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 Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]

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MessageSujet: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Lun 25 Aoû 2008 - 10:50

Il faisait moche. C'était avec cette pensée qu'Owen s'était réveillé ce matin. Il faisait moche. Le ciel n'était pas bleu, il n'y avait pas de soleil, il ne pleuvait pas, il ne neigeait pas, il ne ventait pas. Il ne faisait ni chaud, ni froid. Il faisait juste .. moche. C'était une journée lassante, où le temps semblait s'écouler plus lentement que d'habitude. Owen aurait du avoir l'habitude des jours comme ça, depuis le temps qu'il était ici, mais pourtant, à ces moments-là, il se sentait toujours déprimé. Quand il ne se passait rien, l'enfermement était plus dur. Imaginez vous acheter une magnifique maison pour une bouchée de pain. En contre partie, vous devez la partager avec des gens, mais vous n'êtes pas colocataires, tout le monde a son espace de vie. Décideriez-vous de rester enfermé là, avec pour seule compagnie ces gens que vous n'aviez jamais rencontré ? Non. Non, bien sûr que non. Alors en plus, si ça se passe contre votre volonté, alors là ... Eh bien ça n'en est que plus déprimant. Mais vous ne pouvez rien faire. Strictement rien. Vous êtes impuissant. Et c'est ça le pire. De ne pas pouvoir maîtriser son destin. L'homme est né pour être libre, il s'est toujours battu pour cela. Owen ressentait ce besoin naturel a pouvoir choisir où il voulait aller. Rester enfermé n'était pas un problème en soi, tant qu'on sait qu'on a la possibilité de faire autre chose.
Tandis qu'il ruminait ses sombres pensées et maudissaient les êtres surhumains qui trouvaient amusant d'être les geôliers de pauvres victimes innocentes, il arriva au temple. Ah quelle ironie - et encore, il ne savait pas à quel point - c'était là l'endroit où il avait s'était battu pour la dernière fois avec Emily. Emily ... Il s'assit sur les marches du petit temple de marbre. Son ancienne petite amie. Ils avaient passé un an ensemble mais après que neuf mois se soient écoulés, leur relation avait commencé à se gâter. Il n'arrivait pas, malgré tous ses efforts, à accepter totalement sa nature de vampire, même à moitié. Quand à elle, il lui semblait toujours qu'elle lui en voulait, qu'elle s'en voulait, qu'elle en voulait à la terre entière ... de l'avoir engendré, lui, Owen. Pendant deux, trois mois, ils avaient continués à se « fréquenter », n'ayant ni l'un ni l'autre le courage et l'envie de se séparer, de devoir affronter la dispute finale. Un jour, Emily l'avait eu, ce courage. Un belle matinée d'hiver, elle l'avait largué. Comme ça. Sans un mot d'explication. Bizarrement, il n'avait pas cherché à la revoir. A s'accrocher. Mais il aurait quand même bien aimé savoir pourquoi, un beau matin, ça s'était fini.
Il tentait de se remémorer le visage de la vampire. Ça faisait des mois qu'il ne l'avait pas vu. Oh, il l'avait bien croisée dans les couloirs, dans la forêt, dans le parc. Mais à chaque fois, l'un ou l'autre tournait les talons, gêné, et ils n'étaient jamais restés assez longtemps ensemble pour qu'il puisse vraiment voir son visage. Etrangement, la seule chose distincte dont il se rappelait, c'était ses yeux. Enfin, ce n'était pas si étrange que ça. Il faut dire qu'ils étaient dorés, couleur or liquide. Vraiment magnifiques. Sur sa peau blanche, par contraste, ils ressortaient. Dans sa tête, le reste du visage de la demi-vampire était comme noyé dans une brume blanche. Il poussa un soupir. Il avait des amis maintenant, Alexandrine par exemple, et puis il ne s'entendait pas mal avec ses colocataires... La compagnie d'Emily en elle-même ne lui manquait pas. C'était juste qu'il aurait aimé savoir pourquoi, du jour au lendemain, elle avait décidé qu'il pouvait s'en passer.

Crac.

Un bruit de branche brisé, le cliché habituel. Il releva la tête, se demandant si quelqu'un était vraiment là ou si il avait rêvé. Rester seul trop longtemps faisait toujours croire qu'il y avait quelqu'un. Par exemple, la nuit, dans le noir profond de votre chambre, quand vous savez que tout le monde est endormi - ou en tout cas fait mine de l'être - le moindre craquement de votre lit vous donne l'illusion d'une présence. C'était à peu près à ça que pensait Owen. Il n'était plus aussi sûr qu'il y ai vraiment quelqu'un, et renonça à l'habituel : « Y a ... y a quelqu'un ? » tremblant que lançaient les nouveaux en arrivant. Il n'avait pas peur, lui, contrairement à ces pauvres choses. Il se leva, s'adossa à un pilier, et attendit. Il avait toute cette moche journée devant lui, et puis le lendemain et le surlendemain aussi. Il avait toute sa vie devant lui, pleine de longues journées moches et ennuyeuses pour attendre ... quelqu'un. N'importe qui, juste pour passer le temps. Le temps de cette vie moche et ennuyeuse.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Lun 25 Aoû 2008 - 23:52

Il faisait beau. C’était la première chose qu’Emily s’était dite en émergeant de son semi sommeil. Même affaibli, son rayonnement continuait à hâler sa peau lorsque les nuages ne masquaient pas le soleil. Il faisait beau. Il n’y avait pas de soleil, et la couverture nuageuse avait l’air solide. Il n’y avait pas une brise d’air.
Une belle journée. Elle allait pouvoir sortir.
Elle avait enfilé ses vêtements à la hâte, désireuse de profiter le plus rapidement possible de cette merveilleuse journée. Le temps ici était parfait pour elle, pas trop ensoleillé pour qu’elle puisse sortir assez souvent sans qu’on fasse vraiment le rapprochement entre le soleil et elle. Elle prétendait avoir horreur de la chaleur et du soleil lorsqu’on le lui faisait remarquer. Jusque là, ça avait à peu près marché, mais que diable, elle se mit à courir dans le couloir, achevant d’enfiler sa veste bleue. Bien qu’en fin d'été, elle ignorait quel mois ils étaient, et donc quel temps il risquait de faire. Elle misait surtout pour début septembre en raison de l’été qui s’était retiré depuis quelques jours déjà, cédant à la fraîcheur de l’automne. Cela allait bientôt faire un an complet qu’elle avait arrêté de vivre en pensant chaque jours à Owen Hellert et en se demandant comment elle allait tenir sans le lui dire.
Elle enfila sa veste, s’habilla de son sourire et dévala les escaliers pour pouvoir sortir le plus rapidement possible. Elle manqua de tomber, trébuchant sur son jean, mais se rattrapa à la rampe avant de continuer de descendre en tapant si fort des pieds sur les marches qu’elle devait raisonnablement réveiller les trois quarts des pensionnaires. Son t-shirt vert l’embêtait un peu à se froisser constamment, elle le lissa une dernière fois avant de pivoter en se tenant à la rampe pour aller en direction de la porte vitrée qui donnait accès au parc, à l’opposée des grandes portes qu’elle n’avait jamais réussie à pousser dans le sens inverse. Mais ça faisait trois ans qu’elle était là. Elle avait abandonné tout espoir depuis longtemps, mais tant pis, la vie ne s’arrêtait pas, au contraire.
Elle continua de courir, toujours souriante, prête à affronter le parc. Elle le traversa, voulant se réfugier au temple, comme chaque matin, pour s’asseoir sur les marches et penser à toutes les personnes qui avaient pu la quitter depuis ces trois années. Yume, Satsuki, la lsite était longue. Parfois, elle n’en avait pas envie, mais c’était la chose à faire pour ne pas qu’ils sombrent dans l’oubli. Tandis qu’elle traversait la forêt, elle arracha au passage deux lys qui trainaient par là et une fleur bleuté qu’elle ne connaissait pas. Peut-être une fleure d’hortensia. Elle s’en fichait. Tout ce qu’elle voulait, c’était profiter de cette belle journée à parcourir le parc, allez au café embêter Liam et Chiara, croiser Nao pour le taquiner un peu plus qu’hier, voir Skye et se bastonner avec elle ou qu’en savait elle encore, faire des millions et des millions de choses qu’une jeune fille de quinze années, et quasiment seize, pouvait faire, enfermée dans un manoir.


« Ha ! »


Elle laissa échapper une exclamation de surprise en voyant que quelqu’un était déjà assis sur les marches. Etranges, il était très tôt, sept heures tout au plus… Le soleil n’était certainement même pas entièrement levé, et pourtant cette personne était déjà là. Elle s’approcha pour voir qui c’était, et ce fut lorsqu’elle marcha sur une branche avec ses baskets qu’un crac sonore retenti. Elle venait de se figer. Owen. Là, devant le temple. Owen. Non. Owen. Impossible. Owen. Pourquoi était-il là ? Owen. Un an, presque. Owen. Owen. Owen…
Le prénom se répercutait dans sa tête, lui faisant perdre son sourire. Elle allait devoir lui parler. Fini les fuites, fini tout ça. Trop tard, ma belle, elle était obligée. Il était là, devant elle. Raté.
Elle serra les fleurs contre elle, et se para d’une moue à peu près boudeuse, mais elle n’arrivait pas à ternir sa bonne humeur de voir une journée aussi belle rien qu’en le voyant.


