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 Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs

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Sale gosse
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• AEA : Elle, le machin, le truc, moche, grimaçant, avec des trous noirs pour orbites, une fraise sale, des mains pareilles et un don pour vous soûler.
RP en cours : "Mais le plus souvent, il restait prostré, accompagné d'un rire stupide"| H. Hackermann
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MessageSujet: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Jeu 17 Juil 2014 - 23:25


Elle gobait tout, croyait tout, acceptait tout. Et plus encore, revendiquait le scepticisme. Un avantageux deal, une vaste arnaque largement approuvée, largement abreuvée. Elle buvait les étrangetés, elle broutait les anomalies, elle tourbillonnait l’impossible logique ou l’impossible à peu près logique. Elle caressait les roses fanées, elle murmurait aux objets sur les étagères des penderies. Elle foulait les tapis fuyards en tapotant les tables avachies.
Elle aurait pu construire le monde à force de preuves inexistantes servant à défaire l’inexistence. C’est très important comme pays d’ambitions, comme étoile de David et comme mouton noir damant le pion. On aurait planté des cyprès si loin, on aurait mangé de ce pain-là, même dans la figure.
Et le miroir qui acquiesce, et les yeux qui narguent, et les doigts, les mains, les mèches.

Mais ça n’empêche pas les peurs, ça ne met pas de bâtons aux idées, ça ne prévient pas des dangers inventés qui lorgnent bonhommes, de l’autre côté de la vitre. Tremblent donc les genoux, castagnent les cils et se battent les dents. Regarde en l’air, chuchotent les voix, regarde en l’air, chuchote-Elle. Ecrase, écrase, écrase. Les murmures tremblent, l’ébranlent. Il fait bon dehors et ça souffle par-delà la tour haut-perchée, les cimes dorées des arbres, des maisons d’écureuils, gibier.
Quelque chose tourne, elle peut le sentir, et la fraîcheur est un appel persistant, comme un parfum entêtant. Suppose. Une balade n’a jamais tué personne, n’est-ce pas ? Sauf dans la forêt, les bois, les lieux mal-fréquentés remplis de gens malsains pour trois fois rien, pour laisser songeur et terrorisés. Il vaut mieux ne pas penser à ce qui se raconte, ce ne sont que des racontars contés.

Elle a chaud à en mourir, entre ces murs couverts de tentures lourdes, et à l’extérieur, sous le ciel qui semble bailler lui aussi, un peu de vent tiédasse lui fait des signes aguicheurs. Au loin ou au près, des rires et des voix s’entrechoquent. On court sur la pelouse et un coup d’œil vers le terrain des libertés lui indiquent des jeux, lui indique une fête, lui indique ce qu’elle veut de ne veut pas vouloir. Conjugaison grammaticale. La pensée se dispense d’y penser. De fond en comble, le Pensionnat n’était que trop grand anyway. Pourquoi alors voudrait-elle continuer à l’explorer ? Plus d’une année avait passé depuis son arrivée et sa vie de bêtises solitaires ping-ponguait contre un mur, celui qu’elle s’était elle-même choisi, celui de l’isolement abruti. Autrefois ça marchait peut-être, il n’y avait pas de monde, pas d’autres méthodes à portée permanente. Mais sans ça, elle ne connaissait que des grimaces, que des cloisons, elle ne connaissait qu’à peine sa camarade de chambre, une blonde surexcitée, mignonne mais bruyante, trop bruyante. Gentille mais un peu neuneu. Elle croit. Ne devrait pas juger. Ne sait rien. Ne sait pas. Se socialiser c’est dur, c’est fatigant. Mais elle a fait le tour de ce qu’elle pouvait faire le tour, a balayé ce qu’elle pouvait balayer. Elle s’ennuyait et cette fois, n’avait d’autre choix que de reconnaître le sien. C’est embêtant, c’est presque contrariant. D’être lasse mentalement mais même pas suffisamment pour se faire atteindre psychologiquement.

D’un revers de la main, Ice rabattit ses cheveux en arrière, oubliant un instant que c’était là un geste sans sens, creux de réflexion. Quand la crinière est longue, ça retombe, pire, ça peut s’asticoter dans vos narines et les microbes sont distribués loin à la ronde en conséquence. Un peu de salive ne tuait peut-être personne mais sortir une serviette en écran n’était pas l’affaire d’un claquement de doigts.
En marmonnant une série d’onomatopées métaphoriquement alléchantes de vulgarités, elle se laissa glisser hors du canapé, bieng posey, et chancela pied droit pied gauche penche avant enchaîne, jusqu’à la porte. Ouvrir les battants n’avait rien d’aussi triomphal que dans ces films sirupeux d’énergie et de magie, où se claquent les rideaux dans un bain de lumière. A peine si les insectes alentours lui remettaient une once de leur trop précieuses secondes de vie.

Sans compter, elle éprouve les minutes qui s’écoulent et recoulent. Sous ses foulées, le gazon tendre et vivant s’est mué en un tapis craquelant comment du vieux bois et de larges ombres dévorent de leurs embrassades le terrain de branchages abandonnés. Brusquement, imperceptiblement, elle remarque qu’elle peut palper cette froideur entre ses os. On l’attire, de cordes, d’acier, de filaments invisibles qui se cramponnent fermement à vous poumons, à en arracher les cages ; une sorte de violence âpre au goût de souffre et d’os. De mémoire d’éléphants, qu’y avait-il eu ici auparavant ? Peut-être quelques murs plus prospères, plus chaleureux, plus mystérieux mais engageants. Peut-être était-ce là trop d’attentes incomblées, dans la rouille du métal noirci ou peint ; personne ne s’aventure plus à tirer des plans sur la comète. Qui pourrait et qui voudrait ? Elle hausse les sourcils et agite les mains, comme un poisson qui suffoque à l’air libre ou un petit ours qui désire attraper sa mère qui s’en va loin de lui. Plus d’UV en couette chatouilleuse, plus de ricanements si ce n’est celui qui dessine des formes informes là, dedans, là-dedans.
Elle tremble.

Elle voulait juste prendre l’air. Pas comme s’il n’y en avait pas à l’intérieur, hein

Fait. Au revoir ?

Tourne pas. Les. Talons.
C’est comme être clouée sur place, rouleau, ou juste, juste, compressée. Enchanteur.


Je hais les cimetières.

Et leur monopole sur la nature, sur les cyprès, les érables, les chênes robustes et les lauriers plus frêles sous le poids du printemps et du chant de l’été. Trop de poésie tuait la poésie, pour une raison, non ? que le Romantique était ce poète sacrifié sur son livre, par ses giclées opaques, d’encre ou de passion, on ne saurait dire.

Ice ne pouvait pas faire un pas pour reculer. Ice était cassée, comme la marionnette sans bâtonnets pour la retenir, droite, redresse ton dos pour voir ? Ice comme sandwich de parpaing.

Oh oui, elle aime tout, n’importe quoi, à porter ses croyances dessus, pourvu qu’elle puisse se laisser aller au prétexte de la science et des expériences, loufoques ou désarmantes, qui vous barrent le souffle ou le chemin. Pas de la pierre si grise qu’elle semble de cendres, pas du j’accepte si retourné en fricassé, l’impossible arrive. L’impossible est possible. Mais il ne s’immisce pas, comme ça, hola, como esta en la casa, non, ça ne va pas, il manque un truc, il manque des choses, il manque comme un nourrisson sans cette glande qui tuera d’appendicite.

T’es pas chez toi, fuck merde. Go on folle.

C’est vrai, ici elle n’a pas la main.
Mais elle avait vu de tout dans le coin, bled ou pas bled, vieillot ou pas vieillot.

Sa respiration prend un tour gênant. Arrête de te faire remarquer.
Elle peut compter pratiquement, le nombre de particules qu’elle avale et recrache, fictre, la peur en tord-boyaux, parce que guetter c’est presque s’attendre soi, au final. C’est ridicule mais si ça se mettait à gigotait, si, si, si, ribambelle de si. Allons donc, les cadavres n’ont aucun organe sur lequel compter. Et la chair, elle repousse même sans organes ? C’est le cœur qui dicte mais langue, si la langue vit… Plantée en pot, devant un grillage. Tu pousses pas?

Slalom bien, you’re going to have fun.

… - Y’a pas de zombies en zone, quand même ?
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Mar 22 Juil 2014 - 1:10

« Merde.  »

J'avais tout arrêté. Deux Semaines entière que ma tête se vidait, que mes mots étaient fade et sans sens réel. Deux Semaines sans péter un cable, sans ouvrir ma grand gueule. Deux semaines sans drogues, alcool en tout genre. Deux semaines sans dire la vérité. Deux Semaines que j'avais passé à être un robot parmi les autres, un humain comme un autre. Deux Semaines, deux vraies semaines. Vous imaginez pas à quel point ça fait mal de se réveiller le matin. L'air semble nous étouffer, l'eau semble nous assoiffer et la joie nous tuer. Tout semble chaos lorsque tout est aussi ordonné, lorsque tout les jours sont les mêmes. On est perdues dans l'immense océan, on se noie lentement dans le quotidien. On attend la fin lentement en immergeant dans l'eau, aucun échappatoire seulement l'eau qui nous porte lentement vers la fin. Le quotidien nous prend et nous caresse de ses afflux. Le quotidien, ce quotidien nous étouffe lentement mais on est pas étonné. On s'y attendait : On naît, on meurt. C'est une phrase typique de ceux enfermés dans leur quotidien et qui s'attendent à tout cela, à cette fin.

