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 De pots et de charmants habitants | Z. Christensen & E. Clement

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Sale gosse
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• Pouvoir : Dîtes donc où et quand, l'arrivée sera sûrement à côté de la plaque.
• AEA : Elle, le machin, le truc, moche, grimaçant, avec des trous noirs pour orbites, une fraise sale, des mains pareilles et un don pour vous soûler.
RP en cours : "Mais le plus souvent, il restait prostré, accompagné d'un rire stupide"| H. Hackermann
Boire ou conduire, il faut... être majeur pour commencer| L. Moisan
Se perdre pour mieux se retrouver| J. Sinclair
Sans titre| Z. Christensen & Eve Clement

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MessageSujet: De pots et de charmants habitants | Z. Christensen & E. Clement   Lun 9 Juin 2014 - 19:09


Les portes, le doigt court, glisse, jouet au trébuchet, attends, deux minutes, elle marche à reculons, pour regarder, dévisager, l’un, le deuxième, pas de troisième, devant toi, pas, pas, pas, pied gauche talon gauche, pied droit talon droit. C’est comme une bande film qui avance mais qui avance par l’autre côté. Ca ne prête pas à réflexion, pas vraiment. C’est une étrange situation, mais y’en a-t-il une qui ne le soit pas ? De la poussière tombe, plume, plomb, et le parquet grimace, et un torticolis nait, et elle ne dit rien, et ils ne disent rien, et veulent-ils seulement dire quelque chose ? Peut-être pas. Repas. Elle s’éclipse, s’éloigne l’ampoule. Elle songe, songe, onge, ge, imagine, prévisualise, tire des plans sur la comète, why not, pas si mal.

-Se nourrir avant, hein ? Moi aussi. Je meurs de faim. C’est rare, que je meure de faim. Mais ça arrive. Ensuite je ressuscite. Mais transcendée, non. Plutôt comme un cadavre claudicant sur son déambulateur.

C’est n’importe quoi, ça la concentre sur un point doré, quelque part qui flotte, au milieu des divagations, la fenêtre, était-elle fermée ? Un gouffre s’engouffrant, pourrait s’engouffrer, quel manoir, quel Poudlard pour s’y agencer ? On s’attend aux tableaux parlant, scène mondaine soudain ; mais cliciclicliclicliiiic. Pas un mouvement, pas un grésillement, rien que des arcades qui s’arc-boutent, des poutres qui se donnent des coups d’épaules, qui s’épaulent, qui s’affolent, qui demeurent, paisiblement agitées, elle projette, mentalement, tout est une affaire de tourbillon mental.

Le couloir reste obstinément discretoscieusement sombre. Et le bouton n’y change rien. On/off, en haut/en bas. Clicliclicliclic.

Est-ce qu’ils le font exprès ? Est-ce leur misère alambiquée ?

Un sympathique comité d’accueil, roule roule roule, les yeux font le tour, comme le bassin du hoola-hop ; vers le ciel de boiseries tapissées. Ne vous en offensez pas, messieurs-dames. On dirait un automate mal réglé, fustige intérieurement. C’est presque un soulagement de pousser la porte, la bonne ? Qui porte, dans un crissement mal huilé, dans une cloison un peu mouillée, un peu suintante, suante, ou grasse, graisseuse, ça brille, c’est ce machin désagréable dans les tripes, vous voyez ?
De toiser un peu la pièce.

L’espace est sale, personne n’y est passé, n’est-ce pas, depuis une éternité au moins. Le bois paresse, les carreaux paressent, on dirait une drôle de carte postale, passée de date, comme une boîte de haricots refermée de travers. Une couche grise ensevelit un lit, ou le plateau de table, les bancs.

Comment, avec autant de personnes vivant ici, est-il possible d’avoir une telle sensation d’isolement et de perdition ?

On pirouette autant qu’on peut, ils peuvent faire confiance à leurs iris, non ? Elles doivent bien avoir une fonctionnalité opérative, elles, pas comme ces néons qui dansent la gigue, waving at people like a dumb mermaid would do, non, qui trouverait un job la prochaine fois, il faudrait au moins monter une ligue, un machin du genre, comme ces revendications syndicales qu’elle avait pu observer sur un écran de téléviseur tout neuf, ne pas vouloir comprendre, plus avantageux, enfin, qu’on s’investisse, que diable.

-Donc tu parlais d’une fée, c’est bien ça ? Tu es sûre de toi ?

