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 Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥

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MessageSujet: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Sam 19 Avr 2014 - 22:37

Mon caporal ?
J'ai la vague à l'âme.
feat Zuriel Christensen.


    La bille métallique tinta à plusieurs reprises lorsqu’Alex agita la bombe avec énergie. Après quoi il ôta le capuchon et pressa le piston de plastique blanc : un nuage de gouttelettes bleues jaillit sous ses doigts et frappa les briques rougeâtres du mur en face.
    D’un geste habitué, le jeune homme étendit le bras d’un bout à l’autre de son envergure, barrant le mur d’une longue balafre bleu sombre. Le doigt en suspens sur l’embout, il hésita à monter quelques marches pour poursuivre son œuvre, mais renonça en arguant avec lui-même qu’il aurait tout le temps de faire du sport plus tard.
    En fait d’œuvre, celle qu’il venait d’entamer, même de loin, même alors qu’il n’avait encore fait qu’un seul trait d’une seule couleur, ne ressemblait à rien d’autre que tout ce à quoi elle pouvait prétendre être - c’est-à-dire un vulgaire tag.
    En soi ce n'était pas très grave non plus. Il était bien meilleur tagueur que peintre, après tout. Et puis ce n'était pas non plus comme s'il avait l'intention d'honorer la famille de cinglés qui le retenait ici en peignant des fresques à leur gloire sur les murs du pensionnat. En l'occurrence, il cherchait surtout à combler les plages horaires désespérément vides qui s'étendaient entre 23h et 6h du matin.

    Il s'était réveillé au coucher du soleil, si bien entortillé entre ses draps qu'un instant il avait cru que ceux-ci tentaient de l'étrangler. Après s'être retenu in extremis de les jeter par-dessus la rambarde, il avait retenu les chutes de tissu dans une tentative désespérée pour ne pas réveiller les trois pasta box sauce poivrons verts avec lesquels il partageait sa piaule.
    Les heures de sommeil des Hercolani étaient tellement bénies des dieux qu'Alex observait un silence de sanctuaire chaque fois que leur chambre n'était pas remplie de cris jusqu'à en craquer. Le silence entre ces murs méritait presque une petite prière de remerciements.
    Cela dit, les remerciements ça le tentait pas trop en ce moment, non. Trop de poisse à lui coller au cul, difficile d'en dire plus.
    A commencer par ce décalage de cycle de vie avec ses colocataires qui le poussait à désespérément chercher le sommeil pendant qu'eux faisaient la zamba et à se réveiller dès lors qu'ils finissaient enfin par se taire. Le français en avait passé, des journées à bombarder les triplés d'oreillers dans l'espoir de les faire déguerpir : et jusqu'à ce qu'il comble les heures qui lui manquaient pour éventuellement réussir à se lever avant 16h, ça risquait de continuer.
    Il n'avait jamais autant regretté une série de soirées de sa vie.
    En même temps, il avait traversé une période où il fuyait le sommeil comme la peste, avant de succomber à la fatigue. Les auréoles bleuâtres sous ses yeux presque aussi noirs en attestaient assez.
    Au final il avait fini par décider que les rêves étaient préférables à la mort.

    Alex finit de barbouiller les briques d'un bleu sanguinolent - qu'il eut tout de même la bonne grâce de nuancer avec deux trois autres indigos pour éviter de faire trop maternelle - et laissa nonchalamment choir la bombe entre les autres du bout des doigts. Le claquement métallique et son roulis contre les dalles fut assez désagréable, et se répercuta dans la cage d'escalier. Le jeune homme se baissa et ramassa l'une des bouteilles qui traînaient au pied des marches. Bière au goût - après quelle marque, impossible à deviner. Un imbécile heureux était passé dans la cuisine pour enlever toutes les étiquettes, visiblement.
    Avalant une rasade, Alex se tourna vers le punk raté que seuls les cheveux bleus distinguaient du commun des mortels irlandais terrestre.
    Souvent, il essayait d'imaginer Zuriel en version rouquin.
    Ça heurtait vachement son sens de l'esthétique, mine de rien.

      « File-moi le noir. » Quémanda-t-il avec un geste approprié de la main, tout en portant derechef la bouteille à ses lèvres.

    Le tirer de devant sa télé avait été le plus dur, en fait. Alex avait la vague impression que Zuriel stagnait toujours au même endroit du pensionnat - et qu'il ne dormait jamais aussi.
    Ou alors c'était simplement qu'il venait toujours aux mêmes heures et que l'irlandais avait un emploi du temps hyper-strict. Ou un peu des deux, allez savoir. Oh et puis on s'en fout.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Jeu 1 Mai 2014 - 2:22


Honnêtement, il trouvait ça laid.

Bon, d’accord, ce n’était pour l’instant qu’une couleur. Bleu sur rouge, ça jure. Mais bon, pour ce qu’il savait de l’art, Alex pourrait être en train de taguer une Mona Lisa contemporaine, il ne s’en apercevrait pas. Etait-ce considéré comme de l’art, ce truc ? Il n’y connaissait rien en art contemporain, à part que c’était souvent franchement laid et inutile. Enfin, le français n’avait pas exactement l’air de se considérer comme un grand artiste révolutionnaire, alors il doutait franchement qu’il en soit. Peut-être qu’il était le prochain Leonard Da Vinci, bien qu’il semblait plus parti pour être le disciple de Picasso à cette allure. Tiens, étrange comme Leonard Da Vinci ressemblait à Leonardo Di Caprio ! Très étrange. Conspiration. Ah, Leo…

Zuriel avait depuis un moment arrêté de fixer l’écran de son ordinateur pour se concentrer sur l’activité de la nuit, soit le taguage du mur de la tour au niveau bien inférieur –personne ne serait assez fou pour monter, si ? Par se concentrer il voulait bien entendu dire qu’il regardait avec intensité le nouveau tatouage du mur qui prenait forme sous la main experte –il supposait- du garçon brun, parce que lui est les tags, ça faisait bien quarante-neuf et demi, au moins, si ce n’est plus. Il avait toujours était un désastre en tout ce qui était travaux manuels de toute manière, du coup il ne préférait pas essayer, de peur de finir lui-même asperger de peinture au lieu du mur. L’irlandais s’en savait capable.

Enfin, ça ne l’empêchait pas de critiquer le brun ; il ne méritait aucune tendresse, de toute manière, lui qui l’avait tiré de son confortable canapé parce que... Parce que. Zuriel avait eu un moment de faiblesse et au fond, il n’avait rien contre un peu de compagnie, et Alex en était une bonne, plus ou moins ; et puis, il compatissait à son malheur également. Avoir les triplés pour coloc’ ? Il devait avoir fait sauter le monde dans une autre vie, sérieux. Le turquoise avait beau être tolérant et relativement patient, les trois lui tapaient rapidement sur les nerfs, alors il ne s’imaginait pas devoir partager son espace vital avec eux. Lui avait été chanceux, il n’avait pas à se plaindre. De toute manière, vu son propre emploi du temps, ils passaient rarement du temps ensemble. Zuriel a toujours été un animal de nuit ; le français probablement pas.

Et puis, à l’origine, il n’avait pas grand-chose à faire, alors why the hell not, qu’il s’était dit.

Mais les marches étaient froides et dures et le canapé moelleux lui manquait, alors il jugeait avoir le droit d’être hargneux. D’une manière ou d’une autre, le Christensen n’était pas connu pour mâcher ses mots et Alex n’avait pas l’air découragé par son attitude de princesse grincheuse.

Le bruit de la bouteille dégringolant lui arracha une grimace et le brun gagna un regard de travers. Il y avait des manières plus délicates pour déposer un objet métallique ; par contre, s’il pouvait jeter la bière, il ne se plaindrait pas. Il n’avait rien contre l’alcool, mais rien pour non plus. C’était juste pas son truc, il s’y était fait, fin de l’histoire, vive les jus de fruits et la pizza. Il fallait qu’il arrête de penser aux pizzas.

« File-moi le noir. »

Il se passa une poignée de secondes avant que Zuriel ne comprenne que le garçon lui parlait d’une bombe de noir, et pas d’autre chose en un autre langage, comme, admettons, une perruque ou un crapaud, voire un slip kangourou. Vu qu’aucune de ces choses n’aurait eu d’utilité en ce moment-même, à moins qu’Alex n’ait des hobbys et fétichismes très spéciaux dont il ne lui avait jamais parlé, Zuriel conclu donc cette parenthèse ‘le pensionnat me détruit le cerveau’ par un scannage complet de ses alentours pour le dit noir, sans se poser plus de questions. Peut-être que le noir allait donner de la forme au tag, comme il donne de la forme aux yeux sous forme d’eyeliner, qui sait. Lou ne manquait jamais de lui vanter les bienfaits du noir.

Noir, noir, noir… Ah, ça lui semblait plutôt noir, ça. Il tourna la bouteille entre ses doigts, histoire de vérifier qu’il n’allait pas ruiner l’art de son compagnon du soir – wow, deux minutes, reformulation- de son euh camarade d’infortune, si ruiner il pouvait, avant de la tendre à se dernier, yeux turquoises rivés sur lui, sans plus bouger que cela.

« Je suis presque sûr que les murs peuvent porter plainte ici, tu sais. »

Ce serait pas la première bizarrerie qui arriverait dans le coin, franchement, et Zuriel leur donnerait volontiers raison ; enfin, ça n’était que le début, il serait bien mal avisé de juger si tôt des talents du français.

« Ou se venger. »

Ce qui semblait un peu plus probable ; le pensionnat ne semblait pas avoir un tribunal. En y repensant, l’irlandais se demandait si l’on pouvait tuer quelqu’un sans avoir de problèmes ici. Certainement que tout le manoir deviendrait une sorte de cluedo géant à l’occasion, mais c’était… Une question tout à fait valable à laquelle il ne voulait pas avoir la réponse.

Quoi que tuer les triplés pourrait être un acte héroïque.

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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Dim 25 Mai 2014 - 20:23

    A sa décharge, dessiner à l'aérosol n'avait rien à voir avec la bonne vieille technique crayon/gomme. La seule différence de précision nécessaire à l'obtention d'un truc potable était accablante, ce qui n'empêchait pas l'hurluberlu métissé d'y aller largement. Ça ne le dérangeait pas, lui, que ses ébauches de vagues poséidoniennes ressemblent plus à un ver de terre bleu qui fait le pont : il se savait capable de bien meilleurs résultats une fois armé d'une feuille et d'un crayon à papier, et ça lui suffisait ; en plus, la peinture n'avait jamais été sa tasse de thé, et les tags sur les murs de sa cités avaient habituellement plus vocation à insulter la police qu'à prétendre à l'éternité artistique.
    La seule chose qui l'angoissait en fait, c'était que Zuriel sorte un commentaire désagréable sur son oeuvre d'art. Alex avait beau ne pas prendre son gribouillage au sérieux, cela l'aurait atteint quand même, il le savait ; et à fortiori, dissimuler la vexation avait le chic pour le rendre désagréable. Or, malgré son franc-parler il l'aimait bien, l'irlandais, et n'avait pas envie de se brouiller bêtement. Ou même d'aller simplement bouder ailleurs, parce qu'après il n'aurait plus rien à faire de sa nuit et ça ce serait franchement chiant.
    Bon, cela dit, Zuriel n'avait pas l'air franchement enchanté d'avoir été tiré de sa chambre douillette avec coussins et prises intégrés. Mais Alex ne se sentait pas assez coupable de ça pour s'excuser : ça lui ferait prendre l'air, c'est tout. C'était bon pour la santé. Et en plus s'il se déridait un minimum, il vivrait plus vieux, voilà.
    Portant derechef la bouteille à ses lèvres, le latino attrapa la bombe du bout des doigts et la fit sauter dans sa main en marmonnant un remerciement. Il revint à son mur sans se presser.

      « Je suis presque sûr que les murs peuvent porter plainte ici, tu sais. Ou se venger. »

    Woh, ça, il voulait bien y croire, songea le jeune homme en secouant l'aérosol qui tinta joyeusement. Il traça sur le mur un vague trapèze perdu sur le dos du ver de terre bleu et entreprit de figurer une coque de paquebot en alternant le noir et le gris. Sans commentaire sur le résultat.

      « Déconne pas avec ça mec. J'ai failli me faire tuer par des tapis, une fois. »

    Et des chiottes aussi, mais ça c'était un peu moins épique et il préférait laisser l'info de côté. Pas trop envie que cette petite mésaventure fasse le tour du pensionnat ; et à son avis, se faire courser par des carpettes volantes étaitdéjà assez humiliant.
    Le jeune homme se retourna vers l'hurluberlu teint en bleu d'un air qui le mettait au défi de rire - parce que fallait bien se l'avoir, n'importe qui en aurait été capable et les Hercolani les premiers en avaient fait des gorges chaudes en l'apprenant. Il jeta un bref coup d’œil hésitant à sa peinture, puis reposa le noir et revint vers son camarade en attrapant une bière pleine au passage. Les bouteilles qu'il avait raflées à la cuisine s'alignaient bien gentiment sur les premières marches de l'escalier, et leur tintement résonnait dans les hauteurs de la tour. Parvenu près du jeune homme, il reprit une gorgée et lui posa le verre glacé contre la joue :

      « Et sois sympa, me laisse pas boire tout seul, ça fait carrément alcoolo là. »

    Et alcoolique il ne l'était pas, non. Boire tout seule ça faisait pitié, oui. Et puis il faisait froid aussi, parce que personne n'avait pensé à installer des radiateurs dans ce machin plein de briques et de courants d'air. Quelqu'un avait dû laisser une fenêtre ouverte, à ce stade.

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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Ven 30 Mai 2014 - 4:39


Plus il en rajoutait, plus le cyan peinait à mettre un nom sur l’hors d’œuvre de son ami. Ou une image, vraiment. Ca n’était pas si vilain, probablement, cependant sa mauvaise foi mettait des bâtons dans les roues de l’amitié et lui criait que le tag n’était qu’une tâche de différents couleurs qui donnerait des arrêts cardiaques à certains pensionnaires. Surtout les plus vieillots, mais ça, c’était carrément cool, honnêtement. Il n’était pas du genre à souhaiter malheur à qui que ce soit, hein, m’enfin, parfois… Il avait beau avoir la philosophie d’un vieillard en bout de vie, il n’en restait pas moins jeune et le pensionnat lui donnait de plus en plus des envies malsaines ; ça venait avec la vie en communauté, ça, il en était certain.

