas bien prendre le fait que je m'intéresse aux informations qui passent de bouche à oreille, et visiblement, elle n'a pas compris qui était l'auteur de ces histoires (peut-être en est-elle consciente et fulmine-telle envers Christian, mais elle ne doit pas vouloir que leur conflit s'épande en dehors de leur petit cercle, ce qui est assez compréhensible). Et visiblement, même si d'autres s'intéressent aussi aux rumeurs, c'est sur moi que tombe la colère de la maîtresse de maison, et la culpabilité dont je suis pourtant blanc. Lorsque nous nous croisons, elle ne parle pas plus que d'habitude. Elle a toujours été paradoxale et nos conversations sont assez limitées, Ombeline n'étant pas très bavarde avec les élèves. Mais son air froid dément toutes les politesses dont elle fait preuve envers moi… Et les discussions qu'elle a avec Perrin s'éternisent, le ton de la jeune femme s’élevant parfois, bien que je n'entende pas ce qui se dit. Je devrais songer à envoyer ma coccinelle, mais j'ai peur qu'ils ne la remarquent, et qu'elle ne fasse tomber de plus lourdes peines sur mes épaules. Car en effet, si mes rapports avec Christian et Ludivine n'ont pas changé, Perrin aussi semble s'éloigner de moi… Ce qui n'est certainement pas dû au hasard. Je ne sais pas ce qu'Ombeline redoute de ma part, mais cette obstination à m'isoler attise ma curiosité à l'égard de cette affaire plus qu'elle ne l'étouffe…




[ACTION 2/4]
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 8 Fév 2014 - 1:41

Bientôt, ses larmes se firent plus rares. Le flot de tristesse se tarissait ; changeait de couleur. Bleu, cyan, gris. Blanc. Le sol sous ses doigts aussi. Il n'y avait rien de plus bête que pleurer devant les autres. Elle le savait, pourtant. Ce n'était pas une question de cacher ses faiblesses, ni de garder ce semblant de fierté dont elle ne se souciait que trop peu souvent : c'était uniquement à cause de cet autre, de cette personne avec sa propre vie et ses propres problèmes qui risquait ou non de s'inquiéter. Elle ne voulait pas qu'on s'en fasse pour elle. Ne voulait pas qu'on la laisse pleurer toute seule. Ne savait pas. Sûrement n'avait-elle jamais su, au fond.
Sous son poignet humide, ses yeux bleus se fermèrent doucement. La voix de Coby la sortit de sa torpeur ; cachée derrière quelques mèches brunes, sa gorge se serra et l'assomma de reproches. Ce que tu peux être stupide, stupide, stupide. La colère lui faisait mal à l'estomac. Elle le tordait en nœuds inextricables, serrés et compliqués, au point où un instant elle crut en être nauséeuse – mais malgré la main tremblante posée sur sa bouche, ses lèvres restèrent parfaitement closes. La jeune fille déglutit prudemment, accrochée aux mots qui résonnaient dans la pièce comme aux paroles sacrées d'une prière. Ses genoux flageolants acceptèrent de la redresser ; appuyée d'une main au mur, de l'autre au sol, elle parvint à se remettre debout sans tomber ni trébucher. Ses deux mains époussetèrent sa jupe, revinrent essuyer ses yeux une dernière fois. Le monde, autour d'elle, était si flou que courbes et couleur se mélangeaient, se suggéraient à peine et refusaient d'aller au-delà de la simple supposition : c'en était presque joli, pour peu qu'on se moque des lignes droites.
Une douleur familière à l'arrière du crâne lui affirma le contraire. A pas maladroits, elle fit demi-tour pour tenter de retrouver ses lunettes.
La voix de Coby lui faisait plus mal encore.
Je ne peux pas, soupiraient ses yeux brillants et rouges d'avoir pleuré. Je ne peux pas, je ne peux pas. Elle avait mal au cœur et ne savait pas quoi lui répondre ; était incapable de savoir s'il cherchait à l'aider ou à lui siffler de mauvaises idées aux oreilles. Ce n'était même pas ça, le problème, au fond. A genoux près de la fenêtre, bras tendu pour attraper ses lunettes sans trop s'approcher des rideaux, Rachel s'en mordit violemment les lèvres. Elle savait très bien que ce n'était pas le problème. Ce en quoi elle croyait, la méchanceté de certains, le silence de Dieu – ce n'étaient que des prétextes, le soucis ne venait pas d'eux. Il venait d'elle. Pas derrière ses côtes, non. Son cœur allait parfaitement bien.
Ça venait de cet endroit, juste . Derrière ses lunettes et ses yeux.
Celui qui convulsait de rire quand elle essayait de se convaincre qu'elle était sur le bon chemin.

« Une feuille Rudy.»

D'un geste encore maladroit et tremblant, la demoiselle se redressa pour regarder ce que Coby tenait dans sa main. Elle n'avait encore jamais vu ces jolies feuilles que la plupart recherchaient pourtant frénétiquement ; tout en repoussant ses épais cheveux derrière ses épaules, elle fit quelques pas dans sa direction pour mieux voir. Sans lire plus de deux-trois mots, sourcils froncés, elle détourna rapidement le regard vers le piano. C'était censé les aider à sortir, non ? Ces pages.
Censé. Malheureusement, entre ces murs, l'espoir peinait à se faire entendre.

« Il faut la ramener, non ? » Sa voix tremblait encore un peu ; elle évita de reposer les yeux sur le jeune homme, toujours trop peu habillé à son goût. « Enfin, c'est toi qui l'a trouvée, donc... »

Elle ne lui aurait pas couru après pour le forcer à la rendre ; l'idée que certains puissent les garder pour leur propre profit ou uniquement pour faire du mal aux autres ne lui était pas encore passée par la tête. Quelque part, sans doute ne tenait-elle pas à trop y penser. La conclusion se serait faite d'elle-même, sinon – parce que bien sûr, que certains ne tenaient pas à sortir. Elle en avait croisé plusieurs. En connaissait, voire en appréciait. Mais...
La jeune fille pinça les lèvres et, comme envahie d'une résolution nouvelle, fit demi-tour.