Les battants jaillissent en feu d’artifice, prêts à bouffer son nez comme celui du facteur de la cantine, elle se souvient vaguement d’une histoire dramatique de ce genre, qui vous font des « BOUH » à grands bonds, et quand au final, vous ne susurrer qu’un maigre « Bah » pour plaire à Papa-Maman-les-vieux. Un, deux, trois, quatre, passer la main, les ongles dans ces jolies pluches pleines d’allergies semble prometteur, trop prometteur, il vaut mieux s’intimer de s’abstenir, conseil d’amis, conseil de sécurité première, on se contente des phares humains, voir si leur mode radar peut être une option bénéfique, éternuement, violent, valdingue, ronde, gratte, frotte.

Et puis à force, on joue à l’escalade, aux grimpeurs, aux acrobates, elle prend appui sur la poignée métallique, jolie gentille barre, ne cède pas, s’il te plaît, et que le four ne prenne pas feu, n’explose pas avant d’y avoir foutu un poulet, elle ne sait pas, avait-elle un jour seulement su ? En haut, on tend la main, espère des victuailles, panier panier piano, throw and hope cette bonne vieille méthode. A droit, puis à gauche, grimace, le regard rivé sur une vague de verre, ondulante, évidemment qu’elle avait manqué le porte-savon, porte-trucs-bidules pour nettoyer, et un bleu, elle pouvait le sentir jusque par son estomac qui se crispe, qui joue moins le gaillard soudain – oh misère de misère de merde, jésus marie joseph et tous les saints de tous les temps, PANDORE, QUI T’AVAIT AUTORISE A OUVRIR LA BOÎTE DES MAUX ? Bom. Ca sonne creux, déjà elle pouvait être rassurée, si assurance il pouvait y avoir lieu, son genou ne contenait aucun cerveau, quelques neurones de sauvées, bien moussaillon. On persévère, on persévè-…

Ah.

Une forme bateau se dessine sous les phalanges, elle peut le descendre, comme ça, doucement, doucement, jusqu’à ce qu’un tissus carrelé se présente, courbettes courbées, comme un pic-nic inopiné abandonné prévu déprévu. Une aubaine à se méfier, il faut se méfier de tout ici. Ca fait peur, vous risquez votre vie parfois, et les promesses s’envolent aussi vite que des hirondelles en migration. Alors il faut agir précautionneusement, comme on s’occuperait de chatons – des chatons volants ? – Qui sait ce qu’il y a à perdre.

Un peu d’enzymes.

Avec autant de soin que sa maladresse de macaque le lui offre, Ice extirpa à tâtons, retenant sa respiration dans cette cuisine macabre, sous ce plafond macabre, et cet éclairage de même. Bunnymund, j’espère que tu te payes ma tête. Les roulements de tambour imaginaires faisaient monter le suspens, un suspens digne d’une piste de cirque. Mangera ou mangera pas ?

C’était à présent au supposé pot de confiture de le dire.




Ce post pue. Je suis désolée. Je me tue. Je pleure. Je suis navrée.
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MessageSujet: Re: De pots et de charmants habitants | Z. Christensen & E. Clement   Mar 15 Juil 2014 - 19:04


Zuriel se traînait, traînait la valise, traînait ses yeux sur le mobilier, traînait en général, c’était comme une seconde nature chez lui, de traîner.

Il avait trouvé sa place dans le groupe, marchant tranquillement à son rythme, faisant connaissance avec le tapis, les murs, la poussière, les étranges peinture et le noir. L’endroit avait l’air négligé autant que soigner, poussiéreux sans que ça n’ait l’air déplacé –enfin, il était surtout sombre. C’était splendide, digne d’un film à haut budget à deux ou trois choses prêts, il n’était pas déçu de sa visite– sa seule inquiétude était que tout semblait se ressembler. Du sol au plafond en passant par les portes, jusqu’ici, tout à ses yeux semblaient identiques. Habitué des petites bâtisses et à son minuscule appartement, il avouait être anxieux sur comment retrouver son chemin. Si encore, il avait eu un sens de l’orientation surnaturel… Malheureusement chez lui, si l’on excluait sa teinture, tout était normal, et cela incluait son manque de talents en tous genres, à part celui de connaître toutes les répliques de ses films fétiches.

Pas que cela l’ennuyait outre mesure, il s’était toujours dit que ça devait être franchement lourd d’être particulièrement talentueux. Les gens doivent en attendre plus de vous, vous regarder comme une bête de foire… Très peu pour lui. Il aimait son existence paisible.

