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 Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]

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MessageSujet: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 23 Juil 2011 - 11:22

Putain. Comme d’habitude quand Hans ne savait pas quoi penser de quelque chose, ce mot était le seul à se frayer un chemin jusqu’à son cerveau. Il s’étira, plus affalé qu’assis sur le fauteuil, et laissa fuser un long soupir. Sur la table face à lui, un épais ouvrage étalait son lot de connaissances sans doute très utiles, mais que le jeune homme n’avait apparemment pas jugé utile de consulter. Tout juste s’il ne l’avait pas mis là pour la forme, pour se donner l’air de faire quelque chose de constructif. Plus que bâiller aux corneilles, en tout cas. Il devait être un peu plus de midi et demi, et ses paupières étaient encore lourdes de sommeil : personne n’aurait su l’en blâmer, ça ne devait pas faire plus de vingt minutes qu’il était levé. Premièrement parce qu’il n’avait jamais été du genre à se lever tôt –ce qui avait grandement contribué à son séchage de cours compulsif. Et deuxièmement parce que le misanthrope paranoïaque qu’il était devenu ces quelques derniers jours n’avait envie de croiser personne. Il ne fallait pas aller chercher l’explication plus loin que ça : à cette heure-ci, presque tout le monde devait être en train de manger ou était en tout cas réveillé depuis un bon moment, ce qui lui évitait d’avoir à discuter avec ses colocataires au saut du lit ou de croiser trop de gens dans les couloirs. Cent pour cent bénéfices. Comme les bonnes résolutions du premier janvier, il s’était ce jour-là décidé à trouver, ou faute de mieux chercher activement, cette fichue sortie qui passait son temps à lui glisser entre les doigts. Et comme ces mêmes promesses de début d’année, il avait très vite laissé tomber. Pas qu’il n’en ai plus envie, juste qu’il ne voyait pas comment. Après avoir dressé un plan, plus ou moins exact, de l’endroit, exploré ce qui lui avait semblé être un million de pièces et poussé au moins autant de portes, le découragement l’avait peu à peu envahi. Il était comme ça, l’avait toujours été et le savait. Rien qu’y penser minait son moral, cercle vicieux dont il n’avait pas l’air près de se tirer. Négatif au possible, ou réaliste pour reprendre ses mots, c’était pas son genre d’enjoliver les choses. Il se contentait de les regarder et de se taire, d’attendre sans mot dire, en tout cas en règle générale. Là, c’était encore autre chose, sa simple présence dans la bibliothèque en attestait.

En passant le seuil de ce lieu, sa première réaction avait été de s’étonner du nombre de livres qui s’entassaient sur les étagères. Pour un peu, le coin aurait eu l’air normal : seulement Hans ne se souvenait pas avoir mis les pieds dans une librairie de sa vie. Pas plus de deux ou trois fois quand il était gosse, peut-être. Google s’était chargé de l’informer du reste, la connexion internet du lycée ayant cet avantage d’être proche, gratuite et de lui éviter de longues minutes d’errance parmi des bouquins qui ne répondraient même pas à ses questions en temps réel. Heine et Goethe ne lui étaient pas plus familiers que les théorèmes de maths qu’il s’était évertué à oublier sitôt appris. Au milieu de toute cette paperasse, avait-il alors songé, il devait bien y avoir au moins un truc utile pour se barrer de ce soi-disant pensionnat. Peine perdue toutefois ; le manque de pratique lui avait rendu la recherche trop compliquée. Toute une vie n’aurait pas été suffisante pour éplucher les étagères dans leur intégralité et il ne connaissait aucune méthode pour aller plus vite. Découragé avant d’avoir commencé, il en avait attrapé un au hasard et s’était littéralement écrasé dans l’un des nombreux fauteuils moelleux parsemés de ci de là, goûtant une solitude qui lui donnait pourtant envie de vomir.

