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 L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]

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MessageSujet: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 25 Jan 2014 - 11:53

[ PRÉCÉDEMMENT ... ]

Il avait pris un passage au hasard, en quête d’autres âmes coincées comme lui. Des panneaux étaient une bonne idée, très enrichissants (bien que pas très actualisé). Ils auraient dû revenir pour mieux expliquer les choses sur la mort, le Gouffre, l’énergie spirituelle … à moins qu’ils ne soient pas au courant ? Un tel endroit devait être nouveau pour que personne ne l’ai remarqué avant. Il était grand en plus … et possédait une forêt ? Une forêt d’arbres spirituels ? Dans le Gouffre ? Bon, s’il imaginait que c’était possible (bien que peu probable) : si on avait accès à une forêt, comment se faisait-il qu’on ne pouvait pas quitter les lieux ? De nombreux points noirs persistaient dans cette affaire … Arsen n’était pas non plus un expert en la matière et avait encore de nombreuses choses à apprendre de son mentor, mais tout de même.
Dans tous les cas, il pensa que Ludmillian ou d’autres ne tarderaient sans doute pas à les trouver et arrêter les agissements du propriétaire. Déjà parce que : une masse d’énergie capable d’enfermer des âmes ne devait pas passer inaperçu … Et qu’Andreas alerterait tout le monde si elle apprenait qu’il n’était toujours pas arrivé à son retour.

Arsen continuait son ascension dans un long couloir. Toujours aussi vide.
Il fixait ses pieds qui traînaient sur le tapis. Ainsi, beaucoup trop occupé à sentir la poussière sous la plante de ses pieds, Arsen ne remarqua pas tout de suite qu’il n’était plus seul dans ces longs couloirs.


Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Mar 28 Jan 2014 - 22:31

    Toute cette histoire n’avait aucun sens mais la nourriture était bonne ; c’était bien là tout ce que Zuriel retenait de ces courts premiers jours. Suffisant, grandement suffisant. Il n’avait pour l’instant été victime d’aucune hem, manifestation étrange, il y avait internet –donc de la nourriture pour son cerveau-, et puis, son colocataire, bien qu’il ne l’avait que brièvement vu, n’avait pas l’air désagréable.

    N’ayant aucune raison valable de se plaindre – à part peut-être le manque d’outils de communication et ces problèmes de citations intempestives-, le garçon acceptait, avec peut-être un peu trop de légèreté sans doute, sa situation. Pour autant, cela ne l’empêchait pas de monter des hypothèses sur le pourquoi du comment il s’était retrouvé là. Sa préférée restait quand même qu’il était actuellement dans un manoir et que ce qu’il vivait était super réel, parce que combien de fois dans une vie ce genre de choses peut arriver ? C’était cool. Pour l’instant. Là. Peut-être qu’il rirait beaucoup moins dans quelques mois, mais en attendant il préférait ne pas se poser trop de questions et squatter la nourriture et l’internet gratuitement.

    S’étant levé du bon pied, le cyan avait pris la décision de faire un tour des lieux. Ce qui lui avait paru être une très bonne idée alors qu’il domptait sa crinière, encore plein d’une vitalité qu’on ne lui connaissait qu’après midi, se révélait être en réalité après deux bonnes heures d’errances la décision la plus stupide qu’il avait jamais pris. Un peu plus et il s’allongeait par terre pour se laisser mourir. Le pensionnat était plus grand qu’il ne l’aurait cru et puis, il jurait que les couloirs lui jouaient des tours mais ça avait sans doute à faire avec le fait que pratiquement tous se ressemblaient, sans compter l’ambiance lugubre. Il s’était retrouvé au moins trois fois dans l’infirmerie avant d’arriver à descendre d’un étage – maintenant qu’il y repensait, c’était peut-être un signe qu’il aurait dû prendre des antidouleurs. Bien, il avouait ne pas avoir un sens de l’orientation de génie, mais à un moment donné, ses pieds le menaient toujours à la nourriture. Hors, là, ce n’était malheureusement pas le cas et Zuriel n’avait plus vraiment envie de visiter.

    Puis il se prit une poignée de porte dans la hanche – il ne souhaitait pas parler de la façon dont tout cela était arrivé, cependant ça incluait une armure mal-placée et la peur- et il déclara ne plus jamais s’écouter lorsqu’il se sentait d’humeur particulièrement guillerette ; ça arrivait trop peu souvent pour être fiable. Tout un tas de trucs lui arrivaient lorsqu’il essayait d’être un minimum productif, si ça ce n’était pas un signe qu’il était simplement fait pour flemmarder… Soit, s’il ne bougeait pas, rien ne pouvait arriver – quoi que Thomas ne se gênait jamais pour faire arriver des trucs alors qu’il était en pleine séance de flemmardage et il ne devait pas penser à Thomas par penser à qui que ce soit oups oups sujet à éviter bordel Zuriel la ferme – oh, quel beau tableau ! Un bateau. Fantastique. Du bel art, vraiment…

    Ah oui. Il y avait aussi ça. L’eau. Les bijoux. Le garçon s’éloigna rapidement du tableau, une main comme collée sur sa hanche qui continuait de faire des siennes dès qu’il la laissait sans surveillance. Visiblement, s’il regardait simplement une image, rien ne forçait le passage de force à travers ces lèvres d’une quelconque citation indésirable ; au moins, il pouvait toujours regarder Titanic sans se scotcher la bouche, c’était une bonne nouvelle.
    Il lorgna plusieurs portes, toutes familières. Il balada son regard turquoise sur le long couloir en manque flagrant d’éclairage, au moins autant que d’un bon nettoyage. A part ça, nada, tout se ressemblait, tout n’étaient que tableaux, divers objets des décorations, vases, une silhouette, des chandeliers, une grand tapis et… Ah. Une silhouette. Great, peut-être enfin quelqu’un qui savait un minimum comment se diriger dans ce labyrinthe sans fin.

    En s’approchant, Zuriel eu tout le loisir de s’apercevoir de certains détails, notamment le fait que sa veste bleue était crade – vraiment, à quand le grand ménage ?-, que la silhouette était un garçon avec un étrange masque sur le visage – ouah, quel style-, mais surtout que sa veste était crade en fait. Les mains plantés dans ses poches de jean blanc nonchalamment, le garçon aux cheveux turquoise –il espérait qu’eux aussi n’était pas plein de poussière- fit une halte soudaine lorsqu’il se jugea assez proche pour se faire entendre clairement ; le garçon semblait ne pas l’avoir remarqué, pour des raisons qui lui échappaient – il pensait sa tignasse assez visible pourtant.

    « Umh, excuse-moi ? Est-ce que tu as une idée d’où on est ? »

    S’il lui répondait par un « bah oui, dans le pensionnat », le jeune garçon se jura de l’encastrer dans une poignée de porte – mentalement, bien entendu, il n’agressait pas les étrangers de cette manière, enfin ! Quoi qu’il devrait. Mais quand bien même il essaierait, il finirait probablement par être celui qui se prend la poignée. La vie.
    Au pire, ils seraient juste perdus ensemble, joie. Distraitement, Zuriel commença à frotter sa veste, songeant que faire une sieste sur le sol n’allait certainement pas être possible.

    Franchement, on lui avait dit que le pensionnat était magique, ne pouvait-il pas se nettoyer tout seul pour bien faire ?

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 8 Fév 2014 - 18:01

Surprise.

« Umh, excuse-moi ? Est-ce que tu as une idée d’où on est ?
- Ah ! »

Arsen sursauta, n’ayant pas remarqué l’arrivée de l’individu, trop occupé qu’il fut à focaliser son attention sur le tapis tellement confortable pour la plante de ses pieds. Son masque dénué d’expression dévisagea l’inconnu un peu trop longtemps, sans doute … ou au moins suffisamment pour mettre mal à l’aise le commun des mortels*.
Celui qui l’avait interpellé était un homme aux cheveux turquoise. Cette caractéristique était bien la première chose qui frappa l’esprit, comme une grosse pancarte publicitaire clignotante juste au-dessus de sa tête. Le silence eut presque le temps de s’installer confortablement sur son gros fauteuil rouge mais, heureusement, Arsen réussit à se ressaisir, se rappelant que le garçon lui avait posé une question, au départ. Gêné, quelques mots furent prononcés :


« Euh, ah ! P-p-pardon. Euh … Dans des couloirs ? »

C’est la première réponse qui lui était venu. La plus logique, sur l’instant … Mais il réfléchit. Pourquoi cette question, en fait ? Que voulait-il dire par « où » ? Est-ce qu’il venait d’atterrir là, lui aussi ? Mais où, là ? Juste là, ou Là ? Bon sang, tant de questionnements … et comment aborder le sujet sans tout embrouiller ? Son retour par Ici commençait vraiment bien.
Allez, prenant son courage à deux mains, Arsen continua :


« Bonjour ! Je viens juste d’arriver … dans ce manoir. Enfin … et … euh … »

Et, euh, quoi ? L’adolescent ne savait pas quoi rajouter. Il avait des questions mais elles ne se décidaient pas à se mettre gentiment en rang dans sa tête. Et puis encore une fois … comment se montrer clair ? Son nouveau camarade aux cheveux pétards semblait tout autant au courant que lui de la situation … ou cachait très bien son jeu.
Allez allez.


« Je m’appelle Arsen. »

Sur ces mots, il s’approcha et tendit une main timide vers son interlocuteur. Oui, voilà. Ça lui semblait être une bonne façon de commencer quelque part …

*:
 
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 22 Fév 2014 - 3:09

    Ah !

    Charmant. Zuriel continuait de frotter sa veste, levant à peine les yeux sur le torse du garçon à la sortie de ce petit son surpris, légèrement satisfait de son nouvel effet fantôme. D’habitude, c’est lui qui ne remarque personne, c’était un changement plaisant, honnêtement. Sa tignasse, qu’elle soit rousse ou turquoise, attirait bien souvent les regards, ôtant tout effet de surprise un 99% du temps. Il faut dire que ses amis étaient généralement des boules d’énergies en alerte en permanence tant qu’ils ne sont pas sous substance. Il avait le chic, comme ça. Quand il avait des amis.
    D’ailleurs, il était persuadé que le problème cheveux flashy avait fait une nouvelle victime : de un parce que le garçon n’avait rien dit après son exclamation de surprise extrême et de deux parce qu’il avait l’impression aussi agréable que lorsque l’on boit la tasse qu’un regard était posé sur lui de manière relativement intense.
    Il pensait à nommer ses cheveux, souvent. Les présenter à sa place. Certains diront qu’ils ont plus de personnalité que lui, tsk tsk. Il leur accorde le bénéfice du doute, si ça leur fait plaisir. De toute façon, ses cheveux ayant leur volonté propre, le garçon les considérait pratiquement vivant.

