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 (n°15) Les souris dansent.

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Súper Guay
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MessageSujet: (n°15) Les souris dansent.   Mar 8 Juil 2014 - 23:25


La voix de la fille résonna dans ses oreilles comme une invitation à pousser la porte ; doucement, il appuya sur la poignée dont il devinait les décorations fines sous ses doigts un peu froids. Il ne tremblait pas. N'avait plus peur. Tout allait bien. Tout se passerait bien.
Ce n'était pas comme s'il allait à l'autre bout du monde. Il connaissait par cœur le chemin jusqu'aux chambres, que ce soit celles des filles ou des garçons, et pensait ne pas même avoir besoin qu'elle le guide pour trouver où se rendre. Avec un peu de chance, elle serait dans la même chambrée qu'une fille de sa connaissance ; ou, du moins, pas avec quelqu'un qu'il détestait. Il n'avait plus qu'à prier s'il voulait être entendu et, qui sait, peut-être, engendrer un miracle d'une façon ou d'une autre. Ce n'était pas à exclure. Il ne savait plus qui était où ; parfois, le jeune homme avouait réussir à se tromper de porte lorsqu'il venait y frapper seul. Trouver les numéros et les plaques des noms tout en étant aveugle était un peu plus complexe qu'il ne l'aurait aimé et, pour être parfaitement honnête, le jeune homme avait perdu l'habitude d'y accorder toute l'attention qu'il aurait dû y porter. Ils se connaissaient presque tous, ici. Il n'y avait pas de pensionnaire mieux loti qu'un autre. Tous étaient logés à la même enseigne. Alors s'il frappait à la chambre vingt au lieu de la vingt-deux, quelle importance ? Il finissait toujours par retrouver son chemin, quand on ne le lui indiquait pas gentiment. Cet endroit était aussi effrayant qu'il était accueillant par certains côtés. La vie en communauté avait ses avantages comme ses inconvénients. Il espérait de tout cœur que Chrissy saurait vivre avec, qu'elle y soit habituée ou non. On s'y faisait étonnamment vite pourvu qu'on ne soit pas un cas spécial ayant besoin d'un traitement spécial. Ce qui, pria-t-il, ne semblait pas être son cas. Du moins pas plus qu'un autre – et ce même si elle avait des oreilles de chats.
La main qui se referma sur la sienne, petite mais pas si fragile, lui tira un bref frisson. Il le sentit remonter dans son bras et le long de sa colonne vertébrale ; déglutit sans trop de peine et, d'une légère pression des phalanges, referma sa propre main sur celle de sa compagne. Le chemin n'était, comme il s'en était déjà fait la remarque, pas si long que ça ; il était difficile pour lui de savoir si elle lui avait saisi la main parce qu'elle craignait qu'il se cogne dans les murs ou si, au contraire, c'était pour se rassurer elle-même. Probablement ne le saurait-il jamais. Il se voyait mal lui poser la question ou arracher ses doigts aux siens, énervé, en partant du principe que c'était la première : qu'elle pense à lui ou lui fasse suffisamment confiance pour le laisser la guider, dans tous les cas, c'était plutôt flatteur et il comptait bien respecter cette attention.

« Alors normalement, on est... Quatre par chambre, lança-t-il pour meubler le silence, sans parler trop fort pour éviter de se mettre qui que ce soit à dos. Les filles et les garçons sont séparés, mais on peut aller d'un côté ou de l'autre comme on veut. »

Ce qui lui semblait parfaitement normal, mais n'étant pas certain de l'éducation qu'avait reçu l'hybride... Il n'était même pas sûr qu'elle ait une notion de groupe quelconque, ou qu'elle sache comment ça se passait dans un si grand bâtiment où chacun était une sorte de pensionnaire pour l'éternité. Il faudrait sans doute lui expliquer où était la cuisine, que chacun faisait ses repas comme bon lui semblait à l'heure qu'il préférait, que les pièces étaient rangées par de bonnes âmes bénévoles et une autre un peu moins, que... Bref, tout ce qu'il fallait savoir sur cet endroit pour ne pas être trop perdu. Il tenait cependant à ne pas trop en dire d'un seul coup pour éviter de perdre la jeune fille, ce qui n'aurait probablement fait qu'empirer la situation.
Pour l'heure elle devait être fatiguée, avait froid et voulait sans doute être rassurée quant-au fait que tout le monde se fichait bien qu'elle soit un petit peu plus féline que la large majorité. Il y avait pire qu'elle en la matière, après tout, d'après ce qu'il avait pu entendre de ses amis.