« Salut » marmonna-telle.

Salut.
Casses toi, tu m’emmerdes. J’aimerais bien aller dans le temple.
Salut.
Ca faisait longtemps ! Comment tu vas ?

Punaise, que le monde était mal foutu.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Mer 3 Sep 2008 - 18:47

Un petit cri de surprise. La personne qui venait d'arriver semblait étonnée de voir quelqu'un ici. Il se retourna, l'arrivant étant un peu plus à gauche que ce qu'il pensait. Et là... le choc. Il entrouvrit légèrement la bouche, sans penser à la refermer. Devant lui se tenait une personne qu'il pensait ne jamais revoir. Vu sa tête à elle, elle non plus ne tenait pas à le revoir. Emily Johanson Strange, une demi-vampire, une demi-humaine aussi, cela va de soi.. son ex petite amie.
Elle lâche un « Salut » pour la forme. Il se demanda un instant si ça valait la peine de répondre. Mais sa bonne éducation reprit le dessus et il lui adressa un sourire impersonnel.


« Salut. Ça faisait longtemps. »

Il se rassit. Elle n'avait pas particulièrement changé. Il ne pouvait pas dire si elle avait grandit ou pas. Il l'avait toujours vu très petite. Ce qu'elle était, bien sûr, comparé à son mètre quatre-vingt et des. Ses cheveux étaient .. châtains rouges. Elle avait du se refaire une teinture, pour retrouver sa couleur rousse flamboyante, mais au bout d'un moment la couleur était partie, subsistant majoritairement sur les pointes. Il ne savait pas si lui, il avait changé. Probablement pas beaucoup. Faut dire qu'il était quasiment adulte. Ça lui faisait bizarre de se dire ça, mais c'était vrai, il avait ... quasiment dix huit ans, maintenant, non ? Vu les couleurs de la flore environnante, on devait être au tout début de l'automne. Sachant que son anniversaire était le 13 janvier, dans environ trois mois il serait majeur aux yeux de la loi. Aux yeux de la loi ... Comme si ça avait encore une quelconque importance. Enfin, ici, tout le monde était adulte dans un sens parce qu'on devait se débrouiller seul, sans l'aide de personne. Il jeta un coup d'oeil à Emily. Quel âge avait-elle, déjà ? Il lui donnait ... treize ans. Quatorze ans à tout casser. Mais il savait bien qu'il pouvait pas se laisser influencer par ça. Elle pouvait très bien avoir dix sept ans. Il se rappelait juste qu'elle était plus jeune que lui. Pas de dix ans, n'exagérons rien, mais de quelques années. Il n'allait pas lui demander tout de suite quand même. Ç'aurait été un peu débile comme entrée en matière. Il poussa un soupir. COMMENT entrer en matière avec elle ? Ce n'était pas une ex banale. Il se serait contenté de l'ignorer. Premièrement, c'était la première fille qu'il avait aimer. Deuxièmement, c'était une vampire.

« Ouais donc ... Qu'est ce que tu fais à cette heure-ci ? »

C'est vrai qu'il était tôt. On aurait pu se demander ce que lui, il faisait à sept heures du matin devant un petit temple païen. Ouais, parce que lui, il était quand même censé dormir. Pas comme Emily. Alors on se demander donc pourquoi il lui posait cette question.
Parce qu'il faisait moche, qu'il s'ennuyait et qu'il fallait bien meubler ce silence oppressant.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Dim 14 Sep 2008 - 12:27

Emily l’observait sans essayer de se cacher. Il faisait de même, œil pour œil, dent pour dent. Même si elle espérait qu’il n’allait pas lui rendre la monnaie de lap ièce de ce qu’elle lui avait fait subir. Elle, cela ne l’avait pas meurtrie. Un peu déboussolée. Beaucoup, même, tout changeait, rien n’avait le même sens, mais cela faisait longtemps qu’elle savait qu’elle allait le faire, un jour ou l’autre. Elle aurait préféré que ça soit lui. Mais tant pis, c’était inévitable. Cela avait commencé à se flétrir pour une bêtise, et elle, rongée par les remords, n’aurait pu faire autrement. Elle s’était toujours voilée derrière ce masque, même après la fin de la pièce avec Nao. Elle avait retiré son costume, mais gardé son masque. Ah, égoïste, va !
Il lui demanda pourquoi elle était là si tôt. Non mais j’t’en foutrais moi, c’est toi qui es censé dormir, pas moi.

« Bah, tous les matins je viens là pour penser un peu à mes amis morts » marmonna-t-elle, comme si cela lui en coûtait de répondre quelque chose d’aussi personnel.

Cela ne le regardait plus, à présent. Ce n’était que de vagues réminiscences qu’elle s’efforçait de ne plus oublier. Enfin, vagues, pas pour toutes. Il existait, dans la chambre d’Emily, un cadre au verre brisé, enfoui sous des paquets de feuilles et de livres, dans un des tiroirs du bureau. Ce n’était pas par hasard qu’il était dissimulé là, mais parce qu’il représentait, comme tout le monde pouvait le deviner, son frère adoptif, à peine une semaine avant que le ô combien cliché et commun accident de la route ne le fauche. Récemment remis au goût du jour, Allen Eardley trônait sur son bureau, son cadre brisé, mais elle n’y accordait pas d’importances. Elle avait trouvé un appareil photo poussiéreux dans le grenier, et à sa grande surprise, cette antiquité marchait. Mais elle n’avait pas encore trouvé le moyen de développer la pellicule, qui était emplie de photos toutes plus étranges les unes que les autres, car souvent prises sans le faire exprès. Un sourire immortalisé, des mains qui écrivaient, des vêtements éparpillés par terre et des rayures… Débauche totale
.

« Et toi ? T’es censé dormir bien plus que moi. »

Elle l’observait, les fleurs toujours en mains, pour ensuite faire un crochet dans le cimetière où elle avait deux ou trois tombes à visiter. Ces visites ou hommages se faisaient de plus en plus courts, maintenant. Elle avait cessé de vivre dans le passé, il fallait s’ouvrir, totalement, sans quoi elle ne pourrait jamais avancer du point zéro. Qu’elle avait atteint il y avait quasiment trois ans.
Mais il était encore là, devant elle, fantôme de ce point zéro. Elle pouvait se masquer derrière une couche d’aimabilité ou, comme à son habitude, de sarcasmes, cela n’effacerait pas les remords, ou regrets ? qui l’habitaient continuellement. Remords d’avoir agit, regrets de ne pas l’avoir fait ? Regarde Emily jouer, elle est perdue dans ce jeu.

Elle se rhabilla intérieurement de son sourire. Inutile de remuer le passé, il ne ferait que causer des douleurs supplémentaires à elle – ainsi qu’à lui. Voir souffrir les gens, souffrir elle-même, elle ne voulait plus le voir. Egoïste, peut-être. Mais c’était impossible. Pas depuis l’évènement qui avait secoué le pensionnat, cette mascarade de sang qui avait tout démoli. Elle ne voulait plus, jamais.

Mais qui voulait souffrir, à présent ?
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MessageSujet: Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veuuulent ~   Ven 19 Sep 2008 - 18:36

« ... ah »

Que pouvait-il, vraiment ? " Ah c'est trop génial wahouuh t'as des amis morts ! " ? Hum hum. D'accord, Owen n'avait pas toujours démontré son tact et sa délicatesse. Mais quand même. Il avait reçu une éducation. Par contre, il était étonné de cette nostalgie venant d'Emily. C'était quand même elle qui avait rompu, comme ça, d'un coup. Il aurait plutôt pensé que ça correspondrait à son propre tempérament. Sauf que lui il n'avait personne à regretter.

« Je suis plutôt matinal. »

En fait, il avait l'habitude de ne pas beaucoup dormir. Les commissures de ses lèvres se relevèrent, tentant en vain de former un masque neutre, et même amical, au possible, puis descendit rapidement les trois marches du petit temple en marbre blanc, et adressa un sourire crispé à Emily.
Il leva la tête vers le ciel matinal :


« Il fait toujours aussi moche, à ce que je vois. »

Le jeune homme poussa un soupir. La perspective de ce temps maussade lui gâchait sa journée par avance. Autant rester ici. Sauf que, bon, il ne voulait pas emmerder Emily. Ce n'était pas comme s'ils étaient restés en bons termes, tous les deux. Il était un peu gêné en sa présence. Tout sentiment d'amour ou de haine l'avait quitté, il ne lui restait qu'un vague malaise, quand il voyait la vampire, l'humaine, la fille qui, il y a peu - ou très longtemps, tout dépendait de l'impression du moment d'Owen - était sa petite amie.