« De toute façon, on a rien à y perdre. »

Debout près du mur, elle jeta un coup d’œil à Coby et tendit les bras vers le grand miroir accroché au-dessus de la cheminée. Mains posées sur ses reliures, elle pinça les lèvres.

« Tu crois qu'on pourrait le décrocher ? »



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Dim 16 Fév 2014 - 17:16

La feuille, dans mes mains, cette fichu feuille. Elle ne nous mènera qu'à la déchéance. Elle nous mènera dans les abysses obscures de la folie. Cette feuille n'est en aucun cas un pas vers notre délivrance mais un pas vers notre aliénation. La folie dans sa pure splendeur. Si je devais dire à quoi elle ressemble je dirais que c'est une femme aux formes généreuse et aveugle. Si je la croise je la poignarderais sur le champ, je la tuerais avec autant de cruauté que je pourrais . Elle mérite d'être tué ainsi, si elle vit alors ma vie est foutue. Cette folie nous mènera tous, pensionnaire, à notre fin. Cette folie est généré par cette famille, cette foutue famille. Je les buterais aussi. Je les buterais tous. Le sang sur mes mains ne me gêne pas, je sauverais les autres. Je sauverais les autres si la seule solution est le meurtre. Avant ça je dois faire que mes actes ne soient pas influencé par aucune substance. Je me dois de revenir dans le droit chemin. Mes actes ne doivent être guidé que par ma conscience et ils doivent être commis de sang froid. Je souhaite être complètement responsable de ce qui se passera ensuite. Je me dois de les sauver. Lorsque tout ira mieux, lorsque tout sera réglé et qu'il restera notamment des flous dans cette histoire alors je me tuerais. Je me tuerais en tant que héros ayant sauvé les pensionnaires.
Cependant en ce moment je ne suis pas un héros, je ne suis qu'un pensionnaire normal et en tant que futur sauveur de cette masse folle et inhumaine je me dois de leur donner cette feuille. Je me dois de les faire croire en une possible sortie et ensuite de voir leur espoir se détruire. C'est ainsi qu'ils haïront cette famille autant que moi, ils doivent avoir cette haine, cette répulsion alors il leur paraîtra normal de se soulever. Leur maléfice ne pourra rien contre la haine que nous éprouverons alors. J'ai alors enfouie cette feuille dans ma poche.
«Je la donnerais.»

J'ai regardé Rachel. Je m'étais relevé, enfin mon dos était plus droit, mon regard plus direct. Ma vie de déchéance était dorénavant fini, lorsque je choisis quelque chose cela se passe toujours comme je l'ai choisi et c'est le cas ici. Tout ira bien car j'ai dis que tout ira bien même si cela doit se finir par la mort. Elle semblait confuse, perdue. Elle mordait sa lèvre inférieure. De l'incertitude ? Etait-ce cela ? Puis elle fit demi-tour. Rachel, cette brave petite Rachel. Je ne sais vraiment pas si je suis censé l'affectionner ou l'haïr. Ces pulsions se mélangent et forment une sorte de mélasse étrange dans mon cerveau. Je pourrais l'aider comme je pourrais la détruire. Pour elle je n'éprouve aucune réelle pitié ou aucune réelle envie de sympathiser. Ce n'est pas comme avec Eve. Elle me demande si il est possible de le décrocher.

«On pourrait le décrocher.»

Je m'approche du miroir et je l'enlève. Je regarde mon reflet dans celui-ci. On m'a souvent dit que ce miroir déforme la réalité mais je ne vois pas en quoi il déforme la réalité. J'ai toujours été affreux dans mes reflets, je me suis toujours vu comme un être affreux pour plusieurs raisons. Je sais que je suis fou, je sais que ce visage d'ange n'est qu'une façade et je sais que je suis un être exécrable. Puis j'ai réalisé le problème de Rachel, sa différence avec Eve. Rachel sait qu'elle a un problème. Rachel sait qu'elle n'est pas une gentille fille, Rachel n'est donc pas la brave petite Rachel. Elle est semblable aux autre, elle a un problème cependant elle ne l'avoue pas. Ca se trouve elle est folle à sa manière. Oui, folle ainsi de jouer l'enfant modèle en faisant les tâches qu'on ne lui demande pas, folle de faire confiance ainsi aux autres, folle de croire en une divinité qui dans ce cas ne l'aurait pas sauvé. Rachel est folle. Folle. Je retourne le miroir vers elle afin qu'elle voit son reflet.

«Je sais c'est quoi ton problème. Tu es aussi folle que moi de croire en ce Dieu et de faire confiance aux autres. Tu es aussi folle qu'un junky tel que moi mais ne t'inquiète pas ma chère petite Rachel, je serais ravie de t'accueillir dans les abysses.»
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Mer 19 Mar 2014 - 3:42

Aussitôt le miroir enlevé, Rachel se fendit d'un « merci » aussi discret que poli ; laissant l'objet probablement lourd – quoiqu'elle peinait à en imaginer le poids – aux mains du jeune homme, elle posa les siennes sur le mur mis à nu. Elle s'était dit que, tant qu'à faire, peut-être, histoire de chercher, il pouvait y avoir quelque chose de caché par là : ça n'avait pas l'air d'être le cas. Le mur était aussi lisse qu'un centimètre plus loin. Juste... Un peu plus terne, après réflexion. Retraçant du doigt une des lignes séparant la partie légèrement assombrie de l'autre, elle songea que ça n'avait rien d'étonnant s'il était là depuis aussi longtemps que les autres meubles de la pièce semblaient l'être. Tout avait l'air vieux, ici. Ou du moins ancien. C'était un peu différent.
Épaule contre la cheminée, la jeune fille fit de son mieux pour ignorer le fait que Coby était encore dans la pièce, juste à côté. C'était peut-être bête, mais elle accusait le coup et la fatigue : de longues marches en plein soleil l'avaient moins épuisée que ces quelques petites minutes passées à sangloter. Ses yeux, encore rouges, n'auraient démenti pour rien au monde. Ce n'était pas pour rien que pleurer avait des vertus cathartiques. Soulageait.
Sa main droite, posée sur le bois, se crispa violemment.
Il avait tourné le miroir vers elle ; non ?

