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 Pleasance • The ruler and the killer [U.C]

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Féminin Pseudo Hors-RP : L&M
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• AEA : Un cerf albinos au caractère bien trempé
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MessageSujet: Pleasance • The ruler and the killer [U.C]   Mar 28 Jan 2014 - 22:34



* Pleasy-Chérie


*Nom - /
*prénom – Pleasance
*age – 21
*né(e) le – troisième jour de Cerise de l'année de Rose de la décennie de l'Essence de Fleur.

Pouvoir
Comédie. Musical. Beware.

Alter Ego Astral
Cerf Albinos. Il mange du steak de Bambi. Sisi.

Passions
Cannibalisme.

N'aime pas / Phobies
Être bouffée. Perdre un doigt. Ou plus.



« ESPACE LIBRE : CITATION, EXTRAIT DE CHANSON... OU A SUPPRIMER SI VOUS AVEZ PAS D'IDEE. By Administrateur de Pihi. Une citation extraordinaire à reprendre et réutiliser en rp. »

Histoire


Prologue


Daddy can you hear the devil drawing near ...Pleasance

Immobile, les mains contre le cœur, elle se mure dans le silence. Son cœur est lourd. Sa peine immense. Le royaume entier avait tressailli lui aussi. Seule, devant la chambre froide mortuaire, la jeune femme papillonne délicatement des yeux, autorisant quelques perles translucides à quitter sa paupière. Et elles roulent, elles coulent, le long de ses joues, alors qu'elle essaie de contenir son chagrin avec dignité.

Les obsèques s'éternisent tant et si bien que le paysage avait revêtu un manteau blanc élégant depuis qu'ils s'étaient arrêtés devant la chambre froide. Personne n'ose parler, ni même laisser éclater sa tristesse. L'héritière continuait de fixer le tombeau royale, le temps s'étire, elle ne bouge presque plus les cils. Certains s'inquiètent, d'autres comprennent alors que quelques uns s'impatientent en secret. Le royaume semblait retenir son souffle.

Pleasance en avait conscience, mais son cœur refusait de la laisser s'en aller. Sa raison l'enjoignait à conduire le cortège mortuaire dans la grande salle du château depuis quelques temps déjà, mais son corps lui ne voulait pas bouger non plus. Elle papillonne de nouveau, soufflant toute sa tristesse en long soupire.

Les souvenirs défilent dans sa petite tête pleine de sucre, elle s'y perd un instant. Une voix, une apparence, une existence qui appartiennent déjà au passé. Il est loin le temps de l'insouciance. Il avait été un fils, un frère, un neveu, un enfant puis un homme, un mari, un père, un monarque juste et droit ... Il aurait dû être tellement plus. Tellement. Il ne reste déjà plus de lui que des regrets et des souvenirs. Un écho du passé et du présent.

La jeune femme accorde un dernier regard, une dernière larme, elle se tourne et relève la tête avec lenteur, ses yeux passent furtivement sur la foule pour lui donner un signal inaudible. Celle si s'écarte et se divise en deux, une haie d'honneur, le départ de la marche funèbre est donnée. Elle marche. Ils suivent. Un avant-goût d'un futur bien trop certain. Les esprits s'échauffent ou s’enhardissent. Le visage tournée vers l'horizon, la jeune femme avance la gorge nouée. De la peur. De la tristesse. Du refus. Gouverner un royaume. Une tâche bien trop lourde pour ses frêles épaules. La fourmi prend la place d'un titan.

See these people, they lie, and I don't know who to believe anymore.

La progression s'était avérée lente et difficile, à cause de la neige qui avait recouvert le sentier principal. Mais le cortège avait fini par atteindre la salle du trône du château. Les corps s'étaient tout de suite senti mieux, certaines pâtisseries ne supportaient pas trop le froid, ainsi, si les Mousses et les Charlottes avaient appréciées la froideur de l'hiver, les Choux et les Cœurs Coulants en tremblaient encore et se serraient les uns contre les autres pour espérer réchauffer leurs garnitures. Pourtant personne n'avait osé se plaindre, ils avaient tous respectés le chagrin de leur future souveraine, avaient pleuré des larmes sucrées silencieusement l'ancien Roi. Personne n'irait se plaindre non plus si la cérémonie du couronnement s'éternisait. Ils le feraient bien sûr, mais une semaine plus tard, en mémoire de l'ancien monarque. Après, de folles rumeurs vont aller bon train, dans tous les royaumes, jusqu'aux confins des Terres Glacées...