Sa main libre glissait contre le mur avec l'assurance et l'agilité conférée par l'habitude. Même dans les escaliers, il n'eut aucun mal à s'y retrouver ; ce n'était pas comme s'il risquait de se perdre entre le salon et l'étage.

« Alors, par contre, il va falloir que tu regardes bien, expliqua-t-il en ouvrant la porte menant au couloir des chambres féminines. Les noms sont marqués sur les portes, normalement. Dès que tu vois le tien, on s'arrête. »



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« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (n°15) Les souris dansent.   Mer 16 Juil 2014 - 21:49










Dans sa main, la mienne semble cesser de trembler, comme si je puisais le courage dont j'ai besoin dans la chaleur de ce contact que je ne connais pas. Jamais on ne m'a donné la main, une hybride est tenue en laisse, par les cheveux parfois, il m'est même arrivé d'être attrapée par l'avant-bras lorsque je tentais d'échapper aux tourments physiques de mon maître dans les derniers jours, mais jamais je n'ai pu sentir une main dans la mienne. Alors pourquoi avoir pris celle-ci ? L'instinct, on ne m'a pas appris ce geste, mais a-t-on vraiment besoin de l'apprendre ? A-t-on besoin d'apprendre à embrasser pour en éprouver le désir, le besoin ? N'est-il pas naturel de rechercher le contact rassurant d'une personne à qui on offre sa confiance ? Peut-être que j'ai tort, que je ne devrais pas si facilement retomber entre les griffes d'un humain, mais j'en envie de croire que tout n'est pas perdu, que j'ai peut-être une chance de ne pas finir ma vie seule et cachée dans l'ombre de ces dangereux humains. En tout cas, sa main se referme sur la mienne et ça me rassure, j'avance à ses côtés, légèrement en retrait malgré tout, et regarde autour de moi malgré tout comme un animal égaré craignant qu'un danger imminent le menace. Je tente malgré tout de ne pas communiquer cette peur au garçon, avoir peur, c'est être faible, c'est s'exposer à la cruauté humaine... Je ne veux pas lui donner l'occasion de me prouver qu'il n'est rien de plus qu'un humain.

Sa voix parvient à m'apaiser un peu plus encore, douce et calme dans le silence pesant de ce couloir. Il ne parle pas très fort, parce que j'ai peur ou pour ne pas déranger les endormis ? Je n'en sais trop rien, dans tous les cas ça m'aide à faire le point, j'avoue n'être pas rassurée par le chiffre qu'il m'annonce. Il m'avait parlé de "mes" colocataires, je m'étais donc doutée que je ne serais ni seule, ni en tête à tête avec un seul humain, mais j'espérais n'en avoir pas plus de deux à gérer. Trois, ça reste raisonnable, grâce à lui j'ai du temps pour me préparer, trois humains, trois personnes qui vont éventuellement se jeter sur moi pour me capturer, trois personnes qui vont peut-être chercher à m'asservir, à me retourner à ma tâche première, trois créatures qui voudront sûrement profiter de moi, de ma naïveté, de mon éducation, de tout ce que je ne sais pas et de tout ce dont j'ai peur. Trois, c'est beaucoup, beaucoup trop pour moi, j'aimerais m'arrêter, le lâcher et retourner me cacher dans la salle du piano, je me sentais bien là-bas, l'instrument me faisait du bien, il m'apaisait, me rappelant ma cage de verre, mais j'ai cette main qui serre la mienne, cette main qui me retient, pas de me serrer trop fort pour m'empêcher de reculer, mais de me serrer juste assez pour me donner envie de donner une chance à la race humaine, une dernière petite chance avant de fuir à toute jambe. Trois personnes, quatre avec lui, ce ne sera pas facile si je dois lutter, ce sera peut-être la fin de cette liberté faussement retrouvée, mais ce serait peut-être au contraire le début de quelque chose, tout comme cette main dans la mienne, tout comme la chaleur de sa voix lorsqu'il me parle, dépourvue d'autorité, de dégoût, de haine, de supériorité... Au moins, ce sera trois filles, je ne suis pas assez bête pour sous-estimer une humaine, de ce que j'en sais elles peuvent être plus cruelles encore que les hommes, mais la lutte reste envisageable contre des humaines, alors que le combat était perdu d'avance contre des hommes.

