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 Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}

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MessageSujet: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mer 18 Déc 2013 - 11:27

« Je vais te bouffer le cerveau, jajaja »
En espagnol et avec une paille et des marrons




MAIS IL SE DROGUAIT PAS POURTANT MINCE.
C'était débile mais on faisait comme on pouvait ; Cordell retira le bras qu'il avait posé sur ses yeux et les rouvrit lentement, jurant comme aucun enfant n'aurait dû le faire (ni aucun adulte, à la vérité) lorsqu'il s'aperçut que le décor n'avait pas changé d'un poil durant sa très courte méditation. Comme il avait déjà épuisé ses forces sur la porte et la poignée, il laissa tomber à terre le matériel qui lui sciait l'épaule – le plus délicatement possible, il n'avait pas envie de se faire assassiner par sa mère en rentrant. S'il arrivait à rentrer. Pour rentrer, il fallait déjà savoir se retrouver et pour se retrouver il fallait impérativement savoir on était précisément. Ce que son GPS refusait de lui indiquer malgré le fait qu'il marchait parfaitement il y avait à peine une heure de ça. Le gamin leva ses yeux ambrés au plafond pour le prendre à témoin de son infortune qu'il ne pensait pas due au hasard. Autant de tuiles en un quart de seconde, c'était impossible. Techniquement il se trouvait encore dans la base : puisqu'il n'était certainement pas dans le désert et qu'il avait passé la porte d'une des salles des machines. Problème insolvable : cet endroit ne ressemblait pas à la salle des machines où il devait se rendre et pire, ça ne ressemblait à rien tout court. Ses yeux passèrent sans angoisse mais avec incrédulité sur les meubles ouvragés et le chandelier, s'arrêtèrent sur un vase de fleurs aux couleurs chatoyantes. Se redressèrent pour observer le lustre et ses gouttelettes de cristal juste au dessus de lui, lequel se moquait de lui à être perché aussi haut, il pouvait le jurer. W.T.F. Okay, maintenant il était affligé.

L'auteur triche un peu puisque Cordell ne sait absolument pas ce qu'est un lustre, pas plus d'ailleurs que la moitié des meubles et des reliefs du joli hall d'entrée. Le garçon aux cornes ne put même pas s'empêcher de trouver ça moche et pas pratique du tout. Sa queue claqua l'air pour marquer son mécontentement. Il n'était pas idiot au point de se perdre dans sa propre maison et comme il l'avait hurlé plus haut, il ne se droguait pas. Jamais. Ni au passé ni au futur. Insensible au panneau qui aurait pu clignoter en rose et jaune qu'il ne lui aurait pas plus porté d'attention que ça, il s'accroupit pour fouiller dans son sac et en sortit une énorme scie électrique qu'il caressa avec satisfaction. Si ce bout de bois résistait à ça, il ne s’appelait plus Cordell. Parce que s'il n'était pas en plein trip, la logique lui susurrait à l'oreille que quelques crétins lui avaient fait une blague franchement pas drôle et qu'une fois sorti de ce... truc qu'ils avaient dressé pour le berner, il allait se plaindre à ses parents avant d'avoir trop envie de commettre l'irréparable et les couper en rondelles. Ses bottes grincèrent contre le plancher de bois (à moins que ce ne soient les lattes qui aient gémit de la sorte sous son poids et celui de l'outil combinés ?) lorsqu'il se tourna vers l'obstacle à son travail et sa liberté. Avant qu'il ait pu l'allumer et jouer les brutes épaisses incapables d'un temps de réflexion (ou de lecture quelques mètres à sa gauche), il entendit des pas résonner derrière lui. L'oreille fine et toujours aux aguets, il pivota rapidement et brandit l'outil gargantuesque vers la personne qui venait d’arriver, criant comme tout accueil :

« Franchement, t'aurais pas pu trouver mieux comme blague pourrie, fais-moi sortir avant que je te coupe le cerveau en deux ! »

Et tieeeeens ce n'était pas exactement la tête de fouine d'Elizabeth ou d'un de ses amis, ça. En fait ça ressemblait pas tout court à un des idiots qu'il avait l'habitude de côtoyer. Oh. Ses yeux s'ouvrirent tout ronds et il baissa son arme providentielle, hébété.
Il venait de menacer un grand inconnu de coupage de tête arbitraire.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Sam 18 Jan 2014 - 1:09

Louise s'était, pour une fois, approchée avec la délicatesse d'un écureuil ; sans marteler le sol de ses talons, sans hurler des salutations énergiques à tout va, sans jeter ses affaires sur les autres pour des raisons X ou Y qui n'intéressaient guère personne. Vraiment, elle avait fait des efforts considérables pour avoir l'air d'une personne correcte, douce et maniérée, comme se devait de l'être toute jeune femme bien portante de son époque – pourvu, du moins, qu'on n'en soit pas à un siècle près. Elle n'avait même pas enfilé de costume bizarre, ni quoi que ce soit de trop décolleté ou trop serré. Rien qu'un haut bleu-marine imprimé d'une ancre argentée sur le devant, un slim blanc, des bottines à talon grises et quelques bijoux de-ci de-là. Pas un détail que la police de la mode puisse lui reprocher : elle était, de son avis, vêtue de façon tout à fait chic et sobre. Convenable, en tout cas. Rien à redire nulle part. Pas de musique lui hurlant de baisser le son enfoncée dans les oreilles, pas de pot de glace lui criant qu'elle allait prendre dix kilos en dix minutes dans les mains, pas de motifs ratés sur les ongles lui rabâchant qu'elle devrait éviter Heather tant que ce ne serait pas enlevé, pas de portable lui pleurant de s'acheter un Bescherelle entre les doigts. Ou peut-être juste ça, tout compte fait – mais si on le lui demandait, oui, elle était accro à ses sms comme d'autres l'étaient aux jeux vidéos, aux yaourts 0% de matière grasse ou aux magazines people. Ah. Et elle mâchait un chewing-gum avec la grâce d'un pachyderme, aussi. Que de menus détails. L'ensemble restait tout de même irréprochable.

Seulement comme le monde est mal fait, toute cette perfection arrosée d'un parfum à la vanille des plus tendance ne l'empêcha pas de se faire menacer de découpage de cerveau imminent. Dans sa surprise, elle fit tomber portable et chewing-gum par terre dans un beau fracas : releva la tête, le cœur battant la chamade, et se maudit un million de fois d'être trop stupide pour regarder devant elle quand elle arpentait le pensionnat. Un jour, on lui couperait vraiment la tête sans faire exprès.

« Non m-mais, je, tu... »

Ses grommellements affolés se muèrent en silence perplexe lorsque, abandonnant l'idée de récupérer son portable tant qu'on la menacerait de décapitation, la jeune fille se rendit compte d'avec quoi on la menaçait de décapitation. Elle essaya de se rappeler ce qu'elle avait fait de sa journée jusque-là, ne trouva rien d'intéressant si ce n'était une dispute sans importance qui serait réglée sous vingt-quatre heures – fut incapable de se souvenir si elle avait pris un yaourt à la fraise ou à la framboise et, tout en prenant soin de battre des cils le plus lentement possible, jura qu'elle n'avait rien fait pour mériter la mort, de un, et ne s'était pas droguée, de deux.
Donc elle ne pouvait pas. Avoir été menacée. Par un type. Avec des cornes. Qui lui sortaient de la tête. Ce que les cornes avaient souvent tendance à faire, remarquez – mais ça ne rendait vraiment pas la chose plus normale. Parce que bordel, ce type avait des cornes. Des cornes. Des foutues bordel de cornes, merde –

Ou un casque tendance, on ne sait jamais. La scie en tout cas avait l'air parfaitement vraie et en état de marche ; et ça, c'était définitivement plus inquiétant que décider si oui ou non ce charmant jeune homme avait des trucs qui lui sortaient de la tête. La peau grise et les yeux étranges tendaient à lui souffler que oui : prudente, elle décida de ne pas trop s'avancer. Dans les deux sens du terme, par ailleurs, puisqu'elle resta clouée sur place.

