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 Je délace tes arabesques. [Antoine]

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MessageSujet: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Sam 31 Jan 2015 - 4:35

Et j'enlace nos sémaphores
tout cela du bout des doigts.
feat Antoine de Landerolt.


    Lorsqu’elle ouvrit les yeux ce matin-là, l’obscurité faillit la faire hurler.
    Leia s’extirpa de son lit, où elle avait passé la nuit recroquevillée dans une position des plus inconfortables, de la manière la moins gracieuse qui soit et se précipita sur la fenêtre. Bien que volets laissent filtrer la lumière du jour de façon évidente, elle n’en fut pourtant tout à fait sûre qu’une fois les battants repoussés, lorsqu’un flot rayonnant se déversa dans la pièce en même temps qu’une bourrasque glaciale.
    L’air parvint au fond des poumons de la jeune femme, qui soupira en s’effondrant sur le rebord de la fenêtre, appuyée sur ses bras croisés. Elle battit des cils sur ses yeux bruns, détaillant chaque silhouette découpée dans la brume avec un plaisir qui ronronnait au fond de sa poitrine.

    Et en-deçà, la peur tambourinait à sa porte en hurlant.

    Ça avait commencé le plus bêtement qui soit, en réalité. Si elle essayait de s’en rappeler – et ça ne pouvait pas lui faire de mal, de se concentrer sur quelque chose de précis – c’était environ une semaine plus tôt. Dans une pièce quelconque où un individu lambda avait décidé d’installer une sono et de passer une musique quelconque en distribuant les bières à tout-va. Leia avait remarqué que les nouveaux venus s’adaptaient remarquablement à ces occupations nocturnes. Quand des anciens lassés laissaient leur place, il y avait toujours quelqu’un pour la prendre.
    Donc elle était en train de discuter avec quelqu’un. Impossible de se souvenir qui. Un ami de ce quelqu’un était arrivé avec de la weed. Rien de très important. Ce n’était pas ça qui avait balancé un coup de pied dans une cloison fragile, dans son cerveau ; même pas la fumée des joints qu’elle avait elle-même refusé.
    Eh mec, à ton avis ça fait quoi à un aveugle d’être défoncé ?
    En y repensant, le type avec son sac de hash était vraiment un abruti. Mais cela n’influençait malheureusement pas le résultat, qui était qu’au lieu de penser à Alejo – ce qui aurait été logique, étant la seule personne aveugle de son entourage – la rouquine avait failli fondre en larmes. Comme ça. D’un seul coup.
    Juste. Pourquoi.
    Leia serra les doigts sur les manches de sa chemise de nuit. Ce n’était pas le froid qui la faisait trembler.
    Il y a deux jours, Hedvig lui avait dit quelque chose. Impossible de se souvenir quoi.
    Parce qu’elle ne l’avait pas entendue.
    La jeune femme referma la fenêtre d’un coup sec, manquant coincer ses doigts tremblants dans l’encadrement. Mais son geste manquait de vigueur. Elle avait toujours été bonne pour faire semblant. Même quand ça n’allait pas. Même quand ça n’allait vraiment pas. Mais cela faisait deux jours qu’elle n’avait pas quitté sa chambre, mangeant à peine, dormant la plupart du temps en demandant à ses colocataires de ne pas la réveiller.
    Et elle était terrorisée.
    La peur rampait sous sa peau, l’attaquant sournoisement sous ses paupières closes, à lui bondir dessus comme un fauve affamé. Froide, coupante, ne la laissant pas en paix. Elle avait peur. Tout le temps. A en gémir entre ses doigts, endormie ou non. A n’en plus savoir quand les jours succédaient aux nuits.
    Cela donna le coup de grâce à son masque de chair, et toute la lassitude qu’elle contenait depuis un moment lui tomba dessus d’un coup. Et avec elle, les sempiternels retours sur ce qu’elle avait raté. Ce qu’elle avait mal fait. Ce pour quoi il aurait été tellement mieux de disparaître – n’est-ce pas ? Il suffisait de demander à ses poignets, qui avaient assez pleuré comme ça. Elle n’en pouvait plus. Et paradoxalement, elle en venait à se moquer de tout. A tout laisser filer. A ne plus savoir.