« Déconne pas avec ça mec. J'ai failli me faire tuer par des tapis, une fois. »

Zuriel avouait qu’il était plutôt curieux sur cette histoire de tapis, en fait. En échange de poser des questions à Alex qui semblait lui lancer une sorte de défi mental par le regard, il se promit, prenant très au sérieux la déclaration de son camarade, de faire très attention la prochaine fois qu’il voyait l’un des maudits tapis du pensionnat, qui, malheureusement, en regorgeait. Sérieux, les créateurs devaient avoir une sorte de contrat avec un grossiste spécialisé dans un tapis, ce n’est pas croyable ; bon, en même temps, il fallait la meubler, cette grande demeure, il ne devait pas se montrer si critique. De plus, pour l’instant, aucun tapis n’avait personnellement porté atteinte à sa personne, au contraire de plusieurs armoires et quelques brosses à cheveux. Le mobilier ici était vraiment d’une impolitesse désastreuse, si sa mère était là, elle les menacerait probablement de les envoyer sur Mars sur l’un des tapis du coin… Avant de porter physiquement et mentalement atteinte à la personne de son fils, ouais. Les mères sont formidables.

Il suivit du regard les mouvements du brun sans réellement en penser quoi que ce soir, quelque peu perdu dans un mélange de tag, de mère et de mobilier agressif combiné avec le slip kangourou qu’il n’arrivait pas à chasser de sa tête –certainement qu’il allait s’accrocher à lui toute la soirée, si ça continuait. C’est idiot, il l’avait bien vu s’approcher avec une deuxième bière, sans l’aérosol, pourtant il se laissa tout de même surprendre comme un débutant par la glaciale sensation du verre contre sa peau déjà trop froide à son goût. Pas qu’il se les caillait, son ordinateur lui réchauffait agréablement les genoux, toutefois il n’allait certainement pas vanter les mérites au niveau de la chaleur de la tour. D’ailleurs, il n’irait pas vanter les mérites de la tour tout court. Ce truc était juste là à cause d’un sadique, obligé.

« Et sois sympa, me laisse pas boire tout seul, ça fait carrément alcoolo là. »

Zuriel frissonna, puis grimaça, ce qui à son échelle minime consistait à froisser soigneusement son visage. Il considéra ne pas prendre la bière et laisser Alex comme ça, sans réponse, à tenir une bière contre sa joue, ce qui n’avait absolument aucun intérêt, il en était bien conscient, cependant boire ne semblait pas en avoir beaucoup plus, à ses humbles yeux d’irlandais. Il pouvait entendre d’ici la totalité de la population d’Irlande le renier.
Dans un élan de bonté qui lui était très commun, merci beaucoup, il saisit la bière qui lui était si gracieusement offert par le jeune homme qui lui y voyait un intérêt personnel. Qui était-il pour lui dénier ce droit ? Il marmonna un vague « c’est bien parce que c’est toi » avant de tout simplement fixer sa bière comme si elle était un alien venu pour le détruire. Ok, ce n’est pas que Zuriel détestait l’alcool – enfin si, si il détestait l’alcool-, mais surtout qu’il n’en buvait vraiment pas, genre, jamais. La dernière fois devait remonter à la fête de son diplôme et il n’avait même pas finit la bouteille, alors franchement, il n’était pas tout à fait chaud pour se boire le tout. Néanmoins, armé d’un courage que de nombreux soldats pourraient lui envier, il s’efforça de boire une gorgée dans l’espoir que le liquide n’était pas aussi immonde maintenant qu’il était un peu plus vieux ; cette histoire de goût qui change & co. Malheureusement pour lui, le liquide était aussi peu ragoûtant qu’il en avait le souvenir, toutefois eut le mérite de lui réchauffer légèrement la gorge. Il lança un regard dépité au brun.

« Je sais pas comment tu fais pour boire ce truc, c’est dégueu. »

Bon, bien sûr, il y avait pire, il y avait toujours pire, mais le goût valait bien sa catégorie de dégueulasse, il soutenait. Sa bonté le perdrait.

Il prit quand même une autre gorgée, pour genre, faire bonne figure. Une troisième ne peut pas faire de mal non plus, tant qu’il y est.

Atroce.

― ‒ —


♣:
 
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mer 18 Juin 2014 - 1:56

    La condensation sur le verre sombre déposait des bavures froides sur les doigts d'Alex. Leurs températures n'étaient visiblement pas en accord : mais même dans les plus froids hivers qu'il ait connu, le jeune homme avait toujours eu chaud. Frileux était un adjectif qui glissait sur lui sans le rencontrer : il avait parcouru Paris figé dans un blanc terne sans la moindre écharpe sur le nez.
    Ici, ce n'étaient que quelques courants d'air. Pas de quoi s'affoler. Jack avait dû avoir beaucoup plus froid que ça dans son verre d'eau congelée - Alex songea à faire part de cette intéressante comparaison à Zuriel, mais se retint au dernier moment en se demandant s'il ne risquait pas de fondre en larmes. C'était bien ça que faisaient la plupart des fans de Titanic, non ?
    Bon en attendant, s'il attrapait une pneumonie - s'ils l'attrapaient tous les deux vu que Zuriel n'était guère couvert par autre chose de chaud que son précieux ordinateur pour le moment - il ne pourrait pas venir se plaindre.

    L'irlandais prit la bouteille en bon alcoolique fini qu'il se devait d'être -coutumes ancestrales, réputation, toussah - en daignant signaler à quel point Alex lui tenait à cœur pour qu'il en vienne à décapsuler une bière, et la dévisagea un bon moment comme s'il avait le fils du diable en personne entre ses deux mains jointes.
    Alex se resservit une rasade en le laissant faire ses dévotions. Si ça se trouve il était plongé dans des réflexions profondes. Si ça se trouve il n'avait jamais vu de bière de sa vie, aussi.
    La tête que tira le jeune homme devant sa première gorgée faillit bien tout faire recracher à Alex.

      « Je sais pas comment tu fais pour boire ce truc, c’est dégueu. »

    Hilare, le métis tenta bien de dissimuler des hoquets derrière un quelconque effet secondaire de la bière, mais quelques gorgées supplémentaires assortie aux grimaces de son ami et il ne put résister. Il éloigna tant bien que mal la bouteille de son visage pour tenter d'éviter toute catastrophe et éclata de rire, glissant au bas des marches comme un ivrogne à qui on raconte une blague de blonde.
    Ce qui n'était pas la réaction la plus sympa du monde, il en était conscient, mais ne pouvait pas s'en empêcher. Il passa ensuite quelques secondes à égrainer quelques mots entre deux ricanements avant de parvenir à former un ersatz de phrase assez construit pour en devenir compréhensible :

      « Ahhh mec ta tête ! Énorme. Je kiffe. » Réussit-il à articuler dans un hoquet. « Pardon. Désolé mon gars. C'était juste... »


    Il dut réprimer un nouveau gloussement derrière le goulot de sa bouteille et faillit s'étouffer avec sa gorgée. Pour se calmer, il renversa la tête en arrière et se vida le reste dans le gosier. L'alcool laissa une traînée de feu dans le fond de sa gorge.

      « Désolé. » Reprit-il encore en levant la tête vers Zuriel qui le surplombait désormais, un petit sourire aux lèvres. « Tu buvais quoi en soirée avec tes potes ? Putain je donnerais cher pour te voir raide. T'as déjà pris une cuite ? »


    L'intérêt d'Alex pour les merveilleux effets de l'alcool sur l'organisme des adolescents et jeunes adultes ne participant que de lacunes cérébrales largement répandues à cet âge dans la population, il convenait de le prendre avec une désobligeance attristée plutôt qu'avec mépris. La jeunesse fait des ravages et Alex avait tôt fait d'oublier l'effet que lui faisaient ses propres lendemains de cuite. Passant sur le fait que Zuriel n'avait peut-être pas envie de se voir infliger ça dans les plus courts délais. Ni jamais, d'ailleurs.
    Le français se redressa contre la première marche en une position assise plus confortable et déposa sa bouteille vide à côté de ses sœurs pleines. Il kidnappa ensuite l'une de ces dernières pour en lorgner l'intérieur du goulot d'un air scrutateur. Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien avoir foutu dans celle-là, ces malades.

Pendant ce temps, dans le monde réel:
 

J'assume tout. TOUT.


Dernière édition par Alex Cavecchio le Jeu 11 Déc 2014 - 10:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mer 30 Juil 2014 - 15:24


Le tag lui en aurait presque manqué. Presque.

Au moins, c’était agréable pour lui, bien confortablement installé sur sa marche, de regarder le garçon se défouler sur un mur et se faire des commentaires désobligeants qu’il gardait gentiment pour lui-même pour ne pas le blesser dans son ego, par pure affection. En revanche, c’était tout de suite moins drôle lorsqu’il devenait le centre de l’attention en même temps que l’attraction du soir. L’attention, même limitée, le rendait rarement heureux de toute manière. Et l’alcool. L’alcool le rendait encore moins heureux. Fuckit.

Et voilà qu’il riait, le français, riait à s’en étouffer tandis que lui tirait la gueule, torturé par le goût immonde qui, sans aucun doute, hanterait ses rêves pour plusieurs nuits d’affilées. Quelle cruauté. Il lança un regard noir à son bourreau.

Ouais, c’est ça, qu’il s’étouffe, le rustre, le malpoli, le connard, le… Alex quoi, il ne savait même pas pourquoi il aurait besoin de plus d’adjectifs pour le décrire, le nom se suffisait à lui-même. D’instinct, il protégea son ordi, de peur qu’Alex recrache sur lui avant qu’il n’ait le temps d’atteindre le bas des marches, son bras libre passé devant l’ordi en guise d’armure, le breuvage immonde toujours en main. Et ça ricanait, ça hoquetait. Zuriel l’avouait, son ego si bien gardé était un peu froissé ; il appréciait peu qu’on rit de lui, peu importe son degrés d’indifférence aux choses de la vie, et encore moins si cela venait d’un ami. Certes, ça n’avait rien de méchant, mais tout de même ! Rire de lui ! L’audace ! Pas de sa faute si l’alcool craint. Il décréta vivement qu’Alex craignait aussi, à sa façon – il n’était plus à ça prêt, à ce stade.

« Ahhh mec ta tête ! Énorme. Je kiffe. Pardon. Désolé mon gars. C'était juste... »

Que l’on rit de ses expressions était encore plus étrange en son opinion. Alex était un drôle de bonhomme. Au moins il avait la délicatesse de s’excuser, c’était… Très gentleman like de sa part si l’on oubliait la partie où il se fendait la poire en hoquetant comme un ivrogne de basse classe – ce qui était franchement impossible, l’image était gravée à jamais dans sa mémoire sous le nom de « Alex sucks ». Il le méritait. Zuriel lui adressa une esquisse de sourire grimacé au summum de son art, roulant des yeux tandis qu’il finissait sa bouteille avec un professionnalisme inné. Il daigna déposer un autre regard sur sa propre bouteille, la maudissant de tout son être au passage, juste histoire de lui signaler qu’il n’en avait pas encore finis avec elle.

I’ll be back asshole.

« Désolé. »

L’irlandais se contenta d’un mouvement évasif de la main digne d’un pape accordant sa miséricorde – sauf qu’en fait il ne l’accordait pas-, s’autorisant un moment de répit en laissant son ordinateur chéri à découvert, calant le plus confortablement possible le bas de son dos contre la marche derrière lui – mission impossible, ça faisait un mal de chien, de ce fait il se vouta en avant un peu plus, regard turquoise posé sur le coq français quelques marches plus bas.

« Tu buvais quoi en soirée avec tes potes ? Putain je donnerais cher pour te voir raide. T'as déjà pris une cuite ? »

Les soirées avec les potes, ah, est-ce qu’on en parle. Certainement pas. Il n’y en avait tout bonnement pas, à part une ou deux à l’échappée, et franchement, Zuriel se portait mieux comme cela – l’un de ces amis proches avaient des fâcheuses tendances lors de celles-ci. En plus, lui qui n’aimait pas l’alcool, c’était plutôt une torture de les voir se dégrader de la sorte, incapable d’y voir un intérêt quelconque. Personne n’avait réussi à lui faire voir la beauté de l’alcool, personne n’y arriverait jamais, il en était certain.
Zuriel haussa les épaules.

« J’y allais pas, donc non, pas de cuite. Jamais. »

Et à jamais.

Il s’étira, étendit une jambe, puis l’autre, faisant bien attention à ne pas faire dévaler quelques marches de trop à son ordinateur. Il commençait à se sentir comme une vieille de cent ans à cause des foutus marches et l’appareil ne lui rendait pas service en lui brûlant à moitié les cuisses. Et c’était lui ou il faisait plus chaud ? Faute de mieux, il se persuada à l’aide d’une bataille mentale - qui incluait le fait qu’Alex venait de reprendre une autre bouteille à 98% au moins–boire une autre gorgée de bière le rafraîchir ; idiotie digne d’un collégien à sa première boom, du type « lol g cho, o a boir !!! ». Yep. Toujours aussi dég’.

« Franchement, y’a pas d’intérêt, si ? »


Non, parce qu’il était vraiment curieux, au fond, un chouilla. Tout ce qu’il constatait, lui, c’était les dégâts sur les autres, ce qui ne lui donnait définitivement pas envie d’essayer.
Finalement, n’y tenant plus et ne tenant pas non plus à des brûlures au trentième degré sur ses cuisses, il déposa avec soin l’ordinateur sur la marche juste au-dessus, le ferma juste pour plus de sûreté, avant de procéder à un limaçage complet sur sa propre marche, s’étalant de tout son loin sur celle-ci, bière posée sagement sur la marche d’en dessous.

Ah, là, voilà. Du froid.

Banane:
 

Beh:
 
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Sam 2 Aoû 2014 - 11:35

    Tapotant des pieds contre la pierre sur le rythme approximatif d'une obscure musique qui lui trottait dans la tête depuis un moment, Alex contemplait son début d'oeuvre en retenant un sifflotement. Il était de bonne humeur et se sentait agréablement bien, pour le coup : il ne lui en fallait pas beaucoup pour oublier qu'il devait déprimer à vie parce qu'il était enfermé dans la baraque de malades mentaux et ne pouvait pas sortir. Un pote, une nuit claire, quelque chose pour lui occuper les mains et paf. Ça fait des chocapiks.
    Le garçon en oublia de se méfier du contenu de sa bouteille et avala une gorgée qui lui tira une grimace. C'était pas de la bière, mais dieu seul savait ce que c'était vraiment. Peut-être une espèce de rhum. Ou un mélange bizarre.
    Esteban aurait su, lui.

      « J’y allais pas, donc non, pas de cuite. Jamais. »

    Le français fit les gros yeux à l'irlandais qui le surplombait de l'air digne d'un vieux sage sur sa montagne. Sa tête exprima quelque chose comme "koaaaa toi payer ma tete?".

