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 ❝ KREITZEN Vincent ▬ « God wears black always. »

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Pensionnaire


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Masculin Pseudo Hors-RP : ?
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• Age : 28
• Pouvoir : Gender Bending - ouais, vous allez adorer.
• AEA : Une Zébrule. Qui court pour sa vie, en l'occurrence.
• Petit(e) ami(e) : ...

RP en cours : But I ain't.

Messages : 18
Inscrit le : 05/02/2013

MessageSujet: ❝ KREITZEN Vincent ▬ « God wears black always. »    Mar 22 Déc 2015 - 22:01



*KREITZEN Vincent


Nom – Kreitzen.
Prénom – Vincenz.
Âge – 25 ans.
Né le – 2 mai 1922.

Pouvoir
Genderswap

Ce pouvoir est indépendant de sa volonté. Lorsque Vincent touche quelqu’un à main nue, c’est-à-dire dès qu’il y a contact entre sa peau et celle de quelqu’un d’autre, l’autre individu change immédiatement de sexe. Pour ce faire, il faut cela dit que ce soit Vince qui ait voulu le contact ; parfois, cela arrive également par accident (aucun des deux n’ayant anticipé le contact), mais cela est plus rare. Ses « victimes » se transforment en moins de trois secondes, de façon presque imperceptible. Un instant elles sont d’un sexe, l’instant suivant de l’autre. Cela peut être perturbant – lui trouve ça juste intéressant – mais cela ne dure pas très longtemps. Enfin, en général. En fait, la transformation reste active sur une durée variant entre 10 minutes et une journée de manière totalement dépendante de l’individu. De même, l’importance du changement physique est variable selon l’individu.

Alter Ego Astral
Falk - Zébrule

Un zébrule est un animal issu d’un croisement entre un zèbre et une jument. Enfant, Vincent a trouvé ce cas fascinant, et Falk est née de cet intérêt. Aujourd’hui, il ne se rappelle plus guère d’elle et n’y trouve de l’intérêt que parce qu’il est possible de voir la totalité de son aménagement intérieur – ses organes internes, oui – d’un seul coup d’œil. En effet, Falk est dotée de rayures transparentes sur son pelage, d’un très clair chocolat au lait. Fascinant ou terrifiant, selon les sources. Toujours est-il que la zébrule est une créature très douce qui n’a peur que d’une chose : que son créateur parvienne un jour à l’attraper pour la disséquer.
Cependant, elle semble tout de même lui vouer un amour très caractéristique des AEA, parce que ça ne l’empêche pas de revenir près de lui à tout bout de champ.

Passions

Il ne faut pas se mentir, Vincent aime disséquer les choses et les gens. Que ce soit physiquement ou mentalement. Il aime savoir comment les choses fonctionnent ; il est curieux de tout, voudrait tout savoir et passe par conséquent un temps considérable à la bibliothèque – puisqu’il n’a pas vraiment le matériel nécessaire à une dissection de tout ce qui lui passe sous la main. Chaque étrangeté de la nature mérite un examen et une classification approfondie : il note d’ailleurs toute nouveauté dans une série de carnet qu’il range soigneusement dans ses affaires. Il est doué en dessin anatomique, mais plus par nécessité que par passion.
Vincent a sinon un goût particulier pour le luxe, les bons vins et la cuisine gastronomique. Une conversation de qualité n’est pas non plus pour lui déplaire ; et le raffinement en général lui plaît. L’ordre aussi, le désordre l’agace. La littérature enfin, est un sujet d’intérêt auxiliaire à la médecine.
Il a également une passion aléatoire pour les deux-roues.

N'aime pas / Phobies

Ce qu’on pourrait prendre pour son sujet d’animosité le plus évident n’en est pas un. Vincent ne hait pas les juifs, tziganes, polonais, etc. Il les considère, au mieux, comme un taxon d’animaux doués de parole. Ce qu’il n’aime pas, c’est la stupidité et la grossièreté, les amateurs et les incompétents, une cuisine artificielle et/ou industrielle, l’entêtement d’un imbécile. Il n’aime pas non plus être menacé d’une arme ou qu’on fasse un mouvement brusque vers son visage – auquel il n’aime d’ailleurs pas qu’on touche tout court. Dans un tel cas, un réflexe malheureux issu de son entrainement militaire peut éventuellement venir causer un tort physique non négligeable à l’agresseur.
Ceci mis à part, il n’y a pas grand-chose que Vincent déteste réellement. Son plus grand ennemi reste, après tout, lui-même.