« Tu – restes où t'es, d'accord, lança-t-elle avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, les yeux rivés sur ses cornes. M'approche pas avec ce truc ou je... Hurle. »

Bien. Effrayant. Elle marquait des points question conviction, ça ne faisait aucun doute ; pour sa défense, cela dit, les personnes aux cheveux bleus ou aux oreilles pointues étaient quand même moins bizarres que ça. Elle ne tenait pas à expliquer la tête qu'elle avait fait en voyant une sorte de tigre bleu hybride se balader sur deux pattes en criant des mots sans queue ni tête. D'ailleurs, elle préférait ne pas se souvenir avoir vu ça.

« Attention, hein, je suis bretonne. Je te préviens. »



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Ven 24 Jan 2014 - 23:10

...

Oui bon, se dit Cordell pour déculpabiliser face à la tête d'enterrement que tirait la fille, elle avait qu'à pas arriver derrière lui comme une ninja, hein ! S'il lui avait balancé sa scie à la tête et qu'il y avait eu quelques pertes collatérales dans le processus, elle aurait carrément pas pu se plaindre. Les lèvres de l'extraterrestre (qui ne savait pas encore que ses cornes étaient l'objet d'un grand débat interne) se tirèrent en une moue déçue, et ses doigts serrèrent l'outil qui s'était pour un temps improvisé « arme de destruction massive ».Il était censé faire quoi, maintenant ? Les vêtements de la fille, quoique corrects au demeurant, violaient le règlement intérieur qui rendait obligatoire le port d'un uniforme de travail dans cette partie du bâtiment. Enfin la partie du bâtiment où ils étaient censés être. Ou ils étaient toujours. Même s'il y avait un joli tapis rouge et des fleurs et des tableaux et – bordel de merde, où est-ce qu'ils étaient.

« Tu – restes où t'es, d'accord. M'approche pas avec ce truc ou je... Hurle. »

Wola eh, qu'est-ce qu'elle lui racontait, l'autre. Par pur esprit de contradiction, Cordell fit un pas en avant, hésitant entre ranger son outil et lui lancer à la figure – parce que HEIN, s'il y avait bien quelqu'un ici qui était censé donner des ordres ou poser des questions, c'était lui. Elle, elle se taisait et elle lui expliquait gentiment pourquoi on avait installé des meubles en boua dans la salle des machines. Buté comme il savait si bien l'être, Cordell eut la clémence de finalement jeter la scie en arrière, laquelle alla éclater un morceau du plancher sans qu'il s'en soucie. Rien à foutre, c'était pas à lui. En plus, il n'avait pas d'argent sur lui.

« Attention, hein, je suis bretonne. Je te préviens. »

Brequoi. Il fronça les sourcils, mit ses mains sur ses hanches et prit l'air le plus supérieur qu'il avait en réserve (un parmi les mille expressions de la condescendances, si faciles à afficher) pour oublier qu'il avait dû zapper un cours ou deux de géographie. De toute façon, les bretons ne pouvaient pas être plus forts que les américains. C'était impossible.

« Ah ouais ? Bha moi je suis américain, tu vois, alors tu devrais éviter de m'emmerder, si tu vois ce que je veux dire. »

Dire « et moi j'ai une grosse scie électrique et des tas d'outils pour la soudure alors t'as pas à intérêt à me contrarier » aurait été plus poli et pertinent, mais Cordell était déjà plus occupé à tourner et retourner dans sa tête toutes les questions qu'il allait devoir poser à la blonde que se soucier des gros mots qui lui échappaient. Personne en était jamais mort, de toute façon, hein. Les neurones court-circuités par la situation, grillant un peu plus à chaque coup d’œil qu'il lançait à la ronde, il resta silencieux quinze bonnes secondes avant de se lancer à l'eau sans le moindre regret.
Yolo, comme il aurait dit, Allen.

« Sinon c'est quoi cette mauvaise blague ? Je t'ai jamais vue mais comme t'as l'air vieille t'es peut-être dans une autre équipe. Faut pas être cinglé pour inventer des trucs p-... »

Tout en parlant, il s'était rapproché d'une commode et avait titillé le vase d'un doigt apparemment trop brusque : les jolis motifs dorés allèrent former un super puzzle à terre, arrachant un cri surpris à leur meurtrier. Il s'en écarta pire que si les morceaux de porcelaine avaient eu la peste.

« C'est même pas solide cette merde ! »

Ce qui était un comble. Il avait fait tomber mille fois son GPS et avant de pousser cette porte, et il ne l'avait jamais lâché !
Ce truc là, hop, une petite pression et il était mort. What the fuck. C'était pourri comme technologie.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Jeu 20 Fév 2014 - 6:12

« Brute cornue » fut le seul qualificatif qui vint à Louise quand le garçon jugea bon de balancer sans plus de cérémonies son arme on-ne-peut-plus dangereuse en arrière, à la façon d'un vieux bâton de sucette mâchouillé et bon à jeter. Bras ramenés contre sa poitrine, parfaitement rassurée et maîtresse de la situation, elle répéta donc ces deux mots encore et encore, dans le plus parfait des silences, pour s'assurer qu'ils iraient s'ancrer bien profondément dans la peau bizarre de ce type via ondes cérébrales. Sale. Brute. Cornue. Qu'il essaie de s'approcher encore, tiens, et elle...
Le fait qu'elle n'avait pas le moindre objet contondant, pointu ou tranchant pour la sauver de cette situation hautement périlleuse la frappa de plein de fouet en cet instant fatidique – et probablement unique – de réflexion. Lui, il était sûrement armé jusqu'aux dents. Alors qu'elle... Pas le plus petit crayon ou canif de poche à sortir pour se donner un semblant de contenance. Ça allait être sa personne et ses ongles en solo contre le monstre assoiffé de sang, là. Super génial.
Et puis c'était quoi, d'ailleurs, cette façon débile de la regarder ? Comme mise au défi, Louise croisa les bras et releva le menton. Ce n'était pas parce qu'il lui prenait, quoi, une bonne dizaine de centimètres qu'il devait se la jouer gros caïd. Her oh, quoi.

« Ah ouais ? Bha moi je suis américain, tu vois, alors tu devrais éviter de m'emmerder, si tu vois ce que je veux dire. »

Amé – ben oui, bien sûr. Lèvres serrées sur une moue sceptique, tout de suite plus en confiance devant l'énormité de la déclaration, la bretonne plissa les yeux dans une vaine tentative pour lui trouver des airs d'américain. Déjà, il n'était ni ultra canon ni obèse. Ensuite, il n'avait pas cet air classe qu'avaient les stars d'Hollywood. Ni... Ni rien, en fait ; sérieusement, quoi, il n'avait même pas l'air humain. Mais ça, ça avait sûrement à voir avec la peau étrange, les cornes, la queue et... Et. Voilà. C'était déjà bien. Voire trop. S'il avait existé un seul américain comme ça, il serait forcément passé à la télé. Donc elle l'aurait su. C'était certain.
… Ah. Quoi que. L'air toujours plus concentrée, la jeune fille tenta de déterminer s'il pouvait venir du futur, ou du passé, ou un de ces trucs débiles. Elle réfléchit, réfléchit – et, aussi bizarre que ça puisse paraître, finit par trouver l'idée parfaitement crédible. Complètement. Indubitablement. Merveilleusement. Crédible. La solution était là, toute simple, juste devant ses yeux depuis le début. Infailliblement parfaite.

A force de manger des hamburgers, les américains commençaient à muter en vaches.

Sûrement que les OGM n'y étaient pas pour rien.

« … mais comme t'as l'air vieille... »

Le mot cliqua dans son esprit aussi nettement qu'une alerte skype ; ramenée sur le plancher des vaches mutantes en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle ouvrit la bouche et jeta un regard profondément outré au nouvel arrivant. Parce qu'elle était vieille, en plus, maintenant ? D'abord il menaçait de la décapiter à coup de scie géante, ensuite il faisait un pas alors qu’elle lui avait clairement dit de rester où il était, et après il....