      « Quoiiii ? » croassa-t-il effectivement en louchant sur Zuriel par en-dessous.

    Il faillit reprendre avec un "Zuzu." très sérieux, mais se contint au dernier moment. Zuriel était un nom trop long pour lui : cependant il doutait que ce joli surnom plaise à la carotte bleue.

      « Zu... Mec. Me dis pas que tu passais tes soirées devant Titanic ou je. Pleure. »

    Le jeune homme accompagna la remarque d'une grimace comique, puis sourit d'un air explicitement "t'inquiète je déconne." ; il voulait pas froisser Zuriel et Zuriel était du genre facilement froissable. Même s'il le montrait pas toujours tout de suite. Ce qui était presque pire.
    Alex fronça les sourcils et revint à sa bouteille d'un air contemplatif et légèrement compatissant. Cela dit il pouvait pas non plus juger sans précisions, ça se faisait pas. Si Zuriel était harcelé par un pervers obsessionnel qui lui sautait dessus dès qu'il avait une bouteille à la main, par exemple ?
    Alex contempla un instant l'exemple en se demandant s'il n'était pas un rien personnellement traumatisé, puis chassa cette idée de son esprit. Pas le moment.

      « Franchement, y’a pas d’intérêt, si ? »

    Arhh tiens. Alex sourit face à cette réaction typiquement adolescente style "nan j'm'en fous mais ça m'intéresse un peu quand même tu voaas" mille fois expérimentée. Disons qu'il n'en fallait pas beaucoup pour le lancer sur le chapitre des exploits de soirée.

      « Bah. C'est marrant. »

    Réponse typique de l'ado lambda. lol c maran.
    Mais il faut dire qu'Alex avait renoncé très tôt au discours moralisateur. Vu toute la prévention qu'on se tapait dès le collège, il estimait que les gens savaient ce qu'ils risquaient. S'ils voulaient boire qu'ils boivent, si c'était pour se déchirer la gueule valait mieux pour eux qu'ils aient de bons potes ou une bonne assurance.
    La morale, il l'avait faite à sa petite soeur, à Rayan, son plus jeune frere. À Gaetan, il avait filé une boîte de pansements et de préservatifs et lui avait confisqué son briquet avant de le jeter dans la jungle. Mais Gaetan était du genre qui ne meurt pas même si on le tue, c'était un cas particulier.
    Plutôt disposé, en tout cas, à louer les mérites de cette splendide création de Dieu qu'est la bière qu'à jouer les flics bourrus, Alex agita sa bouteille et précisa sa pensée à la limace étalée au-dessus de lui.

      « Enfin. Je sais pas pourquoi mais tout est beaucoup plus marrant quand t'es bourré. Et t'as l'air complètement con mais osef parce que tout le monde est pareil. Et puis c'est bien pour arrêter de bader ou pour décoincer les ronchons. »

    Et toi Zuzu, t'es méga-ronchon, ajouta-t-il intérieurement avec un sourire à sa création sur le mur d'en face. Ça lui filerait pas le cancer bon sang, de rigoler un peu.
    Heureusement pour Zuriel, Alex n'était pas de ces débiles qui s'amusaient à faire boire les autres à leur insu pour rigoler. Entraîné par le groupe il disait pas, mais de lui-même il ne le ferait pas. Pas son genre.
    Avec une nouvelle rasade - oui il aimait bien ponctuer ses phrases avec de l'alcool plutôt qu'avec des virgules - le jeune homme se releva et retourna à sa peinture. Digne de Leonardo, qu'il était. Ou Rafaelo, il se souvenait jamais quelle tortue ninja avait peint la Joconde.

      « Et puis quand t'es bourré, »
      Ajouta-t-il en attrapant le blanc, « t'as des idées qui te seraient jamais passées par la tête normalement. Des putain de bonnes idées. »

    Ou qui ont l'air bonnes sur le moment. Genre monter la sono sur le toit et éventuellement y foutre le feu, ou apprendre le jonglage avec des pétards allumés. Ou embrasser la copine de ton meilleur pote, mais Alex préférait ranger ce genre de conséquences dans la boîte "accidents". Et Zuriel semblait avoir déjà assez d'exemples négatifs pour ne pas qu'il en rajoute une couche.
    Tout en continuant son Titanic pictural - c'était plus de l'art abstrait qu'autre chose pour le coup - Alex donna quelques exemples empruntés au palmarès de ses potes plutôt qu'à sa réserve personnelle (question de dignité humaine) sur un ton joyeux métissé de mélancolie. Parce que les souvenirs de leurs frasques étaient ceux où ils avaient pu rire à en perdre haleine et qui avaient forgé des liens indestructibles. Parce que plus il se souvenait et plus son chez-lui lui manquait.
    Un trait bleu glacier évoqua la forme de l'iceberg. Il ajouta :

      « Bon après ça dépend des gens hein. Mon meilleur ami déprimait dès qu'il dépassait cinq bières ce con. Fallait le surveiller sinon il passait la soirée sous la table à pleurer que la vie c'est de la merde. »

    Ça ou autre chose.
    Bois pas trop Dave. Ah merde Dave, j'étais trop en train de couler pour te surveiller. Sale con.
    La main d'Alex trembla. Son iceberg dériva sur le côté.
    Il ferma brièvement les yeux.
    Pas maintenant. N'y pense pas maintenant.

      « Enfin bref. C'était cool. Comment ça se fait que t'aimais pas ça ? »

    Votre avis nous intéreeesse mine de rien. Sourcils froncés, Alex fit sauter la bombe dans sa main et se recomposa un masque détendu avant de se tourner vers son ami. Il mima le geste de le couvrir de peinture bleue avec un sourire taquin.

      « S'pèce de pas sociaaaable ~ »
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Sam 4 Oct 2014 - 18:59


Zuriel passait en effet ses soirées à regarder Titanic, et alors? 
 


C’était une activité saine - ou presque, si l’on ne comptait pas la déshydratation des yeux, ou la déshydratation tout court - qui ne risquait pas de lui filer des sales maladies ou de le foutre derrière des barres parce qu’il crie ivre mort dans la rue que ses bijoux de familles sont en feux. Safe and sound. On est bien qu’à la maison; si Jack était resté chez lui, il n’aurait pas connu une fin si horrible, preuve, s’il en fallait une, que l’aventure, ça craint. 


Boire aussi. Surtout boire. 


Et ça n’est pas la sublime et typique réponse de son ami le français qui l’en convaincra du contraire. C’est marrant. LOL. Bourre toi la gueule et roule toi par terre pour la foule, t’aura l’air cool. Zuriel est un vieux ronchon, il le sait, qu’on le laisse tranquille. 

Il avait entendu tant de fois cette réponse qu’il en avait perdu le compte, quelque part vers ses dix-septs années de vie. “C’est marrant! Ca va te dérider un peu, aller!”; non. Pour bien attester de sa protestation, il va jeter sa bouteille en bas des marches. Mais plus tard. Il... Il ne le sent pas là. Elle est encore fraîche dans sa main, et la fraîcheur, ça, il supporte bien.


« Enfin. Je sais pas pourquoi mais tout est beaucoup plus marrant quand t'es bourré. Et t'as l'air complètement con mais osef parce que tout le monde est pareil. Et puis c'est bien pour arrêter de bader ou pour décoincer les ronchons. »


Ah, le voilà, le fameux ‘décoincer les ronchons’. Zuriel lève les yeux au ciel. Enfin, il... Il regarde un peu plus le plafond de la tour, un truc du genre. C’était surtout pour l’expression du profond désespoir qu’il ressentait tout au fond de son être. Très fort.

Et pour bien l’appuyer, il boit une autre gorgée de l’horrible substance - ce qui, il se trouve, fut une grande épreuve sachant qu’il fallut, pour cela, qu’il se redresse un peu, histoire de pas s’en verser la moitié dans le nez, par exemple, et se redresser, c’est trop dur. Sa propre volonté contre la boisson l’étonne vraiment. Quelle lutte.

Bah, il n’a jamais été un grand soldat. 


« Et puis quand t'es bourré, t'as des idées qui te seraient jamais passées par la tête normalement. Des putain de bonnes idées. »


S’en suit plusieurs exemples que Zuriel n’est pas certain de vouloir confirmer comme des ‘putain de bonnes idées’ en réalité, et qui lui rappelait surtout assez vaguement les récits de Thomas (qui se finissait plus souvent que pas avec un lit, généralement pas le sien; il lui épargnait généreusement les détails), le tout agrémenté du bruit des aérosols qui travaillaient plus ou moins efficacement à décorer le mur. Yeux constamment rivés sur le lointain plafond, l’irlandais préfère ne plus se mêler de cette affaire ‘d’art’, ça valait mieux pour son cerveau.

Il y jettera quand même un coup d’oeil, histoire de vérifier que le brun n’est pas tombé dans le vice et se serait mis à dessiner d’obscènes formes sur les murs. On ne sait jamais, l’alcool fait vraiment d’étrange choses au cerveau. Ce serait plutôt triste de perdre le garçon dans un accident de mobilier pour quelques bières. Tragique. 


« Bon après ça dépend des gens hein. Mon meilleur ami déprimait dès qu'il dépassait cinq bières ce con. Fallait le surveiller sinon il passait la soirée sous la table à pleurer que la vie c'est de la merde. »


Ah oui, il y avait ces gens là, aussi, pas que Zuriel en avait directement fait la rencontre. Ca n’avait certainement pas l’air très agréable, rien de fun. L’alcool est mauvais, blablabla. Surveiller des gens, ça, en revanche, il connaissait. Lou n’avait pas tendance à la dépression, au contraire, mais d’une certaine manière, le résultat était le même: surveillance rapprochée alternative, parce qu’un strip-tease n’est jamais une bonne idée dans une salle pleine de lycéens.

« Enfin bref. C'était cool. Comment ça se fait que t'aimais pas ça ? »

Il se retourne sur le côté juste à temps pour offrir une grimace en réponse à la taquinerie de son ami. S’appuyant sur un coude, il manque même de lui tirer la langue, s’estimant relativement heureux qu’Alex n’ait pas décider qu’il serait mieux avec le cheveux bleus - vraiment bleus. Ou qu’un doigt n’ait pas glisser. S’aurait été désagréable. 

Zuriel se laisse même gracieusement traiter d’asocial (en même temps, considérant sa palette d’arguments, se défendre aurait été un royale perte de temps) avant de boire une nouvelle gorgée (et deux, et trois), celles qui signent la fin de sa bouteille et le début de l’aliénation, certainement. 


«Ne pose pas de questions auxquelles tu as déjà la réponse.»


Aaah, vraiment, à question idiote, réponse idiote.
Il n’a jamais été ‘a people person’ de toute manière, pas que quelqu’un l’aurait confondu avec l’une d’entre elles. Il était juste bon pour devenir leur ami. Ou peut-être était-il un bon cas de charité; tout ça n’a vraiment plus d’importance. Ils sont loins à présents, l’étaient déjà depuis un moment. Il soupire, fait rouler la bouteille vide sur la marche d’en dessous, distraitement. 
 


«J’imagine que c’est juste pas mon truc, tout ça. Chacun son truc; j’ai toujours trouvé ça idiot.»


Comme bon nombre de choses, comme bon nombre de gens. Zuriel a beau être un puit d’acceptance, c’est tout ce qu’il sera jamais: il accepte, s’y fait, s’en fiche ouvertement. Tant que ça ne le concerne pas personnellement, ça roule.

Le teinté n’a pas grand chose de plus à rajouter sur le sujet, parce que vraiment, ça n’est que ça. Ce n’est pas son monde, pas son type. Et y penser lui donne mal à la tête. 

Il pousse un peu trop fort la bouteille vide qui se met à dégringoler des marches sans jamais se casser, emportant l’une de ses congénères pleines dans sa chute. 


«Oups, désolé, j’ai ruiné l’une de tes précieuses provisions.»

As if. Pour compenser, il lui offre l’ombre d’un sourire en coin, mesquin. Une de moins. Il a la flemme d’aller ramasser: si Alex y tient, il y ira. 

Son coude lui fait mal, alors il finit par se rallonger, sur le ventre cette fois, légèrement surélevé par ses avant-bras, regard vaguant sur le tag. Uh. C’était vraiment le Titanic? What the hell. Son coeur pleure, il cache son visage dans ses bras. 


«Ca doit être fatiguant, d’être social.»

Il n’a pas l’énergie nécessaire pour ça.




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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Dim 12 Oct 2014 - 1:23

    Il le poussait pas à boire hein. Il l’avait même pas incité. Tout le monde était témoin. Peut-être qu’Alex aurait dû allumer son portable, là tout de suite, histoire d’avoir une preuve sous la main si un jour ça lui retombait sur la figure – et vu la fréquence à laquelle ce genre de problèmes arrivait dans sa vie, cela n’aurait définitivement pas été du luxe. Mais ça ne lui effleura même pas l’esprit, avec toute la prévoyance qui le caractérisait : tête en l’air à ses heures perdues, ayant légèrement la flemme de rencontrer Prudence pour s’assurer un rencard avec sa fille, il prenait toujours les choses comme elles venaient.
    Pour le meilleur et pour le pire, faut croire, songeait-il vaguement en observant son ami finir sa bouteille.
    Il en aurait presque essuyé une larme d’émotion avant de lui taper virilement dans le dos pour lui dire combien il était fier de lui. Pas sûr que ça lui aurait plu. Il l’aurait peut-être attaqué, même, on sait jamais.
    En tout cas, vu la conversation qu’ils étaient en train d’avoir, on pouvait pas dire que Zuriel était pas prévenu. Alex se déchargeait personnellement de toute responsabilité si jamais monsieur pot de peinture bleue se mettait à hurler sur tous les toits son amour pour Jack en termes soumis à PEGI 18 ou allait piquer la petite copine de son meilleur ami. Ou quoi que ce soit. Il pouvait pas vraiment savoir, en fait ; il ne voyait pas souvent le jeune homme en compagnie d’autres gens. Alex espérait qu’il n’était pas le seul à venir déloger l’irlandais de son train-train cinématographique, ou sinon ce serait vraiment triste mine de rien.
    Bref. Il espérait aussi que le jeune homme allait pas lui faire un coma éthylique au bout d’une seule bouteille. Parce que sérieux ça existait, et dieu sait qu’il méritait pas ça. Ni l’un ni l’autre en fait.

