AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 How To Become A Magical Girl

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: How To Become A Magical Girl   Ven 31 Oct 2014 - 23:13



Au bout d’une longue minute d’observation, Melvyn conclu qu’il a passé la mauvaise porte. Ce hall n’a définitivement rien d’une patinoire et il doutait qu’en une nuit l’intérieur ait pu autant changer. Certes, l’air y était aussi frais, mais l’odeur, la forme, la décoration et la patinoire en elle-même n’y était pas du tout.


Etrange, il était convaincu d’avoir pris le bon chemin - enfin, ayant passé la moitié du trajet le regard rivé sur son téléphone, il ne pouvait en être certain. En revanche, ce dont il est convaincu, c’est qu’un endroit pareil n’existe pas par chez lui. Quelqu’un a du se taper un énorme délire. 


Et est très riche, potentiellement. 


Il lui faut une autre longue minutes d’essais infructueux pour ouvrir la porte afin qu’il comprenne que quiconque à decider de bâtir ce manoir de l’horreur n’a aucune intention de le laisser s’en aller les mains dans les poches.


Il faut que ça tombe sur lui, ces conneries là. 


Melvyn ne panique pas. Vraiment. Il reste posé et rationnel et oh mon dieu il va mourir ici n’est-ce pas? Il peut presque imaginer son cadavre délaissé dans un coin du couloir... Ew. Non. Il ferait certainement une très belle décoration, mais il était hors de question pour lui de finir de la sorte; de plus, si cela se trouvait, il était seul dans le manoir, ce qui signifiait qu’il n’aurait pas d’efforts de socialisation à faire! Fantastique! 


Malheureusement, ses doux rêves furent écraser aussi rapidement qu’ils étaient venus lorsque le Canadien se décide à faire un petit tour - ce serait trop idiot de mourir devant une porte- et découvre le panneau d’affichage. Des mots = des gens = catastrophe. 


Il sent déjà la nausée monter; seul avec des inconnus dont il ne connaissait à priori rien, si ça ne ressemblait pas à un cauchemar, ça... Certes, il s’améliorait, mais c’était vite dit. ‚S’améliorer‘ signifiait surtout qu’il ne fuyait plus la queue entre les jambes dès qu’il voyait quelqu’un, pas qu’il serait capable de tenir une conversation correcte sans la tourner au ridicule ou passer pour le pire trou du cul du monde.


Et là, c’est la chute. Incompréhensible. 


Tout ce qu’il voulait, c’était faire un pas en arrière, mettre un peu de distance entre lui et ce tableau; le résultat est une paire de fesses endoloris au sol. Et beaucoup d’incompréhension. Et d’embarras. Lui qui à fait de son équilibre une fierté, tombe sans aucune raison apparente. 


La mort.


L’idée de devenir un cadavre au bout d’un couloir lui semble soudain bien alléchante tandis qu’il tente désespérément de se trouver une excuse afin de ne pas blesser son ego avant de se rendre compte que le sol tout autour de lui est gelé.


Hébété, il cligne des yeux plusieurs fois, trimballant un doigt tremblant sur le sol dans l’ultime but de confirmer que sa psychose ne provoque pas d’hallucinations. C’est froid, ça glisse, c’est une sensation qu’il reconnaît parfaitement; aucun doute sur la question, autour de lui s’étend une étrange patinoire et oh mon dieu est-ce qu’elle est en train de s’agrandir? S’il n’avait pas ressenti le froid et la douleur, Melvyn aurait été persuadé qu’il était en train de rêver.


La glace forme comme un cercle autour de lui, un truc fucking fantastic et tout et il serait en train de danser la java nu en ce moment même s’il n’était pas trop occupé à s’inquiéter parce que, voyez-vous, ça n’a rien de normal.
Clairement, les films ne font aucune justice à la découverte des pouvoirs et la peur panique qui saisit et monopolise le cerveau lorsque l’on essaie de donner un sens à tout cela. 


Enfin, Melvyn imagine qu’il n’a pas à se plaindre; le sol aurait pu se transformer en magma, pour tout ce qu’il savait. Et là, il n’en aurait rien à faire de savoir d’où lui vient ce miraculeux pouvoir, concrètement.


C’est bien, c’est... Positif. Dans le fond. 


Il est enfermé dans un manoir - sans doute hanté-avec d’autres gens, va peut-être mourir, se retrouve avec une patinoire amovible et un mal de fesse, mais au moins il ne risque pas de brûlures mortelles à cause d’apparition intempestive de magma. Bien. Cool. Génial.


Au moins, pense-t-il en se penchant au dessus de la glace pour s’admirer, les fesses toujours fermement collées au sol, il est toujours beau. 


Et la patinoire, c’est quand même un peu son domaine, hein, juste un peu. Il devait s’en sortir. 
 


Probablement. 


Melvyn éternue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Alecuisso's coming 4 u boy ;D   Sam 17 Jan 2015 - 3:11

Assis contre un mur de sa chambre, jambes étendues sur le lit jusqu'à ce que ses pieds et chevilles ne soient dans le vide, Alejandro réfléchissait. A tout, à rien – à beaucoup de choses, surtout, et pas des plus agréables. Il y avait plusieurs détails qu'il aurait aimé mettre au clair ces derniers temps, que ce soit avec lui-même ou avec d'autres personnes, mais le courage lui faisait hélas cruellement défaut : lui qui n'osait même pas vraiment protester quand on lui écrasait le pied se voyait bien mal confronter qui que ce soit à propos de quoi que ce soit. Il en avait envie, pourtant. De taper du pied par terre, d'exiger des explications ; de demander conseil, de chercher à comprendre comment il en était arrivé là, à douter de tout et tout le monde malgré le travail acharné qu'il avait fait sur lui-même. Il avait pensé avoir dépassé cette partie de sa personnalité : s'était imaginé que si Gil avait cessé de lui mentir, c'était parce qu'il avait enfin décidé de croire aveuglement – ou presque – ce que les autres lui servaient sur un plateau d'argent.
La vraie explication, plus terrible, lui minait le moral. Complètement.
Allez, casse toi.
Casse toi, cassez vous, cassez vous tous ; il ne voulait plus voir personne.
Perclus de douleurs fantômes qui lui traversaient les yeux comme autant de piques à glace, le jeune homme n'avait décidé de sortir de sa chambre qu'une fois le soleil déjà haut dans le ciel. Sortir de sa torpeur, se redresser, s’emmitoufler dans un gros pull informe et un jogging quelconque – oublier, vivre, exister. Tout ce qu'il adorait. Tout ce qui le tirait vers le fond, l'entraînait toujours plus loin vers les abysses, là où la pression lui éclatait les tympans, lui broyait l'estomac, lui écrasait la trachée. Là où il ne pouvait faire autrement qu'être confronté à son reflet.
Alejandro, le type sympa. Le type discret. Le type gentil. Le type crédule. Le type méfiant. Le type qui passe et qu'on oublie l'instant suivant.
Personne, en somme. Contradictions et faux-semblants. Même lui ne savait plus ce qui faisait de lui un être vivant.
Miguel lui manquait tellement.
Au point qu'en ce moment, il ne pouvait plus voir personne d'autre en peinture.
Les sourires de Leia, ceux qu'elle dessinait sur ses mains et qu'il traçait sur ses lèvres, lui paraissaient hypocrites et méchants ; les silences d'Antoine ne lui faisaient plus ni chaud ni froid ; les problèmes de Soren, de Vinny, la joie de Claris – tout l'horripilait, le laissant de plus en plus glacial et impassible. Il n'en pouvait plus de cet endroit ; il fallait qu'il sorte, vite, qu'il prenne l'air, qu'il respire, qu'il se sente revivre, enfin, sans corde autour du cou ni des chevilles. Avoir pleinement conscience qu'il rejetait les autres sans qu'ils lui aient rien fait – rien qu'il puisse prouver, du moins – le rendait encore plus amer envers sa propre personne. Il ne s'aimait pas ; et alors, hein. Quelle importance ? Jusque là, il avait toujours eu quelqu'un pour le faire à sa place. Croire qu'il pouvait vivre sans lui avait juste été une terrible, terrible erreur. Il se mourait à petit feu. Ça n'allait pas du tout. Ça n'allait plus du tout.
Ça n'avait jamais été et au fond, c'était peut-être ça le pire.