… Cassait des trucs. Ben oui. Quel désastre à cornes ambulant. Louise, l'air presque blasée – privilège des vieillards, hein – décroisa les bras avant de se rapprocher à pas tout de même prudents du mutant et du vase en morceaux. Avec un peu de chance il serait de nouveau là le lendemain, non ? Pauvre bibelot, quand même.

« Ben oui, c'est de la porcelaine, tu crois quoi ? C'est fait pour être joli, pas solide, genre. »

Tandis qu'elle parlait, la jeune fille sentit son regard être inévitablement happé par cette espèce de queue bizarre qui lui donnait définitivement des airs de campagne anti McDo.

« Pas besoin d'être vieille pour savoir ça, pfeuh, ajouta-t-elle en tapant machinalement du pied contre le sol, contrariée. Puis je sais pas ce que tu racontes, je suis dans aucune équipe, moi. Tu te crois où, là ? »

La question était aussi rhétorique que légitime ; elle perdit de son poids, cela dit, quand Louise leva bêtement le bras pour tirer sur le bout d'une de ses cornes.
C'était ça ou la queue. Qu'il n'aille pas se plaindre, hein.

« Uwoh. »

Uwoh, ouais.



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Ven 14 Mar 2014 - 4:55

...

« Ben oui, c'est de la porcelaine, tu crois quoi ? C'est fait pour être joli, pas solide, genre. »

Cordell grogna quelque chose d'inintelligible avant de croiser les bras, les yeux fixés sur les restes du vase. Pour être joli, pas solide ; genre, ça servait à quoi alors ? N'importe qui aurait pu buter contre ce meuble et le renverser sans faire gaffe ! Quand on voulait que quelque chose fasse joli on le faisait aussi solide, histoire que ça tienne, hein ! En plus il était moche, songea-t-il, malgré tout inquiet à l'idée d'avoir pu péter quelque chose d'important – ou à quelconque valeur sentimentale, y'avait rien de pire qu'un enragé attaché à ses bibelots. Il le savait d'expérience. Cordell passa une main ennuyée sur son visage, la situation lui pompant déjà toute son énergie. Il était chez lui ou pas, à la fin ? Il était passé dans une autre pièce ou alors il avait mis le pied dans un portail dimensionnel qui l'avait envoyé à des milliers de kilomètres de chez lui ? Ses yeux se reposèrent sur la scie qui n'attendait que son feu vert pour décoller la porte de son encadrure. Il pourrait toujours voir ça après avoir démoli l'entrée.

Si elle était aussi solide que l'autre truc en porcelaine, ça allait pas être compliqué.

« Pas besoin d'être vieille pour savoir ça, pfeuh. Puis je sais pas ce que tu racontes, je suis dans aucune équipe, moi. Tu te crois où, là ? »

Woh purée. Il lui lança un regard noir, surpris, ne l'ayant pas vue s'approcher. Depuis quand c'était elle qui posait les questions ? Le garçon claqua des dents, agacé et prêt à remettre d’aplomb l'autorité qui s'était barrée avec la scie, un mètre derrière ; enfin ça, c'était avant que sa tête se la joue Titanic et ses yeux soucoupes volantes. WH...

« Eh mais te gênes surtout pas ! S'exclama le garçon en se dégageant violemment de l'étreinte indiscrète, c'est personnel, ça ! »

Elle aurait aimé qu'il lui touche la poitrine ou lui tire les oreilles ? Sérieux ! Il frotta la corne qui avait été l'objet de l'attaque surprise et reconsidéra la situation dans son ensemble. Il était dans un hall ringard avec des meubles en boua et des machins en porcelaine qui se cassaient dès qu'on les touchait (mais ça, la fille lui avait dit, c'était normal) ; il venait de se faire toucher – limiter harcelé sexuellement, hein – et son agresseur ne savait pas dans quelle équipe elle était. Mindblow, stop. C'était carrément trop bizarre. Il l'avait peut-être bel et bien passé, son putain de portail dimensionnel. Pas possible qu'il soit encore dans la base.
Bbrbrbrbr. Où est-ce qu'il était, alors ? Tout en refusant de s'écarter mais gardant les mains baladeuses dans son champ de vision, il asséna un peu plus durement que la dernière fois :

« C'est moi qui devrait te poser la question. Tu te crois où, au juste ? Moi j'ai juste passé la porte et... »

Sa voix mourut sans crier gare tandis qu'il désignait ladite porte du menton. Et quoi ? Il était arrivé là ? Il était passé dans un autre monde ? Plus les fils de la logique et de la compréhension s'emmêlaient, plus Cordell avait envie de s'éclater la tête contre le mur le plus proche. Parce qu'il sentait la situation lui échapper comme une poignée de sable se glisserait entre ses doigts et qu'il détestait perdre ce contrôle qu'il chérissait tant. C'était le meilleur moyen de finir en victime, ce truc, ou perdu comme un petit garçon qui a peur du noir. Cordell n'était ni l'un ni l'autre : il refusait de se retrouver là à gémir et ne plus savoir quoi faire.
Quitte à faire semblant, c'était pas le plus choquant.

T'as intérêt d'assurer, c'est pas top jusque là.

« Okay, bon en fait oublie. C'est quoi l'hypothèse la plus probable : je suis fou et j'ai des hallucinations ou alors je suis passé dans un autre monde ? »

Il fit la grimace quand, pesant le pour et le contre, il ne parvint même pas à déterminer ce qui aurait été le mieux pour lui. Non, relève la tête, tu vaux mieux que ça.
Son air hautain n'était ni plus ni moins qu'un gage d'assurance qu'il ne se permettait pas de perdre.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Lun 21 Avr 2014 - 18:24

Mains dans le dos, Louise adressa un grand sourire désolé à la vache mutante. Ce n'était quand même pas sa faute si ces foutues cornes avaient attirés ses doigts comme un aimant – ou, bon, juste un peu. Tout ce qu'elle retint de cette petite aventure, outre que ça semblait être un endroit sensible à ne pas toucher sans permission, fut qu'elles avaient l'air vraie : pas normale, pas à leur place sur la tête de ce garçon, mais parfaitement réelles. Ce n'était pas du stupide plastique ou un peu de papier mâché drôlement bien accroché. Pas de doute, c'était collé à son squelette. Fascinée par cette découverte, elle serra les lèvres et le fixa de ses grands yeux verts. Uwohhhh.
Comme toute chose nouvelle, forcément, ça lui laissa une forte impression. On n'avait pas fini de l'entendre en parler.
La voix du nouvel arrivant, désagréable, tira une grimace mécontente à la merveilleuse guide qu'était Louise. Prête à répondre qu'elle se croyait dans son nouveau chez elle de substitution, la demoiselle s'arrêta en voyant l'expression peinte sur le visage du goujat. Il avait l'air perdu, le pauvre. Pas très étonnant, hein ; elle-même avait vécu une arrivée plutôt mouvementée, avec restes d'alcool et petite fée sadique en prime. Si elle pouvait lui éviter les larmes et la crise de nerfs, autant s'y coller dès maintenant. Se mettre à lui raconter n'importe quoi... Beh. Aucun intérêt. Ça lui aurait apporté quoi, un alien en colère armé d'une scie trop grosse pour être gentille ? A part une coupe nette et pas franchement propre au ras des oreilles, à priori, pas grand chose. Autant éviter tant qu'elle pouvait. Ce n'était pas qu'elle tenait à la vie mais un minimum, quand même. Son pouvoir ne lui aurait pas été d'une grande aide pour s'en sortir face à un monstre avec tout un arsenal métallique – d'autant plus si le monstre en question en avait un genre ultra puissant, de pouvoir.
La poisse, ça ne se commande pas. Donc...

