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 Chrissy, un chaton dans le noir d'une nuit glaciale

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Pensionnaire
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Féminin Pseudo Hors-RP : Phantomaël
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• Age : 20
• Pouvoir : Hallucinations violentes
• AEA : Une petite souris noire appelée Gally
• Petit(e) ami(e) : Tu veux des cacahuètes ?

RP en cours : Tu aimes les pelotes de laine ?

Messages : 43
Inscrit le : 17/05/2014

MessageSujet: Chrissy, un chaton dans le noir d'une nuit glaciale   Sam 17 Mai 2014 - 20:26



Chrissy


*nom – Pour avoir un nom, il faut avoir une importance.
*prénom – Chrissy
*age – 16 ans
*né(e) le – 8 novembre
?

Pouvoir
Je ne sais trop s'il s'agit d'un pouvoir ou d'une malédiction, tout ce que je sais c'est que cet oeil que ma naïveté a plongé dans une douloureuse fontaine de sang et que je cache aux yeux du monde ne semble plus voir ce que la réalité lui propose.

Appelez ça des visions, des hallucinations, tout ce que je sais c'est qu'il s'agit de quelque chose d'incontrôlable. Au beau milieu du jour ou de la nuit, où que je sois, quoique je fasse, la brûlure peut revenir, plus lancinante encore que dans mon souvenir. Il ne me reste alors que le choix de me laisser aller à cette longue agonie jusqu'à ce qu'il ne me soit plus possible de la supporter. Je libère alors mon oeil de ce cache noir qui le recouvre pour apercevoir une autre réalité, des images souvent terrifiantes, qui s'inspirent de ce que j'ai sous les yeux, de mes souvenirs ou simplement de ce que mon subconscient choisi de m'imposer, et que j'aimerais plus que tout sortir de ma tête.

Ce que je vois ? Le sang, la mort, je me vois bourreau sanguinaire assoiffée de vengeance. Est-ce qu'il s'agit de prémonition ? Je ne le sais pas, rien de ce que j'ai vu ne s'est jamais produit, malgré ces pulsions qui accompagnent mes visions, jamais je n'ai fait le mal que je me vois faire dans ces flash insupportables, mais j'avoue que ce monstre que semble renfermer mon cache est par dessus tout ma plus grande peur. Pour y résister, je me cache, je m'isole, j'attends que la douleur passe, que la colère s'évanouisse pour me laisser seule avec mes larmes.

Alter Ego Astral
Je peine à me souvenir de notre première rencontre, je ne sais pas même si elle a un jour existé ou si elle n'a toujours été que le fruit de mon imagination bercée de solitude. Tout ce que je sais, c'est que cette petite souris noire au regard brillant que j'ai appelée Gally a quelque chose d'apaisant, de rassurant. Peut-être parce que sa fragilité me conforte dans l'idée que je ne suis pas un monstre ? J'ai beau avoir une apparence en partie féline, elle n'a jamais eu peur de moi et je me suis jurée que s'il m'arrivait un jour de lui faire du mal, je m'assurerais de ne plus pouvoir en faire à quiconque.

Passions
La première fois que mes doigts se sont maladroitement posés sur les touches blanches et noires glacées d'un piano, j'ai cru sentir vibrer mon coeur au fond de ma poitrine et mes yeux se sont fermés sur quelque chose que rien n'a jamais pu égaler depuis.

N'aime pas / Phobies
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu peur de l'eau. Je n'ai jamais appris à nager et la seule idée d'être privée d'oxygène me terrifie au point de me rendre violente. Néanmoins, il me serait préférable de vous avouer qu'il s'agit là de ma plus grande peur. Hélas, plus encore que d'être plongée sous l'eau et de me noyer, c'est de moi-même que j'ai peur, et de ce que je suis à travers cet œil aveugle qui me torture.



« Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas. »

Histoire

Si je devais vous parler de mon histoire, je commencerais par vous présenter mon monde. Chez moi, appelez cet endroit une dimension, un monde ou un univers parallèle, les avancées scientifiques ont menées à la création d'une nouvelle espèce censée, au départ, être la nouvelle évolution de la race humaine. Un croisement entre de l'ADN félin et celui d'un humain, une créature plus agile, moins sensible aux maladies humaines, capable d'une meilleure acuité dans la pénombre,... Ces créatures, pourvues d'oreilles et d'une queue féline ainsi que de dents plus pointues que celles des humains, représentaient une véritable révolution scientifique, un bond en avant pour l'humanité. Mais de ce que j'en sais, l'humanité a souvent tendance à profiter de chaque bond en avant pour assouvir son besoin de supériorité, de pouvoir. Ainsi, si depuis de longues années l'esclavage humain avait été aboli, celui des hybrides s'est tout naturellement trouvé une place, et bientôt les créatures supérieures sont devenues exactement l'inverse de ce qu'elles auraient dû être.