« Qu'as-tu fait de beau depuis ... la dernière fois ? »

Il savait qu'il était lourd, qu'il aurait du se casser depuis longtemps, foutre enfin la paix à Emily, la paix qu'elle lui demandait, mais il n'en avait plus aucune envie. De toute façon, il n'avait rien à faire aujourd'hui.
La dernière fois ... la dernière qu'ils s'étaient parlés, sous-entendu. Cela remontait à des mois. Presque un an, en fait. Depuis, il s'était contenté de l'éviter. Pour ne pas renouer avec le passé, peut-être. Pour ne plus souffrir, sûrement.
Maintenant, il se trouvait ridicule. Il était prêt à faire la paix. Pas forcément avec Emily, mais avec lui-même.
Pour que cette minuscule ombre qui restait sur son coeur disparaissent enfin, et qu'il puisse aborder le reste de sa vie ici avec sérénité.

Si seulement il savait ... S'il savait, il se ficherait de sa paix. Ce beau sentiment qui l'envahissait en ce moment était voué à disparaître.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Sam 20 Sep 2008 - 20:50

Il ne savait lui faire qu’un sourire crispé.
Elle ne savait plus lui sourire du tout. Alors au moins, elle essayait de rester franche au maximum envers lui, car même si elle ne l’avait plus été depuis des mois, elle avait une conscience. Qui lui disait que ne pas aggraver son cas.
Il leva la tête vers le ciel. Le soleil venait sans doute de pointer le bout de ses rayons, mais ils ne pouvaient guère le savoir. Si cette épaisse couche de nuages duveteux durait toute la journée, ils ne s’en rendraient pas compte avant qu’il ne se couche.

« Non, il fait beau, au contraire. Je n’aime pas quand le soleil est levé, je ne peux pas sortir. »

Leurs termes n’étaient ni bons, ni mauvais, mais désespérément neutres. Elle ne savait plus sur quel pied danser, mais il y avait une chose qui était certaine : évoquer le pourquoi ? Jamais ! Elle ne le lui avouerait pas, du moins pas tout de suite. Elle voulait qu’il ait le temps de digérer entièrement, et peut-être le temps qu’elle aussi elle digère. Le temps qu’ils se détachent l’un de l’autre, car le fait qu’ils se parlent, là, maintenant, prouvait que ce n’était pas fini, que rien n’était achevé, qu’il y avait encore des choses à faire. Emily savait quelles choses étaient à faire, mais elle se le refusait. Comment aurait-elle pu l’avouer ?
C’était une lâche, elle ne savait guère dire les choses qui blessaient à ceux qu’elle aimait. Ou avait aimé.


« Je… bah, pas grand-chose. J’ai dormi. Je crois que ma partie humaine reprend le dessus, maintenant… »


Elle n’en était pas sûre, peut-être cela était-ce éphémère. Toujours était-il qu’elle ne serait jamais totalement humaine, de toutes manières. Quels que soient les artifices qu’elle utiliserait, elle n’arriverait pas.

« Et toi ? »

Question banale. Réponse qui serait sans doute banale et incomplète, comme l’avait été la sienne. Des choses, elle en avait fait. Mais elle ne pouvait guère les avouer, et les autres, elle n’y pensait pas, sur le moment. Ce n’était pas la peine, c’était brisé, quoi qu’ils fassent. C’était brisé depuis l’évènement des I. Chose qu’ils devraient rendre compte. Il les avait fait souffrir, à eux de les torturer.
Elle avait toujours les fleurs à la main, aussi elle croisa son bras gauche sur son ventre, attrapant son coude droit. Les remords, choses ô combien inutiles, et leur principale caractéristique était que justement, ils ne s’effaçaient jamais. On pouvait ressasser durant des années les mêmes choses, sans pour autant arriver à les faire passer, à les évacuer, autant qu’une pluie interminable qui vous tombait interminablement sur le dos et le crane, sans prendre gare à ne pas vous incommoder. Ah, quelle vie. Ah, quel chagrin.

Elle observait silencieusement Owen, se demandant s’il avait changé ou pas. Car contrairement à lui, elle ne l’avait pas oublié. Si lui ne l’avait pas vue souvent, elle l’avait observé maintes fois, pour voir s’il allait bien, s’il tenait le coup, pour ne pas se sentir trop coupable, peut-être.
Et il n’avait presque pas changé, presque. Il y avait juste cette expression du visage qui ne lui était pas coutumière, cette expression crispée, menteuse. Emily était une menteuse. Pas lui. Et c’était ce qui la dérangeait, tout au long de leur rencontre. L’idée que c’était à cause d'elle qu’il était devenu un menteur.
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MessageSujet: TAKE A CHANCE ON MEEE ! ~   Lun 13 Oct 2008 - 19:44

Il poussa un soupir résigné. Même sur la météo ils n'étaient pas d'accord. Bizarrement, ça rassurait un peu Owen. De se dire qu'ils étaient trop différent, que c'était pour ça qu'ils avaient rompu.

Il reprit la parole, un peu tranquille, se disant qu'après tout, il ne craignait. A part se faire lapider et dévorer les entrailles par un vampire en manque de sang. Mais évitons de penser à une issue aussi cruelle pour ce pauvre petit Owen qui n'est qu'une pauvre victime de son coeur humain. Oh le pauvre.

Car oui, même si on dirait pas, Owen est humain, avec les faiblesses que ça apporte. Il s'adossa à une colonne, et retira ses lunettes. Il les nettoyait d'un geste absent sur le bas de sa chemise.


« Tu as dormi .. tu as bien changé, dis-moi. Moi .. j'ai suivi ton conseil. Je me suis fait quelques amis. Et puis j'ai dormi, aussi. Vu que j'avais pas grand chose à faire. »

Sous-entendu : " parce que tu n'étais pas là ". Mais Owen n'allait tout de même s'abaisser à dire ça ( et de toute façon, même s'il l'avait voulu, sa playeuse l'aurait pas laissé, non mais ). De toute façon, il n'allait pas lui raconter sa vie. Fallait pas exagérer. Fallait juste combler les blancs, comme on pouvait, pour ne pas se regarder en chiens de faïence, jusqu'à ce qu'un des deux se lasse, se détourne et s'en aille, et que les deux se fassent la promesse formelle de ne plus jamais se parler.
Owen ne voulait pas. ll voulait juste .. la vérité ? Sur ce qui lui était passé par la tête quand il était sorti avec une fille qui représentait exactement ce contre quoi il luttait tous les jours. Emily ne pouvait pas lui donner la réponse, bien sûr. Mais l'aider à comprendre, sans s'en rendre compte, oui.
Pour l'instant, il ne voyait que ses magnifiques yeux dorés. Qui, pour une personne aussi détachée que Owen, ne signifiait pas grand chose. Le physique comptait pour lui, bien sûr, il se voyait mal au bras d'un laideron, mais ce n'était pas important non plus. De toute façon, il n'avait jamais compté tomber amoureux.
Et ça, c'était incontestable, il avait été amoureux.
Avait.
Maintenant, quand il la voyait, il ne ressentait qu'un petit pincement au coeur, et une vague nausée, dégoût envers elle, ce qu'elle représentait lais surtout envers lui-même.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Jeu 30 Oct 2008 - 23:21

Emily était pourtant une jeune fille à peu près « normale ».
Elle était un peu petite, certes. Elle ressemblait bien à une fille, ne se travestissait pas, n’était pas gay ou contre-nature, se maquillait des fois, avait des problèmes relationnels avec certaines personnes, écoutait de la musique, était nulle à la guitare, ne savait pas lire une partition, bref. Toutes des conditions d’une « adolescente normale et équilibrée » selon les mœurs.

Il y avait juste ce petit, ce tout petit détail. Une petite malformation génétique. Toute petite, vraiment. Un petit atome, une petite cellule endommagée. Et puis ça y est. Tout dérape.
Le monde aurait pu se retourner contre elle à cause d’une toute petite cellule, une toute petite différence, une étrange morsure sur la gorge de sa mère, un cri, et puis voilà.
Emily.

Elle croisait les bras sur son ventre, là, maintenant. Elle le regardait, contemplait l’abîme de ses erreurs, et se demandait si elle arriverait à être sincère, un jour. Ou si elle lui mentirait, si elle lui dissimulerait.
Oui, sans doute.


« Bah, pas trop. C’est juste que ma mutation continue. Enfin, dans le bon sens, j’espère. »

Elle l’avait coupé, aussi elle se tut, et l’écouta. Elle se crispa. Ah, alors il essayait de la faire culpabiliser ? Ne pas s’énerver. Ne pas s’énerver. Elle tenta de rester calme au sous entendu très peu voilé qu’il lui avait adressé, et mordilla sa lèvre inférieur, haussant les sourcils.
Attitude hautaine ? non, non… Surprise.