Histoire


Sic semper tyrannis.
▬ Berlin Ouest, Allemagne, 1946.


L'officier Whitehall se présenta au tribunal à neuf heures tapantes. La salle d'audience dans laquelle on l'accueillit était remarquable de par deux faits capitaux : d'une part, elle se tenait à huis clos ; de l'autre, il n'y avait pas trace de l'accusé.

Un an après la fin de la guerre, la chasse au criminel nazi était toujours ouverte. L'OSI, dont elle faisait partie, se jetait à corps perdu dans la recherche des officiers du Reich qui avaient réussi à s'échapper à la chute d'Hitler. En attendant de mettre la main sur les monstres dont les photos étaient épinglées à tous les coins de rues alliées, on en faisait le procès sans appel, afin que la sentence puisse être appliquée le plus vite possible lorsqu'on capturait le criminel et s'assurait de son identité.
Cependant, Elisabeth n'assistait pas pour autant à toutes les audiences - notamment lorsque celles-ci l'obligeaient à se déplacer jusqu'à Berlin.
Mais de cette condamnation, elle avait fait une affaire personnelle.
Et elle tenait à ce que cette affaire soit réglée sans bavure.

Les chefs d'inculpation du jour concernaient un certain Vincent Kreitzen, médecin allemand et officier militaire, ainsi qu’ancien sous-fifre de Josef Mengele.
C'était le procès d’un médecin SS ayant fait sa carrière à Auschwitz.
On descendait tout de suite dans les bas-fonds de l’horreur, rien qu’à ce simple titre.

Vincent Kreitzen était, ironie du sort, berlinois de naissance. Né en 1922 d’un officier supérieur de la Schutzstaffel et d’une anglaise, il avait passé sa jeunesse dans les rues autour du palais de justice. Élève brillant, il avait entamé des études de médecine. Et avait obtenu son diplôme avec quelques années d’avance grâce à un coup de pouce astucieux du commandement SS.
En 1942, il franchissait pour la première fois les grilles d’Auschwitz.

Elisabeth prit place sur le siège qui lui était attribué, le dos droit, la nuque raide. D’une voix forte et claire, après les formalités d’usage, le juge entama l’historique de l’accusé. Il se servit pour cela des rapports gracieusement mis à disposition par l’OSI qui traquait leur homme depuis un an déjà. A la fin de la guerre, Kreitzen s’était enfui d’Auschwitz avant que la reddition ait été déclarée : visiblement rusé, le médecin avait disparu dès les premiers mouvements d’exécutions massives au camp d’extermination, avant même que la mort d’Hitler ait été annoncée. Les services secrets anglais et américains supposaient qu’il avait quitté le pays dans les mois qui suivirent, sous une fausse identité ou dans l’illégalité la plus totale. Pour le moment, Elisabeth le pensait établi en Amérique du Sud ou au Mexique disparu aux yeux de la communauté internationale.
Se croyant à l'abri.

Kreitzen n’étant « que » médecin sous-fifre, il n’écopait pas des inculpations pour complot et crime contre la paix. En revanche, crimes de guerre et crimes contre l’Humanité rentraient largement dans le champ de ses compétences.

« … sur la période allant de 1942 à 1945, » énumérait le juge, « le prévenu s'est rendu coupable, au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et sous la direction d’Heinrich Himmler et Josef Mengele, d’asservissement, assassinat, torture, extermination et persécutions pour raisons politiques, raciales, religieuses ; est également chargé de complicité à la déportation de personnes juives, tziganes, et caetera. Est en outre accusé d’avoir opéré sur lesdites personnes des expériences médicales contraires à l’éthique la plus élémentaire. D’avoir utilisé des techniques de stérilisation chirurgicales et non chirurgicales expérimentales ayant conduit à la mort de ses sujets ; d’avoir pratiqué la vivisection sur des prisonniers, dont de nombreux enfants, à des fins de recherches et d’expériences diverses ; d’avoir sciemment irradié, empoisonné, privé de soin, de nourriture et d’eau des prisonniers qui lui étaient confiés ; d’avoir pratiqué des injections létales arbitraires sur des hommes, des femmes et des enfants, d’avoir envoyé à la chambre à gaz autant d’entre eux, d’avoir testé sur eux des sérums et vaccins expérimentaux après leur avoir sciemment inculqué le paludisme, la tuberculose, la fièvre typhoïde ou l’hépatite, d’avoir pratiqué des greffes aberrantes et des mutilations... »