Il s'est passé quelques années avant que tout se mette en place, il s'est avéré qu'il était possible pour ces nouvelles créatures de se reproduire, tant avec des humains qu'avec leurs congénères, toujours pour offrir au monde un nouvel hybride qui servirait bientôt d'esclave à ses maîtres humains. Bien sûr, il a paru nécessaire d'organiser tout ceci afin de n'être pas dépassé par les événements, et c'est ainsi que les élevages ont vu le jour. Pour vous en faire un résumé succin, il existe deux types d'hybrides : ceux qui sont "produits" et éduqués dans des élevages dans le but d'être vendu dès leurs quinze ans, et ceux qui voient le jour dans un foyer et qui ont neuf chances sur dix de mal tourner. L'avenir de ces-derniers peut prendre plusieurs voies, mais la plupart sont peu enviables de toute façon : soit on n'en veut pas et ils sont abandonnés ou tués (encore qu'il est fort probable que les deux options amènent au même résultat), soit ils sont élevés et revendus plus tard à bas prix parce qu'ils n'ont pas une éducation digne d'un élevage et ne sont donc que des produits "bas de gamme", et il arrive que certains soient gardés, pour le meilleur ou pour le pire en fonction du maître auquel ils appartiennent. Voilà le monde dans lequel je suis née, en tant qu'hybride née dans un élevage d'une "mère porteuse" et d'un père inconnu.

Ainsi, mes quinze premières années ont été comme on peut s'y attendre réservées à faire de moi une créature obéissante, docile et surtout très heureuse de sa condition. On m'a donné un prénom seul, parce que seul un humain a suffisamment d'importance que pour posséder un nom de famille, et on m'a appris à être exactement comme tous les autres. C'est peut-être difficile à croire, mais tout hybride dans un élevage est calqué sur un seul et même règlement : les lois de la robotiques. Si ce n'est qu'elles ont été librement modifiées pour être plus contraignantes et pour priver le seul droit qu'on offrait aux robots : celui de se défendre.

Citation :
- Un hybride ne peut porter atteinte à un son maître humain, ni, restant passif, permettre que son maître humain soit exposé au danger.
- Un hybride doit obéir aux ordres que lui donne son maître humain, peu importe leurs natures ou conséquences.
- Un hybride doit le respect et la reconnaissance à son maître humain, quoique celui-ci puisse lui ordonner ou lui faire.

Soit un esclave et remercie ton maître d'avoir la bonté de te donner des ordres et de te faire subir tout ce qui peut bien lui passer par la tête, qu'il te blesse physiquement ou moralement, sois heureux d'avoir assez d'importance à ses yeux pour y avoir droit. C'est ainsi que j'ai été élevée, et il m'a fallu très longtemps avant de me rendre compte de l'absurdité de la chose, si bien que, lorsque j'ai été amenée dans une boutique haut de gamme, à mes quinze ans, quel n'a pas été mon plaisir que d'être observée par ces humains, et ma déception de ne pas mériter d'être l'esclave de l'un d'eux durant la première semaine que j'ai passée, enfermée dans une cage de verre qui mettait en scène ce qu'on a voulu faire de moi : une poupée gothique. Dans cette petite pièce entièrement transparente, je n'avais droit qu'à deux choses en dehors de ce lit où je n'avais le droit de m'installer qu'à la fermeture de la boutique : une coiffeuse pour brosser longuement ma chevelure avec un air mystérieux, et un magnifique piano qui devait être là pour amener un petit côté "artiste torturée" à mon personnage. Ce fut le coup de foudre, dès l'instant où je posai les doigts sur le piano, je décidai d'y passer chaque instant de mes journées, prolongeant parfois mon apprentissage jusque tard dans la nuit pour débarrasser mes doigts de leur honteuse maladresse et pour habituer mon oreille au son de l'instrument.

