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 Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]

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MessageSujet: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Sam 19 Avr 2014 - 23:51



    « … Pia ? »

    Pas de Pia. Pas de Pia nulle part. Pas même de petite chambre en foutoir pas possible, mais au lieu de cela un hall gigantesque qui faisait bien la taille de son appartement, voir même deux fois. C’est le genre de hall qu’il y a dans les grands manoirs de riches et qui sont totalement inutiles parce que vraiment, pour quelle raison est-ce que quelqu’un aurait besoin d’une si grande baraque.

    Peu importe la raison, ces gens ont un hall gigantesque et elle n’est pas chez elle.

    Nikephoros porte le téléphone à son oreille, bouche laissée grande ouverte par le choc ; elle s’apprête à protester, dire à la dame que là, à l’instant même, elle vient de trouver Narnia ou un truc qui se rapproche ; malheureusement ce ne sont que des beeps qui résonnent dans son oreille. Elle ne lui en tient pas rigueur à l’objet et raccroche poliment, parce qu’on ne sait jamais. Elle ballade son regard chocolat sur le hall qu’elle ne trouve pas particulièrement accueillant à cause de son manque de couleurs chaudes. Mais sûrement, ces gens ont leurs raisons, elle n’est pas là pour critiquer. Elle est là pour rien, d’ailleurs. Fâcheuse erreur. Mauvaise porte. Ahah.

    En parlant de porte, il y en a une bien sagement derrière elle. Forcément, se dit-elle, forcément qu’il y a une porte. Si tous cela n’est qu’une erreur, elle va juste retourner d’où elle vient, trouver Pia et ne plus jamais rentrer dans sa chambre. Sa main se referme sur la poignée et assez fantastiquement, absolument rien ne se passe. Elle tire, tire et tire encore, pourtant, comme si la porte avait été un mur, rien ne bouge.

    T’es foutue ma vieille.

    Bien, sans doute devait-elle utiliser la diplomatie ; pourquoi est-ce que les portes n’auraient pas le droit elles aussi à un peu de politesse, après tout!

    « Umh, excusez-moi, madame la porte, serait-il possible que vous me laissiez rentrer chez moi ? Ce serait très gentil de votre part. »

    Pia allait se moquer d’elle absolument toute sa vie. ‘Ahaha, t’as parlé à une porte, t’es vraiment trop couillonne’. Et en plus la porte ne lui répond pas. Forcément, c’est une porte. Mais quelle nunuche elle fait. Nikephoros balaie à nouveau le hall du regard, s’assurant qu’il est vide à nouveau avant de recommencer. Si quelqu’un arrivait là, ce ne serait certainement pas une image très glorieuse. Une grande fille habillée sweat rouge et d’un short vert avec des chaussons lapins et des chaussettes dépareillées rose et jaune en train de parler à une porte avec un téléphone en main, elle est certaine de finir en asile.

    « S’il-vous plaît, je vous offrirai du chocolat. »

    Est-ce que les portes ça aime le chocolat ? Probablement pas, à en croire la parfaite immobilité de celle-ci. La métisse se sent rougir en même temps que le peu de dignité qui lui reste se fait la malle avec son cerveau. Elle en a fait des choses embarrassantes dans sa vie (une fois elle s’était imaginé un ami imaginaire sous la forme d’un ours polaire auquel elle adorait enlever les poils, donc bon) mais lorsque l’on a 23 ans, essayer de soudoyer les portes, ça dépasse tout.

    Parfois Nikephoros réfléchit à la vie et la manière qu’elle a de toujours lui donner des croches-pâtes lorsqu’elle s’y attend le moins. Du genre ‘ t’es heureuse ? Okay, donne-moi une minute ‘.

    Et voilà comment en une seconde top chrono elle venait de perdre un bon trois-quarts de sa taille ; c’est la première fois de sa vie qu’elle se sent si proche du sol à part lorsqu’elle s’allonge dessus, et c’est très étrange, vraiment très étrange. Ca et le fait qu’elle n’a pas de bras. Le téléphone gît non loin d’elle, sa batterie à deux mètres et le cache à son opposé total et le sol et son socle ont l’air propre. Son socle.

    Pardon. SON socle ?

    Nikephoros sent venir la migraine alors qu’elle tente de trouver un moyen de se déplacer tout en se demandant ce que Pia avait glissé dans son eau. Elle finit par sautiller du mieux qu’elle le peut, le bruit du métal heurtant le sol résonnant dans tous le hall, et y compris dans sa tête embrouillée. Ce hall manque de lumière, pense-t-elle, et visiblement, il n’y a qu’à demander parce que l’instant d’après, sa propre tête est en train d’illuminer son chemin.

    Sa propre tête, oui. Elle se fige sur place.

    De un parce que est-ce qu’elle est vraiment devenue une lampe ou elle rêve ?

    De deux parce que quelqu’un la fixe en bas des escaliers, et peut-être bien depuis longtemps. Faites que personne ne l’a vue parler à cette porte.

    « Excuse-moi, est-ce que je suis une lampe ? »

    Parce que c’est un moyen banal de commencer une conversation, parfaitement.


    .

    BABY U LIGHT UP MY WORLD LIKE NOBODY ELSE:
     

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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 27 Mai 2014 - 0:02

...

Nikoleta s'était arrêtée en haut des escaliers, incapable de descendre les quelques marches qui la séparaient de la jeune femme sans se poser mille et une questions existentielles au préalable. Les unes concernaient les formules d'usage et les mots à choisir pour annoncer à la pauvre âme égarée qu'elle était passée dans un autre monde et n'en ressortirait pas de sitôt ; pas facile, mine de rien, surtout quand on risquait de balbutier et de passer pour la pensionnaire d'une maison spécialisée. Les autres se concentraient plutôt sur le bloc de couleurs pas très communes dont la très grande fille était vêtue. Voilà que Nikoleta, face à une géante en tenue d'intérieure fort décontractée s'il en était, n'osait plus bouger le petit doigt et restait là à la fixer comme la dernière des imbéciles. Pas sûr que ça puisse aider la pauvre éplorée d'une quelconque façon. Pourquoi personne n'avait encore inventé la télépathie, hein ? Elle était certaine de penser plus clairement qu'elle ne parlait – ah, quoique... Il aurait mieux valu qu'elle arrête de réfléchir tout court, c'était mauvais pour sa santé.
Il lui en fallait peu.

Soudoyer les portes à coups de chocolat, c'était pas mal. Pas moqueuse ou mesquine pour un sou, Nikoleta songea qu'elle aurait très bien pu faire la même chose, et que quand on avait tiré et tiré sans obtenir de résultat, dos à un décor de film d'époque, on avait bien le droit d'avoir des idées farfelues plein la tête. Tant que ça pouvait inciter la porte à tourner sur ses gonds, la Grecque se savait capable de bien des idioties. Désireuse malgré tout de ne pas laisser la nouvelle venue se dépêtrer dans cette mélasse incompréhensible et passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel avant de comprendre que le panneau de bois ne s'ouvrirait pas, Nikoleta posa un pied sur la première marche. Puis la deuxième, la troisième, la quatrième – tout doucement, jusqu'à atteindre le sol et le niveau de la jeune femme qui...
… Venait de se transformer en lampe de chevet.

Un court instant, les yeux de Nikoleta papillonnèrent sans arriver à intégrer ce qui était en train de se passer. A quelques mètres, juste devant elle, la lampe sautillait sur place, dandinant son squelette de métal à l'en faire résonner dans tout le hall comme une percussion folle. Elle faillit remonter sur le pallier aussi sec, juste au cas où, et seule une peur peu glorieuse la cloua au sol comme elle l'avait fait un étage plus haut et quelques minutes plus tôt. Clac clac clac. Voilà qu'elle s'allumait et jouait les épileptiques, maintenant.

C'était pas...

« Excuse-moi, est-ce que je suis une lampe ? »

Nikoleta avait beau la regarder danser depuis un moment, la question la fit sauter au plafond. Prise au dépourvue par le mobilier parlant, elle battit des mains comme un oiseau prêt à rater son envol. La boule qui lui nouait la gorge partit à la renverse, lui écrasant les cordes vocales au passage. Dieu que sa voix devait sonner grave !