Enfin bref, j'étais devenu comme eux. Une chose qui attendait seulement la mort même si c'est vrai après tout, j'attends la mort aussi mais pas comme une obligation, un passage. Non, je l'attends comme une délivrance, un échappatoire de cet océan où tout le monde semble vouloir seulement se noyer tandis que je les regarde depuis ma bouée. Moi je ne me suis pas fait avoir mais à quel prix ? A quel prix peut-on échapper au quotidien et à la horde ? C'était donc l'histoire de ses deux semaines sans drogue, alcool et virée nocturne étrange.Mon dieu le monde me semblait tellement pourri lorsqu'on est gentil avec tout le monde. Je devais même sourire ce qui, même pour un acteur et menteur tel que moi, s'avérait être difficile. Sourire tout le temps, sur commande, était une perte de temps et faisait surtout mal à la mâchoire pour un non-habitué. C'était deux semaines d'enfer.

J'avais trouvé la solution : Du café. On m'énervait : Une petite tasse de café. On disait un truc idiot et niais à souhait : Du café. On me faisait une blagounette : Café. Une taquinerie : CAFÉ ! Ma vie était Café, mon sourire était Café, mes pensées était Café. C'était le seul moyen de ne pas céder et de pouvoir être comme eux. Je ne dormais plus, la caféine dans mon sang m'en empêchait. J'étais empli d'adrénaline mais je ne pouvais pas l'utiliser : Mon investigation n'était pas fini.Je ne pouvais pas m'arrêter là alors je passais des heures à rien faire, juste fixer le mur de ma chambre. Je devais être comme eux, je ne souffrirais plus ainsi. Ils ne semblent pas souffrir en étant ainsi alors pourquoi pas moi ? Pourquoi ne pourrais-je pas atteindre ce mensonge de bonheur ? Cette chose dont tout le monde parle, cette chose que j'ai connu et oublié. Je voulais voir comment ça faisait de toucher sa copie. Oui, sa copie, car après tout je vous rappelle qu'on est enfermée dans ce foutu pensionnat donc ce n'est pas 100% du bonheur. C'est comme les jus avec 5% de fruit. C'est du jus mais pas vraiment.

Donc les 2 semaines étaient finies. J'avais décidé de rajouter une semaine mais la caféine était en trop grande quantité dans mon sang. Elle m'avait rendu malade tout comme le fait que je ne dorme que 3-5H par jour généralement. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé et j'ai bu plus de café, toujours plus de café jusqu'à oublier pourquoi j'en buvais à la base. J'ai essayé, j'ai fait de mon mieux mais ça n'a pas réussi. J'ai du faire autre chose après le café. Je ne sais pas quoi. Tout bourdonnait, tout bougeait et ma perception des choses était floues, dérangés tout comme mes pensées. Malsaines ou non. Enfin bref, je suis là.

« Mega merde.  »

Oui là dans la boue, la terre. J'ai horriblement mal à la tête et au ventre. Je ne saurais dire si il fait jour ou nuit car la seule chose que j'ai envie de faire c'est de vomir. Ce qui … Ne tarde pas à arriver. Le liquide verdâtre une fois déversée sur le sol j'ai jeté un coup d’œil aux alentours et j'ai aperçu les pierres tombales ce qui me fit immédiatement regretter ma dernière action. Désolé M.Mort reposez en paix et oubliez je vous prie le vomi sur votre tombe. J'avais la nausée et une teinte verdâtre. Bon je sais que ceci est le résultat de deux semaines d’abstinence mais comment ? COMMENT ? Mes mains était pleine de terre et à la vue de celle-ci je n'ai pas pu me retenir de pousser une plainte identique à un grognement de bête. Puis j'ai senti quelque chose sur le menton, une barbe alors que je m'étais rasée la veille. Pas très longue certes mais là cependant et tout aussi sale que mes mains.
J'aurais pas du me laisser allez mais il est trop tard maintenant. Je me relève et je réalise que je ne suis ni nu ni en slip ni en robe. J'ai un jean et un t-shirt rouge à ma taille, miracle ! Tout les deux rempli de terre. J'ai cherché quelqu'un et puis j'ai vu quelqu'un devant le portail. Mon cerveau a eu du mal à réagir et a aligné des mots afin de faire une phrase. Je l'ai donc pointé du doigt un moment avec un air hagard sur le visage et la bouche grande ouverte. Un seul mot a réussir à sortir de mes pensées et de ma bouche. Il sonnait pâteux mais au moins je l'ai dis.

« TOI !  »




HRP : On l'a fait ! J'ai du le finir sur ma tablette mais bon, je l'ai fini *^*
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Ven 25 Juil 2014 - 12:38


Un truc bougeait, et la nature gémissait, se pétait le figure – à moins que ce ne soit elle, la pétée. Ah, ah mais allons bon, c’est son état de nature, sérieusement il ne faut songer trop longtemps à changer, d’ici qu’on mue, le cerveau pas. Et ce fanion de forme floue, qui continuait, à émerger, à émerger, à ém…
Il y a un truc de bizarre, elle découpe et décuple ; un truc sans sens, un truc abstrait, elle aimerait intégrer ce qui se fait, ce qui se passe ; au lieu de quoi, évidemment, elle ne peut pas, les neurones sont des lâches sans science, sans foi, quand ils veulent, quand ça leur dit. Heureusement que ça ne le dit pas souvent. Mais en dépit de ça, c’est pas très sain pour autant – combien de autant ? Les épines fleurissent dans sa tête, il faudrait tendre la main par-dessus le rosier noir de Phoebos. Adieu, femme sans utérus, te voilà absorbée. Elle tressaille, comme le scout sans sa lanterne. Il fait pourtant encore jour, encore après-midi, encore après-goûter, encore pas-encore-soir.

Dans son esprit qui se disloque, un petit voyant rouge clignote. Ne connaît pas le sens, tho.

Les images se rabibochent faiblement, trop lentement pour cicatriser le délire malade de ses cases « Bazardingue ». C’est pas le moment, le moment n’est pas assez.
Bien sûr que non, bien sûr que non. Respire, c’est quoi ton prénom déjà ? Respire, sois rationnelle.

Je t’en foutrais du rationnel quand y’a plus rien qui se raccorde, pour commencer.
Elle avait la graine, voilà son engrais. Enjoy your own shit.

Sortant d’entre les tombes de pierre sombre, on croirait à un déchirement de la lumière ou de l’obscurité atténuée, elle ne sait pas très bien et n’est pas certaine de vouloir savoir. Un tissu informe qui s’assemble, défile, nettoie, nettifie. Net. Buée. Quelque part dans ce champ gris, un râle immonde tranche le silence glauque dans une minute plus glauque encore. C’est un cri rauque, un cri comme un crissement, un cri râpeux, âpre, qui sent la boue des marais, le caractère verdâtre des eaux stagnantes. Un cri qui râle, un râle sans prix. Prie.
Y a-t-il encore des humains pour pousser les limites de la voix par de-là les retranchements de leur nature ? Ou leur nature elle-même a déjà explosé en mutation, une mutation organique corrompu, interrompue, souillée, pervertie, salie, déchue… ? L’odeur du souffre ne réussirait pas à rassurer les gorges glacées, les gorges figées, les gorges sans son, de son sang. Sempiternellement soudain. Un triste tableau, un triste paysage. Memento mori, n’en fais-tu pas un peu des masses ?

C’est un corps, solide et structuré. C’est une bête concrète et persistante. C’est un bloc mouvant, mourant ? Moment.

Des bulles de couleurs grésillent, un deux, on off, on off, un morceau de rouge qui paraît se dilater, comme une anémone aqueuse s’ouvrant et se refermant, sa vision se moque d’elle.

C’est pas un zombie ? N’est-ce pas ?



N’est-ce pas ?

C’est irrationnel. Trop irrationnel. Mais impossible de rationnaliser, de ratisser, de moraliser, d’empiler les idées fixes. Ca se casse, en claquant les portes, adieu logique, voilà un terrible spectacle. C’est vrai qu’elle a oublié ses cordes vocales, dans sa poche ou derrière les battants fermés. A peine si elle se sent franchement protégée.

Ice, Ice, Ice, garde la tête froide.

Quelle blague. Elle a toujours au contraire été une tête brûlée.

N’approche pas, horreur périmée !

-TOI !

Oh merde.
Elle n’avait pas l’intention de hurler, hein. Pas du tout. Ou presque pas du tout. C’est pas tout à fait ça. Travaille ton jeu d’acteur, cruche. Alors oui, elle répondu du même son guttural mais. Mais. Pitchy pitch. C’est quoi ça, mauviette ? Ca ne masquait pas ses craintes, ni hantises, ni sa compréhension qu’il s’agit là d’un truc qui se révèle incompréhensible. C’est l’explosion d’une bulle, en myriade de ricochets ; de la répulsion à l’état pur.
Et il gesticulait, vindicatif. Moi ? Qui ça, moi ? Hei… !?
L’étouffement perle dans son esprit.

Tandis qu’elle suffoque dans ce méandre d’images aigres-douces, amèrement acides, il lui semble que d’autres informations lui parviennent et rapidement, la confusion fait place à une irritation ; du dangereux caïman au cactus. En voilà de belles. Elle accepte volontiers les gifles, ici à l’intérieur d’elle-même. C’est quoi ce bordel – ça ne va plus, hein. Il frémit encore, ce cafard infectieux. Et elle, de s’être permise à une telle ridiculisation. C’était quoi son but, exactement, à l’autre tocard ?