Est-ce à cet instant que j'ai fais la rencontre de Gally ? Etait-elle un rêve ou une véritable petite souris parvenue à se glisser dans la solitude de ma cage de verre ? Je peine à m'en souvenir, mais je le crois. Quoiqu'il en soit, une semaine s'est passée avant que cet homme élégant ne vienne poser les yeux sur moi pour la première fois, plongeant son regard noirs sur la pauvre créature indigne que j'étais. Ce jour là, j'ai souffert plus que jamais de voir un humain s'éloigner de ma cage et partir sans m'emmener à ses côtés, mon piano lui-même n'a réussi à trouver les sons qui parviendraient à consoler mon coeur, jusqu'au lendemain à l'aube, lorsque la jeune femme qui se chargeait de nous nourrir le soir venu a ouvert la porte de mon antre pour passer un collier autour de mon cou. Je n'ai pas compris, au début, mon coeur battait la chamade, j'étais terrifiée, puis j'ai croisé à nouveau le regard de cet homme qui m'attendait au comptoir de la boutique, et mon pauvre coeur a eu un raté. Il m'a amenée chez lui et m'a offert la vie dont j'avais toujours rêvée : je pouvais le servir, obéir à ses ordres, qu'il s'agisse de tâches ménagères ou d'activités plus intimes qu'il me confiait lorsqu'il se sentait seul. Je n'avais qu'une pauvre couverture sur le sol du salon pour me reposer lorsqu'il m'en donnait le droit, je ne pouvais manger à sa table et ne me nourrissait que des restes qu'il daignait m'accorder, mais j'étais heureuse, je servais enfin à quelque chose, je pouvais enfin faire ce pour quoi j'avais été élevée.

Ce n'est que plus tard, lorsqu'un jour il est revenu d'une journée d'absence avec une autre hybride, que quelque chose à semblé s'éveiller en moi. Cette créature était terrorisée, elle aurait tout donné pour s'échapper, je n'ai jamais su où il l'avait dénichée mais elle n'avait certainement pas reçu mon éducation, et c'est par dessus tout ce qui m'insupportait. Il ne prêtait plus guère attention à moi, elle écopait des corvées qu'elle faisait pourtant mal, c'était elle qui était punie et jamais moi, c'est à peine si j'avais encore droit à un regard. Pire encore, c'est elle qui a dorénavant pu dormir sur la couverture du salon, tandis qu'on m'a relayée à une pièce à part où un petit lit froid et sans vie m'accueillait sans que personne ne vienne plus me réveiller au beau milieu de nuits solitaires. Aujourd'hui, je me rend compte de l'idiotie de ce raisonnement, quiconque lit cette histoire doit simplement me trouver folle, mais c'est ainsi qu'on m'avait appris à penser, qu'on m'avait appris à vivre. Si je ne pouvais pas servir, alors je n'étais plus rien. J'ai détesté cette hybride, elle qui pleurait chaque nuit de sa condition et qui suppliait qu'on la libère alors que j'aurais tout donné pour prendre sa place. Je l'ai détestée les premiers jours, les premières semaines, et puis je me suis lassée de cette haine, et j'ai écouté, j'ai cherché à comprendre ce dont elle pouvait bien se plaindre, et ses arguments m'ont parus des plus absurdes dans un premier temps, jusqu'au jour où j'ai perdu l'usage d'un oeil pour avoir voulu donner mon avis alors qu'il n'était pas demandé.

Je n'en pouvais plus de l'entendre pleurer, ce n'était plus de la haine, c'était quelque chose entre la lassitude et la pitié. Je me suis alors approchée de notre maître et lui ai demandé pourquoi il ne voulait plus de moi. Jamais encore je n'avais pris la parole sans y être invitée, et je crois bien avoir perçu de l'étonnement dans le regard de l'homme avant que sa voix tranchante ne m'intime de me mêler de mes affaires et de retourner plus loin. J'ai refusé, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'étais énervée, j'étais blessée, je voulais comprendre, je voulais retrouver mon statut, retrouver une raison de vivre, et ça l'a mis en colère. C'est la première fois qu'il a levé la main sur moi. Ma lèvre s'est ouverte et je me suis effondrée sur le sol, la mâchoire douloureuse et toujours sans comprendre. J'aurais dû alors me contenter de ramper jusqu'à un endroit sûr, me faire oublier pour qu'il me pardonne ce soudain accès de rébellion, mais je n'en ai pas été capable. Relevant les yeux vers lui, je lui ai juste demandé pourquoi, les larmes aux yeux et un filet de sang s'écoulant sur mon menton. Ca a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase... Je préfère vous passer les détails de ce qu'il s'est passé ensuite, parce que je n'ai aucune envie de me les remémorer et parce que seul le résultat importe vraiment : quelques jours plus tard, un cache-oeil noir aux gravures argentées cachait mon œil gauche devenu aveugle. Ce fut le premier et dernier cadeau que j'ai reçu de ma vie entière, un cadeau dont je ne pourrai jamais plus me séparer, mais qui ironiquement m'a permis d'ouvrir enfin les yeux.

