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 Léopold Boulain | To boldy go - Quand est-ce qu'on rentre?

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MessageSujet: Léopold Boulain | To boldy go - Quand est-ce qu'on rentre?   Ven 6 Déc 2013 - 23:28



* Ou juste « Léo »


*nom – Boulain, Cohen
*prénom – Léopold, Samuel
*age – 12 ans
*né(e) le – 11 novembre 1932

Pouvoir
Pour lui qui ne l’a jamais (ou alors il l’a refoulé) récitée ni émit la moindre parole en hébreu, c’est pour ainsi dire, un comble. A la maison, il n’y avait qu’Elsa – et par mimétisme, Ania s’y était aussi essayée – pour pratiquer le judaïsme, en version originale de surcroît. Le temple, il y avait effectivement mis les pieds pour se faire circoncire mais à huit jours, qui s’en souvient ? Ensuite, il avait assisté une ou deux fois à la prière mais son ennui s’était vite fait ressentir. Alors quoi, maintenant il connait par cœur l’Alenou et en plus peut la faire réciter à n’importe qui ? S’il existe des phénomènes hallucinants et, sérieusement, il hésite à qualifier celui-ci de « grotesque », aucun doute possible sur la classification du prodige en question. Cela dit, il faut lui rendre justice et reconnaître son caractère cocasse. Imaginez-vous un peu, avoir Léo, innocent et ingénu Léo (on y croit en tout cas), dans le périmètre, lâchez un honorable « putain de merde », pour vous excusez platement d’une prière d’hommage servile à Dieu aux oreilles d’un petit garçon qui, vous pouvez en être certain, se bidonnera probablement généreusement du ridicule qui se sera engendré sur votre personne, dans la magnifique langue de Yahvé. Ah sisi, c’est quand même génial, hein. Tout comme cette phrase à rallonge. En fait, pour le dire élégamment, « c’est trop dar. ».


Alter Ego Astral
 Même passé le cap de l’âge à deux chiffres, une part de nous reste encore à demie-accrochée à l’enfance. Pour n’importe quoi en échange, il aurait désiré avoir un Teddy près de lui, à serrer sans vergogne ni gêne pendant les temps durs. Un bel ours au pelage soyeux, peut-être un peu rugueux, à qui se confier et auprès de qui espérer. Au lieu de ça, c’est Oliver Twist, surnommé « Twisty » par souci de commodité, le rat au poil terne ayant miraculeusement échappé au terrible bacille de la peste. Tout du moins, il a toujours eu le bon sens de ne pas refiler celle-ci – en admettant qu’il l’eût jamais eue – à Léopold. Vermine ou non, dans les camps les autres animaux de compagnie n’étaient pas admis, fort possiblement si on considère le fait qu’ils n’étaient pas supposés partager le faciès du Juif typique. Quoi qu’il en soit, à défaut d’être un vaillant Jason, impossible de dénigrer le valeureux Croûtard l’animant. C’est avec une fidélité rare et âpre qu’il s’est engagé à la suite du garçonnet. Après tout voyez-vous, si à Bergen-Belsen on est sûr de manger – mal, d’accord dessus, mais de manger quand même (au milieu des immondices, il ne faut pas faire la fine bouche et on a buffet à volonté), rien ne garantit l’abondance de pitance dans un endroit où le sol est carrelé et visiblement, relativement, astiqué, n’est-ce pas ? Il lui fallait un garant à ce jeunot.