Et la brune parlait. Elle parlait beaucoup, d’une manière un peu étrange, le genre qu’il entendait rarement. Peut-être que le son de sa propre voix la rassurait, ou qu’elle aimait bien parler. Il y avait des gens qui ne supportaient pas le silence, ou encore qui n’arrivaient juste pas à rester tranquille deux secondes à son plus grand malheur. Il espérait qu’elle n’en était pas, mais enfin, peu importait, il était passé maître dans l’art de faire abstraction des –umh- grands parleurs.
Elle parlait de mourir de faim, la plus horrible des morts possible, quoi qu’il n’avait pas franchement apprécié de faire asphyxier par le feu quelque années plus tôt. Assez désagréable. Moins que de mourir complétement affamé, toujours.

L’autre jeune fille avait parlé d’une fée de la cuisine ; Zuriel donnerait tout pour qu’elle existe vraiment, ainsi il n’aurait pas à s’inquiéter de se couper des doigts.

Les deux étaient très différentes, sur tous les points. Il avait fini par arrêter de leur plaquer des noms de doigts, préférant se focaliser sur leurs cheveux. Brune et moins brune, parce que châtain ça lui sortait par le nez. Ça arrive, ces choses-là. Est-ce qu’elles se connaissaient ? Il en doutait. Visiblement elles étaient là depuis plus longtemps que ses pauvres dix minutes. Enfin, tout ce qui l’intéressait, c’était qu’ils trouvent cette cuisine – et la fée, ce serait bien aussi.

Brune ouvrit une porte, sans doute la bonne puisqu’elle s’y engouffre et ô grand dieu merci, il y avait de la lumière pour ses petits yeux. Il la suivit, constatant avec une certaine déception qu’il n’y avait rien de prêt – bien qu’un plat de poussière semblait être à disposition permanente. What a pain.
Même les néons semblaient leur faire défaut.

« Donc tu parlais d’une fée, c’est bien ça ? Tu es sûre de toi ? »

Lui ne voyait rien. Tristement. Il lança un regard dépité à Moins Brune au maximum de son expressivité. Est-ce qu’il fallait un code ? Un message secret ? Une danse de la fée ? Sans doute n’avaient-ils juste pas de chance. Même les fées devaient faire des pauses par moment. Bah, ça craint, il aurait bien avalé quelques gâteaux enchantés pour son pauvre estomac maltraité. Il y avait des chips, des snacks, quelques trucs qui traînaient de son sac, toutefois il n’était pas prêt à les partager, pas prêt non plus à ouvrir sa valise. Il la laissa dans un coin avant de s’enfoncer un peu plus dans la pièce, remerciant sa santé de faire et son manque d’allergies, pensant que sa mère aurait fait un véritable scandale face à l’état de la cuisine, le centre de la maison, la vie même.

Il considéra aider à la fouille avant de se renfrogner, connaissant ses limites et les limites de sa chance. Zuriel se contenta d’observer, quelque peu perturbé par l’audace de Brune d’escalader ainsi le plan de travail. Trop d’efforts pour lui, trop d’acrobaties. Il serait tombé avant même d’avoir pu toucher un seul placard en haut.
Et des placards, il y en avait pleins. Il scruta, laissant Brune à sa fouille, Moins Brune à sa contemplation, les meubles, étagères en tout genre, tellement vides qu’on aurait dit que personne ne vivait ici. Est-ce qu’ils mangeaient au moins ? Le turquoise se faisait peur de lui-même. Il ne survivrait pas une semaine. Des trucs trainaient, comme lui le faisait, l’air beaucoup moins vivaces, bien heureusement. Il n’osait rien toucher, pas même le frigo qui lui faisait de l’œil. Il s’en approcha, l’effleura et il jurait l’avoir senti vrombir sous ses doigts l’espace d’une seconde.

Sourcils soigneusement froncés, il se retourna vers ses camarades d’infortunes. Brune s’était saisie de quelque chose, un pot semblait-il. Ils n’iraient pas loin avec ça.

« C’est mangeable ? »

Il craignait ne pas avoir très envie d’y risquer son estomac. Il balaya du regard le reste dans le cuisine, ne pouvant s’empêcher de laisser s’échapper un soupire.

« Est-ce qu’il y a même quoi que ce soit de digestible ici ? »

L’irlandais ne se volait pas la face ; à moins que Moins Brune ne sorte une fée de sa poche, ils étaient condamnés aux fonds de tiroirs.

Peut-être que quelqu’un avait simplement oublié de faire les courses.

On se rassurait comme on pouvait.


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