Ses pas résonnaient dans les escaliers quand il entendit l'éternuement ; interloqué quoi que toujours d'une humeur massacrante, il fit glisser ses doigts le long de la rampe. Continua sa descente. Il n'était plus à ça près. Au pire quoi ? L'autre l'interpellerait ?
Préférant prévenir que guérir, il poussa un soupir tout en continuant sa route dans le hall le plus tranquillement du monde.

« Je ne fais que passer, ne faites pas atten – »

Et soudain, le monde qui se dérobe sous ses pas ; la danse abrutie de ses bras et, fatalement, la chute bien brutale sur son séant. Sa tête cogna le sol peu après le bas de son dos, le laissant sonné mais pas assommé pour autant. C'eut été trop beau.
L'air complètement perdu, inconscient qu'il était beaucoup plus proche de l'inconnu qu'il ne l'aurait cru, il fixa le plafond sans rien y voir. Comme toujours.

Putain, ce que ça faisait mal.

??? :
 



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Lun 26 Jan 2015 - 23:10

Il y a comme quelque chose de rassurant à voir quelqu’un d’autre se casser la figure à sa suite. C’était sans doute malsain et quelque peu sadique, mais il prenait ce qu’il pouvait au niveau du positif, okay. 

Il était beau, il avait une patinoire sous lui, il était apparemment un créateur de patinoire et quelqu’un d’autre venait de faire une magnifique chute, pris au piège par la glace qui ne pardonnait pas l’imprudence.

Honnêtement, Melvyn allait le prévenir. Il l’avait vu venir, le garçon, regardé, bouche bée, descendre les escaliers. Il s’attendait juste à ce qu’il s’arrête parce que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure que le sol était gelé à certains endroits, et pourtant non, le garçon fonçait à sa perte. Et donc, étant le gentil garçon qu’il était, Melvyn s’apprêtait à l’alerter, parce que visiblement, le châtain n’avait rien capté à la situation, lorsque ce dernier lui adressa la parole (ou du moins, ça lui était certainement dirigé, à moins qu’il n’y avait un homme invisible dans le coin qu’il ne pouvait voir).

« Je ne fais que passer, ne faites pas atten – »

Et voilà comment on fait une chute stupide. On aurait dit le karma pour avoir oser ne pas lui tendre la main, pour avoir voulu l’éviter.
C’était tellement plus amusant à regarder qu’à vivre, une chute. Il se retint de rire ( si, il se retenait, ça n’était pas du tout parce qu’il était tellement crispé à l’idée qu’une personne inconnue était aussi proche de lui, il faisait un effort pour être poli, vraiment) et grimaça même sympathiquement lorsque le bruit lui parvint, plissant les yeux pour évaluer les dégâts. Contrairement au blond, le pauvre avait plus de vitesse et la chute n’en avait été que plus brusque et agitée. Si Melvyn avait à peine réalisé qu’il tombait, le garçon avait eu tout le temps d’évaluer qu’il était en direction du sol.
Comme si cela ne suffisait pas, il semblait aussi s’être fracassé le crâne contre le sol.

Ouch.

Et Melvyn, dans tout cela, était resté parfaitement immobile, partagé entre l’angoisse et la compassion, d’autant plus que le garçon avait eu le chic pour tomber juste à côté de lui, genre, il tendait la main et pouvait le toucher. C’était perturbant à ses yeux. Il fallait au mieux un niveau d’amitié pour être aussi proche de ses cuisses, okay? Okay.

Respire, expire, tout va bien se passer, le garçon ne va pas te manger ou te piquer ton fric, ni même te poignarder. Vu son état, le pire qu’il pourrait faire serait de violer son espace personnel en mourant sur ses genoux. Ce qui serait absolument terrible, mon dieu. Faite qu’il meurt à sa place, loin de lui, sinon il ne serait pas le seul à mourir. C’était trop de stress pour une seule journée, il ne pouvait pas y survivre sans séquelles. Il n’était pas assez préparé pour cela, il lui aurait fallut au moins deux mois d’entrainement et de conditionnement mental, et c’était bien le minimum.

Il se ressaisit tant bien que de mal, à deux doigts de se gifler pour reprendre ses esprits de battant. Qu’avait-il à perdre? Il était déjà tombé, il ne pouvait pas aller plus bas. A part s’il mourrait, forcément. Mais il n’allait pas mourir pour un inconnu qui était un peu trop prêt par accident, ce serait con.

Le blond s’éclaircit la gorge, préparant sa compassion et sa réplique soigneusement, bien qu’il savait déjà que ça ne sortirait pas aussi bien.

« Euh… t’es pas mort, hein? »

Ouais. On allait faire avec ça. Pas trop le choix. C’était déjà mieux qu’une menace de mort, déjà que c’était déjà techniquement lui qui venait de le faire chuter.

Il espérait ne pas l’avoir trop amoché, le pauvre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Mer 28 Jan 2015 - 0:59

La douleur, relativement forte, avait eu le mérite de chasser la mauvaise humeur du jeune homme comme un ouragan remplace la brise ; il ne pensait plus le moins du monde à toutes sortes de choses désagréables, s'il fallait voir le bon côté des choses. Et il avait tout intérêt à le voir, ce foutu côté à la con, parce que sinon il serait parti pour tabasser quiconque s'était amusé à renverser de l'eau ou il ne savait trop quoi sur son chemin. C'était presque un attentat, à ce stade. Un manque de respect total envers les potentiels aveugles qui se promenaient dans les parages. Pas que sa présence soit connue de tous et de toutes au point où chacun ferait attention à laisser les couloirs dégagés, mais quand même – mince, c'était pas dur de faire attention à ce qu'on mettait par terre ! Quand on renverse un truc, on le ramasse. Quand on fait tomber une chaise, on la redresse. On ne laisse pas les couteaux sur les rebords des tables. On ne pose pas de punaises sur les meubles. Bref. Autant de règles simples comme bonjour qui, si tout le monde avait fait un effort, même minime, aurait réduit drastiquement le nombre de chutes que faisait le pauvre garçon par semaine.
Mais ça... Vivant avec des adolescents, il aurait dû se douter que leur sens de la propreté serait quelque peu différent du sien. Pas de chance.