    « Euh, ah ! P-p-pardon. Euh … Dans des couloirs ? »

    Il arrêta immédiatement de frotter. Etait-ce vraiment si impoli d’encastrer quelqu’un dans un mur un inconnu ? M’enfin, Zuriel vit raison rapidement. Le ton que le garçon employait, cette hésitation dans les mots... Il n’avait pas l’air de se moquer ouvertement de lui, en réalité, il sonnait même un peu perdu lui-même. Se sentant compatissant et clément, il décida de lui laisser le bénéfice du doute (de toute façon, sa hanche le lançait et c’était là beaucoup trop d’efforts et de forces nécessaires pour encastrer quelqu’un dans un mur).

    « Bonjour ! Je viens juste d’arriver … dans ce manoir. Enfin … et … euh … »

    Ah, voilà, tout s’expliquait à présent. Zuriel donna un dernier coup de brosse-main à sa veste avant de relever la tête, mue d’un ultime réflexe de civilité. Sa tante aurait été folle de devoir parler à un gangrelet qui ne la regardait même pas –uh, il pouvait tout à fait entendre sa voix lui rappeler la politesse. Maintenant qu’ils étaient totalement face à face, le cyan s’apercevait que son interlocuteur était plus grand que lui, pas de quoi en faire tout un plat cependant – malheureusement- et il n’avait qu’à lever légèrement plus la tête –oh les efforts- pour fixer droit dans les pas vraiment-yeux qu’étaient les rectangles qui servaient d’yeux au masque. Masque plat, bien plat d’ailleurs. Il y avait aussi la touffe foncée sur le haut de sa tête. Ça a l’air doux, presque domptable. Chanceux va.
    Umh, bienvenue au club des paumés.

    « Je m’appelle Arsen. »

    Il lui tend la main et Zuriel a presque envie de lui dire ‘nan, je ne serre pas la main aux Arsen ‘, comme ça, là, mais ça n’aurait aucune utilité à part le fait d’en fait prononcer cette phrase. Inutile donc. Son cerveau n’avait rien d’autre à faire visiblement.
    Hey chou, il y a des portes à sonder si tu veux, ce serait tellement plus agréable de trouver un endroit avec de la nourriture et non pas des blagues à l’humour douteux qu’il ne pensait même pas avoir. Enfin, si, il en était conscient de ce vestige de ces traumatismes passés, cependant… Bref, là n’était pas le moment, point.
    Allez Zuriel, soit un bon garçon. On saisit la main, on dit bonjour. Sou-… Oui, bon, ça ira comme ça.

    « Zuriel. »

    Saisir la main de ce Arsen fut l’expérience la plus étrange qu’il n’ait jamais eu l’occasion de faire. Il n’aurait pas su mettre de mot sur la-les sensations, ne le pourra jamais. En gros, c’était comme… Comme serrer la main d’Arsen quoi, vous voyez ?

    Lui voit –enfin, sent-, alors whatever.

    Il agita vainement la main de droite en bas dans une tentative d’adopter l’attitude d’un adulte viril et intéressé, brièvement seulement, avant de relâcher le garçon. Ce n’était pas désagréable, juste un peu… Dérangeant, peut-être ?
    Quoi qu’il en soit, il fourra à nouveau ses mains dans ses poches dans l’espoir de ne plus les sortir avant un petit moment.

    Zuriel jeta un coup d’œil à gauche, un coup d’œil à droite, un coup d’œil qui se prolongea en regard posé naturellement sur Arsen. Arsen, Arsen, Arsen, c’est un nom dont il peut retenir. Mask-man.

    Une question lui titillait la langue. Une seule.

    « Donc tu ne sais pas où on peut trouver de la nourriture ? »

    Non, il n’était pas obsédé pas l’idée de manger en général, vraiment. Il y a juste ces moments où on a un petit creux important et le reste se trouve jeter au second plan. Ces moments arrivaient juste plus fréquemment que la normale chez Zuriel.

    Dur de ne plus avoir la cuisine juste en face de sa chambre, très dur. Il pensait sérieusement à élire domicile dans la cuisine du pensionnat.



    HS ♥:
     

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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 8 Mar 2014 - 14:59

Et il prit sa main … Mais …
Arsen ne savait pas quoi dire. Ne savait pas quoi penser. Ne savait pas quoi faire. A part fixer cette main qui balançait la sienne comme un bout de chiffon mou. Pourquoi. Quand. Comment. Hein ? Cette sensation. C’était comme lorsqu’il touchait Leander.


« Zuriel. »

Encore sous le choc, Arsen ne pouvait détacher son regard de sa main encore en l’air, là où l’autre l’avait laissée. Il la sentait encore un peu qui picotait son épiderme.
Le garçon aux cheveux clairs n’avait sans doute pas capté quel genre de désordre mental il venait de faire subir au pauvre fantôme. Depuis sa mort, l’unique source de chaleur humaine qu’il avait pu toucher était celle dégagée par le médium californien … Comment se faisait-il qu’il retrouvait cette même sensation ici … Attendez. Chaleur humaine ?


« »

La tête du brun masqué se souleva tout doucement pour retrouver le visage de son interlocuteur. On ne pouvait y lire aucune émotion actuellement. Mais si Arsen avait été doté d’un visage, sa surprise aurait crevé les yeux de n’importe qui (Sauf d’un aveugle. Et encore.). Les yeux comme des soucoupes, la mâchoire décrochée … Un vrai poisson.
Ce n’était pas possible. Juste pas possible. Il était revenu dans le monde des morts. Alors comment … Aucune explication plausible ne lui venait. Même s’il se savait ignorant de nombreuses choses sur son univers, Arsen était néanmoins capable d’affirmer que le fait que ce Zuriel soit chaud était loin d’être normal.


« Donc tu ne sais pas où on peut trouver de la nourriture ? »

Le mort n’écoutait pas. Il avait bien d’autres pensées envahissantes qui l’empêchaient de comprendre en cet instant ce que l’autre lui disait. Instinctivement, oubliant toute règle de savoir vivre et notion d’espace vital, ses mains se saisirent du visage de Zuriel et commencèrent à pincer ses joues. Non, il n’avait pas rêver. Il ne rêvait pas. Pincez-le, c’était bien …

« Pourquoi tu es chaud … »

Réussit-il à se murmurer à lui-même. Mais cette question était rhétorique, il n’y avait qu’une seule raison valable pour expliquer ce phénomène. Et ça n’avait sans doute aucun rapport avec la possibilité qu’il puisse cacher un radiateur sous sa veste.

« … T-tu es viv-… ? »

Fini de se torturer. Il fallait agir pour en être sûr, alors … Arsen se rapprocha soudainement, sautant littéralement sur ce garçon qu’il venait de rencontrer, le coinçant dans une étreinte, la tête sur sa poitrine pour mieux sentir son cœur …

Mais non.

Pas de cœur.

En fait. Il n’y avait même plus de Zuriel.

Retrouvé inexplicablement assis sur le sol, Arsen était envahi par de nombreuses sensations qu’il avait du mal à nommer. Comment s’était-il retrouvé là, déjà ? L’adolescent tourna la tête dans tous les sens à la recherche de l’autre … Volatilisé. Il n’y avait bien que cette boule de lumière flottante.

Une. Boule. De. Lumière. Flottante.


« Q- Q- Q- Q- Qu- … »

Qu’est-ce qu’il vient de se passer, là.
Et bon sang. Qu’est-ce qu’il se sentait vivant.


Des explications s’imposent:
 



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Mar 25 Mar 2014 - 15:37



    Zuriel n’a rien contre la câlins, sauf ceux potentiellement mortels, bien sûr, ou encore ceux avec un inconnu complet qui lui file une impression bizarre, et donc potentiellement mortels.
    Arsen réunissait malheureusement les deux –en une en fait- conditions et ça n’aidait pas que le garçon venait de lui demander avec éloquence pourquoi il était « hot », en murmurant parce que c’était un peu plus creepy comme ça, forcément, et Zuriel n’était pas tout à fait pro en la matière, toutefois se faire enlacer par mask-man lorsqu’il vient de lui dire qu’il est canon, ça passe pas forcément bien au niveau mental.

    Enfin bon, il aurait pu passer outre, se dire que c’était flatteur et voilà, c’était juste un câlin, il était en vie, Thomas avait fait des trucs bien plus étranges à leur première rencontre – bien qu’il n’était pas certain que prendre le blond pour référence allait le mener loin dans sa vie- et au final, il n’était pas six pieds sous terre. Ou peut-être bien qu’il l’était d’ailleurs, parce qu’au fond, qu’est-ce que ce pensionnat ? Pour tout ce qu’il savait, il avait peut-être fait une chute mortelle en trébuchant sur le palier ; il ne s’attendait pas à une mort plus glorieuse.

    Tout ça pour dire qu’il aurait trouvé ça un peu étrange au début, il n’était pas non plus tout à fait insensible à ce qu’il pouvait lui arriver, si, et seulement si, la seconde d’après il n’était pas en train d’observer ses propres cheveux d’en haut avec l’étrange sensation d’être aussi léger qu’une plume au vent. Tiens, ses cheveux ont l’air encore plus en pétard comme ça.

    « Q- Q- Q- Q- Qu- … »

    Es-… Est-ce que c’était sa voix, ça ? Umh. Okay. Ok. Normal. Tout à fait normal. Zuriel cligna des yeux. Enfin, il le fit mentalement. Il l’aurait fait s’il avait eu un corps, comprenez, mais assez visiblement, il en était dépourvu. Eh bien, si ça ce n’était pas une expérience hors du commun… En même temps, vu l’endroit dans lequel il se trouvait, ça n’aurait vraiment pas dû le troubler comme ça. Un câlin qui te fait dégager de ton corps, oui, bien sûr, pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Après tout, hier, il aurait juré entendre une porte parler.

    Au moins, le serrage de main venait de se faire détrôner en beauté, il n’y avait pas à parlementer.

    Il fait un tour complet de lui-même, incapable d’affirmer comment il se déplaçait, ou voyait, ou entendait, ou… Uh, maintenant, c’était lui Mask-man. Enfin, son corps était Mask-man. Lui était Feather-man. Son visage était caché par le même masque que portait Arsen quelques instants auparavant. D’ailleurs, il était où, lui, son corps ? Il avait l’impression d’être dans un mauvais film paranormal –ou un très, très bon. C’était quand même légèrement effrayant. Et très étrange. Un peu trop étrange, même pour lui, qui ne trouve pas cela étrange qu’une tribu d’animaux cause. Peut-être que la faim avait eu raison de lui.