Passions
 Comment on fabrique les bonbons ? Et les bébés ? On mange quoi ce soir ? Eloi est là ? Il peut venir ? Quand est-ce qu’on pourra retourner au cinéma ? Les oiseaux, leur corps il est plus lourd que leurs ailes ? Je peux aller jouer ? Les gens qui écrivent, ils deviennent tous écrivains ? On a rempli le stock de glace ? A la vanille et à la fraise ? Maman elle est où ? Tu m’achètes des billes ? Tu peux éviter de piétiner Grégor et l’arroser plutôt, s’te plaît ? Montre ton calecif ? Tu m’le prêtes ? Papa j’aimerais essayer tes lunettes ? C’est vrai que les lézards ils ont la queue qui repousse ? Dimanche c’est bien grasse-matinée, hein ? On mange quoi ce midi ? Maman t’as vu ma note ? Tu souris Maman ? Demain c’est mon anniversaire, il y aura encore du chocolat ? Ouah, c’est pas de la toile cette fois ? Neuve ? On va crever les pneus du quel de la bande des asperges alors ? C’est vraiment un anthurium ? On dit que les pommes de pin portent bonheur, tu étais au courant ? Qui va nourrir Nestor cette semaine ? Regarde-le il tourne en rond dans le bocal, tu crois qu’il a réellement pas de mémoire ? Lucie veut me voir, tu, vous, es, êtes, non, euh, sûre ? Tu m’aimes un peu, beaucoup, à la folie ? Non, vire le « pas du tout »…
Le silence, tu penses que c’est pour formuler des questions ?


N'aime pas / Phobies
 Les gros chiens ; perdre aux osselets, surtout à cause de Félicien ; le savon noir et piquant dans les yeux ; être petit ; les gens trop grands ; prendre le train ; qu’on lui pince les joues ; qu’on remue les joues pincées ; avoir la diarrhée ; les blagues qu’il ne comprend pas ; faire des discours de remerciement ; les bises de dix minutes et au dentier tremblotant de Pépé Godefroy ; les légumes verts ; les mêmes repas d’affilée ; le dentiste quand il y a une carie ; les jumeaux Benjamin et Cécile parce qu’ils sont jumeaux ; qu’on écrase Grégor ; être mis à l’écart ; devoir faire le ménage ; se coiffer, enfin, que Maman le coiffe ; les cours d’arts plastiques ; qu’on lui marche sur les pieds ; sentir les aisselles des adultes ; l’automne ; les poux à la rentrée ; les colonies de vacances forcées ; aller à la pêche avec Papa ; Ania, parfois ; les hauteurs ; la mer avec les vers dans le sable ; faire la prière ; les disputes avec Eloi ; les disputes avec Lucie ; la règle sur les doigts ; quand Lucie n’est pas là ; les moustiques ; les chaussettes trop petites ; les idées toutes faites ; les réponses toutes faites ; les symphonies de Janacek ; la pluie ; l’alcool ; le café ; les pages pré-gribouillées ; les gens qui éternuent sans couvrir leurs postillons ; le train, enfin, devoir monter et faire les voyages en train ; le train encore ; le rouge à lèvre de Maman ; les blagues nulles de Papa ; les blagues vraiment trop nulles tout court ; les grands qui tapent parce qu’ils sont grands ; l’  « adultance », le contraire de l’ « enfance ».
Et puis d’autres choses, parce qu’on trouve toujours un petit quelque chose à ajouter. Le principe des listes.




«Le monde des grands est trop petit / manque de pot manque de poésie / trop étriqué trop riquiqui / le monde des grands est bien trop petit ♪»

Caractère

« -Léopold Samuel Boulain, pour la dernière fois, goûte ne serait-ce qu’une bouchée avant de dire que tu n’aimes pas le potage aux choux-fleurs.
-Maman, l’odeur du mijoté suffirait à n’importe qui…
-Ne dis pas de bêtise, voyons. On t’a donné cinq sens, ce n’est pas pour que tu en ignores la moitié.
-Je n’en veux pas. Je n’ai même pas faim !
-Léopold ! Vas-tu cesser de discuter enfin !? »