« Okay, bon en fait oublie. C'est quoi l'hypothèse la plus probable : je suis fou et j'ai des hallucinations ou alors je suis passé dans un autre monde ? »

Louise, toujours là pour aider son prochain, haussa les épaules avec toute la grâce et la gentillesse du monde. Elle en savait rien, elle, s'il avait des hallucinations ; s'il voyait des petites choses fluorescentes se promener par terre, peut-être bien que oui. De là à le dire fou... Bon, si. Il l'avait traitée de vieille, quand même – il fallait au moins avoir -8 à chaque œil ou un sacré problème mental pour lui jeter ça à la figure et le penser. Restait donc à savoir s'il était fou ou juste hypocrite et méchant. L'un dans l'autre, lui répondre que la première option était sensée restait une possibilité terriblement tentante.
Happée par la logique et le soucis de répandre le bien et l'amour autour de sa personne, la bretonne se retrouva pourtant à claquer la langue contre son palais, désignant le panneau du menton. Au cas où, ça pouvait toujours être utile. Petit panneau tout gentil.

« T'eeeeees dans un autre monde. 'fin si on veut, ajouta-t-elle un peu précipitamment, le regard toujours rivé sur ses cornes. En théorie je suis censée te dire que blabla tu as passé une porte magique terrible qui fait que t'es coincé dans cet endroit pour toujours et bidule muche. »

Satisfaite de son explication oh combien claire et rassurante, elle remit une mèche de cheveux à la même exacte place d'un joli mouvement de poignet. Difficile de faire mieux. Elle ne croyait même pas tout à fait à ce tissu de jolies histoires, alors forcer quelqu'un à tout gober... Ça risquait de s'avérer un peu compliqué.

« Mais en vrai on sait pas où on est. C'est une sorte de grande école sans profs. T'as un nom, sinon ? »

C'était clairement le plus important.



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mer 4 Juin 2014 - 22:36

...

Cordell ne jeta qu'un bref regard agacé au panneau que la jeune fille lui désignait, pestant intérieurement contre les structures archaïques de cet endroit bizarre. Et quoi, il allait partir en poussière s'il s'en approchait ? Sa bonne humeur définitivement envolée, il se demanda en quoi c'était difficile de lui expliquer les choses clairement et posément. Du genre, où il était exactement, qui elle était, d'où elle venait, pourquoi elle portait ces fringues cheloues, et surtout comment retourner à la base. Il avait du travail à faire, lui ! Et si elle osait lui dire que ça pouvait attendre, alors elle n'avait jamais dû entendre parler de sa mère.
Nouveau point d'interrogation qui le perturba. Elle avait forcément entendu parler de sa mère. Et si elle venait de la base, elle aurait dû avoir entendu parler de lui aussi – il était célèbre dans le coin. Pas pour les bonnes raison, okay, mais quand même...

De là à penser sérieusement qu'il était passé dans un univers magique, pouf, juste en ouvrant cette porte...
Il était pas con non plus.

« T'eeeeees dans un autre monde. 'fin si on veut. En théorie je suis censée te dire que blabla tu as passé une porte magique terrible qui fait que t'es coincé dans cet endroit pour toujours et bidule muche. »

Ou peut-être que si, en fin de compte. A moins qu'il soit un putain de génie ou que, hypothèse pas forcément idiote, la fille en face de lui se paye sa tête. Cordell fronça les sourcils et s'abîma dans une réflexion sans queue ni tête où les capes des super héros côtoyaient les meubles en boua et les bibelots en porcelaine qui se cassaient dès qu'on avait le malheur de s'approcher d'eux. Un bref regard suspicieux par-dessus son épaule le rassura (un peu) ; son matériel était toujours là et ne s'était pas envolé comme par magie entre temps. C'est que cette fille aurait pu essayer de le distraire pour lui piquer sa scie et se casser avec, hein ! Ou juste lui faire une blague douteuse. Cordell se méfiait énormément car il avait connu les deux.

Et que, malheureusement pour la gente féminine du pensionnat, il ne considérait pas cette dernière comme faite de sucre et de tas de bonnes choses, et n'hésitait pas à répliquer si on l'agressait.
C'était pas une paire de seins qui allait faire la loi sous prétexte qu'elle était fragile, hein. Woh.

Les filles fragiles, il avait tendance à considérer ça comme une légende, de toute façon.

« Mais en vrai on sait pas où on est. C'est une sorte de grande école sans profs. T'as un nom, sinon ? »

Une école sans profs ? A quoi ça servait, alors ? Il n'allait pas cracher sur du temps libre, mais... Préférant se concentrer sur la deuxième partie de la phrase, il prit une moue pensive tout en pesant le pour et le contre : faire son garçon sage et bien élevé et lui dire qu'il s'appelait Cordell, ou plaisanter et se nommer « Robert » juste parce qu'il avait toujours trouvé ce prénom tarte et rêvait qu'on s'adresse à lui de la sorte ? La partie raisonnable de son cerveau décida d'assommer la seconde pour avoir un peu la paix, et il répondit, encore sur ses gardes et presque à contrecœur :

« Cordell. Cordell Sullivan. Mais t'es sûre de ce que tu racontes ou tu te fiches de moi ? Parce que sérieux... Une porte magique ? »

Il haussa les épaules, mimant exagérément l'incrédulité. Même les rares films qu'il avait vu avec ses amis avaient un scénario plus crédible que celui-là. Mais là encore... Comment expliquer les petites incohérences qui le faisaient tiquer et, plus important encore, le fait qu'il se retrouve dans une pièce qu'il n'avait jamais vu de sa vie et n'appartenait clairement pas à la structure métallique de la base ?

Pitié, murmura-t-il entre ses dents pointues et serrées, faites que ce soit un bad trip.

Il préférait se faire rouspéter par sa mère que passer le restant de ses jours dans une espèce de grande école sans profs. Il avait des trucs à faire, et... et. De la porcelaine, merde. C'était super fragile.

« Et toi, t'as un nom ? »

Le ton oscillait entre désespoir et arrogance sans parvenir à trouver un juste milieu. Inquiet, oui, mais désireux de garder le contrôle, Cordell se perdait un peu entre tous ses rôles. Pâle figure de papier, qu'était-il censé faire ?

Récupérer son matériel, et à cette pensée il se dirigea lentement vers la scie échouée sur le parquet. Après il verrait. Cette fille allait bien l'aider d'une manière ou d'une autre, non ?

Limite, c'était sa faute à elle s'il se trouvait là. Point.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mar 17 Juin 2014 - 16:14

« Cordell. Cordell Sullivan. Mais t'es sûre de ce que tu racontes ou tu te fiches de moi ? Parce que sérieux... Une porte magique ? »

Eh ben. Comment dire. « Oui, sérieux, une porte magique » ? C'était un peu l'idée, mais ça restait difficile à admettre – surtout pour elle. La jeune fille n'était pas la plus convaincue de ce qui se passait ici et pour être tout à fait honnête, elle préférait éviter d'en parler autant qu'elle le pouvait. Trop bizarre. Définitivement trop bizarre. Elle ne voulait pas croire qu'ils étaient coincés dans une dimension étrange où l'impossible devenait possible et où la plus banale des personnes pouvait devenir un héros de jeux vidéos ; ne voulait pas croire que dans un futur plus ou moins proche, voir des types avec des cornes et la peau grisâtre serait parfaitement normal pour tout un chacun. C'était trop. Beaucoup trop pour son petit cerveau qui, par-delà ses pauvres terminaisons nerveuses, peinait à faire claquer ses synapses pour intégrer tout ce qu'on lui demandait de comprendre. Elle, tout ce qu'elle voyait, c'était qu'ils étaient censément dans un endroit magique bidule machin chouette où ils atterrissaient après avoir ouvert la porte des toilettes – mais pas que.
En tout cas, Cordell Sullivan, ça sonnait bien américainchouette. Pas de doute là-dessus, il était définitivement la nouvelle idole du Mc Donald ; l'idée, séduisante, devenait de plus en plus dangereusement réelle aux yeux de la fille aux cheveux blonds. Elle ne savait pas pourquoi il lui demandait si elle se fichait de lui – parce que c'était trop dur à avaler ou parce qu'elle avait l'air trop peu convaincante – mais se contenta en tout et pour tout d'imiter son haussement d'épaule, l'air clairement vexée qu'il puisse insinuer qu'elle trouverait marrant de le mener par le bout du nez en racontant un énorme tissu de mensonges aux ficelles si grosses qu'on aurait pu tirer dessus sans le moindre début de problème.
Elle n'était pas une menteuse. C'était quand même important à ses yeux. Enfin pas super vraiment gravement hyper important, mais quand même ; elle ne tenait pas à ce que ce garçon la visualise comme une cruche tout juste bonne à inventer des histoires à deux balles pour passer le temps. Elle avait un minimum d'estime de sa personne, quand même.