Mais le reste, ça ne l’avance pas plus, sur ça, n’est-ce pas. Pas plus d’un chouillas. Et si les autres ? Et si après ? La bouteille devient fragile, il ne faut pas jouer à ce jeu. C’est à vous de faire tourner le lait. Ce serait bien dommage, d’y céder. Laisser aller. Faut pas voir. Ne pas autoriser. Lock, lock. Lock away. Finalement, en rechignant, Ice avance sa main, repoussant le portail, s’arrêtant sur ses genoux qui dansent autant que son cœur, une chamade mascarade. Le grincement aigu de la grille métallique fait la nique à ses tympans, comme des sirènes jacassant dans les airs. Un pas après un précédent, une épaule suivant son homonyme, elle emmêle ses ongles dans ses cheveux, pour les rejeter en arrière – ou les tirer, selon l’humeur. Ses vertèbres sentent le stress à plein nez, à moins que ça ne soit une attitude droite et figée, méfiante et excédée. Raide comme la planche, raide comme une règle, musique, et d’un soin soigné, ses pas prennent garde à éviter les fentes, à éviter les rainures traçant la galbe des sépultures et leurs – qui sait ? – émanations toxiques. On pourrait trouver n’importe quel merdier dedans, certitude dessinée s’esquissant.
Il n’était plus qu’à quelques mètres maintenant. Pas assez loin pour qu’elle le confonde une nouvelle fois avec un mort-vivant sans scrupules et plein de verrues de l’autre-monde – pauvre Styx qui manquait ainsi ses clients. S’il était foutu de faire correctement son job, peut-être n’inventerait-on plus tant de salades mutantes - ; mais pas assez près pour qu’elle se risque à toucher la vermine. Fidèle à sa pitoyabilité, adultère face à sa bienséance ordinaire. Elle cracherait pour moins que ça.

-T’es à l’aube de ta mort et tu délires, ou tu essaies d’être encore plus désagréable que d’habitude ?

Non pas qu’elle soit plus rassurée pour autant. Des degrès certains existaient sur l’échelle de l’insécurité. Et si les alarmes se bricolaient à l’intérieur du crâne des gens, alors l’une d’entre elles sifflait là déjà avec insistance. De qui, de quoi, de quand ? Si c’est pas malheureux, ça.

Un teint dégueulasse semblait lui coller aux joues et son corps passait pour maigre, lessivé, presque – si on escomptait terre et autres foutaises qu’il était allé ramasser, bien sûr. Lui qu’elle comparait à la base à un cobra sous déguisement, lui faisait à ce moment penser à un vers malade. Les deux n’étant pas les augures les plus propices qu’elle eût pu connaître dans son quota de jours vécus.

Et en plus, elle ignorait comme d’habitude ce qu’il pouvait bien avoir en tête.

Non, ça n’était pas une récurrence réconfortante.

-Riggs.

… ?

Et ça empeste, en plus. Tu t’ennuies à ce point ou tu le fais exprès ? Parce qu’une fois l’interrupteur enclenché, il vaut mieux rester sur ses gardes. Qui lui dirait qu’il n’a pas tenu un congrès de… De quoi encore ?

Ah. Les Inféri.

Mais c’était stupide.

-M’approche pas, galeux.

Et je ne vais certainement pas lui en souffler l’idée.
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Dim 27 Juil 2014 - 1:20

Je ne comprends toujours pas et mon crâne semble exploser. Tout est loin, je suis cassé. Ma vue est floue, mes pensées sont lentes et mes muscles engourdies. Ça va bien, ça ne fait pas mal. Elle a peut-être raison, je suis peut-être à l'aube de la mort. Plus qu'un pas et c'est fini, plus qu'un pas pour se noyer dans cet océan. J'ai tellement envie de descendre de cette bouée, de les rejoindre dans cette souffrance imperceptible. J'ai envie d'être comme eux, j'ai envie de ne plus être différent, de ne pas souffrir encore, mais pourquoi est-ce que je ne peux pas ? Pourquoi ne puis-je pas franchir ce pas ? Il lui suffit de juste descendre de cette bouée de secours. Mes oreilles bourdonnent et je ne sais plus distinguer si je souffre ou non dans la poitrine. Mon cœur bat vite, peut-être trop vite. Le sang semble traverser mon corps à une vitesse extraordinaire.

Je la regarde, les yeux globuleux et béant. Ses mots me semblent teintées de dégoût et j'essaye de comprendre pourquoi elle me semble si lente, tout me semble si lent. Café, café. Ce mot résonne dans ma tête comme si c'était la solution. Putain de caféine. Surdose et tout balance. Surdose et me voilà en train de crever. La vie semble lente et mon corps trop rapide tandis que ma conscience balance au bord du précipice, incapable de se concentrer. Que choisir ? Elle ne comprend pas ce qui se passe, la seule chose qu'elle semble apercevoir c'est qu'il y a quelque chose en face de moi et que le ciel est bleu. Elle ne comprend pas plus que moi, perdue dans ce qui semble un marécage de caféine. Elle essaye de s'en sortir mais oh, voilà les effets secondaires ! Bonjour les flash devant mes yeux. Dites moi que je ne vais pas avoir de crise cardiaque, pas devant elle en plus. Ma conscience décide de ne pas sauter dans ce qui semble le néant. Merci conscience, je te revaudrais ça. Je cale ma respiration sur la sienne.

«Riggs.»

Damn it. Je viens d'éviter de crever devant elle. C'est sympa parce que bon, si je serais mort dans un cimetière ça aurait pu être trop facile pour ces idiots. Je veux une mort qui claque moi, pas un gars qui se trémousse dans la boue et son propre vomie, de la bave dans la bouche, à cause d'une crise cardiaque. Bon c'est officiel le café et la normalité sont deux mauvaises idées. Depuis quand est-ce que je suis devenue bête ? Mes pensées sont toujours troublées et j'ai du mal à la sentir la sensation de réel. La frontière entre la réalité et les pensées est floue et je ne sais même pas si tout cela est réel, si cette douleur dans ma poitrine existe. Ma main droite agrippe discrètement ma cuisse et la serre afin de sentir cette sensation de toucher et de douleur. Enfin oui, je ne rêve pas, pas encore. Tout s'articule dans mes méninges. Le rouage s'organise, grince à cause de sa rouille et se remet en marche, l'engrenage marche comme il marchait avant : en piteux état.

Je la dévisage, c'est bien elle : Ice. Je ne sais pas ce que je lui ai fait à cette fille mais elle a décidé de pas m'aimer. Je me rappelle pas avoir eu une relation avec elle, ou bien une de ses amies car après tout les filles entre elles se disent tout. Je ne supporte pas leur langue de vipère parfois même si Ice n'en a pas l'air d'une. Seulement si je faisais seulement confiance à mon instinct j'aurais été dans une mouise encore plus profonde que celle-ci alors oui, je ne préfère pas. Vous savez il existe des gens incapable de penser à des choses audacieuses, même si ils en font l'effort. Ils passent leur vie à faire les choses dans une extrême normalité et lorsqu'on les brusque un peu ils font quelque chose d'une extrémité insoupçonnable, du jamais-vu, en croyant pitoyablement que cela est audacieux et dangereux, du genre hoho j'ai bu du lait périmé puis il y a des gens comme moi incapable de penser dans la normalité. Ce n'est pas voir les choses en grand, c'est être aveugle des conséquences. C'est tout.

Enfin voilà Ice était devant moi et comme d'habitude elle me lance des pics digne de sa réputation. C'est navrant de voir quelqu'un me haïr à ce point là alors que je ne lui ai encore rien fait. Je sais que je n'ai pas une bonne réputation mais en général il me suffit d'un petit sourire, d'une main dans les cheveux, détourner le regard et dire avec ma petite vois douce : Les faits sont un peu exagérés, tu sais la plupart des gens sont rancunier avec moi, ils s'attendent toujours à plus. Alors ils font comme si ils n'avaient jamais rien entendu, comme si toutes ces rumeurs sont fausses. Certaines le sont bien sûr mais il y en a tant que je ne sais plus lesquelles. Ils m'arrive de me perdre parfois dans les frontière entre mensonges et réalité. Après tout certaines personnes souhaitent vraiment me faire du mal. Ice elle semble plus s'amuser à me traiter ainsi, cela ne me dérange pas particulièrement bien que ça me titille. Je ne hais pas Ice comme je pourrais haïr certaines personne. Nous avons une relation conflictuelle voilà tout. Je recule lentement d'un pas en arrière et je dépoussière mes vêtements en tapant dessus comme un timbré. Bon, ok finalement je suis content que ce soit Ice qui me trouve car elle va pas s'amuser à dire ça à la terre entière afin de se faire des amis et une réputation.


« M’approche pas, galeux. »

Cette harpie m'énerve quand même.

«Tu crois que je veux m'approcher de toi peut-être ? Désole mais je suis pas intéressé , trouve toi un autre fantasme.»
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Dim 27 Juil 2014 - 21:36


Crade. Crade et vaseux. Cradeux. Un terme qu’elle lui remettait en félicitation de sa superbe. Un crapaud des Marais avait dû faire le top-model pour lui en donner l’idée. Quelle chance, vraiment. Elle en pleurait d’admiration.
Le propriétaire de ce jardon à osselets grillés aussi, sûrement. Et son effronterie qui est prête à pousser la chose jusqu’au pari. The Land of gambling. The sacred Land. Quel beau sourire qui s’étire. C’est là une méthode made in USA? Ils étaient célèbres pour leurs produits peu ragoûtants et survitaminés – pour ne pas dire piqués. La famille n’est pas loin, voilà ce qui se passe quand on consomme une pâtée de cochonneries. Pas qu’un porc y voie une différence évidemment. Ne demandons pas à un moine de reconnaître qu’il était surtout frustré sexuellement, ça serait choquer l’agneau pur qui bouffe de la chèvre dans sa gamelle sans être au courant.