Pleasance se tourne lentement, son cœur de guimauve bat la mesure, une musique au rythme infernal. Le silence assourdissant, omniprésent. Personne n'ose parler à peine respirer. Ils attendent tous. Elle surmonte ses peurs. Oublie la tristesse, opine du chef et s'agenouille, son regard se fixe sur l'horizon.

« Moi, 367 ème Éclair Sacré, te couronne, Pleasance, 1ère du nom. Reine de tous les Royaumes Sucrés Unies. »

Il dépose la couronne sur ses cheveux blancs de sucre. L'assemblée s'agenouille, d'un unique mouvement. Les visages sont crispés ou teintés de crainte de respect. Personne ne sourit. Le couronnement touchait ainsi presque à sa fin. Sa rapidité contrastait sans nul doute avec la longueur des obsèques, mais elle n'en avait cure, elle voulait en finir. Et vite. Pour se retirer dans ses appartement et laisser libre court à son chagrin. La jeune femme se lève donc, prête à desserrer ses lèvres purpurines pour donner son premier discours.

Cependant une marée de rêveurs s’introduit dans la salle du trône. La foule proteste, les choux soldats s'insurgent, mais n'essaient pas d'arrêter les intrus. Les pâtisseries se serrent les unes contre les autres. Pleasance se fige, sans bien comprendre ce qui pouvait bien se passer. Les humains se massent autour des pâtisseries. Et elle les observe, analyse leur regard, essaie de comprendre leur clameur... Tandis qu'elle les regarde, incrédule, ses yeux finissent par accrocher un regard chocolat. Ils s'observent quelques instant, mais se reconnaissent immédiatement. Son cœur se sert. Daniel.

Les rêveurs s'infiltrent dans la foule, ils bousculent, violentent, arrachent. Les bras tombent, les estropiés s'agitent. Le peuple est meurtrie. Ils hurlent de terreur et d'indignation, de douleur aussi, essayent de récupérer leur membres, pour espérer les raccrocher plus tard... Ils ne répliquent pas, c'est à peine si la garde de Choux soldats osent brandir leur piques contres les intrus. Entre de la chair et de la génoise et autres pâtes sucrées, le match est bien inégale... La chair est bien plus difficile à arracher et meurtrir... Une clameur de révolte couvre les cris et la douleur.

« Ce monde nous appartient! »

Un homme s'approche, un air confiant sur le visage, il grimpe les marches menant au trône pour attraper la jeune Reine par le bras. Il sourit, son regard brille de malveillance et de plaisir. Il esquisse une révérence maladroite et assurément moqueuse. Il fini par se relever et ainsi révéler un visage plein de dédain et d'arrogance.

« Votre Majesté. On appelle ça un coup d’État. »

Il récupère la couronne, arrachant quelques filins blancs sucrés au passage, les portes à la bouche et s'en délecte. Pleasance en frissonne de dégoût, alors qu'on l'entraîne déjà vers une destination inconnue. Elle ne se débat pas, sa chair et ses os n'étaient pas aussi solides que ceux des rêveurs., elle cherche un soutien, le regard d'un ami. Mais elle ne trouve rien. Et le peuple s'agite encore. Elle ne comprend rien, vraiment rien. La déchéance est grande et l'incompréhension palpable. Elle capte une dernière fois ce regard brun et habituellement tendre teinté de tristesse, tandis qu'on l'emmène. Cher amour, je ne vous ai jamais vu arborer un tel regard. La tristesse ne vous sied guère, alors souriez...