La liste était longue, et on voyait que peu importe le nombre de fois où il avait pu la répéter, le juge ne pouvait empêcher son visage de se décomposer en redécouvrant l’inimaginable. Dans l’assemblée, la plupart des auditeurs non-militaires qui l’entendaient pour la première fois, parfois même les militaires eux-mêmes, n’en menaient pas plus large.
Elisabeth, mains serrées sur ses genoux, restait d'une rigidité et d'une pâleur de marbre. Mais c'était de la lave en fusion qui coulait dans ses entrailles.

« Est enfin accusé de complicité dans la disparition de trois agents du Secret Intelligence Service sur la période d’inculpation, » termina enfin le juge sur une note atterrée.

Elisabeth ferma les yeux. Ses mains se serrèrent, ses phalanges blanchirent.

« En l'absence de défense de la part du prévenu, la cour le déclare coupable des charges dont on l'inculpe, et le condamne à la peine de mort. »

Et maintenant c'est entre toi et moi.

•••
▬ La Viúva, Brésil, 1947

« Et, madame, pouvez-vous me rappeler votre nom ? Nous en avons besoin pour le registre de l’hôpital. L’administration, vous voyez… »
Un sourire en coin. Elle répondit sans le lâcher une seconde de son regard de fer.
« Elisabeth Whitehall. Passez une bonne soirée. »


Dans une importante gerbe d’eau et de boue, accompagnée d’un rugissement de moteur, la moto dérapa devant le parvis de l’église. Il n’y avait que près de la Viúva, disaient les indigènes, qu’on trouvait un homme assez cinglé pour conduire un engin pareil aux abords de la jungle plutôt que dans les rues bien entretenues de Buenos Aires.
Ta bécane, c’est bon pour la frime. Lui avait dit le médecin en chef lors de son arrivée. Celui qui était tombé dans les bras de la Veuve deux mois plus tard et s’était fait tailler en pièces par les caïmans, laissant une place libre pour le jeune allemand. T’iras pas loin avec, gringo.
Heureusement qu’il n’avait pas l’intention d’aller très loin.

Vincent avait passé sa pire nuit depuis des années. Et ce n’était pas dû à la chaleur étouffante, ni à l’orage titanesque qui avait éclaté aux environs d’une heure du matin.
C’étaient les cauchemars. C’était l’appel de l’absinthe qui le rendait fou.
C’était la certitude qu’elle allait revenir.
Il l’avait vue dans ses yeux. Il avait vu à travers ses yeux. Il savait qui elle était, et elle savait qui il était. Il devait partir.
Du fond du gouffre, dans ses rêves, il y avait ces yeux bleus qui le lui murmuraient. Une douleur terrible. Et pas une goutte d’alcool depuis des mois pour le soulager.
Vincent mit pied à terre à côté de sa moto, chancelant. La pluie tropicale trempa instantanément ses cheveux lorsqu’il retira son casque pour le jeter dans la boue. Il releva la tête avec l’intention de se tourner vers l’église.
Son cœur gangréné s’arrêta dans sa poitrine.
La gamine était là. Sous la pluie, les pieds enfoncés dans la tourbe, à peut-être cinq mètres de lui.
Ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites ne cillaient pas. Les os de son visage étaient saillants. Elle était d’une maigreur à faire peur. A travers la pluie tiède qui lui coulait dans les yeux, Vincent put voir ses lèvres remuer.
Il referma les yeux le plus fort possible et lâcha le guidon de sa bécane. Ses genoux tremblèrent, il faillit tomber et se rattrapa au muret le plus proche. Lorsqu’il releva la tête, la gamine n’était plus là.
Le jeune homme tremblait de tous ses membres.

A droite ou à gauche, doc ?


D’une démarche fébrile, Vincent grimpa les marches branlantes et s’appuya de tout son poids contre la porte de bois gonflé par l’humidité. L’église s’ouvrit en exhalant un souffle de caveau.

•••

Eins. Zwei. Drei.
Ses pas résonnaient comme dans une tombe.
Le jeune homme s’écroula plus qu’il ne s’assit sur le banc le plus proche. Sa vue était trouble et fuyait les fantômes ; il sentait, si profondément, si obscurément, qu’il allait devenir fou.

Alors, doc ?

Mitleid. Haben sie mitleid.