Petit poney, petit poney, tu es tout gris et tout petit, petit poneyy… Mais ferme ta gueule un peu.

Elle le prend de haut, c’est vrai, avec une couronne. Pas d’épines, ou un peu peut-être. C’est de l’if qu’il portait Jésus sur sa tête, même si un rosier aurait était de meilleur goût pour symboliser son « amour IMMEEENSE » pour le peuple de la Terre, le peuple du nez dans la poussière. Et les hommes qui n’apprennent pas. Si ça se trouve, les morts étaient plus compréhensifs que les déglingués en chaussures-cravate ? Ca faisait de la peine et pas sûr que le sépulcre était aussi saint qu’on le prétendait. Ca serait même étonnant en fait. Tu ne trouves pas ?

Je n’en ai aucune envie, vous savez ? De m’y attarder, de devenir attardée, je préfère écraser de la magnificence de mon talon, pour ne pas faire tomber le masque et pour continuer de singer l’aisance, je suis tranquille tu vois. J’ai peur de rien, moi. Tu pleures oui, c’est encore une tare qu’à rien avoir. C’est dommage. Jane Austen allait bien, elle. Elle lisait des gros bouquins dans le vent. Elle racontait des histoires aux tombes, des histoires qui sentent bons, en attendant une réponse, celle du vent qui se faufile comme un enfant qui a peur de déranger. Déranger qui, exactement ? Pas comme si y’avait quoi que ce soit de très primordial, suprématie mal placée. Ne pleure pas, les gouttes gèleraient, tu sais. Fais passer ça pour de la sueur, nez en bas, vers le crétin qui s’écroule. Si c’est pas beau, elle le mitraillerait de photos si elle en avait la possibilité.

Mais c’est pas le cas, pas vrai ?
Et les vampires, tu les dégottes qu’à l’hosto. C’est un syndrome que ce machin-là, comme Tistou qui faisait pousser des fleurs dans la chambre.

Il balbutie en paumé, c’est mignon dans ses divagations.

-Tu crois que je veux m'approcher de toi peut-être ? Désole mais je suis pas intéressé, trouve toi un autre fantasme.

Rien dit. Ou plutôt, ça ne donnait pas de tempo nouveau.

Flippant en revanche qu’elle en soupire de soulagement. Elle allait finir par le confondre avec ces bêtes noires errant sur le battlefield. Mais les lits sont prêts, Monseigneur, si vous permettez… ?
Mais on permet rien ici, ni la lumière en lampe de poche halogène, ni le reste de torches humaines. Ca manque de cachet, designer ?
Elle soupire, exhale. C’est ça qu’on dit, en prenant un air très sensuel. Ce sont des pétasses électricoco. Pas pour elle. Pas pour lui. Qui exactement voudrait mettre du rouge-fesses-irrités sur ses lèvres pour impressionner un singe ? On se pâme pas pour un babouin. Même pour un âne bâté apprécié qu’appréciant, quel précieux pressant. A la presse, rien qu’on ne pressente.

Le marbre froid se réchauffe sous la température de ses doigts, propagation. Et balance en arrière, rejette et balaie. Ses cheveux pour un shampoing sans crasse contagieuse. L’arrête est un papillon qui tend ses ailes dans une torsion mutine. Rie. Soldat au front !... Créature au sol, énumère son venin. Une vraie histoire d’amour entre eux, pour un peu elle sortirait la cravache.

Coby Riggs a le goût de la bile qu’on hésite à ravaler. Elle ne comprend pas ce serpent qui s’amuse à enjoliver tous les agneaux de ses anneaux. Son problème devait résider aux tréfonds de ses os du bassin. Elle le voyait comme dédaigneux des valeurs et ne pouvait sonder son esprit. C’était agaçant. Dérangeant. Quand les eaux sont troubles, c’est qu’il y a quelque chose qui se cache, qui se dissimule et que Mère Nature ou un suivant facteur – gentil postier, gentil dénominateur – refuse de révéler. Pas plus qu’elle ne voit l’intérêt de dormir dans un lieu reconnu comme sacro-morbide du commun des mortels. C’est d’un mauvais genre. Comment peut-il avoir le culot de laisser traîner encore sa langue déjà trop verte ?

-Hin. Brillant, on est presque sur la même longueur d’ondes. « Presque » parce que crois-moi, mon phantasme, c’est toi qui l’as ruiné. Malheureusement t’as besoin d’incruster ton visage partout, hein. Si c’est pas du narcissisme, ça.

C’était une orgie d’habitude que de se jouer mutuellement du violon sur des cordes de crécelle. A moins qu’un concerto ne s’effectue à base de chair déchiquetée. On était en plein repaire animal, les no man’s lands n’ont pas les mêmes lois et eux n’avaient pas la leur. Pas ici. Ca, c’était imprimé en néons fumés.
Il n’empêche que des miracles qui vous titillent d’embêtement vous sauve la mise et vous donnent parfois un prétexte, du grain à moudre et de la bière à brasser. Elle baiserait de la rouille pour ça. Façon de parler, tout n’explosait pas encore dans une cacophonie de débauche et elle ne l’abreuverait surtout pas.

Son index essuya, plongé dans une profonde rêvasserie narquoise, la pierre dure sur sa droite la plus proche. Donc l’autre droite de la droite de l’autre.

On ne lui en voudrait pas, si elle s’en servait de siège, n’est-ce pas ?
Game of Thrones.

A l’aise. Presque. Elle croise subrepticement les cordes de l’espoir pour que le locataire ne s’en soucie pas trop. Enfin, elle ne violait rien, contrairement au tas de chiffons un peu devant, plus loin.

-T’as pioncé là parce qu’une fille a enfin eu trois sous de bon sens ?

Il faudrait qu’elle pense à se servir une coupe de champagne en rentrant, alors.
Bravo.

Un peu d’amabilités et tant pis pour le confort de l’esprit.




JE RACONTE DE PLUS EN PLUS N'IMPORTE QUOI, CA CRAINT /pleure/
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Jeu 31 Juil 2014 - 20:01

Le vent souffle sur ses terres et j'entends le bruissement de l'herbe. Les pierres érigés vers le ciel ne semblant pas tristes, oh que non. Tout cela semble nostalgique et paisible, personne n'est réellement mort n'est-ce pas ? Ils ont juste ce que tout le monde souhaite : un sommeil paisible et réparateur. Les morts sont-ils vraiment mort ? Le sommeil éternel est-il vraiment éternel ? Après tout pourquoi ne se reposeraient-il pas seulement de leur vie de misère et de pauvreté ? Nous dormons peut-être, notre corps récupère du chaos et de l'enfer que nous vivons. Ils ne sont pas en enfer, nous sommes en enfer. L'homme maigre et squelettique est bel et bien en enfer, je suis bel et bien en enfer et le vent qui souffle soulevant mes pensées ne me semble que sec et aride. Le ciel bleu et clair ne semble que ténèbres et cette terre pleines de ressource ne me semble que flamme car après tout l'enfer est bien sous nos pieds mais pas aussi profond que nous le croyons.

Le cobra qui se hisse lentement et le vent qui ne cesse de souffler. Ma conscience vient seulement de récupérer du gouffre qui s'annonçait. Elle réalise alors lentement qu'il n'est pas nuit et que j'ai du passer la nuit ici, ou peut-être 2 journées ici ? Depuis combien de temps suis-je là ? Est-ce que les gens m'ont oubliés, est-ce qu'ils se sont inquiétés ? Oh non, confortablement installé dans leur quotidien je n'étais qu'une tâche dans leur océan de tranquillité et sans moi la vie leur semblait bien plus calme et tranquille, leur vie leur semblait bien plus insignifiante et ils en étaient heureux, si heureux. Ils ont sûrement souri toute la journée, heureux de ne pas voir mon sale visage tâché de mensonge et de honte. Ils étaient heureux de ne pas voir ce corps maigre et déformé à force de porter sur son dos le poids lourd de la trahison.

Mais qui aurais-je trahi ? Personne, ni ici ni dehors. Je ne l'ai pas trahi et lui non plus. C'étaient eux les premier, tout était de leur faute. Elle n'était qu'une trainée et lui un faux frère. Ces deux êtres ne méritaient pas mon amour et mon admiration, ils ne méritent qu'une fin laborieuse et seule. Lorsqu'ils mourront dans d'atroces souffrances et que personne ne saura à leurs côtés pour écouter leur dernière parole alors ils se diront que j'étais leur ami et ils se sentiront encore plus coupable. Ce sera eux de porter le lourd poids du mensonge et de la trahison. Ils retireront enfin leur fard de déni comme le porte la plupart de l'humanité. Tous maquillé de ce fard alors tout nous semble joyeux : ce ciel ne serait plus ténèbres, cette terre ne serait plus flamme mais seulement des chimères euphoriques. C'est pour cela que nous survivons, car une fois maquillé les autres nous semblent plus joli, nous nous semblons plus jolies, la vie nous semble plus jolie.

«Hin. Brillant, on est presque sur la même longueur d’ondes. " Presque " parce que crois-moi, mon phantasme, c’est toi qui l’as ruiné. Malheureusement t’as besoin d’incruster ton visage partout, hein. Si c’est pas du narcissisme, ça.»