    En tous les cas, il n’y avait pas d’erreurs possible, c’était bien son corps qui était assis sur le sol ; même vêtements, même cheveux, même voix –quoi qu’il n’en était pas certain, cependant il mettait surtout cela sur le fait qu’il est impossible d’entendre sa propre voix correctement –pas quand on est dans son corps, la règle ne s’appliquait sûrement pas quand on était en dehors. Probablement.

    Et puis fuck, il n’était pas un expert en paranormal.

    « Arsen ? C’est toi ? »

    Il n’y avait pas trente milles possibilités quant à l’identité de la personne qui était à présent le patron de son corps, Zuriel avait beau ne pas avoir le QI d’Einstein et être en pleine lutte contre la partie logique de son cerveau –est-ce qu’il avait toujours un cerveau ?- qui tentait de rejeter en masse sa théorie comme quoi il faisait un petit tour dans le monde des âmes. Un pensionnat sans sorti, okay, des pouvoirs surnaturels, okay, des animaux qui parlent, pourquoi pas, mais se retrouver expulser de son domicile, ôla, calmos les enfants.

    Bon, reste à savoir si au moins, il est autorisé un appel à un ami. Ou à un étranger qui se jette sur son corps à la première occasion, c’est du pareil au même, vraiment.


    Ploc:
     
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Dim 30 Mar 2014 - 0:47

Aucun son compréhensible ne se décidait à sortir de sa gorge.

Sa gorge … Quelque chose d’inhabituel se passait sous son masque, présentement. Et pas que, à bien y réfléchir. Un nœud commençait à se former au niveau de son estomac, par exemple … Mais ça encore ce n’était pas si bizarre. Même en tant que défunts, les âmes gardaient le souvenir de certains symptômes physiologiques et pouvaient les ressentir, même si ce n’était qu’illusoire …
Concrètement … Ce qui le gênait, surtout … C’était ces battements dans sa poitrine …


« Arsen ? C’est toi ? »

L’interpellé hoqueta de surprise et ses poils se hérissèrent. Eeeeeh. La boule venait de parler. La boule venait de parler. La boule venait de parler. Et c’était la voix de Zuriel. De … Pourquoi la boule avait la voix de Zuriel.

Ce flot d’étrangetés indescriptibles et de questionnements n’aida pas le fantôme à sortir plus de sons, au contraire … Mais au moins, ça le décida à enfin regarder autre chose que la grosse luciole.
Le garçon porta ainsi ses mains à la hauteur de sa tête … Enfin "ses mains" … Non, pas vraiment. Elles étaient fines et pâles, celles-là … De nouvelles pensées se bousculèrent au portillon de son cerveau, l’obligeant à agir sans grande réflexion apparente. Dans des soubresauts nerveux, le jeune homme se tortilla en tous sens en quête de … Ah ! Une armure non loin ferait totalement l’affaire. Ne portant pas plus d’attention à ses nouveaux vêtements froissés ou ses nouvelles jambes qui supportèrent son nouveau poids, il traversa prestement la distance qui le séparait de son but et … Horreur.

… Enfin, non. Ce n’était pas vraiment horrible, en fait. Enfin, si. Mais non. Enfin.

Les doigts du corps étranger caressèrent doucement la surface du masque avant de le retirer. Doucement. Deux grands yeux turquoises l’avisèrent, larges comme des soucoupes, amplis d’une incompréhension certaine. Un nez. Une bouche légèrement entrouverte. Sous le choc. Et bon sang, quel choc.

Comment réagir dans ces cas-là, hein ?

Zuriel … ou plutôt son corps, commença à inspirer très profondément. Cela faisait combien de temps qu’il n’avait pas fait ça. Respirer. Faire passer de l’air par son nez. Et les odeurs … Qu’est-ce que ça sentait ? Le bois ? La poussière ? Le vieux ? Sa main gauche tenait toujours le masque pendant que la droite tiraillait les joues de son visage, attentif à toutes les mimiques que réfléchissait le torse de l’homme de fer.
L’inspection aurait encore put durer longtemps si du coin de l’œil la lueur de la boule d’énergie ne se faisait pas insistante. Se redressant, le jeune homme recula instinctivement, allant se cacher à moitié sur le côté de l’armure et grimaça.
Bon, il était clair qu’il était dans le corps tout chaud et vivant de Zuriel. Du coup, ce truc flottant là-bas, ça ne pouvait être que l’âme de celui-ci. Peut-être. Normalement. Logiquement. Pourquoi pas. Où serait-il sinon ? Et pourquoi ce truc aurait sa voix ?

Il fallait que les choses avancent. Bien qu’avec difficulté, des mots réussirent enfin à s’échapper :


« Y---y-y-y-y-y … Y s’passe quoi au juste ? »

Sa main libre se vit portée à sa gorge. Il déglutit. Cette voix. Cette voix n’était pas la sienne … Ni celle de Zuriel … Ou en tout cas, pas comme il l’entendait. C’était trop étrange. Beaucoup trop étrange. Beaucoup trop. Comment faisait-il au juste pour encore tenir debout ?

« Pourquoi je suis toi et … pourquoi tu es vivant ? »

Pourquoi je suis vivant. Pourquoi j’ai un visage. Pourquoi je. Je. Je.



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Mer 2 Avr 2014 - 0:43


    D’accord, ça n’est peut-être pas si désagréable d’être une plume – ou peu importe ce qu’il est, vraiment. Il peut voler, faire des tours sur lui-même, il se sent léger comme une plume et oh, miracle, il n’a plus mal nulle part, plus sommeil, plus fai-… Non, ça, c’est terrible en fait, il ne pense pas pouvoir vivre sans cela.

    En fait, c’est vide. Incroyablement vide. Trop vide même, tellement vide que s’en est un peu effrayant. C’était un peu comme s’il avait pris une trop grosse dose de morphine et ne ressentait plus rien, sauf qu’il avait l’esprit clair, et accessoirement qu’il n’avait jamais reçu une trop grosse dose de morphine – pas même lorsqu’il s’était retrouvé à l’hôpital après avoir mis le feu à sa maison-, ni ne s’était drogué, et encore moins saouler jusqu’à ne plus ressentir que l’envie de danser nu sur la piste.

    Ne plus avoir mal, c’était une aubaine, ne plus avoir sommeil pouvait potentiellement être cool pour regarder plus de séries et films. Le reste, c’était plutôt triste. Voir horrible.

    Mais il peut voler, ce qui est au moins mille fois plus cool que la malédiction que le pensionnat lui avait gentiment assignée.

    En revanche, c’est extrêmement creepy de se regarder se regarder dans une armure en faisant des têtes très étranges comme si c’est la toute première fois qu’on se voit. Il y a quelqu’un d’autre dans son corps, et à défaut d’avoir une consonance érotique très prononcée, ce n’est définitivement pas une idée à laquelle il peut se faire, pas maintenant. Peut-être qu’au bout de deux ou trois fois, ce sera la routine. Pas qu’il avait très envie que ça recommence. Si il pouvait d’ailleurs retourner dans son corps.
    Et si il ne pouvait pas ? Et si Arsen restait pour toujours dans son corps et lui sous forme de…

    Jetant un œil à l’armure –ou peu importe ce qui lui permet de voir, il n’est plus à ça près- il s’apperçoit que ce n’est pas juste une lumière clandestine inexpliquée qui se reflète dedans, car à moins qu’elle ne suive exactement ses mouvements, eh bien, la boule lumineuse, c’est lui.
    Peut-être que le pensionnat est juste bourré de champignons hallucinogènes très puissants. Pour de vrai.

    Bon. Bon. Peu importe. Il est une boule lumineuse et Arsen est dans son corps et c’est la première fois qu’il voit son visage en vrai sans l’aide d’un miroir. Ce qui est le rêve de beaucoup, il le sait, malheureusement pas le sien. Enfin bon, toutes les expériences sont bonnes à prendre.
    Des yeux turquoises se posent sur lui –ses yeux- et Zuriel –enfin, Arsen- recule pour aller chercher refuge derrière l’armure. Alors ça, c’est la meilleure. Il n’a pas peur d’une boule à facette tout de même.

    « Y---y-y-y-y-y … Y s’passe quoi au juste ? »

    Incrédule, Zuriel hausse mentalement les sourcils et fait sa plus belle expression de ‘you’re kidding me’, sauf que bon, elle reste dans sa tête. Dans sa boule. Dans son âme. Dans son imagination. C’est compliqué toutes ces histoires et il n’a jamais été bon en cours.
    Quoi qu’il en soit, il avait jusqu’alors espéré qu’Arsen avait un minimum de contrôle sur la situation, toutefois à en croire son expression ahurie d’à présent –confirmation que son visage pouvait faire ça-, il est aussi peu informé sur le phénomène que l’ancien-turquoise ne l’est. Il ne reste plus qu’à joindre les petits points et trouver l’image finale pour avoir la solution à leur problème. Sûrement.
    Zuriel fixe Arsen porter sa main à son cou avant de décider qu’il ferait de regarder ailleurs, parce que mine de rien, c’est très perturbant tout cela.
    99% would not recommand.

    Sauf en cas de douleur intense, dans ce cas, c’est la morphine idéale.

    « Pourquoi je suis toi et … pourquoi tu es vivant ? »

    Okay pour le pourquoi il est lui, mais c’est quoi exactement cette obsession avec le vivant ? Bien sûr qu’il est vivant. A moins qu’il ne soit mort sans s’en rendre compte. Que tous les pensionnaires soient morts sans s’en rendre compte. Pourquoi pas, au point où on en est.

    Il s’attend limite à voir un kangourou lui bondir dessus au détour d’un couloir.

    « Pourquoi je serais pas vivant ? »

    Enfin, techniquement, il ne se sent pas très vivant là. Enfin. Passons. Dans la vie de tous les jours, quand il ne s’éclate pas à être un boule à facette, il est assez vivant, dans la mesure où vivant ne va pas dire qu’il va courir régulièrement le marathon.
    Il soupire. Suppose qu’il soupire.

    « Ecoute, je sais pas ce qu’il se passe, mais j’ai la vague impression que tu as quelque chose qui est à moi. »

    Mais vague hein, très vague.

    « Donc j’aimerais le récupérer. »

    Pretty please.

    Même sans la cerise, ce serait cool.

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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Jeu 17 Avr 2014 - 18:53

Peut-être qu’Arsen allait finir par imploser à force de se poser des questions. Les sensations étranges s’étaient inconsciemment atténuées. Contrairement à son âme, ce corps, lui, était tout à fait habitué à avoir un visage et respirer, à sentir son cœur qui bat, son sang qui pulse ...
Les yeux turquoise fixaient la grosse luciole à quelques mètres de lui. La scène devait sans doute être comique, vu de loin … Enfin, si elle était vraiment vue, la personne qui les observait ferait mieux d’aller les rejoindre et de les aider à y voir plus clair. Ce serait sympathique.