      « Ne pose pas de questions auxquelles tu as déjà la réponse. »


    Le français fronça les sourcils, un peu perdu, le temps de se sentir passablement attardé : parce qu’en fait non, il ne se rappelait pas détenir la clé de ce grand mystère. N’ayant jamais rien vu de négatif dans une soirée avec ou sans alcool, difficile pour Alex d’imaginer en quoi Zuriel pouvait lui préférer un canapé solitaire et un vieux film dégoulinant. Même avec les pops corn. Même en étant le plus gros asocial de la terre.
    Ce qu’il n’était pas, non ? Sinon il serait sûrement en train de convulser sur le sol en exorcisant le métis avec une croix, quelque chose comme ça.

      « J’imagine que c’est juste pas mon truc, tout ça. »
 Ajouta Zuriel en faisant rouler sa bouteille vide, produisant un bruit passablement désagréable. « Chacun son truc; j’ai toujours trouvé ça idiot. »


    Alex pinça les lèvres et écarquilla les yeux d’un air de compréhension. Non pas qu’il puisse ressentir lui-même ce point de vue, mais il voyait à peu près ce dont parlait le jeune homme. Disons que de son côté, il trouvait plus idiot de perdre ses jeunes années à ne pas faire ce qui plus tard serait hors de portée. Si lui était obligé de rester enfermé sans sortir avec ses amis, il dépérirait.
    Chacun son truc, comme disait très justement l’irlandais.
    N’empêche. Alex allait pas le laisser moisir dans l’immobilisme, quand bien même ça lui plairait d’être mou comme un flan. C’était sûrement mauvais pour la santé, tout ça.
    Il le remercierait plus tard, si.
    Le métis fit faire un salto à la bombe blanche entre ses mains et entreprit de donner du volume à la forme de cargo qu’il appliquait sur le mur.
    Quand il se serait amélioré en tag, sûr, il rendrait tout ça digne d’une exposition permanente. A coup sûr. Il y pensait lorsque un bruit de verre dans son dos le fit se retourner : il fronça les sourcils devant le spectacle de la ligne de bouteilles ravagée et de l’échantillon qui se vidait désespérément sur le sol.

      « Oups, désolé, j’ai ruiné l’une de tes précieuses provisions. » Bêla le coupable d’un air de machiavélisme pur. Avant de se vautrer derechef sur son perchoir, en roi des animaux marins qu’il était. « Ça doit être fatiguant, d’être social.»

    Un morse.
    Alex alla redresser la pauvre bouteille en détresse.

      « Meeeecc t’es dégueulasse, ça va coller de la mort maintenant. Sérieuuux. »

    Il fronça les sourcils en contemplant la bouteille dans sa main gauche et la bombe dans sa main droite, pas décidé à laisser cet affront inconnu.

      « Va falloir que tu paies pour ça mon gars. »

    Respecte la bière sale irlandais, bordel. La source fraîche de tes origines. Tout ça. Le jeune homme échangea la bombe blanche contre la rose qui gisait piteusement à ses pieds.
    Histoire de pas avoir les semelles collantes, Alex rejoignit son ami sur l’escalier en un léger bond (« léger » signifiant ici « décollement des pieds du sol »). Il posa la bombe à côté des soldats de bière au garde-à-vous en saisit un vide pour aller le poser en équilibre sur la tête de Zuzu-étoile-de-mer.
    Oui, il savait faire ça. Trop fort.

      « Hop. Bouge pas où tu vas te faire assommer et t’auras les cheveux pleins de bière. Et y a que dans les clips que c’est sexy je t’assure. »

    Sur ces bonnes paroles, Alex but quasiment tout le reste de la bouteille innocente victime de Zuriel, puis récupéra la bombe de rose et entreprit de remplir la bouteille de peinture. Et c’était pas facile, si le but n’était pas de s’en foutre plein les mains.
    C’est pas que, mais le rose c’était pas son kiffe.
    Non, vraiment.

      « Moi je dois te fatiguer grave du coup en fait, nan ? Tu me diras tant que ça te tue pas ça vaaaaa. »

    Rejetant la peinture, Alex secoua un peu la bouteille pour mélanger fond de bière et peinture en une mixture, certes immonde, mais bien rose et assez liquide pour en récupérer sur son index. Qu’il alla ensuite très professionnellement, après un « Bouge pas » impérieux, appliquer sur la joue de super-Zuzu. Pour lui dessiner un smiley béat digne de Yu-Gi-Oh sur la tronche.
    Amen.

      « Tu me dis si tu meurs ? »


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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Dim 9 Nov 2014 - 0:03


Il est presque bien, là, sur sa marche, à écouter le français se plaindre de son gaspillage de bière collante. Ca n’est pas des plus confortables, ça fait même mal, et par moment il rêve de son canapé, mais c’est loin d’être désagréable pour autant, dans l’ensemble. Il trouve même qu’entendre Alex piailler est presque relaxant, qu’il n’a pas envie d’appuyer sur le bouton mute, pas envie de retourner à sa solitude. C’est rare, vraiment, alors il faut qu’il le chérisse, qu’il supporte ses faibles coudes et les plaintes de sa colonne vertébrale. Pour une fois, le pensionnat ne lui semble pas aussi lugubre, sans doute à cause de l’art qui trône maintenant sur les murs gris, peut-être parce qu’il veut bien y mettre un peu de couleur - mais vraiment un peu. C’est dur d’être social, dur de parler aux autres, dur parce qu’il se souvient qu’un jour, il avait tout. Et c’est dur de reconstruire sur des ruines, surtout quand on ne veut pas faire d’efforts. 


Mais là, là ça ne lui semble pas dur. Là, c’est bien. Il n’est même pas certain de pouvoir appeler ça socialisation, mais ça lui va, c’est bien, c’est tranquille. Personne ne le force à faire la roue avec un grand sourire. Zuriel ne sait pas ce qu’en tire Alex, peut-être une obscure satisfaction à l’idée de dénicher l’oiseau en hibernation, peut-être tout simplement une raison pour parler sans avoir l’air cinglé; lui est simplement satisfait par la simple pensée qu’il fait quelque chose d’autre. 


Ou peut-être que c’est juste la bière qui le rend tellement plus détendu. Surement la bière; on lui a toujours dit qu’il devait être ‚lightweight‘, ce qu’il avait trouvé ridicule parce qu’on ne peut pas juste regarder quelqu’un et se dire ‚hey, c’mec il doit pas tenir l’alcool lol‘, sinon, fondé sur cela, Thomas aurait été le roi des lightweight, ce qu’il était loin d’être, étant un véritable mystère pour la science. Mais visiblement, les autres avaient eu raison à son sujet. Zuriel se sentait un peu comme sur un nuage - pas ivre, mais définitivement plus complètement à plat. 


Tellement qu’il pense halluciné le poids sur sa tête, à deux doigts d’aller demander une analyse complète du contenu de la bière parce qu’il est certain que ça n’aurait pas été une réaction normale après une seule bière. Il se rassure en se disant qu’il ne peut pas halluciner Alex à côté de lui - ce serait vraiment, vraiment grave. Mais la voix qui lui parvient est bien proche de lui. 


« Hop. Bouge pas où tu vas te faire assommer et t’auras les cheveux pleins de bière. Et y a que dans les clips que c’est sexy je t’assure. »"

L'irlandais 'mmh' en réponse, parfaitement immobile comme le plus obéissant des chiens. Eh, il y tient à ses fantastique cheveux, merci beaucoup. Même s’ils sont chiant. En plus, la bière, ça schlingue et il a déjà prit sa douche et il a grave la flemme d’en reprendre une autre, voyez-vous. Mais le français n’a pas l’air du même avis. Foutus français. 

Il ferme les yeux, peu curieux de son cruel destin, s’inquiétant par moment du bruit. Tant qu’il ne lui verse pas une bière sur le visage ou sur son ordinateur, il peut tout survivre.


« Moi je dois te fatiguer grave du coup en fait, nan ? Tu me diras tant que ça te tue pas ça vaaaaa. »


Zuriel réprime un ricanement; le sadique. Toujours aussi obéissant, il fronce à peine les sourcils lorsque le doigt d’Alex entre en contact avec sa joue, résolu à accepter sa punition sans broncher. Avec un peu de chance, il se retrouvera sans rien d’obscène de dessiner sur son visage. Même si le garçon à l’air de ce type, il pourrait bien le surprendre, pour un change. 


« Tu me dis si tu meurs ? »


C’est un sourire qu’il réprime misérablement, une paupière se soulevant avec peine afin de scruter son ami au doigt rose. Rose, tient. Il peut faire avec rose, bien que cela doit jurer considérablement avec ses cheveux; ça n’est pas comme s’il accordait la moindre importance à l’alliance des couleurs, tant que ça ne lui défonce pas les yeux. 


« Je me serai barré avant de mourir, tu peux en être sûr. »


Barré, caché dans une bonne couette, à oublié la vie jusqu’à ce qu’elle tambourine à sa porte, comme toujours quand ça devient trop dur. Il n’a jamais été le type héros qui affronte la mort en face. On lui a jamais demandé d’être un exemple de courage, heureusement. Juste d’ignorer ce qui pose problème de manière intelligente. Bon, ça ne voulait peut-être pas dire se cacher jusqu’à la fin de ses jours, mais l’interprétation était libre; il en profitait. 


Il referme l’oeil, toujours parfaitement immobile à l’image d’une statue particulièrement réussie d’un adolescent dans son état naturel, juste moins malheureux. 


« Mais ça va, toi. Tu me fatigues pas trop. C’est bien. »


Ca fait du bien, un peu, d’avoir quelqu’un qui te fait la conversation sans trop en attendre en retour; ça lui manque tout ça, un peu. Il respire profondément, esquisse un sourire. 


« T’es chiant, mais - like - relativement potable, t’vois? J’ai pas envie de me jeter du haut de la tour quand tu parles. Particulièrement impressionnant. »

Les compliments du chef.




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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Lun 10 Nov 2014 - 18:18

    Dessiner un phallus aurait définitivement été de très mauvais goût. Même si le petit smiley souriant fait parfaitement attardé sur la joue de Zuriel, il reste plus digne qu'une quelconque forme obscène ou même qu'un cœur dégoulinant.
    Sans compter qu'il est pas gay, Alex.
    Rappelons-le. Non pas que l'idée qu'un tel dessin puisse être mal interprété - enfin, autrement que par des hurlements de protestation bien justifiés - lui ait même effleuré l'esprit, mais la retenue instinctive était passée par là. Un an de thérapie, tout de même.
    Quoi qu'il en soit, Zuzu-comateux avait l'air de royalement s'en foutre, lui qui mettait, un instant plus tôt, tant d'énergie à fusiller son art mural du regard et à cracher dans la bière qu'il lui proposait avec la plus flagrante et touchante démonstration d'amitié.

      « Je me serai barré avant de mourir, tu peux en être sûr. »

    Oh bah comme ça il était rassuré. Alex plia un genou pour ne pas se péter le dos à se pencher sur son ami, en équilibre professionnel sur les marches, fixant la joue droite de l'irlandais avec l'air de profondément se demander ce qu'il pourrait bien y peindre de compromettant.
    Parallèlement, il se fit la remarque que de toute façon Zuriel avait davantage l'air capable de dégouliner le long des cinq marches qui le séparaient du sol, pour l'instant, que de se lever pour rentrer dignement se coincer dans son canapé-lit. D'un œil bien entraîné à la suspicion, Alex lança à la bouteille vide que son ami venait de balancer par terre un regard d'avertissement. Doucement toi là, je te vois. Fais pas la conne okeh ? On va pas s'entendre toi et moi.
    Enfin, en début de soirée ça va tu me diras. Tant qu'on finit pas la tête dans la cuvette ça devrait le faire.
    D'autant plus qu'à priori y a pas de chiottes dans les environs, alors ça craint. Et les chiottes ici elles font peur.
    D'ailleurs, Alex se demandait bien comment on faisait quand quelqu'un vomissait partout ici. Est-ce qu'il y avait une sorte de service de ménage express dans leur télé-réalité (ou pas) à la con ? Autant espérer qu'on ait pas à en arriver là.

      « Mais ça va, toi. Tu me fatigues pas trop. C’est bien. »

    Alex émit un "hmmmm je me sens privilégié ~" absorbé et se pencha derechef, esquissant le geste adéquat pour écrire un beau "Z" comme "Zuperman" sur la joue droite encore vierge. Mais s'arrêta au milieu de son mouvement, se persuadant d'un froncement de sourcil qu'il y avait plus artistique à faire.
    Par contre il allait pas pouvoir dessiner Jack là. Désolé. Il avait ses limites.

      « T’es chiant, mais - like - relativement potable, t’vois ? J’ai pas envie de me jeter du haut de la tour quand tu parles. Particulièrement impressionnant. »

    A ces mots, Alex fronça les sourcils d'un air suprêmement blessé :

      « Wohhh mec je suis chiant moi ? Sérieux ? Je suis grave vexé là, t'imagines pas. »

    Et en guise de vengeance, avec un sourire machiavélique, le jeune homme attrapa la bombe la plus proche (la rose donc, toujours) et la lui glissa dans le cou d'un geste vif, lui envoyant un jet de peinture sous pression glacée à plein pot sous le t-shirt.
    Là il allait avoir le droit de hurler.

      « Je t'évite le coma éthylique mec ! » S'écria-t-il aussitôt avec la plus belle hypocrisie du monde en s'écartant d'un bond, au cas où. Zuriel n'avait pas à proprement parler l'air d'une gachette sensible mais on ne sait jamais. « Je te sauve la vie là ! T'aurais même pas été capable de monter les marches de toute façon eh. »

    Ces belles justifications ne l'empêchaient pas de sourire de toutes ses dents devant l'éclaboussure de peinture qui maculait le cou de l'irlandais. Il allait le détester bon sang. Mais ça restait - de son point de vue - une bien meilleure tactique que de lui faire un massage cardiaque frénétique en criant "T'endors pas Zuzu !" toutes les trente secondes.
    Et puis comme ça, selon la composition de la peinture du pensionnat, Super-Zuzu allait peut-être muter et devenir une sorte de super-morse, qui sait.
    Il regardait trop la télé.

Spoiler:
 


Dernière édition par Alex Cavecchio le Jeu 11 Déc 2014 - 10:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Ven 14 Nov 2014 - 17:41



« Wohhh mec je suis chiant moi ? Sérieux ? Je suis grave vexé là, t'imagines pas. »

S’il avait eu le courage d’ouvrir les yeux, il les aurait rouler. Mais non. C’est trop dur. En plus, il considère grave que lui et Alex sont à un stade de relation qui doit forcément inclure la télépathie à un certain point -si si, vraiment- et donc que le sale gosse sait exactement ce qu’il pense. Ou pas d’ailleurs. Malheureusement. 