    Tout ce qu’elle voulait c’était que la peur la laisse tranquille. C’est comme ça que dans la soirée qui suivit, sans réfléchir, la jeune fille se leva, enfila un pull bleu marine et un jean clair et sortit de sa chambre avec l’air de n’avoir pas pris le jour depuis des années.
    Marcher la rasséréna un peu. Le fil de ses pensées se fit moins chaotique, à mesure que ses pas avalaient les mètres sur du parquet craquant : petit à petit, son cœur se calmant, c’était comme si elle expirait les unes après les autres toutes les tensions accumulées ; les rancœurs, les culpabilités et les aigreurs, l’angoisse, la fierté, la crainte, la méfiance, tous les problèmes qui filaient et s’en allaient, ne laissant que cette coquille de chair qu’est tout un chacun lorsqu’il cesse de penser.
    Tous égaux devant la nature.
    Youpi. La rouquine s’arrêta au hasard d’un couloir avec cette sensation de vide triste dans l’estomac, ne sachant trop qu’en faire. Elle n’était pas douée pour donner des formes, belles en tout cas, à ce qui n’en avait pas. Cependant elle n’eut pas à chercher bien loin : surnageant quelque part à la lisière de ses réflexions diluées, il y avait une pensée, à la présence bien trop forte pour n’être qu’un détail fruit de divagations. Et elle le savait que cette idée était là, obsédante, à la suivre alors même qu’elle s’inquiétait à s’en rendre malade pour tout autre chose. En repoussant la peur elle lui donnait tout le champ libre.
    Mais en évoquant à nouveau l’expression fugace dans un regard brun qu’elle avait cru intouchable, Leia se rendit compte que cela ne lui paraissait plus une si mauvaise chose.
    Et pourtant ça faisait mal. Comme un éclair à chaque évocation. Pire même que les mains d’Alejandro depuis quelque temps – la sensation d’avoir effleuré l’incassable et de l’avoir cassé.
    La jeune fille croisa les mains dans son dos et pensa à Antoine pour évacuer la terreur qui glissait ses doigts moites sur sa nuque. Mais pas seulement.
    Ce n’était pas tant la culpabilité qui faisait que cette idée fixe la poursuivait. Elle avait déjà fait du mal à d’autres. Elle avait déjà blessé des gens qu’elle aimait.
    Sauf qu’elle n’avait jamais cru. Elle n’avait jamais cherché à comprendre. Pas Antoine. Elle ne lui avait jamais fait confiance. Et aussi…
    Ses doigts liaient et déliaient des nœuds, tandis qu’elle restait seule dans un couloir toujours aussi désert. Puis la jeune femme esquissa un pas, puis deux. Très simplement, elle s’efforça de se remémorer où le français passait ses soirées en règle générale : comme si on l’avait soudain mise dans une de ces stalle pour chevaux de course sans lui demander son avis. Comme si, comme le cheval, elle avait pris conscience que se demander s’il fallait ou non franchir la porte n’avait aucune importance.
    C’est qu’elle était tellement fatiguée. D’elle. Du monde. De tout. Qu’au final plus rien n’avait grande importance ; mise à part peut-être cette vision lancinante qui seule à ce moment-là revenait lui heurter la poitrine.

    Elle le trouva quelques pièces plus loin, lorsqu’elle poussa en silence la porte du salon sur ses gonds bien huilés. Là non plus, il n’y avait personne. Comme si un metteur en scène plus malin que les autres avait fait évacuer le plateau sans la prévenir, histoire de ne pas lui fournir la moindre excuse.
    Pour le coup, il n’aurait pas eu besoin de se donner tant de mal.
    Ce qui n’empêcha pas Leia de reculer, quittant l’entrebâillement de la porte pour s’appuyer au chambranle à l’extérieur. Elle jeta un regard à ses mains, puis tira les manches de son sous-pull sur ses poignets tailladés de marques blanchâtres.
    C’était stupide, lui murmura avec un pincement au cœur une petite voix au fond d’elle-même. Ça ne pouvait pas être aussi simple.
    Ou peut-être que si, songea la norvégienne en tirant un feutre de sa poche, considérant ses mains à nouveau.
    Elle hésita sur les mots à tracer. Parce qu’une requête lui paraissait un peu exagérée dans sa situation. Parce qu’elle n’avait pas d’excuses. Elle l’écrivit quand même, et son cœur se serra en remarquant à quel point ces mots sincères étaient aisés à écrire. En les contemplant, elle eut la sensation que tout ce qu’elle savait d’elle-même n’avait aucune crédibilité, et tout ce qu’elle croyait la définir pas la moindre force. Comme découvrir un trompe-l’œil quand on ose s’en approcher.
    Tu crois vraiment que c’était si facile ?
    Elle eut à nouveau envie de pleurer. Seule l’idée qu’elle n’était pas là pour se morfondre et s’apitoyer sur elle-même la retint.
    Coucou Sven. Ta sœur est la pire des menteuses.
    Reste avec ton rouge, puisque tu l'aimes tant.