Nous arrivons dans un couloir, le chemin n'était pas long et pourtant chaque seconde ressemblait vaguement à une petite éternité à mes yeux, bien que chacune m'ait semblé moins pénible que la précédente. Apaisée, j'en ai même trouvé le temps d'admirer la fluidité des mouvements du garçon, fluidité à laquelle ses yeux aveugles ne semblent pas faire obstacle. Est-ce un trouble de naissance ? A-t-il lui aussi traversé une épreuve qui lui a fait perdre la vue ? Ce serait malvenu de demander même si ma curiosité est piquée, parce que je n'aimerais pas qu'il me le demande, parce que c'est grâce à ce voile sur ses yeux, probablement, que je me sens en confiance à ses côtés. Ce n'est pas comme si nous vivions la même chose, mon seul oeil invalide n'est qu'un moindre handicap et ne m'empêche pas d'admirer le monde qui m'entoure, la beauté ancienne du bâtiment, les dangers qui m'entourent... Nous n'avons pas traversé la même chose, nous ne nous ressemblons pas, et pourtant, il y a quelque chose qui me rassure. A nouveau sa voix se fait entendre, me rappelant justement ce qui nous rapproche autant que ça ne nous sépare : c'est à mes yeux d'affronter la suite, de trouver mon nom quelque part. Mon nom ? Comment est-ce possible ? Encore une question qui malmène la logique, qui rend cet endroit aussi improbable qu'effrayant. Comment mon nom pourrait-il être affiché sans que personne d'autre que lui ne me connaisse ? Je n'ose pas le demander, j'ai trop de questions pour savoir laquelle poser, j'ai la gorge trop sèche pour desserrer les lèvres. Ma main reste blottie dans la sienne, nous avançons plus lentement, je regarde les noms, m'inquiète de leur nombre, quatre humains par chambre, toutes ces portes, toutes ces chambres, ça représente tellement d'humains...

Citation :
Ayumi Iwasara - Chelsea Brown - Marie-Colombe Mazarin - Chrissy

Ma main presse soudain la sienne un peu plus fort, pas assez pour être douloureuse mais sans doute suffisamment pour laisser passer la peur que je tentais pourtant de cacher. Je m'arrête, mon coeur aussi, mon nom est là, mon seul prénom parmi ces humains qui ont droit à un nom de famille, ces humaines dont je ne connais rien. Je déglutis, plus que jamais je rêve de retourner auprès de mon piano, de me cacher là, de m'y enfermer, de m'y barricader pour ne plus jamais en sortir, pour mourir de faim et de déshydratation dans la douce chaleur du feu, mes doigts caressant le froid des touches de cet instrument qui accompagnerait mon agonie jusqu'à la fin. Il me faut quelques secondes, il n'est pas trop tard pour faire demi-tour, j'ai l'impression que le temps s'est arrêté, j'ai l'impression d'être à nouveau devant la porte de ce manoir et je suis terrorisée à l'idée qu'à nouveau une porte s'ouvre pour ne jamais se rouvrir. Et pourtant, ma main rejoint la poignée, mon coeur bat la chamade, ou s'arrête de battre, je n'arrive même plus à le déterminer, je pousse la porte doucement, j'ai peur, je voudrais me cacher derrière lui, je voudrais m'enfuir loin, mais au lieu de ça, les oreilles plaquées en arrière, je pose mon oeil valide sur l'intérieur de la chambre.