« Je, euh... je crois bien, oui. »

Et tout ça, comme si cette question avait été d'une insolente banalité. Comme si elle lui avait demandé son chemin, ou le temps qu'il faisait à l'extérieur. Il fallut à Nikoleta une bonne dose de self-control (sachant qu'elle en possédait d'ordinaire assez pour ne pas s'évanouir sous la pression) pour ne pas partir en hurlant ou tout bêtement fondre en larmes. Ce n'était pas la bonne saison, vraiment pas.
Le pull trop large qu'elle avait passé sur ses épaules toutes fines en témoignait. Bientôt, même avec ça, elle ne pourrait plus le cacher.

Les doigts tremblants légèrement, elle s'accroupit pour se mettre au niveau de la drôle de lampe. Sans oser la toucher, elle la détailla rapidement, mais rien ne la différenciait de ses congénères immobiles du premier étage.
Vraiment curieux. Peut-être que c'était la faute à un pouvoir un peu malicieux ? Il fallait ne pas avoir de chance pour tirer un tel numéro. Ses yeux verts et tristes plaignaient la jeune fille qui devaient se sentir à l'étroit dans cette fine tige de métal.

« Vous avez un nom, j'imagine ? Ne vous inquiétez pas, ça ne devrait pas durer. Normalement. Enfin, je pense. Vous n'avez pas mal ? »

Nikoleta ne songea pas qu'elle devait donner l'air de s'y connaître en répondant de la sorte. Chaque chose en son temps.
Il n'y avait plus qu'à espérer que la métamorphose ne dure pas toute la journée, sans ça, lui expliquer dans quel endroit elle avait posé le pied et lui faire visiter les lieux allait vite se transformer en concert de rires.
Elle vouvoyait quand même une lampe, après tout.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Dim 1 Juin 2014 - 3:36


Être une lampe n’a rien de très agréable. Ni fantastique. En réalité, c’est franchement perturbant, surtout lorsque l’on fait un mètre quatre-vingt-dix en temps normal ; pas que cela doit être plus amusant ou cool lorsque l’on en fait vingt centimètres de moins, mais une chose est sûre, la perte de taille est moins vertigineuse.

La sensation est pour le moins étrange, et pourtant pas tant que cela. Pour faire plus court, Nikephoros a tout simplement l’impression de ne plus avoir de membres du tout, sans pour autant ressentir un manque en particulier. C’était tout comme si elle était née ainsi. Lampe. Elle se sent comme un petit bébé lampe qui apprend à marcher et l’espace d’un instant, elle a l’impression que sa maman lampe la regarde avec beaucoup d’affections dans un coin de la pièce, ce qui est franchement très étrange et limite dérangeant. Pas qu’elle soit raciste des lampes, non ! Quelle idée. Les lampes ont elles aussi droit à leurs familles et sentiments et…

Cinq minutes enfermées dans ce bâtiment et elle devenait déjà folle. C’est bien parti, cette histoire.

Elle n’en voit que les jambes, mais la personne en bas de l’escalier semble être une fille –semble, on ne sait jamais, les apparences peuvent être très trompeuses et le résultat très gênant-, assez fine, assez petite à en croire la longueur de celles-ci, toutefois sous sa forme lampe, elle paraissait bien gigantesque. Alors ça, c’est la meilleure. Pour la première fois de sa vie (à part une ou deux fois quand elle était plus jeune et son père et la fois où elle avait rencontré ce mec absolument géant au supermarché) quelqu’un est plus grand qu’elle. C’est magnifique. Fantastique. Très stressant aussi. Elle se sent toute chose. Ok, elle est toute chose, shh. Elle n’est pas certaine de pouvoir lever la tête, incapable de savoir quelle genre de lampe elle est, bien qu’il lui semblait être plutôt le type bureau, un peu comme celle qui reposait sur le sien, l’attendant patiemment à la maison, toute seule… Nikephoros se promet d’être plus aimable avec elle et lui taper la discut’ dès qu’elle rentre à l’appartement.

« Je, euh... je crois bien, oui. »

Confirmation de soupçons. Elle est une lampe- possiblement, la personne ne semblait pas certaine- et son interlocutrice est bien au féminin, même si sa voix semblait un peu étrangler, il n’y a pas de doutes sur ce sujet.
La jeune fille choisit ce moment pour s’accroupir, donnant l’occasion Lamphoros de mettre un visage sur ses jambes et sa voix lorsqu’elle arrive enfin à sensiblement lever la tête. La lampe. L’ampoule. L’endroit où il y a l’ampoule. Peu importe. Elle espère ne pas l’aveugler trop. Oooh, mais c’est qu’elle a l’air toute mignonne en plus la petite ! Yeux verts –quelle chance !-, cheveux châtains, visage agréable, tout ce qu’il faut. Malheureusement, elle n’a pas l’air bien heureux. Pauvre chose ; Nike espère ne pas avoir éveillé de mauvais souvenirs concernant des lampes.

« Vous avez un nom, j'imagine ? Ne vous inquiétez pas, ça ne devrait pas durer. Normalement. Enfin, je pense. Vous n'avez pas mal ? »

Au moins, elle ne semble pas avoir envie de s’enfuir en courant malgré l’incongruité de la situation, ce qui la porte à penser que ce genre de choses est pratiquement banal dans le coin –et ne la rassure pas du tout. Elle espère ne jamais se transformer en armoire, ce serait franchement très embêtant. Ou encore pire. En toilette.
Nikephoros voudrait bien sourire à son interlocutrice ; au lieu de cela, elle a la vague impression que son ampoule se met à briller plus fort, ce qui la force à essayer de ne pas sourire afin de ne pas rendre momentanément aveugle sa si gentille hôte. Mine de rien, elle s’en voudrait toute sa vie.

« Ça arrive souvent ? Je veux dire, que des gens se transforment en lampe ? Parce que j’avoue que c’est ma première fois… Mais ça ne fait pas mal, non, c’est juste très, très étrange.»

Ne sourit pas, ne pense pas à sourire. Soit triste. Ah, non, pas triste, surtout pas triste. Soit neutre. Soit Pia face à un exercice d’anglais. Voilà, ça, c’est parfait. Sa lumière se terni un peu et la métisse pense qu’elle peut la contrôler, cette ampoule, si elle se concentre bien. En permanence. Malheureusement, elle n’est pas connue pour contrôler ses émotions, au contraire. Paix à l’âme des yeux de ceux qui la rende trop heureuse.

« J’ai un nom, oui ! Nikephoros Schnceberger, plus communément appelée Nike. Je me demande toujours pourquoi. Tu peux me tutoyer !»

Elle se rend soudain compte de son erreur fatale et laisse s’échapper un petit ‘oh !’ de surprise.

« Je suis désolée, je vous ai tutoyé sans même demander l’autorisation, c’est très impoli de ma part ! Excusez-moi. »

Bon, pour sa défense, elle vient de se transformer en lampe, elle a donc des circonstances atténuante, toutefois c’est toujours absolument impardonnables. Mais où sont ses manières ? Elle s’en mord les doigts. Le métal.

Peu importe.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Ven 27 Juin 2014 - 4:45

...

Ouch. Nikoleta ferma les yeux, momentanément aveuglée par la luminosité de la lampe qui jouait au yoyo. Les taches de couleurs dansèrent un court instant sur fond noir, le temps que la jeune femme se risque à rouvrir un œil : et le poser sur le socle de la lampe, endroit moins risqué que l'ampoule de cette dernière – et elle espérait que pour une fois, on ne lui reprocherait pas de ne pas regarder son interlocuteur dans les yeux. C'était une lampe, après tout, ahaha. Humaine et consciente, certes, mais... Nikoleta avait à nouveau la désagréable impression de prendre les meubles pour des personnes à part entière, réflexion qu'on lui avait faite sur un ton désagréablement moqueur la fois où on l'avait vu demander à un tapis de rester sage et de ne pas mordre. « c'est pas une chien, hein » ; Ben oui, évidemment que c'était pas un chien, mais quand on s'était retrouvé à paniquer dans des toilettes en compagnie d'un inconnu parce qu'une carpette cognait à la porte, on faisait moins le malin. Respiiiiire, tout va bien se passer. Cette lampe, elle savait que c'était une nouvelle pensionnaire. Elle l'avait vue, l'avait entendue, et pouvait parfaitement superposer le timbre de sa voix et celui dont s'exprimait la lampe. Identiques. C'était la même fille.
Je ne suis pas folle, songea Nikoleta en passant une main dans ses cheveux. C'est juste un pouvoir bizarre.

A priori.

« Ça arrive souvent ? Je veux dire, que des gens se transforment en lampe ? Parce que j’avoue que c’est ma première fois… Mais ça ne fait pas mal, non, c’est juste très, très étrange.»