Ce serait drôlement bien, okay. Pas besoin de parler, pas besoin de bouger, il pourrait tenir une conversation sans aucun problème. En fait, s’aurait été un pouvoir cool. Mais, bien sûr, le pensionnat a tout écraser. Ca craint. Et non, il ne s’en remettra jamais; il n’arrêtera pas de s’en plaindre non plus, c’est le plus grand malheur de toute une vie. Non mais vraiment. Vous avez la chance d’obtenir un pouvoir trop cool, l’unique chance de toute une vie et vous vous retrouvez avec ce... Ce truc. Non. Merci. 


oH MON DIEU QU’EST-CE QUE !

Zuriel avoue avoir frôler la crise cardiaque (ou genre, les 100 pulsations minutes, au moins). Il était trankil pépère posay et tout! C’est cruel de lui pulvériser une substance chimique dans le dos comme ça? Et s’il faisait une allergie, hein? Et si sa peau devenait absolument hideuse? Qu’on le croit ou non, il y tenait, à sa peau de bébé. 


Il lâche un petit grognement mêlé à un étrange début de cri sur-aigüe à moitié étouffée par l!’indignation.

Putain de français. Fuck les français.

« Je t'évite le coma éthylique mec ! Je te sauve la vie là ! T'aurais même pas été capable de monter les marches de toute façon eh. »


Oui, bon. Il y avait un peu de vérité dans tout cela. Si l’on enlevait la partie ‚sauvetage‘ parce qu’en premier lieu, raconter ça après l’avoir incité à boire, c’était du foutage de gueule, okay. 


Yeux à présent grands ouverts, il lance un regard qui se voulait furibond à son ex-ami (bye Alex, bye) avant de se redresser, s’asseyant à nouveau sur la marche. Il essaie vainement de voir ce qu’il se passe dans son dos mais n’en saisit qu’un vague flash de rose bien déplaisant; curieusement, ça ne l’avait pas tant dérangé que ça qu’on lui peinturlure le visage. Mais là, là, c’était la douche assurée et ça, c’était bien chiant. 


Il laisse s’échapper un long râle de détresse, regard à nouveau planté sur Alex. Le vile serpent. 


« Putaaain, Alex, mec! C’est deg’, on sait même pas ce qu’il y a dedans! »


Révoltant vraiment. L’irlandais en profite pour rajouter un petit « fuck u dude » dans son inexistante barbe tout en tentant d’éponger l’horreur avec son t-shirt (ruiné) à l’aveuglette. Ce qui, bien entendu, craignait à mort. Finalement, il se décide à employer les grands moyens, en particulier à cause de dégoutant sensation du t-shirt qui lui collait à la peau. Il paraît que c’est pire que tout de laisser macérer. Peu ragoûtant. 


D’un mouvement bien pratiqué (tout le monde sait enlever un t-shirt, même lui, merci beaucoup), il ôte la ruine qui, autrefois, fut un t-shirt admirable dont il appréciait la couleur bleue pâle. R.I.P, t- shirt. Il demandera à Alex de le récupérer en frottant, c’est de sa faute, de toute manière. 


« Si j’ai des cloques ou des trucs zarbs qui apparaissent, je te traîne en justice, ajoute-il très sérieusement. En plus, j’aimais bien ce t-shirt. »


Il faut bien lui en mettre gros sur la patate, hein. Bien qu’honnêtement, Zuriel n’était même pas certain que ce serait suffisant pour le mettre à genoux. Pour s’excuser, innocemment. Bien sûr. Ca n’est pas le moment. De penser à ça. Bien sûr. 


L'irlandais considère se venger. Il considère très, très durement et longuement se venger, et partit donc à la recherche d’une bombe qui serait proche de lui; n’en voyant pas et décidant qu’il serait risqué et trop attendu de se jeter sur le chieur professionnel, il repoussa à plus tard son terrible courroux, optant plutôt pour se lever et jeter son t-shirt au visage du français, descendre d’une marche.


« Aide moi donc à retirer ce truc là; j’suis pas un mur. »
 


Paaas vraiment, non. Un peu.


Un mur sensible. 


DUUUDE:
 
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Sam 13 Déc 2014 - 0:10

    Vingt-huit, vingt-neuf... Trente secondes plus tard, Zuriel n'avait toujours pas muté spectaculairement en une sorte de Hulk bleu irlandais. Et il avait l'air de meilleure humeur que jamais. Planté à quelques mètres de sa pauvre victime tricolore, Alex apprécia longuement son oeuvre, un sourire légèrement stupide plaqué sur le visage. C'est qu'il était fier de lui.
    Rien de mieux que de savourer une petite perfidie de ce genre que lorsque le sujet n'a pas la répartie violente et le coup de poing dans la figure facile. Avant, il n'y aurait pas eu beaucoup d'amis auxquels Alex aurait pu faire un coup pareil sans se prendre une bonne beigne dans la figure et que ça dégénère en pugilat. Sauf Dave. Mais Dave... Dave quoi.
    Je t'emmerde Dave.
    Décidément, ce rose jurait atrocement avec le t-shirt bleu du jeune homme. Enfin, d'un autre côté Alex n'aimait pas du tout la couleur, alors ce n'était pas plus mal. Pas une raison non plus pour lui ruiner ses fringues - okeh, les armoires ici était plus efficaces que toute l'Eau Écarlate du monde mais tout de même - mais c'était l'idée la plus marrante qu'il avait trouvée sur le moment. Zuriel allait pas lui en vouloir à mort pour ça quand même ? Une inquiétude d'une demi-seconde l'assaillit sous son sourire sardonique digne d'un démon de série B. Inquiétude qui s'évapora en écoutant les gémissements déchirants de l'irlandais qui ne lui fit même pas l'honneur de quitter son degré d'escalier. Alex écouta son réquisitoire et afficha son air le plus angéliquement dévasté, comme s'il était sur le point de pondre un monologue interminable et lancinant sur la noirceur de son âme. Qu'il écrirait en grand sur le mur au-dessus du Titanic. Ça ferait bien en mode new-age. Il pourrait peut-être même ajouter un Belzébuth à côté.

      « De la bière, frère. » Commenta-t-il si gentiment. « Paraît que ça tue les microbes. »

    Ayant remarqué la difficulté d'essuyer l'horreur rose qu'il avait dans le dos en gardant son t-shirt sur le dos, Zuriel décida finalement tout simplement de l'enlever. Ok. Comme tu veux, mec. Alex remarqua que 1) il avait plus l'air de cailler tant que ça l'irlando (sans doute son sang nordique qui faisait une réaction allergique au rose parce que ça jure atrocement avec le roux, tout le monde le sait) ; et 2) il avait toujours pas levé son cul pour faire ça.
    Il devait y être drôlement attaché, à cette marche, dis donc. A moins qu'il ne soit plus capable de tenir debout.
    Ce qui aurait tout de même été fort.

      « Si j’ai des cloques ou des trucs zarbs qui apparaissent, je te traîne en justice. En plus, j’aimais bien ce t-shirt. »

    Rassuré par le ton ouvertement amical de son camarade - si, il était amical, il sentait ces choses-là parfaitement - Alex put continuer à sourire hypocritement de toutes ses dents blanche de latino mal élevé.
    Si des excroissances bizarres commençaient à lui pousser dans le dos - genre des tentacules, il savait pas lui, quel potentiel mutagène avaient les bières du pensionnat ? - le truc qu'il ferait en premier serait plutôt d'aller chercher une webcam, songea Alex. Pensée qu'il garda miséricordieusement pour lui, pas certain que son ami apprécie la perspective ; enfin bon, venant de quelqu'un qui venait de se faire couvrir de peinture presque sans protester - parce que oui, le latino estimait que la répartie de Zuriel manquait drôlement de piquant - ça aurait bien été possible.
    ... Oh wait. Il en avait bu de ce truc non ?
    Finalement c'était peut-être mieux qu'il n'y ait rien de louche dedans. Merci à la prod' d'en tenir compte, bonjour chez eux.
    Mais sinon Alex était terriblement désolé, hein. Ou l'aurait été, sans doute, vraiment, profondément, heurté dans son estime de lui-même et prêt à se rouler par terre en s'excusant mille fois et en suppliant son ami de ne pas le détester... Si ledit ami avait réussi à prononcer sa réclame d'un ton un tantinet plus mélodramatique.
    Alex avait vu des blacks de 2m avec des pit-bull se plaindre avec plus de conviction que ça.

    A ce moment-là, il se prit le t-shirt dégoulinant en pleine face.
    Merci mon pote.

      « Aide moi donc à retirer ce truc là; j’suis pas un mur. » Ordonna la voix de l'irlandais, qui visiblement n'appréciait pas du tout son rôle improvisé de support au street art.

    Quel rabat-joie, franchement. Retirant le machin bleu et rose qu'il tint négligemment à la main (en faisant gaffe à ne pas s'en foutre partout parce que franchement c'était crade, sans vouloir donner raison à Zuriel), Alex remarqua que son ami s'était finalement décidé à quitter la position assise. Ovation.
    Ça devait tenir au fait qu'il s'était rendu compte qu'il arriverait jamais à se débarbouiller tout seul. La voix de la nécessité avait parlé.
    Un malaise l'agressa sournoisement quelque part au milieu de l'estomac. Il fit la moue et resta en place un moment, fixant la mine renfrognée du jeune homme en se mordillant la joue. Ce n'était pas qu'il souffrit d'un manque de suite dans les idées, après tout c'était pas bien difficile d'aller inspecter les dégâts compte tenu de la distance ridicule les séparant (surtout quand il ne s'agit qu'une banale flaque de peinture sur la nuque d'un pote un peu trop flemmard pour son bien). Non, c'était surtout que ses jambes avaient dit "nope" et refusé de faire leur boulot pendant, genre, vingt secondes. Vingt secondes de trop hein.
    Qui leur avait donné congé d'abord à ces connasses. Y avait pas de mesures d'urgence à prendre là hein. Tout était normal. Parfaitement normal. Alors merci, c'était pas la peine.
    De toute façon qu'est-ce qu'il aurait eu à redouter là hein ? Que Zuriel se transforme en tortue ninja et lui pète les deux bras ? Non, sérieusement.
    Et non, il ne voulait pas penser à ça. Deux ans de thérapie bordel.
    Alex toussa, comme si cela pouvait évacuer l'angoisse irrationnelle logée entre ses poumons. Mon dieu Alex, t'es complètement perturbé.
    Merci Dave, bâtard.

      « Mouais. Ça marcherait mieux si j'avais de la flotte mais bon. J'peux essayer si tu demandes vraaaiment gentiment ; le rose te va trop bien t'sais. »

    Et comme souvent quand il était mal à l'aise, Alex se mit à dire et faire de la merde. Classique, mais dévastateur. Mais en même temps il y avait des espèces de clous glaciaux qui lui fouillait les tripes, là. Il faisait de son mieux.
    Le plus naturellement du monde, il s'avança donc en rapatriant deux nouvelles bières au passage et en tendit une à Zuriel - il le força à la prendre même. Il joua des doigts comme un pro pour garder la sienne disponible et frotta un coup sur la peinture du bout du bras.
    Evidemment, la fourbe avait déjà en partie séché. Alex fit le tour du jeune homme et contempla la trace rose sur le t-shirt bleu d'un air rêveur. C'était tout de même du sacré bon boulot.

      « Mec, t'as le choix. Soit je t'arrache la peau soit tu prends une douche de bière. Comme tu préfères. »

    Parce que ouais, y avait pas trente-six solutions. Histoire d'essayer tout de même, le latino humidifia son index du bout de la langue et frotta rapidement la peinture à peine sèche sur l'épaule de Zuriel.
    Parfaitement dégueu, oui, il savait. En même temps, l'irlandais aurait pu survivre avec un peu de peinture dans le cou au lieu de faire sa chochotte.
    Il retira une jolie trace rose sur le doigt qui le fit grimacer.
    A priori, on revient aux deux autres solutions. Alex exhiba la bière dans une main et le t-shirt dans l'autre avec un grand sourire :

      « Choisis ton destin. Tu te les gèles pas trop au fait ? »

    Peut-être que ça allait le réveiller un peu au moins.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Lun 26 Jan 2015 - 17:41

N’importe qui passant par pur hasard par ici aurait eu des jolies histoires à raconter à leurs psys, convaincu d’avoir halluciné, parce que si tôt dans la matinée, ça ne devait pas être une image très courante que de voir deux garçons, l’un sans t-shirt et couvert de peinture rose et l’autre bières en main en train d’observer la dîtes peinture, tout cela dans des escaliers froids avec un background de tag pour le moins abstrait. On se croirait dans un club louche. Enfin, au fond, le pensionnat était comme un grand club louche, alors. Personne ne se questionnait même plus sur ce genre de choses; ça devenait normal au bout d’un moment, surtout vu la tête des pensionnaires. 

On s’y faisait presque, mais jamais complètement, ce serait mentir que de trouver parfaitement normal la baraque, son but et son fonctionnement général. Sérieux, qui avait cru cela bon d’enfermer une bande d’ado et jeunes adultes ensemble, hein? C’était sale, presque pervers, pire que tous les tv shows du monde parce qu’on moins, de leurs maisons hi-techs colorés, ben ils pouvaient en sortir. Mais ici, pas d’éliminations, pas d’appels à la famille, pas de communication avec l’extérieur tout court. La seule sortie, c’est de crever, et Zuriel n’était pas à ce point désespéré, merci.

Quoi que s’il devait passer le restant de sa vie avec de la peinture rose qui le démangeait sur le dos et la nuque, il allait rapidement devenir complètement taré figurez-vous. Il était insensible et impatient, mais enfin, tout de même, même lui avait ses limites, et les démangeaisons permanentes, c’en était une. Sérieusement, les démangeaisons étaient la meilleure torture au monde. Ca vous ronge peu à peu, vous rend fou et il est impossible de les soulager plus de quelques secondes sans se gratter la peau à vif. Terrible. Attachez quelqu’un, mettez lui un truc dans le dos et dans quelques heures, il vous dira tout ce qu’il sait sur le FBI ou whatever.

« Mouais. Ça marcherait mieux si j'avais de la flotte mais bon. J'peux essayer si tu demandes vraaaiment gentiment ; le rose te va trop bien t'sais. »

Zuriel fit une grimace parfaitement compatible avec son état d’esprit, le dégout avant de se marmonner qu’il avait demander gentiment, il lui semblait. C’était une très douce et gentille demande. Et il savait que le rose lui allait bien, il avait eu sa période cheveux roses, ou du moins, Thomas l’avait eu et, proclamant qu’ils n’étaient pas assez accordé, ce à quoi il tenait beaucoup, lui avait fait teindre la même couleur. Il avait reçu autant de compliments que de sourires perplexes, mais peu importe, il avait aussi trouvé que ça n’était pas si mal.