« Pourquoi je serais pas vivant ? »

Eh bien, sans doute parce que nous nous trouvons dans l’Au-delà ? Non ? Non. Arsen ne pouvait décemment pas douter du fait que Zuriel fusse un être humain de chair et d’os … Et ce malgré tout l’aspect irrationnel que cette révélation pouvait revêtir. Et l’irrationnel, sans vouloir s’en vanter, le fantôme y connaissait un petit rayon.
Par où commencer ? … Arsen n’eut malheureusement pas le temps de dire quoi que ce soit, son interlocuteur enchaînant :


« Ecoute, je sais pas ce qu’il se passe, mais j’ai la vague impression que tu as quelque chose qui est à moi. Donc j’aimerais le récupérer. »

La tête de Zuriel se redressa pour retrouver la boule de lumière un bref instant avant de se tourner de nouveau vers son reflet dans l’armure et revenir finalement vers l’âme flottante. Décontenancé (mais pas comme si c’était là un fait nouveau), le garçon aux cheveux turquoises ouvrit légèrement la bouche, cherchant ses mots. Le récupérer, hein ? Certes, oui, il voulait bien, mais … Les deux protagonistes du couloir étaient vraisemblablement aussi avancés l’un que l’autre. Terrible. Arsen réussit malgré tout à balbutier :

« E-euh … O-oui, d’accord … Mais … Je ne sais pas comment … »

Il ne savait même pas comment il en était arrivé là, alors …
Enfin, bon. Ne rien faire et se cacher derrière de viriles armures décoratives n’allait en rien faire avancer la situation. Étrangement. C’est pourquoi le jeune homme s’enquit tout de même à se rapprocher, non sans appréhension, de ce qui n’était autre que l’âme de Zuriel. Peut-être que s’il le touchait … Tout doucement, il tendit donc la main vers lui et … nouveau choc.

Avant même d’avoir pu l’effleurer, l’âme d’Arsen avait comme qui dirait été expulsée sans ménagement de son enveloppe temporaire. C’est ainsi que le fantôme se retrouva de tout son long en plein milieu du couloir, visage nu, le corps pris de picotements. Jamais (et heureusement pour lui), l’américain ne s’était fait électrocuté … pourtant, la sensation qui l’envahissait à ce moment-là pourrait s’en rapprocher, de son avis. Tant bien que mal, tremblant même sous l’effort, le garçon rapporta son masque à son visage avant de lâcher son bras. La volonté de le remettre en place avait été plus forte que tout. A présent, grâce à ça, il avait une superbe vue sur le plafond, en plus.

Bref, à présent, gisant là, sur le tapis poussiéreux, Arsen ne bougeait plus.
Au moins, bonne nouvelle, ils avaient réussi à revenir à leurs places respectives … Et un souci en moins, un ! Cependant, le pourquoi du comment restait en suspens.



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Dim 27 Avr 2014 - 15:17


« E-euh … O-oui, d’accord … Mais … Je ne sais pas comment … »

Eh bien, on est pas sorti de l’auberge.

Pas qu'il était tout à fait pressé. Pour être tout à fait honnête, Zuriel se préparait déjà à toute une vie de boule de lumière ; il s’imaginait, dans quinze ans, virevolter joyeusement avec les étoiles, comme la plus heureuse des boules à facettes, son esclave personnel qui l’attendait en bas avec son ordinateur et… Et il ne pourrait probablement ni manger, ni boire, ni prendre des bains de quatre heures, ni profiter de la chaleur hum-enfin bref, ce serait horrible, grosso modo. Il n’est pas prêt à faire de tels sacrifices. Si ça se trouve, ils allaient devoir partir pour une quête, tous les deux là, comme une bande de bras cassés, puis ils allaient devenir les héros d’un film et… Si ça se trouve, ils étaient déjà un film.

Zuriel se dit qu’il ferait mieux de faire une pause avec les films fantastiques, son imagination se développait bien trop.

Il se regarda s’approcher – non franchement, même son cerveau commençait à rejeter la situation tant elle était absurde – et bam, voilà, sur les fesses il était. Sur ses fesses. En train de regarder Arsen, allongé de tout son long au milieu du couloir et juste.

WTF. Arrête la drogue que tu vas prendre le futur, Zuriel.

Il cligna des yeux plusieurs fois, se rétablissant doucement dans son corps afin de se lever. Ah, voilà, il avait la dalle. Et sa hanche lui faisait toujours mal. Ça fait du bien. Il se sentait un peu comme le pire des masochistes d’être réconforté par sa propre douleur, mais bon, il n’était plus à ça près, franchement. Et là, la drogue frappa à nouveau.
Le garçon était en train d’apporter son masque à son visage tout en tremblant comme une feuille, chose tout à fait anodine, vraiment, tout le monde à un masque dont on ne veut pas se défaire, bref, c’était pas le problème. Le problème était qu’il n’y avait rien. Pas de nez, pas de yeux, pas de rien du tout. Blink blink.

« Wow, mec, je crois que t’as perdu ton visage dans la foulée. »

Un jour, Zuriel aura un prix Nobel pour son éloquence ; c’était ce que sa sœur lui disait à chaque fois qu’il essayait de parler avec de la pizza dans la bouche, ou juste en face de lui. Ah, qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour un peu de pizza, d’ailleurs…
Le turquoise fronça les sourcils, quelque peu interloqué tout de même, une main dans ses cheveux qu’il était tout de même heureux de retrouver, l’autre pressée sur son côté douloureux. Arsen ne se relevait pas, et il pouvait être le garçon le plus indifférent du monde, après avoir prêté – même si ce n’était pas de son plein gré – son corps à quelqu’un, il se sentait un peu plus concerné par la santé de son compatriote. Et si son cops l’avait tué ? Et s’il était en fait une arme qui empoisonnait les autres et leur mangeait leur visage ?

D’accord, d’accord, plus de science-fiction non plus. Zuriel décida d’aller observer cela de plus près, s’accroupissant au côté du garçon. Il semblait respirer, au moins.

« Ça va ? Faut pas mourir comme ça. »

Remarque très pertinente, il en est certain, qui va totalement aider Arsen à aller mieux immédiatement.

Non, ce serait trop triste de mourir sur un tapis plein de poussière au beau milieu d’un couloir dans un pensionnat mystérieux, et encore pire, dans l’indifférence totale. L’horreur. Même Zuriel avait de meilleurs standards que cela. Distraitement, il se mit à tâter le bras et le torse du châtain doucement du bout du doigt, pas le moins du monde paniquer par la situation ; probablement que son cerveau avait atteint son maximum de wtf, rendant la situation presque banale, à ses yeux.

Il avait l’air vivant, pas de quoi en fait tout un plat.


WTF:
 
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Mar 29 Avr 2014 - 20:09

Il tentait de bouger ne serait-ce qu'un doigt mais ... Impossible.
C’était une sensation vraiment dérangeante … et le fait que ce soit la première fois que ça lui arrivait n’aidait pas. Une légère panique s'installait en son fort intérieur ... Et s’il n'arrivait plus jamais à bouger ? Était-ce la faute à sa possession de corps ? Il n’aurait jamais imaginé que ça puisse avoir un tel effet secondaire … Ou alors c’était juste lui dont l’énergie spirituelle s’avérait vraiment trop faible pour réussir à passer de l’état mort à vivant sans casse. Arsen pouvait d'ici entendre le rire de Ludmillian, son mentor.
Bon. Restons positif. Il n’avait qu’à attendre un peu. Ça passerait. Sans doute. Il espérait. Comme lorsque l'on a une crampe ou des fourmis dans les jambes.

De son côté, Zuriel avait visiblement retrouvé son corps sans encombre, lui. Pas de paralysie ou de problèmes notables au premier abord … Dans le cas contraire, il l’aurait sans doute fait remarquer. Non, il nota juste le manque de visage d’Arsen. Comme ça. Contre toute attente, il n’y avait aucune surprise dans sa voix … Comme s’il venait de faire remarquer à quelqu’un qu’il avait une simple tâche de chocolat sur sa chemise. Rien de grave, pas de panique. Tant mieux, après ! S’il avait été à sa place, de son vivant, le garçon se serait sans aucun doute montré plus hystérique et aurait presque aggravé la situation.

Arsen sentit le jeune homme bouge et arriver à ses côtés.


« Ça va ? Faut pas mourir comme ça. »

Hu. Il se dit qu’il était temps de donner des explications. Ce serait sympathique. Le fantôme redoutait un peu ce qu’il allait prochainement devoir débiter, mais bon, c’était nécessaire. Bien que d’abord surpris de sentir une pression tâter de sa personne, il n’en fit pas la remarque (ça ne pouvait être que Zuriel, vérifiant de son état) et préféra faire un point sur la situation :

« Je n’arrive pas à bouger, je suis paralysé … Enfin … Zuriel … Ça va sans aucun doute te paraitre super bizarre, mais, hmmm … »

Comment dire ? …

« J-je suis déjà mort. Attends, laisse-moi finir avant de parler. Aaaah, ce que ça doit faire bizarre ! »

Peut-être pas plus bizarre que de lui avoir pris son corps, mais … que ces informations sortent de sa "bouche" et qu’elles soient adressées à un non-initié … Arsen tentait d’imaginer comment il aurait réagi, lui, en plus ! Il se croyait en plein film. Vraiment. C’était ça. Une nouvelle adaptation de Casper, le gentil fantôme, bientôt sur vos écrans !
Il s’inquiétait pour rien, totalement, mais Arsen ne connaissait pas assez son interlocuteur pour se dire que tout ça allait être avalé aussi facilement.


« Pour faire simple, je suis un fantôme … Je marchais dans euh, "l’Au-delà", j’imagine … et j’ai trouvé ce manoir … Je suis rentré et voilà … C’est pour ça que quand j’ai compris que tu étais vivant, je … Bon sang, c’est trop bizarre. »

Combien de fois allait-il répéter ce mot, au juste ? Le pauvre garçon n’était définitivement pas doué pour ce genre de choses. Il n’avait jamais eu à expliquer sa condition avec des mots, toujours aux côtés d’un compatriote esprit ou d’un médium. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu’il ne s’y était pas habitué !
Aaah, s'il pouvait il se cacherait derrière ses mains.



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 24 Mai 2014 - 23:57


« Je n’arrive pas à bouger, je suis paralysé … Enfin … Zuriel … Ça va sans aucun doute te paraitre super bizarre, mais, hmmm … »

Bizarre ? Qu’est-ce qui peut être plus bizarre que de squatter le corps de quelqu’un en envoyant son âme balader au passage en mode et perdre son visage entre temps ? Il y avait pas des masses plus bizarre, à moins que le garçon s’apprêtait à lui dire ‘Zuriel, je suis ton père’.