Tant de métaphore, de comparaison mais au final ne suis-je pas un déchet à insulter ma propre race, ma propre espèce. Je ne suis qu'un misérable à insulter ma propre famille, ma propre chair et mon propre sang. Je remet en question l'ordre universel des choses, la supériorité de l'humain face aux autres races et encore pire : notre intelligence. Je suis un traître, un félon, une parjure. Damnez moi mais je le suis déjà. Je suis déjà maudit mes chers frères et je n'ai rien de plus à regretter, il n'y a donc rien de plus à maudire. Mes amis, j'ai atteins le fond du gouffre, j'ai atteint le désespoir là où personne ne l'a jamais atteint car ils ont abandonné avant, ils sont tous morts avant de sentir le fond de ce gouffre. Je suis le seul n'ayant pas abandonné, n'ayant pas dénié. Je suis maudit mes amis. Il suffit de voir ces machineries qui me servent d'oreilles. Cette chose, cet engrenage qui permet à tout homme sain d'esprit d'entendre la voix de la raison, les paroles affectueuses me permet de n'entendre qu'atrocité et félonie, mensonges et commination. Damné soit ce vil engrenage qui ne me souffle que malheur. Celui-ci qui maintenant me fait écouter le sarcasme de notre chère te tendre Ice.

«T’as pioncé là parce qu’une fille a enfin eu trois sous de bon sens ?»

Oh que non mes amis, je suis bel et bien maudit. Qu'ai je pu faire lors de ma dernière vie ? Ai-je commis un crime contre l'humanité ? Dîtes le moi donc la raison de mon malheur ! DITES LE ! Je n'en peux plus, je ne supportes pas toutes ces choses, tous ces pics que l'on m'adresse. Parfois j'ai du mal à rester debout, à faire face mais mon égo sur-dimensionné, saleté d'égo, me réconforte dans ses bras en me persuadant que tout cela est du à leur jalousie. Seulement êtes vous vraiment jaloux ? Est-ce que tout cela pourrait-être de la jalousie? J'en doute, mon cœur en doute mais son réconfort chaleureux me convainquait du contraire et alors je tiens encore. Je fais face à des gens encore pire que Ice, des perfides ne sachant qu'attaquer par derrière. Lorsque je leur fais dos ils arrivent avec leur dague et m'assassine sans même que je ne le sache. Ils me disent fou et disent que c'est la raison de leur croisade contre moi. Quel croisade messieurs ? On ne détruit pas un fou, haha. Personne ne détruit les fous, ce sont les fous qui vous détruisent sans que vous ne le sachiez. Celui que vous croyez fou, votre bouffon lui même, vous assènera le coup de grâce et par devant messieurs tandis que vous serez tétanisé par la peur, maudite peur dans votre falzar. Personne ne viendra à votre enterrement, personne n'aime les félons.

Dans cet enfer je vois cet être qui se fiche de moi et je ne sais pas si je devrai retenir cette rage. Savez-vous pourquoi je vous parle ainsi ? Savez-vous pourquoi je vous vouvoie ? Je sais que je ne suis pas seul dans ma tête. Paranoïaque non mes amis, le fait est que parfois je ne sais même plus ce que je pense, ce que je suis. Mon esprit est pris de ses instincts malsains et libidineux et je suis noyé dans la haine. Tant d'évènements sont arrivés ainsi, par la seule faute de ses instincts. C'est pour cela que je suis obséquieux avec vous, j'espère en retour que ses instincts ne revienne et que mon être soit épris par cette partie fétide et vil jusqu'à ne plus vouloir de ce qui me reste d'humanité. J'éprouve encore de l'affection envers certaines personnes et je ne veux pas les décevoir, je ne veux pas porter un poids encore plus lourd sur mes épaules. Ma tête me semble lourd et mes muscles toujours engourdie, ma main droite agrippe à ma barbe et la traverse lentement. Je sens ces poils hérissés et sec. Pourquoi est-ce que j'ai hérité d'un pouvoir aussi étrange ? Enfin bref, cela ne fait rien de mal après tout au moins je n'ai pas besoin d'attendre des mois afin d'avoir une barbe où bien à me raser sachant qu'ils tombent parfois automatiquement.

«Lorsque les filles me voient elles perdent toutes leur bon sens, tu le sais bien Ice même si il m'arrive de douter sur le fait que tu sois une fille. Tu veux que je vérifie peut-être ?»

Je m'approche d'un pas puis deux pas. Je sens le mouvement et j'entends l'air passer dans ces viles machineries appelé oreille. Mon corps se rapproche du sien à une allure modérée, ils se rapprochent lentement et l'écart se minimise jusqu'à se réduire seulement à la taille de mon pied. Je pourrais sentir son souffle comme elle pourrait sentir le mien. A cet écart la personne ressent les sensations de l'autre, c'est une violation de l'espace privée et des droits. C'est être à l'identique, tout savoir, tout ressentir jusqu'à que la notion de privatisation n'existe plus et que les barrières entre partages et privées ne soient même plus définies. Cela est la parfaite mesure entre respect et violation de l'espace, juste assez pour déstabiliser une personne et la rendre mal à l'aise. C'est cela de savoir manipuler un esprit humain parfois, c'est de savoir comment l'affaiblir sans arrière pensées. Puis comme d'habitude je ris, incapable d'attendre très longtemps la réaction de Ice. Je pense que c'est l'une des personnes les plus difficile à manipuler que je connaisse étant donné que je n'arrive pas à rester concentré à ses alentours. Après m'être plié en deux je finis par relever mon visage en la regardant dans les yeux, des larmes au bord de ceux-ci.

« T'inquiète pas Ice, ton réel fantasme n'arrivera jamais. »
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Mer 27 Aoû 2014 - 15:11

Peu importe ce qu’il prétend être ou faire, c’est une aura saumâtre qui lui dit de fuir qui se dégage de lui. De son corps. Son attitude. Ses paroles tendancieuses. Sa façon d’onduler, même gris, même vert, même shooté, même piétiné, suffit pour sonner l’alerte. Il n’a pas de meilleure alter-égo ou d’identifiant que celui du chasseur, du prédateur, du fou prêt à tout. Son idée même de coucher dans le futur lui fout la gorge embuée de fumée. Elle pourrait. L’émietter. Mais les Illuminés ressuscitent. Et sans l’aide de Jésus Christ Sauveur du monde. Wow. Soustrayez ça à l’addition. Ca mérite des applaudissements. Mais qu’est-ce qu’elle venait chercher, au juste ? Ah oui. Un temps de calme. De repos. De fraîcheur.

Alors qu’est-ce que je fous ici, à me prendre la tête avec le même chieur que d’habitude, dans un lieu glauque par ce temps, et pourquoi la météo et pourquoi ce cadavre-en-devenir et pourquoi…

Parce que ce chic, marmonnent les voix du sarcasme. C’est beau de compter sur leur aide. Franchement, elle voulait quoi ? En rentrant elle se ferait un thé. Sans lait. C’est dégueulasse avec du lait. Sans sucre, c’est écœurant le sucre dans le thé. Avec la feuille au milieu. Et puis elle boufferait la feuille. Après des exercices de divination.
Quand elle disait être prête à rencontrer des gens, elle ne foutait pas ce cafard dans le lot.

Il parlait à tort et à travers, non pas qu’il eût un jour fait différemment, mais elle aurait au moins pu espérer le voir apprendre, à force. Il n’y a pas plus insupportable que de se confronter aux mêmes obstacles, dans un sens comme dans un autre. Un bélier peut comprendre qu’il doit charger plus de force et de puissance en lui et en son corps pour parvenir à ses fins. Un bélier plus brillant que Monsieur Bien-Lustré. Pour moins que ça, elle aurait autorisé une remarque perfide à ce sujet se glisser dans le rideau de grisaille qui descendait lentement sa cape. S’il tient autant à sa perte pour la tancer sans relâche sur le même sujet, il allait devoir revoir son répertoire. Les nuances ont leur limite, encore plus face à un esprit fermement buté. Sollicitation délicate, ils auraient pu faire du SM à l’oral, peu importe ce que peut avoir signifié en tous temps l’abréviation acronymique ‘SM’.

… Il faudra qu’elle demande à Zuriel.

Enfin.

Où cela est-il censé la mener, en définitive ?

Expire, dégonfle le ballon, évacue l’air comme un régule le crissement du plastique latexé.
Et prendre des gants, ça se fait dans ce genre de situation ? A en perdre la tête, autant se la vider, creuse.
Jouer au basket avec un chou entre les mains, il lui sortait les vers par le nez, les oreilles, les feuilles et tous les orifices. Mais il ne faut pas décompter que ça, parfois, partout, jamais, de temps à autres.

Ca pouvait bien le faire rire, de jouer les intrigants, elle était pleine, elle. Comme d’un repas englouti trop vite, les jeux où son vote est annulé sont exténuants. La lassitude, aussi puissante que le bout incandescent de la cigarette qui se consume. La jambe se dégage déjà d’un califourchon vulgairement empressé, que la déroute la tente de l’autre côté du chemin. Les insinuations sinueuses sont des fortuités un peu trop calculés.

Mais stopper la cadence au lieu de ralentir était une action trop brutale pour s’appréhender sans amener la suspicion.

Un soupir s’échappa de ses lèvres. Une cigarette volée aurait été la bienvenue. Du bout des ongles, une friction désagréable s’élevait du bloc de granit. Egorgera-t-on les hyènes ?

-Au lieu de faire l’imbécile qui me connaît mieux que moi-même parce qu’il connaît tout, tu peux m’avancer sur ce que tu fous là ?

Les impuretés ne devraient pas salir les choses déjà dégradées.
Ou se dégradant. La mare boueuse qui naîtrait du mélange donnerait des boutons à quiconque tiendrait à l’appliquer en masque de beauté. Elle en était persuadée.

Autant proposer un gant pré-traité de ses bactéries et germes pullulentes.

-T’es moche comme ça. Pire que d’habitude, en fait.