Traumatisée de cet événement, je n'ai plus osé prononcé le moindre mot pendant un moment, mais il faut croire que ça ne suffisait pas à contenter mon maître et à lui prouver que j'avais compris la leçon. Il m'a frappée souvent, l'autre hybride pour laquelle je n'avais pourtant eu que du mépris depuis son arrivée soignait mes blessures et tentait de me rassurer. Quand je pense qu'il a fallu en arriver là pour que je commence à la croire... Elle avait raison, nous n'avions rien fait pour mériter de n'être pas écoutée, il n'existait aucune raison valable pour que nous soyons reconnaissantes d'être traitées ainsi, et plus que tout aucun argument n'aurait dû avoir assez de poids pour nous priver de la seule chose qui compte vraiment : le choix. Je ne sais pas pourquoi elle n'a jamais tenté de s'enfuir, peut-être au final avait-elle plus peur encore de ce qu'elle risquait en prenant la fuite que de ce que cette vie là lui offrait. Lorsque j'ai moi-même décidé de partir, j'ai voulu l'emmener avec moi mais elle a refusé, sans explication, s'est contentée de me dire qu'elle espérait ne jamais me revoir. Il ne m'est pas venu un seul instant à l'idée de prendre mal cette remarque qui me semblait plus appropriée que n'importe quel adieu.

Notre maître était absent comme c'était souvent le cas lorsque je me suis enfuie. C'est presque drôle à dire mais il m'a suffit d'ouvrir la fenêtre de la chambre où je logeais, au rez de chaussée, pour atteindre l'extérieur et pouvoir m'en aller. Après tout, pourquoi aurait-il cherché à nous enfermer et à nous empêcher de partir ? Il savait que mon seul but dans la vie était de le servir, et que l'autre hybride était juste trop effrayée pour tenter de s'en aller. Sur le chemin, il m'est arrivé de me demander comment il a pu réagir lorsqu'il est rentré et s'est rendu compte de ma disparition. Du plus profond de mon cœur, j'espère qu'il ne s'est pas vengé sur l'autre hybride, bien que je peine à y croire. Je ne sais combien de temps j'ai marché, je n'avais alors pas vraiment réfléchi au moment de partir et je n'avais alors sur le dos qu'une longue robe noire qui ne couvrait pas mes épaules et ceinturée à la taille par un imposant ruban blanc, je n'avais rien à mangé, j'avais froid et j'ai pu sentir la pluie pour la toute première fois. D'abord follement excitée, je n'ai pas tardé à comprendre qu'être détrempée alors que la nuit tombait et que je n'avais nul part où m'abriter risquait bien de m'attirer du soucis.

C'est là que l'histoire s'achève. Inquiétée par la pluie qui risquait de me faire attraper la mort, j'ai cherché un endroit où m'abriter, un endroit où je pourrais me cacher le temps de réfléchir à ce que je pourrais faire, et j'ai vu cette étrange bâtisse qui semblait venir d'un autre temps. Je l'ai d'abord crue abandonnée, je m'en suis approchée, méfiante, et j'ai tenté d'en ouvrir la porte sans que celle-ci ne me résiste. Il m'a alors semblé entendre un bruit derrière moi, et c'est tout naturellement que je me suis avancée et que j'ai refermé la porte derrière moi pour échapper au regard d'un éventuel humain qui tenterait de me ramener à mon maître. Je n'avais pas prévu de rester, je ne savais pas où j'étais, je voulais juste un endroit où me cacher, où retrouver mon souffle, où échapper à la pluie... Mais la porte ne s'est jamais rouverte.