We're all just pieces in their games Daniel

«Ils m'appellent porte-poisse. Je suis un fléau, qui s'abat sur les autres, qui n'épargne rien, ni personne, surtout pas son entourage. Comme une tornade j'entre dans la vie de manière impressionnante et je détruis tout, avec fracas. Pourtant je cache bien ma nature, j'ai même l'air inoffensif. Un rat porteur de peste. La rumeur ne se propage pas aussi rapidement que les malheurs. Pourtant, ils finissent tous par savoir, un jour ou l'autre. Mais le mal est souvent déjà fait... Et j'avance, la tête rentrée dans les épaules sur un sol jonché de cadavres, un ciel constamment constellé de nuage noir, le tonnerre gronde... Je suis un fléau. Ils m'appellent porte-poisse.

Gentillet mais un peu sombre. C'est comme ça qu'ils me décrivent, avant de passer au chapitre des injures et des surnoms douteux. « Gentillet », pour ne pas dire simplement gentil. Parce que je ne le suis pas. Je n'ai pas l'habitude de tendre une main secourable à l'autre. Quel qu'il soit. Ni même un doigt. J'évite de toucher, pour ne pas détruire. Je garde des distances convenables, contemple la misère, je laisse le monde s'embourber. Et c'est mieux comme ça, autant pour lui que pour moi. De la compassion. Oh oui. J'en ressens. De l'empathie même. De ces regards courroucés j'en goûte la pleine saveur, j'ai la haine sur le bout de la langue et la tristesse dans les yeux. De la misère je n'en reçois que de vagues échos. Et je pleure. Beaucoup. Pour les autres. Mais surtout pour moi. Parce que je suis impuissant. Parce que je ne peux que me condamner à une indifférence feinte. Un triste anti-héros à la trouille palpable. Parce que oui. J'ai peur. De moi. Des autres. De ce qui arrive. De ce qui arrivera. De la faim qui me tiraille le ventre. Du froid qui me glace le cœur et les os. De la pluie qui me détrempe le moral et qui grise constamment mon monde. Du tonnerre et de l'éclair, du bruit et de la lumière, qui allument la mèche du monde, le roulement de tambour précède la bataille.

Marchons ensemble vers le champ de bataille, il nous attend, mes amis, nous ne feront bientôt plus qu'un. Votre sang arrosera les fleurs de la haine, votre chair pourrira et se mélangera à la terre et vos os en seront les témoins. De votre courage il n'en restera rien, de votre résolution non plus, tout ça s'envolera comme cendre au vent... Personne ne connaît votre nom, braves martyrs, mais moi je sais, j'entends, je me souviens. Vous priez un homme et demandez qu'il vous préserve de tout, mais il nous vous sauvera pas, non, il est déjà en train de prier et de vous enjoindre à reposer en paix. Cessez cette folie. Il n'y a aucune réponse valable derrière la violence...

Je suis la misère, la destruction, le conflit, la guerre, la mort, le traître... Mais je suis surtout déserteur. Oui. J'étais soldat. Fini les tambours et les chansons joyeuses chantés par des enfants à l'innocence meurtrie. Fini les marche au pas et tiens toi droit, plus en première ligne pour finir bouclier malheureux des très hauts de mon pays. Je suis déserteur. Et j'ai fuis longtemps. Jusqu'à ce que mes pieds saignent et que je finisse par m'écrouler, aux portes de la mort. Je me suis réveillé dans un royaume mystérieux où des macarons rougissant dansent du cancan devant des morceaux de gâteaux délicieux. »


Des rebelles observent, tranquillement, ne comprenant pas vraiment les raisons de toutes cette cérémonie douteuse. Une farce, une mascarade. Un enterrement à la Molière. Comment ces gâteaux pouvaient véritablement connaître la douleur et la tristesse ? Que savaient-ils vraiment de la perte d'un proche. N'étaient-ils pas tous fait de gâteaux et de crèmes délicieuses ? N'étaient-ils pas tous que de la nourriture ? Comment pouvaient-ils comparer tombeau et frigo où ils rangent les restes de corps-gâteau?