« Hmpf. »

Ce fut la seule chose qu’elle daigna lui dire.
Ils n’avaient plus rien à se dire, et Emily en prenait conscience. Elle avait toujours les fleurs à la main – je crois – et elle s’avança à côté d’Owen, remplaça les fleurs de la journée d’hier, et se retourna.

« Bon, ben, j’vais y aller… »

Elle se retourna une dernière fois, et regarda le garçon. Elle l’observa de la tête aux pieds, avant de remonter s’attarder sur ses lunettes. Elle lui adressa un léger sourire en guise d’adieux, et remontant la fermeture éclair de sa veste verte, elle se détourna, lui adressant un dernier signe de la main.

« A la prochaine. »

Elle enfonça ses mains dans ses poches, et, butant dans les cailloux, la tête rentrée dans ses épaules, courbée, elle se mordillait encore les lèvres, rongée. Elle s’arrêta, hésita. Amorça une légère volte-face. Elle pouvait encore le lui dire… Elle pouvait encore essayer de soulager sa conscience… Elle n’était qu’à deux, peut-être trois mètre, songea-t-elle en le regardant à travers ses cheveux.

Et puis.
Non.

Elle se détourna, et recommença à marcher.

Emily tries but misunderstands…
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Ven 7 Nov 2008 - 22:39

Un chromosome, plus exactement. Juste un tout petit chromosome dans cette punaise de cellule souche de crotte ( et vivent les insultes crues ~ ). Je suis sûre qu'avec les miracles de la micro chirurgie, on pourrait même modifier ça. Un ridicule petit chromosome qui avait changé sa vie avant même qu'elle ne commence. Quel culot.
Dans le cas d'Owen la situation était
un tout petit peu plus compliquée. Parce que les gènes, on y peut rien, on fait avec, on repars d'un bon pied.
Tandis que l'éducation ... disons que c'est une autre paire de manches. Comme le dit une personne très sage ( Dumbledore de Harry Potter, pour ne pas le nommer - en fait, j'en suis même pas sûre, mais imaginons ) " Ce qui compte ce n'est pas ce qu'on est mais ce qu'on devient ". En gros.
Owen est né .. normal. Une cellule souche tout à fait banale. Un chromosome X, un chromosome Y. Un petit garçon. Et puis voilà. Non, pas de triple chromosome 21, ni aucune autre anomalie. Rien ne le distinguait des autres enfants.
C'est ce qu'on a fait de lui - un chasseur de vampires, pour ceux qui auraient oubliés de suivre - qui clochait. Il était
devenu anormal.
Et je crois - je crois, après tout, je ne suis pas maître en la matière - que c'est pire. Il devait changer en profondeur ce qu'on lui avait toujours appris. Il n'avait jamais voulu être normal. Contrairement à Emily.

Ce qui expliquait pourquoi là elle lui tournait le dos. Pourquoi elle était en train de partir, là, maintenant, tout de suite, comme un crétin, en train de fixer un dos s'éloigner, avec seulement encore plus de questions sans réponses qu'avant.

Elle était en train de partir. Et il ne faisait rien, comme avant. Il savait bien que leur histoire était finie. Mais ce n'était pas une raison pour rester ainsi.

En train de partir, de s'éloigner, de répondre un « Aucune idée » à ses questions informulées.


« Emily ! »

En quelques pas élastiques, il l'avait rattrapé, posant sa main sur son épaule.
Mi-vampire mi-humaine Femelle
Il ne réagit même pas. Il s'en fichait après tout, de ça. Des ces foutus mots. Des mots, ce n'était que des mots. Des mots dorés en italique qui flottent dans l'air et invisibles pour les autres restent des mots. Des choses qu'on peut accepter de ne pas voir, de ne pas lire.


« Je .. explique-moi. Ne pars pas. Je veux juste ... savoir. Le pourquoi. Et après, promis, t'entendras plus parler de moi. C'est juste que je te ..»

Non. Non, il n'allait pas lui avouer ce qu'il venait de comprendre et qui avait failli transpercer la barrière de ces lèvres. Le fait qu'il l'aimait encore. A quoi bon ? Il ne voulait pas qu'elle le sache, il ne voulait pas qu'elle le regarde de haut alors qu'elle était plus petite, il ne voulait pas qu'elle lui jette un regard pleins de compassion mêlée d'agacement. Et, même si elle avait voulu, il ne voulait pas se remettre avec elle - comme s'il en était question . Parce que lui et Emily c'est du passé, n'en parlons, comme dans je ne sais quelle chanson ~
Ce qu'il voulait, c'était aller de l'avant. Vous savez, mettre en pied devant l'autre. Et avancer. Là, il était plutôt en stand-by. Il tournait en rond. Peut-être même qu'il reculait. Il voulait juste la raison du pourquoi du comment. La raison du tout, l'explication de tous ses tourments. Bref, pourquoi lui, Owen Hellert, chasseur de vampires, dix-sept ans plus que et demi - dix huit en janvier -, plutôt pas mal, était maintenant célibataire. Juste pour s'informer hein.
Comme font tous les ex encore transis d'amour dans les séries débiles. Oui, désolée c'est la seule expérience des ex de la playeuse. Bref, Owen était un ramassis de cliché.
Et il voulait des explications.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Sam 22 Nov 2008 - 23:23

Emily l’avait entendu venir.
Mais elle ne pouvait plus fuir, à présent. Tourne toi, et regarde, contemple ce que tu as fait, l’abîme de tes erreurs, les sentiments destructeurs que tu lui avais apposés. Admire fièrement ce que tu en as fait, une minable petite chose qui t’observe, là, et pose sa main sur ton épaule pour que tu te retournes.
Observe, Emily, observe tes erreurs.
Subis les. Et souffre-en.

Elle se retourna, et évita son regard. Elle sortit une main de sa poche ventrale, laissant l’autre à l’intérieur. Elle était devant lui. Ça y était. La fuite n’était plus envisageable.
Désolée.
Je ne peux pas.

Elle écouta sa demande. Il lui réclamait de savoir. Savoir pourquoi. C’est juste que je te… Que je te quoi ? Que je te QUOI ?
Réponds.
Désolée. Mais non.

Elle posa sa main sur son torse, et le poussa légèrement pour qu’il la lâche. Elle serra les dents, et une fois de plus, fuyant ses responsabilités, garda la bouche close sur les méfaits qui avaient tout détruit. Tout ? Après tout… le détonateur, c’était lui. Lui qui lui avait déboîté l’épaule. Lui qui avait enchaîné les gaffes. Lui qui n’avait pas su l’accepter. Mais après tout, pouvait-elle lui en vouloir, elle dont les péchés étaient supérieurs à ceux du pauvre Owen ?
« Le pauvre Owen »… Mais « cette salope d’Emily ». Peut-être qu’après tout, elle-même ne s’en était jamais remise, de cette nuit là, ce qui avait tout précipité vers le bas, cette profanation de son honneur, de ses principes. De la morale. Elle n’avait plus rien de tout ça, ni fierté, ni fondements. Tout avait été balayé, clac, d’un simple claquement de doigts, et hop, plus rien.
Ah.
Tais-toi. Cesse donc de te plaindre, impie, et préfère la vérité à l’inexactitude, les réalités aux songes. Les rêves ne sont faits que pour t’endormir pour mieux te manipuler. Ce sordide sentiment appelé l’amour n’est présent que pour vous déchirer mutuellement. Tout est prévu, tout est organisé, pour que chacun souffre des failles de tous. Pour vous en infliger vous-même.
Allez, respire, imbécile, c’est terminé.


« Désolée. Je n’en pouvais plus. »

Contente toi de cela.
Tu ne le sauras jamais. Je ne veux plus que tu souffres. Laisse moi souffrir seule, moi, la seule fautive.
Laisse moi crever de douleur intérieure, peut-être, mais cesse de te le demander. Cela n’a peut-être pas autant de rapports avec toi que je ne le pensais, après tout.

D’un mouvement fluide, elle recula d’un pas, mettant la distance finale entre eux. Cesse de me poursuivre, va. Je n’apporte que malheurs, après tout.
Plains toi, plains toi, idiote. Pense que tu es la source de malheurs de tous. Pense que tu es celle qui attire tous les maux de la terre, la boîte de pandore entière sur toi.

    Leurre-toi.
    Et on en finira là.