« Et toi, t'as un nom ? »

Ah. Réveillé par la question d'une banalité sans nom qu'on venait de lui poser, le cerveau de la demoiselle se remit en marche et envisagea une réponse. Du genre « Oui, Louise », pour faire simple. Seulement c'est aussi à ce moment-là que ledit cerveau procéda que le garçon cornu était en train de se diriger vers son arme de destruction massive.
Ni une ni deux, preste sur ses petits talons, la jeune fille trottina dans sa direction et se plaça entre lui et l'arme qu'il comptait sûrement utiliser pour lui faire un ou deux trous dans la caboche. Pas question qu'il touche à ça tant qu'elle serait sûre et certaine qu'il ne lui voudrait pas du mal en quantité astronomiques.
Quoi que dans les faits, elle aurait eu le plus grand mal à ne pas s'écraser lamentablement par terre s'il l'avait poussé un peu brutalement sur le côté. Il était plutôt grand, malgré son air vaguement juvénile. Et puis il l'avait traitée de vieille. Il ne devait pas l'être, lui. Vieux.

« Euh, oui. Je m'appelle Louise, enchantée ! » A ces mots, elle attrapa la main du garçon entre les siennes et la secoua vigoureusement. « Je peux te servir de guide si tu veux ! Et euh, si tu as des questions, tu peux me les poser ! Je suis pas là depuis hyper vachement longtemps, mais je sais des trucs quand même. Genre où est la cuisine, et les chambres... Ce serait déjà bien, tu vois, parce que t'es peut-être fatigué et que faudrait poser tes bidules quelque part si tu veux pas faire peur à tout le monde avec. Alors euh. Tu peux pas ranger ça ou je sais pas ? »

S'il te plait. Ce n'était pas qu'elle craignait qu'il la découpe en deux, mais... Quand même. Elle pensait ne pas se tromper en affirmant que plus d'une personne dans ce pensionnat lâcherait tout et partirait à grandes enjambées s'ils voyaient passer un type cornu avec une tête d'extra-terrestre tenant entre ses mains une scie géante prête à tout dégommer sur son passage. Il ne fallait quand même pas exagérer. Les cornes c'était déjà beaucoup, alors les armes... Non.



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mer 16 Juil 2014 - 0:10

...

La fille s'était intercalée entre lui et son plus précieux outil telle une ninja de la pire espèce : Cordell leva les mains à hauteur de sa poitrine, parodie de boxeur ou de maître suprême des arts-martiaux, bien décidé à lui faire la peau si elle cherchait à l'entourlouper. Il ne lui passait que difficilement par l'esprit que son gros joujou puisse lui faire vraiment peur. Ce n'était pas comme s'il comptait l'utiliser sur elle, non plus ! Pour plaisanter ou menacer, okay, mais il n'était pas un meurtrier, woh ! Couper dans la chair humaine en poussant des hurlements, ce n'était définitivement pas son trip – ni quelque chose qu'il aurait considéré comme amusant. Il pouvait le tourner et le retourner dans tous les sens, ça faisait juste vraiment psycho et détraqué.
Bonne nouvelle pour la demoiselle, il n'allait pas la démembrer et cacher son corps dans les plantes en pot du hall. Yeux toujours plissés sur une méfiance qu'il n'avait aucune honte à étaler (c'était même plutôt légitime, vu sa situation), il attendit qu'elle prenne la parole ou lui déclare la guerre. Ça lui aurait fait mal de perdre un potentiel allié ou une potentielle bouée de sauvetage, mais... Advienne que pourra. Il n'allait pas se laisser faire sous prétexte qu'il était légèrement désorienté et paumé.

… Okay, complètement paumé. Mais ça changeait rien. Ou presque. Il y tenait.

« Euh, oui. Je m'appelle Louise, enchantée ! Je peux te servir de guide si tu veux ! Et euh, si tu as des questions, tu peux me les poser ! Je suis pas là depuis hyper vachement longtemps, mais je sais des trucs quand même. Genre où est la cuisine, et les chambres... Ce serait déjà bien, tu vois, parce que t'es peut-être fatigué et que faudrait poser tes bidules quelque part si tu veux pas faire peur à tout le monde avec. Alors euh. Tu peux pas ranger ça ou je sais pas ? »

Parce qu'il y avait des chambres dans cette baraque ? Trop occupé à faire le tri entre tout ce qu'elle lui racontait, il eut un moment de blanc lorsque le silence revint à la charge. Profondément atterré, il lui jeta un regard singulier, l'air de ne franchement rien y comprendre. D'accord, alors s'il avait tout suivi... Il était parti réparer des trucs dans sa base, avait pris ses outils, avait passé une porte qu'il avait déjà passé maintes fois dans sa vie : jusque là, ça allait. No problem, la journée commençait même bien. Mais une fois de l'autre côté, un... espèce de trou noir l'avait happé sans qu'il s'en rende compte (putain, rien que ça c'était quand même très fort) et l'avait téléporté comme par magie dans une grande bâtisse avec des meubles et des escaliers en boua d'où il ne pouvait pas sortir et... qui avait des chambres et une cuisine. Alerte rouge.
Les chambres, c'était mauvais signe. Ça voulait dire qu'il allait rester un moment et il n'avait pas la moindre envie de s'attarder. Des gens l'attendaient, il avait du travail à faire : il ne pouvait pas rester ici.

Cette conclusion acheva de briser son calme et Cordell commença à s'agiter, mal à l'aise. La blague prenait des allures de réalité morbide qu'il n'appréciait pas du tout.
Serrant les poings à s'en faire mal, il fit appel à son self-control légendaire et fit baisser la tension. Crier ne l’amènerait nulle part.

Il finit par sourire. S'il rentrait dans son jeu, peut-être qu'elle le laisserait filer. Ouais : ça, c'était une bonne idée. Cordell, t'es un génie.

« Ouaiiiis, okay, ça marche, Louise. Je range mon barda et tu me montre les... chambres. »

Il quitta son pas rigide pour une attitude plus souple et détendue, passant à côté de la blonde pour remballer ses armes de destruction massive. Chez lui, personne ne s'en serait plaint. C'était quoi son problème, à cette sainte-nitouche ?
Il savait s'en servir, mince, il n'était pas idiot.

« Et au fait, fit-il soudain, délaissant son matériel à demi-rangé pour faire volte-face, ça veut dire quoi « pas là depuis hyper vachement longtemps » ? »

Parce que la notion de temps, rien que chez lui, c'était super subjectif. Pour sa mère, longtemps ça voulait dire « plus de cinq minutes » et pour Allen, ça oscillait entre les deux jours et la semaine complète. Il espérait juste qu'elle n'allait pas lui sortir qu'elle attendait là depuis six mois, sinon il jetait tout et fracassait le meuble à sa droite. C'était pas possible un truc pareil, pas scientifiquement possible.

Il se rendit compte que son plan, c'était de la merde, et qu'il n'avait pas envie qu'elle le laisse tout seul dans cette maison de tarés.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mar 12 Aoû 2014 - 0:42

Le passage d'agitation à sourire fit tiquer l'instinct de survie de Louise. Oulah. C'était pas tout à fait normal, ça. Le cerveau de la demoiselle, méfiant, s'amusa immédiatement à lui faire voir tous les pires scénarios pouvant impliquer un type cornu et ses armes de destruction massive. Tous seuls, à la limite, ces deux éléments pouvaient faire rire ou être sympathique à regarder sur un écran ; quand on rajoutait à l'équation son pauvre corps de petite blonde sans cervelle – enfin, défenses –, c'était tout de suite moins drôle. Elle avait beau sourire, son regard disait tout le contraire de ce que sa bouche tentait de faire parvenir par ses mots légers et enjoués. Elle fronçait les sourcils, plissait les yeux sans s'en rendre compte. Était crispée, mal à l'aise. A ce jeu là ni elle ni lui ne valait guère mieux que l'autre ; ils faisaient des acteurs très moyens. Cinq sur dix – et encore.
Heureusement pour elle, Monsieur ne semblait pas encore prêt à faire d'elle son petit-déjeuner d'extra-terrestre.

« Ouaiiiis, okay, ça marche, Louise. Je range mon barda et tu me montre les... chambres. »

Rassurée par ces paroles on ne peut plus pacifiques, Louise hocha la tête et souffla discrètement son surplus de tension par le nez. Ça ne l'empêcha pas de se tendre lorsqu'il passa près d'elle, évidemment. Ils n'en étaient pas à ce stade de potitude, fallait rien exagérer. C'était toujours un drôle de bonhomme à cornes capable de lui trancher la tête sur un coup de... Ben, tête – et ça c'était vraiment plus inquiétant que drôle, sans mentir. La jeune fille se tenait aussi loin que possible de la mort et de tout ce qui s'en rapprochait, préférant très nettement vivre que pourrir dans le cimetière qu'elle observait parfois pensivement depuis le parc. Il n'y avait pas photo. Mais alors là pas du tout. La vie, cool. La mort, nul. Sa capacité à éviter les ennuis majeurs était aussi étonnante que sa propension à attirer les moins graves comme des insectes fonçant sur une source lumineuse. Sans doute que c'était parce qu'elle n'en était pas une, de lumière, qu'elle se mangeait plus de murs qu'elle ne l'aurait souhaité.
Ça se tenait, vous me direz.

« Et au fait, ça veut dire quoi « pas là depuis hyper vachement longtemps » ? »

Bouche plissée sur une moue infantile, Louise la tordit à gauche, puis à droite. Hmmm. Très bonne question, tiens. Elle avait une sale mémoire concernant les mois et tout ça, alors... Ça n'allait pas être de tout repos de mettre la machine en route pour se souvenir de ce léger détail. Malgré tout plutôt bonne pâte et soucieuse de bien faire, la jeune fille se prêta à l'exercice. C'est à dire qu'elle croisa les bras, pencha la tête et plissa les yeux – le tout pour montrer qu'elle réfléchissait plutôt que pour s'aider à le faire, mais soit. L'intention était là ; elle avait toujours eu ce côté un peu théâtrale, après tout.
Enfin. Presque toujours. Qu'importe.

« Hmmm... Un... Deux... Trois... »

A mesure qu'elle comptait on ne sait quoi à voix haute, la jeune fille déplia les doigts jusque là serrés contre ses bras.

« Huit... Neuf ? Neuf mois, ouais. Ouah, en fait ça fait vachement longtemps ! »

Ses yeux grands ouverts trahissaient l'étendue de son trouble. Elle ne s'était pas rendu compte du nombre de saisons qui étaient passées ; tout simplement parce que, pour commencer, elle s'était sacrément amusée. Ne voir que les bons côtés aidait à faire abstraction du reste et mademoiselle, pour ça, était la plus douée de toutes. Se croire en colonie de vacances ou dans une émission de télé-réalité était son credo, sa façon à elle de gérer l'angoisse et les doutes. Il lui arrivait de pleurer, bien sûr. De vouloir rentrer.
Mais ça ne servait à rien, alors quelle importance ? Elle finissait toujours par oublier.

C'était bien plus simple ainsi.

« Mais euh t'inquiètes pas, Cordell ! s'exclama-t-elle trop fort pour la bienséance, un peu paniquée. Ça se trouve on sort dans deux jours, on peut pas savoir hein ! Et euh... On est cool, ici ? Enfin, c'est euh. Ouais. Bha. De toute façon on y peut rien, et euh... Ça va ? »



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mer 3 Sep 2014 - 23:35

...

Louise avait l'air de réfléchir à mort et plus elle comptait à voix haute, levant un doigt à chaque chiffre, plus Cordell espérait qu'elle parlait en jours et pas en mois. Parce que sinon, il pouvait déjà commencer à flipper et essayer de taillader la porte, ça aurait pas été de trop. Passer plus d'un mois ici tenait de l'horreur pure et simple en matière de perspective : y'avait pas moyen qu'on mette autant de temps à sortir. Et leurs proches, hein, qu'est-ce qu'ils fichaient durant tout ce temps ? On devait bien se rendre compte de leur absence, non ? L'idée qu'ils ne puissent pas les atteindre lui passa au-dessus de la tête car trop angoissante. Calme-toi, s'ordonna-t-il avec une autorité dérisoire, ça va finir par s'arranger et tu vas retourner chez toi, loin de tous ces trucs chelous. Ses mains rangeaient son matériel avec une rapidité naturelle accrue par l'habitude, mais il pouvait sentir ses poignets cogner contre le métal glacial. Rien n'y faisait, c'était l'angoisse, la débandade la plus totale. Il avait besoin de se foutre la tête contre un mur jusqu'à ce que son cerveau se remette à l'endroit. La blague durait depuis trop longtemps, c'était plus drôle.
Si elle avait un jour existé.

« Huit... Neuf ? Neuf mois, ouais. Ouah, en fait ça fait vachement longtemps ! »

Les yeux écarquillés du jeune homme firent un miroir parfait à ceux de la blonde, qui venait de se rendre compte que waw, ça faisait quand même un moment qu'elle était là, ouais ! Neuf mois ? Ça faisait presque toute une année, ça ! Hors de question de rester là tout ce temps ! Si cette fille se plaisait là, tant mieux pour elle, mais c'était loin d'être son cas. Il avait du boulot et des gens à revoir, merde... Avec une inspiration qui lui égratigna la gorge, Cordell se redressa, calant avec soin son sac sur son dos. Manquerait plus qu'il abîme ses outils par-dessus le marché ; pas envie de se farcir la totale.

« Mais euh t'inquiètes pas, Cordell ! Ça se trouve on sort dans deux jours, on peut pas savoir hein ! Et euh... On est cool, ici ? Enfin, c'est euh. Ouais. Bha. De toute façon on y peut rien, et euh... Ça va ? »

Ouais, dans deux jours, bien sûr. Il allait sortir immédiatement s'il lançait sa scie contre la porte, parole de Cordell ! Soucieux de ne pas avoir l'air paniqué comme un gamin qu'on a besoin de rassurer, il se contenta de soupirer et adresser un sourire crispé à sa « sauveuse ». Qu'est-ce qu'il pouvait lui dire, que ça allait mal et que ça lui donnait envie de se jeter par la première fenêtre à sa portée ? Question suicidaire spontané, on faisait pas mieux. Il dut se forcer à ne pas grogner quelque chose d'inintelligible en réponse.
C'est pas sa faute, c'est pas sa faute, se répétait-il en boucle pour mieux s'en convaincre.

Inutile de lui cracher son fiel à la figure, il avait plus six ans. Il pouvait se débrouiller tout seul et être mature, pour une fois.

« Ben ça pourrait aller mieux, mais bon. J'ai pas le choix, hein ? Ça marchera pas si j'essaye de démolir la porte, j'imagine... »

Il coula un regard furieux à la concernée, avec le secret espoir de la faire fondre sur place. Manque de bol, elle était pas aussi impressionnable que ça.
Cordell se concentra à nouveau sur Louise et les escaliers qui se divisaient devant lui. Il n'avait jamais eu un mauvais sens de l'orientation, mais cet endroit était trop différent de la base pour qu'il puisse s'y reposer entièrement. Trop d'odeurs différentes, de matériaux qu'il n'avait jamais vu de sa vie... Comme un saut dans le temps ou dans une autre dimension. Il avait vu ces belles arches dans ses livres, mais les toucher, c'était une toute autre histoire, fallait pas se méprendre. Il se sentait déjà mal, loin de chez lui. Déraciné, arraché, dégoûté.
Et le pire, c'était qu'il allait devoir faire avec.

« Alooors... je te suis ? » fit-il en haussant les sourcils dans sa direction pour l'inciter à prendre les devants.