« Euh… t’es pas mort, hein? »

Toujours allongé au sol, le regard dans le vide, Alejandro s'accorda enfin une grimace. Bon. Ça avait plutôt l'air d'être un garçon, à priori. Et d'après ce qu'il avait pu « voir » de la faune peuplant le Pensionnat, il ne devait pas être bien vieux quoi qu'il en soit. Le reste étant jugé comme accessoire pour l'instant par sa majesté, il décida de ne pas s'y attarder plus que nécessaire. Il avait appris, avec le temps, à se contenter de petits détails et à n'approfondir que si besoin était : connaître sa couleur de cheveux ou la teinte exacte de ses yeux, sa pointure de chaussures ou la façon dont il s'habillait généralement, ça ne lui serait utile que s'ils étaient vraiment proches.
Or ils ne l'étaient pas, pour l'instant. Proches.
A part sur un plan physique, évidemment – et encore, il ne s'en était rendu qu'à moitié compte. Trop mal à la tête pour évaluer les distances correctement.

« Non... Je crois pas... »

Doucement, avec toute la prudence du monde et au moins mille précautions supplémentaire, le jeune espagnol redressa le dos ; appuya ses mains de chaque côté de son corps et, immédiatement, fut gêné par le froid qui lui collait aux paumes comme l'aurait fait une route verglacée. C'était bizarre. Ça lui donnait l'impression d'avoir les mains mouillées et pour autant il était certain qu'elles étaient sèches : les frotter l'une contre l'autre par acquis de conscience le lui confirma bel et bien. Peu habitué à la glace, il mit un moment avant de comprendre réellement sur quoi il était tombé. Tout ce qu'il savait, c'était que ça glissait vachement.

« C'est toi qu'a fait ça ? » En l'état des lieux, il s'adressait dans le vide ; une seule phrase de sa part ne lui avait pas permis de replacer où était son interlocuteur au juste. « C'est quoi ? »

Pour l'heure, il n'osait pas se remettre debout ni même à genoux. Avoir les fesses gelées valait mieux que se casser une jambe ou, pire, une dent.
Histoire de lui prouver que ses ennuis n'étaient pas finis, il s'appuya un peu trop sur son bras droit ; décidant que c'en était trop, il partit donc gentiment en arrière.
Du moins l'avant-bras partit en arrière. Son coude heurta alors tout naturellement le sol, lui arrachant un grognement agacé tandis qu'il remettait son bras en place d'un mouvement ennuyé de l'épaule. Ce genre de chose arrivait fréquemment quand il ne faisait pas attention : le revers de la médaille, sans doute. Ses articulations se tordant dans tous les sens, il fallait faire un minimum attention pour tout maintenir en place. C'était ça ou la marionnette s'écroulait, littéralement.

Penser que voir son bras se tordre dans un sens inhumain pouvait inquiéter l'autre ne lui passa par la tête. Parce que c'était parfaitement normal, hein. Évidemment.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Dim 8 Fév 2015 - 4:05

Okay, ça n’était pas le meilleur ‘premier contact’ du siècle, c’était certain. De toute manière, Melvyn était persuadé que, peu importe s’il avait bien parlé ou pas, tout ce que l’autre retiendrait dans pas longtemps était qu’il venait (probablement) de le faire tomber, d’une manière ou d’une autre, relativement violemment. 

Certes, certes, il n’était pas tout à fait à blâmer dans l’histoire. Si l’autre garçon avait fait attention ou avait fermé sa bouche, ils n’en seraient peut-être pas là. Et de toute façon, il… Melvyn ne savait même pas d’où venait cette glace, d’abord. Physiquement inexplicable. Si ça se trouve, ça n’était pas lui. Si ça se trouve, il rêvait. Si ça se trouve, ça n’était pas son ‘pouvoir’, comme le panneau le disait, mais juste le sol qui s’amusait et… Bref. Il n’était pour l’instant pas coupable d’homicide, volontaire ou involontaire. Juste un suspect. Et, apparemment, il n’y avait pas homicide du tout, puisque grimaçant et limaçant comme il était, le garçon semblait bel et bien vivant. Pour l’instant. Il ne restait plus à Melvyn qu’à faire en sorte qu’il le reste. Tuer quelqu’un quelques minutes après son entrée dans un endroit inconnu et potentiellement obscure (ça avait des airs de secte bizarre disney) n’était définitivement pas un bon plan. Tuer quelqu’un en soi n’était pas un bon plan. Never ever. Il n’y a que dans les films que ça semble être une idée de génie. Ici, ni caméras, ni équipe de production ou maquilleuses, juste lui, la glace, et le potentiel futur décédé.

Pas de panique, personne ne t’a vu, au pire.

Ah. Il parlait. Il bougeait. Okay. Peut-être juste un traumatisme crânien, au pire il y aurait un saignement interne et… Ugh. Trop de Dr.House, Melvyn, trop de Dr.House. Ca n’était qu’une mauvaise chute. Melvyn en avait vu des milliers, des mauvaises chutes sur patinoire, et aucun morts jusqu’ici, hein. Jusqu’ici. Personnellement, il était un professionnel des os cassés, pas des morts cérébrales. Encore heureux, s’aurait été embêtant, genre, pour sa vie. Mourir, ça aide pas trop à trouver son futur. Rarement en tout cas.

Le garçon s’était redressé, bien. Melvyn l’inspecta sous toutes les coutures à l’occasion, histoire de vérifier qu’il n’avait aucune blessure apparente, mais rien ne lui sauta aux yeux. Rien à part le fait qu’il fixait obstinément le vide à côté de sa tête. Et ça, c’était quelque chose qu’il connaissait. Il le regarda frotter ses mains ensemble comme s’il essayait de deviner la glace et il ne lui en fallut pas beaucoup plus confirmer. Aveugle, visiblement pas de la chute puisque ça ne semblait pas le perturber plus que cela. Sophia, l’une des amies de Jessica (ils traînent tous ensemble, ne lui demandez pas pourquoi; Jessica disait que c’était l’instinct), était aveugle aussi; il avait fini par s’habituer à tout cela.

Pas encore à ses pouvoirs, en tout cas.

« C'est toi qu'a fait ça ? C'est quoi ? »

Melvyn se figea à nouveau. Oh mon dieu. Et s’il disait oui, est-ce qu’on allait l’enfermer parce que son pouvoir serait trop dangereux pour le crâne des gens vivant ici? Le blond, mal à l’aise, fit glisser sa paume sur la glace qui ne semblait pas vouloir fondre. Il commençait à faire froid sous lui, mais ça aussi, il y était habitué. S’en était presque rassurant. S’appliquant à regarder le sol, il se retint d’hausser les épaules. S’aurait été idiot, vraiment. Il allait devoir parler maintenant. Misère.

Et là, s’était arrivé. Le coude. Le bras. Peu importe. Il aurait pu le rêver, certainement, s’il l’avait vu reflété dans la glace et si s’avait été lui qui était tombé sur la glace. Mais non. Il avait redressé la tête juste au même moment. Melvyn était à deux de doigts de se gifler. Faute de le faire, il s’élança en avant pour attraper le bras du garçon, plus par stupidité qu’envie de l’ausculter.

« Ton… Ton bras. Ca va? Il a… On devrait… Aller voir quelqu’un, non? »

Et il n’avait pas l’air le moins de monde dérangé, le châtain. Incompréhensible. Aveugle, il comprenait. Elastique, beaucoup moins.

Respire. Pas de panique. S’il ne panique pas, c’est qu’il n’y a pas de quoi paniquer. Peut-être.