Caractère

Enfant, j'étais une créature exemplaire, obéissante, docile, parfaitement consciente de son statut d'inférieure et prête à subir tous les outrages en remerciant les tortionnaires humains qui auraient eu la bonté de me témoigner la moindre attention. C'est ainsi que j'ai été élevée, c'est ainsi que les créatures comme moi le sont, dans le monde que je connais. Suis-je une déviante ? Petite ce mot me terrifiait, la seule idée de n'être pas exactement ce qu'on m'avait appris à être aurait bordé mes yeux de larmes. Mais j'ai cessé d'être petite, j'ai fermé les yeux sur l'injustice de ma condition jusqu'à ce que l'un d'eux ne soient plus en mesure de s'ouvrir. Je ne sais ce que j'ai pu faire pour mériter ça, peut-être qu'ils ont raisons, peut-être que c'est moi qui ne suis pas normale, mais j'ai refusé de continuer à ramper, et aujourd'hui, parfois maladroitement, je marche, je lève cet oeil qu'il me reste et n'ait plus peur de faire entendre cette voix effacée à laquelle on n'a jamais prêté la moindre importance.

Je n'ai rien d'une créature dangereuse, j'ai juste cessé d'obéir aveuglément aux ordres. Je ne ferais jamais de mal à quelqu'un, si ce n'est pour me défendre, ou du moins c'est ce dont je veux me persuader. Je ne demande pas qu'on me respecte, pas même spécialement qu'on me prête une attention particulière, j'aimerais juste qu'on me voit comme une personne, qu'on entende ce que j'ai à dire et qu'on ne cherche plus à se servir de moi comme on l'a toujours fait. Je n'ai pas encore vraiment de personnalité, je m'en cherche une, parfois j'essaie d'être amicale, parfois j'essai d'être froide et distante, il m'arrive même de chercher à plaire d'une façon plus adulte mais dans tous les cas mon tempérament change en fonction de la personne qui me fait face, de la façon dont elle me traite. Peut-être, j'espère, que je finirai par trouver qui je suis vraiment au fil du temps, que je pourrai vraiment vous dire qui je suis, si je suis une personne gentille et maladroite, attachante et timide, ou plutôt une rebelle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ne manque pas de culot,...

En attendant, tout ce que je peux vous dire c'est que je vis mal le rejet et l'abandon, que je peux de fait être particulièrement possessive bien que je ne le montre pas forcément, que je ne suis pas très à l'aise lorsqu'il y a beaucoup de monde autour de moi et qu'on me trouvera plus facilement dans un endroit calme et isolé que dans une fête endiablée. Pour le reste, je préfère ne pas vous mentir, je ne le sais pas encore.


Physique

Petite, j'étais l'hybride que tout le monde rêvait d'avoir, un exemple type de ce qu'on appelle chez moi un "collier d'argent", de ces créatures qu'on vend dans les boutiques de luxes et qu'on considère comme un produit haut de gamme. C'est peut-être triste de parler de produit lorsqu'on parle d'un être vivant, mais c'est bel et bien ce qu'on m'a appris à être : un objet. Un petit objet qui avait de beaux cheveux blonds, de grands yeux bleus miroitants, un petit nez retroussé et une peau peut-être trop claire aux yeux de certains mais d'une douceur digne d'une hybride de grande qualité. Cette blonde aux yeux bleus, je l'ai été jusqu'à mes quinze ans, lorsque j'ai été mise en vente dans une boutique qui a choisi de faire de moi une neko mystérieuse et un peu sombre. Mes cheveux ont été décolorés pour devenir d'un blanc immaculé et mon oreille féline gauche transpercée d'un anneau d'argent censée me donner quelque chose d'un peu rebelle, mais pas trop. Pourquoi m'avoir préféré ce style à celui de toutes les pin-up blondes qui remplissaient le magasin ? Et bien disons que je n'ai pas eu la chance d'avoir un développement particulièrement prononcé, et mes courbes n'ont jamais eu la délicatesse de se montrer, ce qui fait de moi une véritable planche-à-pain, comme on me l'a souvent répété à mon plus grand désarroi.