Le rose qui le démangeait dans son dos, par contre, il n’en voulait pas. C’était ni sexy, ni mignon, ni pratique, juste flippant.

L’irlandais prit - fut forcer de prendre pour être plus précis - la bière que lui refourguait son pote le coq, lançant au passage un regard noir au liquide comme s’il était la cause de tous ses malheurs (et il l’était, un peu), se battant contre l’envie d’essayer de gratter la peinture en même temps qu’Alex s’y essayait. Apparemment, le test était peu concluant, comme il s’y attendait.

« Mec, t'as le choix. Soit je t'arrache la peau soit tu prends une douche de bière. Comme tu préfères. »

N’étant pas exactement un fan d’aucunes des solutions, Zuriel opta pour l’option ‚leregarddelamortquinefaitvraimentpassipeurqueça‘ qu’il posa sur le français tandis qu’il lui étalait sa salive dessus, au moins le temps d’y réfléchir.

Liquide dégueulasse ou peau, quel choix. Il voulait un joker.

« Choisis ton destin. Tu te les gèles pas trop au fait ? »

Est-ce qu’il pouvait se jeter du haut de la tour où est-ce que ça faisait trop dramatique pour le peu de dommages qu’il avait subit?

Zuriel soupira, puis, se rendant compte, qu’en effet, il était torse nu et qu’il n’y avait pas de chauffage, et surtout qu’il se les callait grave il y a quelques minutes. Maintenant qu’il y pensait… Fuck, et voilà, la chaire de poule. Il avait été tellement préoccupé par son problème majeur du moment qu’il en avait oublié l’autre.

« Je te déteste, je tiens à ce que tu le saches avant que je ne meure d’hypothermie. »

Ce serait une mort vraiment idiote, mais une mort quand même et Alex l’aurait sur la conscience toute sa vie, ce qui, en soit, ne semblait pas une si mauvaise idée. Au moins il ne mettra plus de peinture en traître dans le dos des gens fragiles (oui, Zuriel était fragile, la ferme).
Il croisa les bras sur sa poitrine, bière gelée pressée sur son ventre, regard se promenant du t-shirt à la bière. Au fond, le choix n’était probablement pas si compliqué que ça. Personne de sain d’esprit ne choisirait de sa faire frotter la peau jusqu’à ce qu’elle ne soit plus.

Zuriel n’était pas tout à fait sain d’esprit, mais il savait réfléchir.

« Sinon tu peux mettre de la bière sur le t-shirt, tu sais. Ca devrait partir sans m'arracher la peau ou me noyer d'odeur deg'. »

Normalement. Le turquoise se mit à tapoter sur son bras, sourcil haussé.

« Parfois, j’ai l’impression que t’aimes juste me voir souffrir. »

Il ne serait pas le premier. Pas vraiment.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Jeu 12 Fév 2015 - 11:12

    Hein, ouais, pas con l’irlando. Le temps d’une petite minute désagréable, Alex se retrouva réduit à fixer bêtement les deux armes mortelles qu’il tenait dans les mains et n’avait même pas pensé à combiner. Parce que c’était moins marrant, peut-être. Plus probablement parce que le stress faisait aller sa bouche plus vite que son cerveau ; beaucoup plus vite. Déjà qu’en temps normal la coordination était pas fameuse mais là…
    Alex releva sur Zuriel un regard de chiot blessé. Dans son estime de soi, oui parfaitement. Il allait monter ces marches et jeter bière et t-shirt par-dessus bord avant de faire de même avec sa pauvre loque corporelle pour expier sa bêtise, la tache rose et tant qu’à faire le Titanic inachevé qui dégoulinait de détresse sur son mur aussi. Il était présentement anéanti par le manque de tact de son pote et aussi par le fait qu’il commençait clairement à penser n’importe quoi.

      « Parfois, j’ai l’impression que t’aimes juste me voir souffrir. »

    Dixit celui qui se croyait prêt à mourir congelé – si si, il venait de le dire ; hypotharmus là – et qui se collait malgré tout une bouteille tout juste sortie du bac à glace radioactif du pensionnat sur la peau. Fallait pas être con non plus. Alex fixa la bière de Zuriel en songeant que s’il n’intervenait pas dans les deux minutes, il faudrait découper la peau au couteau électrique pour défusionner cette bouteille du corps de l’irlandais. Comme dans Saw. A moins qu’il ait une super capacité de nordique pour se désolidariser des icebergs dont Alex, en sa qualité de mexicano-quoi-que-ce-soit parfaitement adapté aux mers du sud, n’aurait jamais entendu parler de sa vie.
    En parlant d’iceberg, le français jeta un regard désolé à son œuvre d’art abandonnée à l’état de prototype sur le mur du fond. Avant de lâcher un profond soupir d’âme damnée et d’imbiber le t-shirt avec de la bière.

      « Là ton truc il va être vraiment niqué mon gars. Et c’est pas moi qui kiffe te faire mal c’est toi qu’est maso. Enlève cette bouteille de là sérieux. »

    Parce qu’il pourrait pas le lui enlever à la horror movie, il supportait pas la vue du sang. Déjà qu’il devait frotter le dos à son pote parce qu’il était trop chochotte pour supporter une petite tache de peinture (si ça avait été une nana canon il disait pas mais là…), si en plus il devait jouer les chirurgiens amateurs, il allait vomir.
    En plus il commençait à avoir chaud, là. Il était peut-être pas dans les meilleures conditions pour pratiquer sans anesthésie.
    Le jeune homme considéra la bière qu’il tenait à la main en fronçant les sourcils une seconde, puis descendit une rasade typique de celui qui a décidé de s’en foutre de la vie jusqu’au réveil le lendemain. Pas l’idée la plus intelligente du monde en l’occurrence. Parce que s’il s’endormait là il risquait, lui, de finir en congère d’abord. Ça devait pas vraiment être de la bière traditionnelle n’empêche ce qu’il y avait là-dedans. Suspicion sussspicion su… Joder.
    Oui parce qu’Alex ne tenait pas l’alcool, et que sa capacité spéciale de super paladin du 92 était de l’oublier instantanément dès lors qu’on trouvait marrant de lui mettre une bouteille entre les mains.

      « P’tain en plus tu me voles ma bière quoi. » Marmonna le jeune homme en commençant à frotter la tache – sans pour l’instant arracher de morceau d’épiderme. Quelle infirmière attentionnée il faisait. « Tu fais un peu ta chochotte hein, super-Zuzu. »

    Ah. Ça lui avait échappé. Tant pis.
    A côté de ça la couleur partait bien maintenant. De belles coulées roses venaient égayer le t-shirt bleu avec enthousiasme.

      « Tu vas retrouver ta couleur naturelle mec, bonne nouvelle ! Tu me dis si ça fait pas assez mal et que tu veux que je frotte plus fort hein. »

    Ça partait bien mais c’était long. Elle était cheloue cette peinture.

      « Bon tu me racontes ta vie pendant que je te refais la façade mec ? »

    Limite il avait presque envie de lui dessiner autre chose quand la tache serait partie tiens. Un truc qui irait bien avec son smiley débile sur le visage.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mar 7 Avr 2015 - 2:37


« Là ton truc il va être vraiment niqué mon gars. Et c’est pas moi qui kiffe te faire mal c’est toi qu’est maso. Enlève cette bouteille de là sérieux. »

Ah. Ah oui. En effet.

Zuriel questionna un instant sa vraie nature, celle enfouie profondément… Ben, au fond de lui-même quoi. Etait-il maso? La question valait reflection. Sauf que non. Il n’appréciait pas la douleur, vraiment pas. Ca faisait… mal. Wow. Deep, bro, deep.
Suite à cette reflection digne des plus grands philosophes - Descartes, Freude, Nietzsche et compagnie-, Zuriel s’empressa de décoller la bouteille glacée de sa peau. Bon. Il se les caillait toujours, mais au moins il ne risquait plus de perdre sa peau.
A moins qu’Alex ne se mette soudain à frotter comme Godzilla, risque qui lui semblait bien minime. Pas qu’il ne croyait pas à la force dans les petits bras de son ami, non. Enfin si, un peu, sur les bords. Il faut dire que le garçon n’avait pas exactement la carrure d’un bodybuilder, le doute était justifié. Oh, ça n’était pas une critique, lui-même n’aurait rien pu dire sur le sujet; Thomas le comparait souvent à un chihuahua frustré. Woaf woaf.

L’irlandais écouta le français se plaindre de son vole de bière - accusation odieuse puisque, franchement, c’était lui qui avait proposé à l’origine- tout en buvant une nouvelle gorgée de celle-ci. Et là, horreur. Il s’y habituait. La bouteille se levait presque toute seule, le goulot s’attachait sans honte à ses lèvres et… Le liquide ne lui semblait plus aussi désagréable. Enfin, c’était toujours franchement dégueulasse, hein, toutefois cela avait du asphyxier ses papilles gustatives à force, et de ce fait, le goût était un peu plus supportable. Horreur. Malheur. Seul bon point: il n’avait plus l’impression d’être nu en plein milieu d’un glacier. 

« Tu fais un peu ta chochotte hein, super-Zuzu. »

Super-Zuzu roula de ses beaux yeux turquoises, ne prenant même pas la peine de répliquer. S’aurait été en vain, puisque vraiment, lui-même était bien d’accord sur le sujet. Il préférait le terme « sensible », mais il pouvait vivre avec l’étiquette « chochotte » collée à sa peau. Voyez, il n’est vraiment pas si pénible que ça.
Et le français semblait faire du bon boulot pour se faire pardonner. Il n’avait pas l’air de lui arracher la peau, et la sensation était même presque agréable, comme un bon grattage de dos - un peu humide, certes, cependant bien mieux qu’une douche à la bière, pour sûr. 

« Tu vas retrouver ta couleur naturelle mec, bonne nouvelle ! Tu me dis si ça fait pas assez mal et que tu veux que je frotte plus fort hein. »

Il faillit lui demander de gratter un peu plus fort sur l’omoplate droite avant de se souvenir que ça n’était pas un grattage de dos volontaire. Dommage. Enfin, toujours était-il que la peinture parfait, ce qui était une fucking good new, même au sacrifice de son cher t-shirt. Du moins, il était heureux jusqu’à ce qu’il se souvienne qu’il n’avait rien d’autre à mettre, là, à l’instant. Ah.

Au pire, il pouvait raquetter celui d’Alex.

« Bon tu me racontes ta vie pendant que je te refais la façade mec ? »

Ahah, quel plaisantin. Raconter sa vie, aaaah. Zuriel lui lança à regard peu impressionné par dessus son épaule, sourcils haussés et tout le tralala. Pour bien faire, il reprit aussi une rasade de bière - wow, la bouteille se vidait vite. Il se tortilla légèrement sous le chiffon expert d’Alex, essayant plus ou moins discrètement de lui faire frotter son omoplate droite qui appelait à l’aide.

Tout cela en réfléchissant, si si. Quel pro.

« Tu peux frotter plus fort. Surtout à droite, c’est bien, à droite. »

Ses doigts se mirent à pianoter sur la bouteille tandis qu’il cherchait ce qu’il pouvait bien raconter. Il n’avait pas l’impression d’avoir une vie bien passionnante, franchement. Il était juste un irlandais qui se teignait les cheveux en turquoise et ferait tout pour des pizzas gratuites - tout. Un garçon naïf, idiot, banal, vraiment. 

Il reprit une gorgée.

« J’sais pas quoi te raconter, dude. Y’a rien de bien passionnant, ou croquant. »

A part cette fois où mon copain m’a trompé, mais vraiment, il trompait sa copine au lieu de me tromper moi, t’sais. Et que, dans la foulée, j’ai complètement perdu mon meilleur ami. Cool.
Ouais, ça, c’était une jolie partie de sa vie. 

« J’suis jamais sortie de l’Irlande… Ah si, une fois j’ai fait cramé ma maison, c’était sympa. J’ai faillit mourir. »

Sa mère avait a-do-ré.

Il se tortilla soudain. Le bas du dos.

« Ah, à gauche, plus bas. »

Tant qu’il y était, hein.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Jeu 23 Avr 2015 - 23:39

    Alex fronça les sourcils en sentant son ami se tortiller sous ses doigts. Quoi, Zuriel était soudain envahi de puces, ou il était allergique aux mecs du sud ? Faut dire qu'avec un teint de peau pareil c'était étonnant qu'il chope pas le cancer rien qu'en approchant les basanés de trop près. Bronzage express. Alex songea que dans sa cité, le jeune homme aurait été comme une cible sur pattes. Un peu comme David. Enfin, David c'était pas pareil.
    Oh et puis, cible et cible hein. Ils étaient pas sauvages non plus.
    Enfin bref. Alex se demanda si Zuriel était pas pété de thunes par le plus grand des hasards. Juste comme ça.
    Au milieu de ces passionnantes - et queelques peu décousues - réflexions, le lascar aux tifs bleus le pria indirectement de frotter ailleurs. Alex écarquilla ses yeux noirs et pinça les lèvres.
    Woh mec, depuis quand je suis devenu ta putain de masseuse.
    Il faillit bien - réflexe viril m'voyez - balancer une grande claque dans le dos du jeune homme, mais se retint. Disons que vu la situation, ça aurait claqué un peu sec. Une façon comme une autre de faire un beau tatouage au milieu du dos de quelqu'un mais bon.
    Zuriel lui en aurait certainement un peu voulu après. Aussi peu rancunier soit-il.
    Le latino poursuivit donc son méticuleux travail d'esclave fraîchement promu en écoutant la passionnante vie de son ami.

      « J’sais pas quoi te raconter, dude. Y’a rien de bien passionnant, ou croquant. J’suis jamais sortie de l’Irlande… Ah si, une fois j’ai fait cramé ma maison, c’était sympa. J’ai faillit mourir. »

    Oh, ouais. Alex admira en direct la mutation que subit l'image de Zuriel dans son esprit. Comment il avait réussi à faire ça. Psychopathe ou simplement très maladroit ? Le jeune homme imaginait plus son ami capable de mettre le feu aux rideaux par inadvertance que l'inverse. Mais on ne savait jamais.
    En tout cas, c'était inattendu, mais comment dire. Pas tellement parlant sur le bonhomme.
    Après ça existait aussi, les ados avec une vie chiant où y a rien à dire, hein.

      « L'avènement de super-Zuzu. » Marmonna l'androgyne en frottant plus fort.