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MessageSujet: Re: (n°15) Les souris dansent.   Mer 23 Juil 2014 - 15:28

...

Une robe bariolée qui lui avait un jour valu une remarque pleine d'ironie moqueuse vola jusqu'à son lit défait ; Marie-Colombe prit le temps, une fois l'armoire complètement vide, de jeter un œil critique au bois acajou qui en tapissait le fond, n'en tirant qu'un soupir plein de désarroi. Incapable de savoir où allaient les affaires que les tiroirs décidaient parfois de manger, elle envisagea le pire tout en essayant de positiver, comme elle en avait l'habitude. Il ne pouvait pas être loin ni être entre de mauvaises mains, elle l'avait vu quelques jours auparavant et il était en parfaite santé (si, du moins, le terme était applicable à un instrument de musique qui n'avait nullement besoin de respirer pour vivre). Le petit rien qui l'angoissait, c'était de réussir à croire les rumeurs qui enflaient à travers les couloirs et selon lesquelles certains meubles du Pensionnat communiquaient entre eux. Il n'aurait plus manqué que ses affaires passent de sa chambre à celle de Kélian ! C'était une des dernières personnes à qui elle aurait aimé confier son harmonica. Ce type n'avait aucune notion du beau une fois décliné en mille et une couleurs, et aucun goût pour la bonne musique.
Une jupe arc-en-ciel vint recouvrir la robe tandis que la longue queue de cheval de Marie-Colombe s'agitait furieusement dans son dos.

Vivre en communauté, mademoiselle en avait l'habitude et ça ne l'avait jusque là jamais dérangée. Après tout, elle avait toujours partagé sa chambre avec trois de ses sœurs, et ses affaires n'en avaient jamais pâties – même pas avec les plus jeunes qui s'amusaient pourtant à les traîner de pièce en pièce. Mais au Pensionnat, c'était une toute autre histoire. Inimités et différences entraînaient la peur de voir ses biens les plus précieux atterrir entre deux cuvettes de toilettes ou disparaître tout bonnement et simplement, et ça, elle ne le supportait pas. Qu'on lui vole ses vêtements passait, mais qu'on touche à ses effets personnels sans lui demander l'autorisation au préalable la mettait dans une colère noire.
En l'occurrence, un harmonica qu'elle avait reçu en cadeau de Mazarin dans son enfance manquait à l'appel, et plus les minutes passaient, plus Marie-Colombe se sentait l'envie de retourner tous les matelas du Pensionnat afin de découvrir qui avait eu l'audace de fouiller dans ses placards. L'autre solution, et qu'elle craignait peut-être encore plus, c'était celle des tiroirs et des penderies anthropophages qui pouvaient l'avoir fait apparaître strictement n'importe où. Des deux, elle ne savait pas laquelle lui permettait de retrouver son trésor en bon état et sans faire de scandales.

Ayumi n'allait pas aimer poser le pied dans une chambre en chantier si elle revenait à l'improviste, se dit au final la funambule, laissant l'armoire à ses pitreries, un goût amer dans la bouche. Tous ses vêtements parsemaient son lit et tapissaient le sol, balancés là dans l'urgence d'une affaire gravissime. Elle avouait n'être d'ordinaire pas très ordonnée – disons plutôt qu'elle avait un sens du rangement bien à elle – mais tout ce désordre ne lui ressemblait pas.
Si elle avait su qu'elle allait devoir faire bonne impression dans trois, deux, un...

Clac.

Marie-Colombe aurait chassé la poussière au lieu de contribuer à donner à la chambre l'apparence d'un énorme arc-en-ciel chaotique piqueté de paillettes en tout genre.

Un serre-tête à la main, elle jeta un regard curieux aux deux nouveaux arrivants, cherchant des traits connus qu'elle reconnut en la seconde personne.