La grecque hoche la tête, presque absente, tentant de traiter toutes les informations une par une. Sinon, bonjour la migraine et les gros imbroglios. Déjà, elle n'avait pas mal, et c'était plutôt bon signe : sans savoir (et sachant pertinemment qu'elle ne le saurait probablement jamais) ce que ça pouvait faire de passer d'être humain à lampe en un simple « pouf », elle devinait quand même que ça ne devait pas être exactement le paradis. Mais l'inconnue n'avait pas mal et... Ses sourcils se froncèrent soudain. Est-ce que ça arrivait souvent ? Trop hésitante, Nikoleta rata le coche et ne parvint pas à lui dire que de sa connaissance, personne n'avait encore croisé de lampe sautillant et jurant dans les couloirs. Elle avait bien entendu quelques histoires sur une armure vivante qui se serait promenée un moment dans les couloirs du pensionnat et avait elle-même croisé une boîte de légumes carnivore, mais...
Ce n'était pas la même chose. Pas tout à fait. Mon dieu, elle ne savait plus.

Quelle catastrophe ambulante elle faisait.

« J’ai un nom, oui ! Nikephoros Schnceberger, plus communément appelée Nike. Je me demande toujours pourquoi. Tu peux me tutoyer ! »

Nike...
Les excuses furent à « ça » de passer à la trappe. Elle les accepta sans même prendre la peine de les expliciter à voix haute (ça aurait été rudement pratique, pourtant), puisque les vous et les tu à n'en plus finir n'avaient pas beaucoup d'importance quand ils s'adressaient à elle. Quand c'était à son tour de choisir entre l'un ou l'autre elle s'en triturait les mains, mais ce n'était pas le problème, là tout de suite. Elle voulait bien comprendre pourquoi on l’appelait Nike : mais c'était dommage, parce qu'elle...

« Vous avez un prénom magnifique ! Euh, je veux dire, tu. Tu as un prénom, euh... grec. »

Nikoleta entendit son cœur l’applaudir à tout rompre, goguenard jusqu'aux artères. Bien joué, c'était sans le moindre doute la première chose qu'elle avait envie d'entendre ! Ce n'était pas comme si elle était coincée sous la forme d'une lampe, complètement perdue de surcroît dans une dimension parallèle dont elle n'avait pas l'air d'avoir tout saisi.

Il était temps de changer de tactique pour vite passer l'éponge sur cette maladresse.

« Moi c'est Nikoleta. Nikoleta Papadakis. Enchantée. »

Elle lui tendit la main et, se souvenant que les lampes n'avaient en général pas de doigts pour serrer la pince de leur propriétaire, la ramena contre elle en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Les joues rouges de confusion, elle se décida enfin à se montrer un peu plus utile.

« Ça va peut-être te paraître bizarre, mais même si je n'ai jamais vu d'autres personnes se transformer en lampe, c'est quand même, hm, comment dire... normal ? Enfin non, pas normal, mais ici, tout le monde a un pouvoir. Alors peut-être que le tiens, c'est de te... transformer en lampe ? »

Dieu, que ça faisait stupide énoncé ainsi ! Difficile de passer pour autre chose qu'une détraquée. Évidemment que ça allait lui paraître bizarre, elle avait le droit de la prendre pour une folle en son âme et conscience. Qui de sensé acquiescerait en demandant la direction jusqu'aux toilettes les plus proches ?
Un bref coup d’œil au panneau de liège et la jeune femme se mordait la lèvre inférieure. Avant de lui expliquer les détails, elle aurait peut-être dû lui servir les grandes lignes de l'histoire sur un plateau d'argent.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Dim 20 Juil 2014 - 23:06


Nikephoros faisait de son mieux pour ne pas paniquer, malheureusement plus le temps passait, plus l’angoisse de rester lampe à jamais la prenait – peut-être parce qu’elle était plus petite, mais son temps de paniquation (ça se dit, chut) était également plus court. Est-ce qu’elle resterait ainsi toute sa vie ? Est-ce que, si elle paniquait trop, son ampoule allait exploser et… Et si elle en mourrait ? Ce serait la mort la plus con du monde – après d’autres encore plus stupides, ça devait bien exister, tout de même.

« Son ampoule a explosé, je suis désolé. Nous n’avons rien pu faire. » Allez dire ça à ses parents vous. Ou à quiconque d’ailleurs. On dirait une réplique des Men In Black à ce niveau. Nikephoros ne veut pas finir comme ça.

Au moins sa lumière n’oscillait plus dangereusement entre le « je vais t’exploser les yeux » et « je vais t’anéantir le cerveau », c’était une bonne chose ; elle s’en voudrait d’avoir fait du mal à une si gentille demoiselle. Qu’elle avait tutoyé sans la moindre autorisation de manière absolument malpolie. Et si ça se trouve, cette demoiselle allait décréter qu’elle était dangereuse pour la société, sortir une hache et la détruire en un coup – en vue de l’état de son corps, ça ne serait pas très compliqué, elle imaginait. Si d’habitude elle peinait déjà pour garder tous ses os en bonne condition, elle ne doutait pas du destin de son corps lampe. Enfin, enfin Nike, ce n’est pas le moment pour avoir ce genre d’horribles pensées !
Elle s’était juste momentanément transformée en lampe, rien de catastrophique, ça arrivait probablement tous les jours dans le coin ahaha. Probablement. Elle avait tellement hâte de rencontrer ses camarades lampe pour parler de leur super transformation ! Peut-être qu’à leur façon, ils sauvaient le monde. Peut-être.

« Vous avez un prénom magnifique ! Euh, je veux dire, tu. Tu as un prénom, euh... grec. »

De surprise, sa lueur vacilla dangereusement. Elle ne s’attendait pas à… Bah à ça. Que la jeune fille déclare ainsi vivement sa flamme pour son prénom out of the blue ; généralement, on faisait plutôt la grimace à son entende, alors vraiment, c’était un changement considérable – pas qu’elle ne l’appréciait pas cependant. Nikephoros se sentit sourire et dû se mordre la lèvre – sérieusement, comment marchait ce truc ? – pour s’en arrêter. C’était agréable. Peut-être était-elle une fan des prénoms grecs ? Rare, mais…

« Moi c'est Nikoleta. Nikoleta Papadakis. Enchantée. »

Ah, ceci expliquait cela, probablement, quoi que la jeune fille semblait grecque de pied en cape, de ce fait son enthousiasme pour son prénom semblait… Assez démesuré. Ah mais, elle pouvait très bien ne pas vivre en Grèce, de la même manière qu’elle n’y vivait pas, et encore moins en Allemagne. Quant à savoir ce qu’elle pouvait bien venir faire en Suède elle... Est-ce qu’elle vivait là ? Etait-ce même toujours la Suède ? Nikephoros n’avait jamais vu personne se transformer en lampe dans son pays jusqu’ici. Ni en quoi que ce soit d’autre, par ailleurs, à moins de vraiment le vouloir, et encore, ça restait humanoïde. Elle… Elle était une lampe, de son pied jusqu’au bout de son ampoule, une petite lampe en plus, comme si ça ne suffisait pas.

Toujours mieux qu’être un lampadaire cela dit, s’aurait probablement été l’enfer pour se déplacer.

« Ça va peut-être te paraître bizarre, mais même si je n'ai jamais vu d'autres personnes se transformer en lampe, c'est quand même, hm, comment dire... normal ? Enfin non, pas normal, mais ici, tout le monde a un pouvoir. Alors peut-être que le tiens, c'est de te... transformer en lampe ? »

Nikoleta semblait embarrassée à son tour sans que la lampe ne puisse vraiment en saisir le raison. Ou angoissée. Pas forcément très à l’aise en tous les cas.
La métisse hocha la tête distraitement, constatant avec délice que sa propre tête bougeait, du genre, physiquement. Eum. Donc. Ici. Tout le monde avait des pouvoirs. Et elle, de tout ce qu’elle aurait pu obtenir de super cool, pouvait se transformer en lampe. Eh bien. Nikephoros se savait déjà peu chanceuse, mais à ce point, c’était une malédiction, de l’acharnement. Elle soupira, le cerveau débordant de questions face à la situation – n’était-ce pas normal, dans ces conditions ?