Les esprits s'échauffent. Lorsque que les Hommes mourraient, ils ne restaient plus rien de leur âmes... Ils n'étaient que des pâtisseries rêvés, ils n'avaient pas vraiment de conscience, ni même de personnalité ou d'âme. Des créatures imaginaires faites pour contenter les estomacs et les esprits. Une distraction. Des pantins amusants dont les rêveurs avaient le droit de disposer comme bon leur semble ! De quel droit osaient-ils pleurer un assassin ? Ils s'insurgent. En silence, cependant. Leur heure viendra bientôt.

Daniel comprend. Il avait souffert lui aussi. Ce qui le blessait encore plus c'était de la voir, elle. Il l'avait toujours prise pour une humaine. Pourquoi en aurait-il douté ? Elle n'avait jamais ressemblé à une quelconque pâtisserie. Des yeux, un nez, une bouche, de long cheveux... Un corps de femme. Non. Elle était la dernière personne qu'il s'attendait à voir, devant ce tombeau. La fille de l'assassin. Il s'était fait l'assassin du père. Son cœur n'était plus que charpie. Et pourtant il se rappelle de ce baiser échangé, sous un lampadaire. De ces lèvres douces et sucrées. Un parfum de rose. Un goût de cerise. Un souvenir presque amer. Il accorde un regard à Leader. L'homme à la tête des rebelles. Si lui même en était devenu un symbole et son frère un martyr, Leader lui en était la pointe de la lance. Le chef. Le harangueur. L'étendard. Daniel c'était longtemps demandé s'il pouvait lui faire entièrement confiance. Si cette bataille n'était pas vaine et injuste... Il s'était pourtant jeté tête baissé dans la bataille en apprenant que le Roi avait tué un rêveur. Pas n'importe lequel. Son frère. Mais maintenant qu'il voyait sa chère et tendre pleurer son adversaire, il n'éprouvait alors plus que regret et tristesse. Rien de bon ne ressortira de cette histoire. Ils m'appellent Porte-poisse.

We are the world - Les Royaumes Sucrées Unis - Ou le premier chapitre inutile.

De ce monde, les habitants eux-même n'en connaissent pas grand chose. Sauf peut-être des différences entre ce monde et un autre. Enfin. Différences. Tout est relatif. Les natifs de ce monde ne connaissent pas l'autre et ne s'amusent pas à comparer. Non, pour eux tout est normal. Ce qui est étrange, ce sont ces autres êtres, tous droit sorti de nulle part. Ils viennent se perdre dans leur contrée délicieuse depuis que leur monde est monde et que les habitants sont des pâtisseries.

Ils ne ressemblent en rien aux habitants. Non. Eux ne sont pas fait de délicieuses crèmes, ni même de gâteau, comme tous les natifs ! Eux, ils ne sentent pas bon, non, leurs yeux ne sont pas tous noirs, ils ne sont pas définis par leur apparences. D'ailleurs. Ils se ressemblent tous et ne ressemblent tous à la fois à rien de connu. Ils s'appellent Rêveurs. Les autres les trouvent envahisseurs. Ils ne disent rien pourtant. Ils supportent. Certains ne sont pas méchants. Non, ils sont même plutôt serviables. Ils aident les pâtisseries, n'essaient pas de les manger, essaient de s'intégrer. Certains non. D'autres essaient de trouver un moyen de s'échapper. Comme s'ils étaient coincés contre leur grès.

Ici, on divise les année en décennies et elles ont toutes un thème. Et chaque siècle se compose de dix décennies. Les mois de chaque décennies ne diffèrent pas ainsi l'on a, le mois Chocolat, ensuite vient le tour de Vanille, de Caramel et de Praline, ensuite vient Fraise, Cerise, Framboise et Myrtille pour finir en beauté avec Café, Agrume, Pistache et Passion. Au départ les deux derniers mois n'avaient pas d'existences clairement définis. En effet, ce monde semblait, pendant un moment bloqué sur dix, comme si cela avait été longtemps la réponse ultime à l'univers tout entier. Et puis un jour des pâtisseries se sont mises à voir le jour. Des pâtisseries possédant de nouvelles saveurs... Le conseil des Éclairs, les scientifiques et les conseillers des royaumes, ont donc décidé d'élargir le nombre de mois à douze, après deux décennies de discussions et disputes intenses, avant de laisser en suspens la question de l'élargissement des décennies elles-même. Parce qu'on ne peut pas bousculer toutes les conventions, comme ça...