    Ne pleure pas Leia. Ne pleure pas. Ce n’est pas ton style. Et ça ne sert à rien.

    La jeune fille oscilla encore un instant sur ses talons, dans le couloir. Elle se sentait si lasse. Si lasse qu’elle ne voyait même pas l’utilité d’hésiter encore. Quelque part, une partie d’elle se demandait vaguement si ce n’était pas inquiétant.
    Sans doute que si. Et alors, ce n’était pas non plus la première fois.
    En silence, Leia se glissa dans l’entrebâillement de la porte, et se dirigea vers le canapé d’un pas léger. Ne pas savoir ce que faisait Antoine là à cette heure ne la gênait pas plus que cela, tant qu’il était seul à le faire. Même si elle le réveillait, cela ne la poursuivrait pas jusqu’à la fin de ses jours – on ne se refait pas.
    Leia atteignit le canapé par-derrière et glissa les mains sur le dossier en un instant d’ultime hésitation. Puis elle plia les genoux, ses coudes glissèrent en appui sur le dossier et ses doigts se glissèrent doucement dans les mèches dorées du jeune homme avant de venir se poser sur ses yeux.
    Sauf qu’elle n’alla pas jusqu’à lui demander de deviner de qui il s’agissait. Elle se contenta d’éloigner ses mains jointes à distance raisonnable pour qu’il puisse lire au creux de ses paumes :

    JE SUIS DÉSOLÉE.

    Ciel, qui donc lui avait appris le français.



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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Dim 8 Fév 2015 - 22:29

...

Il aurait pu creuser des tranchées entre les étagères à force d'aller et venir sans cesse, et il avait tant trié qu'il pouvait jurer se souvenir de tous les titres de tous les livres et leur place exacte dans la bibliothèque ; jamais pensionnaire ne s'était montré si dévoué au rangement – compulsif, mais le résultat restait le même.
Antoine détestait la poussière, il détestait quand un livre sortait du rayonnage ne serait-ce que d'un court millimètre. Il détestait le désordre et puisque sa vie n'était qu'un immense amas de n'importe quoi et qu'il n'arrivait ni à jeter le superflu ni à garder l'essentiel, il reportait sa mauvaise humeur sur le mobilier.

N'arriverait jamais le jour où il fracasserait une armoire de désespoir ; pas que l'envie lui en manquât, mais s'il se laissait aller de la sorte, autant se jeter tête la première par la fenêtre, ça aurait été tout aussi rapide et bien moins douloureux de surcroît. Il avait l'impression d'avancer à tâtons dans une pièce où un gouffre l'attendait. Il ne savait pas où le sol finirait par se dérober sous ses pieds, mais il savait en revanche qu'il le ferait inéluctablement. Il se sentait bête à rester assis et remplir ses journées de vide alors qu'il aurait certainement pu faire quelque chose – et ça même si on lui avait comprendre que question prise de tête, il n'était pas le plus atteint dans ce grand manoir. Restait à se persuader que sa présence n'avait pas un effet défenestration immédiate et... chaque fois qu'il y pensait, il tournait le miroir dans l'autre sens. Ce n'était pas la première fois de sa vie que ses traits trouvaient à ses yeux quelque chose de répulsif, et il savait qu'avec le temps, cette impression finirait par se dissiper. Tout passe avec le temps, il suffit d'attendre : eh, c'est pour ça que tu restes là à te tourmenter ?

Mais ce qui avait marché une fois n'allait pas fonctionner une deuxième fois, et Antoine savait parfaitement pourquoi. Ce n'était pas de son cœur froissé qu'il s'inquiétait, mais du sien, et ça, même les semaines n'y changeaient rien. Elle lui avait fait mal, bien, et après ? Il n'avait pas été le lui demander, mais il aurait mit sa main au feu qu'elle le savait pertinemment. A partir de là, ce n'était plus son problème ; s'il saignait, c'était à lui d'endiguer la peine, et à personne d'autre. Il avait fait avec des années durant et continuerait autant de fois qu'il le faudrait pour enfin apprendre la leçon. Mais elle ? Qu'il avait l'air beau à se donner des airs désintéressés et jouer au plus fin quand il n'osait pas prendre une main pour dire « je suis là. »
Il s'était dit, pour se donner bonne conscience, qu'elle le faisait sûrement bien toute seule ; il savait bien que non.