« Okay, okay, attend, donc, umh… Ici, c’est où ? Et on est beaucoup à avoir des pouvoirs ? Genre, tu en as un, toi aussi ? C’est quand même très… Spécial tout ça. »

Et pourtant elle ne pouvait qu’encaisser ; de toute évidence, ça n’avait rien d’une énorme plaisanterie puisqu’elle était vraiment devenue une lampe, de ce fait elle n’avait d’autres choix que d’y croire à ces, emh, pouvoirs.
Sur une note plus joyeuse, elle s’empressa d’ajouter :

« Oh, et tu es grecque ? Genre grecque de chez grecque, de Grèce ? Et... Merci du compliment, ton nom est très beau également! »

Non parce qu’on ne sait pas, on ne sait jamais. De nos jours tout le monde voyage et immigre et… Enfin, elle était bien placée pour s’y connaître sur ces choses. En tous les cas, Nikephoros devait avouer que c’était assez rassurant d’avoir cette petite demoiselle grecque à ses côtés ; on se sentait tout de suite comme à la maison.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 19 Aoû 2014 - 0:25

...

Allez Nikoleta, reprends ton souffle ; après avoir inspiré discrètement et rejeté toutes les mauvaises pensées qui lui taraudaient l'esprit (et ça en faisait, des inquiétudes et des idées noires), elle reposa les yeux sur la lampe et songea à elles, à leur situation, à ce qu'elle venait de lui dire, et elle se demandait tout à coup qui était la plus ridicule. La jeune fille changée en lampe de bureau parlante, ou celle qui avait gardé toute son intégrité physique mais lui débitait des âneries ? Elle avait beau se dire et se répéter que c'était l'exacte vérité et qu'elle n'aurait pas pu tourner autrement ses mots sans lui mentir, la pilule ne passait toujours pas. Et, coincée au milieu de sa gorge, elle lui donnait l'impression de suffoquer constamment.
En plus, elle ne pouvait même pas savoir ce que Nikephoros en pensait, à peine pouvait-elle interpréter ses mouvements comme un « oui » ou un « non ». Clac clac. Le silence qui suivit aurait pu être perplexe comme moqueur ; et Nikoleta aurait pu s'en inquiéter encore longtemps. Heureusement, la lampe s'exprimait sans la moindre touche de méchanceté et n'avait pas l'air de la prendre de haut (si ça pouvait toujours avoir un sens étant donné leur... bref). C'était normal de ne pas comprendre, c'était normal d'être inquiet – et même de ne pas croire. Après tout, c'était ce qu'elle avait fait en arrivant ; hocher la tête de droite à gauche, tout le temps. Non, non, non, je ne te crois pas. Non.

« Okay, okay, attend, donc, umh… Ici, c’est où ? Et on est beaucoup à avoir des pouvoirs ? Genre, tu en as un, toi aussi ? C’est quand même très… Spécial tout ça. »

Ce fut au tour de Nikoleta d’acquiescer, soulagée. Elle ne savait pas combien ils pouvaient être mais... pas mal, déjà. Elle regretta de n'avoir pas emporté sa boule à neige avant de se mettre une monumentale claque mentale : lui montrer quelque chose qu'elle venait de quitter et ne retrouverait plus jamais dès le début, ben tiens ! Quelle bonne idée ! Sans compter que la jeune femme ne maîtrisant pas les apparitions et ne pouvant même pas les voir elle-même, la neige pouvait tout aussi bien révéler le visage d'un proche décédé. Ça aurait été la pire gaffe à faire, elle ne connaissait rien de Nikephoros. Inutile de lui donner du chagrin en plus, ça allait être assez difficile comme ça.
Même si, avouons le, la jolie lampe avait l'air de savoir positiver et trouver un bon côté aux choses, même les plus farfelues, au contraire de Nikoleta.

« Oh, et tu es grecque ? Genre grecque de chez grecque, de Grèce ? Et... Merci du compliment, ton nom est très beau également! »

Au secours, au secours. Soudain gênée, Nikoleta laissa s'échapper un petit « merci » à peine audible, les joues rouges. Les compliments, ce n'était pas sa tasse de thé, en distribuer comme en recevoir ; mais elle l'avait vraiment pensé. Ce n'était pas courant, même chez elle, et ça avait une belle connotation. Décidée à jouer l'hôte polie et pas impressionnée pour un sou, elle prit son courage à deux mains pour dire, sur un ton bien plus calme et posé :

« Oui, Grecque de chez Grecque, j'habitais à Athènes avant de... d'atterrir ici. Et ici c'est, comment dire... Un manoir perdu dans le temps dans lequel nous sommes enfermés à jamais. C'est bizarre et je ne sais pas exactement comme ça marche, mais c'est ça. Dans les grandes lignes. »

Pour les détails techniques, Aarne aurait sûrement été une épaule plus solide sur laquelle s'appuyer, mais comment dire... tout le monde ne pouvait pas apprécier sa personnalité. Ou bien un ancien rôdé aux arrivées et aux coins et recoins du Pensionnat. Nikoleta se promit de trouver quelqu'un de cet acabit après avoir résolu le problème de la lampe.
Parce que quand même...

« On pourrait trouver quelqu'un pour mieux expliquer la situation, mais... sous cette forme, ça risque d'être difficile. »

Il n'y avait plus qu'à attendre qu'elle daigne retrouver son... son « plus du mètre quatre-vingt pour sûr » histoire d'arranger tout cette affaire. Quel manque de chance, quand même ! Se transformer à peine entrée... Nikoketa avait beau réfléchir aux causes, les possibilités étaient trop vastes pour qu'elle puisse en trouver une à son goût. Voilà qui méritait en tout cas investigation.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 14 Oct 2014 - 20:46


Ca faisait quand même très ‚film d’horreur low cost‘ tout ça.
 


Elle s’excuse de sa crudité aux créateurs du concept du « vous êtes à présent coincés dans un manoir probablement hanté, oh, et, transformé en lampe! », mais elle trouve la comparaison tout à fait valable. L’idée est assez amusante en soit; enfin, vraiment, qui penserait à donner comme pouvoir la transformation en lampe? C’est idiot, même pas impressionnant (ou alors dans un genre différent, du type « où est passée tout ce mètre quatre-vingt-dix de masse corporelle? ») et assez humiliant. Encore heureux qu’elle peut parler et bouger. 


Nikephoros s’imagine bien en tant que petite lampe figée en plein milieu du gigantesque hall avec une ampoule dont l’intensité oscille dangereusement. Quelqu’un l’aurait ramassé et là, surprise, re- transformation! Sur le papier, ça a l’air amusant; en pratique, ça l’est certainement beaucoup moins. Prière silencieuse à tous les dieux de ce bas monde que ce genre d’incident n’arrive jamais. 


En revanche, si elle pouvait se retransformer, ça, ce serait cool. Genre giga-méga-hyper-cool.


C’est assez angoissant d’être soudain plus petit que toute la population sur terre à part quelques animaux lorsque l’on est d’habitude l’une des plus grandes. Le regard que même la plus gentille des filles porte sur soi est quelque peu effrayant; elle se demande si Pia avait souvent eu la même sensation de menace. Inquiétant. 


Transformez-vous en lampe, life changing experiment. Mais une fois lui suffira. 


« Oui, Grecque de chez Grecque, j'habitais à Athènes avant de... d'atterrir ici. »


Ah ouaiiiis, ça c’est grave cool (comme le dirait Pia, et par extension, comme elle le dirait après l’avoir entendu tant d’années). Athènes, uh? Nikephoros n’y avait été qu’une fois ou deux, rapidement, sa famille étant quelque part paumé en Grèce. Sa mère n’était pas une fan de la capitale. Ou du pays tout court, à vrai dire. Triste destin pour la métisse, toutefois rien de traumatisant. 


« Et ici c'est, comment dire... Un manoir perdu dans le temps dans lequel nous sommes enfermés à jamais. C'est bizarre et je ne sais pas exactement comme ça marche, mais c'est ça. Dans les grandes lignes. »


Ca, c’est largement moins grave cool. C’est même totalement alarmant. Er, elle a un mariage dans genre, 2 mois, elle. A jamais, ça lui semble un chouilla trop long, voyez-vous. Nikephoros n’a pas exactement très envie de passer ses années de jeunesse et plus dans un vieux manoir pourri (même si, vraiment, il avait l’air plutôt potable dans les grandes lignes). Elle s’en rongerait les ongles si elle en avait eu sous la main, là. Sur la main. Sur la main qu’elle n’a pas. Terrible vie, décidément. 

Elle grimace, s’imagine qu’elle grimace. Enfin, certainement qu’elle grimace vraiment, sauf que sur son... Visage de lampe, ça ne se voit pas. La lumière oscille légèrement, seul indicateur visible de ses pauvres émotions. C’est déjà ça.