Ou peut-être que le mec était vraiment membre d’une secte bizarre. Et complètement cinglé.

Fuck.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Mer 3 Juin 2015 - 3:45

Alejandro avait beau être habitué aux contacts physiques, il ne l'était en même temps pas du tout – aussi bizarre que cela puisse paraître dit comme ça.
Après son accident, il n'avait eu d'autre choix que de se reposer sur les sens qu'il n'avait pas perdu ; le toucher, bien entendu, en faisait partie intégrante. Avec l'ouïe, c'était sa béquille la plus solide. Celle qui lui permettait de se déplacer sans se prendre tous les meubles, celle qui l'aidait à se servir à manger dans son assiette et pas sur la nappe. Celle qui l'aidait à visualiser, à donner une certaine notion de dimensions aux choses que le noir avait tendance à aplanir. Celle qui lui permettait de ne pas être perdu au milieu d'une bulle de sons et d'odeurs volatiles, en somme. Au fil des ans, il avait acquis le réflexe de tendre la main comme l'on tourne la tête ; ses doigts glissaient sur les tissus et s'agrippaient aux bras sans gêne ou presque, tant cela lui paraissait naturel et vital. Nécessaire.
Alors toucher ne lui paraissait pas insurmontable, non, loin de là. Être touché, par contre, était à des kilomètres de ce qui lui était confortable. Quel besoin les autres avaient-ils de l'agripper tout le temps, hein ? Ce n'était pas comme s'il risquait de tomber comme un vieux chiffon ou de se prendre un mur dès lors qu'il devait se diriger tout seul !
Enfin, ça lui était déjà arrivé. Mais ce n'était pas une habitude non plus, il ne fallait pas exagérer. Inutile de le couver.
Le jeune homme se prit donc à haïr tous les Dieux dont il avait un jour eu connaissance lorsque, lui arrachant un superbe sursaut au passage, une poigne glacée se referma sur sa peau. Une vague de frissons remonta bien vite jusqu'à sa nuque endolorie, crispant ses dents et gelant son cerveau dans le procédé. Foutue glace. C'était pas pratique, vraiment pas du tout – et il ne disait pas ça uniquement parce qu'il s'était ramassé comme un crétin, non.
Ou alors juste un peu.

« Ton… Ton bras. Ça va ? Il a… On devrait… Aller voir quelqu’un, non ? »

Après avoir ajusté son regard au prix d'une approximation raisonnable, l'espagnol fronça des sourcils interdits. Aller voir quelqu'un ? Et pour quoi faire, au juste ? De un il n'y avait aucun médecin ici, et il ne croirait personne disant le contraire vu la moyenne d'âge dans le pensionnat et le niveau d'études que cette profession impliquait ; de deux, son bras allait parfaitement bien, merci, pas la peine de s'inquiéter. Ce n'était pas agréable de sentir ses articulations se faire la belle, d'accord. C'était même plutôt dégueu. Mais ce n'était en aucun cas douloureux, et encore moins dangereux tant que ça ne le faisait pas chuter. Ça aurait pu être bien pire.
Moue embarrassée aux lèvres, il ne pensa même pas à tenter un sourire rassurant.

« Euh, non ? Ça va, c'est juste... Mon pouvoir qui fait des siennes, répondit-il en tentant de bouger légèrement, histoire de ne pas perdre toute sensation dans le bas de son corps. Ça fait pas mal, je vais bien. »

Bon. Si c'était un petit nouveau sceptique ou illettré, ce n'était pas cette explication simpliste qui risquait de le convaincre. Cela dit, avait-il vraiment le choix ? Il venait de plier le coude à un angle défiant toutes les lois du corps humain et ce sans crier ou se tordre de douleur : de plus, son bras tenait à présent parfaitement en place. Si ce n'était pas de la magie, c'était impossible. Or ça l'était. Donc c'était de la magie. Voilà. Problème réglé.
Il aurait eu un succès fou dans le monde des trucs difficiles à prouver, ça ne faisait aucun doute. Professeur Alavés à la rescousse des hérétiques. Conversion gratuite.

« Euhm, tu... Tu peux pas enlever ça ? » Parce que ouais, à priori c'était de sa faute s'il se les gelait ; et s'il n'y pouvait rien, au moins serait-il fixé. « J'ai pas trop envie de retomber et hm... »

Remarquez, s'il se cognait violemment le crâne contre le sol à répétition, il recouvrerait peut-être miraculeusement la vue.
Hahaha.

« … Et, voilà. »

Ses propres talents d'orateurs ne cesseraient jamais de l'étonner. Il n'aurait plus manqué qu'il se mette à bégayer.

check out that booty:
 



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Jeu 4 Juin 2015 - 20:57


Melvyn se demandait vaguement si son bras pourrait actuellement faire cela si tous ses os étaient cassés. Perspective peu réjouissante, certes, qui avait le chic pour lui filer la gerbes, mais la question était interessante, à son avis, surtout si elle lui permettait d’expliquer le putain de détour qu’avait pris le bras du garçon. Concrètement, ça n’était tout simplement pas possible, par toutes les règles dictés par le corps humain, n’est-ce pas? Les contorsionnistes, il pouvait comprendre- lui même était plutôt flexible - mais ça là? Non, il ne pouvait pas se l’expliquer à part par la magie. Drôle de magie, d’ailleurs. Qui voudrait d’un tel pouvoir? Il n’y voyait pas grande utilité. Personnellement, ce serait une catastrophe si son genoux venait à faire un petit détour en pleine fin de saut; il pouvait à peine imaginer les dégâts. Il avait eu assez de jambes qui se dérobaient, merci bien.
Il laissa s’échapper le bras qu’il tenait jusqu’ici lorsque le garçon se mit à parler, soudain trop conscient de la proximité. Uh.

« Euh, non ? Ça va, c'est juste... Mon pouvoir qui fait des siennes. Ça fait pas mal, je vais bien. »

Difficile à croire, vraiment; Melvyn ne pouvait se défaire de son air horrifié tandis qu’il fixait le bras qui, de toute évidence, n’avait aucune séquelle de l’incident. Impressionnant et franchement dégueulasse. N’étant, bien heureusement, pas idiot, il ne lui fallut qu’un court instant pour relié tous les points; il venait de faire apparaître une patinoire, ce qui signifiait qu’il y avait bien de la magie dans le coin, et si son pouvoir était la glace, le pouvoir du garçon était… De faire des trucs franchement perturbant avec son corps. Logique. Du moment que ça ne lui faisait pas mal, Melvyn supposait qu’il n’y avait aucun mal à cela. Probablement. En tout cas, ça n’était pas avec ça qu’il allait l’assassiner ou lui faire regretter d’être né.

« Euhm, tu... Tu peux pas enlever ça ? J'ai pas trop envie de retomber et hm … Et, voilà. »

Ca? Oh. Oui, bien sûr, la glace! Ahah. Bien sûr. La glace. Il pouvait tout à fait l’enlever parce que, bien sûr, toute sa vie, il avait eu ce pouvoir. BIEN SUR.
Non, il avait vraiment aucune idée de comment il allait faire pour enlever cette patinoire et pour être tout à fait franc, ça le stressait autant que ça l’enchantait. Au pire, il pouvait mettre ses patins, lui, et se casser, tranquillement, en laissant derrière lui l’aveugle mourir sur la glace. Ce serait une alternative très sympa qui mettrait une bonne distance entre eux. Malheureusement, il était un garçon adorable avec une conscience qui lui dictait de ne pas laisser cette pauvre chose étalée sur la glace, surtout que, techniquement, c’était de sa faute. Il soupira, fort. 
Il gratta la glace du doigt, le fit glisser dessus, essaya de se concentrer sur une image de la glace qui disparaissait mais rien n’y faisait. Elle restait. Merde quoi.