« Je sais c'est quoi ton problème. »

Un gentil sourire aux lèvres, attentive, de l'incompréhension plein les yeux et de la peur jusque dans ses jambes mal assurées, Rachel tourna le dos à la cheminée pour faire face à Coby. Ses omoplates s'appuyèrent contre le bois sculpté ; son regard passa du visage du garçon au sien, reflété dans le miroir qu'il venait de décrocher. Qu'elle lui avait demandé de décrocher – et ça n'avait rien donné, en plus. Son sourire se figea. S'envola. Impossible de détacher son regard de l'image légèrement déformée que lui renvoyait la glace ; impossible de ne pas écouter la voix qui lui répétait des atrocités. Elle était dos au mur. Littéralement.
Folle folle folle.
Si ses yeux ne s'emplirent pas de larmes, sa détresse n'en fut pas moins réelle. Elle n'arrivait pas à s'associer à ce qu'elle voyait d'elle, ce qu'il lui montrait d'elle : ce n'était pas elle. Il y avait quelque chose dans les petits détails. Des fausses-impressions. Le contre-jour. Ses cheveux détachés. Un ou deux traits troubles. Et sa voix – sa voix qui racontait n'importe quoi, n'importe quoi, n'importe quoi. Folle ? Non. Abysses ? Non, non, non – elle allait bien – elle allait parfaitement bien – pourquoi disait-il ça, hein ? Elle avait le droit de croire en Dieu, elle avait le droit de faire confiance aux autres – ce n'était pas être folle, c'était être raisonnable, être bonne, être pieuse, pas être folle. La folie, ça...
N'existait même pas.
Tout le monde est gentil. Certains font juste des erreurs.
Pan.

« … Tu me fais peur. »

Lèvres serrées, un peu tremblantes, elle ramena ses mains contre sa poitrine. Plutôt que de se faire du mal avec ce miroir stupide, elle revint poser ses yeux sur Coby – là où, au moins, elle ne risquait pas de se voir. Ils n'avaient pas grand chose en commun. Elle ne voulait pas qu'ils aient quoi que ce soit en commun. S'il le fallait, elle énumérerait leurs différences en commençant par « je suis bien habillée et lui ne l'est presque pas. » : mais même ça, ce n'était pas très charitable. Le cercle vicieux n'en finirait jamais.
Yeux baissés de nouveau, elle inspira.

« Je vais bien, articula-t-elle, incapable de dire qui d'eux deux elle cherchait à convaincre au juste. Tout le monde va bien. Personne n'est mauvais. On fait juste des... Erreurs, et des... Mauvais choix... »

Ses épaules, fatiguées, s'affaissèrent. Les abysses, uh...
Elle voulut lui demander si c'était joli. Puis, finalement, jugea que ça aurait été de mauvais goût. Elle ne voulait ni couler ni perdre la foi.

« Je ne suis pas folle. »

Pour que tout aille bien dans le meilleur des mondes.

« Et toi non plus, conclut-elle d'un ton plus résolu. Et je te fais confiance. Il n'y a aucun mal à ça ! »



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 5 Avr 2014 - 22:51

Mensonge. Calomnies. Parjures.
Je vois à travers ton masque, je vois ce qu'il se cache. Ce miroir ne reflète qu'une vérité enfouie sous tes mensonges. Un mensonge dont même toi ne connait la vérité. Ces belles paroles dans lesquelles tu t'enfouis, ces bonnes action que tu fais, tout ça ne sert qu'à te convaincre de ton équilibre mental. Tu n'es donc consciente de rien, tu marches les yeux fermés vers ta sombre destiné. N'est-ce pas drôle ? Tout ces efforts que tu fais ne sont que vain. On ne peux pas s'enfuir, on ne peut pas détourner le chemin qui nous mène tous à la mort. C'est la même fin pour tous mais pas le même parcours alors pourquoi crois-tu que cela changerait ? Ce n'est pas parce que tu as un joli visage, de belle formes et une bouille d'ange que tu aura le droit à un traitement particulier. Tu es comme moi. Nous sommes ensemble dans cette insalubrité mentale, pour toujours. Bloqué. Aucun échappatoire. Je vois tout de toi. Tes jambes tremblent et ton regard a vacillé. Tu réalises lentement. Tu ne veux plus te voir, tu ne t'acceptes pas mais sache que ça viendra. Tu réalisera comme moi. Tu nieras ensuite parce que c'est qui vient toujours ensuite. Tu ne voudras pas accepter le fait que tu es différente à ta manière. Suicidaire aussi à ta manière, anarchiste, adepte du nihilisme. Tu ne rentres pas dans les normes. Trop croyante, trop gentille, trop fausse, trop de paillette. Tu ne peux pas être parfaite personne n'est parfait. Même pas moi.
Je me baisse et je relève ta jupe trop longue à mon avis. Elles tremblent, de la peur. Tu sembles si fragiles, c'est drôle à voir. Je me demande pourquoi tu fais cela. Face à moi ça ne sert à rien, j'excelle lorsqu'il faut se cacher. J'ai du faire ça pendant des années. Passer pour le gars gentil.