« Alejandro ? »

La petite demoiselle ne lui disait rien, par contre. Sûrement une nouvelle venue, et – mince, pourquoi n'avait-elle pas vérifié les plaques en entrant ? C'était peut-être une de ses nouvelles colocataires.
Point positif : elle avait laissé les autres lits tranquilles et rien ne l'empêcherait de s'y jeter si jamais elle voulait piquer un somme. Oulàlà, ils n'arrivaient pas au bon moment.

« Bonjour ! S'exclama-t-elle joyeusement pour se rattraper, Si c'est la chambre qui vous intéresse, je m'excuse d'y avoir mis, hm... ma touche personnelle. Je cherchais quelque chose. »

Elle prit une mine contrite et espéra que s'il rentrait, Alejandro n'allait pas se prendre les pieds dans un foulard. Drôle de petite compagnie qu'il avait là, toute argentée et pourvue d'oreilles de chat. Autant par habitude que par politesse, Marie-Colombe s'arrangeait pour ne pas mentionner les différences et ne pas s'y attarder. Certains détestaient ça.
Pour éviter d'avoir l'air cloche à jouer avec son serre-tête, elle le mit sur son crâne et ne s'en préoccupa plus. Certes, le jaune éclatant qui nichait à présent sur sa chevelure rose n'allait pas vraiment avec ses vêtements bleus et ses bracelets multicolores, mais elle ne faisait plus attention aux fautes de goût depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: (n°15) Les souris dansent.   Sam 16 Aoû 2014 - 1:23

Lorsque la poigne de la demoiselle se fit plus forte, Alejandro baissa instinctivement la tête vers leurs doigts joints ; cela minimisa sa surprise quand, enfin, leur marche prit fin. Il n'avait aucun moyen de vérifier qu'ils étaient au bon endroit. Aucun moyen de le lui confirmer non plus. Il aurait aimé pouvoir apaiser un peu de cette peur qui remontait le long de leurs bras respectifs en doux frissons, ne serait-ce qu'en lui disant que tout irait bien – que rien de mal ne lui arriverait, ici, jamais. Que le Pensionnat était différent de cet extérieur qu'elle semblait tant redouter. Que ça irait mieux. Vraiment.
C'était important pour lui de trouver du réconfort dans ses propres paroles : il avait besoin d'y croire et, à son tour, d'y faire croire. Aussi faible et fragile soit-il, le jeune homme se sentait rassuré de pouvoir serrer quelqu'un contre son cœur et lui faire comprendre que tout n'était pas si noir, que le monde avait tellement de bons côtés. Il détestait être celui que l'on cajole, celui que l'on protège. Cela partait peut-être – certainement ? – d'une bonne intention, seulement... Ça lui faisait plus de mal que de bien, malheureusement. Il voulait se sentir stable sur ses deux pieds. Voulait qu'on le laisse partir sur son vélo sans lui courir après pour lui remettre ses roulettes, sans craindre de le voir tomber – ou sans lui faire savoir qu'ils avaient trop peu confiance en lui, en ses capacités. Il était grand et n'avait pas besoin d'être protégé.
Ni son corps, ni son cœur, ni rien du tout.
Il se débrouillait très bien comme ça.
Alors même s'il peinait à superposer ses pensées à celles qui devaient fourmiller dans la tête de la petite jeune fille, il ne se serait jamais permis de lui faire ce qu'il aurait détesté plus que tout. Il voulait l'aider, la guider peut-être ; pas l'étouffer ou lui faire sentir qu'il ne la croyait pas capable de se débrouiller seule. Avoir un support pouvait être agréable tant que la canne ne venait pas mordre votre bras pour mieux y fusionner. C'était la base même de l'amitié. Savoir respecter de saines limites. Laisser partir. Ne pas tout dire. Apprendre à laisser faire. Sourire aux lèvres pour lui montrer qu'il lui faisait entièrement confiance sur leur destination, l'espagnol attendit sagement qu'un bruit léger ne vienne lui indiquer que la porte avait été ouverte. Il eut l'impression de l'attendre une éternité ; puis, quand il vint, de n'être resté coi qu'une poignée de secondes déjà volées.