Hypocrite, hypocrite.

Il n'y avait plus rien à ranger. Il avait passé la journée à tout changer de place dix fois de suite pour tromper l'ennui et mieux hanter les couloirs sans but précis. Quoiqu'il fasse, qu'importe à quoi il puisse occuper ses mains, le vide lui revenait sans cesse à la figure et l'empêchait de se concentrer. Le pire dans tout ça, c'est qu'Antoine n'arrivait pas à savoir si ça avait été le cas depuis le début, ou si cette sensation avait empiré depuis sa visite inopinée à l'infirmerie. Les jours passaient trop vite et il ne se souvenait plus du tout premier jour.
Et ça ne lui ressemblait pas de se dire qu'il allait mourir là. Il aurait peut-être dû trouver Emrys pour l'embêter, ça l'aurait sans doute réveillé. Un coup d’œil à l'heure tardive l'en dissuada avant même qu'il ait pu quitter la bibliothèque. Un livre quelconque sous le bras, il marcha jusqu'au salon – un des seuls endroits où il se sentait à peu près à l'aise malgré le monde qui l'occupait. Jour de chance pour lui, les derniers retardataires ne tardèrent pas à vider les lieux une petite heure après son arrivée. La mine grise, Antoine poussa un profond soupir. Il n'avait pas envie de retourner dans sa chambre ; il n'avait pas envie de croiser Alejandro.
Mais si je n'avais pas été là, elle ne l'aurait jamais fait.

Il était abonné aux sentiments fugaces, de ceux qu'on ne parvient jamais à saisir et qui nous manquent toute une vie par la suite. S'il avait pu arrêter le temps, car à chaque nouveau jour, il avait peur d'apprendre une mauvaise nouvelle – alors il aurait pu se détendre un peu. Ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas senti l'angoisse. Il s'en serait passé. Ça lui rappelait méchamment, comme une piqûre lancinante, qu'il n'était pas aussi insensible qu'il aimait s'en donner l'air.

Dieu sait s'il serait allé la chercher un jour. Sûrement que non, il était trop occupé à se dire qu'Alejandro ferait l'affaire et qu'elle s'en remettrait. Le temps, il fallait juste du temps. L'inquiétude et la culpabilité tomberaient définitivement en morceaux.
Il se détestait à un point...

Les lignes serrées du livre se brouillaient par intermittence et il avait du mal à garder les yeux ouverts. Au lieu d'aller se coucher pour arrêter de dodeliner de la tête (ce qui rendait sa lecture tout à fait inutile), il persista à visser son regard aux pages blanches. S'il fallait qu'il tombe de sommeil, eh bien, il tomberait de sommeil ! Quelqu'un finirait bien par le réveiller, avec tout le boucan que se plaisaient à faire certains toute la nuit durant. Ça oui, pour d'autres que lui, cet enfermement n'était qu'une immense fête dans laquelle le but était de crier le plus fort possible.
Il n'avait rien entendu parce qu'il ne prêtait plus aucune attention à ce qui se passait autour de lui. Il relisait pour la troisième fois une phrase qui lui échappait quand un contact inattendu le figea tout entier. Ses mains lâchèrent la couverture de cuir tandis que d'autres ôtaient le salon à sa vue, l'espace d'un court instant.

Non, il ne serait pas retourné la voir, parce qu'il avait peur.

Il se mordit la langue jusqu'à se faire mal. Et si on lui avait demandé de se jeter à l'eau ? Tu es désolée, pour toi ou pour moi ?
Il y eut un silence presque embarrassé, puis Antoine retrouva son souffle ; il n'avait pas remarqué qu'il avait arrêté de respirer. Il leva les mains, lui prit doucement les poignets et les écarta. Il n'osait pas serrer, avait presque peur d'y retrouver du rouge s'il les lâchait.

Il ne s'y attendait pas et ne savait pas quoi dire. Il ne pensait pas non plus qu'elle serait revenu le voir.