« Oh si, je le suis. Pourquoi essayes-tu de cacher la vérité lorsqu'elle est aussi voyante ? »

Je relève mon visage vers elle et je sourie. Ma très chère Rachel tout cela ne sert à rien. Ce fard qui te cache est dorénavant inutile. Je peux te voir comme tu as toujours été, folle. Ne me mens pas, ne me couvre pas de parjures. Tout le monde le sait que nous sommes des êtres nés pour s'autodétruire et détruire en même temps tout ce qui nous entoure. Nous sommes liés. Ce lien est discret. Ce lien ne se voie pas. Moi je peux le voir, toi non. Tu te caches par cette image : Dieu. Tu te rend aveugle et pour toi il n'y a que lui. Il est le seul à occuper tes pensées. Il est le seul à cacher ta propre folie. Moi je n'aime pas Dieu, je n'ai jamais aimé Dieu alors je m'en fiche. Je me suis relevé et j'ai regardé Rachel dans les yeux. Une idée absurde m'est venue, on ne pourrait pas faire plus absurde mais ne suis-je pas un être absurde ? Je n'ai jamais eu aucun réel principe. Je fais ce que je veux tant que mon honneur n'est pas entaché. Si jamais il l'est je me venge afin de lui rendre son éclat naturel. Ma main a pris son menton afin de le relever. Oh, que c'est absurde. La drogue me fait-elle encore délirer ? D'ailleurs qui me l'a administrer ? Trop de question. Maux de tête. Réfléchir ne sert à rien, il me faut agir. Je dois réagir, faire ce que je veux. Je suis Coby après tout.

Mon visage s'est rapprocher du sien. Mes lèvres on entre choquer les sienne. Je me suis frayer un passage, j'ai entaché la sainteté de ce visage. J'ai fait de Rachel la pucelle, la jeune Rachel qui embrasse des hommes dans le salon. Ma main est passé dans son dos. Je n'aime pas Rachel, c'est clair. Je la hais mais cela doit-être la raison à tout ça. Le lien entre l'amour et la haine. Le passage qui parfois se rompt. Ne suis-je pas l'être le plus masochiste et égocentrique au monde ? J'adore être ça, j'adore être cette personne impassible. Rachel est le parfait jouet en plus. Je l'empêche de se dégager puis je lâche mon étreinte un moment. Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai fais ça. Je voudrais qu'elle m'appartienne d'une certaine manière. Je veux qu'elle repense à ses lèvres souilles par les miennes. Je voudrais l'hanter avant de dormir, animer ses fantasmes, ses rêves et ses cauchemars. Je serais son reflet, son ombre. Je serais celui qui a céder le passage comme Moïse.
Un sourire s'affiche sur mes lèvres. Je souris parce que tu es si drôle et facile à manipuler. Je vais te remettre dans le bon chemin c'est à dire le mauvais.

« Alors ? »
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Dim 27 Avr 2014 - 1:56

Pourquoi ? Eh bien, parce que... Parce qu'il avait tort, tout simplement. Accrochée à ses belles idées, quasiment dos au mur dans tous les sens du terme, elle baissa les yeux pour mieux le voir. Doigts crispés sur les rebords de sa jupe, persuadée – tentant de se persuader – qu'il ne faisait rien de mal, n'allait rien faire de mal. Elle s'efforça de ne pas trembler ; raté. De ne pas avoir peur ; raté. De se mentir ; raté. Ca faisait mal dans sa tête et dans sa poitrine. Comment pouvait-il avoir de bonnes intentions, hein ? Ça crevait les yeux qu'il n'était pas d'humeur à la laisser tranquillement croire ce que bon lui semblait, quelle qu'en soit la raison. Il n'était pas fou. Ne pouvait pas l'être. L'était pourtant, sûrement. A sa façon. Alors qu'est-ce que ça voulait dire, tout ça ? Qu'elle avait tort de A à Z ? Qu'elle ne croyait pas assez fort ? Qu'elle était trop bête, fragile, craintive ? Qu'elle ne lui faisait pas assez confiance ? Et est-ce que c'était pour ça, qu'il voulait lui prouver ses torts ?
Les larmes aux yeux, elle entrouvrit les lèvres mais ne parvint à formuler ni mots, ni sons. Elle n'était pas loin d'être terrifiée et son sourire n'arrangeait rien, rien du tout. Elle voulait le croire gentil – sourire, c'est ce que font les gens bien intentionnés, non ? Pas les méchants ? Eux ils grimacent, ils grognent, ils crient ; dans son monde bien rangé, rien ne devait se mélanger. Sinon la peinture devenait laide, illisible, incompréhensible, plus rien n'avait de sens et Dieu ne servait plus à rien. Même pas à aller mieux. C'était pourtant son rôle premier dans sa vie, en théorie. L'aider, être là. Lui donner l'assurance de jours meilleurs pourvu qu'elle y travaille, qu'elle en paie le prix en faisant des efforts, en croyant en lui, en ne vivant que pour les bonnes choses et en étant bonne elle-même, sans jamais se détourner du droit chemin. Mais il faisait noir. Coby s'était relevé. Il faisait noir, sous son ombre, et elle avait peur. Menton relevé, elle aurait voulu en suffoquer. Pourquoi l'avait-il aidé, alors ? Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'avait-elle fait à ce moment-là qui méritait un sauvetage qu'elle ne faisait plus à présent ? Etait-ce parce qu'elle avait douté ?

Ou est-ce que, tout simplement, rien de tout ça n'avait vraiment de sens ?