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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Ven 28 Nov 2008 - 23:02

Owen savait très bien. Très bien qu'il était responsable, du moins à moitié. Que tous ses torts s'emboîtaient à la perfection dans ceux de Emily, faille dans faille, pour les faire craquer tous les deux, comme la glace au printemps. Il savait qu'il était totalement déchiré, broyé, détruit. Et que plus il restait près d'elle, plus il se faisait du mal, plus il en faisait à elle. Il savait que sortir des demi-déclarations ne l'avancerait en rien.
Qu'il avait la vie devant lui, une vie cloîtrée certes, mais une vie quand même, une vie aussi normale qu'elle pourrait l'être. Et que voilà, il s'obstinait,
pauvre Owen, sur Emily, sur cette salope d'Emily, sur cette pauvre Emily, sur cette pauvre petite salope d'être ( presque ) humain. Après tout, il était plus coupable qu'elle. Il était coupable d'être le parasite de son existence. Et c'est déjà pas mal ... non ?
Elle n'en pouvait plus. Owen s'arrêta de respirer.
Plus de quoi ? De lui, d'eux, d'elle, de sa nature, de ses actes, de ses pensées ?
Mais non. Fin. On appuie sur le bouton " stop ". Il n'en saura pas plus. Ce sera tout merci. Mais non, non merci, j'en veux plus moi, je reste sur ma faim, dis moi dis moi dis moi ... chut. Il relâcha sa respiration. Pas soulagé, non. Las.
Owen sentait le chaos prendre à un peu possession de lui. C'était une
très mauvaise idée de continuer à discuter avec Emily. Parce qu'il n'apprendrait que des fragments de vérité, qu'il lui donnerait encore plus envie de savoir la vraie vérité. La vérité libératrice. Encore que ... il n'était même pas sûre de vouloir l'entendre, maintenant. Que cachait-elle, cette vérité, pour qu'Emily refuse catégoriquement de la lui révéler ? Non, mieux valait ne rien savoir. Mais vous savez ce que c'est. Votre partie consciente vous convainc de quelque chose, mais la partie subconsciente nie la raison, rigide comme une barre de fer, refusant de changer d'avis. Et ça fait mal. Ça fait mal de savoir que quelque chose est mauvais, et pourtant le vouloir, plus que tout.
Ça fait mal d'aimer.
OMG comme c'est trop cucul la praline XDD Mais en même temps c'est vrai quoi ça fait mal d'aimer, en général et surtout dans son cas ;o;
Ça fait mal de sentir une peau glacée s'éloigner de soi. Ça fait mal de se voir son regard compatissant. Ça fait mal de se dire que, punaise, c'est moi l'adulte, c'est qu'une gamine.
Owen sourit pitoyablement à Emily. Du genre, sourire tordu qui serait pleins de larmes si ses glandes lacrymales avaient eu un jour quelque chose à rejeter. Puis se ressaisit. Il ne faut pas montrer sa douleur. Parce que ça met dans l'embarras la personne devant vous. Parce que ça maltraite votre amour-propre. Parce que c'est comme si vous vous arrachiez le coeur pour le piétiner. Parce que dans cette vie, il faut être dur.
Il continuait à sourire, se passa la main sur le visage, enlevant une mèche collée sur son front pâle. Il souriait, plus fermement peut-être, parce qu'après tout tant qu'on sourit c'est qu'on vit, et tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir. Oui, sauf que son espoir à lui était mort. Comme si elle pouvait un jour revenir ...


Hey Emily. Tu n'as pas à être désolée. C'est moi qui ... Enfin bref. Je voulais juste savoir. C'est ... c'est rien.

Ça me fait plus de mal qu'à toi. Ça te fait plus de mal qu'à moi. On se fait du mal, je le vois bien, merde, et pourtant je reste là. Je reste ici, l'envie de te prendre dans mes bras, de t'embrasser, de sentir ton odeur sucrée ... je ne bouge pas.
Une sensation prit un instant Owen. Il sentit sa gorge brûler, sous l'effet de la tension. Comment pouvais-t-on être aussi stressé en voyant son ex ? Mon Dieu, si tout le monde faisait comme lui, la vie serait vraiment bizarre. Des types plantés comme des zombies devant une fille dans la rue. On rirait bien, mais ce serait triste.
C'est triste, oui. Triste d'être aussi accro à une fille. Accro, comme à une drogue, vous savez ? Accro aux vérités qui font mal. Saloperie de junkie sentimental.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Sam 29 Nov 2008 - 13:44

Ferme les yeux, le temps s’en va. Et si tu veux, rêve avec moi…

Elle sentit le coin de sa lèvre s’affaisser lorsqu’elle entendit la réponse d’Owen, et détourna la tête.


« Si tu le dis. »

Elle enfouit ses mains dans ses poches, se tordant les doigts sous ce tissu vert. Laisse moi… Elle se mordait la langue, à l’abri de la vue par ses lèvres closes, et releva les yeux vers lui. Il avait l’air tendu, et semblait stressé de la voir. Pourquoi ? Ils n’avaient plus rien à voir, un an après. Ils ne pouvaient plus rien partager, à présent. Il avait sa vie, elle avait la sienne, ils se saluaient parfois, et puis ça n’irait plus jamais loin.
N’essaye pas de savoir.

Mais qui protégeait-elle en se taisant ? Elle le protégeait, lui, de la douleur, ou essayait-elle de se garder intacte toute seule ? Dans la routine confortable, lovée dans les mensonges comme dans un lit, les draps tirés et enroulés autour d’elle pour qu’elle ne ressente pas le froid glacial de sa chambre ? Elle s’arrangeait, elle se détournait, tout ça pour ne plus rien affronter, pour rester dans sa bulle, protégée contre tous les mauvais coups, contre toutes les larmes qu’on aurait pu l’obliger à verser, envers, contre tous.

Elle n’était vraiment là que pour se plaindre, gémir, dire que c’est sa faute mais ne rien assumer du tout. Comment peux-tu t’accrocher à quelqu’un d’aussi minable que moi, hein ? Elle croyait bel et bien être le centre des malheurs, l’horrible goutte de sang dans le verre de lait d’un blanc pur et lumineux. Elle était l’erreur, il était la perfection.

Crois en ça.
Mens toi.

Le soleil regagnait de l’allure sur les nuages qui n’eurent pas le temps de déverser la pluie qu’ils auraient aimé laisser tomber. Elle releva la tête lorsqu’elle vit la première parcelle de lumière envahir les feuilles mortes aux tons orangés qui tapissaient le sol. Elle releva sa capuche sur sa tête, et regardait les feuilles qui s’agitaient de par le vent, écoulant une petite musique de leurs mouvements gracieux.
Il n’y avait plus rien à faire.

Elle sourit.

Allez, c’est terminé. Je regrette tout ce que je t’ai fait.
Elle pensait peut-être que ça lui donnerait le pardon de ceux qui l’observaient, eux, les quatre, qui s’amusaient de tous, qui ne savaient pas faire autre chose que de s’éclater en se servant de leurs joujous favoris, les pensionnaires qu’ils avaient dûment accumulés au fil des mois, des années ou même des siècles, pour enfin les lâcher dans l’obscurité la plus totale de l’éclipse.

Elle le lui adressa.

Elle tendit sa main, et attrapa la sienne, la serrant quelques secondes, avant de la relâcher. Comme s’ils se disaient au revoir.


« Promettons nous juste un truc, s’il te plaît. »

Elle releva la tête qu’elle avait baissée pour attraper sa main, et se fana de son sourire.

« Qu’on ne traitera pas les autres comme on s’est traités tous les deux. »

Qu’on ne se rejettera pas à cause de nos natures, qu’on ne se battra pas, qu’on ne se mentira pas, qu’on ne se déchirera pas, qu’on ne se soupçonnera pas, et qu’on s’oubliera.

Oublions nous.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Dim 28 Déc 2008 - 0:02

Owen sourit. Un sourire teinté de commisération, de pitié. Envers elle, pauvre petite chose. Mais envers lui aussi. Se comporter mieux avec les autres qu'ils ne l'avaient fait ... quelle question. Comme s'il voulait gâcher encore des vies. La sienne, si elle était encore rattrapable. Et puis celles d'hypothétiques petites amies qu'après tout, il aimerait bien avoir, parce que tant qu'à être banal, autant l'être à deux. Et même si c'est cliché de dire ça, un clou en chasse un autre toussa toussa. Mais il faut trouver le bon clou ( et être un bon marteau, même si ça fait saiksuel de dire ça, faut pas croire E___E ).

« C'est promis. Cette promesse n'est pas difficile à tenir je crois. Je n'ai ... plus envie de souffrir. »

Il poussa un soupir. Puis se mordit les lèvre, se rendant compte que sa remarque pouvait passer pour un reproche aux yeux d'Emily. Même s'ils n'en étaient plus à ça près, un reproche injustifié a toujours du mal à passer, et Owen préféra clarifier ses propos :

« Je... je ne voulais pas dire que tu m'as fait souffrir. Enfin si mais ... rah ! Ce n'était pas ta faute. Disons que la prochaine fois, on choisira des personnes avec qui on sera mieux accordés ... On est pas responsables de ce qui nous est arrivés. C'était une erreur de croire que ça pouvait durer. »

Owen. Tu es con. Comme si on pouvait choisir qui on allait aimer. Si c'était ça, tu ne serais pas là. Tu aurais peut-être tué Emily en arrivant. Peut-être que non. Mais tu ne l'aurais plus revue, tu l'aurais évité comme la peste, comme l'horreur contre-nature qu'elle était censée représenter pour toi. Owen, tu es si con. Si naïf.

