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 Les chats s'ennuient encore {Emrys Sulwyn}

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RP en cours : Antoine se débauche avec classe par là.


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MessageSujet: Les chats s'ennuient encore {Emrys Sulwyn}    Sam 3 Déc 2016 - 23:49

« Les chats s'ennuient encore »
Et j'ai perdu ma cavalière



Plusieurs personnes l'avaient regardé de travers, vrai ; des boîtes de conserve garnie de dents se promenaient dans les couloirs et un monstre hantait soi-disant le dortoir des filles, mais dès qu'un homme passait dans les couloir armé d'une porte, c'était l'apocalypse. Du jamais vu. Que quelqu'un appelle la police.
Antoine posa son larcin contre la tapisserie et s'accorda un moment de répit. Cette chose pesait lourd, pas assez pour qu'il doive la traîner à bouts de bras, mais assez pour que lesdits bras se plaignent au bout du plusieurs longues minutes. Lui faire descendre les escaliers avait été le plus éprouvant, et il avait failli à plusieurs reprises dévaler jusqu'au rez-de-chaussée : il s'était félicité, une fois arrivé dans le hall, de n'avoir perdu ni bras ni jambe dans la bataille. Ses yeux sondèrent le couloir qu'il avait emprunté, des dorures aux tableaux en passant par le plafond à demi plongé dans la pénombre. Une fois n'est pas coutume, il savait exactement où il se trouvait.

Il se souvenait s'être souvent perdu, à son arrivée et dans l'année qui avait suivi ; amer et soulagé à la fois de constater que ce n'était plus le cas, car si l'attente le rendait sourd, il était heureux de ne plus avoir à tourner en rond. Une petite victoire avec un arrière-goût désagréable.

Il remit ses mèches en place et reprit son fardeau, qui émit un son étouffé contre le velours rouge du couloir. Il le traîna le long des portes jusqu'à trouver celle qui tira un sourire à ses lèvres et appuya sur la clenche, espérant fort que personne n'ait décidé de s'offrir un festin sur le plan de travail. Pas qu'il ait envie d'expliquer ce qu'il faisait avec une porte en plein milieu de la soirée, mais... il n'avait pas envie d'expliquer ce qu'il faisait avec une porte en plein milieu de la soirée. Il soupira, donna un coup d'épaule dans le panneau de bois et observa avec satisfaction la pièce vide, éclairée par la lumière blafarde que diffusait l'unique ampoule accrochée au plafond. Il jeta ensuite un œil à la porte qu'il tenait entre ses doigts crispés et se demanda comment la faire passer ; il n'y avait bien que lui pour s'embêter à faire passer une porte par une porte – ah, la belle mise en abîme. Que d'efforts pour énerver un pauvre aveugle qui allait être bien surpris de ne plus trouver d'obstacle là où il y en avait encore un le matin même.

A savoir, la porte de la salle de bain.

Au prix d'efforts silencieux et de plusieurs faux pas qui faillirent l'envoyer embrasser le sol (propre, merveille) de la cuisine, Antoine parvint à rentrer la porte dans la pièce et à la poser contre le plan de travail, qu'il tapota d'une main satisfaite. Les meubles étaient propre, l'évier vide, et l'air frais. Un plateau avec deux verres, des fleurs et des biscuits attira son attention. Curieux, il leur jeta un regard contrarié : eh quoi, quelqu'un avait l'intention d'occuper les lieux pour un dîne romantique ?
Ils allaient devoir faire avec la por-

Un cri surpris s'échappa de sa gorge quand ladite porte, certainement pour marquer son désaccord, s'écroula à terre dans un vacarme de tous les diables. Elle emporta avec elle le plateau et les verres, qui éclatèrent sans se soucier de se montrer plus discrets. Antoine s'écarta du chantier, à peine désolé.