Ses yeux bleus cernés de noir ne fixaient rien en particulier, et sa dégaine rendait sa présence ici aussi appropriée que celle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Des mèches de cheveux blondes ou brunes qu’il n’avait pas pris la peine d’attacher tombaient anarchiquement sur ses épaules et devant ses yeux, le noir de sa veste contrastant avec la pâleur de sa peau. Un jean délavé qui avait connu des jours meilleurs et une paire de converses un peu usée venaient compléter la panoplie du parfait je-m’en-foutiste. La musique que hurlaient ses écouteurs dans ses oreilles avait remplacé l’air calme et insupportable qui l’avait accompagné depuis qu’il était sorti de sa chambre déjà vide. Corey avait succédé à Alexi Laiho pendant un moment, d’autres prendraient le relais. Il sortit de sa poche son portable sans l’allumer pour autant, laissant ses doigts courir sur l’écran et hésiter sur les touches. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours que des tarés de kidnappeurs coincent les héros dans des endroits
hors-réseau ? Un sourire cynique étira ses lèvres : sûr que le toxicomane énervé et parano avec le profil parfait du type qui se fait buter avant la première demi-heure était franchement bien placé pour parler de « héros »… Bah, peut-être que s’il collait un mec du genre beau-gosse et sourire Colgate, accompagné de sa bimbo blonde de copine, il aurait une petite chance de s’en sortir ou de figurer au générique ? Tiens, il aurait qu’à piquer la place de l’asiatique à lunettes au q.i. explosif, puisque lui ne rendait l’âme en général qu’à la fin. Quoique, lui souffla la voix du cynisme, dans ce genre de scénario, ils pouvaient aussi les faire poireauter jusqu’à la toute fin, les amener près du but pour finalement tuer tout le monde. Et voilà, dernier plan sur le regard catastrophé du dernier protagoniste en vie, généralement cette très chère bimbo, sans qu’on sache ce qui était arrivé à son chevalier servant. On imaginait bien, ceci dit, hein.

Hans retira un de ses écouteurs, se trouvant pour le coup tout à fait ridicule. Cette situation lui avait-elle donc fait péter son dernier câble ? Quelle merde. Enfin, d’un autre côté, il n’y avait plus grand-chose qui aurait pu l’étonner, pas après tout ce qu’il avait vécu ces derniers temps. Son bras lui fit mal, comme pour le ramener à la réalité ; ça aussi, c’étaient des conneries. Et il devait faire avec. Le berlinois alluma une cigarette, se contrefoutant de ne pas avoir le droit de fumer dans une bibliothèque. On voulait lui imposer des règles ? Cool, que le maître des lieux ramène sa sale face. Il pourrait lui demander la sortie, à ce prestidigitateur de pacotille, comme ça. Et appeler Kaas, tiens. La harpie aux cheveux rouges voulait régler ses comptes avec ce vieil emmerdeur et très honnêtement, il comptait pas l’en empêcher. Hans manqua de sursauter lorsqu’il entendit du bruit –des voix sans aucun doute, des pas aussi– plus loin dans la pièce se rapprocher. L’une d’elles ne lui était pas étrangères, mais de là à ce qu’il colle un visage dessus, y avait une sacrée marge. L’idée de croiser qui que ce soit le révulsait autant qu’elle l’attirait ; il espéra malgré tout qu’ils feraient demi-tour, pour la forme. S’il s’était enterré là, c’était pas pour entrer dans de grands débats philosophiques, non plus… Enfin, peu de chances que ça arrive, non ?
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 14 Aoû 2011 - 17:09

{...8D}

«Enfin je dis ça et je dis rien. Je disais quoi, déjà?»