« C'est vrai, ça ? » lui demanda-t-il sans méchanceté ni amertume dans la voix ; il n'arrivait pas à raviver la colère puisqu'au fond, il s'en sentait pour moitié responsable.
Il serra, un peu. Ils s'étaient enfuis à tour de rôle. Et maintenant ?

Il avait peur de n'être capable de rien et même s'il lui en voulait toujours un peu (tout au fond), il ne voulait pas la voir aller plus mal par sa faute.

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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Sam 14 Mar 2015 - 23:42

    Non sans un tressaillement, Leia abandonna ses poignets au jeune homme. Elle ne savait pas bien quoi faire de plus. Elle ne savait pas non plus quoi répondre, après tout. Vraiment, tu me demandes ça à moi ? Tu tires direct au cœur. Elle sentit quelques gouttes de mercure glacial perler dans sa poitrine, de la peur cristallisée.
    C’est vrai, c’est faux, ça m’est égal.
    C’était dur de vivre avec les autres. Avec leurs défauts et leurs insupportables qualités. C’était dur de composer avec eux et la vie en même temps. Leia ne savait pas faire ça. Elle n’était pas douée. Elle avait lâché prise devant un futur sans espoir pour un monde de faux-semblants où elle pouvait jouir d’un contrôle illusoire. S’y était perdue ; à aller et venir en tous sens, courir, s’arrêter, se recroqueviller dans un coin et puis se relever, chancelante, dans une danse désarticulée qui ne ressemblait à rien.
    Et surtout, dans laquelle personne ne pouvait suivre ses pas.

    Ou alors, il y a toujours l’alternative passage clouté. Quand le destin s’amuse un peu.

    Je suis fatiguée.

    Dans un réflexe inutile, ses lèvres s’entrouvrirent, avant qu’elle n’y morde. Elle était désolée. Vraiment. Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, elle n’aurait pas dû mal juger, elle n’aurait pas dû craquer. Elle s’était trompée. Elle n’avait pas compris. Elle avait peur, elle était perdue, elle allait pleurer – et puis elle ne voulait pas qu’on lui fasse mal, elle ne voulait pas faire mal, elle ne savait pas quoi faire, elle ne comprenait rien, elle était désolée. Elle aurait voulu comprendre. Elle ne savait pas si c’était vrai ou si elle cherchait à s’en convaincre. Et elle rêvait toujours de passages cloutés et de feux rouges. Et toi, tu rêves de quoi ?
    Tu es jolie Leia, tu peux faire ce que tu veux. Il faudrait être un peu bizarre pour rêver de moi.
    Eh. Dis.

    Mais ses doigts n’étaient pas assez rapides. Ils n’étaient pas là, coincés entre les mains d’Antoine, mais enroulés autour de sa propre gorge, à l’étouffer. Et rien ne sortait. Tant de rouge partout. Des sanglots, des échos, des murmures angoissants.
    La jeune femme fit précautionneusement glisser ses mains entre celles d’Antoine et se décala sur le dossier pour s’y appuyer, la joue sur une main, l’autre bras pendant dans le canapé. Elle fixa ses doigts où l’encre avait bavé quelques lettres, le cœur serré.
    Le vrai, le faux, au fond à quoi bon ?
    Tant de mots qui se pressaient derrière ses lèvres closes, carbonisés. Et les mains sur sa gorge qui l’étranglaient. Il n’y avait que sur elle qu’elle ne serrait pas du bout des doigts.

    J’en ai marre.
    J’en ai marre.
    Je ne veux plus être Leia.

    Soupir dans des poumons compressés. Un peu cuivre triste, pour une fois. Cuivre oxydé.
    On crie tous, mais personne n’entend.

    La jeune femme alla chercher son feutre dans sa poche sans même y faire attention, et reporta son attention sur ses deux mains, tendues face à elle par-dessus le dossier qui la soutenait.
    Tout le monde crie, tout le temps…
    Je suis égoïste, pardon, pas ta faute, oublie-moi, oublie-moi, on remet à zéro ? Je ne te comprends pas. Je n’aime pas les autres. Je ne sais pas vivre toute seule. Je n’aime pas vivre avec les autres.
    Et toi ?
    Eh.

    Tu ne me dis rien.

    La rouquine fixa la phrase tracée sur le dos de sa main. Elle en aurait grimacé. Pas qu’elle n’ait pas l’habitude de voir écrit autre chose que ce à quoi elle pensait. De toute façon rien dans son corps ne lui obéissait.
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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Sam 18 Avr 2015 - 3:13

...