Il y eut un moment de blanc où Alejandro ne sut que faire ni quoi dire ; il aurait aimé demander à Chrissy si c'était bien sa chambre, s'il y avait quelqu'un à l'intérieur et surtout quel en était le numéro, mais rien ne lui vint. Il resta donc à bêtement regarder dans le vague jusqu'à ce que, à l'intérieur de la pièce, une voix familière ne vienne illuminer le sourire crispé déjà présent sur ses traits. Il y avait eu une part de chance, oui, dans ce qui aurait pu s'apparenter à un jeté de dé hasardeux. Il avait eu beau rassurer sa compagne de route, rien n'était certain concernant ses colocataires avant de connaître leurs noms – si seulement il les connaissait.
Maintenant que les joyeux éclats de voix qui résonnaient devant lui avaient un nom et une esquisse de visage, il parvint à se détendre totalement.

« Euhm... Oui, c'est. Enfin. D'abord. Chrissy, Marie-Colombe. Marie-Colombe, Chrissy. »

Disant cela, il voulut accompagner ses présentations d'un léger signe de la main vers l'une et l'autre ; tout ça pour se rendre compte qu'il tenait toujours la main de la demoiselle aux oreilles de chat.
Gêné au possible, il n'osa pas la lâcher pour autant. Ça n'aurait pas été spécialement gentil de la laisser toute seule maintenant qu'il y avait quelqu'un – d'autant que tenir la main d'une autre personne, dans son cas, ne devait guère choquer grand monde. Du moins il l'espérait.

« On cherchait sa chambre, expliqua-t-il à la jeune femme en tentant de s'imaginer ce qu'elle entendait par 'touche personnelle'. Elle vient d'arriver. »

Et ça devrait suffire niveau explications. Si Chrissy avait des questions ou voulait s'installer, elle était bien assez grande pour le dire toute seule. Elle se rendrait bien vite compte que sa colocataire n'avait rien d'un monstre ; et pour peu qu'il ait bien retenu le plan des chambres, les autres non plus. A part peut-être une.



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« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (n°15) Les souris dansent.   Dim 7 Sep 2014 - 8:52









Plein de couleurs, c’est tellement beau, je devrais plutôt me préoccuper de la personne étrange qui apparait devant moi mais la seule chose qui me vient à l’esprit est que je n’ai jamais vu autant de vêtements, je ne savais pas même qu’il pouvait exister autant de coupes, de modèles,… On m’a tellement habituée à jouer les princesses gothiques, un look qui me sied bien je dois l’admettre que j’en avais presque oublié à quel point les couleurs peuvent être belles, surtout sur cette humaine. Elle est tellement étrange, au point qu’on pourrait presque la confondre avec une neko s’il n’y avait ce crane désespérément vide des deux oreilles qu’on pourrait y attendre. A-t-elle choisi elle-même la couleur de sa chevelure ? Je ne savais même pas que l’on pouvait avoir le désir propre de se teindre les cheveux, dans mon… monde, dira-t-on, seul le maître laisse flotter ses lubies sur le corps de ses esclaves, et si cheveux rose il y a, c’est que cheveux rose il voulait. En tout cas, ce déluge de couleurs s’il n’a rien de rassurant par lui-même me donne la curieuse envie de sautiller dans tous les sens. J’aimerais tellement regarder ces étranges vêtements, toucher les strass, caresser l’étrange texture des paillettes, enfiler tout à la fois et défiler comme ces mannequins humains que j’ai déjà pu apercevoir sur la télévision de mon maître. Bien entendu, je n’oserais me le permettre, j’ai été mieux élevée que ça et rien ne m’autorise à toucher les affaire d’une hum… Non, ce n’est plus ainsi que je dois réfléchir, ce n’est pas parce qu’elle est humaine, si ce qu’il m’a dit est vrai, c’est juste parce que… Parce que ce ne sont pas mes affaires. C’est ainsi que ça doit fonctionner, je crois, on ne touche pas aux affaires des autres, c’est tout.