Aucune idée. Et ça n'avait d'ailleurs aucune forme d'importance, comme tout ce qu'il disait depuis quelques minutes – et même ce qu'il avait pu dire avant, sans doute. Le jeune homme avançait d'un pas décidé, laissant ses bras se balancer de chaque côté de son corps à leur guise, un sourire d'imbécile heureux accroché au visage. Comme tout le temps, en fait. Ça ne faisait pas très longtemps qu'il était arrivé là, mais il avait au moins compris une chose : il n'était pas mort. Et ça, ça suffisait à le faire sourire toute la journée. D'accord, ils étaient enfermés, c'était vraiment pas cool. Et d'accord, il y avait l'air d'avoir de drôles de personnes, ici. Bon, l'histoire du pouvoir, c'était déjà plus sympa, non? Enfin, il parlait pour les autres, parce que jusque là ce qu'il imaginait être le sien le laissait relativement perplexe. Tout ce qu'il avait compris au truc était que, dans les grandes lignes, il ne pouvait pas tout dire. Il aurait bien mis ça sur le dos de son ataxie, mais ça ne faisait pas grand sens. Avoir des problèmes d'élocutions, il voulait bien ; mais ce n'était pas des problèmes d'élocution, ça. C'était tout bonnement des mots qui sautaient, et qu'il n'arrivait pas à prononcer, peu importe combien de fois il essayait. Les insultes, par exemple. Ça, d'accord, c'était franchement, franchement nul. Mais comme il l'avait déjà dit, ils étaient en vie. Ils avaient à manger, ils avaient un lit, une douche, des vêtements sortis de nul part, et même un grand Parc dans lequel se promener. Ça aurait pu être pire. Donc mieux valait s'en réjouir que s'en plaindre, du point de vue de l'éternel optimiste qu'il était.

Il s'arrêta de parler un moment, plus pour chercher quelque chose à dire que parce qu'il appréciait le silence. Il jeta un coup d'œil au garçon qui marchait à ses côtés, et reporta son attention devant lui.

«Her, tu veux que je chante une chanson?»


Il se doutait de la réponse, mais ça ne l'empêchait pas de poser la question tout de même. De toute façon, l'australien aux yeux verts n'était pas de ceux qui se vexaient pour un rien ; il en fallait au contraire beaucoup pour vraiment l'énerver. Ce qui était une chance, quand on sait se montrer aussi agaçant qu'il l'était parfois. Il baissa les yeux vers la montre accrochée à son poignet : midi et demi. Comme les jours précédents, la question qui s'était imposée ce jour-là au jeune homme avait été celle de trouver quelque chose à faire pour occuper son après-midi. Il avait bien pensé à explorer les lieux, mais il avait déjà ouvert la plupart des portes, et n'avait pas envie de courir dans tous les couloirs pour une fois de plus se retrouver perdu. Il lui semblait que plus il s'attardait dans ces longs corridors, plus ils s'allongeaient et s'amusaient à le perdre. C'était peut-être stupide, mais il n'en restait pas moins que c'était la sensation qu'il ressentait.

Voilà pourquoi, vêtu d'une chemise hawaïenne bleue parsemée de fleurs blanches d'un goût certain, d'un bermuda clair qui tombait juste sous ses genoux et de ses baskets, il se rendait d'un pas assuré vers la bibliothèque. Parce que, c'est bien connu, quand on a l'estomac plein, on va lire. Il avait plus ou moins trainé son ami aux cheveux clairs avec lui, peu enchanté à l'idée de se promener seul, et s'appliquait maintenant à lui casser les oreilles avec une constance qui forçait le respect. Qu'est-ce qu'il y pouvait, s'il ne pouvait pas s'empêcher de parler sans arrêt? C'était mieux que s'enfermer dans un silence de mort, de son avis. Au moins, ça le détendait. Or, être détendu, c'était bien mieux qu'être constamment sur les nerfs.

«Wohé! Ça, c'est de la bibliothèque, commenta-t-il après avoir ouvert la porte de ladite pièce, y entrant avec un entrain non dissimulé. Je t'avais dit que je me perdrais pas, je suis un as de l'orientation.»

Ou pas. Mais il avait envie de dire que c'était grâce à son sens de l'orientation infaillible et non grâce à la chance qu'il était arrivé là, voilà tout. Il était en train de s'extasier sur le nombre de livres et d'étagères qu'il y avait ici (à croire qu'il n'avait jamais été dans une bibliothèque) quand quelque chose attira son attention, dans le fond. Ah, il y avait l'air d'avoir quelqu'un. Non pas que ce soit vraiment étonnant non plus. Au bout de quelques secondes il s'arrêta, et lança un regard accusateur à Hugo. Le regard qui voulait dire, précisément 'ah-non-me-dis-pas-que-tu-fumes-ça-craint-tu-vas-te-bousiller-la-santé-mec-en-plus-ça-se-fait-pas-de-fumer-dans-une-bibliothèque'. Mais il dû bien vite se rendre à l'évidence, il ne fumait pas du tout. Sans prendre le temps d'expliquer à son ami le pourquoi du comment de ce regard noir, il partit à grandes enjambées en direction du fond de la salle.