    ... Non, définitivement non, ça n'existait pas. Pas moyen.

      « Ah, à gauche, plus bas. »

    Arh, il recommençait. Alex roula carrément des yeux, façon triple huit piqué. Dommage que Zuriel soit de dos, incapable d'apprécier à sa juste valeur cette prouesse technique oculaire. Il aurait dû le balancer en bas de l'escalier pour se venger, tiens.
    Allez, trois marche, ça l'aurait pas tué l'irlando.
    Quoique.

    Alex fit siffler le t-shirt qui alla cingler le dos de son propriétaire.

      « Woh, ça suffit là ! Gratte-toi tout seul, lopette va. »

    Maintenant qu'il était propre comme un sou neuf. Alex lui lâcha tout simplement le t-shirt dans les mains et descendit de trois marches pour prendre une nouvelle bière. Parce que oui, la peinture sur le goulot, merci mais non merci. Il voulait pas mourir en ayant l'air d'un con.
    Paf, une bière, trois gorgées de sifflées. Pas très remplie la machine. Ou alors ça allait drôlement vite, il savait pas trop.
    Plissant les yeux, Alex balaya les lieux d'un regard bref, se désintéressant soudainement et totalement de sa magnifique fresque murale. Il aurait tout le temps de la finir et de peindre Zuriel à l'avant une autre fois.
    Pour l'instant, c'était l'escalier qui l'intéressait. Il trouvait que c'était une bonne idée de monter voir ce qu'il y avait en haut de cette fichue tour. Une foutrement bonne idée, même.
    Inspiré, il saisit brusquement la manche - ah, non, le poignet - de super-Zuzu :

      « Eh mec. Magne ton cul on monte. »

    Et le plantant là - parce qu'il n'était pas assez con pour essayer de tirer quelqu'un de récalcitrant dans les escaliers en espérant en réchapper vivant - Alex entreprit de monter bravement les marches. Le premier tournant passé, il gueula à son pote de prendre une ou deux bières de rechange et de se bouger les fesse sale lopette etc tout ça.
    Eh, la nuit ne faisait que commencer après tout. Y avait peut-être des amplis et un port usb en haut de ce machin, qui sait.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mar 2 Juin 2015 - 18:38

Il était plus ou moins heureux d’encore avoir toutes sa peau sur ses os fragiles lorsqu’Alex le fouetta - violemment- avec son propre t-shirt, mine de rien, avec une toute aussi cinglante réplique. Lopette. Le voilà profondément vexé et atteint dans son ego. Si si, vraiment. Il grimaça, récoltant son t-shirt avec réticence, mais bon, il allait pas non plus le lui rejeter à la figure immédiatement. Déjà, ça prenait trop d’effort. Et… Ca prenait vraiment trop d’efforts. Il fallait lever le bras rapidement et là, maintenant, il ne s’en sentait pas tout à fait capable.

Comprenez qu’il avait vraiment juste trop la flemme. Il voulait juste se rassoir sur sa marche et penser à des pizzas en sirotant une bière pour qu’Alex lui fiche un peu la paix et…

« Eh mec. Magne ton cul on monte. »

Hein. Monter?

Son regard passa avec suspicion d’Alex à l’énorme escalier que le garçon commençait déjà à grimper avec entrain. Il ne pouvait pas être sérieux là. C’était une blague, une bonne grosse, hilarante blague. Zuriel était mort de rire, vraiment. Plus de mort que de rire en l’occurence mais l’intention y était.
Mais non, ça n’était pas une blague, le français était vraiment en train de gravir les éternelles marches de la tour comme si c’était une petite balade tranquille au clair de lune jusqu’à la cuisine. Ce que ça n’était clairement pas. Rien qu’à voir les marches, il en s’en sentait tout faible - genre, plus que d’habitude. Et, pire que tout, Alex semblait actuellement croire que Zuriel allait vraiment le suivre jusqu’en haut de la tour. C’était peut-être ça, la blague. Il s’attrapa à cueillir quelques bières lorsque le garçon lui cria de le faire, ce qui eut pour résulta de le faire fixer pendant une minute avec horreur ses traîtresses de mains. Puis il se rendit compte qu’il n’entendait plus Alex dans les escaliers ce qui signalait sa liberté conditionnelle. Sachant que le coq sportif ne l’avait pas attaché de quelconque façon, il prit ça pour un signe qu’il pouvait rentrer tranquillement dans sa chambre ou… Ou escalader la tour et découvrir un nouvel endroit dans lequel mourir de fatigue. Ummh…

Il y avait intérêt à y avoir des super canapés là haut ou Alex allait passer par la fenêtre.

Zuriel considéra un instant son t-shirt taché et humide avant de se décider à le remettre, histoire d’être décent si jamais il rencontrait un fantôme dans son ascension (ou s’il mourrait lui même). Il attrapa son ordinateur, bu le reste de sa bière d’un trait - pour se donner du courage-, en ramassant deux tout en manquant de se casser la figure royalement - mais il allait très, très bien, hein- et se mit à grimper les marches avec un enthousiasme très limité; c’est à dire qu’il grognait et se plaignait dès qu’il franchissait le palier des cinq marches. Mais qu’est-ce qu'il faisait de sa vie, franchement. Les français voulaient sa mort, c’était définitif, le petit échantillon qui avait croisé son chemin le lui avait confirmé.

T’ain, il crevait de chaud. Les escaliers étaient irréguliers. Il venait de trébucher. Il ne voyait toujours pas le bout de ce putain de colimaçon. Il ne voyait pas Alex non plus, en fait. Est-ce qu’il était possible de se perdre dans un escalier sans issues? Parce qu’il était presque certain qu’il venait de le faire.

Mais ça, c’était avant qu’il ne remarque le dernier palier et le dos de son futur meurtrier.

God bless the Queen (or whatever, il est irlandais, pas anglais).

« Je te hais, putain de français,» fit-il avec affection certaine, persuadé d'être au bout de sa vie.

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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Jeu 2 Juil 2015 - 2:14

    Le temps qu’Alex parvienne en haut des marches, il aurait dû se douter de quelque chose tout de même. Mais bordel, lui disait une petite voix touuuut au fond de son cerveau : bordel Alex, tu sais très bien que tu te rends pas compte quand. Voilà.
    Pas comme s’il s’en était jamais préoccupé en fait hein. C’était bien de voir des étoiles multicolores en soirée. De voir des étoiles multicolores tout court en fait. Avoir envie de rigoler de tout plutôt que de passer ses journée à ramper en pleurant que la vie c’est de la merde, c’était quand même plus sympa non ?
    Une bouffée d’oxygène.
    Qui puait quand même pas mal la vodka, mais à quelques détails près il ne fallait pas chipoter.
    Donc malgré l’effervescence de l’alcool qui lui montait lentement au cerveau, Alex ne trouva absolument pas anormal de manquer rater une marche une fois sur deux alors qu’il arrivait finalement au palier supérieur.
    Touuut est parfaitement normal. Cool mec.
    En-dessous de lui, les divers grognements et gémissements plaintifs de Zuriel résonnaient entre les murs de pierre. Alex fit une pause le temps de se dire, avec un gloussement étouffé, qu’on aurait dit qu’ils avaient réveillé un putain de fantôme foutument grincheux.
    Lorsqu’il parvint au sommet de l’escalier, sa main agrippa le coin du mur et il s’y retint en faisant volte-face, se penchant au-dessus de la cage d’escalier obscure. Quelques minutes plus tard, alors que le latino récupérait de sa difficile traversée en s’abreuvant régulièrement au goulot de sa bouteille, l’irlandais émergea à son tour, rampant quasiment sur les derniers mètres, manifestement au bord de l’extinction.

    « Je te hais, putain de français. » Parvint-il à articuler en brandissant à bout de bras le saint Graal réclamé par son ami.
    « Je sais que tu me kiffe Super-Zuzu. » Répliqua l’intéressé en saisissant le jeune homme à la taille de sa main libre pour le remettre d’aplomb.

    Un instant les deux jeunes gens vacillèrent dangereusement près du vide, puis avec un éclat de rire, Alex entraina son ami vers le centre de la pièce et le danger s’éloigna.
    Une brise fraîche s’introduisit par les larges meurtrières pour se glisser dans leurs cheveux. Le garçon reprit une gorgée.
    Mouais. Disons que la bière avait deux effets intéressants sur Alex. Le rendre particulièrement affectueux. Ou un poil trop susceptible.
    A voir lequel des deux Zuriel préférait pour l’heure hein.
    Mais bon, tant qu’il se mettait pas à fondre sur place en se lamentant comme sa tapette de meilleur ami – David putain, Dave, Dave, Dave – y avait pas de problème. Tant qu’il essayait pas de tabasser Zuriel non plus. Qui n’aurait pas résisté longtemps. Mais là ça allait, il était peace and love, et il était encore genre. Bien. Pas bourré noooon, non. Juste cool. Comme il fallait. Ouais.
    Alex lâcha son ami et alla à la fenêtre la plus proche, slalomant entre des meubles éparses que des résidents squatteurs devaient avoir ramené là à la sueur de leur front (paix à leurs âmes) pour s’adonner aux joies de l’adolescence en tout intimité. Leur base secrète yeah.
    En tout cas c’était cool comme vue.
    Bon il faisait un peu noir mais quand même.
    Alex siffla joyeusement au goulot de sa bière et se retourna vers Zuriel, les reins confortablement calés contre la pierre glacée.

    « Putain mec me dis pas qu’il t’est rien arrivé de ta vie je te crois pas. Pas de copines ? Pas d’histoires style Plus Belle la Vie ? Vazy mon gars tu me rends curieux, accouche, dois bien y avoir des trucs à raconter. »
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Ven 10 Juil 2015 - 2:34


Uh, wow.

Il était fatigué. Honnêtement, il était reconnaissant qu’Alex l’attrape avant qu’il ne bascule en arrière parce qu’il aurait certainement dévalé toutes les marches jusqu’au prochain palier sans même réagir, emporter par son poids et sa siii lourde tête. Bon, ils avaient quand même faillit faire la chute à deux, romantique fin, et qui plus est, s’aurait été plus sympa en bas de l’escalier si c’était arrivé. Une bonne histoire a raconté dans leurs fauteuils roulants s’ils survivaient la chute - considérant l’état de son corps en temps normal, il en doutait.
Et puis Alex éclata de rire, éclatant ses tympans en même temps qu’il l’entrainait avec lui un peu plus profondément dans la pièce, et, wow, il le détestait vraiment, le français. Putain de français quoi. On ne l’y reprendrait plus jamais, à en fréquenter un; ils vous font toujours faire des trucs de oufs que vous regrettez après. Ou qui vous manquent. Font chier, les français.

Nan, en fait, les gens font chier, c’est çaaa.

Il resta parfaitement immobile au milieu de la pièce, telle une statue en train de fondre, bouteille en main, l’air irrité et irritable tandis que son cher ami s’en était allé prendre l’air; lui, il n’avait pas besoin d’air, il avait besoin de… De boire et de s’assoir. Et c’est ce qu’il fit. Zuriel avala une autre gorgée de l’horreur liquide avant de se laisser tomber sur un sofa poussiéreux, envoyant, au passage, son ordinateur à l’autre bout du sofa, au cas où il renverserait. Berk, maintenant il était un monde de poussière, mais au moins, ses jambes l’aimaient plus que jamais, donc c’était un bon deal dans l’ensemble.
Zuriel reposa son regard sur Alex qui semblait plutôt très heureux d’avoir grimpé jusqu’ici. Bien pour lui. 

« Putain mec me dis pas qu’il t’est rien arrivé de ta vie je te crois pas. Pas de copines ? Pas d’histoires style Plus Belle la Vie ? Vazy mon gars tu me rends curieux, accouche, dois bien y avoir des trucs à raconter. »

Uh, okay, déjà il ne savait pas ce qu’était Plus Belle la Vie - un classique français, peut-être?- et puis, il… Il avait envie de prendre une autre gorgée. Il soupira, s’agita sur le sofa. Bien sûr qu’il avait des choses à dire, et bien sûr qu’il ne devrait peut-être pas les dire parce que sa vie, c’était pas un joli roman; on s’y réconcilie pas, là-dedans. Mais ça, ça, c’est parce que t’es un con, Zuriel.

« J’ai eu une copine, une fois. J’avais 12 ans, elle était belle, je l’aimais, t’sais, et… Et elle a disparu du jour au lendemain, genre wow, tour de magie. C’est pas le meilleur souvenir de ma vie. »

Ouais, c’était définitivement sympa, comme événement. Et après… Après il avait rencontré Thomas. Après, c’était cool, avant d’être la merde. Il serra les dents, soudain pris d'un inné besoin d’étaler toute sa vie sur la figure du français.

« Eeet j'ai eu un copain, Adam. Il… C’était un de mes amis, un bon ami, un mec cool et je pensais… C’était un connard. J’étais idiot. »

Tellement, tellement idiot. Et ça fait toujours mal, putain de merde. Zuriel reposa son regard qui avait voyagé jusqu’au plafond - tandis qu'il se rappelait ses 'plus beaux moments' - sur le français, une grimace sur les lèvres.

« Eeeet ça n’est franchement pas passionnant, comme histoire; tu dois avoir des trucs tellement plus cool à raconter, tant qu’on y est. Vas-y. »

Alex, après tout, était certainement bien plus le type à faire des soirées incroyables que lui; bien loin de la bonne vieille 'mon mec me trompait depuis 6 mois avec son ex lol’. 
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Jeu 23 Juil 2015 - 0:35

    Alex remarqua avec une admiration sans borne que Zuriel tenait toujours son ordinateur portable en main. Enfin, jusqu'à ce qu'il le lâche sans ménagement, lui et sa lourde carcasse, sur le canapé le plus proche. Le canapé le plus défoncé du coin, eh. L'irlandais disparut quasiment en un instant, et derrière le nuage de poussière que dégagea cette vieille loque de meuble, et entre les bourrelets de cuir qui faillirent se refermer sur lui pour toujours.
    Alex observa la scène avec intérêt.
    Puis une brise glacée s'inséra entre ses épaules et il frissonna. Par réflexe, il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, et le vide qui s'étendait dans son dos lui apparut soudain dans toute sa netteté et sa terrifiante profondeur, à travers une déchirure dans le voile que l'alcool avait balancé sur sa conscience. Le jeune homme sentit son estomac tomber en chute libre dans ses talons, sursauta pour le remettre à sa place, et s'écarta précipitamment de la fenêtre. Histoire de survivre. Un peu.
    Et pendant que lui risquait ainsi héroïquement sa vie au bord du précipice, Zuriel cherchait l'inspiration dans le fond de sa bouteille ; avant de se mettre d'un seul coup à déballer toute sa vie. Alex trouvait que c'était une fichtrement bonne idée. Enfin à part le fait qu'il y avait un putain de trou sous leurs pieds. Enfin presque sous leurs pieds. Heureusement que la... bière... vodka... quel que ce soit le truc liquide qui stagnait au fond de sa bouteille lui remonta rapidement à la tête et lui fit aussitôt oublier toute forme de problème.
    Ce qui ne l'empêcha pas de rester au milieu de la pièce, sa bière extraterrestre à la main. C'est-à-dire prudemment loin de toute forme de vide/fenêtre.