Hiver. Un flocon. Owen leva les yeux vers le ciel blanc. La journée qui avait commencé dans une morne grisaille se transformaient peu à peu en une paisible étendue de neige. Si on avait été dans une comédie musicale à l'eau de rose, il aurait commencé son solo en dansant sous les flocons tombant de plus en plus vite, puis Emily aurait repris le refrain avec lui, et tout ce serait fini dans un baiser sous la neige tourbillonnant autour d'eux. Heureusement, ou malheureusement, la vie n'est pas une comédie musicale. Et l'arrivée de la neige, même si elle est immensément belle et romantique, ne résout pas en un clin d'œil. Il faut se débrouiller, seul, pour enfin détruire les racines perverses d'un amour moribond de toute façon voué à disparaître, mais qui s'accroche comme une drogue. Désolée, les cures de désitox de l'amour, ça n'existe pas, Glowy Boy.

Un flocon s'écrasa sur un de ses verres. Il enleva ses lunettes pour les essuyer, consciencieusement, avec la désagréable impression d'avoir passé toute la conversation à faire ce geste. Machine. Machine. Nous ne sommes que des machines, destinées à répéter les mêmes gestes toute une longue vie. L'amour n'existe pas.

Crois-y Owen, crois-y. L'amour éblouit, ferme les yeux. L'amour fait mal, évite-le.

Sa conscience lui criait de partir en courant.
Son cœur lui intimait .. rien du tout. Qui as-déjà vu un coeur penser quelque chose ?

Ce n'était pas son coeur. C'était son moi intérieur, son subconscient, qui gardait ses pieds rivés sur le sol, qui continuait à essuyer ses verres de lunettes, attendant un évènement salvateur que ce soit une déclaration d'amour ou une météorite qui tombe sur la tête de Emily - ou sur la sienne d'ailleurs. Pour qu'on en finisse enfin.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Ven 2 Jan 2009 - 15:27

Une cure de désintox d’amour, hein…
Si seulement. Ca permettrait à tant de gens de se débarrasser de l’atrocité de ce visqueux sentiment, qui, comme un bubble gum, collait, s’étirait, était d’une couleur rose saturée de sucre. On ne sentait que ça. L’odeur du sucre, qui colle, colle à la peau… qui saturait l’air de sa douceur aigre, et qui prenait peu à peu le contrôle des actions de tout le monde pour les faire se comporter comme s’ils étaient drogués.

L’amour est une drogue. L’envers du miroir.
Une drogue hallucinogène, qui provoque immédiatement la dépendance. Une drogue qui prolifère tellement vite qu’il était impossible de l’arrêter. On la bloque, on essaye de l’étouffer, mais elle finit par rejaillir des méandres du passé pour se réactualiser et s’imprégner dans le présent, pour qu’il soit glossy. L’amour était un sentiment étrange, qui tournait à l’obsessionnel tellement, tellement rapidement, sans qu’on puisse s’en rendre compte… Un sentiment vil et pernicieux, qui s’infiltrait dans les esprits sains pour les pourrir, puis les gâter, pour empêcher la personne de raisonner de quelque manière qu’il soit.

Emily releva les yeux vers Owen, et se demanda ce qu’elle faisait là, en face de lui. Perdue dans son jean, qui se brisait sur ses chaussures. Elle regarda la main du garçon, celle qu’elle venait de prendre avant de la relâcher. Une main… Ca signifiait tant de choses, non ? Une main pouvait se tendre pour caresser, pour aimer. Elle pouvait essuyer une larme, elle pouvait tendre un mouchoir. Elle pouvait ébouriffer les cheveux, et fermer le fermoir du collier. Elle pouvait porter l’anneau nuptial. Elle pouvait soulever la main de quelqu’un d’autre pour la porter aux lèvres. Elle pouvait aider à se relever comme pousser, comme étrangler ou même pour frapper durement et sèchement la joue, le ventre. Elle pouvait se faufiler sous le t-shirt ou se poser sur la bouche pour étouffer les bruits…
Elle pouvait aussi en tenir une autre, pour signifier autant de choses qu’elle en contredisait.

Emily resta focalisée sur cette main, comme bloquée, enfermée par les maigres réminiscences évaporées qui essayaient de s’infiltrer dans son esprit. Les évanescences mystérieuses qui la faisait redescendre de son piédestal, une fois. Deux fois. Elle ne voulait plus en descendre, elle était trop fière. C’était comme lui demander de se faire de nouveau arracher la virginité, comme lui infliger un supplice quelconque. Elle pourrait se damner pour éviter de se faire reléguer au second plan…

Regardez moi.

Même si mon eyeliner coule, même si cette photo ne me rend pas belle, regardez moi. Je suis là. Ne m’oubliez pas. Contemplez moi, moi et ma beauté, moi et mon élégance dans ce chemisier un peu serré, dans cette robe longue. Je marche, je suis là, ne m’oubliez pas, je suis votre cœur, votre esprit, votre sentiment, votre vie. Je suis ici, je ne peux me passer de vous comme vous êtes accro à moi, vous ne pouvez plus passer une journée sans croiser mon regard et mon sourire…

Elle enfonça son visage dans son écharpe à carreaux et elle ferma les yeux, quelques secondes, le temps d’un souffle, le temps du clic clac d’un appareil. Immortalisons nous. Immortalisons ce moment de grâce, subtilisons le à leurs propriétaires, et gardons le jalousement caché dans cette mer d’amertume. Il n’y a plus rien à faire. Ce garçon et cette fille, face à face, séparés par un miroir invisible. Ils ne voyaient tous deux plus qu’eux, isolés du monde, au milieu d’une forêt désertée. Qui voudrait vivre avec eux, elle la menteuse et lui le manipulé ?

Ils étaient pathétiques.

Qu’y avait-il à faire de plus que de s’observer ? La contemplation muette de leurs entités se poursuivait, inlassablement, comme s’ils ne voulaient plus d’autres activités. Cette réunion de deux êtres que tout semblait opposer avait explosée en mille morceaux, ne laissant qu’un réseau de cicatrices que rien ne semblait pouvoir effacer. Il n’y avait plus qu’à recoudre leurs cœurs déchirés, comme on rafistole un pantalon, et de fil en aiguille tout s’arrangera. Comme tout s’était précipité pour mieux chuter. Pour s’enfoncer plus gaiement encore dans leur chair à vif, et ça continuait, ça oui, ça continuait à s’y loger ! Ca détruisait tout sur son passage, cette poussière de haine, ça rompait toutes les veines pour déloger le cœur, pour qu’il tombe enfin, cette idiotie de la nature humaine que l’amour gâtait. Il ne fallait plus aimer. Il fallait haïr, il fallait détester, il fallait se déchirer, se tordre et enlever ses soutiens-gorge juste pour le plaisir, juste pour la débauche de cette soirée là, arracher les barrettes des cheveux des petites filles pour qu’elles pleurent parce qu’on leur a volé un cadeau de leur maman… Il fallait se battre, il fallait que tout périsse, que tout s’autodétruise, que tout soit réduit en cendres.

Et puis après, ça devrait aller. Tout ira bien. On se sentira mieux, vous verrez.

Elle rouvrit les yeux et stoppa le flux de pensées qui se déversaient dans la coupe de ses folies. Owen était bien plus grand qu’elle… Comme tout le monde. Elle était si petite, si… chétive ? Alors qu’en réalité, elle pourrait casser le bras de n’importe qui en deux secondes.
Violence. Tant de violence enfermées dans ce petit corps…

Il était là, devant elle, et il n’y avait pas de miroir pour les séparer, pas encore une fois. Pourquoi était-ce dans le silence qu’elle se trouvait le plus proche de lui ? Elle ne devrait plus avoir ça comme préoccupation. C’était terminé. Tout. Nao, lui, tout. Il fallait tourner la page, sourire aux autres et vivre avec. Ca serait comme ça dans les romans à l’eau de rose. Dans les romans où la fille était à peu près sensée malgré tout ce qu’elle avait fait. Mais ce n’était pas une histoire romantique, ce n’était que de la haine, du début à la fin. Ce n’avait été que traîtrises et bases malsaines.
Malheureusement pour Owen.
Elle, elle était foutue, ça y était. Tout l’avait pourrie jusqu’à la moelle, il ne manquait plus qu’elle se décompose pour qu’elle soit enfin enterrée. Parce que dans un roman elle tournerait la page, oui. Mais là, elle n’y était pas, elle n’était pas une fille sensée et n’avait plus rien à perdre. Sa dignité, son estime d’elle-même, elle avait tout égaré. Il ne lui restait plus que son ego, et son instinct impulsif et bestial.

Plus rien.