Antoine se demanda presque s'il n'en faisait pas trop ; n'était-ce pas son genre de sacraliser les sentiments, la moindre faute, la moindre larme ? Comme si chagrin d'amour rimait invariablement avec noyade. Sa vie avait tout d'un mauvais roman à la prose pédante dont il ne supportait plus les tournures. Fuir et laisser tomber, c'était ce qu'il savait faire de mieux : ses mains la laissèrent glisser sans une protestation. Il avait peur que, de toute façon, sa gorge nouée ne sorte que des bêtises dont il regretterait amèrement le manque de délicatesse quelques heures plus tard. Lui non plus n'était pas le mieux placé pour exiger la stricte et unique vérité.
Elle est pluriel, tu sais. Donne-moi n'importe laquelle, je m'en contenterai.

Antoine avait pris l'habitude de se détester au point même de l'oublier. Il détestait tout autant les autres et les nœuds inextricables que leurs mensonges formaient. Collés les uns aux autres, même les plus belles déclarations perdaient leur sens, et qu'elles soient écrites ou murmurées, la sincérité leur faisait défaut. Antoine n'aurait pas mieux vécu seul : il aurait mieux vécu entouré de gens auxquels il tenait exclusivement. Mais, parait-il, le monde n'est pas aussi bien fait.
Et ceux auxquels il tenait lui mentaient aussi. Il hésita à se retourner de peur de deviner quelque chose qu'il ne voulait pas voir dans les yeux de Leia. Il était si aisé de faire passer la peur pour de la détermination, aussi triste et butée soit-elle en son fond. Il pouvait se lever, la repousser, ses doigts clameraient qu'il ne voulait plus d'elle – alors qu'il avait peur de la lâcher s'il l'attrapait. Il jeta un œil à son livre, à ses mains, se souvint comme il était plus simple de se dépêtrer de ce piège, autrefois. Pourquoi ne pas réciter les vieilles lignes d'un poème auquel tout le monde pouvait s'identifier ? L'amour était un bien commun.

Et lui, s'il ne pouvait pas le dire de vive voix ?

Antoine pinça les lèvres sans s'en rendre compte. Et toi, désolée de quoi, que me dis-tu ? Il songea à jouer les statues de pierre ou à ne rien ajouter ; à dire ce qu'il savait si bien formuler, à savoir de longs silences que personne ne pouvait décrypter. Mais à quoi bon ? Il avait laissé quelque chose dans l'infirmerie qu'il ne pouvait pas récupérer. Autant que les larmes aient servies à quelque chose. Leia, et si on jouait à parts égales ?
Et si jamais je ne peux pas le dire de vive voix...

Antoine se retourna et se saisit du feutre que la jeune fille tenait. Il aurait presque aimé lui dessiner des moustaches à l'encre indélébile : tout pour ne pas devoir se mettre à nu – ou au moins tenter de le faire. Il ne savait pas si elle voulait lire ça, encore moins s'il avait envie de le voir étalé en plein milieu de sa paume. Il détestait toujours autant ces mots. Hypocrites. Sales. Faux. Trop superficiels et trop profonds à la fois. Mais c'était ça, ses petits caprices et sa vision du monde. A-t-on envie de le voir plus noir à tout va.
J'ai peur, si tu savais.

« Petit, j'ai connu une femme qu'on a blessée et qui a préféré se noyer plutôt que continuer à vivre. Sauter dans l'eau quand on ne sait pas nager, c'est un suicide, n'est-ce pas ? »

La pointe du feutre quitta les lettres calligraphiées comme sur un parchemin. La dernière fois, c'était faux. C'était pour faire semblant, comme un enfant. Il ferma le poing sans soupirer ni la regarder.

« Je ne sais pas si tu sais nager, Leia. L'autre fois, tu m'as fait peur. »

Sincèrement.

« Alors je n'ai rien dit. »

Il lui en voulait tellement qu'il allait la lui donner, la vérité, et tant pis si ça le répugnait, tant mieux si ça gênait la menteuse. Antoine fit mine de lui rendre son feutre et en profita pour lui dessiner une moitié de moustache, comme un enfant. Comme un enfant. Puis il ouvrit la main et ne la quitta pas des yeux pour la mettre au défi de se moquer, de rétorquer quoi que ce soit, de faire le moindre pas – en avant ou en arrière.
Oui, c'est facile à dire.
Moi non plus je n'aime pas ça, mais

Je t'aime

quand même.
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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Jeu 7 Mai 2015 - 0:11

    Une valse au fond du gouffre, c'était bien ce qui leur fallait. On faisait bien ça à son époque, non ? Entre les miroirs. Elle ne savait qu'esquisser des pas tremblants sur un béton triste et noir. Mais au fond, au fond. Où était la différence ? Entre couler et couler, tourner et tourner, le temps importait peu. La perdition est chronophage.
    Les yeux à moitié fermés derrière ses longs cils, Leia suivit du regard le froissement du papier lorsqu'Antoine tendit la main, attrapant son marqueur comme il attrapait ses lèvres. Si vite, taquin ou sans pitié.

      « Petit, j'ai connu une femme qu'on a blessée et qui a préféré se noyer plutôt que continuer à vivre. »

    Main contre le cuir tiède, Leia fit glisser son pouce sur la pulpe de ses doigts. Le regard un peu dans le vague. Les mots sonnaient bizarrement, comme si le silence n'y était plus habitué. Ou qu'elle ne reconnaissait pas le son de sa voix. C'était peut-être un silence qui leur était propre, un silence pas uniquement fait d'absence de son, qui absorbait toute communication vocale et la rejetait de l'un à l'autre en un écho affaibli, déformé.
    Mais c'était paisible. Chaud, un peu. Un peu amer au fond, ou salé ; tiraillant au fond de la gorge.
    Je ne sais pas si tu sais nager...
    Au fond peu importe ; parce que...

      « Alors je n'ai rien dit. »

    Leia ferma les yeux.
    Tu m'as repêchée, non ?
    Le noir l'assaillit, gela le sang dans ses veines et rouvrant ses paupières. Les lettres à l'encre noire au creux de la paume du jeune homme tremblèrent devant ses yeux.
    Et puis, tout doucement, sa gorge se serra. Murmurés, criés, sanglotés, ris ou mentis, peu importait. Et impossible de savoir pourquoi ces mots, ces simples mots, pourquoi ils faisaient si mal. Tant de mal et tant de bien à la fois. Elle ne savait seulement pas si c'était les regrets ou quelque chose comme de la joie, diluée mille fois, qui menaçait de la faire suffoquer.
    C'était bête hein ? Alors qu'il y avait tellement de "mais" et de "si". Et de "pourquoi".
    Hein, pourquoi ?

    La jeune fille pinça les lèvres, et se pencha par-dessus le dossier pour couvrir de sa main la paume d'Antoine. Son autre main se tendit lestement, attrapant le feutre, et en un instant elle passa par-dessus le fauteuil pour lui atterrir à moitié dessus. Estimant visiblement que le truc qu'il lui avait tracé sur la figure méritait mille fois plus une réponse, sur le moment, que ce qui faisait briller ses yeux mouillés, elle batailla un moment pour lui rendre la pareille. Après quelques instants passés à écraser à moitié le français de son poids récemment soulagés de quelques kilos supplémentaires, elle réussit maladroitement à lui tracer une moitié de moustache sur le visage. Le résultat n'était pas fameux parce que ses doigts tremblaient, et puis sa vision était trouble par moment : elle devait battre des cils pour ne pas faire un carnage au marqueur noir. Et puis ses joues se retrouvèrent trempées et, serrant ses lèvres tremblantes, Leia ne réussit pas à repasser sur son oeuvre d'art. Alors elle lâcha bêtement le feutre par terre et fondit en larmes.
    Et pour le coup, les pleurs dignes de film romantique étaient bien loin. La rouquine se retrouva en un instant à sangloter sur l'épaule du jeune homme sans pouvoir s'arrêter, comme une enfant, presque incapable de respirer.
    Oh, simples mortels.

    Et c'était ridicule. Elle ne savait pas bien si elle aurait protesté, boudé ou ri devant ces stupides demi-moustaches et ce climax de théâtre trop ironique pour être vrai, si elle n'était pas en train de hoqueter misérablement. Elle ne savait pas trop à quel point, de l'extérieur, elle ne se serait pas reconnue. Mais c'était juste trop, disaient ses poignets fatigués en tentant d'essuyer ses larmes. Pas de traces de maquillage ni de traces de sang, juste ces réponses qui n'en étaient pas de serments que personne ne voulait prononcer. Et elle avait mal d'en être, au fond, heureuse.

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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Sam 25 Juil 2015 - 0:49

...

Antoine serra brièvement les dents derrière ses lèvres closes, persuadé de n'avoir rien à regretter – et rien à perdre, puisque les deux allaient souvent de paire. Il lui avait tout dit sinon avoué à demi-mots, et si elle avait été trop stupide ou butée pour comprendre, grand bien lui fasse, il éclairait sa lanterne. D'eux deux, il n'était plus celui qui se cachait derrière des excuses minables ou une carapace d'antiseptique à espérer que le temps guérisse ce qu'il avait amoché en premier lieu. Il n'avait plus rien de légitime à lui cacher et peut-être que le savoir ne l'aiderait pas à aller mieux, mais et après ? Comment recoller les morceaux avec la moitié du jeu encore en poche ? Mon dieu Antoine, mais tu te justifies. Tu t'étais dit que tu allais essayer de la comprendre, pas de l'aider.
Si peu habitué à la nudité quand elle prenait la forme de quatre petites vérités, il ne se sentit pas soulagé un quart de seconde. L'appréhension lui nouait les muscles malgré son refus catégorique de baisser la main ou les yeux. Impossible de décrypter ce qui passait dans les yeux de Leia ; il ne bougea pas lorsqu'elle tendit la main vers lui et recouvrit les mots, mais le cœur n'y était pas.

Persuadé qu'il était de n'obtenir qu'un faible écho en retour, il étouffa un cri surpris au milieu de sa gorge, un bras devant la figure pour se protéger de la pointe du feutre. Aussi fins que soient les bras de Leia, ils eurent raison de sa faible résistance et il n'eut ni l'idée ni le courage de la repousser pour retrouver sa liberté si mesquinement dérobée. Une demi-moustache sur le visage plus tard, elle sanglotait et il lui lançait un regard singulier, partagé entre soulagement et surprise. Il avait pensé qu'elle le laisserait là et remballerait toutes les décisions qu'elle avait pu prendre avant d'entrer (si seulement elle avait hésité) : qu'une fois de plus, il pourrait se targuer d'avoir planté le jeu du cœur avec un talent que personne ne lui envierait jamais. Larmes de crocodile ou non, il devait avoir touché quelque chose, et ça, quoi que ce soit exactement. Il ferma les yeux un trop court instant.
Es-tu réellement triste, ou bien...

Antoine savait toujours quoi faire de ses mains et de ses bras ; la seule exception à la règle, c'était la position dans laquelle il se retrouvait et qui l’embarrassait toujours. Sa sœur ou un autre, il n'avait jamais été doué pour consoler. Le constat navrant qu'il avait fait couler plus de larmes qu'il n'en avait séché ne l'attrista pas. Ce qui le tracassait, c'était de rester là, les bras ballants, à attendre la fin de longs hoquets qui n'en finissaient pas. La peur du rejet dominait toujours, tapie dans un angle mort de son esprit. Il serra les dents, les poings, les lèvres, se trouva mille fois stupides tout en ne quittant pas les poignets de Leia des yeux. Il n'allait pas reculer après avoir comblé l'écart entre eux. Il y avait sûrement encore beaucoup de distance, mais toujours moins qu'à l'infirmerie, où l'odeur de médicaments avait paralysé son cœur. Boum, boum...

« Ça va aller ? » laissa-t-il alors s'échapper, outré sur l'instant d'une telle banalité, mais incapable d'en dire plus. Avait-il besoin de grands discours pour la convaincre d'arrêter de pleurer ? Avait-il besoin de la convaincre d'arrêter de pleurer tout court ? Elle ne pesait rien sur lui, elle était tellement mince.
Antoine aurait eu bien du mal à avoir pitié d'elle, mais il ne voulait pas la savoir mal au point d'en faire trembler ses épaules ou ses joues. Ses mains se levèrent comme pour la saisir mais s'arrêtèrent à mi-chemin, trop maladroites pour continuer.

Antoine ne savait pas apaiser ses propres doutes. Alors ceux des autres ? Il se faisait sourire. Il aurait aimé, pourtant, mais la dernière fois qu'il l'avait touchée...
Je n'ai plus jamais osé après ça.

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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   Mer 2 Sep 2015 - 1:09

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MessageSujet: Re: Je délace tes arabesques. [Antoine]   

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Je délace tes arabesques. [Antoine]

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