Oh oui, buté comme une mule, capricieux, et quelque peu insolent. Les ingrédients parfaits pour obtenir un enfant mâle de dix ans. Léo a la tête dure et pour un peu, on ne ferait pas la différence avec Savta Bina. Savta, ça veut dire « Grand-mère » en hébreu et apparemment, ce caractère ronchon est transgénérationnel. J’veux pas ci, j’veux pas ça, comment contenter une personne qui fait autant la fine bouche, qui bougonne qu’on l’embête, qui trépigne pour des friandises dès que l’on passe devant le confiseur en bas de la rue ? Léo c’est ce genre de p’tit gars, qui sait ce qu’il veut – et pas forcément où il va, certes. Des choix prétendument tranchés, qui cachent les tergiversations constantes d’un gamin. En fait, même comme ça, Léo sait que s’il ne se pose pas de règles, s’il n’établit pas un semblant de plan, il risque de se laisser submerger. Et ça, c’est beaucoup trop dangereux pour en courir le risque. A chaque challenge, à chaque question, il pose une borne mentale, un stop transitoire, et tant pis s’il passe pour monsieur-non aux yeux de tout le monde. « Polochon, plus bouché que toi, ça s’appelle un cas désespéré. », lui ressasse sans cesse Ania. Rien à y faire, il ne démordra certainement pas d’une directive qu’il estime d’avoir raison de prendre. On a beau être encore en Primaire, et ça peut bien paraître vieux-jeu, il faut bien commencer par s’éduquer quelque part. Et ce n’est sûrement pas un sobriquet à coucher dehors qui pourra lui faire changer d’avis. Plutôt mourir.
Le problème avec Léopold, c’est qu’on ne sait jamais ce qui lui traverse l’esprit et que son visage presque naïf n’a pas la fiabilité d’un panneau indicateur. Il pourrait acquiescer gentiment, juste le temps d’obtenir quelque avantage, vous rassurer docilement avant de se lancer dans des racontars éhontés et semer la zizanie dans l’échoppe voisine. Il pourrait vous parler de l’incroyable Billy Batson et comment paf ! Tu vas avoir affaire au super Captain Marvel, SHAZAM !, comme soudainement vous demander pourquoi la guerre est inhérente à l’humanité pendant que vous épluchez les pommes de terre pour le dîner de ce soir. Parfois on le surprend en classe, à fixer la craie du professeur sans la voir. Il semble perdu, déboussolé, absorbé par une immensité effrayante de vide, avec un regard bien trop sérieux pour un simple garçonnet. C’est comme si le monde, l’univers soudain allait le dévorer, frêle et vulnérable dans ses pensées. Votre fils a des absences, madame, est-ce que quelque chose le perturbe en ce moment, à la maison ? Du tout, c’est juste qu’à force d’entendre les adultes lui dire que tout va bien, eh bien lui ne peut s’empêcher de douter ; d’abord, ça veut dire quoi « Tout va bien » ? En dépit de ce que nombre de gens croient de lui, il cultive un brin de sagesse et écoute avec fascination les propos d’Einstein sur l’émerveillement du temps de l’enfance. Et puis il tri, il organise toutes ces informations pour sombrer dans un étourdissement sans fond. Quand il émerge enfin, le temps repart, tout bêtement, le voilà de nouveau turbulent et appliqué, agaçant et un poil trop curieux, maladroit et charmeur, quoique fripon ce garnement. Il ne faut pas en attendre trop non plus.
Il a des capacités, et ça, ses instituteurs veulent bien le clamer aux quatre vents. Pourrait mieux faire, cela dit. Bah, ça ne coûte rien d’apprendre ses leçons, il suffit de suivre en cours, de lever la main de temps à autre et le tour est joué. Il aime faire plaisir pourtant. Se rendre serviable et taquin, histoire que Lucie le remarque un peu. Il pourrait lui acheter des fleurs et avoir de parfaites manières (bon, il les a déjà d’ordinaire mais allez, ça ne tue pas d’en faire un peu plus !) devant Madame Berlioz. Tout ça pour se sentir électrifié lorsque Lucie lui effleure la main. Qui a prétendu qu’être amoureux c’était une affaire à venir ? Ce que vous vous forgez de préjugés enfin !
Mais oui, en effet, c’est vrai que l’innocence est plus bavarde que la parole, aussi sensée soit-elle. Et devant tous ces grands qui se penchent avec une moue mi-mielleuse, mi-crispée vers lui, fausse et condescendante, Léopold donne le change. Il s’agit de ne pas se mettre à dos les maîtres et maîtresses, ni le curé du secteur ou le Rabbi du quartier. L’important, c’est que l’amical « gredin » ne tourne pas au vinaigre.
Manipulateur ? Juste un peu. Pas manipulateur, d’ailleurs, simplement « plein de ressources », qu’il préfère. Et avant d’être ce portrait qu’on fait de lui sur la place du marché, il n’est qu’un gosse, le truc à ne pas oublier hein.
Un gosse oui, avec ses peurs, ses terreurs, ses phobies, ses craintes. On ne plaisante pas avec ça, ça n’est absolument pas amusant, non mais, sérieusement ?! Fiché dans un train pour lui faire croire qu’il va tout seul chez Oncle François ? Mais où est le burlesque ? Nulle part. Les trains, c’est juste pas normal, c’est contre-nature, voilà.  Il rechigne aussi à rester seul dans le noir, même si ça, il n’ose pas le dire de peur de passer pour un bébé. Et puis de ne pas être aimé, très important ça, peut-être plus important qu’un foyer. Un foyer, ça peut se construire, ça demande juste du temps. L’affection et ce qu’on accepte de partager, c’est largement plus compliqué. Parce que se retrouver seul au monde, c’est plutôt triste.
Un gosse, rien qu’un gosse comme on en trouve des tas, comme il y en a peut-être sous votre toit. Un gosse qui pleure, de la marmaille qui rit, qui crie, un mioche qui parle de liberté autant que d’autres parlent des factures à payer, de politique inventée.