Dehors, l’orage hurlait comme si approchait la fin du monde. Et la gamine était dans sa tête. Avec ses dents du bonheur et son ours en peluche, scheiße, scheiße – avec ses yeux caves et les lambeaux de peau qui pendaient à ses doigts, scheiße. Un sanglot lui échappa, un hoquet horriblement douloureux entre ses bras serrés et des mains qui tremblaient tellement qu’elles ne pouvaient se joindre. Et soudain il y avait deux lacs d’un bleu si pâle, si pâle, qui se levaient vers lui et il y avait ce claquement dans le vide, seigneur au bord du gouffre, et la gamine écarquillant ses orbites vides qui serait là s’il commettait l’erreur de relever la tête.
Le vent hurlait au-dehors et le tonnerre fracassait le monde.
Hilfe.
Ses bras se décroisèrent et ses doigts gantés de noirs serrèrent le bois à s’en briser. Son souffle lui échappa et un sanglot racla sa gorge.

« Mein Gott… »

Si froides.

« … mon dieu, j’ai péché… »

Sa voix était si rauque qu’il crut qu’elle allait se briser net.
Se briser net comme un coup de feu.

•••

Le moteur de la moto ronfla. Une fois. Deux fois. Puis cala dans un bruit d’abandon.
Jetant sa mallette dans la boue et son casque sur le siège, Vincent mit pied à terre.
La pluie s’était calmée, mais au loin, le ciel grondait de plus belle. Il était embourbé, et Whitehall était sur ses talons. Dans un véhicule adapté au terrain, en ce qui la concernait.
Le jeune homme s’approcha de la roue arrière et s’accroupit pour estimer le temps que cela lui prendrait de dégager l’engin. Le grondement de moteur dans le lointain, plus si lointain que cela déjà, lui tint lieu de réponse : trop longtemps.
Le médecin en blouson de cuir attrapa donc la mallette qui lui tenait en tout et pour tout lieu de bagage, et ficha le camp en vitesse. En quelques secondes, il s’enfonça parmi les arbres.
L’anglaise était tout fraîchement débarquée du vieux continent, pas moyen pour elle de le cacher.
Vincenz, quant à lui, avait eu un an pour se faire au coin.
Et à quelques mètres de là, au bout d’un chemin impraticable à toute sorte de véhicule pourvu de plus de deux roues, se trouvait une planque sûre où il pourrait attendre que la tempête passe. Au sens propre comme au figuré. Le jeune homme parcourut les sous-bois humides dans l’obscurité, écartant les feuilles urticantes de sa main gantée en plissant les yeux pour ne pas perdre son chemin. Ses bottes hautes s’enfonçaient dans la vase avec un bruit spongieux.
Il gagna enfin les ruines abandonnées d’un ancien hôpital, le grand-père mastodonte et oublié de celui dans lequel il travaillait près de la Veuve. Les lieux étaient à l’abandon depuis des décennies, et la végétation avait repris le contrôle des lieux.
Ses bottes claquèrent contre le béton lorsqu’il se faufila à l’intérieur. Dans le noir, Vincent fit son chemin entre les ombres et les lianes jusqu’aux portes intérieures, cherchant à s’enfoncer plus avant dans les entrailles du bâtiment. Dans l’abîme, le froid et la pierre.
Son domaine et son tombeau.
Sa main gantée se posa sur la porte de fer la plus proche et la poussa. Elle grinça deux fois, et se referma derrière lui dans un claquement de fin du monde.

Caractère


Globalement, Vincent est un homme calme. Sensé. Raisonnable.
Il aborde la plupart des évènements avec une froide logique qui ne souffre aucune contradiction ; déformation professionnelle, son esprit scientifique transparaît dans sa vie de tous les jours. Il s’intéresse automatiquement à toute nouveauté de la nature, mais cet enthousiasme est discret : Vince garde une digne et froide maintenance de façade en toutes circonstances. Il ne court pas, ne se presse pas ; il aurait presque l’attitude anglaise typique, en ce sens. Lors d’une urgence, c’est le pas militaire qui l’emporte. Vince est maître de lui en toutes circonstances ; et lorsqu’il perd son calme, la violence de sa réaction peut être difficile à prédire.