Capillaires dans la gueule, à avaler un fil tendu, ténu, agaçant, présent. Dos à dos, que peut-il voir pour s’y raccrocher, au fond ? D’un saut, elle descendit de son perchoir, cuir des chaussures taché. Tant pis, elle nettoiera avec plus de force, la gangrène n’a pas besoin de s’attacher aux transcendances déjà mortes. Clopin-clopant, à pas mesurés, elle s’arrange pour venir jusqu’à son niveau, tout en grimaçant. Reste en dehors tout de même. Les squelettes sont moins arrogants que ça.
Pas de chance, on dirait. Osef. Elle n’allait quand même pas écorcher ses Oxford sur lui mais.

S’accroupir pour balancer, contrebalancer. Dans une valse de coquillage refermé, Ice pose le menton sur ses mains, les mains loin du cœur et l’estomac se faufilant dans ses talons.

-Qu’est-ce qu’il faut faire de toi ? Hein ? Dis-moi un peu Riggs, qu’est-ce que je dois faire de toi ?

Sans délicatesse, elle casse une brindille, encore une autre, une vieille branche, soulève un ver du bout de sa tige, le remue. Petite gamine qui ne se laisse pas voir. Elle commence à se divertir. On ne les attend pas, ce n’est pas tout de suite l’heure du repas. Ils peuvent frissonner tranquillement, à se faire des reproches qui n’en sont pas tout à fait et, ça lui va, c’est parfait. Parce que. Ici finalement, c’est coupé du monde.

Ici finalement, ils sont un peu tous les deux comme elle avant.
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Dim 21 Sep 2014 - 13:04

Punaise. Pourquoi tout le monde agit comme ça ? En dirait que je suis un robot:blabla. Pas d'émotion, juste un robot sans émotion. Ça m'énerve, je hais ça. Ils n'ont pas d'estime ou bien cela a toujours été ainsi ? Ils vous envoient des pics en pleine face et lorsque vous essayez vainement de les arrêter ils vous renvoient en pleine figure. Pire que la haine, l'hypocrisie et le sarcasme. Je viens de me rappeler pourquoi j'éviter de rester aux côtés d'Ice trop longtemps : quelques minutes, quelques secondes et tout chavire comme une buée noire voilant mes yeux et alors mon cœur s'emplit de haine et de colère. Un de plus, un de moins ça change bien quelque chose finalement. Au fond de moi j'ai une estime, bien caché derrière tout ces paillettes, toute ces imitations, tout ces masques. Ceci n'est qu'une valse, une douce valse qui nous emporte, des habits, du maquillage et des pas. Toute une chorégraphie tout à fait maîtrisée, sans accroche. Aucun petit pas sur le côté, aucune improvisation et tout ça me rend fou. Ça nous coule doucement, une dernière danse avant de nous emporter. Padam, padam. Je n'en peux plus de me cacher, ne serait-ce pas le temps d'improviser ?

Ces paroles remontent doucement à mes oreilles mais tout cela ne me semble que léger, futile. Je ne sens plus ces pics qui me transpercent, non je suis bien trop loin pour ça, bien trop libre de ces futilités. Son regard tente de me transpercer, de deviner ce que je pense mais à qoi bon ? Pourquoi vouloir me connaître si c'est pour me trahir ? Pourquoi vouloir me comprendre si c'est seulement pour en tirer des profits ? Je ne veux pas, je ne souhaite plus être transparent. La seule chose que je veux être au final c'est un bloc de pierre sans sentiments, sans pensées. Je ne veux plus un être, une chose sans conscience. Ces mots ne m'atteindront plus alors et toutes ces choses qu'on dit sur moi n'auront aucune importance, rien n'aura d'importance si je ne deviens qu'un bloc. La haine, la colère, la méchanceté ne seront que des mots sans réel sens. Au final j'aimerais être idiot, un simple et bête idiot. Ne plus réfléchir au sens de la vie, à l'importance des interactions sociales, au monde en général. Je voudrais être un idiot qui se dit : Et si je me tapais une nana?hoho, elle est bonne celle la. Oui juste un idiot réfléchissant à perdurer l'espèce humaine et manger afin de survivre.

Réfléchir ça ne sert à rien, je hais cela. Je voudrais tellement faire confiance en ses instincts. Aujourd'hui encore me laisser emporter dans cette buée noire qui me voile les yeux. Perdre ce qui me reste de conscience et agir sans aucune compassion, laisser ma bouche sortir toute sortes d'inepties et de pic. Les gens me trouvent méchant en général mais je ne pense pas être le pire. J'ai une manière de vivre, de penser différentes des autres. Je ne crois pas en l'hypocrisie et aux règles de savoir vivre en communauté. Je suis quelqu'un de naturel qui marche droit tandis que d'autres dévient, mentent, volent et crachent derrière les autres. Il vous sourit, vous affuble de toutes sortes de politesse et vous caresse dans le sens du poil mais une fois que vous lui faîtes dos il sort son venin. Oui voilà l'humanité, un mensonge, une mascarade où le seul but est de se cacher derrière un fard, jouer l'hypocrite et lorsque l'on dénonce la vérité alors on nous traite de fou ou bien de misanthrope, plein de mots pour finalement dire qu'on est asocial.

-Qu’est-ce qu’il faut faire de toi ? Hein ? Dis-moi un peu Riggs, qu’est-ce que je dois faire de toi ?

Ce qu'on doit faire de moi ? Me jeter au bûcher peut-être. Quelques étincelles, quelques brindilles et voilà un joli brasier. Après tout je ne suis qu'un problème, une erreur, un bug. Je ne suis que ça après tout, une chose à effacer, une tâche sur un drap blanc.Désolé de ne pas être assez parfait pour vous, désolé de n'avoir aucune valeur à vos yeux aveugles. Désole de n'avoir aucune importance dans votre cœur fragile et mort. Désolé de n'avoir aucun caractère dans votre réflexion pourri. Oh, excusez moi, excusez moi d'être celui que je suis, désolé de ne pas être comme vous mais non, il n'y a rien à faire de moi. On ne fait rien avec un fou. Oui désolé mais je vous hais avec votre morale, vos bonne pensées, votre attitude de sainte nitouche.
Ma main agrippe à son épaule et un sourire fin et dérisoire semble se dessiner sur mes joues. Je n'en peux plus, je veux juste tout extérioriser, en finir de ce mensonge. Je ne veux pas être comme vous, je ne veux pas agir comme vous. Je ne souhaiterais jamais vous ressembler, jamais devenir ce que vous êtes même si pour cela je dois souffrir, même si pour cela je dois me faire des ennemis. Un de plus, un de moins ça fait mal mais la vie c'est ça : on a mal et on se relève pour finalement retomber un peu plus loin. Je ne veux pas agir comme un idiot tel que vous. Moi je veux avoir mal et ainsi me renforcer jusqu'à ne plus souffrir, jusqu'à ne plus rien sentir.

« Rien, il n'y a rien à faire. J'ai essayé d'être comme les autres, un saleté d'hypocrite sarcastique et amicale et voilà comment j'ai fini. A moitié mort et défoncé. Sale et hideux.  »

Puis ma deuxième main s'est agrippé à son épaule et mon regard a croisé le sien. Pas comme toute à l'heure, pas comme avant... J'ai réfléchi longuement à comment me venger doucement d'Ice. Pas par les sentiments, pas par la manipulation. Il suffit de jouer comme elle, on va régler ça à sa manière par une pure et simple moquerie soit disant drôle. Je me suis intensément concentré, ce n'est pas la première fois que je l'utilise mais généralement je ne fais pas exprès. C'est assez aléatoire vous comprenez. Enfin voilà, je me concentre donc dans une zone précise, le sourcil. Faire une moustache à une fille c'est amusant, lui faire un magnifique mono sourcil par contre ça risque de moins lui plaire car épiler un sourcil c'est toute une étape et entre nous ça fait mal. Je me suis donc concentré et j'ai vu un poil sortir, puis 2, 3 et enfin plein d'autres créant ainsi une magnifique végétation qui n'aurait jamais dû exister, l'extrême hideusement : le mono sourcil. Mon sourire s'esquisse alors, remontant jusqu'à mes oreilles. Ça fait du bien mes amis.

« Ice, je voulais te dire à quel point tu m'énerves. A l'avenir évite de me sortir des sarcasmes je hais ça. Sinon ton mono sourcil est magnifique.  »
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Dim 9 Nov 2014 - 18:21


En toute franchise? Elle avait flairé le coup foireux avant-même qu'il ne dépose ses mains trop rêches, trop douces, trop menteuses sur ses épaules. Se caler sur ses propres talons pour lui parler avait déjà été une erreur fatale, pire que l'alcool coupé avec du Coca-Cola - quoiqu'elle n'avait jamais testé ce sacrilège mais... - Là, elle gagnait le gros lot en dépit du grelot interne qui avait carillonné dans son esprit avec courage et sagesse un tantinet plus tôt. Bravache qu'elle était, le résultat était des plus désespérés. Parce que ou mais, le fait est qu'elle avait su succomber à une minute maigre comme mal bradée de pitié, pour son seul détriment. Si serrer les dents ne lui filait pas de l'urticaire, au moins en percevait-elle la rage; et ce, sans avoir besoin qu'on ne le lui en fasse baver plus encire. Avec un sentiment mêlé d'effroi. Froid.
Elle recule.
Violemment. Brusquement.
Touche la terre, l'herbe moisie. Sèche ? Humide, si ça se trouve.
Elle hésite à parler de surprise. Glapissement? Ca pousse, ça pousse.
Comme les fleurs, les chrysanthèmes, les trompe-la-mort. Trompettes de la mort. Est-ce bien nécessaire de s'en rappeler, après tout?