Il n'y a pas de saison, dans ce monde. Il est lui même composé de royaumes différends, tous géré par un Gouverneur et un conseil de dix pâtisseries natives de ce segment de monde. Même si ceux si ne font qu'appliquer la politique du Roi des Royaumes Sucrées Unies, mais aussi les lois, enfin, c'est ce qu'ils prétendent, à chacune des réunions annuelles.

Ces royaumes possèdent tous un climat différent. Ainsi, au nord l'on trouve deux royaumes glacée, Sorbia et Glacion, deux contrées sans cesses enneigées, surplombées de deux montagne aux avalanches délicieuses et aux geysers chauds et chocolatés. Là-bas vivent les pâtisseries glacés, les Charlottes n'aiment pas trop y séjourner ou du moins, pas trop longtemps et partagent leur vie entre le nord et le sud. Au sud l'on peut trouver du sable de sablés et des mers, de tous les goûts et même parfois de toutes les couleurs, puisqu'elles ne sont constituées que de jus naturellement sucrées. Si elles gardent leur fraîcheurs tout au long de l'année malgré la chaleur ambiante c'est simplement grâce aux torrents de glaçons qui vient tout droit de la carrière de glaçon du royaume pétillant, Pespyne. Là-bas on trouve des mares de cafés et des torrents pétillants de soda et il y fait toujours beau. On trouve également quelques royaumes tempérés qui subissent de temps à autre des périodes de froid ou de chaleur sans qu'on en comprenne le sens ou le rythme.

La capitale actuelle, Centralys, est d'ailleurs basée dans l'une de ces régions et c'est là où se massent le plus grand nombre de pâtisseries et de rêveurs. Le château, fait de cristal de sucre est une véritable œuvre d'art. Dans les jardins poussent des pommes d'amours et d'autres buissons aux milles fruits. C'est ce qui est le plus célèbre dans cette région...

Ensuite on trouve non loin le royaumes des biscuits, où on peut trouver toutes sortes de plantes biscuits étonnantes et entièrement comestibles. Un royaume de déserts de crèmes et ganaches parfois arrosé de perles de lait, aux oasis étonnantes. Un royaume jungle où poussent certains fruits exotiques, les habitant habitent même dans des arbres gigantesques et creux. Il existe en tout et pour tout dix royaumes différents et ce monde tourne, sans subir de guerre de clan ou encore de royaume.

Si le monde tourne si bien, c'est que le pouvoir et la capitale également tourne. En effet, à chaque fin de siècle, la couronne passe dans les mains du Royaume suivant. Ce sont les gouverneurs et leur successeurs qui prennent la tête du royaume pendant dix décennies, décidant ainsi à l'avance du calendrier et rythmant les naissances et les priorités des Royaumes.

Le calendrier à une importance toute particulière sur les naissances, car l'année, la décennie et le mois importe sur le goût et l'odeur de la pâtisserie. Un macaron né dans la décennie du thé, l'année du thé noir un mois chocolat en tirera toute sa saveur et sa couleur. Certains mélanges peuvent s'avérer écœurant et influer à vie sur le statut de l'enfant. Ainsi, un macaron anis-myrtille s'est-il vu affublé le rôle de bouffon du roi raté, que pouvait il espérer de mieux ? Son odeur épouvantable faisait de lui un indésirable et pour un artiste, c'est la pire chose qui soit... Et pas question de changer de branche pour lui, parce que tous les macarons sont des artistes! Comme tous les choux sont des soldats. Comme toutes les meringues sont de bons serfs. Les charlottes sont des gouvernantes de rêve. Les Éclairs des scientifiques et des chercheurs. Les financiers font de bons comptables et des inspecteurs d'impôts. Les cakes de bon professeurs et les cupcakes de bons professeurs particuliers... Et c'est ainsi pour tout le monde... Du cookie à la tarte... Tout le monde à son rôle à jouer, ici. Même les rêveurs.