Marie Colombe, la voix du garçon dont je tiens toujours la main parvient à se réapproprier mon attention qui restait jusqu’à présent fixée sur l’arc-en-ciel qui s’étale devant moi. Marie Colombe, comme un bel oiseau blanc ? Non, ce n’est pas une colombe, ce serait plutôt un bel oiseau des îles tout plein de couleurs, avec des plumes dont on ne parvient pas à déterminer la couleur tant elles s’entremêlent et se mélange jusqu’à se perdre les unes en les autres. Un bel oiseau qui peut s’envoler librement, et pourtant elle aussi se trouve dans ce bâtiment. Cela signifie qu’elle non plus ne peut pas sortir ? Y a-t-il dans cet endroit quelqu’un qui sait comment s’en aller, comment rouvrir cette porte ? Est-ce réservé à certaines élites ? Je la regarde avec de grands yeux écarquillés, je suis toujours un peu cachée derrière Alejandro, il reste toujours une possibilité que cette étrange humaine toute colorée cherche à m’attraper, et pourtant… Pourtant elle ne fait aucun geste hostile envers moi, et elle a beau n’avoir pas le handicap de mon ami elle ne me regarde pas avec dédain, avec mépris. Peut-être pour endormi ma méfiance ? Après tout si mon nom est inscrit sur cette porte peut-être est-on au courant de mon arrivée ? Peut-être même que le garçon lui-même a fait semblant de ne rien savoir de moi ? Dans un pareil endroit, rien ne peut être sûr, et pourtant j’ai envie de croire que je suis en sécurité.

- Bonjour je… je… tu as de… beaux vêtements…

Je tremble à nouveau, ma voix est hésitante, inquiète et mon regard se baisse tout naturellement. Je suppose qu’on ne peut pas changer ce genre de choses en un jour, je ne devrais pas même prendre la parole sans y avoir été invitée, après tout personne ne s’est réellement adressé à moi, ils se sont contentés de parler tous les deux n’est-ce-pas ? Ce n’est pas de ma faute, je ne peux m’empêcher de laisser mon regard se glisser sur la pile de vêtements colorés pour revenir vers ma colocataire, j’aimerais tellement les voir de plus près. D’ailleurs, il me revient à l’esprit un problème un peu plus pressant. Je suis toujours trempée ! Je le réalise soudainement et baisse immédiatement les yeux vers ma robe longue qui détrempe le sol. Mes bottes sont pleines de boues ! Elle doit avoir sécher un peu vu le temps qui est passé mais elles ne sont certainement pas devenues propres par magie. Mon corps envahi d’une soudaine vague de panique, je lâche la main d’Alejandro et recule pour n’être plus à l’intérieur de la chambre, revenant dans le couloir avec les larmes aux yeux, je ne veux pas qu’on me frappe, pas encore, je nettoierai, je lècherai le sol s’il le faut mais je ne veux pas qu’on m’enferme à nouveau, je ne veux pas qu’on me punisse.

- Pardon je suis toute mouillée, je ne voulais pas salir, je vais nettoyer je… je suis…

Je devrais être forte, je devrais arrêter de m’excuser, arrêter d’avoir peur, mais ils sont deux et je suis toute seule, et déjà le bruit que je fais semble attirer l’attention de quelqu’un dans le couloir, une porte s’ouvre et un visage qui m’est parfaitement inconnu me fixe avec ennui, peut-être de la colère, puis de l’étonnement. Ca y est, la mascarade est terminée, il faut que je m’enfuie, mais par où ? Et si je m’enfuie je vais salir plus encore le bâtiment et on ne pourra que m’en vouloir davantage, et cette maudite porte qui ne s’ouvrira pas… Je recule jusqu’à toucher le mur opposé du couloir, je m’accroupie, je me recroqueville, je protège mon visage derrière mes bras et je reste là, tremblante, incapable de savoir quoi faire. Je m’étais pourtant promis que je ne me laisserais plus avoir comme ça…


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