C'était toujours aux autres de payer les pots cassés, c'est ça? Quelle genre de folie était-ce. Quel abrutissement sourd avait pu saisir les faibles, les lâches, les couards, pour leur chuchoter toujours les mêmes mots-musique-rayée dans les oreilles? Fredonner ça, était insupportable. Peu de choses sont supportables. Chez eux.

Elle avait posé une simple question. La question d'un tout, leur question à deux, leur question qui fâchait tout. Fasciste. Facile. Au fond, nul ne savait vraiment ce qu'il fallait, ce qu'ils attendaient. Ils n'attendaient rien ? Probablement. Ou avec un petit peu d'espoir, peut-être qu'ils n'étaient pas tout à fait perdus, ni elle, ni lui. Elle avait voulu se rassurer. Mais pas lui. Ils étaient dissonants, décalés, jamais comme espéré.
Difformes. Chacun réussissant dans son domaine. C'était épineux. Velu.

Le picotement sur son épiderme valait tous les sourires narquois ou satisfaits du monde, il n'y avait pas à en douter. Elle aurait eu un miroir qu'elle aurait tenu la force nécessaire pour se foutre de sa propre gueule ? Garnements. Qu'essayait-il de faire ? L'agacer ? C'était à portée de main. Elle.

Eprouvait l'ennui grognant dans son bas-ventre, avec autant de dégoût et d'animosité qu'un prédateur titillé jusque dans son égo. Enfin, ils s'avouaient tout.
Et ça ne lui faisait même pas plaisir.
Une mesquinerie.

En même temps, elle le reconnaissait pleinement, complètement, dans cette attaque aussi grotesque que gamine et humiliante. C'était sa sournoiserie à l'état pur, mêlé d'une once de malice. Elle tâta hasardeusement cet accessoire qu'il lui avait offert et poussa un grognement rogue enjolivé d'un mot de la plus grande bienséance. Ca déconnait plus; il ne déconnait pas.
Ce n'est pas qu'elle dédaignait la féminité mais avait tendance à ne pas y prêter attention. Se recoiffer, veiller constamment à la tenue de son maquillage l'importait peu. Elle n'avait jamais saisi le principe de la minauderie et, lorsqu'elle s'y arrêtait, c'était souvent pour exploser de rire devant tant de ridicule. Ces attitudes maniérées lui étaient complètement égales et elle accordait plus de valeur aux divagations atterrantes qui foudroyaient ses illuminations quotidiennes, qu'aux parades de ses membres et de son fin minois.

Néanmoins.

Il y avait dans l'affront capillaire qui lui était fait, quelque chose relevant pour le fait, du crime de lèse-majesté.

Ca lui tordait les boyaux que de l'admettre mais oui, un changement si intime de sa biologie était, sentait, se prouvait... Insupportablement faux, bizarre, pervers, dégoûtant, irritatif, irrespectueux, enfin, c'était de l'empiètement de territoire et elle avait l'exécrable sensation d'avoir été violée par la fenêtre. De la merde, passe encore. Là, on parlait de souillure véritable.

Avec une dizaine d'années de retard, elle connaissait enfin ce qu'avait dû se dire Mauroy, son vieux chat d'alors, lorsqu'elle avait réussi à peigner ses longs poils de persan en cinquantaines de petites tresses.

Dieu a donc finalement décidé de donner forme prédatrice à la vermine et les confectionne en adversaires trop honnêtement annoncés pour se présenter au préalable.

Ou quelque formule toute aussi délicate et apparentée. Présument.

- Pour commencer, si t'étais pas aussi mal foutu dans ta tête, ça arrangerait les affaires de tout le monde, y compris les tiennes.

Non mais, s'il y avait besoin de fournir un mode d'emploi en plus, il n'attendait pas une gratuité si parfaite, n'est-ce pas ? Impossible d'y croire. La confiance ça vient pas comme ça, surtout pas pour lui, pas pour toi. Et étrangement rien que pour ça, elle acquiesçait à l'écouter.
Jérémiades de jeunot imberbe.

HA.

Bon. C'était peut-être aussi un peu de sa faute. Un tout petit peu. Et le sarcasme ? Avait-elle déjà parlé autrement qu'en sarcasme? Difficile à replacer un doigt plein et concret dessus. On s'adapte aux personnes. Elle ne connaissait rien de meilleur que le sarcasme pour s'appliquer à Coby. Elle y voyait leur jeu intime. Trop intime et personnel, sûrement. Ca devenait stupide.

- Ensuite j'ai bien entendu que t'étais exaspéré. Là. Tu vois? C'est toi, aussi, qui viens t'allonger entre trois asticots qui n'ont rien demandé. Tu m'as fait chier au moins autant alors on est quitte pour la journée, ça te va?

Ice tu es en bas, là; Ice tu es en dessous; Ice ne te fais pas voir. Attends un peu que le vent tourne, les roues et les moulins, attends un peu que ça aille mieux. Attends un peu, sinon ça va tomber par terre, ça ira choir comme on brise un verre. Tu vois, ça va changer? Tu vois, ça va s'améliorer.

Elle saisit avec un peu trop de poigne l'articulation osseuse du jeune homme étendu là, the hangover won't last for too long. Elle a presque peur, un peu. Pas de lui mais de pourquoi elle fait ça, de ce que ça veut dire. Je te tire hors de la merde. T'emballe pas. Je te tire hors de la merde, pourquoi ça doit être moi? Sous ses palmes, elle éprouve la chair maigre de son adversaire, elle perçoit comme ses veines battent, et hésite, elle pourrait le déchirer comme une marionnette de chiffon. Mais il est fort, pas vrai ? Il ne se disloquera pas. Ils joueront encore, une autre fois, comme ils jouent tout le temps. Aujourd'hui, juste aujourd'hui, il vaut mieux qu'à deux ils se rattrapent et qu'elle ne le laisse pas s'échapper, pour ne pas perdre sa face si désagréable de sa vie, de son quotidien, parce que les habitudes s'attrapent comme des rhumes, on fait pas gaffe et on se le coltine pour le temps restant, une angine qui dure tout l'hiver, c'est presque incroyable de s'en débarrasser. Elle n'a encore rien traité. Rien traité, rien préparé. Pars pas si vite, toi aussi t'es un poil dans ma main. Enfin, sur mon front.

- Okay. OKAAAAY.

Inspire, expire.

- Okay. J'ai encore besoin de toi pour arranger tes conneries alors crève pas là, je te prie.

S'il ne tient pas debout, elle va ramener ce gros tas sur son épaule. Qu'il se garde de toute ingratitude. Leurs clavicules s'entrechoquent, elle a l'impression de se prendre une chaise sur le corps. Putain, est-ce qu'il a seulement un peu de chair? Le contact brutal la fait chavirer légèrement. Appuis-toi deux secondes, deux secondes. Là. Cale bien. Un cadavre à l'agonie. Elle en verrait bien un titre pour tabloïd, si elle pouvait rire d'elle-même. Putain, je fous quoi, là, hein? Arrête, mets sur pause, le cerveau devrait dormir, tu sais. C'est pas bon, toute cette proximité. Mais si elle le lâche, il va se casser la figure jusqu'à se décomposer dans les déchets de la clairière et rejoindra la tribu de zombies qui hante le coin. Enfin, supposément.

- On fait la trêve. Pouce. Tu me fais trop pitié. Pouce, okay? Promis je me la ferme as well.

C'est pas drôle de pas te chambrer. On m'avait promis un peu plus de temps. Roule pas trop vite. Il peut encore se dégager. Elle le souhaite, au fond. Très, très fort. Redevenir, je sais pas, moi, normal. Justement, hein. S'il faut se relever, l'humiliation sera définitive. C'est ce qu'elle pense. Tandis que ses jambes tirent et protestent à en attraper des crampes, son cerveau n'obéit toujours pas. Fidèle au poste, toi t'as compris au moins.

Chiasse. Elle a fait quoi, exactement, pour se retrouver dans un cacatoès de Finistère pareil, hein?

Elle a presque envie de dire.
No homo.




J'ai écrit de la merde, ça ressemble pas du tout à mon style habituel et en plus je suis en retard. Vas-y, cogne moi QAQ
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Ven 12 Déc 2014 - 20:27

Ses phalanges, ses doigts veloutés contre ma peau charnue. Mon corps plongeant et immense, mon ombre qui la recouvre et son regard qui se souhaite menaçant. Chère Ice tu ne sembles donc pas comprendre qui se trouve maintenant en position de supériorité. Nos masques, notre jeu, notre mascarade s'est envolé afin de retourner à son état originel: le néant. Il n'y a plus de notre dorénavant, il ne reste que moi. Croyais-tu que j'aurais pitié de toi ? L'homme que je suis n'a pitié de personne, il ne pense qu'à lui-même. Penser aux autre n'apporté que des ennuies assez fâcheux.

Maintenant que tes sarcasmes ne m'amusent plus tu penses m'impressionner mais sache le : ton caractère ne impressionne point. Tu fais pitié à voir dans cet état lamentable à me demander mon aide. Je croyais être un déchet défectueux mais apparemment je vaux mieux que ça. Voilà même que tu oses m'adresser la parole sans aucun sarcasme, quelle drôle de situation. N'est-ce donc pas ironique et niais ? Oh, si au point où je souhaiterais te faire taire. Pourquoi rester politiquement correct alors qu'il ne reste rien de drôle en toi. Tu sais que je ne te porte pas particulièrement dans cœur. Comme les autres d'ailleurs. Je n'ai aucun intérêt à arborer un visage souriant en face de toi.