« Ca va peut-être te sembler incroyable, mais tu vois, j’ai aucune idée de comment enlever la glace. Genre, vraiment. Je sais même pas pourquoi ni comment c’est apparu mis à part que bah. C’est magique. »

Fantastique. Ils allaient s’éclater, et ce probablement au sens propre du terme pour son nouveau camarade; lui s’en tirerait probablement avec brio, comme d’habitude. Il reposa son regard sur le garçon qui semblait aussi à l’aise sur la glace qu’un poisson hors de l’eau. Une chose était certaine, il ne venait pas du Canada.

« Tu peux toujours essayer de ramper. Ou… Tu as déjà fait du patin à glace? »

Pour lui, le contraire lui semblait inimaginable, mais Drew lui avait souvent fait remarquer qu’en réalité, certaines personnes n’aimaient pas du tout la glace. Incroyable, vraiment. 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Dim 5 Juil 2015 - 1:49

Le soupir qui vint couper le silence dans son élan n'augurait rien de bon, à priori ; on ne soupire pas quand on est heureux ou sûr de soi, à part peut-être pour dire « pfff, pour qui tu me prends ? ». Ce qui n'avait définitivement pas l'air d'être le cas de celui-ci. A tous les coups, songea Alejandro en faisant de son mieux pour contenir son agacement grandissant, ce type n'avait aucune idée de comment son pouvoir marchait – si tant est que ça venait bel et bien de là. Enfin, à part ça... Qu'il ait pu renverser plein de flotte dans le hall et se promener avec son truc réfrigérant et ses glaçons pour la geler lui paraissait un peu surnaturel. Beaucoup d'efforts pour pas grand chose.
Non, non. Ça venait forcément de sa capacité. Très pratique, okay, super marrante et drôlement originale, mais juste cauchemardesque pour l'aveugle. La glace, ça n'avait pas d'odeur. Ça ne s'anticipait pas. Alors à moins de se balader avec une canne, difficile d'éviter cette saleté. Qu'il ne se soit pas brisé la nuque et le coccyx cette fois-ci était déjà un miracle en soi : il n'avait vraiment pas envie de devoir remettre sa chance à l'épreuve. Finir dans le plâtre, non merci.

Si tant est qu''il y avait seulement de quoi en faire à l'infirmerie – ce dont il doutait beaucoup.

Le garçon, très vite, confirma ses craintes ; passablement ennuyé, l'espagnol serra les dents et pinça les lèvres. Le fait que ce ne soit de la faute de personne, sinon de leurs maladresses conjuguées, ne l'empêcha pas de maudire gentiment l'inconnu dans le plus parfait des silences. Il n'y avait pas idée de... De faire tomber les gens sans savoir comment les relever. De créer du poison sans antidote. C'était stupide, stupide – ça ne pouvait pas être bien difficile, quand même ! Lui-même ne pouvait pas trop en juger, son pouvoir étant plutôt instinctif puisque partie intégrante de son corps, mais il ne s'imaginait pas que faire disparaître du givre ou de l'eau puisse être plus compliqué qu'en faire apparaître.
Or il avait réussi à en foutre partout, non ? La faire fondre ne pouvait pas être hors de sa portée.
Pitié, il n'avait pas envie de finir trempé et congelé.

« Tu peux toujours essayer de ramper. Ou… Tu as déjà fait du patin à glace ? »

… Pardon ? Ramper ? Il se foutait de lui ou quoi ? L'air parfaitement incrédule, Alejandro fixa le vide sans savoir que répondre. Il ne comptait pas rouler jusqu'à sortir de la zone sinistrée, non merci. Il avait encore un minimum de respect pour sa personne. Qu'il y ait du monde dans les parages ou pas, il refusait d'imiter Gil dans ses flaques de boue.
Mais ça aurait dû aller sans dire.

« Jamais patiné, non. Et j'ai vraiment pas envie d'essayer non plus, lâcha-t-il avec tact et délicatesse. Mais je ramperai pas. Hein. »

Au moins, ce serait clair. Visiblement vexé et embêté, l'adolescent ramena doucement ses jambes contre son torse : en cas de stress, se replier sur lui-même avait toujours eu tendance à le rassurer. Ce n'était pas comme s'il risquait d'aller bien loin s'il essayait de se lever, de toute façon.
Vu son humeur, il n'était pas loin de s'allonger en lui demandant de le laisser mourir là.

L'exagération. Tout un art.

« Pourquoi, tu te balades avec des patins sur toi ? »

Son ton, mi-figue mi-raisin, n'était ni ironique ni purement curieux. Il ne voyait pas qui se serait promené avec ça, mais bon ; s'il l'avait questionné sur ses capacités dans ce domaine, ce n'était sans doute pas sans raisons. Donc soit il avait quelque chose à lui proposer qui implique de savoir patiner, soit il voulait le faire patiner tout court.
Soit il avait tout autre chose en tête auquel lui-même n'avait pas pensé. Mais là, honnêtement, il ne voyait pas.

Sans rire.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Ven 10 Juil 2015 - 1:27



Le garçon avait l’air tout sauf enchanté à l’idée de ramper, ça se lisait sur son visage et sur son… Partout en fait. Tout son corps semblait refuser l’idée d’un peu d’exercice militaire sur la glace. Boring. Honnêtement, bien qu’il n’était pas non plus très fan de l’idée, il avait tellement l’habitude de se trimballer de toutes les manières possibles et imaginables sur la glace que cela ne l’aurait pas particulièrement traumatisé, ou dérangé. Mais enfin, tout le monde ne pouvait pas être lui, et de toute évidence, le garçon en face de lui était tout sauf un grand amoureux de la glace. Une grande perte pour lui, l’ingrat. Ca se voyait tout de suite qu’il n’était pas du Canada.
Eeeenfin, il n’allait pas lui cracher dessus et l’abandonner pour ça, heiiiin. Il était miséricordieux, comme mec.

« Jamais patiné, non. Et j'ai vraiment pas envie d'essayer non plus. Mais je ramperai pas. Hein. »

Duh. Quel rabat-joie. Il n’a même pas essayé et déjà il baisse les bras, c’était incroyable. Mais enfiiin, tout le monde ne pouvait pas être comme lui, passionné et motivé, ça se saurait.
Melvyn tira son sac un peu plus vers lui, tapotant dessus afin de confirmer la présence familière de son équipement. D’une manière ou d’une autre, il n’avait qu’une paire et il doutait franchement que celle-ci n’aille au garçon; il était plus grand que lui, ce qui n’était pas rare, et en général, les gens plus grands avaient aussi une plus grande pointure que du 39. Pas que ça lui aurait été utile même s’il avait voulu essayer, le châtain, vu qu’il se serait cassé la figure ou pris un mur en moins deux secondes, Melvyn en était certain. Il avait juste l’air maladroit, naturellement, et être aveugle ne devait pas beaucoup arranger la chose. Ou peut-être que si, au fond, qu’en savait-il.