« On pourrait trouver quelqu'un pour mieux expliquer la situation, mais... sous cette forme, ça risque d'être difficile. »


Ouais. Sous cette forme, tout risque d’être difficile, du simple fait de grimper des marches ou de manger. Est-ce qu’il allait falloir la brancher? Ok. Okay non. L’image était... Obscène. Etrange et obscène. Elle n’a même pas de fil... Elle croit qu’elle n’a pas de fil.


En tous les cas, sans mentir, Nikephoros s’attend à se retransformer miraculeusement en humaine à l’annonce de son problème d’impracticité, comme par magie, joyeuse coincidence de film, mais rien ne se passe. Littéralement rien. Elle continue de fixer les jambes de la jeune grecque sans
que rien ne bouge dans sa structure. Etait-ce vraiment trop demander à la vie que de lui faire un petite fleur de temps à autre?


Vilaine, vilaine vie. Elle soupire, sautille un peu sur place, histoire de. Sautiller en soi-même est assez terrifiant. Genre, comment fait-elle? Elle n’a pas de corps ou de socle qui se plie, rien. Son socle se soulève et retombe au sol. Terrible. 


« J’ai l’impression que cette... Cette forme? Bref, me colle à la peau. »


Parce que c’est bien le moment de faire ce genre de jeux de mots bien, bien profondément pourris. Il ne fallait pas en attendre beaucoup d’elle, la fille qui se saoulait au jus d’orange. La jeune femme est désolée pour Nikoleta. La pauvre n’est pas gâtée; Nikephoros comprend, c’est dur d’être gentille, bien souvent.


« Et puis, je peux pas te demander de me porter, je veux dire, ce serait terrible si, par exemple, je pèse le même poids sous cette forme que sous celle -euh- normale. Je t’écraserai. Et tu aurait l’air... »


D’une idiote avec une lampe qui parle. Ce qui, en réalité, était déjà un peu le cas. Pauvre, pauvre fille. Nikephoros aurait apprécié l’avoir rencontrée dans d’autres circonstances; pas qu’elle n’était pas absolument ravie de la rencontrer, hein ! Mais en version humaine, s’aurait été mieux. Et en dehors de ce manoir. 


Elle retient un autre sourire désolé. 


« Ca ne te dérange pas d’attendre encore un peu avec moi? Le temps que je retrouve mes gambettes? »


Et dieu seul sait combien elle allait les vénérer après, ces pattes de poulet. Elle le promet.

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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Dim 4 Jan 2015 - 4:26

...

Nikoleta surveillait la luminosité de Nikephoros avec une attention presque maniaque et une insistance qui, en d'autres circonstances, aurait pu paraître complètement flippante ; seulement voilà, l'ampoule au milieu de la petite tête en ferraille était le seul indicateur qu'elle possédait des émotions et réactions de la jeune femme qui, sans ça, avait la poker face parfaite. Logique, songea la grecque en se trouvant pour la énième complètement stupide, une lampe n'a ni yeux, ni bouche, ni nez, une lampe ne peut pas faire la grimace ni transpirer et une lampe ne se trahit pas en détournant un peu trop vite le regard. En bref, une lampe n'est pas vivante et difficile, de ce fait, de savoir ce qu'elle peut ressentir (puisqu'elle n'est pas censée ressentir quoi que ce soit pour commencer).
Seigneur, cette histoire allait la rendre folle. Allez, inspire, arrête de penser à tout ça et contente toi d'aider la pauvre arrivante qui ne doit rien y comprendre.

Même si Nikoleta n'y comprenait pas grand chose non plus. Le manoir avait une drôle de façon de souhaiter la bienvenue à ses résidents.

« J’ai l’impression que cette... Cette forme? Bref, me colle à la peau. »


Ahaha, ça, c'était sûr. Nikoleta la fixa intensément tout en sachant pertinemment que ça ne risquait pas de la ramener à son état d'origine ; si le pouvoir ne s'achevait pas au bout d'un décompte, il fallait peut-être un environnement particulier pour lui rendre ses longues jambes, ou prononcer une phrase magique comme « abracadalampe » – peut-être même qu'il fallait que Nike éternue ou se mette à chanter l'hymne national de son pays, elle n'en savait rien ! Le nombre de possibilités, pharamineux, donnait le vertige à la jeune femme.
Il n'y avait plus qu'à espérer et croiser vingt fois les doigts pour que l'effet, temporaire, se compte en minutes et non en heures ou (pire!) en jours.

« Et puis, je peux pas te demander de me porter, je veux dire, ce serait terrible si, par exemple, je pèse le même poids sous cette forme que sous celle -euh- normale. Je t’écraserai. Et tu aurait l’air... »



En effet, Nikoleta n'y avait pas pensé. Sa bouche pincée et son regard curieux la trahirent sur l'instant ; heureusement pour elle, Nikephoros reprit bien vite la parole, empêchant son interlocutrice de tendre les bras pour vérifier que la lampe n'avait pas été coulée dans du plomb ou du béton. Puis, mine de rien, elle aurait eu l'air chouette si la jeune femme ensorcelée avait repris son apparence dans ses bras ! Os fins et muscles inexistants, Nikoleta n'était pas franchement prête à porter une grande fille de plus d'un mètre quatre-vingt à une seule main. Elle avait beau se dire que sa taille avait peut-être été le fruit d'une belle illusion d'optique, elle se préparait mentalement à devoir lever les yeux et se tordre le cou une fois les effets du pouvoir estompés. Elle qui n'avait jamais été particulièrement complexée par son mètre soixante raté, en face d'une fille taille mannequin, la différence la faisait grimacer.

Mais on est jamais content, de toute façon, pensa-t-elle en s'autorisant un bref soupir. Quant à ses muscles, il était temps qu'elle reprenne le foot.

« Pas de problème, fit-elle avec un sourire, tout en s'asseyant au sol pour ne pas trop tirer sur ses pauvres jambes, je ne suis pas pressée, de toute façon. »

Difficile d'être pressée dans un endroit où le mot « obligation » ne revêtait que le sens qu'on voulait bien lui donner. Pas de repas à faire, pas de boulot auquel se rendre, pas d'études, pas de famille, rien. Juste des amis et du temps à faire passer comme on le pouvait. Cette constatation faite, Nikoleta perdit un peu de sa joie de vivre – qu'elle n'irradiait pas vraiment depuis le début, à vrai dire. Elle aurait aimé prendre les choses aussi bien que Nikephoros, mais ça ne venait pas.

Encore nerveuse, elle ajusta les pans de son pull.

« Enfin, c'est triste, mais je ne suis pas très douée pour faire la conversation », lui avoua-t-elle, sentant ses joues s'enflammer sur la seconde. Elle se demandait comment elles avaient pu ne pas fondre, depuis le temps.
Nikoleta persistait à croire que comme premier contact au Pensionnat, elle ne faisait pas l'unanimité. Timide, pas vraiment volubile, et incapable d'aligner deux phrases sans bégayer comme une imbécile.

La dernière fois aussi, pensa-t-elle en jetant un œil au parquet depuis longtemps réparé, elle n'en avait pas mené large.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Lun 26 Jan 2015 - 21:07


Cela faisait à peine quelques minutes, et déjà Nikephoros se sentait à l’aise avec la petite grecque. Appelez ça de la camaraderie si vous voulez, mais elle avait un peu l’impression d’être à la maison avec elle. Et plus que cela, au delà de leurs origines similaires, de la patrie qu’elle n’avait pas connu, il y avait quelque chose dans Nikoleta qui la rendait accessible et sympathique à ses yeux. 

Peut-être qu’être une lampe un petit moment n’était pas une si mauvaise idée pour faire connaissance; minus les regards impressionnés par sa stature et les « t’es super grande my gosh », elle se sentait un peu mieux. Sans doute avait-elle l’air franchement plus accessible aussi sous cette forme. Etrange à dire, mais être une lampe rendait la discussion nettement plus simple qu’être une géante. Au moins, elle avait autre chose à demander que pardon.

La jeune fille n’était pas très grande, relativement timide à ce qu’il semblait, et sa voix était très douce, rassurante quoi qu’un peu angoissée, elle pouvait le sentir. Si l’on ne parlait pas de taille, Nike s’y retrouvait un peu dans cette fille, juste un peu, mais c’était suffisant pour lui inspirer confiance. Et puis, si déjà elle se méfiait de la toute première personne qu’elle rencontrait ici et qui en plus l’aidait, elle n’était pas sortie de l’auberge comme on dit.