Elle savait ce qu’elle allait faire. Elle ne réfléchit pas plus longtemps à son geste. Il pouvait signifier tant de choses, des folies ou bien la lucidité dont elle faisait preuve. Elle ne le savait même pas elle-même, elle ne se doutait pas de ce qu’elle voulait, de ce qui était bon pour elle. Faisons dans les extrêmes, détraquons nos télécommandes et arrêtons de vouloir tout modérer. Elle voulait tout. Lui compris. Même si pour ça elle devait se sacrifier petit à petit, même si elle devait tout abandonner, même si elle devait trahir tout le monde, elle obtiendrait tout, tout e qu’il était possible d’obtenir et même plus.
Elle allait prolonger le sceau qui allait lui promettre la perte totale et infinie de toute jugeote ou quelconque intelligence dans son cerveau détraqué. Il n’y avait plus aucune raison, plus aucune pensée, elle ne réfléchissait même plus. Elle ferait. C’est tout. Que ça soit bien ou mal, elle ne le savait plus. Elle s’en fichait.

Elle voulait juste qu’il continue à lui appartenir, qu’il se souvienne d’elle toute sa vie, même dans dix ans, même dans vingt ans, qu’il pense toujours à elle, en bien comme en mal, mais c’était le sien, rien qu’à elle, et ce depuis qu’elle l’avait vu, qu’elle s’était battue avec lui et qu’elle avait deviné qu’elle lui était inférieure. Si elle était plus faible que lui, alors lui serait soumis à elle, attaché à elle par une chaîne indestructible qu’il ne pourrait jamais briser. Une chaîne immortelle qui l’étranglerait, qui l’empêcherait de la fuir.

Elle caressa du regard le visage qui lui appartenait, à présent. Elle ne le partagerait pas, jamais, avec n’importe qui. C’était pareil pour Nao. Il ne lui appartenait pas, lui, elle n’arrivait pas à le saisir, à l’empêcher de lui filer entre les doigts, c’était ça le jeu, savoir lequel arriverait à posséder l’autre en premier. Tous les coups bas étaient permis, mais avec Owen, elle n’en aurait pas besoin. Un seul atout dans sa manche, un seul as suffirait, et elle l’avait, cet as, celui qui permettrait de gagner la partie et de terminer sur un carré de ces cartes imbattables. Il ne lui fallait plus que l’opportunité, et c’était bon, elle l’aurait, son petit Owen…

Elle n’était pas cruelle, pourtant. Elle voulait qu’il reste sien à jamais, et en échange, peut-être daignerait-elle être sienne également. Mais pas en couple. En sourires, en baisers furtifs lorsqu’ils étaient seuls. Elle avait aussi des engagements auprès de Morgan, elle ne les trahirait pas. Pas encore une fois. Elle ne voulait plus souffrir, mais… peut-être ne méritait-il pas, lui non plus, de souffrir. Elle était égoïste.
Pas cruelle.

Elle releva les yeux vers lui. Malgré tout, elle n’aurait peut-être pas le courage de lui infliger tout ça. Même si elle… Non. Non, elle ne pouvait pas. Pas par rapport à Owen, elle s’en fichait, il était déjà à ses pieds, mais plutôt par rapport à Morgan. Elle lui avait promis.

Sa main tomba dans sa poche.

Abandonne tout, Emily, va.

Elle détourna la tête, gênée. Q’est-ce qu’il lui avait pris ? Qu’est-ce qu’elle avait pu penser pour que tout ça lu idéfile dans la tête sans que ça la choque jusqu’à ce qu’elle pense à Morgan ? Elle n’était pas folle, pourtant. Elle était saine d’esprit, même, elle ne souffrait d’aucune pathologie. Et pourtant, elle… avait pensé à bien des horreurs.

Peut-être que ça n’en était pas, après tout ? Peut-être que c’était juste mal formulé ? Peut-être qu’elle ne savait pas comment exprimer ce qu’elle désirait ? Parce qu’elle voulait garder Owen près d’elle, tout de même, avec un lien indestructible. Oui… Comme Morgan… Et comme elle essayait de faire avec Nao. Mais lui, ce n’était pas la même chose. C’était la brume, Morgan était la tige de rosier, rigide mais couverte de piques, et Owen était le rameau d’olivier, simple à attraper, et à conserver.

Qu’est-ce qui lui prenait de les comparer à des arbres…

Elle attrapa le regard d’Owen dans une œillade, et lui adressa un sourire ; regardons nous. Allez. Restons comme ça. Reste là, en face de moi, et demeurons ici durant des heures à simplement nous regarder à et à nous égarer dans les dédales sombres de nos pensées pour mieux se rejoindre au centre de ce labyrinthe… Se rejoindre ? Non, c’était terminé, tout ça. Elle ne… elle n’était plus à ce stade. Elle l’avait dépassé, et depuis des mois !

Qui sait ?

Elle regardait Owen, elle demeurait immobile, sa poitrine se soulevant régulièrement lorsqu’elle respirait. Oui, concentre toi sur ta respiration… Elle tentait de divaguer, de laisser vaquer ses pensées sur le repas de ce midi, sur ses camarades de chambrées, sur Morgan, sur ce qu’elle allait faire l’après midi, sur sa capuche qui la gênait un petit peu, sur le sourire qu’elle venait de lui adresser et sur le retour qu’elle espérait…

Sur ses mèches qui dépassaient de sa capuche.

Immolons notre folie sur l’autel des dieux de la lucidité et offrons notre sang…

Elle fronça les sourcils, ses poils châtains assombrissant son regard.

Notre sang... Vampire ? Elle releva brusquement la tête qu’elle avait inconsciemment baissée vers lui, le dévisageant. Vampire. Ce qui avait tout foutu en l’air. En réalité, c’était SA faute ! C’était à cause de lui que tout avait foiré, que tout avait dérapé ! S’il avait réussit à outrepasser son dégoût envers elle, elle ne se serait pas détachée de lui ! C’était sa faute ! Il n’avait eut qu’à la garder ! Il n’avait qu’à supporter sa partie vampirique qu’elle avait, depuis toute petite, refoulée au maximum, toujours, toujours. Elle avait fait des efforts, accepté qu’il puisse la tuer d’un claquement de doigts, qu’il lui était supérieur, et lui n’avait pas réussi à accepter sa race ? C’était de la… DISCRIMINATION ! C’était de sa faute. A lui. Pas à elle. Il mériterait tout ce qu’elle lui infligerait, il… il… avait autant d’intelligence qu’un invertébré du cerveau ! Et puis il…

Il avait dit qu’ils étaient mal accordés. Un chasseur de vampire et une vampiresse, en effet, en plus d’être le summum du cliché des romans fantastiques à l’eau de rose, ça ne pouvait pas marcher. Elle qui s’était élevée toute seule et lui qui avait naquit dans la haine de ses pareilles, qu’est-ce qu’il pouvait y faire ? Mais elle rejetait quand même la faute sur lui. Parce qu’elle ne savait faire que ça.

Perdue dans ses pensées contradictoires de secondes en secondes, elle cessa de réfléchir, et ferma les yeux.
Il ne s’était écoulées que quelques secondes depuis qu’il lui avait répondu, et pourtant en ces quelques secondes elle avait tellement cheminé qu’elle en avait mal à la tête. Elle n’avait pas tout formulé, bien sur, mais ces phrases implicites s’élevaient en elles comme une raison, comme la vérité même, simpliste mais réelle.

Il avait tout fait foiré.

C’était de sa faute.

Pas de la sienne.

C’était tout. Elle avait raison, et lui tort. Elle en était persuadée, maintenant. Elle en était certaine, certaine, il ne pouvait… Plus se passer autre chose. Elle ferait ce qu’elle avait décidé, et lui resterait pendu à elle, la suppliant de l’aider, l’implorant de le sauver de ce gouffre dans lequel elle allait le plonger. Peut-être pas tout de suite, peut-être dans quelques mois, mais elle l’y plongerait, lui et ses illusions, lui et ses sentiments, lui et ses souvenirs. Elle les lui ferait oublier pour en greffer de nouveau, et elle ferait bien attention de garder intact ce si joli visage, parce qu’elle en aurait besoin encore longtemps. Elle ferait attention à ne pas abîmer ses jolies mains, et quand il ne pourrait plus supporter le gouffre et le noir dans lequel il serait plongé, elle cesserait tout, et ils vivront heureux, elle tomberait enceinte et il assumerait sa paternité, auront beaucoup d’enfants dont ils essuieront la morve car ils seront toujours enrhumés, ne cesseront de s’aimer, élèveront leurs marmots ensembles, se taperont un rail de coke de temps en temps pour passer le temps pendant que les gamins seront à la cantine de leur école primaire et juste à côté de leurs doudous, travailleront dans une banque ou comme employé de bureau, peut-être PDG pour lui et elle elle ferait un travail de terrain, peut-être inspectrice dans une quelconque firme ou quelque chose comme ça. Ils vivraient pendus au téléphone, d’eau fraîche, de légumes et de coke, laisseront traîner des strings dans leurs tiroirs et feront attention aux histoires de rackets dans les établissements des enfants, seront toujours en retard sur leurs plannings, trouveront toujours des chaussettes dépareillées dans le bazar de la chambre de la progéniture, refuseront de leur acheter un lapin, leur diront que les requins c’est dangereux pour qu’ils chassent le crabe sur la plage et nagent pas trop loin.