Elle avait besoin que son monde reste rangé. Elle avait besoin de raisons aux choses et aux faits, de motifs derrière les actes, de lumières divines derrière la bonté humaine. Elle ne voulait pas du chaos, ça faisait beaucoup trop peur. Regard plongé dans celui de Coby, elle ne parvint même pas à frissonner. Que fallait-il qu'elle fasse pour enfin être heureuse et apaisée, qu'est-ce qu'il...
Un gémissement de protestation fut étouffé contre les lèvres de Coby, yeux écarquillés par la peur. La main dans son dos l'empêcha de reculer ; les siennes, crispées sur les épaules du jeune homme, tentèrent de repousser ce qu'elle prit ni plus ni moins comme une agression avec toute la force que la surprise lui laissa. Elle aurait pu en tomber. Yeux clos, crispée, elle tenta de refouler les larmes ; n'arriva même pas à se laisser tomber, à glisser, perdre pieds. Ça faisait mal. Juste mal. La peur creusa des tranchées dans son estomac, lui brisa les côtes et les tibias. Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi – sur le moment, elle n'y pensa même pas. Elle ne pensa à rien, trop abasourdie pour ne serait-ce que songer à crier une fois qu'il la relâcha, qu'elle fit cet unique, ce minuscule pas en arrière pour mieux poser ses deux mains à plat sur sa bouche, terrifiée à l'idée de ce qu'il venait de faire. Elle repensa à Leroy, l'oublia, y repensa, se dit que personne ne voudrait d'une fille qui avait fait n'importe quoi ; qu'elle avait déshonoré son nom, d'une certaine façon. Ses parents. Alors que ce n'était pas de sa faute. Et c'était injuste, profondément injuste.
Comment pourrait-il y avoir une quelconque volonté divine derrière ça ?
Les larmes coulèrent de nouveau et elle ne savai plus, comme si souvent ces derniers temps.
Elle ne sait plus, elle ne sait pas. N'a jamais vraiment su.

Comment pouvait-il s'amuser à lui enlever le peu qui lui reste ?

« Je... »

Elle pleura de plus bel ; sourcils froncés, cette fois. Son poing droit, tremblant, s'abattit sur son épaule. Une fois. Deux fois. Elle pleura, frappa à peine, ne savait pas. C'était horrible, comme sensation. Se sentir fautif alors qu'on avait rien, strictement rien fait. Ne pas savoir si on avait fait quelque chose de mal ou pas. Est-ce que ce n'était pas au moins un tout petit peu de sa faute ? Est-ce qu'elle ne l'avait pas provoqué – est-ce que Dieu la pardonnerait ?

« Je te déteste ! Je te déteste, pourquoi t'as fait ça – je te déteste, je te déteste... »

Ses épaules furent secouées de sanglots et elle cacha son visage dans ses mains. Bien sûr qu'elle le détestait. Bien sûr qu'elle ne voulait pas le détester.
Oh mon Dieu, que le monde est mal fait.



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Ven 9 Mai 2014 - 22:41

« Je te déteste ! Je te déteste, pourquoi t'as fait ça – je te déteste, je te déteste... »

Tu me frappes et tu pleures pourtant ... Regard rigide. Visage monotone. Grisâtre. Comme si une personne en plus changerait autre chose. On me déteste, tout le monde me déteste. Tu ne changeras rien. Un de plus, un de moins. J'ai appris à ne plus me contrarier pour cela. Ce n'est pas toi qui changera ma vie. Continue donc, hais moi. Ne suis-je pas le plus apte à recevoir ta haine ? Je la mérite. Je mérite tout. Tuez moi, je le mérite aussi. Je suis un être toujours insatisfait, un monstre se nourrissant de haine et de chaos. Tu me vois comme je suis. Tu me vois comme j'ai toujours été, absurde. Même mon âme a abandonné, même mon cœur ne bat plus. Ils savent bien que je suis mort, que tout espoir se fane. Je déçois. Ma mère biologique ne veux pas de moi, Ella n'en a pas voulu non plus. En ce moment même je déçois ma vraie mère, la seule qui m'ai vraiment aimé. Non, rien ne change. Pareil. Monotone. Ma vie reste la même. Une vie sans amour, sans passion où la seule chose qui m'importe est moi-même.

« Déteste moi si tu veux. L'amour n'a rien à faire dans la noirceur de mon être. Déteste moi jusqu'à que tu réalises que je te manquerais et qu'il ne restera que moi. »

C'est toujours comme ça. On commence par nous haïr et on finit par nous aimer. On réalise lentement qu'il reste que nous. On a détruit tout ce qui nous entoure. Il ne reste plus que cendre et désespoir. Dans ces territoires apocalyptique on découvre alors la seule personne qui veux encore de nous. Oui, je parle bien de moi. La seule personne capable de guider qui que ce soit dans les noirceurs. La seule personne capable de trouver une once de sens dans le chaos. Dans cette obscurité, dans nos cœurs noirâtres et nos vies sans sens il reste toujours une sens. Une chose qui fait qu'on est encore là, qu'on continue. Oui, un sens à cette vie qui n'en est pas une. Un sens à cette vie destinée à rester confinée, captive entre ces murs.
Ma conscience se heurte, elle ne peux pas s'enfuir. Elle ne peux pas m'abandonner. Il ne me reste que cela. La conscience d'être là, la conscience de mes actes. Oui, seulement cette conscience et cette honte qui me hante. Ils m'empêchent de vivre, de faire ce dont j'ai envie. La vraie vie me manque. La joie me manque. Je me rend compte qu'il ne me reste vraiment rien. Mon corps, mon âme, mon cœur. Tout cela n'est que superficiel, tout cela sombre lentement. Je ne résiste pas, je ne cherche pas à m'échapper. Je me noie, je m'échappe et la lumière s'éloigne. Je ne veux pas finir seul, me noyer seul. Non, tu me rejoindras Rachel. Nous toucherons le fond ensemble, pour l'éternité.

L'impression d'une boucle. Je déçois encore, je me fais encore haïr. Mon regard plonge dans le tien. Je le sais, je le mérite. Je ne peux plus vraiment affronter ton regard, je ne peux pas affronter ta faiblesse. Je doute. Tant d'incertitude et mon coeur défaille. Voudrais-je vraiment te noyer ? J'exaspère. Je suis un bâtard, sans choix, sans foi, sans loi, sans cœur. Ou peut-être que si, il doit être caché profondément, incapable de battre, obstruée par cette folie. J'avais tout, je pouvais tout faire. J'ai finis par devenir cet échec dont les gens ont honte, cette tâche dans leur passé, cette chose dont ils détourneront les yeux. Ils penseront à moi en fumant leur clope, ils se demanderont où est ce gars sympa et finiront par m'oublier lorsque le filtre sera fini. Je me ferais ensuite oublié en même temps que cette cigarette sera lamentablement écrasée sur le sol d'un coup. Plus rien, un vide, un vague souvenir. Ella finira par m'oublie et se refaire une vie, Westley aura plus de mal mais lui aussi finira par m'oublier. Je disparaîtrais de leurs mémoires et mon corps s'échouera alors lentement dans les abysses.