En quel cas Zuriel prendrait ses jambes à son cou et le laisserait mourir sur le tapis poussiéreux. Faut pas exagérer non plus, doucement sur la science-fi, en plus, le plot est déjà pris. Arsen n’était même pas roux.

« J-je suis déjà mort. Attends, laisse-moi finir avant de parler. Aaaah, ce que ça doit faire bizarre ! »

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. Ok buddy.

Le turquoise cessa un instant de tâter le corps paralysé de son camarade pour lui jeter un regard entre ‘faut prendre tes medocs mec’ et ‘tu devrais écrire un livre’. Bizarre ? Non, du tout, Zuriel voit des revenants tous les jours, c’est un truc typique Irish, vous voyez, après quelques verres de whiskey, les gens parlent à leurs arrière grands parents. Bon, ok, en l’occurrence, ça ne s’appliquait pas à lui puisqu’il a l’alcool en horreur, mais bref, le truc est, tout cela est un peu tiré par les cheveux.

Enfin, l’Irlandais n’est vraiment plus à ça prêt, il peut bien lui donner une chance de s’expliquer avant de s’injurier de la sorte. L’écoute et la tolérance étaient ses maîtres mots.

« Pour faire simple, je suis un fantôme … Je marchais dans euh, "l’Au-delà", j’imagine … et j’ai trouvé ce manoir … Je suis rentré et voilà … C’est pour ça que quand j’ai compris que tu étais vivant, je … Bon sang, c’est trop bizarre. »

Pour bien faire, Zuriel se remit à tâter le bras de son camarade afin de constater qu’il était bel et bien solide, malgré tout. Un fantôme matériel qui s’est lui aussi retrouvé piégé dans le pensionnat ? Le plus il y pensait, le plus plausible tout cela lui semblait. Franchement, il y avait tellement de choses étranges ici, comme des gens venant d’autres mondes ou d’époques différentes… Pourquoi les fantômes ne pourraient-ils pas se joindre à la fête ? Ce serait raciste et vilain.

Et puis, ça expliquerait l’étrange sensation qu’il avait eue en lui serrant la main. En y repensant, il se décida à retenter l’expérience. Il picota la main immobile d’Arsen du bout du doigt avant de l’attraper fermement dans la sienne. Il tenta en vain de juger sa température corporelle, recevant pour seule récompense une étrange sensation. Zuriel ne la lâcha pas pour autant, s’amusant à bouger la main dans tous les sens, distraitement, plongé dans ses réflexions.

« Je te crois. »

Il n’avait pas de raisons de ne pas. Il était possible qu’il était trop crédule et se faisait rouler dans la farine, voir même qu’il confirmait les rêves d’un malade mental, toutefois il le croyait, il avait envie de le croire parce que hell yeah, why not. La vie est trop courte pour les doutes. Zuriel se savait trop crédule, acceptait complétement son statut de crétin qui croit tout ce qu’on lui dit, absolument tout. C’était un problème, il en avait en souffert, en souffrait, en souffrirait probablement toujours. Au moins, il ne s’encombrait pas avec des millions de doutes et mensonges, what a drag.

Zuriel fit une drôle de vague avec le bras d’Arsen.

« Ca explique pas mal de trucs en fait. C’est bizarre, m’enfin, tout ce pensionnat est franchement louche, donc ouais, je te crois. »


C’était toujours mieux que s’il lui avait dit qu’il était son père, sérieux, genre un milliard de fois mieux et plus cool aussi. Ok, Zuriel se sentait un peu dans une version ultra-évoluée de Gasper le gentil fantôme, cependant il faut avouer que c’est bien mieux qu’une parodie pourrie de Star Wars. Tout est bien mieux qu’une parodie pourri de Star Wars.
Il agita la main du fantôme dans tous les sens ; on s’y faisait, à cette étrange sensation.

« Sinon tu penses rester longtemps, genre, comme ça ? »

Genre paralysé. Ca ne le dérangeait pas à un niveau personnel, hein, il trouvait ça plutôt cool de jouer avec le bras d’un fantôme paralysé, c’était surtout pour Arsen que ça devait être pénible.
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Ven 30 Mai 2014 - 4:57

Face à ses révélations … pour commencer ... Zuriel ne pipa mot. Trop occupé à lui … faire quelque chose au bras ; Arsen n’en savait trop rien. Qu’est-ce que son compagnon de couloir pouvait bien avoir en tête, là, en ce moment ? Ni panique ou dégoût, semblait-il, étant donné qu’il était resté à ses côtés. Soudainement, avant que le paralysé n’envisage de l’avoir cassé ou quelque chose dans ce style, le vivant reprit enfin la parole :

« Je te crois.
- Ah ? »

Laissa échapper le mort, cette fois.
Eh. Wow. C’était sorti d’une telle manière … L’incompréhension puis le soulagement assaillirent le fantôme l’un à la suite de l’autre. Eh bah, quelle chance. En même temps, comme il le disait lui-même, l’endroit où les deux compères se trouvaient en ce moment était un haut lieu de bizarrerie que même sa condition ne pouvait égaler (disait-on). Après, peut-être avait-il réagit un peu trop nonchalamment ? C’était face à l’âme d’un défunt qu'il était, après tout, pas n’importe quoi … Enfin, n’allons pas dire qu’Arsen était déçu de ne pas avoir traumatisé un honnête citoyen de la Terre, bien entendu ! Wow, si toutes les personnes qu’il croiserait par la suite auraient pu réagir comme ça, il aurait été comblé, justement …


« Sinon tu penses rester longtemps, genre, comme ça ? »

Donnant l’impression de vouloir répondre à sa place, son corps lui accorda enfin la possibilité de tourner la tête. Il put enfin retrouver les cheveux turquoise de Zuriel. Tout son être lui paraissait encore un peu engourdi, mais le fantôme recommençait petit à petit à mieux se sentir.

« Hmmm … Il semble que ça va mieux … »

Arsen voulut s’en assurer et tenta de bouger les doigts … De cette manière, il stoppa la danse que Zuriel faisait subir à son bras et serra ses poings. Suite à ça, ses coudes se plièrent et l’aidèrent à se redresser. Plus rapidement qu’il ne l’aurait espéré, en vérité, le fantôme se retrouva en position assise et se mit à fixer l'autre garçon à travers son masque.
Pour le coup, il ne savait pas ce qu’il devait dire. Pas merci, ni désolé, déjà … Comment continuer une conversation après ce qu’il venait de se passer, hein ? Et en fait, que venait-il de se passer au juste ? Arsen tenta de se rappeler du tableau à l’entrée et des messages qui y figuraient … Légèrement tremblant, le jeune homme passa sa main dans ses cheveux afin d’en enlever la poussière, lui donnant le temps de réfléchir à une phrase pas trop idiote à prononcer.


« Euh … Tu es là depuis longtemps, alors ? »

Bonjour, vous êtes aux alcooliques anonymes.

« En-enfin, quel genre d’autres trucs louches tu as vu ? Et en fait, il y a d’autres vivants aussi ? Tu viens d’où, d’ailleurs ? Je veux dire … comment tu es entré ? Et je-euh. Je pose trop de questions, her … »

Lancé comme il fut, toutes ses interrogations se seraient bien déversées en cascade. Heureusement pour son interlocuteur, Arsen le remarqua et s’arrêta à un nombre décent de questions … Pour le moment.

Qu’un fantôme commence à se questionner sur quelques bizarreries ne serait pas une bizarrerie en soit, hm ?



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Mar 3 Juin 2014 - 1:08


« Hmmm … Il semble que ça va mieux … »

On ne pouvait pas dire que Zuriel était heureux de perdre sa nouvelle activité fétiche. Pour un peu il aurait retenté l’expérience extra-sensorielle juste pour récupérer son pantin sans visage mais avec une personnalité cool. Le meilleur jouer au monde –sans sous-entendu pervers, bande de gens lubriques-, il pourrait presque commercialiser ça, un jour. Un jour lointain. Il doutait qu’Arsen soit très enthousiaste à cette idée, malheureusement, ce qui lui semblait raisonnablement compréhensible. Il semblait être un chic type, même s’il rejetait son idée de commercialisation, le turquoise lui pardonnait de tout son petit cœur irlandais.
Il laissa le mort reprendre sa main et son bras, bien gentiment, regardant sa perte avec une certaine tristesse. Il continua de fixer le membre même après qu’Arsen se soit redressé, lui disant de longs adieux mentaux qu’il méritait pleinement.

Zuriel se dit qu’il allait probablement avoir du mal à se débarrasser de cette nouvelle obsession pour les bras flasques.

« Euh … Tu es là depuis longtemps, alors ? En-enfin, quel genre d’autres trucs louches tu as vu ? Et en fait, il y a d’autres vivants aussi ? Tu viens d’où, d’ailleurs ? Je veux dire … comment tu es entré ? Et je-euh. Je pose trop de questions, her … »

Le garçon concerné par toutes ces questions reporta enfin son regard verdoyant sur le visage/masque/ ?? de son interlocuteur, digérant difficilement toutes ces questions qui lui donnait un peu l’impression d’être une star lors d’une interview improvisée en plein milieu d’une rue bondée de fans. Etrange comparaison, certes, mais son cerveau ne semblait pas vouloir le laisser vivre sa vie sans faire de comparaisons louches à chaque instant, pour chaque action ou non-action. Zuriel ne s’en plaignait pas, il avait obtenu de nombreux commentaires sur ses copies d’anglais qui soulignant ô combien les professeurs adoraient sa créativité lorsqu’il rendait quelque chose. Ah, sa période bad boy. Snort.

Zuriel considéra quelques secondes s’installer sur le sol, calculant les millions de saloperies qui devaient y trainer depuis 500 ans. Au final, la flemme le gagna et ses fesses finirent confortablement installées sur la moquette poussiéreuse. Il était trop jeune pour s’en faire pour la poussière ; YOLO comme on dit, bien qu’il n’était pas certain que sa situation était semblable à celles des utilisateurs premiers de cet sigle. YOLO pour ça. YOLO pour tout. Zuriel devait apprendre à vivre dangereusement.

S’assoir sur un sol crasseux pour discuter avec un fantôme semblait être une excellente manière de débuter sa dangereuse vie.

« Oui, tu poses trop de questions, souligna-t-il avec bonté. Beaucoup trop de questions. »

Mais comme il était un gentil irlandais, il allait y répondre, du mieux qu’il le pouvait, avec autant de grâce et de bonne humeur qu’il en avait – ce qui signifiait assez peu, en général ; oui, bon, il ne pouvait pas non plus se transformer en trente secondes, même une teinture prend plus de temps à se fixer.