« Pourquoi, tu te balades avec des patins sur toi ? »

Le blond cligna des yeux, serrant un peu plus fort la matière du sac entre ses deux, se rassurant comme il le pouvait. Tout était vraiment un peu trop d’un seul coup, il se sentait dérouté et la familiarité était la bienvenue. Il soupira à nouveau, retenant une réplique cinglante et sarcastique qui n’aurait pas forcément été la bienvenue dans leur situation. Faire ami-ami, Melvyn, pas un ennemi à vie, même si l’autre était aussi aimable qu’une porte de prison peint en orange. Bon, en l’occurence, il restait assez courtois, malgré le ton, alors le canadien décida de lui répondre avec courtoisie et sérieux.

« Oh, tu sais, au cas où. Un problème de glace est si vite arrivé au Canada, même en plein été, fit-il, désinvolte. Ou peut-être que je pratique le patinage artistique, qui sait. »

Juste un peu un grand champion du Canada et compagnie, mais rien de bien important.

Melvyn ouvrit son sac, glissant son doigt sur ses patins, à la recherche d’une solution qui n’incluait pas le châtain rampant ou le châtain sur des patins. Ou le châtain faisant quoi que ce soit, pour être honnête, sinon il allait encore se plaindre ou se briser le crâne pour de bon. Le mieux, c’était qu’il ne bouge pas. Le canadien analysa le garçon de haut en bas, yeux plissés. Il devait faire une bonne dizaine de centimètres en plus que lui, ce qui pourrait être potentiellement très ennuyant.

« Dis-moi, tu pèses combien? »

Bonjour Délicatesse, comment vas-tu?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Dim 9 Aoû 2015 - 17:04

Ou peut-être que je pratique le patinaaage. Ce que ça pouvait faire snob, wow.
Alejandro retint un soupir, tentant de rester concentré sur les bruits alentours au lieu de grogner. Pour le jeune homme, les patins, la glace, tout ça, c'était un truc très flou voire juste inconnu : il n'avait dû voir de patinoire qu'une fois dans sa courte vie, alors inutile de dire qu'il n'en gardait pas un souvenir marquant. Ça ne l'avait jamais intéressé, ni de près ni de loin. Idem pour le reste de sa famille ; aucune occasion donc d'en entendre beaucoup parler à la télé non plus. Il se doutait bien que c'était une piste plus ou moins ovale avec de la glace super épaisse partout par terre, mais l'aspect même des patins lui était étranger – et niveau artistique, c'était le plus parfait trou noir. A part que ça n'évoquait en lui rien de viril, pour être poli, difficile d'être plus précis.
Au moins, maintenant, il savait que le nouvel arrivant était canadien. Pas sûr que ça lui soit très utile pour le moment, mais c'était mieux que rien. Il acceptait toute sorte de renseignements.

« Dis-moi, tu pèses combien? »

Ce qui ne voulait pas dire qu'il était prêt à donner toute sorte de renseignements.
Évidemment.
L'expression de son visage lorsqu'il assimila la question aurait pu être photographiée et collée dans le dictionnaire à la définition de « outré » ou « choqué » ; même si « parfaitement abasourdi qu'on puisse lui demander un truc pareil sans même connaître son nom » aurait été, en fait, plus exact. Difficile à condenser en un seul terme, malheureusement. Il n'était pas très doué en néologismes alors tant pis.
Sourcils froncés, yeux écarquillés, il sentit sa bouche se tordre sur une courbe embarrassée. Se rendre compte que la gêne avait dû lui faire prendre quelques couleurs n'arrangea pas son agitation intérieure ; la question avait beau être banale, il se sentait aussi violé et insulté qu'une lycéenne. Il n'avait jamais été très à l'aise avec son corps, depuis la puberté. Les remarques sur sa taille ne lui avaient jamais fait ni chaud ni froid parce qu'objectivement, il ne pensait pas être plus petit que la norme. Et puis il aurait encore grandi.
Celles sur son poids, c'était autre chose. S'il s'était toujours trouvé trop ceci et pas assez cela alors qu'il était parfaitement en forme, maintenant qu'il avait conscience de s'être légèrement laissé aller, même les plus petites piques faisaient mouche sans risquer de se louper.

Ouch.

« Non mais ça va oui ? » Par réflexe, il attira encore plus ses jambes contre son torse. « Je t'ai demandé tes mensurations, moi ? »

Complètement sur la défensive, il cala son menton derrière ses genoux.

« Je pèse un poids normal, ajouta-t-il en faisant l'effort de ne pas marmonner dans son jogging. Pour un garçon. De ma taille. A peu près. »

Il aurait tout aussi bien pu écrire « tu m'as terriblement blessé dans mon estime de moi » sur son front que ça aurait été pareil. L'idée d'avoir encore une fois l'air trop transparent l'agaça ; il soupira entre ses dents.

« Désolé, je... Mais je pense pas que ça puisse aider, enchaîna-t-il en reposant le bout de sa main droite contre le sol gelé, à moins que tu fasses genre... Un mètre quatre-vingt-dix. »

Comme il était tombé avant même d'avoir pu entendre sa voix, difficile d'évaluer sa taille. Mais bon. Un mètre quatre-vingt, c'était déjà beaucoup. Il aurait fallu être sacrément fort pour ne serait-ce que le soutenir jusqu'à une zone sèche sans que les deux ne se cassent la figure, donc quoi qu'il ait en tête... Ça risquait d'être difficile.
Au pire il resterait geler là jusqu'à mourir de froid.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Mar 18 Aoû 2015 - 2:24


Honnêtement, en toute et pure honnêteté, sans rire, il n’avait pas considéré le fait que cela pouvait-être un sujet tabou, surtout que, franchement, le garçon lui semblait être d’un poids tout à fait raisonnable, sérieux. Même Jessica ne faisait pas ce genre de tête quand il lui demandait quelque chose de la sorte, pourtant c’était assez commun, apparemment, pour les filles. Booon, certes, il y avait Drew qui, parfois, grimaçait à la question, mais la raison était assez évidente quand on est un sac d’os comme lui; il appréciait moyennement qu’on le lui rappelle, le pauvre chou. Ca lui apprendra à grandir autant, tiens.

Mais le garçon en face de lui n’était pas un sac d’os, ni une fille, ni gros, alors forcément, Melvyn avait du mal à saisir le problème. Et pourtant, il y en avait bien un, de problèmes, à en croire l’expression et les mouvements du garçon. Alala. Les gens, de nos jours, c’est plus ce que c’était. Au moins, le canadien ce sentait quelque peu plus à l’aise (c’était toujours plus simple de s’adapter aux gens avec des faiblesses si apparentes, ceux qui n’avaient pas ces stupides sourires amicales et un masque parfaitement collé sur leurs visages).
En y repensant, Melvyn fut forcé d’admettre qu’il y avait de meilleurs moyens de commencer un semblant de relation que de demander une information aussi ‘personnelle’ que le poids, et si le garçon lui avait, par la même logique que la sienne, vraiment demander ses mensurations d’un coup, il est vrai qu’il aurait été directement sur le défensive - bien que vraiment, il n’y avait rien de mauvais à propos de ses mensurations, au contraire. Alors peut-être, qu’un peu plus, il pouvait comprendre d’où venait le malaise.