Il n’est pas du genre à se mettre en avant, mais se retrouve facilement au centre d’un groupe ; c’est que Vincent a l’avantage d’avoir de la conversation. Son esprit est vif, acéré comme une lame de rasoir, et astucieux avec cela. Son intérêt pour toutes sortes de domaines lui donne une formidable capacité de discussion. Gentleman, il sait se faire apprécier par sa courtoisie et sa politesse. Il sait notamment comprendre les motifs de ses semblables avec une précision chirurgicale, et d’un coup de voix de velours s’attirer les faveurs des femmes – auxquelles, cependant, il ne s’intéresse pas du tout - comme des hommes. Son physique avantageux n’y est pas non plus pour rien – quoi que désormais, sa face brûlée ait malheureusement tendance à laisser une première impression dans le négatif. Cela dit, la majorité de ses relations sont intéressées, et il ne se livre personnellement que rarement. Vince n’est pas homme à parler sentiments : si ses démons le hantent, il ne les partage pas avec autrui.

D’aucuns se demandent à quelle dose d’horreurs un homme est capable d’assister ou de participer avant de perdre l’esprit. La banalisation du mal, comme on l’appelle, est un facteur déterminant. Vincent sait pertinemment que son parti n’est pas aimé ; il n’est plus en territoire allié et n’en est que trop conscient. Mais s’il est incapable d’appréhender les raisons pour lesquelles les autres peuvent pâlir devant le mot « nazi », il peut à la limite imaginer en quoi les perspectives de son travail scientifique à Auschwitz peuvent horrifier. Imaginer, appréhender, certes ; comprendre, non. Dans sa conception personnelle du monde, tout comme il y a les hommes et les animaux, il y a différentes races d’hommes, avec différences capacités ; et l’utilisation des races inférieures comme sujet d’expérimentation, ainsi qu’il l’a souvent fait, ne le choque pas plus qu’une vivisection sur souris. A ceci près, éventuellement, qu’une souris n’a jamais commis aucun crime et ne gênait pas l’expansion allemande. Cela dit, bien qu’il ait adhéré aussi activement que les autres aux convictions de son parti, Vincent est principalement motivé par la curiosité scientifique plutôt que par l’esprit patriotique.
Son intelligence lui permet ainsi de ne pas clamer les valeurs nazies sur tous les toits lorsqu’il estime que la discrétion est nécessaire. Se fondre dans la masse est plus malin que de passer pour un dangereux aliéné auprès de ses congénères, en particulier dans sa nouvelle situation.

Mais malgré cette remarquable façade de sang-froid et de droiture dans ses convictions, Vincent est un homme assailli par les contradictions et la décadence. Depuis 45, il dort mal ; il mange peu, et l’alcool est devenu son bourreau quotidien. Il a touché le fond avant de remonter, et aujourd’hui il parvient à garder la tête hors de l’eau, mais les cauchemars et les questionnements, remords ou doutes qui tentent de s’imposer à sa conscience, ne le laissent pas en paix. La contradiction le hante. Ni sa religion ni la science ou la froide logique ne le soulagent ; les somnifères non plus, et la caféine, n’en parlons pas. Alors il fume à s’en tuer les bronches au lieu de se noyer dans la bouteille, et il serre les doigts pour les empêcher de trembler. Et il ne dort pas.

Physique

Il a des yeux très clairs Vincent, vraiment.
Mais autant on a vu des prunelles translucides d’une beauté saisissante, autant la pâleur des siennes ne donne que le frisson. Entre le vert défaillant et un gris trop clair, ils sont plus livides que vivants, et évoquent davantage des pierres coupées du soleil au fond d’une faille sismique que la pure clarté de galets roulés dans le lit d’un torrent. Pourtant, pâles, c’est tout ce que sont les yeux de Vince ; loin d’inspirer la terreur ou plus qu’un léger malaise, ils sont durs et fermés comme une dalle de marbre. Lorsque ses lèvres sourient, ses yeux ne suivent pas.
Et s’ils font peur à quiconque, c’est à ceux qui savent ce qu’ils ont bien pu voir.