De toute manière, Nikoleta semblait tout sauf brusque ou mauvaise.

« Pas de problème, je ne suis pas pressée, de toute façon. »

Nikephoros se rata de manière spectaculaire à se restreindre. Elle lui adressa un large sourire qu’elle dirigea immédiatement sur la droite, histoire de ne pas rendre sa nouvelle amie aveugle à vie - ce serait triste, dès leur première rencontre, tout de même, sans parler qu’elle ne se le pardonnerait jamais. Enfin, elle n’avait jamais entendu parler de quelqu’un étant devenue aveugle à cause d’une lampe trop brillante dans les yeux, toutefois il y a malheureusement un début à tout et la métisse espérait ne pas être le début de cette mauvaise histoire. Ca ferait une sacré anecdote à raconter plus tard aux enfants, ça c’était certain, mais… Bref. Pas d’aveuglement, que ce soit de manière permanent ou de courte durée.

« Enfin, c'est triste, mais je ne suis pas très douée pour faire la conversation »

Nikoleta s’était assise sur les marches, et de ce que Nikephoros pouvait distinguer, elle n’avait pas l’air tout à fait à l’aise, à son grand regret. Elle espérait que ça n’était pas de sa faute, mon dieu. Elle ne se le pardonnerait pas non plus. Elle se savait relativement peu intéressante, alors forcément, lui faire la conversation était probablement une épreuve. Pauvre fille, elle l’accablait tant.

La lampe sautilla sur place un instant comme pour témoigner de sa panique, la lumière clignotant presque dangereusement.

« Oh, non, non, ne vous en faites pas pour ça! Je ne suis pas très douée pour ça non plus. »

Désastreuse même, la plupart du temps. Pia parlait beaucoup alors elle avait rarement le problème de trouver un sujet de conversation. Et avec les autres c’était… Il y avait toujours quelque chose qui les reliaient plus ou moins, quelque chose en commun dont ils pouvaient parler, alors…

Oh mais. Ils avaient bien quelque chose en commun, quelle idiote.

« Ummh, euh… Si ça n’est pas trop indiscret, est-ce que tu pourrais, genre, me dire comme c’est à Athènes? J’y ai rarement mis les pieds alors…Ou comment tu es arrivée là? Ou les deux. Les deux c’est bien. SI tu le veux bien, hein. »

Elle n’allait pas non plus la forcer à lui faire la conversation si, par exemple, elle la mettait mal à l’aise. En même temps, elle comprenait que faire la conversation à une lampe pouvait être assez traumatisant dans un sens, alors…

Elle voudrait quand même bien savoir ce que c’était de vivre en Grèce; sa mère était souvent vague à se propos. Et puis, savoir sa propre expérience avec le manoir serait sympa aussi, juste pour relativiser au moins. Elle ne pouvait pas être la seule avec une arrivée aussi… Random.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 26 Mai 2015 - 0:37

...

Nikoleta aurait presque aimé avoir un livre à lampes sous la main ; pas sûr que ça l'aurait aidé pour autre chose que changer l'ampoule sans s’électrocuter, mais elle peinait à mettre un sentiment sur les gesticulations de Nikephoros – et par-là, comprenez qu'elle avait peur de ne pas pouvoir comprendre qu'elle l’ennuyait, la rendait triste, la mettait en colère... Les doigts serrés sur les bords de son pull, elle la fixa sautiller sur place et clignoter de manière épileptique, trop occupée à se demander si elle l'avait vexée pour se montrer raisonnable ou lucide. Elle aurait pu se dire : « Nikoleta, arrête de penser que ta présence est indésirable » ou « tout ne tourne pas autour de toi ». Seulement voilà...

« Oh, non, non, ne vous en faites pas pour ça! Je ne suis pas très douée pour ça non plus. »

C'était plus dur qu'il n'y paraissait, beaucoup plus dur.
Soulagée, la jeune femme s'autorisa un petit soupir pour relâcher la pression, contente quelque part de ne pas être seule dans cette galère. Nikephoros n'allait pas lui reprocher ses bégaiements et ses réponses un peu à côté de la plaque, n'est-ce pas ? Maintenant concentrée sur le socle de la lampe, elle fit de son mieux pour se détendre et avoir l'air moins angoissée. Inutile de lui déballer sa vie et ses problèmes, elle avait bien plus important à se préoccuper pour l'instant ; s'adapter au Pensionnat Interdit, ce n'était pas une partie de plaisir. Inspire, expire. Les couloirs lui faisaient encore perdre le sens de l'orientation, de temps à autre.
Cet endroit était plus grand qu'il n'en avait l'air, et les trompe-l’œil étaient légion. Difficile de se fier uniquement à sa mémoire.

« Ummh, euh… Si ça n’est pas trop indiscret, est-ce que tu pourrais, genre, me dire comme c’est à Athènes? J’y ai rarement mis les pieds alors…Ou comment tu es arrivée là? Ou les deux. Les deux c’est bien. SI tu le veux bien, hein. »

Ah ! Elle redressa la tête, cherchant bêtement à accrocher les yeux inexistants de sa compagne avant de se rabattre sur l'ampoule. Ses doigts se démêlèrent et elle fit mine de réfléchir, perdue dans une foule de souvenirs dont elle tentait en vain de trier l'utile et le superflu. C'était encore dur de se dire que la vie continuait sans elle de l'autre côté – mais peu à peu, la douleur s'atténuait, et qu'elle puisse un jour se moquer de revenir ou rester lui faisait cruellement peur. Histoire de ne pas hyperventiler sur place et inquiéter Nikephoros, remplie de bonnes intentions, elle se concentra sur les paysages à l'aquarelle de son pays natal. Certains détails, toujours aussi vifs, paraissaient dater d'hier. Mais que dire d'intéressant à une presque étrangère ?

« Eh bien... C'est très grand, et très agité, comme toutes les grandes villes, j'imagine. C'est aussi très touristique et très bruyant mais comme j'ai vécu là toute ma vie, je ne m'en rendais plus du tout compte. Je n'ai jamais voyagé à l'étranger alors je ne peux pas comparer, mais... »

Elle lui offrit un petit sourire qui avait tout de nostalgique :

« Je ne me voyais pas vivre ailleurs, de toute façon. Quant à mon entrée, hmm... Je voulais acheter quelques trucs à l'épicerie pour l'anniversaire de mon frère et je. Suis restée coincée. Pour tout te dire, je n'ai pas très bien compris ce qui m'arrivait, sur le coup. »

Sans rire. Là, seule au milieu du hall, maquillée comme pour un gala sans personne pour la complimenter. Elle aurait bien aimé avoir quelqu'un à ses côtés, surtout si elle s'était tout à coup changée en lampe dotée de la parole. Heureusement, rien de tel n'était arrivé.
Elle repensa à sa boule à neige et sa propension à afficher des souvenirs douloureux à la moindre occasion. Lequel était le pire ?

« Et toi ? Comment tu es entrée ? Si ce n'est pas trop indiscret... Oh, euh, si tu ne vivais pas en Grèce, où est-ce que tu vivais ? »

Son nom de famille ne faisait pas Grec du tout, et malgré tous les étrangers qu'elle avait croisé au cours de sa vie, impossible d'y coller une quelconque nationalité. Plutôt un pays d'Europe de l'Ouest ? Centrale ? Non, ça ne faisait pas russe du tout.
Quelle chance d'avoir deux cultures à portée de mains, tout de même.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 2 Juin 2015 - 21:51

Nikephoros semblait avoir mis le doigt sur le bon sujet, ce qui était un soulagement. Sa petite camarade, bien que toujours quelque peu tendue, avait l’air plutôt intéressée ou du moins relativement à l’aise avec le sujet. Ouf, ça aurait été terrible si, par hasard, parler de son pays avait été un sujet périlleux. Si elles étaient vraiment enfermés dans ce pensionnat pendant un long moment, ça aurait pu. Elle ne savait pas depuis combien de temps exactement Nikoleta était ici, mais si ça avait été elle, penser à la Suède lui aurait foutu un sacré coup dans le moral. 
Heureusement, la jeune fille ne fondit pas en larme sous ses yeux, malgré la nostalgie évidente qui  habitait son sourire.