Aujourd'hui, rien n'a changé, j'ai gardé cette chevelure immaculée qui a été régulièrement décolorée pour éviter la moindre repousse et je suis toujours aussi plate. Je me suis habituée au style sombre dont on m'a revêtu toute ma vie et ne porte essentiellement que des vêtements noirs ou foncés qu'on pourrait qualifier de gothiques qui semble n'avoir pas su se décider entre la génération Lolita ou Punk. Des rubans noirs ornent souvent ma chevelure, des épingles et des chaînes mes vêtements, je ne porte la plupart du temps que de grosses bottines noires dont les lanières sont retenues par des boucles argentées et jamais on ne peut me croiser sans cet éternel cache-œil noir aux gravures argentées, cadeau empoisonné de mon maître bien aimé. Pourquoi ce cache-œil ? Effectivement, il serait difficile de vous parler de mon physique sans faire mention de cet œil devenu aveugle. Autrefois, il était de ce même bleu envoûtant que son conjoint, jusqu'à ce qu'on me fasse payer de n'être rien de plus qu'une hybride et qu'il perde toute couleur pour devenir d'une transparence jugée "écœurante" qu'on a choisi de cacher derrière ce soleil noir.

Suis-je jolie aujourd'hui ? J'ai toujours cette même peau claire qui se surprend à rougir lorsqu'on lui prête une attention toute particulière, on peut toujours vanter à mon oeil valide sa couleur bleuté enivrante, j'ai toujours cette longue chevelure blanche qui semble en attirer certains, et il semblerait même que je fasse partie des fantasmes de certains de par ce physique androgyne que je promène dans ces tenues peu formelles. Plus que tout, certains semblent charmés par ma simple condition d'hybride... Car je ne vous en ai pas encore parlé ? C'est que ce mot semble tellement parler de lui-même dans mon monde qu'il me paraît peu probable qu'on ne lui associe pas automatiquement les oreilles félines et blanches qui trônent au sommet de mon crâne, ces dents naturellement plus pointues que celles des humains et cette queue féline et toute aussi blanche que mes oreilles qui ondulent allègrement dans mon dos. Alors, suis-je jolie finalement ? J'aimerais l'être, j'aimerais entrevoir dans le regard d'une personne cette flamme de désir dont on m'a souvent vanté le pouvoir, cette admiration qui font naître des étincelles dans un regard, mais jusqu'à maintenant, j'ai bien peur de ne les avoir jamais vus, ou du moins de ne pas les avoir reconnus lorsque j'ai pu les croiser.



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MessageSujet: Re: Chrissy, un chaton dans le noir d'une nuit glaciale   Sam 17 Mai 2014 - 22:07

Bonjour et bienvenue à toi ! Avant de commencer, je vais répondre à un passage de ta fiche qui m'a fait rire :

Citation :
Aujourd'hui, je me rend compte de l'idiotie de ce raisonnement, quiconque lit cette histoire doit simplement me trouver folle

Ah, mais totalement. (y)

Héhé. Sur cette note inutile, je vais m'occuper de ta fiche !
Bon, eh bien c'est génial parce que je n'ai vraiment pas grand chose à dire. L'ensemble est agréable et cohérent, je n'ai quasiment pas vu de fautes (et s'il y'en avait, c'était des toutes petites d'inattention j'imagine), le code est bon ! Je ne vois donc pas qu'est-ce que j'attends pour te valider.
Je suis curieuse de voir le choc des cultures entre ton personnage et certains du Pays, ainsi que son évolution par rapport à ça ! Hinhin n_n

Alors, attention : Tu peux dès à présent commencer le RP en partant du Hall d’entrée. Je t'invite aussi à :

~ Déclarer ton pouvoir. (Même si j'avoue, ce n'est pas exactement un "pouvoir" à ce stade ! Pauvre Chrissy.)
~ Demander une chambre.

La partie Hors-jeu t'est aussi ouverte ! Pour te présenter, t'incruster dans le flood, ce genre de choses ... Mais j'imagine que tu le sais vu ton expérience en forums RP x)
Oh, et tu pourrais d'ailleurs aussi :

~ Créer une fiche de lien pour Chrissy.
~ Demander des RP.
~ Lui faire un Journal.

Ce n'est pas obligatoire, mais ça reste cool.

Voilà voilà. Eh bien, je te souhaite de t'amuser sur le forum, en espérant que tu t'y plaises ! J'espère bien voir d'autres personnages de ta part, tiens 8D Si tu as des questions, n'hésite pas à me contacter (ou quelqu'un d'autre du staff si je te fais peur /meurt/) ! *finit par lui faire un câlin vu que c'est demandé si gentiment*



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