«Heeeeey! S'exclama-t-il un peu bruyamment une fois arrivé au niveau de l'inconnu. Salut! Tu sais que si tu fumes tu vas choper un cancer des poumons, j’espère? En plus nous aussi, on va choper un cancer des poumons, si tu fumes. C'est nul, les cancers, donc c'est nul de fumer, en plus c'est même pas comme si c'était bon ou quoi... Parce que si ça avait bon goût, encore, mais même pas. (Il se retourna un moment, et fronça les sourcils) Hein, Hugo? Oh, tu lis quoi?»

CQFD. Faire campagne contre le tabac, c'était tout un métier. Parler avec T.J aussi, c'était tout un métier.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Des chansons, des filles, beaucoup de verres et de nuits ;
Telles étaient nos heures, telles étaient nos vies.
Futiles adolescents, tout nous était permis.

Rois de pacotille ; princes démunis. »

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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Lun 5 Sep 2011 - 3:39

«Enfin je dis ça et je dis rien. Je disais quoi, déjà?»

Hugo haussa les épaules, levant les yeux au ciel dans un geste d'ignorance. Si T.J ne suivait pas ce qu'il disait, alors ce n'était pas lui qui risquait de le faire. Il n'y avait aucune méchanceté dans ces propos, Hugo voulait être clair: Il était loin de détester le jeune Australien qui, s'il était un rien énervant et trop bavard, était tout de même sympathique et de relativement bonne compagnie. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés par hasard dans le hall d'entrée du pensionnat, il y avait quelques temps de cela, ils étaient devenus amis, en quelque sorte. Vu les cas qu'il y avait ici, de toute manière, Hugo préférait mille fois marcher à côté du garçon aux cheveux teins plutôt qu'à côté d'un géant couvert de poils de chats. Dans ce laps de temps, le français aux yeux mordorés n'avait certes pas trouvé en quoi pouvait consister son pouvoir, mais il avait pu s'apercevoir que les gens qui habitaient cet endroit étaient...Spéciaux, pour certains. Et encore, il était persuadé de ne pas en avoir encore croisé la moitié.

Youpi, quelle joie. Il en trépignait d'impatience, de pouvoir croiser de nouveaux monstres et de nouveaux hystériques.

«Her, tu veux que je chante une chanson?»

Hugo fronça ses sourcils, lançant à T.J son regard le plus courroucé-et par définition le plus effrayant, avant de dire, d'un ton à demi exaspéré:

« Sûrement pas. J'ai pas pris mon Ipod, alors c'est pas pour que tu me chantes une chanson de ton pays de Kangourous. »

Après quoi, il posa son regard sur ce qui l'entourait, et se rendit compte qu'il était malade d'observer des tableaux. Alors, histoire de ne pas recracher tout son repas, il se décida à regarder la moquette rouge défiler sous ses pas, avec un petit soupir. Regarder des tableaux lui donnait mal au ventre, et ce qui lui don nait encore plus mal au ventre, c'était la tenue de T.J. Il ne savait pas où il avait pu trouver cs fringues, mais il avait un sacré mauvais goût. Il le préférait encore en maillot de bain, tiens! Même mise avec un autre vêtement, cette chemise n'aurait jamais pu faire bien. Jamais, et il s'y connaissait. Hugo, lui, avait trouvé suffisant d'enfiler une chemise blanche rayée de noir, et un jean décoré de chaînes accrochées à ses poches, qui cliquetaient doucement à chacun de ses pas. Ses cheveux blonds pâles, quant à eux, étaient coiffés en ce qu'il appellerait un 'bordel organisé', à savoir: Ils étaient en bataille, mais ils étaient coiffés quand même et du coup, ça faisait classe et il n'avait pas l'air ridicule'. Avoir l'air ridicule, c'était une des dernières choses qu'Hugo aurait voulu, même dans un bâtiment magique qui vous avait avalé et refusait de vous recracher. Chacun avait ses limites, il imaginait.