Et Gavroche, ça vous rappelle quoi?



Physique

« - Petit, ça va ? Tu t’es fait mal ?
-J’suis pas pet… Non, ça va aller, merci M’sieur. »

Il est petit, maladroit, et s’appelle Léopold. Ou Léo, parce que c’est court et que ça colle  avec sa taille.
Léo tombe par terre, renverse la vaisselle de porcelaine, claque la porte sur ses doigts. Léo n’atteint pas le miroir au dessus du lavabo – pour ça, il faut monter sur un tabouret ; et même là, ça ne suffit pas. Alors il doit se hisser sur la pointe des pieds pour enfin voir autre chose que son front se pointer dans le reflet ; un front tout frais, un peu pâle, peut-être trop, souvent sale d’avoir joué, roulé dans la terre, où les cheveux viennent se coller en une tignasse brune, épaisse, coupée à la garçonne. Bah oui, puisque Léo est un garçon. Un petit garçon comme les autres, qui n’aime pas se coiffer, qui rechigne quand Maman lui dit « Viens par-là, toi, que je t’arrange » - parce que de un, il se trouve très bien déjà, et de deux, le peigne, les nœuds à démêler, c’est pour les filles comme sa grande sœur Ania, qui adorent se pouponner et se faire belles – mais bon, Maman lui fait les gros yeux, avec cet air menaçant qui veut dire « Essaye de me contredire jeune homme, et tu verras jusqu’où je peux étirer tes oreilles ! », alors il ne dit rien et se laisse faire, tout sagement.
C’est une bonne tête, ce gamin, il est mignon comme les moineaux sur le balcon, avec ses joues qui font « pouic » quand on y enfonce un doigt, avec ce nez court et mutin qui sourit. Parfois, on lui dit « lève la tête, Léo, on ne va pas te manger ! »  et Léo, lui, lève juste les yeux, des yeux grands comme ça qui font craquer tout le monde. Ca marche presque à chaque fois : quand le ton est agressif, tout de suite après, les prunelles sombres et ingénues opèrent leur magie, réduisant à quia et marshmallow fondu : victoire par abdication et trophée chocolaté. Ca agace beaucoup ses parents et la directrice de l’école, qui se tordent les mains, grimacent en soupirant pour lui faire comprendre que non, quand on est puni, on ne cherche pas midi à quatorze heure, on ne vient pas jouer avec les sentiments du professeur. Mais ce n’est pas de sa faute, n’est-ce pas ? Pas sa faute du tout : son visage, il ne l’a pas commandé à la fabrique de jouets. Il a juste appris à s’en servir. Pour ça, il faut se plaindre aux adultes, voilà.
Fichu comme tout le monde, Dieu merci, pas de mauvaises surprises à la naissance!, pas difforme, pas bancal, et s’il y a quelque chose de cassé, c’est qu’il est encore allé se castagner avec le fils des voisins. A dix ans, on est un gaillard, en bonne santé, alors autant en profiter : Ca saute, ça monte sur les bancs, ça dégringole les escaliers, ça se baigne dans les fontaines, ça fait payer des sparadraps et courir la malheureuse bonne. Ca se donne des coups de poing pour de faux, c’est increvable, une vraie pile électrique, même pour un mètre vingt-cinq et tant pis pour ses dents de lait. Ca les fait tomber plus vite et comme ça, la Petite Souris ne risque pas d’être au chômage.
Parfois Léo espionne sa sœur, dans sa chambre ou peu importe la pièce tant qu’elle peut s’y refléter. Ania se maquille, c’est vrai. Elle est grande, se veut coquette pour plaire aux « hommes »– parce qu’elle a toutes ses chances, qu’elle dit. Et pour ça, il l’entend qui se plaint de ses fesses, de ses taches sur le nez ou de son poids, la faute au poulet farci d’hier soir. Du coup, de temps à autres, quand personne ne traîne dans les parages, le garçonnet s’essaie à l’exercice, imite les grimaces en se demandant si chez lui aussi il y a des choses qui ne vont pas. Au fur et à mesure, ses yeux se posent rapidement sur la silhouette bonhomme : les dents en moins, qui ressemblent soudainement à des petits trous noirs comme des cavernes ; ces jambes trop courtes qui font que tout le monde le traite comme un bébé ; ou encore ces joues rebondies qu’il s’efforce d’aspirer depuis l’intérieur de sa bouche.  Il a cependant de belles années à attendre avant de pouvoir réellement se soucier de cela, et il espère avec impatience cette poussée de croissance qu’on lui promet.