« Je pèse un poids normal. Pour un garçon. De ma taille. A peu près. »

… Ou peut-être que le garçon était vraiment complexé par son poids.

Melvyn du se retenir de ne pas pouffer de rire en roulant ses yeux. Mais bien sûr buddy, on sent que tu y crois, à ce que tu dis. Considérant, à juste titre, que leur relation actuelle ne lui autorisait pas l’ironie, ni quoi que ce soit qui pourrait le contredire en réalité, le blond ne répliqua rien, se contentant de se demander ce qu’était exactement un poids normal pour quelqu’un de sa taille. Et comment il mesurait, en fait? Il n’avait pas vraiment eu le temps de correctement se faire une idée de sa taille avant qu’il ne le rejoigne sur le sol, alors. Son estimation pouvait être cruellement faussée, mais il était au moins persuadé qu’il n’avait pas, en face de lui, un géant, à en juger par la simple longueur de ses membres et torse. Il pouvait toujours tenter de le soulever, qui ne tente rien n’a rien.

« Désolé, je... Mais je pense pas que ça puisse aider, à moins que tu fasses genre... Un mètre quatre-vingt-dix. »

A nouveau, il manqua de se mettre à rire, mordant l’intérieur ses joues pour s’en distraire. Oui, bien sûr, il ne pouvait pas comprendre l’immensité de la chose tant qu’il ne pouvait pas juger de sa taille, mais l’idée même d’un lui-même mesurant une taille approchant les 2 mètres était incroyablement risible. Il glissa un doigt sur la glace pour y dessiner un smiley distraitement, sourire aux lèvres.

« Aaah, non. Je crains que, malheureusement, je me suis arrêté de grandir juuuuste avant ce stade. Quel dommage. »

Mais vraiment juste avant, hein. Il se mit à dessiner des bonhommes bâton sur le sol.

« Mais tu sais, la taille ne veut pas dire grand chose. Je connais quelqu’un de cette taille, mais crois moi, il est bien incapable de porter qui que ce soit. »

Ou quoi que ce soit, en fait. Une fois, il s’était fait mal au poignet en essayant de soulever un chat. Incroyable. Le souvenir ne fit qu’agrandir son sourire tandis que ses doigts traçaient à présent des fleurs. Ils avaient bien finir par trouver une solution, qu’il doive le porter ou non, ce… Ce mec. Sans nom. Oups.

Mais où est ta tête, Melvyn.

« Oh. Euh. Tu t’appelles comment, sinon? »

C’était peut-être une autre raison pour le malaise. Peut-être.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Dim 30 Aoû 2015 - 1:30

Nez plissé, Alejandro tenta de déterminer si oui ou non le garçon se la jouait grand sarcastique. Vu ce qu'il avait dit il y avait des chances, vraiment ; d'un autre côté, c'était un peu difficile de deviner le degré de sérieux des autres, de lire entre les lignes quand on avait juste leur voix comme indice. Il avait pu vouloir dire qu'il s'était vraiment arrêté un peu avant le mètre quatre-vingt dix. Ou qu'il faisait une taille normale. Ou qu'au contraire il était petit. Voire même qu'il était plus grand et trouvait ça drôle qu'on le rapetisse – non vraiment, interpréter n'était pas du tout son fort. Les sons, okay. Les intonations de ses proches, okay. Celles des inconnus ? Hun hun.

« Mais tu sais, la taille ne veut pas dire grand chose. Je connais quelqu’un de cette taille, mais crois moi, il est bien incapable de porter qui que ce soit. »

Hmm. D'accord, ce n'était pas un argument stupide en soi. On pouvait être grand et maigre comme un clou, il le savait très bien. Seulement ça ne changeait rien au fait que, de mémoire, il avait très rarement vu quelqu'un de plus petit porter quelqu'un de plus grand, à supposer que le second ne soit pas le clou en question. Un mec super musclé d'un mètre soixante aurait sûrement pu le soulever sans problème mais bon, ce n'était pas la majorité ; et lui, ce qu'il disait, c'était que la majorité des  mecs de sa taille n'auraient pas pu le porter bien loin. Il ne pensait pas, en tout cas. Même Miguel ne l'aurait pas emmené au bout du monde, malgré toute sa volonté et ses muscles de sportif et son mètre quatre-vingt ou presque et bref, ça ne changeait rien à rien – il voulait juste arrêter de se les geler, pas servir d'haltère ou de sac à patates ou quoi que ce soit.
Mince, il n'était pas une fille. Il n'était pas blessé non plus. Il ne voulait pas qu'on le traite comme une princesse.
Foutue glace.
Ennuyé, il tapota du bout des pieds contre le sol gelé.

« Oh, uh. Alejandro, répondit-il en ramenant ses deux bras autour de ses jambes. Alejo, quoi. Toi ? »

Tant qu'il ne lui sortait pas « don't call my name », il pensait pouvoir supporter son manque de tact. Peut-être. Il n'était pas encore entièrement sûr mais il promettait de faire un effort.
Toujours mal à l'aise mais plus tout à fait obsédé par l'envie de disparaître dans le plancher, le jeune homme se mordit consciencieusement l'intérieur des joues. Histoire de. Ça l'aidait à se calmer et puisqu'avoir l'air stressé était encore plus stressant, il préférait avoir l'air aussi sûr de lui que possible. Ce qui devait être aussi crédible qu'un chien roulé en boule dans un coin la queue entre les jambes, mais okay. Il faisait de son mieux. Ou pas loin. Quasiment.
Disons qu'il essayait presque d'essayer vraiment.

« Je suis plutôt foot que patins, en fait... Enfin, j'étais, rectifia-t-il en détendant ses jambes, s'asseyant ensuite sur ses mollets. Mais même s'ils adorent la neige, uh... Tes colocs risquent de te détester. Si tu fous de la glace partout dans la chambre. »

Ses parents auraient été fiers de lui : il parlait, maintenant, sans l'insulter ou grommeler dans sa barbe imaginaire. Quel progrès.
Le fait d'être face à quelqu'un de parfaitement nouveau, quelqu'un qui se fichait de ses problèmes et qui ne lui raconterait probablement pas les siens, aidait peut-être un peu. Il se moquait bien de le vexer et puis de toute façon, lui l'avait déjà fait. Pour le moment, c'était tout ce qu'il demandait.

Penser à des trucs débiles et insulter les patins. La situation avait beau lui paraître chiante, ça lui faisait du bien.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Ayu
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Rendre tout le monde gay.
• AEA : GLAGLA
• Petit(e) ami(e) : Désintérêt total.

Messages : 20
Inscrit le : 01/05/2014

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Sam 28 Nov 2015 - 20:03


Alejandro. Eh bah. Rien que ça. Lady Gaga, sort de ce corps.

Il avoue, il a bien faillit chanter, mais en tant que garçon poli et sensible, il ne l’a pas fait par respect pour Alejandro qui avait déjà dû entendre assez de fois cette fantastique chanson. En tous les cas, maintenant la magnifique chanson était bloquée dans sa tête, et on dit merci qui ? Merci Alejo ! Au moins, avoir un nom lui donnait l’opportunité de se défouler mentalement encore plus. Youhou.
Mais sinon, sérieusement, si la chanson pouvait lui sortir de la tête et ne pas être remplacée par Let It Go, il en serait éternellement reconnaissant.