« Presque une semaine, y’a un tas de trucs louches, genre tout le monde à son super pouvoir louche, tout le monde est vivant, je crois. »

Il y en avait bien deux ou trois qui lui semblaient morts, lui y compris, toutefois à en croire les dires et leurs propres dires, ils étaient bels et biens toujours des leurs. Enfin, en l’occurrence, pas de ceux d’Arsen. Dommage, ça devait être fun, là-bas. Peut-être.
Il dû faire un effort colossal pour se souvenir des deux dernières questions, cependant grâce à la bénédiction de la bonne mémoire, elles ressortirent bien sagement des méandres de ses pensées.

« J’suis passé par la porte de chez ma grand-mère, en Irlande. »

Ce qui était toujours franchement louche et perturbant pour lui, il doutait s’en remettre complétement un jour. Il s’attendait à un câlin qui lui arracherait la tête et des tas de chocolats chauds, pourtant obtenait en échange des tas de gens qui pouvaient lui arracher la tête à n’importe quel moment. Bon, il exagérait, il y avait des gens très bien un peu partout, tout de même.

Ce dont il se serait bien passer, c’était le pouvoir. Il aurait adoré pouvoir faire des chocolats chauds à volonté… Le grand rêve.

Mais voilà, le pensionnat le détestait alors qu’il voulait seulement un peu de son amour. Cruel.
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Lun 16 Juin 2014 - 15:04

« Oui, tu poses trop de questions. Beaucoup trop de questions. »

Le conforta Zuriel. Quel sympathique compagnon. Dans un geste nerveux, Arsen voulu ramener ses jambes vers lui, mais celles-ci encore un peu engourdies ne l’entendaient pas de cette oreille. Mal à l’aise, le fantôme frotta donc ses cuisses de ses mains, comme pour les inciter à se réveiller. Allez allez, bientôt très chères, vous recommencerez à gambader dans ces couloirs poussiéreux, découvrant votre nouveau lieu de vie jusqu’à nouvel ordre.
Enfin, malgré ce que laissait présager le jeune homme aux cheveux turquoise, il répondit tout de même civilement à ses questions :


« Presque une semaine, y’a un tas de trucs louches, genre tout le monde à son super pouvoir louche, tout le monde est vivant, je crois. »

Le masque passa de ses genoux au visage de son interlocuteur. Il n’était donc pas là depuis bien longtemps non plus, hein ? Deux paumés dans les couloirs. C’était du joli, assis comme des clochards sur le trottoir.
Arsen tiqua tout de même à l’annonce de « trucs louches ». Qu’est-ce qu’il entendait par là, au juste ? Chacun avait sa notion du bizarre – lui-même en savait quelque chose vu ses connaissances –, du coup quelle était celle de Zuriel ? Il laissa cette question dans un coin de son crâne pour ne pas trop l’embêter. Au pire, il verrait par lui-même, n’est-ce pas ? Hu. Ses doigts partirent s’emmêler dans ses cheveux à l’idée.
Enfin, comme le fantôme l’avait lu plus tôt sur le tableau à l’entrée, il fit mention d’un pouvoir … Avant d’affirmer, qu’en effet, les autres pensionnaires étaient vivants. Cela semblait tellement étrange pour Arsen. Il avait vraiment du mal à le croire, aussi convaincant et digne de confiance pouvait lui apparaître Zuriel (en même temps, il n’avait pas le choix !). Comme pour les « trucs louches », il verrait bien quand il rencontrerait d’autres humains, mais … Cela lui faisait vraiment bizarre. Comme lorsque l’on arrive au jour de notre anniversaire et que l’on ne note pas de changement particulier, que l’on ne se rend pas compte que, mince, on a vieilli d’un an !
En tout cas, mine de rien, même si les expressions de sa joie se faisaient désirer, Arsen trouvait que c’était une bien bonne et intéressante nouvelle. Certes il était prisonnier du manoir pour le moment, mais cela lui offrait par la même occasion de nouvelles perspectives ! Il était mort, lui, et n'avait donc rien à perdre. Les gens qui l'attendaient de l'autre côté avaient aussi l'éternité devant eux ...


« J’suis passé par la porte de chez ma grand-mère, en Irlande. »

Continua Zuriel tranquillement alors que l’esprit masqué réagissait mentalement à ses réponses. S’il en avait eu la capacité, sans doute que là il y aurait eu quelques clignements d’yeux surpris. La porte de sa grand-mère ? Irlande ? Comment ça ? Enfin, qu’il vienne d’Irlande n’était pas la chose la plus surprenante de son discours, bien sûr … mais entrer dans le pensionnat par mégarde de cette manière était donc possible ? Vraiment étrange. Pourtant, l’expression de son masque resta de marbre, comme à l’accoutumé, et lui-même ne sut que sortir un simple :

« Oh … C’est … Bizarre. »

Plein de sens. Terrible. En tout cas, Arsen était reconnaissant à Zuriel d’être aussi sympathique avec lui. Ils étaient dans la même galère, certes, mais pas tout le monde n’aurait réagi de la même façon que lui … Surtout après avoir vu son corps se faire voler par un fantôme.
En fait. C’était Zuriel qui lui semblait le plus louche dans cette affaire, à n’en point douter. Louche, louche, louche. A l’instar d’une certaine demoiselle qui appréciait se déguiser en "alien" et effrayer les passants en jouant les muettes. Mais bon. C’était cool. Il l’aimait bien, donc.


« Tu es irlandais, alors ? Moi, je viens de l’Iowa, en Amérique (déclara-t-il, une légère pointe de fierté dans la voix de s’en souvenir et du coup de pouvoir le partager). Hm, enfin, avant de mourir bien sûr … »

Ce genre de fin de phrase ne mettait pas vraiment une bonne ambiance, non ? Cependant, c’était on ne pouvait plus vrai ! Voyant comment se comportait Zuriel, de toute façon, ça n’allait pas être ça qui allait le chambouler, supposa le garçon.
Continuant sur sa lancé, il se gratta la joue derrière son masque en signe de réflexion :


« Du coup, peut-être que c’était mon pouvoir ce qui vient de nous arriver … Hmm … Tu connais le tiens, toi ? »

Se rendant compte qu’il venait de reposer une question alors que Zuriel semblait plus que pas du tout enclin à en recevoir d’autres, Arsen rajouta (non sans gêne dans la voix) :

« C-c-ce … Désolé, je suis curieux, mais je n’ai posé qu’une question cette fois ! »

Parce qu’il voulait bien savoir, en même temps.



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 19 Juil 2014 - 1:56


Bizarre, c’était le mot clé, en effet. Zuriel hocha vaguement la tête, occupant ses doigts comme il le pouvait en jouant avec sa veste, toujours aussi crade –mais d’où est-ce que cela venait, sérieusement. Il l’avait entendu à toutes les sauces depuis son arrivé, l’avait lui-même retourné dans tous les sens dans son cerveau comme s’il était la solution à tous ces problèmes. Il avait depuis longtemps – depuis toujours, okay- arrêté de se questionner sur la situation, pourtant ne se lassait pas du mot, le meilleur ami des explications en tout genre.

Personne ne semblait vraiment savoir ou encore moins comprendre le trip que s’était tapés les fondateurs en faisant ce pensionnat, ni comment il fonctionnait. Magie, okay, c’était bien beau. Second mot qui se retrouvait dans toutes les bouches et toutes les têtes. La magie… Ça ne le dérangeait pas, il imaginait. C’était assez fun, sur les bords. Sur les autres. Pas sur lui, ni sur les meubles. Un jour le papier toilette lui répondrait et là ça sera beaucoup moins amusant, pour sûr. Est-ce qu’on peut même s’essuyer convenablement avec du papier auquel on vient de faire la conversation ? C’était plus que perturbant. Toujours est-il qu’il respectait parfaitement la personne dont cette particulière situation était son plus grand rêve, hein. Chacun ses problèmes.

« Tu es irlandais, alors ? Moi, je viens de l’Iowa, en Amérique. Hm, enfin, avant de mourir bien sûr … »

Oh, un américain alors ? Mort, certes, mais toujours américain. Honnêtement, il n’avait pas la moindre idée d’où pouvait bien être l’Iowa ; il avait toujours été catastrophique en géographie et considérait déjà cela un exploit qu’il sache à peu près placer des pays sur une carte. L’Amérique et ses états lui donnaient le tournis rien que d’y penser, alors il cessa tout simplement d’y penser. Arsen ne s’en offenserait pas de toute manière, certainement. C’était pas de sa faute à ce pauvre ga’, son pays était juste franchement casse-pied à être aussi grand. Quelle idée. Psh. Il trouvait que, personnellement, l’Irlande lui allait très bien : plus petit, moins compliqué, plus calme.
Il fixa le doigt qui disparaissait sous le masque, dont le manque de formes lui semblait à présent beaucoup moins choquant – pas que ça l’avait franchement perturbé non plus- puisqu’Arsen n’avait tout bonnement pas de visage. Du tout. Un bizarre qui méritait réflexion, probablement en rapport avec la mort s’il reliait convenablement les points. Peut-être que Satan l’avait trouvé beaucoup trop canon pour l’enfer et le lui avait pris. Qui sait.

« Du coup, peut-être que c’était mon pouvoir ce qui vient de nous arriver … Hmm … Tu connais le tiens, toi ? »

Uh, la question qui fâche. Zuriel grimaça discrètement tandis que son interlocuteur se confondait en excuses pour avoir –encore- posé une question. Bonne étude, malheureusement le turquoise n’était pas si enclin à l’excuser, encore moins à y répondre. Pour apaiser sa propre tension il s’amusa à imaginer le garçon avec des visages farfelus, le trouvant vaguement plaisant avec une grosse moustache rousse. On devrait lui faire des autocollants de visages manga, ça rendrait ce manque tellement plus fun. Il poussa l’idée au fond de cerveau sans pour autant l’abandonner –eh, ça pouvait être vraiment cool ok. Et on s’ennuie parfois, ici. Souvent. Quand on ne trouve pas la cuisine. Il se trouverait bien des complices pour cela, il n’en doutait pas.

En attendant, il agita sa main dans le but de signaler à son camarade de sol de ne pas s’en faire, il pouvait survivre à une question bien qu’il n’était pas certain que son geste soit franchement clair. Peu importe. Il lâcha un soupir et se mit à tracer des cercles sur le sol du bout du doigt, contrarié.

« J’ai bien peur de le connaître, oui. »

Et rien d’autre, c’était bien assez. Zuriel se rendait bien compte qu'il rendait la conversation difficile - pas que cela soit une catastrophe à ses yeux-, mais... Il n’était pas fan d’offrir sur ‘pouvoir’ sur un plateau repas, quelque peu méfiant que l’on finisse par s’en servir à tout va sur lui. Il faisait bien pâle figure à côté de celui transcendent d’Arsen. Pas de changement de corps, pas de transformation, pas d’apparition, juste des citations intempestives qui rendait sa vie tellement plus pénible.
Non, il n’en aurait jamais assez de s’en plaindre, vraiment.

Du bout du doigt toujours, il traça quelques injures.
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Ven 22 Aoû 2014 - 14:07

« J’ai bien peur de le connaître, oui. »

Et … Et ce fut tout.
Arsen regarda un instant Zuriel, s’attendant naïvement à une suite, avant de finalement tourner sa tête en direction de l’autre côté du couloir. Ce serait donc tout ce qu’il aurait de l’irlandais, vraisemblablement. Il avait eu un quota et les avait gaspillés dans des questions inutiles et gênantes, peut-être. D’un côté, le mystère que venait d’instaurer Zuriel alimenta un peu plus la curiosité de son interlocuteur … Mais de l’autre, cela se voyait à des miles qu’il ne tenait pas à en dévoiler plus. Quel genre de pouvoir cela pouvait être, hein ? Quelque chose de si horrible et gerbant que pour préserver l’innocence du fantôme il n’osait en dire quoi que ce soit ? Enfin, bon. Tout le monde a bien le droit d’avoir son jardin secret. Et Arsen était loin d'être de ceux qui allaient y creuser en toute impunité.
Intérieurement, l’esprit réfléchit et se décida finalement à ne plus embêter le jeune homme qui lui avait été déjà d’un secours non négligeable, de toute façon. Mieux que s’il s’était retrouvé seul, clairement.


« D’accord … »

Souffla-t-il après un long silence … qui fut vite suivi d’un autre. Arsen déglutit nerveusement, tiraillé entre son envie de casser ce blanc pesant et celui de ne plus déranger le garçon aux cheveux turquoises, tout en fixant le bout de ses pieds.
Petit à petit, les fourmis semblèrent avoir abandonné le navire, lui donnant la potentielle occasion de pouvoir se relever. Doucement, il plia ses genoux comme un robot ou un pantin de bois testeraient ses articulations toutes neuves … Dans sa tête se jouaient même les grincements caractéristiques.


« Ah, je crois que ça va mieux maintenant. »

Fit-il pour lui-même, d’un ton enjoué. Voulant voir ce qu’il en était, l’une de ses mains s’appuya contre le mur derrière lui afin de le soutenir dans son opération délicate. Arsen se sentait dans le corps engourdis d’une personne âgée … Le même qu’il aurait eu, sans doute, s’il avait vécu un peu plus longtemps. Une expérience plutôt désagréable, il fallait l’avouer.
Ses membres inférieurs tremblaient, de vraies maracas endiablées ; mais, au final, ses pieds réussirent à retrouver le plancher poussiéreux, ce qui valut bien un soupir de soulagement de la part du fantôme ! Enfin, ce ne serait pas pour autant qu’il lâcherait son mur d’appui ; ça non. Pas pour l’instant en tout cas. Ce serait bête qu’il se retrouve de nouveau par terre, aussi disloqué qu’une poupée de chiffon … Surtout qu’ici, la douleur n’était pas qu’imaginaire.

Vacillant encore légèrement, Arsen retourna la tête vers Zuriel et lui aurait bien offert un sourire s’il en avait eu la capacité.



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Ven 17 Oct 2014 - 21:44

Arsen n’essaie même pas de lui tirer les vers du nez et Zuriel en remercie tous les dieux auxquels il ne croit pas, en bon athée. 


Pas qu’il aurait répondu de toute manière, comme l’enfant ingrat qu’il était. Freia lui faisait trop souvent les gros yeux lorsqu’il ignorait une question, lui n’y voyait aucun mal. S’il voulait garder secret sa passion pour les pyjamas à imprimés, c’était son choix, point. C’est juste chiant, et lourd, de vouloir savoir les détails de la vie de quelqu’un. S’il ne l’exprime pas ouvertement, c’est qu’il n’a pas besoin de le faire. Enfin, surtout pas envie - et c’est bien connu, Zuriel n’a pas souvent envie de quoi que ce soit qui n’est pas virtuel ou de la nourriture. Une plaie. 


Il finit de tracer une jolie injure en français (la seule chose dont il se souvenait de ses cours et ses cours particuliers) tandis qu’un long silence s’installe. Il sait à quel point le silence rend fou les gens, toutefois, y étant partiellement insensible, Zuriel se marie bien avec lui. Ils s’entendent bien, lui et les long blancs dans une conversation. Il les cause bien souvent, il ne voulait pas leur faire de peine en les rejetant. C’est plutôt agréable à ses oreilles, ça signifie qu’on essaie de ne pas lui poser de potentielles questions idiotes qu’il devrait hypothétiquement ignorer ou contourner - par politesse. La socialisation a toujours été son point faible et malheureusement, il ne voit pas en quoi essayer de combler les brèches en la matière allait l’aider dans la vie. 


Surtout s’il restait coincer ici une centaine d’années sans prendre une ride. La plaie.

« Ah, je crois que ça va mieux maintenant. »

Le turquoise détache son regard de la passionnante moquette pour accorder son attention à son camarade d’infortune. Il le fixe lors de sa... douloureuse ascension? Douloureux ou pas, ça n’avait pas l’air d’être des sensations très agréables qui parcouraient le corps du garçon. Zuriel en serait presque heureux que son pouvoir n’incluait pas d’horribles crampes. Enfin, cela dit, il était bien assez handicapé comme cela par celui-ci, mieux valait ne pas donner de curieuses idées à ce manoir maudit. 

Il hausse les sourcils, se redressant à son tour - plus aisément et rapidement, bénéficiant de -euh- tous ses moyens physiques. Arsen tourne la tête vers lui (le masque)et l’irlandais à la vague impression que l’américain anticipe quelque chose de sa part, comme un enfant fier de lui. La vague impression. En réalité, comme monsieur n’a pas de visage, Zuriel se retrouve malgré lui à faire tout à tas d’assomptions, correctes ou non, sur ses émotions. Qui l’eut cru qu’il fut si dur de comprendre un homme sans visage. 


Néanmoins, parce qu’il a le sentiment qu’il doit faire quelque chose de gratifiant, il applaudit lentement, laissant s’échapper un petit sifflement bas en signe de grande admiration pour le... La détermination d’Arsen à se relever. Personnellement, le vivant serait rester allonger une autre demi-heure. Au moins, si ce n’est largement plus. Heureusement, tout le monde n’est pas la fainéantise incarnée.

« Je te conseil de ne pas réitérer l’expérience, de moins point de vue, c’est trop de soucis pour pas grand chose. »


Il tasse le sol de sa chaussure, histoire de.

Finement observé, il se jette quelques fleurs; il faut s'aimer et s'encourager dans la vie.

« Ca fait mal? »
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Dim 25 Jan 2015 - 16:15

Arsen fut assez gêné face à l’applaudissement plein d’entrain de Zuriel … Hu, comment devait-il le prendre ? Après, leur rencontre ne datant pas d’il y a bien longtemps, le fantôme n’était pas encore des mieux placés pour réussir à lire dans les yeux vitreux de son nouveau camarade. Il supposa malgré tout que, non, son interlocuteur ne cherchait pas à se moquer de lui en cet instant. Arsen n’avait juste pas l’habitude de ce type de personnalité, plus habitué à traîner avec des gens tendant plutôt vers l’extraversion (avec des manières louches en bonus). Il avait du mal à composer avec certains silences, légèrement craintif qu’il pourrait être à l’origine d’un certain malaise, ou quelque chose, alors qu’il n’en était rien. Mais il s’y ferait, ce n’était pas un problème, il lui fallait juste un peu de temps, comme tout le monde.

L’esprit hocha doucement la tête au conseil de l’irlandais, bien que, au fond, il n’était pas sûr que ce genre de situation cocasse n’arrive plus jamais. Il ne connaissait pas encore toutes les modalités de son … pouvoir, mais n’était pas non plus étranger à la loi de Murphy. Anything that can go wrong, will go wrong. Ah, ça … Et si ce n’était pas aujourd’hui, ce serait demain. De toute façon, avec aucun moyen de sortie pour l’instant et l’éternité devant lui, on n’allait pas dire que les possibilités de bourdes n’étaient pas immenses.
Ensuite faudrait-il mieux voir le bon côté des choses ? Peut-être que les effets secondaires de son tout nouveau don fraîchement sorti de sa boîte à surprises n’étaient que passagers. Un peu comme lorsque l’on commence à faire du vélo. Au début on tombe, on s’écorche bras et genoux ; et puis finalement on y passe le plus clair de son temps, parcourant des distances chaque jour sans soucis. Mais encore fallait-il pratiquer.
Cependant, encore d’un autre côté, pourquoi pratiquer ? Ce pouvoir, là comme ça, avait vraiment pas l’air très utile. Ni très sympa. Prendre la place d’une âme dans un corps. Posséder un vivant comme un véritable fantôme. Pour certains, une telle possibilité alimenterait sans doute en eux quelques idées de farces … Ce qui n’était pas du tout le genre du gentil grand fantôme. Un vrai Casper masqué.


« Ça fait mal ? »

Arsen passa de Zuriel à son corps, bougeant légèrement ses bras et ses jambes dans une esquisse d’étirement, avant de dire :

« Non, pas vraiment. C’est juste mes … muscles, un peu raidis. »

"Mal" n’était donc pas vraiment le mot à utiliser dans cette situation, et ce bien que l’on aurait pu en douter après toute la peine dont il avait témoigné pour se lever. En même temps, il s’y était forcé : d’une part pour combler le blanc silencieux, et de l’autre pour se rassurer. Quand on est face à une situation où on se retrouve diminué d’une façon si fulgurante, sans savoir le pourquoi du comment, on n’a pour seul désir que ça s’arrête vite.

« Haha, ça doit être bizarre, dit comme ça … Un fantôme avec des muscles. Maiiiis … c’est plus compliqué. »

Et bizarre. Encore et toujours. Comme le fait qu’il arrivait à voir et parler sans yeux ni bouche. Et même s’il restait un garçon éveillé, il ne se sentait pas du tout capable d’avancer une explication. De toute façon, est-ce que Zuriel avait vraiment envie d’entendre un charabia de théories sur sa condition ? Il en doutait. Tout comme lui n’avait pas tellement la tête à y réfléchir.

« Enfin, bref, tout se finit plutôt bien on dirait. Et avec tout ça … Tu ne cherchais pas quelque chose ? »



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Lun 26 Jan 2015 - 18:20

« Non, pas vraiment. C’est juste mes … muscles, un peu raidis. »

Zuriel cligna multiples fois des yeux. C’était curieux, cette histoire. Arsen serait donc plus un mort-vivant qu’un fantôme? Il n’avait pas l’air trop déglingué pour quelqu’un qui s’était sans fait doute fait bouffé par des asticots et autres trucs dégoutants, ainsi que, bien sûr, l’inévitable décomposition. Peut-être qu’il était juste mort et pouf, il s’était redressé, raide et mort, mais quand même en vie? Inexplicable, un vrai film de science-fiction ou de fantastique se déroulait sous ses yeux, rien que pour lui, et il était incapable d’y trouver une explication quelconque, ou trouver une backstory. Honnêtement, l’irlandais l’avouait, il était quelque peu intrigué par le personnage, et ça, ça n’arrivait pas si souvent que ça.

Ce n’était pas l’aspect qui le mettait dans cet état, un mort, au fond, voilà quoi. C’était l’histoire derrière, parce qu’il devait y avoir une histoire, forcément.

Pas que Zuriel poserait des questions, ahahah, non. Pour qui le prenez vous. Des questions, pff. Zuriel ne posait pas de questions si cela ne concernait pas la nourriture. Et les films. Est-ce qu’Arsen pouvait être considéré comme un film? Umh… Bon, okay, il poserait peut-être des questions, peut-être parce que le mort n’avait pas l’air beaucoup plus informé que lui sur le sujet. Ou sur quoi que ce soit. Pauvre âme égarée.

« Haha, ça doit être bizarre, dit comme ça … Un fantôme avec des muscles. Maiiiis … c’est plus compliqué. »

Le faux-turquoise hocha plus ou moins volontairement la tête. En effet, ça avait l’air bien compliqué. Fantôme était donc le terme correct. Un fantôme avec un corps, okok. Il pouvait assimiler ça. Ca allait bien avec le truc du ‚jaipasdevisageahahahoups‘. S’aurait été carrément plus étrange et perturbant que ce soit un vrai corps sans visage. Imaginez naître sans visage. Ce serait terrible. Zuriel se rendit soudain compte à quel point il tenait à son beau visage, et pour lui témoigner son amour éternel, il s’appliqua à plaquer une main sur sa joue. Fantastique joue. Je t’aime baby.

« Enfin, bref, tout se finit plutôt bien on dirait. Et avec tout ça … Tu ne cherchais pas quelque chose ? »

Bref, drop it. Zuriel cligna à nouveau des yeux.

Mais c’est vrai ça, à l’origine il cherchait quelque chose, avant d’avoir cette fantastique out of body experience! Comment avait-il pu, même momentanément, même s’il s’agissait de circonstances vraiment spécial, oublier les besoins inassouvis de son corps. Il allait mourir bientôt si ça continuait. Manger.

Il se dressa dans seul coup sur ses jambes, l’air soudain bien vif et alerté. Il n’avait pas mangé de puis genre, 4 heures du mat’, c’était grave, très grave. Il pouvait se sentir mourir à petit feu.

« Je cherchais à manger. Tu sais pas où il y a à manger? »

Non, bien sûr que non qu’il ne savait pas, idiot, il venait d’arriver. Il murmura un vague "nevermind" à l'adresse de personne. L’irlandais se réprimanda mentalement avant de poser son regard sur un tableau; ce serait cool qu’il se mette soudain à parler et lui offrir une pizza. Vraiment cool. Il avait vu des choses étranges dans ce manoir, pourquoi pas ça, hein?

Peut-être que s’il ouvrait une armure, il y aurait miraculeusement une pizza deda- faut pas déconner non plus. Malgré tout, il se mit à regarder l’armure d’un air suspicieux tout en adressant un commentaire à Arsen, histoire qu’il ne le croit complètement fou à lier.

« Je me suis perdu en cherchant leur cuisine. Ou leur espèce de… restaurant. »

S’aurait été le paradis. Pas besoin de se casser le cul à essayer de trouver des ingrédients, c’était gentiment servi.

Il en baverait presque.

Et puis soudain, choc, question vitale.

« Attend, tu peux manger, toi? »
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Dim 15 Fév 2015 - 13:06

Salamèche :
 

Arsen eut un léger sursaut de surprise face au soudain regain d’énergie du garçon aux cheveux turquoise. Wow. Eh bah. Ce qu’il cherchait devait vraiment être super important, alors ! Mais pas dans le mauvais sens, hein ? Il ne faudrait pas que ce soit grave …

« Je cherchais à manger. Tu sais pas où il y a à manger ? »

Oh. Oui ; eh bien, oui, c’était important de manger. Vital, même. Le fantôme pouvait être au moins rassuré … Oui, ça aurait été quand même dommage qu’il soit la source de distraction de quelque chose de moins frivole. Enfin, il ne voulait pas dire que manger était futile mais … Quoique si, quand même. Déjà que de son vivant il n’était pas du genre grignotage et compagnie … Alors, dans son état actuel où il est tout simplement physiquement incapable de manger ! Comprenez donc que ce genre de quête le fasse intérieurement sourire.
Bon. Arsen n’eut en tout cas pas le temps de répondre à la négative, Zuriel s’étant rendu compte qu’il connaissait déjà sa réponse :


« Je me suis perdu en cherchant leur cuisine. Ou leur espèce de… restaurant. »

Hmm. Il était vrai que le manoir lui avait aussi semblé immense de l’extérieur … Alors si en plus tous les couloirs se ressemblaient ! Machinalement, Arsen regarda des deux côtés du long passage bien digne de quelques films d’époque (ou d’horreur, à voir), comme si – on ne savait jamais, hein – ils auraient manqué un panneau ou une quelconque indication. C’est sûr que ça aurait été pratique ! Personne n’avait de plan non plus ? Mais où étaient les pensionnaires plus habitués quand on avait besoin d’eux. Désolé que tu sois tombé sur moi, eh.

« Attend, tu peux manger, toi ? »

L’attention d’Arsen se redirigea vers Zuriel qui, une fois encore, avait posé une question dont la réplique lui semblait aussi évidente que la précédente. Négative, malheureusement. Le plus naturellement du monde, Arsen répondit donc :

« Je n’ai pas de bouche. »

N’allons pas mentir, ça faisait bizarre dit comme ça. Légèrement dérouté par sa propre reparti (il lui en fallait peu), le garçon continua :

« M-maiis, je suis habitué, t’en fais pas. Et puis, de toute façon, j’en ai pas besoin. »

Ça oui, il ne ressentait plus la faim. Mais ça n’empêchait pas qu’il était toujours capable de désirer. Aussi peu gourmand pouvait il entre, sentir quelque chose sur sa langue, contre son palet lui manquait … Comment c’était encore, le salé, le sucré et l’amer ? Tout ça semblait si lointain déjà. Et peut-être que ça aurait pu passer si certains ne le narguaient pas là-dessus de l’Autre Côté. Il survivait, bien sûr, hein. Mais sans doute n’aurait-il pas dit non si la possibilité avait pu se présenter …

« Bon, je ne connais pas encore l’endroit, mais peut-être que je peux t’aider quand même … En cherchant à deux ? Ça ne doit pas être si caché, quand même … »

Proposa-t-il donc, finalement, frottant sa nuque d’une main. Pas comme s'il avait autre chose à faire, et s'il pouvait aider …



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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Dim 5 Avr 2015 - 17:37


« Je n’ai pas de bouche. » 

Oui, bon, il était vrai que cela pouvait être légèrement handicapant pour manger, Zuriel n’y avait pas assez réfléchis. Pour lui, s’aurait été la fin du monde. Genre, vraiment. Comment vivre si l’on ne peut même pas manger de pizza? Comme survivre sans pouvoir ne serait-ce que manger une bouchée de pâtes par jour? L’on ne peut pas. Niet. 

« M-maiis, je suis habitué, t’en fais pas. Et puis, de toute façon, j’en ai pas besoin. »

Gasp. HABITUE. 

Zuriel n’arrivait même pas à concevoir cette idée. Manger, c’est la vie. Et même la mort. Même s’il en avait pas besoin, il se jetterait toujours sur un gâteau au chocolat s’il en voyait un, juste parce que, par gourmandise, pure gourmandise. Son estomac ne semblait pas avoir de limites, de toute manière. Bien qu’il n’aille plus faim, rien ne pourrait l’arrêter de s’enfiler la fin de la pizza tout simplement parce qu’elle est là.

Tout ce qui sortait de la bouche d’Arsen sonnait comme du blasphème aux sensibles oreilles de l’Irlandais. Il était choqué. Profondément touché en plein coeur. Pauvre garçon, il avait du oublier le plaisir et la joie que procurait la nourriture au fur et à mesure des années. Il s’en sentait dévasté et attristé, pour lui. 

Honnêtement, il était à deux doigts de lui faire un câlin pour le réconforter (bien que, visiblement, Arsen s’en sortait très bien sans nourriture). 

« Bon, je ne connais pas encore l’endroit, mais peut-être que je peux t’aider quand même … En cherchant à deux ? Ça ne doit pas être si caché, quand même … »

Quel brave soldat. Quelle belle âme qu’il avait là! Zuriel en était tout retourné. C’est là, à ce moment même, qu’il se dit qu’il devait le garder, ce garçon. Le protéger, s’en occuper, le chouchouter, ce pauvre enfant. Il avait du vivre d’horribles choses pour en arriver là, sans pouvoir manger, sans pouvoir boire sans… 

Emu, le garçon hocha la tête, lui adressant même l’ombre d’un sourire compatissant - enfin, il ne pouvait techniquement compatir, n’aillant jamais, et heureusement, connu cela, mais l’intention était là. 

« C’est très gentil de ta part, merci. »

Il ne s’en remettait pas. Il ne s’en remettrait probablement jamais. Il avait déjà rencontré des gens qui n’aimaient pas manger, ou qui ne trouvait pas ça aussi jouissif que ça l’était, mais des gens qui ne pouvaient techniquement pas manger? Jamais. C’avait du être si dur. Son coeur se fendait rien qu’à la pensée.

Décidant de ne pas remuer la couteau dans la plaie, il soupira, et passa à autre chose. Essaya, du moins.

« Les couloirs sont un enfer. Je ne sais même pas comment les autres se dirigent. »

Son regard vacilla du couloir à Arsen - qui n’avait donc pas de bouche et ne pouvait pas manger-, puis il se mit en marche, vaillamment. Ils n’allaient tout de même pas camper ici, sinon ils finiraient par mourir de faim; du moins, Zuriel, puisqu’Ars-… 

Assez. N’y pense plus.

Mais tout de même, c'était rude.
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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   Sam 30 Mai 2015 - 20:23




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MessageSujet: Re: L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]   

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L'ombre filiforme sur le tapis qui découvre la vie. [FIESTA LIBRE]

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