Mes traits sont seulement tiré par le mépris et tes doigts sur moi commencent sincèrement à m'agacer. je dégage brusquement ma main et il me semble que ton regard devient plus terne mais peut-être est-ce seulement une impression. Enfin bref, tu de viens ennuyante, une sorte de jouet tordu, brisé, décoloré par toutes ses aventures. On s'en lasse et on finit par le laisser moisir, prendre la poussière telle une guenille. Lamentable est le seul mot qui me vient à l'esprit. Tu croyais m'atteindre mais je ne penses pas que tu sais à qui tu t'attaques.

Oui, c'est moi Coby le Grand, l'être le plus égoïste au monde celui qui ne pense que pour lui-même au mépris du bonheur de ceux qui l'entourent. Ce n'est pas toi qui est capable de me changer, la seule capable de cette prouesse est morte dans mon cœur. Oui, la seule lumière dans l'obscurité s'est éteinte et dorénavant il ne reste plus que la terreur et l'obscurité. Il ne reste plus rien que des vestiges d'un bonheur passé caché sous les cendres de la trahison. Tout cela semble n'avoir été qu'un rêve, un mensonge. Ma vie n'est composé que de cela, des mensonges et encore des mensonges. Tout ceci est arrivé à un point où je ne sais plus distinguer la vérité du mensonge. J'aime me conforter dans cette fausse réalité.

Mon problème c'est toi, toujours à me rappeler ma condition d'homme misérable., de drogué, d'alcoolique. Ne peux-tu pas faire comme tout le monde ? Te mentir, te cacher sous une couche de persuasion et faire comme si nous étions heureux. Heureux dans ce foutu pensionnat. CE PENSIONNAT REMPLI DE FOU. T'approche pas, t'approche pas. Laisse moi respirer un instant. Désolé, mes bras qui te pousse contre le sol ce n'est pas fait exprès. Je n'en peux plus. Ma tête me fait mal. Une douleur vive me transperce le crâne et mon cœur semble ne plus marcher.

Mes mains prennent mon visage et il me semble que ce n'est pas physique, je n'ai pas vraiment mal et que tout ça c'est dans mon crâne. Une pure imagination dont le seul but est de me punir pour les actes que j'ai commis. Ne suis-je pas maso', fou à lier ? HAHA. Mais je le suis mes amis et tout cela est de ta faute Ice. Tu as voulu jouer la maligne avec tes sarcasmes, tu t'es cru supérieure mais maintenant que tu es dans la boue, maintenant que tu es à mon niveau tu peux oser relever ton regard et m'admirer comme tu aurais du depuis le début. Peut-être pourrais je t'accorder mon pardon. Ne suis-je pas miséricordieux envers un petit être futile tel que toi ?

« Demande moi pardon Ice et alors je t'aiderais. Tes sarcasmes n'ont aucune utilité et le jeu a suffisamment durer. Tu sais bien qui est le plus fort. »

Mes lèvres s'étirent, mes pommettes se rehaussent. Je retire mes mots Ice : la partie va devenir intéressante.
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   Dim 9 Aoû 2015 - 18:54


Dégage. Ton visage, ses mains, et cette haleine de malade. Suffocante. Que croyait-il? Qu'elle céderait? Si facilement? Déclarer qu'elle le reconnaît comme gagnant? Déception qui soulève la poitrine, agacement qui lui fait claquer la langue, la souris contre le mur et le trou qu'on a rebouché. Où exactement cherches-tu à te réfugier? Elle fait crisser l'émail de ses dents, une miette ou deux pourrait tomber, chuter, qui mène la danse vers la déchéance? Ce n'est pas une valse, ni un pas de bal. C'est une course, un tournoi; des échecs et des dames, une cour au dessus des autres quidams.

Elle avait beau raisonner, retourner, mettre les pieds dans le plat, avoir envie de distribuer des tartes, à spéculer, à s'attarder. Ca ne résout rien, pas vrai ? Mais dans un théâtre, aussi sinistre soit-il, il faut rester dans la peau de son personnage, ne pas trop penser, seulement acter. Il tenait les cartes et elle devait deviner. Le magicien et son spectateur, le psychopathe et sa foule s'esbaudissant, le chien devant le dresseur. Un spasme violent, froid, moite qui s'empare de vous, d'elle, de qui, fait chavirer, fait haleter. Il lui étouffe la gorge par un effet hypnotique, une emprise qu'elle ne veut même pas nommer, un sort à conjurer. Ils étaient ici de pauvres marionnettes, des pantins désarticulés, des poupées aux ficelles de chaînes d'acier. Un monde rien qu'à eux, un Pays Imaginaire où Peter Pan se cache, menaçant de les tuer, ces pensionnaires sourds, aveugles et muets qui font office de garçons perdus, avec une poudre de fée largement périmée. En cours d'extinction, une vaste blague qu'on se garder de mentionner pour mieux s'empêcher de protester. Il n'y avait ni monstre ni adulte à fourvoyer, pas plus qu'ils n'avaient l'occasion ou le droit de se peindre cœur et figure de prétextes de regrets. De ce qu'ils croquent, craquent à défaut de protéger, il y a ces règles et leurs menaces qui les font résister, se désister, petit à petit. La mascarade est cruelle, la fête plus encore. On a des milliers de choses à se dire pour peu de secrets à ouvrir, céder; c'était une salle de classe sans chic comme elle en avait si peu côtoyé - alors à défaut d'avoir le plus petit caprice qu'elle aurait fait en guise de vœu de charité, elle ne savait quelle corde tirer, à quelle force, quelle importance. Etre conciliant pour une leçon trop difficile à peser, la balance folle et elle qui perd son aiguille dans une botte de foin, une montagne pour rien.

Ils étaient pitoyables tous les deux, à ne pas se décider, à seulement tergiverser. Une bulle autour d'eux dans un accès de génie, de danger, dans ses yeux, ses; c'est lui l'abomination de la nature, et elle l'ordinaire banalité - était-ce forcément plus mal pour autant? Ce n'est pas toujours matière à se reprocher, ne lui en déplaise.

A son plus grand désarroi, elle était incapable de s'arracher à sa vision, une nuit de cauchemars pour deux enfants esseulés. Avec douleur, elle sent la terre sous son fessier, un amortisseur inutile pour les pensées qui se bousculent et affluent; elle se demande vaguement qui est le plus en détresse comme si cela comptait. Elle a envie de pleurer, surtout. De frustration ou pour quel autre prétexte on voudrait bien lui prêter. Pour elle ou pour lui, pour une folie désespérée qu'il s'échangent à coups de piques, de menaces.
Les positions s'inversent et elle ramperait à ses pieds - des si, par milliers.

- Tu es malade, Riggs. Un grand malade.

L'entend-il ou uniquement des voix, les voix?

Un bref instant, elle les voit ensemble, assis sur les sépulcres à réciter les passages d'un bouquin élimé, à faire la morale au vent. C'en est presque romantique, un de ces clichés à vous donner des éruptions violentes de sucs gastriques; une projection qu'elle repoussa avec incrédulité. Divaguer à ce point était honteux, a fortiori alors qu'elle n'était pas en instance de grâce. La démangeaison pileuse se manifestait comme une mauvaise algue contre un récif de corail ne demandant qu'à respirer; ou tannait la comparaison avec les piquants d'une brosse à cheveux neuve. Une vilenie sournoise qui se colle à vous sans plus de formes de procès. Si le monde devait être si malheureux, on s'assécherait la langue et la gorge à force de bêtises vides, comme ici.

Il se détourne rapidement, paraissant enfiler son masque pour évincer, refouler, à petit pas, à petit feu, son manteau lascif, cette fausse paresse qui le parait jusqu'ici; il a cette figure qui l'horrifie, un quart de minute pour comprendre et appréhender, trop long, trop souillé(e), il se fait scorpion devant un coléoptère, un criquet, un lézard. Qu'ils n'en perdent pas leur sang-froid pour la sanité de tous.

Elle voudrait se débattre, prendre la poudre d'escampette, celle de cheminette, ne plus construire l'heure qui vient de peut-être; il faudrait prendre appui sur ses chevilles, bondir comme les biches ou comme Diane, au lieu de quoi, elle s'improvise chenille, limace, mollusque damné. Pour ses points qu'il gagne en la serrant dans ses poings, liée-s, le plateau argenté qui la soutient; l'assiette n'est pas sienne, ce n'est qu'arranger ses affaires.

Ice le toise. Ment-il, ne ment-il pas? Elle prie pour lui arracher la langue rapidement, le soumettre à l'énigme des deux portes, poser sa table de multiplications; mais rien ne fonctionne si aisément, et elle avait toujours été plus attirée par le piano que les échecs, et présentement, c'est sans garde-fou qu'elle avançait.


- Tu te crois Dieu, Coby Riggs; cobalt - blue -cyanure, ça t'emmerderait bien si je te disais non. Besoin d'écraser le monde sous tes pieds.

Halète, à l'intérieur.

- Voilà qui est flatteur si tu me considères comme un monde; dis-moi, je te distraie bien?

C'est ainsi qu'ils jouent, en équilibre sur une corde raide. A se sonder, en plongée, en apnée - Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...

- Qu'est-ce que tu veux si ardemment? Ne me fait pas croire que ma dignité seule te suffira, tu es un être vide et avide.

D'un maigre filet de vent contre ses cordes vocales, elle acquiesce vers l'arbitre.



J'suis en retard et je flemme la mise en page. Mais dis que tu m'aimes, okay? \
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MessageSujet: Re: Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs   

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Parle-moi de zombies, shalalalalaa | C. Riggs

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