Ces fameux être difformes sont assez mystérieux. On ne sait pas grand chose d'eux sauf ce qu'ils veulent bien dire... Ils racontent d'ailleurs qu'ils sont les créateurs de toutes choses, ici. Qu'ils ont donné naissance à cet univers sucrés. Que les enfants pâtisseries ne sont que des rêves nouvellement projetés dans cet univers. Et des rumeurs, dans ce royaume il y en a plein. La Sorcière de la cabane, une rêveuse aux pouvoirs extraordinaires fait trembler Pâtisseries et Rêveurs, grands et petits depuis des années. Il se raconte que c'est elle, la première, celle qui donné vie à tout ceci. Et tous la redoutent. Même depuis qu'elle a enfanté la première humaine-pâtisserie. Surtout depuis...

C'était il y a deux décennies et une année...

So you wanna play with magic, Boy, you should know what you're falling for Penelope – Second chapitre - Genèse

Les deux enfants s'approchent, prudemment de la somptueuse cabane. Elle se tenait là, fière,  cachée derrière un jardin de cannes à sucre blanches et rouges. Les murs semblaient faits de biscuits, la porte elle-même semblait même parsemée de pépites de chocolats. L'aînée fronce les sourcils et secoue un instant la tête, pour ne pas se laisser aller à la gourmandise, ses deux tresses suivaient le mouvement battaient furieusement l'air. Le plus jeune dévorait déjà la maison des yeux, ses boucles innocentes s'emberlificotaient de plaisir, il se maîtrise un peu, pressant tout de même la main sa sœur, décidément bien trop prudente.

« J'ai si faim Greta...  »


Il passe doucement sa main libre sur son ventre, il attend encore, essayant de maîtriser plus encore son impatience. Sa sœur était tellement lente à se décider... Un légère odeur sucrée vint chatouiller ses narines... De la confiture de fraise ! N'y tenant plus cette fois, il lâche la main de son indécise de sœur pour se ruer dans les jardins.

« HANS ! NOOOON !»


Il n'écoute pas, les yeux et le ventre concentré sur la maison et le jardin délicieux. Arrivé au seuil de la porte il la tâte de l'index. Les pépites étaient tout simplement énormes ! Il s'apprête à se jeter sur le cookie, toutes dents sorties, quand celui s'ouvre, avec éclat. Une vieille dame apparaît sur le seuil. Elle sourit franchement, dévoilant sa dentition imparfaite et quelques vieux chicots branlants. Elle rit, elle rit si fort qu'elle manque de s'étouffer.

« Hans et Greta, hein... Si cliché.»


Elle attrape le bras du plus jeune, sans ménagement et le lui sert, une moue sur le visage.

« Mh... Bien trop maigre... Bien trop maigre. Pas plus potelé qu'un lapin... Les porcelets doivent grandir.... Mange mon petit et quand tu seras bien gras je préparerai à dîner... Tu en seras « l'invité » principal... »

Elle repart dans un rire presque démoniaque. Ses yeux semblaient pris de folie eux aussi. La jeune victime hurle, se débat. Il ne finirait pas sur le grill ! Sa faim s'était envolé, il ne ressentait plus que de la peur... Il aurait dû écouter son aînée. Ne pas s'aventurer ici, sans même prendre le temps d'y réfléchir à deux fois... Il appelle, hurle à pleins poumons. Son père. Sa sœur. Quelqu'un. N'importe qui. La vielle ratatinée, rit de plus belle, lui tâtant toujours le bras.

La sœur du petit cochon s'approche, lentement. Elle ne semble pas effrayé, au contraire du garçon qui était déjà en train de sangloter... Le garçon quand à lui se souvenait de l'histoire de la sorcière à la cabane sucrée qu'on lui avait raconté tant de fois... Il allait se faire dévorer ! Et Greta qui n'essayait même pas de l'aider !