Je n'arrive plus à rien. Je n'arrive plus à te faire mal. Ce ne sont que les faibles qui s'attaquent aux faibles. Ils ont raison. J'aurais aimer leur dire qu'ils ont tort. Je souris, un petit sourire moqueur. Pas que je me moque de toi mais de moi plutôt. Oui, je me moque de ce fou qui ne peut s'empêcher de chercher la faiblesse de ton regard tandis que le sien ne saurait tenir longtemps. Je t'ai fait pleuré... Je te regardes et je vois cette haine obscure, cette incompréhension. Puis il me revint l'envie de t'embrasser, pour moi ce n'est pas assez. Nous devrions allez plus loin, nous devrions voir jusqu'où on tient. Suicidaire, nihiliste, anarchiste. Tu réalises. On réalises toujours. On ne peut pas ignorer la réalité éternellement, le jour fatidique viendra et alors tu ne pourras rien faire à part te réfugier dans mes bras. Le jour n'est pas encore arrivé et la fatigue engourdit mes membres. Je remets alors le miroir à sa place et je repars en me dirigeant vers le canapé. Je m'affale lentement. Ma tête tombe en arrière et je ferme les yeux à moitiés. Dormir, t'écouter, rêver. Trop de chose et pas de réponse. Parler.

« Tu es si facile à affaiblir tandis que moi je reste insensible. On ne peux donc rien faire pour moi. »

Ce fut au tour de ce rire, un rire moqueur.
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Lun 12 Mai 2014 - 15:22

Perdue, cachée derrière ses mains comme derrière un bouclier, elle pleura de plus bel. Il n'y avait de noirceur nulle part. Ses sanglots lui hurlaient le contraire mais non, non, personne n'était mauvais. Personne ne pouvait vouloir le mal. Ses épaules se secouaient sans lui laisser le temps de réfléchir, de penser. Elle avait tellement mal qu'elle en aurait été incapable, de toute façon. C'était comme s'il avait posé ses lèvres sur les siennes avec une balle coincée entre les dents – pan. Maintenant il y avait un trou quelque part dans sa gorge et elle ne pouvait plus respirer. La sensation la laissait souffle coupé. C'était affreux, affreux. C'était insupportable. Parce qu'elle savait que plus rien ne changerait ce qui était arrivé, parce qu'elle ne pourrait pas oublier, parce qu'il l'avait fait juste pour être méchant, n'est-ce pas ? Alors elle devait vraiment avoir des trous dans les poumons. Elle n'avait plus qu'à devenir un oiseau ou un poisson.
Se noyer pour de bon.
Ses mains essuyèrent tant bien que mal ses yeux et elle les leva vers lui ; il les baissa sur elle, un instant, à peine. Il sourit, les larmes continuèrent de rouler sur ses joues. Ils n'avaient rien en commun. Elle ne voulait pas ; voulait que si. Ne savait pas. Si seulement elle avait été aussi sûre d'elle qu'il semblait sûre de lui, elle se disait que peut-être, peut-être, elle aurait enfin pu vivre tranquille – s'affirmer, ne pas se laisser faire, avoir foi en ses choix. Mais ce n'était pas le cas. Ce ne serait jamais le cas et au fond, lui aussi était troué de partout, des cœurs aux poumons. Ils faisaient pitié à voir, hein. Elle en train de pleurer comme une imbécile, lui en train de remettre le miroir, de faire comme si de rien n'était alors qu'au fond... Au fond, hein. Elle n'aurait même pas su dire qui était qui, qui était quoi. Elle était qui, elle ? Une fille stupide, une fille qui se laisse marcher sur les pieds en souriant et tend l'autre joue parce que c'est la seule chose qu'elle sait faire – la seule chose qu'on attend d'elle, et aujourd'hui plus personne n'est là pour l'en féliciter. Il n'y a qu'elle, et elle a mal. Toute seule, c'est trop dur. Elle repense à ses amis ici, à ses amis là-bas, tente la comparaison et soupire en tremblant parce qu'il n'y en a pas. Ils ne ressemblent pas du tout, pas le moins du monde. Aucun Leroy, aucune Fannie ne la sortira de là. Et dire qu'elle pensait à s'en aller, avant. Qu'elle s'était dit « her, quitte à se faire tirer dessus, pourquoi rester enfermée dans des principes qui me tordent l'estomac ? » Et maintenant qu'elle était enfin libre de faire ce que bon lui semblait, c'était là qu'elle s'accrochait le plus fort à ce dont elle avait failli vouloir se débarrasser.
L'ironie lui brûlait la gorge. La culpabilité lui sciait les jambes.
Quand il se fut allongé, doucement, elle se laissa glisser dos contre l'accoudoir du canapé. Elle ne savait pas ; ne savait plus, n'avait jamais su, ne saurait jamais et n'aurait jamais voulu savoir. Une tâche en plus sur un tableau déjà tout gris. Bras serrés autour de ses jambes repliées, elle laissa les larmes rouler sans discontinuer le long de sa peau rougie. Même là, percluse de peine, les muscles rigidifiés par le froid qui courait dans ses muscles et ses os, elle aurait aimé pouvoir le consoler. Il n'avait pas l'air d'aller bien ; elle s'en voulait. Ce n'était sûrement pas de sa faute, mais le simple fait de lui avoir crié qu'elle le détestait commençait à la brûler inconsciemment – parce qu'elle n'aurait jamais dû dire ça, mon Dieu. C'était stupide. Elle s'en voulait. Elle ne le détestait pas plus qu'elle se détestait elle, de toute façon.
C'était triste à dire, vraiment.