    « J’ai eu une copine, une fois. J’avais 12 ans, elle était belle, je l’aimais, t’sais, et… Et elle a disparu du jour au lendemain, genre wow, tour de magie. C’est pas le meilleur souvenir de ma vie. »

    Sans changer de position, Alex se retrouva à hocher bêtement la tête en rythme avec les trépidations psychologique de son pote aux cheveux bleus. Une vague de compassion de la même couleur lui passa au-dessus de la tête, puis il prit le temps de songer qu'à 12 ans au moins, on s'en remettait vite.
    Enfin c'était pas sympa non plus quoi. Sérieux. Les nanas.

    « Eeet j'ai eu un copain, Adam. Il… C’était un de mes amis, un bon ami, un mec cool et je pensais… C’était un connard. J’étais idiot. »

    Ben voilà, il en avait, des trucs à raconter. Des problèmes de nanas et des fight entre potes. A la teci il connaissait, Alex ; limite entre potes c'était pire que Plus Belle la Vie même. Pire qu'avec les meufs ; les nanas c'était pas si compliqué. Les copains c'était cool mais parfois c'était la merde. Genre Stanley ouais. Enfin Stan c'était pas son pote c'était juste son bouche-trou à Call of...

    « ... dois avoir des trucs tellement plus cool à raconter, tant qu’on y est. Vas-y. »

    Alex cligna difficilement des yeux. Puis la sensation de lourdeur sous ses paupières se dissipa, et il commença à ne plus sentir ses pieds - d'une part - et à avoir l'impression que le reste de ses organes affichaient une nette tendance à flotter sous sa peau. Ou alors lui tout entier, peut-être... Compliqué, tout ça. Alex, t'es bourré. Ouais... Ouais.
    ... Naaaaan.
    Puis il se rappela que, Zuriel ayant fini de parler, il n'avait plus à hocher la tête à répétition comme un chien en plastique sur la plage arrière d'une voiture.
    Il fit la grimace et agita sa bouteille.

    « Tu sais quoi mec ? Ça. C'est pas de la bière. » Pour appuyer ses dires, il termina d'une longue rasade qui lui laissa une traînée brûlante dans l’œsophage.

    « C'est cool. »

    Wow, ça c'était grave utile comme commentaire. Il se retrouva admiratif devant lui-même. Et puis, revenant brusquement sur ses précédentes résolutions, le latino alla se laisser tomber dans les bras du fauteuil, à côté de son ami aux cheveux bizarres. Effectivement, il crut que le meuble allait l'avaler tout entier, d'un seul coup. La peur de sa vie.
    Mais au final, sa position se stabilisa, et il put déboucher paisiblement la bouteille adorablement montée par Zuriel. Ça c'était un pote. Un pote ça te laisse pas mourir de soif.
    Ça devrait peut-être. Parfois.
    A son tour, Alex contempla le plafond d'un air méditatif. Ils devaient avoir l'air malin, tous les deux, à fixer le plafond une bière à la main.
    Complètement cons oui.

    « C'est chiaaaaant les potes. Les meufs aussi. Tout le monde est chiant aussi ouais. Mais c'est cool. J'ai un pote c'était un connard aussi. Genre on était super potes au lycée mais après il voulait me casser la gueule grave. Avant aussi je crois. Je sais plus pourquoi. »

    Il savait pas trop de qui il parlait là, Enzo ? Ou peut-être Stan ? 'fin c'était une histoire de meuf, en tous les cas. Quelque part, ça commençait toujours avec les meufs.
    Mais bon, en général, ça finissait sans elles.

    « J'lui avais peut-être piqué sa copine. » Marmonna-t-il en plissant les yeux.

    Il aurait sans doute dû se sentir coupable en disant ces mots. Mais quelque chose comme cela ne lui était jamais vraiment arrivé. Quelque part, il suffisait de se rappeler le soulagement le premier jour où une nana avait accepté de sortir avec lui sans le regarder de travers. Hey regarde, je fais des efforts pour coller à mon chromosome Y.
    Il se paumait un peu là. M'enfin, c'était l'histoire de sa vie. Après Stan m'a cassé la gueule et voulait plus me voir. Faudrait que je m'excuse un jour. Enzo aussi voulait me péter la gueule. Mais ça j'ai l'habitude.
    Oh, et un jour mon meilleur ami a ruiné ma vie en m'embrassant sans crier gare. Genre viol intempestif avec profitage d'état d'ébriété avancé. Ce bâtard. Tous des bâtards ces potes.
    Enfin, pas que c'était pas déjà la merde avant. De toute façon dans sa vie ça avait toujours été la merde. Alex jeta un regard contemplatif au fond de sa bouteille, ressentant dans un éclat de compréhension fugace ce qui pouvait pousser David à chouiner toute la soirée, le nez dans sa pinte; cette sensation que la dépression t'attire irrésistiblement au fond de la bouteille. Dégueulasse.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mer 11 Nov 2015 - 16:43


Bref, ça ressemblait à une séance confession digne des plus grands films de rom-com. Vous savez, ce moment où tout le monde est ivre et livre sa vie sur un plateau d’argent aux autres sans en avoir rien faire ? Ben c’était ça, là, maintenant. Ils allaient picoler en haut d’une tour et se raconter leurs supers déboires amoureux et parler du grand amour qui viendrait un jour, ou de cette fille trop canon là, et voilà. Ça allait être craignos, mais honnêtement, Zuriel était si bien installé dans le canapé crasseux que même l’idée de parler de sa vie privée n’aurait pu l’en déloger. Pas que ça le dérangeait vraiment d’en parler, vraiment. Juste un peu. On aimait rarement se souvenir de cet ex qui vous a trompé et menti pendant six mois, curieusement. Et pourtant, qu’est-ce que ça pouvait vous coller aux cellules ces conneries.

En même temps, Titanic l’avait prévenu ; l’amour c’est nul. De toute façon on finit tous par crever dans un océan glacial de solitude, que ce soit par amour ou pas.

Bordel Jack, qu’est-ce qu’on peut être cons tous les deux.

Zuriel, élevant sa bouteille à la hauteur de son visage, plissa les yeux afin de mieux lire l’étiquette délavée qui trainait sur sa bière. Supposée bière, selon l’expert en la matière qu’était Alex ; lui n’aurait jamais su la différence entre de la bière et de la vodka, les deux étant également dégueulasse à ses yeux. Bière ou pas, il n’arrivait pas à comprendre un traitre mot de ce qu’il y avait écrit sur l’étiquette, mais c’était probablement parce qu’il en avait aussi vraiment rien à faire, en fait. Alex semblait si peu affolé par le fait qu’il était sans doute en train de s’intoxiquer, que Zuriel, porté par l’enthousiasme de son super pote, en avait à peu près autant rien à faire.
L’irlandais bascula donc à nouveau sa bouteille, direction sa bouche. Le liquide ne se trompa pas de chemin. Encore heureux, il puait déjà bien assez l’alcool comme ça. En plus, Alex se serait foutu royalement de sa gueule, et ça, c’était hors de question.

« C'est chiaaaaant les potes. Les meufs aussi. Tout le monde est chiant aussi ouais. Mais c'est cool. J'ai un pote c'était un connard aussi. Genre on était super potes au lycée mais après il voulait me casser la gueule grave. Avant aussi je crois. Je sais plus pourquoi. »


Grave que c’est chiant les potes. Ça vous déloge de votre hibernation et ça se glisse sous vos draps avec des pieds froids. Ça craint un max. Au moins, Zuriel pouvait s’estimer heureux qu’aucun de ses amis n’aille eu l’envie subite de lui péter la gueule. Il n’a jamais été un amoureux des poings, Zuriel. Ça fait mal, ces conneries. Il n’avait jamais compris le truc, la passion des autres mecs à coller une raclée au premier venu, ou le dernier. Il était un mec passif et son kiffe c’était de rester le plus loin possibles des emmerdes. Et puis, ça à l’air vachement fatiguant de se battre, il a pas l’énergie pour ça.

« J'lui avais peut-être piqué sa copine. »


Le marmonnement était si bien marmonné que Zuriel aurait manqué la moitié du message si Alex n’avait pas eu l’excellente idée de s’assoir juste à côté de lui. Parfait, son cerveau le remerciait.

L’irlandais se sentit rouler des yeux avant même qu’il ne pense à la faire. Incroyable.
Bah ouais mec, forcément, tu piques pas la copine de ton pote, c’est bien connu. Même lui, il savait ça. Mais bon, qu’en savait-il, elle était peut-être vraiment belle ou il était vraiment amoureux ou…
Imaginer Alex en amoureux transi eu raison de sa santé mentale.

« Meeeec, c’est pas cooool ça. Tu crains. »

Ouais, sérieux Alex, allez. On trompe pas son meilleur pote avec une fille. Ahah. Qu’est-ce qu’il pouvait bien en savoir.

« Mais les potes, ça craint encore plus. On devrait plus avoir de potes. Over. Tudam. »


Ca réglerait bien des problèmes, sérieux. Hop, aux chiottes l’amitié, bonjour la… la grasse mat’. Oui. Cool.
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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   Mar 6 Sep 2016 - 23:35

    Bref. Alex était bourré.
    Enfoncé entre les bras confortables du canapé, il sirotait sa bière comme un bébé son premier biberon. Ou un alcoolique sa dernière bouteille de la journée.
    En même temps, lui et super-Zuzu en étaient déjà à l'évocation mélancolique et balbutiante de leurs gloires et décadences - surtout décadences, avouons - passées. Ce qui était en général un signe clair que la fin de soirée était là et qu'il était temps de nettoyer le carrelage et de s'éclipser discrètement par la porte de derrière. Sauf que là y avait pas de porte de derrière. Ou si. Mais le pallier était beaucoup trop bas pour Alex, il préférait encore mourir ici, encastré dans ce fauteuil malade et asphyxié par le nuage de poussière qu'un mouvement trop brusque de son compagnon du soir aurait malencontreusement soulevé.

    « Meeeec, c’est pas cooool ça. Tu crains. » Asséna alors super-Zuzu, faisant presque sursauter son ami.

    C'est qu'Alex ne se souvenait déjà plus de ce qu'il venait de lui dire, en fait. Ni même d'avoir dit quelque chose tout court, d'ailleurs.
    Mais Zuriel avait l'air vachement concerné - ou en tout cas convaincu - car il renchérit avec vigueur.

    « Mais les potes, ça craint encore plus. On devrait plus avoir de potes. Over. Tudam. » Vigueur toute Zurielienne, ceci étant.

    Alex acquiesca d'un air qui se voulait convaincu, sans être bien sûr de la théorie qu'il appuyait ce faisant.

    « Ouais, grave. » Après tout, il fallait bien qu'il dise quelque chose. Une telle déclaration ne devait pas rester sans réponse.

    Quand bien même le jeune latino était complètement perdu dans la conversation. Non pas qu'il s'en formalisât particulièrement - après tout, cela ne devait pas non plus déranger Zuriel plus que ça. De toute façon, après des mois passés à écouter en boucle les répliques de Jack - qui était toujours les mêmes, hein, il tenait à le souligner pour les esprits lents - l'irlandais devait avoir quasiment perdu tout souvenir de comment soutenir une conversation avec des personnes vivantes.
    Enfin ça, c'était surtout la dignité d'Alex, retranchée de force très loin dans son cerveau imbibé d'alcool, qui l'espérait très fort.

    « En tout cas toi t'es un super pote. » Parvint à articuler le jeune homme en assénant maladroitement une bourrade dans le dos de l'irlandais. « J'te kiffe grave. Même si tes cheveux, ouais. Quand j'me retourne parfois ça m'fait peur tu vois. Mais en vrai ils sont cools. »

    L'espace de cinq - vingt, le temps faisait un peu le con - bonnes secondes, Alex resta en effet bloqué sur la somptueuse tignasse d'un bleu alien qui reposait sur le cuir éventré du canapé. Joli contraste. Il se sentait presque artiste en voyant ça.
    Cette pensée rappela à Alex l'oeuvre picturale qu'il avait laissée achevée en bas des escaliers. Alors qu'un instant auparavant aucune force terrestre n'aurait pu l'arracher à son tombeau de cuir passé, le latino se retrouva soudain sur ses pieds en un quart de seconde, pour se diriger d'un pas incertain vers l'escalier. Manifestement pour tenter de vérifier si son oeuvre d'art ne s'était pas fait la malle entre temps - on sait jamais hein. Cependant, avant qu'il parvienne aux premières marches - et certainement aux dernières minutes de sa vie par la même occasion - l'attention d'Alex fut attirée par un concert de lumières quelque part à sa gauche, au loin, hors de la tour.
    Le latino cligna des yeux, éberlué. Puis se rapprocha un peu de la fenêtre.

    « Ehhhh viens voir mec ! » S'exclama-t-il en s'y penchant - enfin de loin hein, il voulait pas crever lui - soudain. « Non attends, j'crois qu'y a une fête à l'intérieur là. Ou j'sais pas. Quelqu'un qui fait le DJ avec la lumière. »

    En effet, par les grandes baies vitrées de la salle de bal - curieux comme l'alcool avait épargné son sens de l'orientation - Alex pouvait voir danser une foule de spots de couleurs qui n'avaient rien à voir avec l'habituel froissement pourpre des lourds rideaux du Pensionnat. Non, il y avait une fête là-bas, il en aurait mis son bras à couper. Enfin, sa main. Enfin, le petit doigt de Zuriel.
    BREF.
    Avant qu'aucun d'entre eux n'ait vraiment pu réaliser, Alex revint vers son pote et l'attrapa sans ménagement par le poignet pour le tirer du canapé et l'entraîner vers la fenêtre, par laquelle il les jeta immédiatement. Fin. vers l'escalier, au bas des marches duquel les attendait sans doute une imminente et définitive rencontre avec la grande Faucheuse.

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MessageSujet: Re: Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥   

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Si tu as le mal de lui, j'ai le mal de mer. ▬ Zuriel♥

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