« Vous êtes si belle, Ma Dame. »

Le garçon aux boucles brunes, s'arrête quelques instants pour contempler du coin de l’œil la blonde. Avait-elle perdu l'esprit ? Il se retourne vers la vielle mégère et la détaille. Des cheveux gris emmêlés qui semblaient aussi secs que de la paille. Une peau craquelée par le temps. Des petits yeux semblables à ceux d'une fouine et du démon. Elle semblait si chétives dans ses haillons et pourtant ses mains griffus semblaient capable de lacérer sa peau en assez de petits morceaux pour pouvoir les glisser dans sa bouche et les mastiquer plus facilement...

« Tu es folle ou quoi ? C'est une hideuse sorcière ! »

« Tais-toi, Hans ! Veuillez l'excuser, Ma Dame, notre père n'a pas eu le temps de terminer son éducation ! Nous nous rendions au marché d’Édimbourg lorsque nous nous sommes perdus... »

La vieille femme dessert quelque peu son étreinte, puis finalement se désintéresse complètement du garçon qui s'en va se cacher dans les jupes de sa sœur. Il fixe la femme, les dents serrés et essaye d'entraîner son inconsciente de sœur loin de cette fichue cabane. L'édentée fixe les yeux innocents de la petite fille aux tresses et se met à murmurer.

« Étrange... Tu arrives à voir derrière mes illusions si clairement ! Et tu dis que vous venez d'arriver ? »


« Oui, Ma Dame. »

La vielle les observes un instant, pensive, puis soudainement ses traits s'étirent. Se transforment. À la place de la sorcière se tient une jeune femme aux cheveux aussi doux et blonds que le miel. Ses yeux ternes laissent place à des yeux d'un vert émeraude. Finalement ses mains s'adoucissent également et ses ongles rétrécissent, elle se redresse un peu. Le garçon en reste bouche bée tandis que la jeune enfant ne réagit pas.

« In... Incroyable... »

« Ferme la bouche, veux-tu ? Des papillons-tartines pourraient se nicher sous ta langue et essayer de me piquer ma confiture pour se en parer leurs ailes. »

Celui-ci obtempère immédiatement.

« Je joue ce petit tour pour effrayer les enfants rêveurs ou enfant-pâtisserie qui s'aventurent trop près de ma cabane. »


« Mais, c'est horrible ! »

« Penses-y, mon garçon. Ils seraient capables de dévorer ma chaumière en moins de temps qu'il ne te faut pour crier sorcière. C'est fatiguant de rêver une maison entière tu sais ! Et puis je n'aime pas les gens. Surtout les enfants qui parlent trop et jugent sans savoir. »


Son visage reprend un instant l'aspect ridé de la sorcière de la cabane. Le petit blond sert plus fort les jupes de sa sœur et y cache son visage. La magicienne glisse l'une de ses boucles derrière son oreille et repart dans un rire, cette fois-ci cristallin.

« En tout cas je suis surprise. Rare sont les rêveurs qui arrivent à voir derrière mes illusions. Et généralement ce sont qui ont le plus d'ancienneté dans ce monde, ce qui n'est pas votre cas. Mh. À dire vrai, vous êtes les troisièmes à pouvoir vous vanter d'avoir vu la véritable apparence de la sorcière de la cabane. À ce propos évitez de me décrire en de mots élogieux. Je préfère inspirer la crainte... Toujours est-il, Greta, que tu sembles être une rêveuse puissante ! Avec un peu de pratique tu pourrais rêver des choses fabuleuses … Mh... »

« Excusez-moi, Ma Dame... »

« Oh, vous pouvez m'appeler Penelope. »

« Dame... Penelope... Nous ne comprenons pas vraiment ce qu'il se passe ici...  Ni de quoi vous parlez. Nous aimerions bien retrouver Père.»

La jeune femme soupire et prend un air grave.

« Je vais vous racontez une très longue histoire les enfants. Mais nous serions mieux à l'intérieur. Entrez. »

Les enfants se regardent et suivent la jeune femme après un instant d'hésitation. C'était la meilleure chose qu'ils avaient à faire de toute façon. N'est-ce pas... ?

Caractère

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Physique

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Avez-vous bien lu les règles ? Je suis obligée? ;;... Allow Lowla, comme un garçooooon ...
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