« Tu es si facile à affaiblir tandis que moi je reste insensible. On ne peux donc rien faire pour moi. »

Son reniflement discret aurait eu du mal à le contredire. Elle était faible ; elle le savait bien, tout le monde s'en rendait compte. Forte à sa façon, sans doute, mais pas forte tout court. Elle savait se tenir debout, savait sourire quand elle avait envie de pleurer, savait tendre la main là où elle voulait gifler, mais ça s'arrêtait là. Quand on la frappait, quand on la poussait, elle vacillait et tombait. En souriant, oui, et alors ? Lui, il n'avait jamais l'air d'aller si mal que ça. Elle aurait aimé en être capable, elle aussi. Et d'un autre côté, c'était encore plus triste. De n'avoir aucun espoir.
Il devait forcément en avoir encore, quelque part. Il y avait toujours quelque chose à faire pour les autres. Pour soi. Toujours. Toujours, toujours.

« Désolée. »

De qui, de quoi... Peu importe ; elle l'était, c'était tout ce qui comptait. Elle ne chercherait pas à se comprendre, cette fois. Elle voulait juste se calmer et inspirer. Se rendre compte qu'elle était en vie et apprécier le simple fait d'être au chaud sous un toit. Comme avant.

« Il y a toujours quelque chose à faire. » Doucement, elle finit d'essuyer ses yeux. « Tu trouveras quoi. »

Et elle enfouit son visage dans ses genoux, dans le tissu réconfortant de sa jupe. Elle aurait aimé l'aider, mais comment faire si elle ne parvenait même pas à s'aider elle-même ? Il y avait encore trop de chemin à faire.

« J'en suis sûre. Tu veux dormir ? »

Son murmure se perdit dans l'air. Elle avait trop pleuré et s'en voulait à en perdre pieds. C'était trop dur de changer.



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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Sam 24 Mai 2014 - 20:38

Si je tombe personne ne sera là pour me rattraper.
Je serais là à tendre la main, j'essayerai de m'échapper vainement des noirceurs seulement personne ne sera là pour attraper ma main. Je le sais bien, personne ne sauve un fou. Je me répète sans cesse que les gens ne m'aiment pas. Ce ne sont que des apparences, ils me laisseront crever si ils ont l'occasion. On est tous des bêtes rempli de rancune caché sous des faux sentiments. Même si je me le répète, même si je réussis à me convaincre qu'il existe des gens bons et généreux je ne peux m’empêcher de me rappeler encore la même chose : Personne sera là quand le jour J sera venu. Qui viendra te retirer cette folie ? Qui sera prêt à affronter ton regard dément et tes paroles vénéneuse et réaliste ? Ils auront peur, ils auront peur car ce jour là tu ne diras que la vérité, tu feras en sorte qu'ils affrontent la réalité. Personne est capable d'affronter cette exécrable réalité.

« Il y a toujours quelque chose à faire. Tu trouveras quoi. »

Mes yeux se ferment. Mes pensées semblent brouillées, indécryptable. Je voudrais m'en sortir, réussir mais je n'arrive pas. On ne peux rien faire et j'ai beau creusé mes méninges je ne trouve rien capable d'extraire cette folie maintenant encrée dans mon cœur. Il n'existe aucun appareil, aucun sentiment ayant cette force. La plus pure des bonté ne saurait l'effacer. Mon corps est malade et en mon corps je porte la démence. Sauver cet être fou est impossible. Je sens lentement mon corps qui se recroqueville, cet être dont la démence le mange jour après jour. Je sens que je perds mes forces, que la fatigue me vient. Je deviens un zombie, un être qui ne contrôle plus son corps mais qui continue pourtant encore à lutter sans relâche.
Le jour viendra où tout cela ne serviras à rien, même y penser ne servira à rien car ce jour là la folie aura envahi mon être. Cela pourrait arriver demain ou bien encore dans un an. Je serais fini, je ne servirais plus à rien. Toutes mes pensées macabres et sordides aboutiront à quelque chose. Toutes ces envies malsaines ne seront plus retenues. Je sens déjà quelques symptômes, avoir embrasser Rachel en fait partie. L'autodestruction commence, bientôt il ne restera rien... Oui, rien.

Rachel est là par terre en train de pleurer dans ses genoux. Est-ce que c'est moi qui lui ai fait ça ? Personne ne supporte la vérité, je le sais, alors pourquoi est-ce que je lui ais dis ? N'aurais-je pas pu me taire ? Rester muet pour encore quelque temps, l'éviter pour ne pas avoir de risques. Non, je suis un incapable, un connard. Je l'ai vu souffrir et j'apprécie ça, j'apprécie avoir planté cette graine de folie dans son cœur. Je l'ai enfoncée afin qu'elle ne sorte jamais, je l'ai arrosé avec de la haine et je l'entretiens avec son remord. Bientôt cette fleur s'épanouira et il ne restera rien de Rachel, enfin c'est ce que je dis. Doit-on accorder du sens à la parole d'un fou ? Bien sûr que non, ce ne sont pas les fous qui ont fondé le monde moderne. Les fous eux ont été pendus ou brûlés au bûcher. Bientôt ce sera mon tour aussi. J'aurais enlevé ce masque de mensonges, j'aurais révélé mon identité et les gens prendront peur. Ils se retourneront facilement contre moi, ils me courront après avec leur haine, leurs rires morbides et leurs armes. Il faudra que j'essaye d'avancer, de fuir malgré mon aliénation mais je ne pourrais pas, leur haine m'en empêchera et alors ce sera mon tour.
Mon tour de mourir.