Melvyn se mit à écrire le nom sur la glace, à court d’inspiration. Dans deux secondes, il commencera à dessiner des licornes qui ressemblent à rien et Alejandro ne le verra jamais parce que, ben, il ne voit pas quoi. Eh, c’est le bon plan ça. Parfois, le canadien se demande comment c’est d’avoir un handicap physique ; probablement pas très fun tous les jours pour la personne, c’est certain. Jessica le vivait bien, mais Jessica vit bien 99% des choses. Et puis, elle est née comme ça. Est-ce qu’Alejo est né comme ça ? Difficile à dire, rien ne l’indiquait, mais rien ne le contre-indiquait non plus. Et ça n’était clairement pas le type de question que Melvyn poserait dans les premières minutes d’une rencontre. C’était un garçon censé et respectueux de la vie privé des autres ; La question du poids avait juste semblé approprié à ce moment précis, pas de sa faute si l’autre en avait été offensé.
Il n’avait jamais été bon avec les autres êtres humains.

Alejandro ne semblait pas lui en tenir tant rigueur que cela, il commençait même à se montrer coopératif et respectueux. Grand changement. Mais Melvyn comprenait que ça n’était pas la chose la plus agréable que de tomber le cul par terre sur la glace – il l’avait fait de nombreuses fois, il connait- parce qu’il est un mec super. Alors oui, peut-être que ça pouvait expliquer le caractère de chien. Ou peut-être qu’il a juste mauvais caractère de nature, on est jamais à l’abri de ça.

« Je suis plutôt foot que patins, en fait... Enfin, j'étais. Mais même s'ils adorent la neige, uh... Tes colocs risquent de te détester. Si tu fous de la glace partout dans la chambre. »


Ok. Ok. Ok.

Déjà, il avait du mal à imaginer le garçon, aveugle ou pas, jouer au football américain. Et second : colocs ? COLOCS ? Oh mon dieu il veut rentrer chez lui. Vivre dans le même lieu que d’autres personnes, il peut gérer à peu près, mais s’il doit vivre en quasi-permanence et dormir avec d’autres gens dans sa chambre, ça va être super, super dur. Où est la corde ?

« Colocs ? Je vais avoir des colocs ? »

Clairement, c’est la seule chose qui trotte de son esprit à côté de l’image du garçon en train de se fight avec d’autres joueurs tous beaucoup plus baraqués que lui dans la boue. Okay, ça c’était assez marrant. Enfin, si cela se trouvait, avant de perdre la vue – puisqu’apparemment il semblait que ça n’était pas de naissance- le mec était incroyablement athlétique. C’était une possibilité. L’image restait hilarante malgré tout.

Soupirant, en plein désespoir, Melvyn effaça ses dessins et le prénom de la glace, se rappelant par la même occasion que le garçon ne connaît toujours pas son prénom. Dang.

« Oh, je m’appelle Melvyn, au fait. »

En passant. Juste comme ça.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Súper Guay


+
Masculin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 21
• Pouvoir : Rejouer l'Exorciste sans effets spéciaux.
• AEA : Leia.
• Petit(e) ami(e) : Gil.

RP en cours : Find a place we both could hide

Messages : 100
Inscrit le : 29/05/2011

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   Sam 12 Mar 2016 - 20:01

Bon, ses cuisses allaient mieux. Un peu. Sauf que maintenant c'étaient ses mollets qui risquaient de se transformer en glaçons et pour être franc, il ne voulait pas tant que ça avoir à choisir entre le haut ou le bas de ses jambes niveau sacrifice à laisser sur la glace. Il lui semblait bien avoir entendu des histoires de langues restées collées aux poteaux en métal, réverbères ou autres machins du genre ; à défaut d'avoir pu essayer, il remercia le ciel de l'avoir poussé à s'habiller comme un SDF ce jour-là. Pas que son sens du style soit plus poussé d'habitude mais au moins, sa peau n'était pas découverte. Un bon point. Il ne la laisserait pas sur le sol du hall.
Que le métal n'ait rien à voir avec la glace le gênait assez peu dans sa réflexion. Ça faisait suffisamment peur comme ça.
Que monsieur le patineur artistique du Canada ait l'air étonné d'avoir des colocataires le fit tiquer sans l'inquiéter. Pour ce qu'il en savait, il pouvait tout aussi bien exulter de joie et juste, genre, être encore trop sous le choc de la merveilleuse nouvelle qu'il venait de lui apprendre pour que ça se sente bien au ton de sa voix. On ne sait jamais. Lui-même n'était pas fan de la vie en communauté (sa chambre c'était sa chambre, avec ses trucs), mais il ne se souvenait pas avoir éclaté sa tête contre un mur en apprenant qu'il y aurait plusieurs lits en plus du sien : c'était pas dramatique-dramatique, vraiment. Très énervant, pas habituel, mais pas dramatique. Gérable.
Jambes de nouveau pliées devant lui, occupé à tenter de glisser vers l'arrière en appuyant ses talons sur la glace, le jeune homme s'autorisa une grimace malgré tout. Ça ne l'aurait pas trop étonné d'avoir hurlé au désespoir pendant des heures, en fait. A défaut de s'en souvenir, il préféra imaginer avoir abordé la situation comme un adulte mature et sûr de lui. Personne n'était là pour le contredire et il avait bien le droit de choisir le scénario qui lui convenait le mieux.

Le mélioratif, donc. Son ego le remercierait plus tard.

Après avoir jeté un « hmm » distrait au garçon – Melvyn, donc – l'espagnol décida d'arrêter de chercher une prise dans le sol trop lisse et de plutôt se concentrer sur ce qu'il racontait. Histoire de ne pas passer pour un type méprisable en plus de grognon. Se faire détester ne lui plaisait pas des masses et quitte à devoir faire un vague effort de politesse, eh bien tant pis ; au moins on ne lui gèlerait pas le sol sous les pieds au détour d'un couloir dans un avenir proche.
Ou lointain. Ils ne risquaient pas d'aller où que ce soit en attendant.

« Mais 'fin, c'est pas. Grave, lâcha-t-il en frappant du talon contre le sol à s'en faire mal, agacé de devoir rester immobile. On est quatre par chambre ? Y'a des lits vides aussi. Garçons et filles séparés, après t'as de la chance ou t'en as pas. Vu que ton nom devrait déjà être sur une porte... »

Merveilleux système magique. Magnifique. Mais bon, il ne jugeait pas ; il y avait peut-être un sens complexe à ces choix au-delà de la volonté on ne peut plus claire de pourrir la vie de certains. La sienne, par exemple.
Moue amère au visage, Alejo soupira à son tour.

« Mais pour voir où t'es faudrait qu'on réussisse à monter les escaliers. Sans que tu les congèles aussi. »

Ramenant les manches de son pull sur ses paumes, le jeune homme les appuya au sol et se rassit de façon à pouvoir se redresser sur les genoux.
Il n'était toujours pas prêt à ramper.
A deux doigt de se laisser tomber par terre pour y mourir, oui, mais c'était une tactique toute autre qu'il était prêt à assumer complètement. Elle.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


+

MessageSujet: Re: How To Become A Magical Girl   

Revenir en haut Aller en bas
 

How To Become A Magical Girl

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
xX || Pensionnat Interdit || Xx :: .:: Le Rez-de-Chaussée ::. :: Hall d'Entrée-
Sauter vers: