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 Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.

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• Age : 23
• Pouvoir : Récupération des blessures d'autrui.
• AEA : Either (Tigre blanc).
• Petit(e) ami(e) : Ses yeux.

RP en cours : Somewhere I (don't) belong. (Libre !)

Messages : 12
Inscrit le : 17/05/2015

MessageSujet: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   Dim 17 Mai 2015 - 19:41



* Endless Lawrence Inakiel.


*nom – Inakiel.
*prénoms – Endless et Lawrence.
*age – Vingt ans.
*né(e) le – 01 Avril 1995.
?

Pouvoir
Récupération des blessures d'autrui. Comme indiqué, Endless peut alors "transférer" les blessures des autres, mortelles ou superficielles, sur son propre-corps. Cela concerne uniquement les blessures récentes, qui ne datent donc pas plus de vingt-quatre heures, ainsi que la chair et les organes, ce qui veut dire qu'il ne peut pas prendre les fractures, les maladies, les handicaps, les amputations, etc.
Evidemment, il en guérit normalement.
Reste à préciser que son pouvoir ne marche qu'avec les êtres de même forme que lui. Il ne pourra donc pas prendre la blessure du bout d'une oreille d'un elfe ni de la queue d'un hybride.

Alter Ego Astral

Son AEA se nomme Either. Il s'agit d'un grand tigre blanc massif, de deux mètres soixantes de long (queue, de soixante centimètres, comprise) et d'un mètre trente-cinq à quatre pattes jusqu'à ses épaules, assez fort pour porter deux adultes, s'ils ne sont pas trop lourds, et courir avec eux sur son dos. Ses yeux portent la même couleur que ceux de son "possesseur" : ambre, partant vers le jaune/doré à la lumière.
Either n'obéit qu'à Endless mais est cependant loin d'être agressif. C'est un tigre intelligent et doux avec lequel on peut jouer comme avec un chien. Mais il faut tout-de-même faire attention ; son instinct protecteur est toujours là et n'agit pas qu'avec Endless.

Passions
Endless adore lire et écrire des romans comme des poèmes. Quelques fois, on peut aussi le trouver en train de dessiner ou de jouer du piano. Sa passion préférée reste toutefois la cuisine, mine de rien.

N'aime pas / Phobies
Endless n'aime pas le chocolat, on ne sait ni depuis quand ni pourquoi. Puis, il est claustrophobe. Et il a la phobie des clowns, aussi.




« Shadows have my gaze. The light has my soul. »

Physique

Winter tuft, autumn eyes, spring music and summer voice.

17.05.2025.
Endless ? Un homme au physique remarquable. Même dans les ruelles les moins empruntées qui puissent exister, impossible qu’il eût passé inaperçu. Dans son quartier, par exemple, il était connu par sa toison blanche, canitie héréditaire de sa famille, et ensuite reconnu par sa particulière beauté, cela n’allant pas jusqu’à l’exagération - ma foi, on pourrait bien trouver mieux, mais on ne peut point cacher que son apparence avait une bien grande valeur. Oh, mais ça, c’est d’il y a un bon bout de temps. Personne ne sait ce qu’il est devenu. Les rumeurs prétendent qu’il aurait quitté la ville, voire le pays. Mais vous savez, les autres peuvent inventer n’importe quoi ; c’est la police et les parents qu’il faut croire, et ils disent qu’il a disparu.

S’il y a une personne qui l’a longtemps observé, c’est bien sa voisine. Karina, semble-t-il ? Elle le voyait depuis son plus jeune âge et l’a regardé grandir avant que, premièrement, elle s’en aille rejoindre la province quelques années et que, secondement, quelques jours suivant son retour, ce soit lui qui se volatilise, le tout pour lui avoir parlé une seule et - sans doute - dernière fois.

18.05.2015.
Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?

Il y a exactement deux semaines avant sa disparition. Soit avant hier.

Une simple rencontre rapide ?

Oh, si l’on peut appeler ainsi une soudaine approche totalement inattendue alors qu’on est en pleine dépression, je suppose que oui. Vous savez, monsieur, ce fut la première fois que je lui parlai comme la première fois que je pus observer les traits de son visage de près. Vous n’obtiendrez certainement pas plus de moi que des gars qui embêtaient son protégé parce que ces gars, il les a bien plus souvent approchés que moi. Il y a son protégé sinon, il habite dans les parages.

Nous avons besoin de tout, madame. Il est donc nécessaire de tirer de son entourage le maximum d’informations.

Si vous insistez. Eh bien, il me reste comme seule image de son visage la seule que j’ai pu obtenir. Et ça, je vous conseille franchement d’en prendre notes, car il est sûr que je sois l’une des rares personnes à avoir pu l’observer de si près.

Il ne fréquentait personne ?

A part son protégé, non.

Continuez.

Vous ne m’en voudrez pas si je parle de lui à ma façon ? De toute façon, je ne crois pas que vous ayez le choix. […] La peau fade, je dirais. Elle semblait agréable à caresser mais ça s’arrêtait là : elle était très claire. Utilisez-la sur moi et vous obtiendrez l’image d’une secrétaire débordée. Mais sur lui, cette fadeur prenait toute une importance incroyable. Croyez-moi, si cette peau avait été plus foncée ou plus claire encore, il n’y aurait jamais eu ce même effet.

Quel effet ?

Ses yeux, ils étaient mis en valeur par sa peau. Endless a un regard qui se différencie de tous les autres. D’une part, des yeux couleur ambre prenant une teinte dorée sous n’importe quelle lumière assez vive. D’une autre, un regard perçant, inébranlable, rocailleux et pourtant charismatique. Une grosse partie de son côté attirant est concentrée dans ses yeux. Si sa peau n’avait pas été comme telle, on ne l’aurait jamais remarqué. Jamais.

Des yeux couleur ambre et petits, en résumé.

Le reste de ses traits est assez normal. Un visage fin, un nez long et fin… oh, ses lèvres. J’ai failli oublier sa bouche. Quoique je n’aurais jamais pu. […] Fine et plutôt large, mais jolie. Très jolie. Elle possède des formes distinguées, dont l’arc de cupidon bien creusé. Ce fut cependant très surprenant d’entendre le son qui en sort. Sa voix. Personnellement, en voyant une bouche pareille, je ne m’attendais point à une voix grave et légèrement sensuelle. Le plus étonnant, c’est qu’elle donne l’air absent.

Continuez, je vous prie.

Eh bien, le visage fini… Je ne vais pas vous cacher que j’aimais beaucoup l’observer à la piscine. De dos ou de face, peu importe, il était beau. Une musculature point exagérée, un poids parfait, en gros… Pas très grand par contre. 180 ? Oh mais si, ça va.

Madame, s’il vous plaît. J’ai déjà à supporter votre description de fille amoureuse. Je doute fort que la description de son corps nous serait utile…

Vous aviez dit qu’aucun détail ne pouvait être omis. Néanmoins, je ne peux pas vous contredire sur ce point, surtout parlant d’Endless. Ce n’est pas vraiment le genre d’homme qui se dévoile. Ce n’est pas non plus le genre d’homme très reculé que l’on croise avec un manteau, une écharpe, des gants et j’en-passe. Cela veut dire que vous verrez plus des manches que des bras et plus des doigts que de la laine. Il a un style vestimentaire tout aussi discret et simple que classe. Une simple chemise blanche, premier ou deux premiers boutons ouverts, rentrée ou non dans un pantalon noir avec des mocassins. En saison froide, il porte en plus une veste trois quart.

D’accord, je note. Est-ce tout ?

Non, il reste deux détails. N’hésitez pas à parler à un individu portant des cheveux blancs sous une coupe longue et assez particulière ou à approcher un magnifique air au piano, il serait probable que ce soit lui.


Caractère

"But" is the only word you really know.

« Rivière, coule doucement, coule sans savoir pourquoi couler. Chante faiblement, de ton petit claquement contre les roches, les mots que personne ne pourrait deviner le sens. De toute façon, personne ne t’entend. Personne n’irait s’aventurer dans la forêt dense qui t’entoure. Personne ne sait ce qu’elle referme ; des secrets, des horreurs, des histoires ? Mais qui donc oserait approcher un tel lieu renfermé ? Ce lieu expire un sentiment de rejet, de doute ; un sentiment qui n’apporte point la confiance. Là, des arbres se dressant hauts et forts barrent la route à tout intrépide voyageur. Ici, la brume voile les entrées et, bientôt, camouflera entièrement la forêt, jusqu’à la plonger dans l’obscurité de chaque mémoire l’ayant en image : plus personne ne se souviendra l’avoir aperçue – ou peut-être s’en souviendrait-on sans vouloir poser davantage de questions à son sujet ?

Quoi qu’il en soit, cette forêt est bien là. Bien qu’elle cherche à rester seule, elle attire l’attention et les plus curieux. Pourtant, elle veut simplement garder son silence, son calme et le trésor qu’elle renferme. Et elle est la seule à t’écouter – elle veut être la seule à t’écouter.
Petite rivière, entends-tu tes propres appels de détresse ? » […]

- Ne pleure pas, Endless, lui disait sa grand-mère.
Mais…
Quinze ans plus tard, ce fut à son tour de le dire.
- Ne pleure pas, petite.
Et il entendait sa propre pensée, sachant que ce fut exactement ce que voulait dire cette petite derrière ce regard consolé.
Mais…
« Mais l’on rira un jour de ce que l’on pleure aujourd’hui. » Ah, cette phrase, il préféra la garder pour lui et laisser la petite rejoindre sa mère devant la pierre tombale d’Helen Inakiel, autrefois la plus âgée de la famille.
Rirait-on un défunt après l’avoir pleuré ? Sans rire - et sans jeu de mots.
Pourtant, lorsqu’il traversa le portail du cimetière, l’envie de rire lui racla la gorge. Lui-même ne savait pas pourquoi rire. Parce que cette petite fille, comme tout le reste de sa famille, l’aurait trouvé étrange ? […]
Il s’en alla vers là où ses pas rapides l’emmenaient, les yeux de son âme rivés sur ses pensées.

Etrange… Et si l’on disait que son étrangeté vient de « La perte » ? Si vous cherchez quelqu’un qui pourrait définir la perte, peut-être serait-il la bonne trouvaille. Mais il faut savoir que lorsqu’Endless parle de perte, il ne s’agit point de celle qui vise l’éloignement entre deux amis, la séparation par la mort ou encore le téléphone que l’on ne retrouve nulle part. Non. Endless parle de la perte d’un esprit dans des milliards et des milliards d’idées qu’il se fait sur lui-même. Il parle de cette perte qui n’a pas besoin d’être évoquée mais d’être comprise.

S’arrêtant soudainement, Endless se rendit compte que ses pas l’avaient guidé chez ses parents. La grande porte de bois attendait patiemment qu’il sorte de ses pensées.

Il y a la déception, aussi ; celle qui part dans l’inverse total de la déception à cause des autres : il est déçu de ce qu’il est devenu, mais est-ce réellement de sa faute ? Qu’a-t-il donc bien pu faire pour se désintéressé de son propre-caractère ? Rien, et sans doute est-ce la raison de la présence des grands murs invisibles qui l’encadrent moralement.
Attention, Endless. Si tu continues, ton cœur va le payer. N’oublie pas que la glace fond… mais elle ne brûle pas.
Il sourit intérieurement et ignora la maison de ses géniteurs.

Qu’est-il, au fond ? Un simple homme que l’on croiserait dans la rue, qui attirerait notre regard de son apparence défaillante ; une gentille personne et serviable qu’on ne connaîtrait pas ainsi par son manque d’éloquence - ah, oui, parce que son visage n’a souri qu’à une personne, et ensuite, plus rien. Que quelqu’un ose l’approcher, c’est quelque chose ; qu’il essaie de le connaître, c’en est une autre. Une aura repoussante, peut-être, l’éloignerait déjà car il est là, seul, calme et aussi silencieux que la nuit en plein cimetière.

Endless s’arrêta pour observer attentivement une jeune inconnue, appuyée au mur d’une maison. En s’en approchant, il aperçut ses joues rosées sur lesquelles coulait du mascara bleu pétrole et criaient des yeux bombés de larmes. Elle avait les lèvres entrouvertes tandis que ses poings se serrèrent automatiquement à son approche inattendue.
- Que voulez-vous ?
- Rien. Des larmes sous les rayons de soleil m’avaient juste intrigué. Voyez-vous, c’est comme voir un colibri voler sous l’eau.
Elle fonça les sourcils. Endless vit dans ses yeux toute la tristesse qu’elle cachait.
- Je-…
- Vous avez des soucis personnels, la coupa-t-il. Comme tout le monde. Il n’y pas grand besoin d’en parler à un inconnu. Ne déclenchez pas un second incendie loin du premier.
- Que voulez-vous dire ?
- Que je m’en vais. Navré de vous avoir embêtée. Et pensez à un sourire, même un seul. Ça remonte le moral. Ce serait même mieux si ce sourire venait de vous.
- Vous êtes gentil.
Elle lui sourit et il se retourna pour reprendre son chemin.

La gentillesse ? Elle venait de la mentionner. Endless, gentil homme derrière ses bizarreries. Quoique... peu importe : elle l’avait forcément trouvé étrange. C’est la manie de toute personne qui lui adresse la parole : Endless n’a jamais été très expressifs, que ce soit sur le visage ou dans ses mots. Plusieurs fois déjà l’on s’est demandé s’il fallait prendre tristement ou joyeusement ses phrases aux soupçons poétiques.
Pourtant, il aurait suffi de le connaître pour voir derrière cet épais brouillard un homme présent et bon conseiller, un être bienveillant et protecteur. On aurait appris que son calme pesant n’a toujours été qu’une habitude ; quant à son visage aux sourires atypiques, une trace de son histoire. Son regard perçant serait devenu le regard épuisé d’un enfant qui a parcouru la terre entière à la recherche d’une pièce d’or et son manque d’éloquence, une ridicule facette.
Il aurait simplement suffi d’avoir été là pour lui, et alors il n’aurait pas été le garçon renfermé qui fuit la foule.
Mais, pourquoi, Endless, partir aussi loin ?
Mais, Endless… tu n’as pas à te poser des questions. C’est trop tard, cesse d’espérer.
Mais…


« Mais, petite rivière passée, tu coulais doucement, tu coulais sans savoir pourquoi couler. Tu chantais faiblement, de ton petit claquement contre les roches, les mots que personne n’auraient pu deviner le sens. De toute façon, tu n’avais pas besoin que l’on t’entende. Tu étais un mystère que toi-même ne cherchais pas à comprendre.
Mais, petite rivière passée, tu as séché.
Et ton mystère resta.
»

« Aux autres de le découvrir. »


Histoire

Prologue.

- Papa ? Maman ?
Ah, ces mots, Endless les avait autant connus qu’un simple enfant mais d’une différente manière. Il les prononçait aussi souvent qu’il le pouvait, non pour harceler ses parents de questions, mais dans le simple espoir de voir un jour leurs lèvres bouger et dire « Oui, mon chéri ? » comme le faisaient tous les parents qu’il connaissait. Malheureusement, il revenait à chaque fois dans sa chambre avec une réponse plate : « Endless, tu as tout ce qu’il te faut : la richesse si tu veux acheter, les documents si tu veux apprendre, la nourriture si tu veux manger ; pourquoi nous embêtes-tu encore ? » ; ou bien…
- Papa ! Puis-je te montrer quelque chose ?
- Je n’ai pas le temps.
Certes, Endless était d’une famille riche, mais cela faisait de lui un enfant oublié par ses parents. Bien que ses parents lui eussent offert tout ce dont il avait besoin, Endless observait un grand vide dans cette maison immense et remplie. Il avait sans cesse l’impression de se perdre sans pouvoir se retrouver dans ce chez-soi où il se sentait lui-même étranger.
- Mais, papa ! Tu n’as jamais le temps !
« Mon fils, mon rôle ne me donne pas le temps. » Endless entendait souvent une voix redire ce qu’ils disaient à ses parents, à n’importe qui, ou répondre à leur place, même si ce n’était pas l’une des leurs – et ce n’était pas la sienne non plus. C’était à peine s’il pouvait reconnaître celles de ses parents. Quoique… parlons-nous réellement de parents ? […] Alors qu’Endless grandit, il se rendit compte que ce n’étaient que ses géniteurs et rien de plus ; qu’ils existaient pour lui parce qu’ils l’avaient créé ; qu’il existait pour eux parce qu’il était leur création. Ils ne lui répondaient jamais : Endless arrêta seulement de les appeler […] en constatant qu’ils ne lui auraient jamais répondu.
A quoi bon ?

Et ensuite ?
Et ensuite, ce fut la tâche de grandir dans l’absence des deux êtres principaux qui modèlent la personnalité. Les deux seules personnes qui auraient pu être là pour lui ne l’avaient pas été ; il manqua à Endless une base importante : l’attachement. Ainsi, Endless ne réussit point à se créer des liens. Car, au fond, il vécut un très long moment sans savoir ce que c’était.
Mais, bien sûr, toute chose a une fin.

+++

Once upon a time…

Les cours se passèrent normalement, c’est-à-dire dans le tapage habituel des élèves, et s’achevèrent dans le soulagement collectif des élèves et des professeurs. De son côté, Endless ne faisait que suivre que les cours ; les idioties, il n’y en avait que pour ceux à qui cela dérangeait. Quant aux heures libres, il les dépensa sereinement dans un coin tranquille, le nez plongé dans un bouquin.
La cour se vidait déjà lorsqu’il y posa un pied, le sac porté sur une épaule. Les élèves s’en allaient par groupe, s’éparpillant alors pour donner quelques places vides. Il y avait les plus connus qui marchaient ensemble tandis que les plus embêtés tentaient de se comprendre.
Les quelques personnes qui restaient seules étaient usuellement les professeurs, mais il y avait tout de même un peu d’élèves aimant la solitude. La plupart d’entre eux étaient desdits rejetés par la communauté écolière, dont Endless qui l’était de un à cause de la couleur de ses cheveux (Ayant 15 ans, la canitie héréditaire de sa famille ne faisait que commencer chez lui, n’attaquant que quelques mèches de sa chevelure brune.), de deux à cause de son comportement étrange et avide d’isolement.

Endless marcha droit vers le portail, le regard indifférent qui intriguait les autres – ce qui ne changeait point.
Normalement, il aurait dû franchir la sortie et rejoindre le calme incroyable qui régnait dans l’immense maison des Inakiels, mais, ce jour-là, il s’était arrêté, prêtant oreille à d’étranges phrases.
- Petit.
- Laissez-moi.
- Ah, tu vas tenir longtemps tu crois ? Ca fait quoi d’être collé à son tour ?
… Mh ?
Plus emporté par la curiosité qu’autre chose, Endless changea de cap pour s’approcher de ces voix. Il vit alors un petit groupe de dos en face d’un jeune roux à l’ombre d’un arbre. Le roux en question était connu de presque tout le collège ; Sherkan, c’est bien ça ? Un petit rayon de soleil.
- Laissez-moi.
- Tu vas où comme ça ? On n’a pas fini.
Endless s’avança. Une fois derrière le plus grand de la bande, il tapota légèrement le dos de ce dernier – qui le dépassait un peu près d’une tête.
- Ah, dit-il en se retournant. On a le roux, voilà Blanche-neige !
- Salutations.
Endless se fraya un chemin en bousculant légèrement les élèves. Il finit devant Sherkan qu’il dévisagea un moment. Le calme avait étrangement gagné l’espace : il était bien rare – et ce fut d’ailleurs la première fois – qu’Endless intervienne dans les histoires de l’école.
La lumière du soleil, elle, engloutissait tous les regards étonnés qui s’étaient posés sur eux. Les quelques rayons traversant le feuillage de l’arbre se rangeaient dans les prunelles d’Endless - elles devinrent dorées, prenant une teinte chaleureuse malgré l’air froid de leur détenteur – et frappaient la chevelure du rouquin.
- Couleur flamme, dit-il doucement. Cela semble coller à ta personnalité.
Puis il se retourna.
- Pour qui tu te prends ? lança le plus grand. (Ce devait être le « chef » de la bande.)
- Pour le prince charmant, je pense. Vous, vous êtes les trolls.
- C’est ça. (Il rit.)
- Pourquoi embêter ce gamin ?
- C’est comme demander pourquoi il colle tout le monde.
- Voyons, on ne rabaisse pas par le mal, si ? Il me semble qu’il n’a rien fait de méchant.
- Aller, dégage, ce n’est pas avec toi qu’on a un compte à régler.
- Vous n’avez aucun compte à régler avec lui, mes chers. Il ne vous a rien fait. Moi, si.
- Je ne crois pas.
Endless haussa tout bêtement un sourcil en descendant son sac de son dos. Il se retourna brièvement pour demander à Sherkan de tenir son sac un moment pour qu’il en sorte une pomme toute rouge. En revenant sur lesdits trolls, laissant son sac au rouquin, il lança la pomme d’une telle force sur le front du chef que celui-ci se retrouva avec les deux mains collées là où ça avait frappé.
- Content ? demanda Endless d’une voix inexpressive. (Mais au fond, il était satisfait.)
- Alors toi…
- Calme-toi ! Il paraît qu’il fait des arts martiaux, et puis tu sais, il y a la surveillante, et…
- On te tient à l’œil, petit.
Et ils s’en allèrent.

Endless balaya rapidement la foule d’un œil raide et, décidant d’ignorer les regards posés sur lui, il fit volte-face pour récupérer rapidement son sac. Il le remit sur l’épaule, le regard dans celui du rouquin – qui le dévisageait.
-
-
-
Après quelques secondes passées à s’observer, Sherkan finit par réagir : il se servit d’une de ses mains pour s’emparer de la lèvre supérieure d’Endless, l’autre s’occupant de celle du dessous, et les écarta de sorte à voir ses dents blanches. Endless se contenta de ne pas bouger.
- Tu n’as pas de crocs ?
Comme tu peux le constater.
Endless ne répondit pas.
Sherkan finit par le lâcher.
- Et, euh… Merci. Moi, c’est Sherkan.
- Je sais.
Endless fit finalement demi-tour sans plus rien ajouter. Malgré qu’il eût entendu Sherkan lui demander d’attendre, il continua, le regard bas, jusqu’à disparaître derrière les ronces du château – ou, tout simplement, derrière les murs de l’école.

+++

A prince named Endless.

Faire... Et non vouloir. Faire sans le vouloir… Ou bien faire et le vouloir. Quoi que l’on décide, la question sera la même : Pourquoi ? Ça a été la question qui a aidé notre monde à évoluer comme ça sera celle qui nous aidera à comprendre plus de choses encore. Mais que c’est facile de se poser cette question. Que c’est facile ! Y répondre, c’est tout autre chose. Chercher, creuser plus profond que jamais. Certains, qui finissent exténués au quart du chemin, n’y arrivent pas. Est-ce que tu y arriverais, toi, au point où tu en es ? […] Tu n’as pourtant posé qu’un seul « pourquoi ». La réponse ne t’est pas encore venue.

« Pourquoi ? » On ne se rend jamais facilement compte de la grandeur de cette si courte et simple question. C’est pour ça que les enfants la posent n’importe comment. Des êtres si innocents et frais ne devraient même pas connaître son existence. Mh… la nature a fait que ce soit l’un des premiers mots qu’ils doivent apprendre pour comprendre. C’est malheureux mais primordiale si l’on ne veut pas finir dans une forêt à ronger nos ongles pour se nourrir.

C’est compliqué, tout ça. Observer le monde et le comprendre… c’est compliqué. Et habituellement, on a besoin d’aide. Habituellement.
On a besoin de l’aide de nos parents… non ? Pauvre de toi, Endless.

Parfois je te dis que tu devrais arrêter de te ménager pour… pour je ne sais quoi. Il serait peut-être mieux que, moi, petite voix que tu ne connais pas qui raisonne dans ta tête, je me taise définitivement. Or, si je venais à me taire, tu serais perdu.
Cela tourne en rond.
Un cercle…

Il y a plus simple. « Pourquoi ? » peut être ce qui nous bloque. Arrêter de se demander pourquoi reste une solution. Arrêter de se demander s’il y a une raison à tout reste une solution.

- Bonsoir Endless.
- Bonsoir.
- La surveillante a appelé. Tu as mangé ta pomme ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Elle a servi à autre chose.
- Oui, à nourrir les fourmis ou les poubelles ! Si tu l’avais ramenée, j’aurais compris.
- Non, papa. Tu n’aurais pas compris.
Mais alors tu devrais arrêter de te demander pourquoi le monde est ainsi et tout simplement t’y adapter.
- Qu’as-tu fait avec ?
- J’ai protégé.
- Protégé ?
- Oui. Papa, j’ai protégé.
- Ça ne sert à rien de protéger. On ne t’a pas mis au monde pour que tu te fasses tabasser à la place de quelqu’un d’autre.
- J’ai protégé.
- Et pourquoi ?
- Parce que je voulais être avec ce gamin ce que tu n’as jamais été avec moi.
- Un héros ? Laisse-moi rire, Endless. Les héros restent dans les films.
- Oui, les héros restent dans les films. Mais… Papa, j’ai connu mon prénom uniquement parce que tu l’utilises quand tu es fâché contre moi. J’ai dû apprendre à me défendre seul. J’ai erré dans les couloirs dans la maison comme un fantôme. Quand j’ai vu ce gamin se faire embêter sous le regard de tous les élèves, je m’en suis rappelé et… et j’ai juste ressenti le besoin de l’éloigner de tout cela.
- Comme je le disais, un héros.
- Non, papa. Une personne présente.
Oui… Tout simplement t’y adapter.

+++

« Little winter flame. »

Endless marchait, son sac sur le dos, le regard bas et l’air absent. Il espérait voir ne serait-ce qu’un petit point bleu dans les reflets des flaques d’eau restant de la veille : il avait énormément plu ; malheureusement, le temps demeurait encore gris. Le soleil, couvert d’une couette nuageuse, semblait las. Sa lumière n’était pas joyeuse. Elle était maladivement blanche, pâle, et engloutissait les alentours d’une lueur inerte. Cela donnait un rendu triste. De plus que la ville n’offrait aucune couleur vive pour compenser ce temps – mis à part les quelques arbres et les rares fleurs que l’on croisait en chemin, mais on se lasse vite des mêmes couleurs.
Endless venait de quitter chez lui, faisant en sorte d’emprunter les rues où il ne risquait de croiser aucun élève. L’école était à environ vingt minutes de marche à ce rythme, mais il avait quitté très tôt - comme d’habitude.
- Hé ! Attends ! (… Cette voix. C’est Sherkan, ici ?) Euh… (Ce n’est sans doute pas toi qu’il-…)Blanche-neige ! (Ah, si.)
Endless s’arrêta pour se retourner. Sherkan se dirigeait rapidement vers lui avec un grand sourire, balançant sa main en guise de salut.
Ses cheveux roux… Ca fait plaisir de voir cette couleur flamme en ce temps, se dit-il, et il sourit intérieurement.
- Excuse-moi ! dit Sherkan à bout de souffle, une fois plus près. Je n’ai pas trouvé d’autre nom pour t’appeler, tu ne m’as pas donné le tien la dernière fois.
Pas sans le demander.
Ils reprirent la route ensemble sans qu’Endless n’ajoute un mot. Ils marchèrent un petit moment ainsi avant que Sherkan ne reprenne la parole.
- Tu passes souvent par ici ?
- Oui, lui répondit platement Endless.
- Toujours aussi tôt ?
- Oui.
- Je vois.
Endless laissa s’échapper un petit coup d’œil rapide sur Sherkan : il observait les environs, comme si ça avait été son premier passage par là.
- Il n’y a presque personne par ici, remarqua-t-il. Il y a d’autres chemins plus courts et plus vivants, pourquoi prendre celui-là ?
- Parce qu’il n’y a presque personne.
- Ah. Tu n’aimes pas la compagnie..?
- Ca dépend.
- Comment ça ?
- Ca dépend, tout simplement.
Puis ils marchèrent cinq petites minutes et Sherkan reprit la parole.
- Tu n’es pas très bavard.
Le fait que tu parles trop n’arrange rien, gamin.
- Dis-moi, tu aimes le bleu ?
- Oui.
- Le rouge ?
- Oui.
- Le vert ?
- Oui.
- Tu n’es pas difficile niveau couleurs ?
- Oui.
- « Oui », « Oui », « Oui ». Bon…
Ils bifurquèrent à droite. Le lycée devait être dès lors à quelques minutes de marche.
- Oh, au fait ! reprit Sherkan.
Le rouquin dépassa Endless pour se planter juste en face de lui. Il lui tendit un petit sachet blanc attaché grâce à un nœud noir. Endless s’arrêta net, observant sans éloquence le sachet.
- C’est pour toi, lui dit Sherkan. Pour te remercier de la dernière fois. Ce sont des bonbons dont la plupart sont au miel, c’est super bon. Ce n’est pas grand-chose, mais…
- Ce n’était pas la peine.
- J’y tiens.
Le regard dur de Sherkan fit céder Endless qui plaça alors sa main en dessous du sachet. Sherkan y laissa le cadeau et se retourna comme si de rien était, reprenant la marche cette fois en tête.
- Lycée droit devant ! Je devrais emprunter plus souvent ce chemin, tu sais, pour pouvoir te…
Mais Endless ne l’écoutait plus. Il le suivait avec toute l’attention collée au petit sachet.
Des bonbons, hein ? Drôle de gamin. Et il sourit intérieurement.

+++

« Do you really know who I am ? »

- Hey !
Endless ralentit sa marche pour finalement s’arrêter, rapidement rejoint par Sherkan. Cela faisait sept jours (les week-ends non compris) que le rouquin venait le voir : ils empruntaient le même chemin, restaient ensemble pendant les pauses et rentraient côte à côte. Endless ne cessait pas de se demander pourquoi ce petit demeurait presque constamment à ses côtés. Endless était pourtant le jeune homme froid et distant, évité par tout le monde à cause de son air. Même si l’on trouvait quelque chose d’intéressant chez lui, personne n’aurait osé l’approcher.
A part ce gamin.
- Bonjour ! Hé, dis-moi, ça fait sept jours et tu ne m’as toujours pas donné ton nom !
-
Endless reprit sa marche, indifférent face à cette remarque. Il entendait les pas de Sherkan derrière lui.
- Hé…
- Tu le connais déjà, non ?
- Peut-être bien ! Mais je veux l’entendre de ta part.
Sherkan le dépassa soudainement et se planta devant lui. Il avait cet air qu’un enfant donne lorsqu’on lui a refusé un bonbon.
Incrédule, Endless s’arrêta. Ils restèrent un bon bout de temps ainsi à observer l’autre jusqu’à ce qu’Endless brise le silence, ce qui n’était pas fréquent.
- Nous allons être en retard.
- M’en fiche ! Quel est ton nom ?
- Endless. Endless Lawrence Inakiel.
- Ah bah enfin ! Il a fallu qu’on risque d’être en retard.
- Non. Il fallait le demander, tout simplement.
- Tu es vraiment bizarre.
Sur quoi ils continuèrent leur chemin.
- Tu n’es point mieux en fréquentant quelqu’un dans mon genre, Sherkan, ajouta Endless.
- Oh, tu as dit mon prénom !
- M’as-tu au moins écouté ?
- Hein ?
Endless, en posant son regard ambre sur Sherkan, remarqua son air interrogateur. Il en conclut, en soupirant :
- Je vais finir par t’appeler Sherk.
- Sherk ? Non, je n’aime pas !
- « M’en fiche ! » Nous allons être en retard !
Soudainement, Endless se lança dans une course folle, se servant de sa rapidité pour arriver à l’école avant la sonnerie – et surtout avant Sherkan. Ce geste avait réanimé chez lui une flamme morte depuis qui sait combien de temps. Le plus lointain souvenir qu’il avait d’elle remontait à ses cinq ou six ans alors qu’il courrait en plein jour d’été sur la plage, suivi par sa mère. C’était une belle époque. Il lui arrivait souvent de se demander pourquoi ses parents avaient autant changé en très peu de temps... à moins qu'il ne les connaissait pas bien à cette époque.
Quoi qu’il en fût, la question ne le tourmentait pas à cet instant. Cette flamme lui avait manquée. Il se servit alors de sa chaleur pour donner de la puissance à ses jambes et pour le protéger du froid hivernal.
- Attends-moi, Endless ! criait Sherkan.
Pour la première fois, Endless apprécia entendre son nom.

+++

- Endless !
- Sherkan ?
- Tu vas bien ?
-
- … Quoi ?
- Tu ne dis pas bonjour ?
- A quoi bon ! tu ne me réponds jamais.
-
-
-
- … Mais quoi ?!
- J’attends.
- Quoi ?
- Que tu me dises bonjour.
- … Bonjour.
- Vois-tu, tu n’as pas perdu ta langue pour autant.

+++

- Endless !
- Bonjour, Sherkan.
- … Oh, tu l’as dit ! Tu m’as dit bonjour !
- … Sherk.
- Hey ! Reviens ici !

+++

Le temps coula ainsi ; Endless se familiarisait de plus en plus avec Sherkan qui, lui, lui apportait un peu de soleil dans sa vie grise. Endless avait réussi à trouver une occupation et, ainsi, sortir de ses journées passives, sourire un peu plus souvent, offrir un petit plus dans ce bac rempli d’anesthésie. Mais il doutait fort de son lien avec Sherkan. Il avait peur que tout ceci ne soit qu’un rêve et que ses parents reprennent le dessus par leur absence, par leur dureté. Et s’ils lui avaient arraché Sherkan ? Et comment, se demandait-il, pouvait-il le protéger contre eux ? Le mieux était sans doute d’arrêter avant que tout ne s’emballe en une boule de laine noire.
- Bonjour Endless !
- Bonjour, Sherkan.
Endless décrocha son regard de son cahier et accueillit Sherkan à côtés avec un sourire.
- Tu écris quoi ?
- La suite d’une vieille histoire que j’ai commencée... il y a longtemps.
- Une vieille histoire ?
- Oui, disons que j’avais perdu l’inspiration.
Que j’ai retrouvée grâce à toi, petit. Sur cette pensée, le jour où il avait protégé Sherkan revint dans sa tête ; la tristesse l’envahissait et, pensant qu’elle était futile, il la fit taire.
- Ah.
- Sherkan ?
Les yeux du rouquin semblaient briller en lisant ce qu’Endless avait écrit.
- Oui ? dit le rouquin, absent.
- Pourquoi me suis-tu ?
- Hein ? (Il détacha son attention du cahier pour fixer Endless.) Je ne sais pas, moi. Tu ne viens jamais me voir alors je le fais !
- T’es-tu déjà demandé pourquoi je ne viens jamais te voir ?
- Bien sûr que oui ! (Son air de gamin se renforça en fonçant les sourcils.) Tu ne me dis rien, Endless. Je ne sais rien sur toi alors que ça fait deux ans que j’essaie… comment pourrais-je ne rien me demander ?
- Tu-…
- Oui, j’ai déjà essayé de te le demander, mais tu ne m’as jamais répondu. J’ai même appris à prévoir ce que tu dis tellement je te parle, mais sans plus.
Endless se tut un instant. Cela faisait donc déjà deux ans qu’ils se connaissaient.
- Endless ? (Sherkan prit un regard insistant.) Parle-moi. Ça fait deux ans que je souhaite t’écouter.
- Je ne voulais pas de qui que ce soit et c’est encore le cas, lança Endless rapidement en déviant son regard. (Quelques secondes de silence de Sherkan l’incitèrent à poursuivre.) Je suis le genre d’enfant de riches mais délaissé par ses parents. L’affection m’a été offerte quelques années par ma nourrice jusqu’à ce qu’elle soit virée parce que mes parents ne voulaient pas d’une domestique dans mon entourage. L’affection… mes parents ne m’en ont jamais donnée. Ils étaient là uniquement pour surveiller mon éducation, mon apprentissage, ma croissance, mais aussi mes fréquentations. Ils ne savent pas que je te parle tous les jours depuis deux ans, ils ne veulent pour moi que des amis de familles riches... La dernière fois que je me suis fait un ami, Sherkan, mon père a tout fait pour nous éloigner, y compris raconter des salades à ces autres parents. J’ai ensuite reçu une punition qui a fait mal… C’est ce qui m’a dissuadé de continuer à croire en mon ami imaginaire. Ma mère a évidemment porté plainte, mais ceci juste par loyauté. Si ça ne tenait qu’à elle, elle laisserait mon père me corriger à chaque occasion… et encore, qui dit qu’il n’oserait pas recommencer.
- Il te battait ? C’est lâche. Endless ! Ne te laisse pas absorber, si ce n’est qu’un inconnu tu devrais pouvoir prendre le dessus… il doit comprendre ce que tu ressens toi…
Endless laissa tomber sa tête lourdement sur l’épaule de Sherkan.
- Je ne sais pas s’il comprend la peine… bref. Ça m’avait profondément blessé, continua-t-il. Cet ami était mon seul moyen de me sentir un peu loin de cette prison… Être prisonnier est la seule chose que je ressens quand je suis chez moi. Je ne voulais pas que ça recommence… Cette douleur de perdre le seul petit brin de blé dans un champ où l’on a longtemps labouré sans le moindre signe de bonnes récoltes… alors je n’ai voulu de personne, et quand mon père a remarqué mon changement, il a disparu, alors j’ai continué ainsi et c’est devenu une habitude – aussi bonne pour moi que les personnes qui me fréquentent – parce que je ne le voyais plus et c’était bien.
- Endless…
- J’ai actuellement dix-sept ans et je suis encore dépendant de mes parents tout en étant autonome. Je rêve du jour où je serai aussi un adulte, que je puisse prendre moi-même mes décisions.
- Tu n’as pas à attendre !
- Et que faire ? M’opposer à lui ? Il a tout de son côté, et comme je te l’ai dit, il m’a privé de tout. Ma famille. Mes amis.
- Je suis un ami, Endless.
- Et que pourras-tu faire ?
- Endless…
- Mon père m’a dit que les gens qui ne sont pas riches n’ont pas la même vision que nous… Il ne veut pas que je les fréquente, c’est tout. Je ne sais rien de lui ou de son histoire ou autre, absolument rien à part le fait qu’il m’ait privé de plusieurs choses. Et ma mère n’est que spectatrice.
- Et tu le crois ?
- Bien sûr que non !
» Ce que je crains… c’est que je suis devenu distant, très distant, et froid et j’espère que ça s’arrangera. En attendant mon père pourrait savoir n’importe quand que je suis la plupart du temps avec toi, et je ne veux pas qu’il fasse quoi que ce soit, ni à toi, ni à moi. Alors voilà, tout comme je n’ai voulu de personne, je ne veux pas de toi non plus. Je ne veux pas… te perdre comme j’ai perdu mon ami, je préfère arrêter avant que ça ne fasse le plus mal.
- Endless, tu ne peux pas me faire ça.
Quand Endless leva le regard sur son ami, celui-ci semblait désemparé. Ca y est.
- Endless-…
- Sherkan, arrête. Arrête de prononcer mon prénom, ça… Ca fait d’autant plus mal.
Sherkan se leva sans perdre de temps, suivi du regard d’Endless ; il souriait, mais ce n’était qu’un sourire ironique, un sourire qui pleurait, qui cachait bien des peines d’un lourd passé solitaire.
- Je le savais, disait-il. Je savais, c’était bien trop évident. Personne ne voudrait de moi.
Et il rajouta :
- Menteur.
Puis s’en alla sans-même se retourner, laissant Endless avec un poids sur le cœur, les joues salies par des larmes hypocrites car il n’avait ni la force ni le courage de le retenir.
Car en plus d’être menteur… tu es faible.

+++

- Fils, où étais-tu ?
- Dans la bibliothèque de l’école.
- Quelque chose cloche, depuis quelques temps je te vois rentrer un peu plus tard. Serais-tu avec quelqu’un ?
-
- Réponds-moi.
- Non, je n’étais avec personne.
- Vraiment ?
- Oui.
En tout cas, plus maintenant. Endless soupira et s’en alla dans sa chambre où il s’effondra contre la porte, le visage dans ses mains.

+++

I’m a Pathetic Prince.

- Hé ! Serais-tu Endless ?
Endless décrocha son nez de son livre, cachant une grimace sous un air flegmatique. A chaque fois que son nom sortait de la bouche de qui que ce fût, déjà qu’il était rarement entendu à l’extérieur, l’image du sourire de Sherkan lui revenait en un dur et douloureux souvenir. Les mois avaient filé depuis la fin de leur amitié ; Endless en était déjà à sa première année à l’université et ses cheveux avaient presque entièrement perdu leur couleur. Il se demandait parfois comment se portait Sherkan, s’il avait réussi à se remettre de leur séparation et s’il avait désormais un entourage ; mais il évitait d’aller voir cela au lycée de la ville, de peur que son père ne l’y surprenne – pour être au courant de la fréquentation de son fils, ce tyran s’était installé non loin de son logement près de l’université et l’attendait patiemment chaque sortie et chaque rentrée journalières.
- Oui, pourquoi ?
Endless se leva de sa chaise, faisant face aux trois garçons qui arrivèrent. L’un d’entre eux avait un visage familier, rond et parsemés de tâches de rousseurs qui lui rappelèrent Sherkan - Endless, vois-tu cela ? Un seul trait lui ressemblant t’y fais penser, idiot. - ; il portait de grosses lunettes, des yeux foncés et une peau mate.
- On était dans la même classe en primaire !
- Je vois.
- C’est tout ce que ça te fait ?
Endless pencha sa tête sur quelques degrés.
- Endless, ne me dis pas que les salades de ton (censure) de père étaient vraies !
- … Hein ? Rashid ?!
- Dans le mille !
Rashid fit une bonne accolade à l’ancienne à Endless en signe de retrouvaille ; Endless, quant à lui, ne bougea pas d’un poil, ne sachant s’il devait se réjouir ou s’en inquiéter. C’était ce dernier ami dont il avait parlé à Sherkan lorsque celui-ci n’était pas encore son prédécesseur… Ah, au fond, tu t’en veux toujours, hein mon vieux ?
- Bon sang ! s’exclama Rashid en lui prenant une mèche de cheveux. Ta canitie en a pris de la surface.
- Comme tu peux le constater.
- Toi, par contre, tu n’as pas changé. Caractériellement parlé, hein. Toujours sur tes livres avec cet air absent ! Alors, du nouveau ?
Endless haussa les épaules.
- Il m’a semblé que tu avais déménagé.
- Ah, ça… mon père est mort, alors ma mère a décidé de revenir ici.
- Oh. Je suis désolé.
- T’inquiète ! Hé, mon ami, tu es sûr que tu vas bien ?
Mon ami ?
Rashid était l’une des seules personnes à avoir appris à lire à travers les yeux Endless ; dès que celui-ci n’allait pas bien, il le comprenait.
- Je… Ah, Rashid, tu ne peux pas savoir comme je suis soulagé de te voir.
- Alors toi, t’as des choses à me raconter.
Rashid fit signe à ses compagnons de s’en aller, s’installant près d’Endless qui s’était rassis.
- Je t’écoute.
- J’avais eu peur de t’avoir perdu pour de bon… tu sais, avec cette histoire.
- Tu sais, ton père, je ne l’ai jamais cru.
- Tes parents, si. Mais c’est normal.
Endless laissa un soupire s’échapper de sa bouche.
- Ca fait des années, Endless, dit Rashid avec une pointe d’inquiétude. J’ai réussi à m’ôter ça de la tête, pourquoi pas toi ?
- Ça m’est revenu, récemment…
- Que s’est-il passé ?
- J’ai abandonné lâchement un ami, Rashid. Lâchement… parce que j’ai peur de mon père.
- Tu m’as déjà raconté ce qui en a suivi avant de me laisser, Endless, mais on était petits à cette époque, c’est normal que ça t’ait traumatisé, surtout venant de ton propre-père.
Un regard désespéré se posa sur Rashid et ce dernier comprit que son interlocuteur n’arrivait pas à se le pardonner, autant leur séparation que celle avec Sherkan.
- Endless, écoute, c’est maintenant que tu es plus conscient que tu dois être fort. Ne fais pas la même erreur que tu as faite avec moi, parce que maintenant tu es assez conscient pour pouvoir l’éviter.
- Rashid, ça fait presque un an ! Je ne pourrais pas faire comme si de rien était !
- Il n’est jamais trop tard, tu sais. Regarde nous.
Rashid lui sourit tendrement.
- Tu m’en parleras plus une autre fois. Parle-moi donc de ce Sherkan.
- Un roux enfantin et pot de colle qui aime sourire. Il travaille au lycée, pas très loin d’ici.
- … Un roux dans le lycée pas très loin d’ici ?
- Euh… Oui ?
- En venant ici, j’en croise un tous les matins. Il emprunte un chemin peu fréquent pour un lycéen, tout seul et-…
- Quoi ?!
- Endless ?
- Rashid, aurais-tu l’heure ?
- Euh… Seize heures.
Sur ces mots, Rashid vit Endless se lever pour disparaître derrière les portes de la bibliothèque.

+++

Qu’est-ce que tu as fait, Endless ?
Au fur-et-à-mesure que ses pensées montaient, Endless accélérait. Il manqua de tomber une ou deux fois en ne suivant pas son propre rythme mais sa conscience l’empêchait de s’arrêter.
Ca ne te suffit pas d’avoir un père ainsi ? Tu veux devenir comme lui et en faire ainsi un deuxième ?
Il bifurqua à droite en évitant au passage deux personnes dont il n’avait pas pris le temps d’observer le visage.
Il a fallu que tu joues l’idiot… et que tu en brises un autre parce que tu ne supportais pas ton père ?
Sa course sembla s’éterniser ; le temps passait tandis que le lycée se tenait encore à deux ou trois centaine de mètres.
« Tu n’as pas besoin d’attendre. » Il aurait simplement fallu… que tu sois plus fort, et ni toi ni Sherkan n’aurait souffert.
Sur quoi il ralentit jusqu’à se stopper devant son ancienne maison, à bout de souffle.
Tu as pensé le protéger de ton père comme tu le protégeais de quiconque… mais au fond, il aurait fallu que tu le protèges de toi-même.
- Sherkan, où es-tu..?
Cette question sortit bêtement de sa bouche ; Endless savait que Sherkan marchait pour rentrer, mais il essayait de se trouver une consolation, ne serait-ce que la plus débile qui soit.

+++

Cela faisait quelques minutes qu’Endless était là, à poiroter en réfléchissant et en se perdant entre un « oui » et un « non ». Il était sur le point de courir vers la maison de Sherkan lorsqu’il entendit des voix proches, vers la petite ruelle qu’il empruntait pour aller au lycée.
- Tu vois, petit ? J’avais dit que je te tenais à l’œil…
A l’entente de ces paroles, Endless fonça les sourcils et décida de s’approcher.
- Laissez-moi tranquille.
Endless écarquilla les yeux. La voix de Sherkan.
- Tu n’as plus Blanche-neige pour te protéger maintenant, hein ?
- Laissez-moi.
Marchant encore, Endless pénétra la ruelle ; il vit Sherkan contre le mur d’une maison lambda, coincé par une bande qu’il connaissait.
Comme la première fois, il s’avança et se fraya un chemin entre deux garçons de la troupe pour se retrouver face à eux, de dos à Sherkan. Ils reculèrent de quelques pas, serrés et stupéfaits.
- Il fout quoi ici, lui ?
- Partez.
Pour la première fois, la voix d’Endless laissa sortir sa haine.
- Je n’ai pas peur de toi, lança le chef de la bande. Et tu tombes bien, depuis le coup de la pomme, j’attendais de te voir hors du lycée pour régler ton compte.
- Endless…
Endless sentit qu’on lui attrapa le bras ; c’était Sherkan qui, l’air grave, baissait la tête, mais Endless l’ignora.
- J’attends, dit-il platement.