Il avait peut-être gâché les noces de diamant d'un quelconque couple du pensionnat, mais il s'en était sorti sans égratignures, et c'était l'essentiel.
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Delicate Boy
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MessageSujet: Re: Les chats s'ennuient encore {Emrys Sulwyn}    Mer 3 Mai 2017 - 17:19

Quand Emrys disait "tout doit être parfait, pas d'erreurs, pas de faux-pas, pas le moindre pétale de travers", il ne plaisantait pas. Que les fleurs refusent de tenir correctement sur leur stupide tige trop molle l'avait énervé à n'en plus finir ; avant de se rendre compte que les couper puis les disposer à plat sur le plateau serait plus intelligent, il avait été à deux doigts de les manger. Ça n'aurait pas arrangé le problème, certes, mais au moins sa frustration serait descendue de quelques crans.
Il en aurait eu bien besoin, franchement.
Se mettre dans tout ses états pour un évènement heureux avait quelque chose de stupide autant que contradictoire — il le savait très bien — mais c'était plus fort que lui ; après sa traversée spirituelle du désert sans Ayumi, le bonheur lui semblait d'autant plus fragile que sa perte dangereuse. Il ne pouvait pas le laisser filer. Qui sait, hein ? Tout pouvait se jouer à un verre de travers. Un biscuit brûlé. Une boisson qu'elle n'aimerait pas et qui réduirait tout ses efforts pour rendre la soirée agréable à néant.
Une partie de lui s'évertuait à soupirer que non, Iwa n'était pas du genre à le quitter parce qu'elle préférait la fraise au cassis et qu'il était le pire petit-ami du monde pour avoir oublié un détail aussi élémentaire, mais son cœur stressé à bloc criait malheureusement bien plus fort que la logique. Il avait été nul et horrible, il lui avait menti, il l'avait évitée, il l'avait fait souffrir, donc il devait se racheter. Qu'elle l'ait pardonné ne signifiait pas pour autant qu'ils n'étaient pas encore dans cette zone critique d'entre-deux où la première dispute pouvait s'avérer fatale.

Tout devait être parfait.

Son côté perfectionniste devait y faire ; son côté nerveux aussi. Il n'était pas persuadé de savoir comment gérer la déception de sa compagne s'il venait à la causer.
Raison pour laquelle il avait gardé la soirée secrète. Ne pas lui en parler avait des airs de pari dangereux, dans le sens où Ayumi pouvait avoir prévu tout autre chose ; mais d'un autre côté, s'il le lui avait dit, la pression n'aurait fait que grimper plus encore. Au moins, comme ça, elle n'aurait pas le temps de s'imaginer quoi que ce soit. Les risques de la décevoir restaient moindres tant qu'elle ne s'attendait à rien — et à priori, à moins de le connaître un peu trop bien, elle ne devait s'attendre à rien de particulier. Ils s'étaient remis ensemble, voilà ; fin de l'histoire.
Debout devant le miroir de sa chambre, finalement sûr de sa tenue, il s'adressa un soupir déterminé avant de repasser un t-shirt noir et un jean large et de plier le reste avec grand soin. Il jugeait important de marquer le coup.

Restait à espérer que ça lui plaise.

Marches descendues quatre à quatre, Emrys glissa presque dans les couloirs jusqu'à retrouver le chemin de la cuisine. Bientôt, bientôt. Plus que quoi, une demi-heure ? Ensuite il pourrait tout amener dans la salle à manger, trouver des bougies, et —

Figé sur place, paniqué par le bruit de casse qui venait de lui vriller les tympans, il secoua bien vite la tête ; personne n'était si maladroit que ça. Il n'avait laissé le plateau sans surveillance que le temps d'aller essayer des vêtements. Il aurait vraiment fallu vouloir pour réussir à le casser, il était quand même visible — nooon, non. Impossible.
Tout à ses craintes, il enregistra à peine le cri qui avait précédé.
Quand il appuya une main contre le chambranle et se retrouva nez à nez avec Antoine, en revanche, il n'eut aucun mal à faire le calcul.

Regard glué aux morceaux de verre humides éparpillés à même le sol, il ouvrit la bouche sur un silence de mort.

C'était tellement improbable qu'il ne réussit même pas à s'énerver.

« ... T'es sérieux ? »

Mon Dieu.
Il allait le tuer.



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« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
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