Vincent s’habille très souvent en noir. Ses vêtements sont stricts, pratiques, à la limite du confortable, mais toujours foncés ; parfois marrons, notamment lorsqu’il enfile un blouson de moto. Il aime aussi le doublage de fourrure. Mais rien de tout cela n’est très personnel ; ces habits pourraient bien être sur quelqu’un d’autre. Il porte toujours des bottes noires et se sépare rarement de ses gants ; pourtant, aucune blessure ou malformation n’est visible sur ses mains. Les caustiques supposeraient qu’il ne veut pas se les salir, les rêveurs qu’il craint plutôt de salir ce qu’il touche.
Ce panorama de couleurs pourrait trancher désagréablement sur sa peau, naturellement pâle de l’air de Berlin, mais son séjour prolongé sous les tropiques a buriné et creusé ses traits. Son visage est dur et tiré, fatigué de longues nuits d’insomnies. Il n’a pas l’air naturellement très aimable ; et pourtant, sa voix sait se faire de velours et son ton si aimable qu’on le croirait capable d’embobiner un tigre rien qu’en le cajolant. Vincent est gentleman à ses heures perdues, après tout.

C’est qu’il est bel homme, également. Il est grand, a les traits du visage fins et élégants, il se tient très droit. Il lui reste des bribes de la force tranquille et du sang-froid impressionnants qui le caractérisaient en Pologne, malgré la dégradation de son état d’esprit par des années d’insomnies et d’alcoolisme. Vincent a une prestance discrète, qui ne se manifeste qu’une fois que son champ est libre d’hommes plus charismatiques que lui. Il est le crotale camouflé parmi les cobras, et il frappe vite et juste. Pas de gestes inutiles chez lui, sa démarche est nette et assurée, tout comme chacun de ses mouvements.
Ses cheveux sont d’un blond classique, mais il a abandonné la coupe militaire et des mèches retombent un peu plus longues sur sa nuque et ses oreilles. Ce n’est pas sans cause précise, car la majorité d’entre elles balaient rapidement le côté gauche de son visage.
En effet, si l’on s’intéresse de plus près à ce profil, Vincent n’est alors plus beau du tout.

Contrairement à une croyance esthétique populaire, les cicatrices ne sont jamais belles. Les siennes, de fait, sont hideuses. De l’œil – miraculeusement épargné – au bas de la mâchoire, en évitant l’arête du nez mais attaquant la tempe, la peau de son visage a comme fondu ; puis, la blessure s’étant partiellement refermée, c’est un peu comme si un cannibale avait mordu dans sa joue pour en recracher des morceaux et les étaler sur le reste. Les cicatrices sont désormais blanchâtres, non plus rose vif, mais elles sillonnent son visage comme un horrible réseau de veines ou de racines noueuses et désordonnées. Ce n’est pas beau à voir. D’ailleurs, il évite soigneusement de présenter son mauvais profil en premier lieu.
Il sait bien que ce visage fait peur et n’aide pas à mettre en confiance, loin de là. Alors sans essayer de le cacher, il le fait passer le plus doucement possible, sinueusement ; en revanche, il ne supporterait pas que l’on essaie de le toucher. Là uniquement est la limite.



Informations Hors-RP

Avez-vous bien lu les règles ? TMTC XPTDR. Paracétamol rhoooo.
Où avez-vous trouvé ce forum ? Dans ton-
Est-ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ?mdrr
♦ ...Dans ce forum ? mdrr j’ai même pas honte.
Et mon allemand si approximatif...
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MessageSujet: Re: ❝ KREITZEN Vincent ▬ « God wears black always. »    Lun 28 Mar 2016 - 13:13

Hallo Herr Mann, il était tem/EPXLOSE/

Bon, je suis désolée de t'avoir obligé à amputer ta fiche mais, malheureusement, les règles sont les règles QAQ J'aimerais aussi que l'on soit d'accord que la porte que Vince a poussé à la fin de son passage est bien physiquement la porte du pensionnat, et pas n'importe quelle porte magique pouf. (Après il peut ne pas avoir fait attention et avoir cru que la porte était en fer mais bref).

DONC. Eh bien je n'ai rien à dire, du coup. Rule 63 nazi on the floor ! Félicitations petit Vince, tu vas pouvoir traumatiser tous nos persos et disséquer les extraterrestres en prime. J'espère que tu t'amuseras bien B)
L'histoire, bien que résumé, donne envie d'en apprendre plus sur Vincounet (en plus elle est bien écrite, ça se lit bien, c'est intéressant et on voit que tu as du souffrir pour les recherches historiq/MEURT/) et je t'ordonne ce serait chouette que tu mettes l'autre version dans le musée du PI. Ou bien tu me l'envoies en privé (makeup) Je te paye un verr/EPXLOSE/
Bref, tout va bien. JE TE VALIDE MON ENFANT, GO FIESTA MAINTENANT.

Tu connais le chemin, alors je te laisse faire !
Bière allemande sur toi >_O



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