« Eh bien... C'est très grand, et très agité, comme toutes les grandes villes, j'imagine. C'est aussi très touristique et très bruyant mais comme j'ai vécu là toute ma vie, je ne m'en rendais plus du tout compte. Je n'ai jamais voyagé à l'étranger alors je ne peux pas comparer, mais...Je ne me voyais pas vivre ailleurs, de toute façon. »

Touristique, très bruyant… Oui, c’était bien l’idée qu’elle en avait eu lors de ses rares visites avec sa mère. Elle lui avait souvent dit que c’était exactement ce qu’elle détestait dans son pays; c’était amusant d’une certaine manière, de rencontrer quelqu’un qui ne se voyait ailleurs. Enfin, Nikephoros n’était pas certaine que comparer sa mère à qui que ce soit d’autre soit vraiment productif. Elle et son père étaient des cas… Spéciaux.

« Quant à mon entrée, hmm... Je voulais acheter quelques trucs à l'épicerie pour l'anniversaire de mon frère et je. Suis restée coincée. Pour tout te dire, je n'ai pas très bien compris ce qui m'arrivait, sur le coup. »

Ah. Ca, c’était bien con. Quoi qu’elle pouvait parler, elle et son téléphone. Honnêtement, elle ne réalisait pas tout à fait ce qu’il lui arrivait, donc bon. Elle se sentait probablement comme Nikoleta lorsqu’elle était arrivée. En version lampe, pour bien faire. Peu importe combien de temps elle y pensait, c’était franchement ridicule.
Bon, au moins elle avait appris une chose sur sa nouvelle amie: elle avait un frère. Elle se décida à éviter le sujet de la famille pour l’instant, histoire de tâter le terrain. Si Athènes semblait être encore acceptable, elle n’était pas certaine pour la famille. Si elle en reparlait, peut-être… Enfin, ça ne la concernait pas, hein. Simple curiosité. Vilain défaut de création, si vous voulez son avis.

« Et toi ? Comment tu es entrée ? Si ce n'est pas trop indiscret... Oh, euh, si tu ne vivais pas en Grèce, où est-ce que tu vivais ? »

Forcément, retour à l’envoyeur. Elle aurait voulu sourire de toutes ses dents avec Nikoleta et lui offrir son air le plus idiot en réserve, malheureusement elle réussit seulement à éblouir à nouveau la pauvre fille qui s’en prenait plein la figure aujourd’hui. Pas de chance, elle était tombée sur la première lampe humaine avec aucun contrôle sur ses émotions. La grecque avait certainement vu de plus beaux jours.
Mais la métisse aussi.

« Ummmh… J’étais au téléphone? C’était destiné à Pia - ma meilleure amie-, du coup j’ai voulu lui passer le téléphone, donc j’ai été dans sa chambre et? Je sais pas. Je me suis retrouvée ici avec le téléphone qui me beepait désagréablement dans les oreilles. »

Elle grimaça. Pas une très bonne expérience. Qu’est-ce qui allait arriver au mariage de Pia? Et si elle le manquait? Nikephoros s’imagina froncer les sourcils, soudainement attristée. Ce serait terrible. Horrible. Ugh. Mais ça n’allait pas arriver, bien sûr. Elle allait sortir et tout ira bien! Probablement.

Elle ne devait pas penser à ça maintenant.

« Je vis en Suède! C’est plutôt cool, tu devrais venir y faire un tour. »

Quand elles y retourneront, dans leur monde.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 15 Sep 2015 - 14:19

...

Yeux légèrement plissés pour éviter de devoir longer les murs à l'avenir (qui pouvait s'avérer long dans cet endroit), Nikoleta offrit à Nikephoros sa plus belle expression désolée – celle qui marchait mille fois mieux que ses balbutiements d'élève de CP en plein exposé oral. Autre point commun : l'entrée avait été plutôt brutale et inattendue. Qu'on arrive habillée comme pour un bal, telle une Cendrillon ratée, ou le téléphone à la main et la bouche en « o » incrédule, l'effet restait le même ; ça filait la chair de poule et l'angoisse, une fois l'hébétude de départ dissipée. Nikoleta en connaissait qui avaient voulu visiter un manoir abandonné et inconnu, d'autres qui avaient simplement voulu prendre une douche et s'étaient retrouvés sur la moquette poussiéreuse du grand hall d'entrée que sur le carrelage froid de leur salle de bain. Pour sa part, oublier l'effet que les dorures lui avaient fait à son arrivée tenait de l'impossible : même dans une autre vie, elle en était persuadée, le sentiment resterait. Elle en connaissait une qui, si elle sortait, allait passer sa vie à éviter les boutiques d'antiquités et les vieux châteaux.

Nikoleta se désola – cette fois pour elle-même. Si elle avait pu montrer plus de compassion envers Nikephoros, celle-ci ce serait peut-être sentie mieux. Pensée purement paranoïaque car elle ne savait toujours pas interpréter les dangereuses variations de lumière qui venaient lui agresser la rétine toutes les secondes.

« Je vis en Suède! C’est plutôt cool, tu devrais venir y faire un tour. »

Où avait pu atterrir le téléphone, d'ailleurs ?
La jeune femme mit ses cours de Géographie à profit pour localiser presque instantanément ledit pays sur sa mappemonde mentale, un des trois tout en longueur qui se situaient tout en haut de la carte – loin, très loin de sa Grèce natale. Nikoleta s'imaginait mal partir tout là-bas pour ne jamais revenir, mais elle ne connaissait ni la famille de son interlocutrice ni son histoire, aussi fit-elle de son mieux pour n'apposer aucun jugement de valeur. De nos jours, on voyage de plus en plus, songea-t-elle, ce n'est pas rare de croiser des gens de divers horizons un peu partout. Elle songea à Maria et sa « moitié anglaise » dont elle était si fière et se trouva stupide. Tout le monde n'était pas comme elle, si fermement accrochée à la terre qui l'avait vue naître.
Tu parles d'un dépaysement. Elle leva les yeux au lustre puis se fit la réflexion fort intelligente que Nikephoros vivait dans le pays voisin à celui de Aarne. Si elle ne se trompait pas, la Finlande et la Suède étaient côte-à-côté, et la Norvège bordait le côté gauche.

« J'adorerais, répondit-elle avec un sourire sincère, ça doit beaucoup changer de ce que je connais. Niveau langue, paysage... J'ai dû mal à imaginer. Je connais un Finlandais, ici, et une Norvégienne aussi. »

Mais de Grecs, elle n'en avait pas encore croisé. Ça ne la dérangeait pas vraiment ; ce qui pouvait éviter de lui rappeler un quotidien qu'elle avait peut-être à jamais perdu était le bienvenue.
Pensée totalement absurde puisqu'un nom aux consonances familières suffisait à faire naître en elle un fort sentiment d'appartenance. Comme si la nationalité pouvait compter, dans un manoir rempli d'extraterrestres en tous genres !
Curieuse, elle lorgna l'ampoule et la structure métallique de Nikephoros.

« Je pense que ça devrait bientôt s'arrêter, ne t'en fais pas. »

Alors qu'elle n'en avait pas la moindre idée ni le plus petit indice pour l'appuyer. Mais comme on dit, un petit mensonge ne faisait jamais de mal.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mer 25 Nov 2015 - 17:07


La Suède lui manquait déjà.

Si ce qu’elle avait compris de l’endroit se révélait être vrai, son pays allait beaucoup, beaucoup lui manquer. Le pays et ses habitants. Mais ! Il faut être positif dans la vie ! Peut-être qu’elle s’y plaira beaucoup ici, et qu’elle ne verra même pas le temps passer, et puis boom, on les libérera ! Autant de personne ne pouvaient pas juste avoir disparu de la terre sans que l’on ne s’en aperçoive, c’était ridicule. Quoi qu’elle avait vu et entendu des trucs à vous glacer le sang et… Et elle devait arrêter de penser à ça.

Elle devait plutôt se concentrer pour ne pas éblouir sa sauveteuse, puisque c’était très malpoli et très ressemblant à une interrogation policière de foutre ainsi de la lumière dans les yeux de l’autre. Heureusement, Nikoleta semblait très patiente et peu préposée aux colères soudaines. Nikephoros l’aimait déjà, cette petite. Enfin, petite ; difficile de se rendre compte de la taille de quelqu’un lorsque l’on mesure approximativement 30 à 40 centimètres de haut, quoi qu’en général, n’importe quelle fille était ‘petite’ à ses yeux de géante attitrée. Elle faillit soupirer, se sentant déjà épuisée par cette transformation intempestive qui lui retournait la tête dans tous les sens. Elle faisait déjà cela assez bien, merci beaucoup.