« J'en suis sûre. Tu veux dormir ? »

J'ai arrêté de réfléchir, j'ai jeté ma tête en arrière car la tenir correctement était dur et j'étais plus grand que le dossier du fauteuil. Mes yeux ont vacillé, ce murmure inaudible s'est perdu dans mes pensées. Dormir, se reposer. Pourquoi ? Pour rêver ? Je ne sais plus rêver, la nuit je ne fais que des cauchemars ou bien c'est comme un grand vide.Toutes ces choses, tout ces rêves de bonheur se sont fanés avec mon espoir. De ce passé radieux et joyeux il ne reste rien, enfin que des bribes. J'oublie, j'ai oublié le bonheur, la joie. Toutes ces choses ne sont que futiles et attirent seulement des problèmes comme l'affection mais l'homme ne peut pas s'empêcher d'aimer. Pourquoi ais-je sauvé Eve ? J'ai eu pitié, j'ai éprouvé de l'affection, je me suis vu à sa place. Même moi je ne sais pas, personne ne le sait. Sous tout les cœurs de pierre il existe une infine lumière même si il disparaît jour après jour.
C'est donc ça l'espoir ? C'est donc ça qui me sauvera ? Cette minuscule chose caché sous la haine, sous les débris de mon ancien espoir. Devrais-je la laisser briller ou l'éteindre ? Trop de pensées. Mon crâne semble exploser, il enfle encore et encore. Je secoue ma tête d'un côté à l'autre lentement. Evacuer tout le stress, oublier encore, ignorer encore. Je veux juste me reposer un instant, faire comme d'habitude, faire en sorte de me réveiller sans soucis comme si rien n'était arriver et que rien n'arrivera ensuite. Oui, dormir.

« Si tu en es si sûr alors tu as peut-être raison. Dormons maintenant »

Mes paroles se perdent dans l'air. Des choses futiles, sans effets. Lentement je perds conscience, je relâches toute tension. Je ne suis plus là, je suis partie et je les sens venir ...
Ces cauchemars du passé.
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MessageSujet: Re: [RUDY] ▬ D'avoir tant craint l'anathème... { Coby Riggs }   Lun 26 Mai 2014 - 20:54

Il y avait quelque chose à faire. Forcément. Parce qu'il y avait toujours une solution, une percée dans les nuages ; de la chaleur dans les gouttes de pluie, de la douceur dans les orages. Le monde n'était ni rose ni noir, ni blanc ni gris. Il était un joli mélange de toutes ces couleurs qui parfois n'en étaient même pas, comme les traces que ses doigts laissaient inconsciemment sur les pans repliés de sa longue jupe. Oublié, le tablier. Pas le baiser. Elle avait encore les lèvres brûlantes et la gorge serrée, comme si son corps avait tenté par tous les moyens de rejeter le souvenir de ce qui venait de se passer, des mots, des actes et des pensées. Elle ne voulait pas avoir dit ça, ne voulait pas qu'on lui ait fait ça. Elle voulait juste exister, sans problèmes, sans rien pour troubler l'eau opaque qui coulait dans ses veines. Elle ne voulait ni rouge ni noir ; juste de la bonté et de jolis reflets dans les miroirs. Si Coby allait mal maintenant, il finirait par aller mieux ensuite. Elle voulait le croire. Parce qu'il était fort, parce qu'il n'avait qu'à le vouloir. S'il se redressait, s'habillait correctement et se donnait le temps de se trouver une raison de vivre, il irait aussi bien que n'importe qui d'autre. Il fallait que ce soit vrai. Elle veillerait à ce que ça le soit. Elle se sentait responsable de lui, en quelque sorte, autant qu'elle voulait le haïr. C'était complexe. Elle ne comprenait pas vraiment. Pourtant il lui avait suffit de quelques secondes, minutes pour la briser en mille morceaux comme si elle avait été cachée derrière un simple miroir au lieu du tissu opaque dont elle avait tissé ses pensées. Il l'avait déchiré sans le moindre effort ; avait vu à travers le masque quand même elle peinait parfois à en discerner les contours.
Il lui était devenu important, d'une certaine façon. Elle ne savait juste pas encore laquelle, de quelle côté, comment, dans quel sens. Il l'était, c'est tout. Il le serait.

« Si tu en es si sûre alors tu as peut-être raison. Dormons maintenant »

Dormons, dormons. La jeune fille enfouit un peu plus profondément encore sa tête contre ses genoux, cherchant une position plus confortable pour ne serait-ce que se reposer. C'était étrange. Elle venait de dormir et, pourtant, elle se sentait encore fatiguée. Toutes ces larmes l'avaient éreintée, brisée, cassée en petits morceaux que même un balais n'aurait su réunir pour les ramasser. Elle voulait dormir. Se reposer. S'allonger quelque part et oublier tout ce qui venait de se passer, oublier que peut-être d'autres personnes avaient pu comprendre qu'elle n'était pas si gentille et si douce qu'elle pouvait bien en avoir l'air ; oublier les coups de feu, la terreur, la douleur, les lèvres qui en mordent d'autres et les balles qui rentrent dans la peau pour vous ôter la vie, les pensées, la vue, tout. Oublier que sa sœur ne remarcherait plus jamais correctement. Oublier que Dieu n'avait rien fait pour les aider, quand bien même ils avaient soutenus la femme du criminel et participé à l'enterrement. Elle ne voulait plus rien entendre, plus rien savoir. Juste caler sa respiration sur celle déjà plus tranquille de Coby, sombrer dans le noir et laisser son âme voguer sur des pensées auxquelles elle même ne comprendrait rien. Rester dans l'inconscient, l'inconsistant, le rien, le tout – peu importe pourvu que ce ne soit rien qui lui fasse peur, qu'elle connaisse, qui soit capable de la regarder dans les yeux comme on se regarde soi-même en se disant non, je n'ai pas pu faire ça, ce n'est pas moi.

« Bonne nuit, alors. »

Dos contre le côté du fauteuil, yeux clos, lunettes posées près d'elle, elle laissa petit à petit ses pensées s'évaporer contre ses joues en pluie sèche. Le sommeil la gagna ; et, sans se préoccuper du mal de dos qu'elle aurait le lendemain, ou des regards de quiconque entrerait dans la pièce et les verrait endormis là, elle laissa Morphée la prendre dans ses bras.
Ne me ramène pas, ne me ramène pas.
Juste cette fois.



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