D’ailleurs, qui dit croissance, dit vêtements qui raccourcissent. Vêtements. Pour lui, c’est pire que la durée de vie des machines à laver pour l’époque. Un peu l’équivalent de, et tant pis pour l’anachronisme, Buzz l’Eclair et son « Vers l’infini et l’au-delàààà ». Vêtements. Un mot pour deux touchés, deux tissus à inter-changer, aussi détestables l’un que l’autre : la blouse et les habits du dimanche. La première tenue, c’est celle obligatoire de l’école, à mettre dès même la grille de l’entrée franchie. La seconde, c’est celle obligatoire de la messe, qui gratte au niveau du cou, fait des pluches et qui va de pair avec du gel à foison dans ses mèches rebelles. Gluant et luisant, patinant ce qui bientôt n’est plus qu’un tapis brun ciré chatouillant le coin des paupières.
On n’est pas spécialement riche chez les Boulain, ou du moins devrait-on dire que ça ne tient pas lieu de priorité,  et les caleçons de toile doivent servir pour la quinzaine. Avec de la chance, il peut avoir un neuf pour son anniversaire, et celle-là est en flanelle, ne démange pas, mais s’use vite alors il ne faut pas frotter jusqu’à en trouer les fibres. (Bon, d’accord, d’une année à l’autre il négocie parce qu’il préfère une tablette de chocolat à la place, ou un cerceau, ou un sac de billes avec plein d’agathes dedans). Parfois, son copain Eloi est d’accord pour partager : je te prête mon pantalon une semaine si tu me laisses monter sur la bicyclette que ton oncle t’a offerte à Noël, sisi. Il est rude en affaire, Eloi. Mais grâce à lui, et parce qu’ils sont amis, Léo n’a pas à forcer Maman à faire le tour des friperies à chaque fois qu’il veut fuir la jute rêche des culottes-courtes. Alors oui, à la maison, les manteaux passent de dos en dos, et les chaussures ont intérêt à tenir au moins deux ans, mais la propreté ne leur fait pas défaut et la lessive sent bon le jasmin.

C’est largement assez pour attirer les filles.

Lucie assise trois rangs derrière lui par exemple. Et son sourire suffit souvent pour faire rougir Léopold jusqu’aux oreilles.


Histoire


Juste une rapide histoire où il sera question de quelques petites choses, entre autres:


    • un garçonnet
    • un bête immeuble
    • un stylo tombé par terre
    • une ratatouille
    • un joueur d’harmonica
    • et pas mal de témérité





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