« J'adorerais, ça doit beaucoup changer de ce que je connais. Niveau langue, paysage... J'ai dû mal à imaginer. Je connais un Finlandais, ici, et une Norvégienne aussi. »


Se sentant sourire, Nike-lampe baissa immédiatement son ampoule qui se mit à illuminer de plus bel les pieds de sa camarade. D’autres nordiques ! Ça ne pouvait être qu’amusant ! Elle avait déjà fait un tour dans les deux pays – avoir des parents voyageurs, ça aide dans la vie- et, bien sûr, elle avait adoré. Elle connaissait quelques mots de leurs langues, bien qu’elle s’emmêlait bien trop souvent entre les langues et qu’elle avait peur d’insulter l’un ou l’autre par accident.
Gentiment, Nikoleta lui répéta à nouveau qu’elle devrait bientôt retourner à son état normal. Normalement. Ou bien peut-être qu’elle allait passer le reste de sa vie à pourrir sur une table de chevet, à mourir lentement jusqu’à ce qu’on lui revisse une nouvelle ampoule et… Oh mon dieu, les lampes de chevets connaissaient un si triste destin, oh mon dieu. Elle allait devoir monter un comité de soutien pour les lampes de chevet, cela ne pouvait plus durer plus longtemps. Toutes devaient savoir à quel point l’on apprécie leur travail et efficacité et combien on les aime. Toutes.

Avec un peu de chance, Nikoleta voudra bien la rejoi-…

Le changement est violent, vraiment. D’un instant, elle passe de 30 centimètres à 190 centimètres et on ne se rend pas compte à quel point il est dur d’avoir des bras et des jambes.

Nikephoros resta planté là, bouche bée, le cul par terre et les jambes en désordre pendant au moins dix secondes avant de comprendre que quelque chose de miraculeux venait de se passer et qu’elle ne s’imaginait pas des jambes comme l’on imagine des membres fantôme à leur perte. Un large sourire s’étendit d’oreille en oreille sur son visage tandis qu’elle relevait la tête pour dévisager la grecque, qu’elle pouvait dès à présent qualifier de petite sans remords.

« Oh mon dieu, Nikoleta. On doit faire un comité de soutien des lampes de chevet. »


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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Mar 29 Nov 2016 - 22:46

...

Nikoleta poussa le plus long et strident hurlement de toute sa vie.
Ou peut-être le second, voire même le troisième – il fut douloureux à ses propres oreilles quoiqu'il en soit. Les mains crispées contre le tissu du pull, au niveau de son cœur, comme si elles avaient pu en arrêter les battements effrénés, la jeune femme fixait son interlocutrice désormais pourvue d'yeux, de jambes, et de tout ce qui constitue un être humain dans les normes ; sans structure métallique ni ampoule aveuglante. Son sourire avait quelque chose d'un néon de bonne humeur, mais Nikoleta pouvait enfin le regarder sans risquer de s'abîmer la rétine.

Car, écarquillés comme deux boules de billard, ses yeux n'auraient pas fait long feu.

« Oh mon dieu, Nikoleta. On doit faire un comité de soutien des lampes de chevet. »

L'absurde de la déclaration passa sans soucis de sa gorge à son estomac après le coup de la transformation en accessoire de salon. Faire la discussion à une lampe qui sautillait et scintillait était de toute évidence bien plus traumatisant ; encore abasourdie, elle se sentit acquiescer sans y penser.

« Oui, je. Ce serait une bonne idée. »

Elle n'allait plus pouvoir en toucher une seule sans avoir l'impression de palper un pensionnaire malchanceux. Sa vie allait devenir un enfer – elle qui n'était déjà pas bien lumineuse...
Nikoleta se promit dans un souffle de bannir le champ lexical de la lumière, des lampes, des ampoules, et de vivre dans le noir au besoin. Le soleil ferait le reste.
Mais quand même, ça en faisait, des mètres de jambes.

« Ça... Ça va ? (elle secoua la tête pour se reprendre, tendant une main vers sa pauvre amie encore avachie) Tu ne t'es pas fait mal ? »

Toute expérience différente de la sienne la pétrissait de doutes. Se transformer ne faisait pas mal, oui, mais se retransformer ? Avait-elle gardé des séquelles des quelques minutes passées sous la forme d'une lampe de chevet ? Allait-elle pouvoir se servir de ses jambes ou allait-elle sautiller par réflexe ? Fatiguée, Nikoleta s'efforça de mettre son cerveau en pause, sans y parvenir tout à fait. La peur la taraudait toujours. Comment le manoir choisissait-il les pouvoirs de ses pensionnaires ?
S'il y avait une grande roue et que la sélection était aléatoire, Nikephoros avait remporté le gros lot.

Au moins, elle n'allait pas avoir à la prendre sous son bras et craindre qu'à chaque instant elle ne s'écroule sur ses petits os fragiles. La scène aurait été comique pour les autres, humiliante pour Nikephoros, et sacrément douloureuse pour elle.

Pensive, elle songea à appeler Aarne à la rescousse ; un reste de nausée l'en dissuada.
Elle n'allait pas pouvoir fuir pour toujours, mais la pauvrette qui venait de rentrer lui donnait une excuse toute faite pour ne plus y penser.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   Sam 8 Avr 2017 - 20:49


Retrouver ses jambes, beaucoup trop longues de toute manière, était une sensation étrange. Elle se sentait à la fois soulagée et incroyablement embarrassée. Au final, être une lampe n'était pas une expérience aussi traumatisante et déplaisante qu'elle l'aurait initialement cru. Bon, cela ne signifiait pas nécessairement qu'elle avait immédiatement envie de redevenir une lampe. Elle devait avouer que ça n'était pas très pratique.

« Oui, je. Ce serait une bonne idée. »


Nikephoros lui adressa un large sourire, se rendant soudain compte que, au même titre qu'elle même, Nikoleta devait être choquée par ce soudain changement d'apparence, surtout que, Nike le savait, elle était… Quelque chose. On ne rencontrait pas tous les jours une fille aussi grande, elle en avait conscience.

« Ça... Ça va ? Tu ne t'es pas fait mal ? »


Elle prit la main qui lui était si gracieusement offerte, se redressant facilement, pliant soigneusement ses jambes sous elle, ne se sentant pas, pour l'instant, la force de se relever. Si elle se relevait pour s'écrouler de plus belle, ça n'aurait pas été très productif, et elle risquait d'entraîner Nikoleta dans sa chute. Sans vouloir se vanter, maintenant qu'elle voyait bien en perspective, elle devait avoir peut-être 20-25 centimètres de plus qu'elle, et probablement juste autant de kilos. Elle avait l'air si petit et maigrelette… Nikephoros s'en voudrait de lui faire du mal, même par accident, et surtout qu'elle avait été si gentille avec elle. Enfin, même si elle ne l'avait pas été, hein, elle n'aimait faire de mal à personne, Nike. Ses amis s'en amusait, souvent. Elle se demandait ce qu'ils pouvaient bien faire, en ce moment même. Est-ce qu'ils s'inquiétaient? Elle espérait que non.

"Non, non, ça va," répondit-elle avec un pouce en l'air qui se voulait rassurant.

Aucune douleur n'avait pointé son nez malgré la magistrale transformation, et Nikephoros en était bien heureuse. S'aurait été un comble, si en plus d'être aussi dramatique, sa transformation lui avait fait mal… En tous les cas, elle était heureuse de ne plus éblouir son interlocutrice à chaque sourire. S'aurait été ennuyeux que cela dure, d'autant plus qu'elle comptait bien apprendre à la connaître mieux, cette petite Nikoleta.

"C'est bien plus impressionnant que ça n'est autre chose, honnêtement. Et potentiellement handicapant. Désolée de la frayeur, j'imagine?"

Elle grimaça à l'idée de se changer en lampe en plein milieu d'une douche. Vu qu'elle ne semblait pas fonctionner à l'électricité, personne ne serait électrocuté, mais sait-on jamais. De toute manière, trouver une lampe dans une douche, ça aurait fait flippé n'importe qui, elle la première. Et si elle se retrouvait coincé dans une pièce? Et si s'avait été un très gros rêve et qu'elle avait beaucoup d'imagination? C'était une hypothèse, mais franchement, Nikephoros doutait avoir une imagination aussi développée, sinon elle aurait déjà écrit des romans.
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MessageSujet: Re: Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]   

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Soudoyer les portes 101 [Nikoleta]

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