+++

Endless lâcha les cheveux du chef de la bande ; ce dernier se rattrapa au sol et s’enfuit, rapidement suivi par les autres. Endless les regarda, indifférent, immobile. Il n’osait pas se tourner ; il avait peur de faire face à Sherkan.
- Pourquoi es-tu là ? demanda soudainement Sherkan. Je pensais que tu ne voulais pas de moi… Ah, mais où ai-je la tête, tu es sans doute atterri ici par coïncidence, c’est ça ?
- Sherkan.
Il se retourna enfin pour le prendre dans ses bras sans une once d’hésitation. Sherkan ne bougea pas, silencieux.
- Sherkan, je suis vraiment désolé. Je… je pensais bien agir pour toi et…
- Et ?
- Tu m’as manqué.
- Idiot.
Et Endless ressentit un bien fou lorsque son protégé lui plaça les mains dans le dos.
- Tu m’as manqué, aussi, disait-il.

+++

But as in all fairy tales…

Trois ans avaient passé, Endless avait désormais vingt-et-un ans. L’admission de Sherkan dans la même université que lui avait facilité les choses pour eux : ils se voyaient dès lors tous les jours dès que l’occasion se présentait. Ils passaient du temps ensemble et ressassaient le passé comme de bons vieux amis. Endless avait pu se racheter et dire à son père les quatre vérités ; voilà trois ans qu’il n’avait plus aucune nouvelles de lui et il en était satisfait.

Endless comptait rejoindre son protégé à la bibliothèque du quartier, légèrement isolée : Sherkan lui avait dit la veille qu’il était tombé sur quelque chose d’intéressant à propos du théâtre. Mais, ce jour-là, Endless trouva un bâtiment très différent à la place de cette bibliothèque : tandis que les environs étaient vides, une grande porte de bois s’imposait lourdement.
Tiens donc…

All is well that ends well…
Or not.



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Avez-vous bien lu les règles ? J'ai une boite à pharmacie avec [un lama] pour qui veut.
Où avez vous trouvé ce forum ? Une amie l'espionnait et m'a proposé d'y venir avec elle. (Et pour ne pas vous laisser comme ça, je préviens juste qu'elle n'y est pas encore... haha.)
Souhaitez-vous être Parrainé ? J'aimerais bien ! Je ne pense pas avoir des questions particulières pour ma fiche, mais j'aurai peut-être besoin d'un guide pour les évènements suivants.
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? Nope.
♦ ...Dans ce forum ? Yep.


Dernière édition par Endless L. Inakiel le Jeu 16 Juil 2015 - 12:11, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   Lun 18 Mai 2015 - 10:50

Hey, bonjour et bienvenue à toi ! Aucun soucis, prends le temps qu'il te faut pour t'occuper de ta fiche. Avec déjà le peu qui s'y trouve, je pense pouvoir dire qu'elle sera de qualité n_n On n'a donc pas encore d'infos sur ce petit Edelbubu, je suis donc bien curieuse d'en apprendre plus ê_e (il a peur des clowns, comme c'est adorable ...... HM, bon, okay, c'est peut-être légitime en fait /meurt/ Mais qu'il n'ait crainte, il n'y a pas de clown au PI ! ... Pour l'instant 8I)

Bon ! Si tu te rends compte au cours de la rédaction de ta fiche que tu as tout de même des questions, n'hésite surtout pas, on est là pour ça ! Pour ce qui est de ton Parrain, j'essaye de voir ce qu'il en est et il te contactera dès que possible /o/
Voilà voilà ~ à bientôt +_+

(oh et puis hâte de voir ton amie s'inscrire ! Venez venez pitits pitits...)



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MessageSujet: Re: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   Jeu 2 Juil 2015 - 17:34

Merci, bien qu'en retard, pour ton "Bienvenue". ♫

Et voilà ! L'histoire en aura pris du temps, mais elle est enfin finie ! Désolé pour les six mille mots qui en suivent, j'espère que ça ne décourage pas trop. (J'ai un peu bâclé l'histoire, espérons que ce soit tout de même fluide.)

Bonne lecture et à bientôt avec hâte de commencer le rp. *^*
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MessageSujet: Re: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   Sam 4 Juil 2015 - 17:14

Tindiiiiin ! Me voilà enfin ! Désolée de l'attente, mais il vaut mieux tard que jamais ê_e
Alors alors, bah j'avais déjà commencé à commenter un peu ta fiche et dans l'ensemble elle est très correcte ! Ça se lit bien, et puis l'histoire ne tombe pas trop dans les clichés, ce qui est agréable. Je n'ai donc vraiment pas grand chose à dire, à part que je n'ai pas vu de fautes (je crois), mis à part qu'on n’utilise pas de pluriel pour un nom propre, comme un nom de famille. On dit donc « les Inakiel » et non pas « les Inakiels ».
Ah et de plus je préfère que l'entrée se fasse de façon officielle dans le Hall, or tu l'as fait dans l'histoire ... Ce que je te proposerai donc c'est tout simplement de copier/coller ce que tu as écrit là sur un sujet dans le hall pour l'entrée d'Endless _o/

Enfin, malgré tout je peux te valider ! Cependant je vais laisser ta fiche ouverte, d'une part pour que tu retires la fin où Endless entre dans le pensionnat. Mais aussi au cas où tu déciderais de faire quelques changements car j'ai quelques remarques à faire sur la fiche de Sherkan. Enfin, en tout cas, tu peux dès à présent commencer le RP en partant du Hall d’entrée. Je t'invite aussi à :

~ Déclarer ton pouvoir.
~ Demander une chambre.

Je t'invite aussi à aller faire un tour dans le flood si le cœur t'en dit, pour t'incruster tranquillement et t'intégrer à la faune locale. Par ailleurs, tu peux aussi :

~ Créer une fiche de lien pour Endless.
~ Demander des RP.
~ Lui faire un Journal.

Voilà voilà ! On se dit donc à très bientôt j'imagine ! êvê
Si tu as la moindre remarque, n'hésite pas, tu sais où me trouver. En espérant que vous vous amusiez bien parmi nous _o/



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MessageSujet: Re: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   Jeu 16 Juil 2015 - 12:28

Hellooooo.

Je retiens pour les noms de famille ! xD
En tout cas, merci pour la validation. Ca aura pris du temps mais j'ai fini de "m'installer" pour les vavas, pouvoirs, chambres, etc, et j'ai retiré la dernière partie de l'histoire comme demandé pour en faire un rp (rallongé) dans le hall.

A bientôt, oui ! ♫
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MessageSujet: Re: Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.   

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Endless L. Inakiel. ▬ Asleep in depths, dreaming of waking up.

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