Quelle belle vie.

Sauf que…

On ne pouvait pas sortir.
Ses rêves s’effondrèrent aussi vite que sa raison, et elle ne chercha pas à les rattraper. Ils dévalèrent la pente si vite qu’elle ne les vit même pas à travers ses yeux vitreux. Elle avait tout laissé tomber, ce n’était pas pour les rattraper. Elle était un monstre qui n’avait plus que des balles à se tirer.
Si seulement.


Dernière édition par Emily J. Strange le Ven 2 Jan 2009 - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Ven 2 Jan 2009 - 15:27

Malheureusement pour elle, heureusement pour lui ou peut-être bien l’inverse, elle n’aurait jamais le cran et la dépression nécessaire pour faire ça. Elle était forte, elle survivrait.
Envers et contre tous.

Car ce n’était jamais de sa faute, ça, non. C’était les autres qui faisaient tout foirer, autant Nao avec ses jeux stupides, Morgan avec ses répulsions idiotes, Owen avec ses préjugés et ses sentiments grotesques. Tous étaient accordé dans une fresque de folie furieuse qui ne pouvait déteindre qu’avec le temps, la patience et de bonnes doses de médicaments ou de Prozac pour les plus atteints. On ne tue pas la poule aux œufs d’or, hein… Le trésor qui permettait à tout ce beau monde de se haïr gaiement, de pleurnicher sur son épaule ou bien de s’amuser à un jeu aussi pervers qu’entraînant, à des infâmes paroles pleines de débauches. Mais après tout, pourquoi pas.
Elle survivrait.

Sa tasse des malheurs était pleine. Pleine, elle débordait presque. Mais maintenant, elle allait tout déverser dans celles des autres.






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    Ceci est un pari. Un pari comme quoi j'arriverais à placer la trentaine de mots en gras dans un message entièrement contemplatif (j'ai le droit aux regards, aux sourires, etc mais pas à de vraies action ni des paroles) dépassant la limite autorisée (250 lignes environs).

    Comme j'ai gagné, Raken, à toi de faire un message qui dépasse la limite 8D tu as un mois ~ en revanche toi tu peux faire des actions.
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MessageSujet: Re: Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]   Dim 22 Fév 2009 - 19:57

Pari abandonné, j'avoue 8D

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Mais ils allaient continuer à se REGARDER ? Sans rien dire, sans rien faire, ou presque. En chiens de faïence comme on dit. Mais qu’on les casse. Qu’on saisisse ces foutues statues, qu’on les jette à nos pieds, qu’elles se brisent et mince. C’est si facile de tout détruire. C’est si facile de détruire les gens, les autres, l’autre. De ne le considérer que comme un vulgaire crachat sur le sol, une immonde boursouflure, une cloque qu’on perce. Malheureusement, pauvre Owen, pauvre Emily, ce n’est pas que ça. Oh, scrogneugneu, comme diraient nos amis les polis, hein ? Eh oui, on peut faire des fautes, mais il faut se relever, lutter contre le torrent jusqu’à ce qu’il devienne rivière, un long fleuve tranquille, lutter contre le brasier de la jalousie et de la haine, histoire d’attendre un peu pour se caler ensuite près d’un tiède feu de bois. A quoi ça sert de se rouler dans la fange des restes d’un amour passionnel, à attiser une haine viscérale qui repose sur des bases bancales ? A rien, strictement à rien. Ça serait pas plus simple si … si on jouait pas les sadomasochistes, si on contentait de s’ignorer et de faire sa vie chacun de son côté ? Au pire Owen, tu trouveras bien une prostituée en porte-jarretelles avec un fouet, rejouer un anime hentai, avec plein de cyprine et de dentelle.
Mais j’en suis sûre que tu t’en fous Owen. Je suis sûre que tu préfèrerais de loin une Emily en shorty. Et oui, tu as un problème je crois. A poursuivre ce qui ne peut être touché, à t’user derrière un amour impossible. Des fois, je me dis que ce serait plus facile si on était comme les plantes, les archégones, tout ça tout ça. On resterait au soleil toute notre vie, et puis un jour on mourrait. On se torturerait pas l’esprit pour rien. C’est con la pensée quand même hein. Ça fait plus de mal que de bien, on dirait. C’est une des raisons pour lesquelles, selon moi, Dieu ne peut pas exister. Quel CRETIN inventerait des créatures capables de ressentir une haine viscérale envers la personne qu’ils aiment le plus au monde ? Un tordu. Ouais alors Dieu, s’il existe, est un tordu. Pourquoi pas. Qu’on me traite d’hérétique, mais c’est comme ça.

Owen poussa un soupir. Une pièce dans son esprit émit un cliquetis en entrant dans la mécanique de son esprit. Ouais, en fait c’est une métaphore pour dire qu’il avait eu la dérangeante pensée de ne rien faire. Rester comme un crétin. Mais c’est comme ça Owen, tu ne maîtrises pas l’idiome des amoureux transis. Plutôt celui des bourges, j’avoue.
Bref, cette pensée énervante faisait son chemin, lui donnant l’impression qu’il fallait, qu’il était obligatoire qu’il bouge.

Subrepticement, avec sa démarche féline de chasseur de vampire ( ou de bel athlète, tout dépend si vous être initiés ou pas ), il s’avança vers Emily, la superbe nabote Emily. Et maintenant, qu’est ce que tu dis Owen ? Qu’est ce que tu fais, Owen ? Tu tentes de parler sur les vicissitudes et aléas de ton destin qui t’ont conduit à ce moment clé de ta vie ? Enfin, clé, clé ou serrure, je m’en fous un peu. Un, deux, trois pas. Faut dire qu’ils étaient pas très loin l’un de l’autre.

« On s’emmerde hein ? »

Et oui, on s’emmerde. Parce que comme le disait si bien notre Angélique Angie, il n’avait entre eux que de la contemplation. Je te regarde, tu me regardes, on se regarde. Colle ton œil à la lucarne, et épie ce que tu peux capter de moi. Mais franchement de quoi allaient-ils parler ? De contraception, attention ne vas pas tomber enceinte, ou de gastro, faites qu’il n’y ait pas d’épidémies ? So romantique, j’avoue. Bon, c’était pas censé être romantique, vu qu’ils étaient pas en couple, j’avoue. Mais quand même, parler des maladies qui accélèrent le transit intestinal ou de la façon d’éviter les MST et les mômes indésirables.

La neige de tout à l’heure s’était déjà transformée en une pluie froide qui transperçait sa chemise en lin et qui transformait le parterre blanc et neigeux en boue grisâtre. Super, vive la vie, on est tous lolilol trop contents. Allons nous tailler les veines avec une lime à ongles ! ♥ On s’emmerde, on s’emmerde, on s’emmerde …

« Enfin ... Ouais, on s’emmerde quoi. »

Fabuleusement passionnant, on sait. Mais à force de pas vouloir faire de lapsus qu’est ce qu’on peut dire ? Parler de la pluie et du beau temps ? Déjà fait non ? Et puis il en avait soupé de ce climat pseudo-nordique-quand-ça-l’arrange-et-parfois-franchement-caniculaire. Donnez moi des drumlins et des dunes, donnez-moi du soleil et des orages, assez de boue !

Owen était l’exemple même du pharisaïsme, tu es géniale, mais en fait je te hais. C’était aussi pour ça qu’il ne voulait pas parler. Hum. Pour balancer des insipidités hypocrites ? Merci bien. Quitte à parler, autant être honnête. Pfff, mais pourquoi on est pas tous dans une série à l’eau de rose ? Pour nager dans le bonheur avec en toile de fond le ciel induline et une aria qui vous fait tirer des larmes en guise de musique ? Dans les séries débiles, les héros savent tous quoi dire et quand. Ici, même les Gary Stu sont paumés. Youhouh, vive la vie. Non mais franchement, ils restaient là, tous les deux, à se regarder et balancer banalités insipides sur banalités insipides. Pourquoi ils partaient pas, chacun de leur côté ? Parce qu’ils étaient crétins. Voilà tout. Surtout Owen, j’avoue. Crétin, crétin, crétin. Crie lui que tu l’aimes, que tu la hais, que tu n’en peux plus. Crie lui que t’en as ras-le-bol. Ou tais-toi. Tais-toi ouais, plutôt.


Suite au lazzaronisme de notre pauvre playeuse, Owen restera donc en plan après deux répliques minables et plein de confusion dans sa pauvre âme torturée. Tout est bien qui finit bien.









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Et flemme de mettre les mots en gras 8D
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Ironie ~ Il fait moche [ Emily ]

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