Il ne reconnaissait rien et ne pouvait se raccrocher à ses repères d'ores et déjà obsolètes. Qu'est-ce qu'ils allaient croiser derrière la prochaine porte, hein ? Sûrement pas quelqu'un comme lui.
Et dire qu'il avait cru que...
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Lun 22 Sep 2014 - 16:00

Difficile de dire qui des deux avait le plus peur dans la situation actuelle. Louise était paniquée à l'idée que le garçon décide de défoncer la porte avec ses joujous ou, pire, de la démonter elle comme on casserait un vieux jouet devenu trop chiant ; Cordell, de son côté, devait composer avec toutes les nouvelles qu'on venait de lui apprendre, dont celle potentiellement atroce qu'il ne reverrait peut-être jamais la lumière du jour (façon de parler) jusqu'à sa mort – lointaine, elle l'espérait. Ce n'était pas vraiment hyper top comme moyen de se rencontrer. Elle aurait préféré le trouver en train de rigoler dans un coin et arriver en faisant « her, qu'est-ce qu'y a de drôle ? » et là il aurait rit de plus bel et lui aurait raconté une super blague extraterrestre à laquelle elle aurait rien compris du tout mais aurait rigolé comme une arriérée quand même parce que voilà, elle était comme ça.
Sauf que non. Pas de chance. Fallait pas traîner dans l'entrée, en même temps ; y'avait toujours quelqu'un pour se planter devant la porte et se mettre à hurler / pleurer / cogner / jurer comme si leur vie en dépendait et que, concrètement, ça allait les aider à revenir d'où ils venaient. Même la petite tête blonde de Louise avait fini par comprendre que la patience et l'illusion seraient leurs meilleurs atouts pour s'en sortir, donc ce type-là devrait finir par gérer aussi. Du moins elle priait très fort pour que ce soit le cas, parce que si elle apprenait qu'il avait fait sauter sa propre tête ou celle d'un autre avec sa putain de scie géante tout droit sortie d'un film de science fiction, elle s'en voudrait probablement toute sa longue vie.
A part bien sûr si c'était sa tête à elle qui avait sauté, mais passons.

« Ben ça pourrait aller mieux, mais bon. J'ai pas le choix, hein ? Ça marchera pas si j'essaye de démolir la porte, j'imagine... »

Oh non. Non non non, ça ne marcherait pas, ça ne ferait qu'empirer les choses – et puis une si belle porte, franchement, ç'aurait été du gâchis, et il valait mieux ne pas énerver la production, on ne sait jamais ce que ces gens peuvent faire pour punir les méchants et les désobéissants. A moitié perdue entre la triste réalité et son trip persistant de télé-réalité, la demoiselle fit « non » de la tête avec suffisamment de force et de conviction pour se faire un sacré mal de chien aux cervicales. Ce qui voulait dire que sa nuque était toujours à sa place, me direz-vous, donc ce n'était pas si terrible quand même. Mieux valait avoir mal que ne plus rien sentir du tout. Du moins c'était ce que s'amusaient à répéter beaucoup de gens très sages, aussi la jeune fille avait-elle appris à dire la même chose – tout en se répétant mentalement que c'était très bête, parce qu'entre avoir mal et pas mal son choix était très vite fait. Elle était juste un peu immature encore. Rien qu'un peu.
Le regard du garçon, de nouveau posé sur elle, lui tira un léger frisson. Il faisait légèrement peur, quand même, ce brave jeune homme. Ses cornes, sûrement. Ou sa peau. Elle ne savait pas ; ne tenait pas spécialement à savoir, pour peu qu'il y ait seulement un détail plus important que l'ensemble. Elle n'était pas très forte avec les gens fondamentalement différents d'elle. Difficile de gérer tout ça sans grimacer au moins un peu. Or ça ne se faisait pas. Mais alors pas du tout.
On agit comme s'ils étaient comme nous tous, Louise. Ce ne sont que de petites différences sans importance.
Ben tiens. Facile à dire.

« Euh ! Oui. Je te montre. Alors on a dit les chambres, hein ? » Tout en parlant, elle lui fit un signe de la main pour lui dire de la suivre et se mit en route vers les escaliers. « Tu verras, elles sont assez cool. Enfin elles seraient plus cool si on étaient tous seuls ou qu'on pouvait genre, choisir avec qui on est, mais bon, on s'habitue ! Et puis au pire tu évites les autres tu vois, c'est pas si grave... Enfin bon, donc toi t'es chez les garçons, hehe. »

Petit rire inexpliqué. Louise aimait simplement beaucoup avoir des raisons valables de se promener dans le couloir des chambres masculines autres que « y'en a qui sortent torse nu par moments et hohoho ».
Sourire colgate à Cordell lorsqu'il fallut passer la première porte.
Ça promettait d'être amusant.



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mar 30 Déc 2014 - 0:15

...

Et après avoir fait le tour du propriétaire, hein ? C'était pas pour vexer Louise, mais Cordell se voyait très mal aller prendre une tasse de thé au salon pour faire passer le temps. C'était bien beau d'avoir un endroit où dormir et déposer ses affaires (provisoirement), mais il comptait pas rester là comme un idiot, les bras ballants, ni même faire une sieste. De un, il n'était pas fatigué, et de deux, il avait envie de rentrer chez lui. Genre, maintenant, là tout de suite, sans devoir attendre il ne savait pas trop quoi durant des mois et des mois. Une solution miracle, peut-être ? Un ticket de retour pour la civilisation ? Qu'est-ce qu'ils foutaient tous ici, merde ? Ils avaient pas envie de sortir et revoir leurs proches ?
Il fallut beaucoup de détermination et de self-control à Cordell pour ne pas faire demi-tour sur le champ et démolir cette maudite porte de ses... hrm. Louise lui avait fait comprendre que c'était pas une super bonne idée, mais il voyait pas d'autres solutions. Il était venu par là, et il ressortirait par là. Logiquement, derrière cette porte, il y avait l'extérieur – et magie ou pas, une porte ça se démolissait. Suffisait d'avoir les bons outils. Cette pensée le rasséréna quelque peu : il n'était ni mal équipé ni sans défense. En cas de problème, il...

… il quoi, au juste ? Percerait un trou dans la tête de son agresseur à la scie électrique ? Damnit, il risquait d'avoir des problèmes.

« Euh ! Oui. Je te montre. Alors on a dit les chambres, hein ?  (les chambres, ouais) Tu verras, elles sont assez cool. Enfin elles seraient plus cool si on étaient tous seuls ou qu'on pouvait genre, choisir avec qui on est, mais bon, on s'habitue ! Et puis au pire tu évites les autres tu vois, c'est pas si grave... Enfin bon, donc toi t'es chez les garçons, hehe. »

Ahah, les joies de la colocation. Il espérait simplement que son ou ses colocataires n'étaient pas allergiques aux... wait, on pouvait pas choisir avec qui on était ? En bon adolescent mature, Cordell faillit protester et clamer haut et fort qu'il n'obéirait pas à des règles qu'il n'avait pas choisies et qu'il n'avait jamais voulu habiter là pour commencer et tout un tas d'autres protestations du même acabit. La discipline, ça le connaissait, mais c'était quoi leur délire, là, exactement ? Enfermer des gens contre leur gré dans une espèce de colonie de vacances et les forcer à se côtoyer même s'ils se détestaient... bleh, il se sentait déjà out du truc. Il passa une main sur ses cornes par réflexe, sourcils froncés. Il aurait plus manqué que ça les dérange, tiens.
Il aimait pas spécialement se battre, mais quand ça tenait qu'à un fil, il n'hésitait pas à envoyer le coup de poing ou se venger de manière particulièrement... infâme. L'encre indélébile sur l'uniforme de certaines personnes pouvaient encore en témoigner (ce qu'il pouvait être maléfique, parfois, hohohoho).

« Hrm ok, ça a l'air... cool. Et pourquoi ça te fait marrer au j- »

Bong. Coupé dans son élan par sa coiffure aérodynamique – ou plutôt les deux cornes qui en dépassaient, Cordell tomba à la renverse avec un cri surpris et un bon mal de crâne. Hinhin, d'accord, ici les portes n'avaient pas la bonne dimension. Compris. Il fusilla la chambranle de ses yeux furieux et se redressa avec toute la dignité que sa chute ne lui avait pas ôté. Royal, il tourna la tête de côté pour se faufiler à travers l'encadrure, le tout sans demander son reste.
La vie allait être un enfer s'il se prenait toutes les portes de ce fichu endroit qui avait l'air d'en posséder au bas mot une bonne centaine.

Il ne laissa pas filer le moindre commentaire ; mais il lança un regard assassin et sans équivoque à la porte.
Toi et moi, on réglera ça dès qu'on sera seuls.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Mer 21 Jan 2015 - 21:31

Bien que Louise n'en ait pas l'air, en ce moment-même, elle réfléchissait dur. Elle visualisait très nettement le chemin jusqu'aux chambres – des garçons, hehe – et savait même à peu près de quoi elle allait parler le temps d'y arriver, mais après ? Elle s'imaginait bien que Cordell voudrait déposer ses affaires, voire se changer ou prendre une douche, mais en profiter pour l'abandonner n'aurait pas été très galant de sa part. Elle pouvait... Lui faire faire le tour du propriétaire, ça, d'accord – mais même là, ce n'était pas très long ni très compliqué. Peut-être devrait-elle rester un peu avec lui ? Le temps qu'il s'habitue à l'idée... ? Ou alors elle pouvait toujours lui présenter les gens qu'ils croiseraient en chemin, pourvu qu'elle même les connaisse suffisamment bien pour que ça ne fasse pas ultra bizarre. Heureusement pour les deux adolescents, la petite blonde n'était pas en reste niveau sociabilité : des amis et des connaissances, elle en avait à la pelle. S'il avait besoin d'entendre les mêmes explications de plusieurs bouches différentes, pas de soucis, elle lui trouverait sans problème de quoi corroborer ce qu'elle lui avait dit un peu plus tôt. Tant qu'elle n'allait pas piocher dans les cas sociaux, personne ne devrait la contredire sur le fait qu'il était coincé pour un bon moment mais que ce n'était pas non plus la mort d'être ici.
C'était important de lui laisser une lueur d'espoir, quand même. Si tout le monde lui répétait que c'était atroce, glauque et dangereux comme endroit... Il n'allait pas mettre longtemps avant de la reprendre, sa foutue scie, pour aller découper en morceaux la grande porte du Hall. Or à part se faire mal et risquer de blesser de futurs arrivants, elle ne voyait pas bien ce que ça aurait pu donner.

« Hrm ok, ça a l'air... cool. » Wow, ça sonnait vachement convaincu tout ça. « Et pourquoi ça te fait marrer au j- »

Passée devant pour les mener tout deux à la gloire (ou aux dortoirs), Louise sentit son corps se crisper lorsqu'un gros « bong » coupa nette la question de son nouvel ami. Pas qu'elle soit triste qu'il ait été arrêté, hein ; elle n'avait aucune idée de comment justifier son rire sans passer pour la dernière des perverses et, très franchement, ce n'était pas le genre de réputation qu'elle avait envie de se traîner. Aussi fut-elle reconnaissante à la providence pour avoir réduit Cordell au silence. Peu importe comment c'était arrivé, d'ailleurs.
Mais la curiosité, la curiosité.
Pivotant sur ses chaussures, la demoiselle jeta un coup d’œil au garçon qui se redressait déjà, l'air un peu hébété par sa chute. Il fallut qu'elle le voit passer la porte de profil, l'air visiblement vexé au possible, pour comprendre que ses cornes devaient être à l'origine du problème ; parce que oui, elle n'y avait pas pensé avant, mais... Elles étaient quand même sacrément larges. Ça devait avoir une utilité quelconque là d'où il venait, comme pour toutes les bébêtes à cornes, mais dans un Pensionnat vieillot où les portes n'étaient conçues à l'évidence que pour des humains de taille standard, il allait falloir faire attention.
L'air grave, elle posa sur lui un regard empli de bonnes intentions.

« Tuhuhuh... »

Son début de phrase se transforma rapidement en ce qui ressemblait plus au bêlement d'une chèvre malade qu'à autre chose. Plaquant sa main droite contre sa bouche aussi vite qu'elle le put, Louise tenta en vain d'endiguer le rire qui remontait le long de ses côtes.
Mais mince, quoi ! Il avait qu'à rester sérieux !

« Hrmm. » Toussotant un peu, elle parvint à reprendre son calme un instant. « Pardon. C'est pas drôle. Faudra faire attention, les portes sont paaahah – »

Cette fois, son éclat de rire résonna bien fort entre les murs. Craignant qu'il ne finisse par la tabasser si elle ne réussissait pas à se taire, la bretonne repartit devant comme si une mouche l'avait piquée, les épaules secouées par son fou rire.

Ça commençait bien, hein.



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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   Sam 31 Jan 2015 - 23:56

...

Cordell accueillit le rire de Louise comme autant d'épines plantées dans sa fierté – mais en bon jeune homme poli, il se contenta de froncer les sourcils et prier pour que le rouge de la honte ne vienne pas transformer ses joues en bonnes tomates bien mûres. C'était super humiliant, okay, il avait saisi l'idée, hein ! Pas la peine de le lui rappeler en gloussant comme une imbécile ! Pas super charitable alors que ça lui était arrivé huit millions de fois de se moquer de ses amis et de ses pas amis pour moins que ça, Cordell reprit la marche d'un pas volontairement lourd et agacé, histoire de bien montrer à la fuyarde que bordel, il avait pas apprécié son geste courtois. Ça allait lui jouer un tour le jour où quelqu'un de moins sympa allait finir par le planter au milieu d'un dédale de couloirs, mais c'était plus fort que lui. Chaque fois que ses yeux effleuraient une porte et leur chambranle traîtresse, son cerveau envoyait mille signaux de détresse à travers ses membres. Reçu 5/5, tour de contrôle : on passera plus jamais une porte de front. Ça nous évitera des moqueries, hein.

« C'était même pas drôle, ne put-il s'empêcher de lancer alors qu'il venait de faire vœu de silence trois secondes plus tôt, si ça t'arrivais à toi, tu rigolerais moins ! »

Un peu d'humour, lui soufflait la petite voix que sa chute n'avait pas affectée sans qu'il daigne s'en préoccuper. Maudit diable à l'épaule, il savait bien que ce genre de choses ne l'amusait pas ! Encore plus après l'agitation des derniers mois et son arrivée surprise dans un manoir où il allait rester enfermé jusqu'à nouvel ordre. Et le Saint-Esprit responsable de leur libération à tous, il allait se pointer quand, au juste ? Avant qu'il me pousse une barbe, y'a plutôt intérêt. Machinalement, Cordell passa une main agitée sur son menton (heureusement) glabre.

Ça le saoulait déjà grave de marcher à travers ces couloirs trop sombres flanqués de décorations douteuses et parcourues de meubles en boua. Les grandes allées métalliques de la base lui manquaient déjà. Enfin, une fois son sac posé, il allait pouvoir se préoccuper de prendre ses repères, puisqu’apparemment il n'avait pas trop le choix. Quitte à passer quelques semaines (hhh, mois) dans un endroit pareil, autant savoir s'orienter tout seul. Cordell s'en faisait une priorité : s'il fallait compter en permanence sur les autres, c'était hors de question.
Il jeta un regard méfiant au dos de Louise. Elle avait pas l'air méchante mais, eh, il aurait plus manqué qu'il se fie aux apparences ! Il les savait bien trop trompeuses pour ça.

En plus, elle s'était moquée de lui. Au rythme des foulées qu'il parvint à caler sur celles de sa camarades afin de rester légèrement en retrait, il se promit de lui faire payer cet éclat déplacé. Pas très mature ni quoi que ce soit du style (se comporter en adulte, il avait décrété il y avait longtemps que c'était trop fatigant pour lui), il concoctait d'ores et déjà une revanche à partir de seaux piégés.
Il ne restait plus qu'à se faire maître de la place et le tour était joué.
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MessageSujet: Re: Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}   

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Je vais te bouffer le cerveau, jajaja. {Libre}

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