Écoutant à peine le commentaire de T.J sur la grandeur de la bibliothèque et tout ce qui s'ensuit, il suivit son ami dans la pièce sans un mot. En effet, c'était plutôt une grande salle, parcourue d'étagères rempli à craquer. Il devait y avoir des livres sacrément vieux, dans cet endroit. Une sorte de centre du savoir? Bha, au fond, s'il pouvait trouver un livre chouette, Hugo s'en fichait un peu. Il allait s'apprêter à demander à T.J pourquoi il se sentait obligé de commenter tout ce qu'il voyait quand il surprit le regard noir de ce dernier posé sur lui. Le français haussa un sourcil, perplexe. Eh bien quoi, qu'est-ce qui lui prenait? Il avait pas lu dans ses pensées, quand même? Retenant une exclamation surprise lorsqu'il parti à grandes enjambées vers le fond de la salle, il le suivit, vaguement mécontent.

« Qu'est-ce que tu fous, au juste? »

Puis il avisa un garçon, assis sur un fauteuil, une cigarette à la main. T.J s'était arrêté devant lui, et Hugo passa sa main sur son visage en s'approchant, devinant très bien ce qui allait suivre. Et pourquoi T.J l'avait regardé de travers, aussi.

«Heeeeey! Salut! Tu sais que si tu fumes tu vas choper un cancer des poumons, j’espère? En plus nous aussi, on va choper un cancer des poumons, si tu fumes. C'est nul, les cancers, donc c'est nul de fumer, en plus c'est même pas comme si c'était bon ou quoi... Parce que si ça avait bon goût, encore, mais même pas. Hein, Hugo? Oh, tu lis quoi?»

Hugo haussa largement les épaules, ne se sentant pas l'envie de répliquer. Si T.J voulait faire sa campagne contre le tabac, qu'il le fasse, mais qu'il n'aille pas s'étonner de se faire des ennemis, après. Surtout s'il allait déloger les fumeurs jusque dans la bibliothèque. Non mais sérieusement...Chacun faisait ce qu'il voulait de sa vie. Si ce garçon ou lui-même avaient envie de mourir d'un cancer des poumons, c'était leur...Ses yeux s'agrandissant sous l'effet de la surprise, Hugo examina un peu plus celui qui se trouvait devant lui. Ah tiens, il lui disait quelque chose, celui-là.

« T'es pas un de mes colocataires, toi, si? » Fit-il soudainement, l'air songeur. Il était presque certain d'avoir déjà vu ce garçon dans sa chambre-il n'avait pas vraiment un physique passe partout, il fallait l'avouer. Mais alors là, son nom...Il n'en savait rien. Ils étaient quatre dans la chambre, pas deux.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 10 Sep 2011 - 15:01

Qui que ce soit, c’était bruyant. Et donc potentiellement chiant, telles étaient à peu de choses près, les pensées de Hans quelques secondes avant que les deux arrivants ne soient en vue. Vraiment, fallait chercher pour trouver des raisons de parler autant, et fort tant qu’à faire. Le Berlinois fronça les sourcils, contrarié : avec ce livre ouvert devant lui, on aurait presque pu croire l’interrompre dans sa lecture et quelque part, le prétexte de l’instruction pourrait suffire à ce qu’on lui fiche la paix. Après tout, on avait besoin de tranquillité pour comprendre les lignes qui s’amassaient devant nos yeux, la moindre des choses était de respecter son envie si irrépressible de se cultiver en lisant…, tiens, il lisait quoi, déjà ? Venant d’un individu écoutant sa musique le volume poussé à fond, une clope à la main, la notion de « respect » ne devait de toute façon plus être aussi pertinente, mais il n’y réfléchit pas. C’était pas son truc, la réflexion profonde et logique, force était pour lui de le reconnaitre. N’ayant aucune envie d’être dérangé, aucune envie de parler et plus largement de croiser qui que ce fut, il baissa son regard sur la table, crachant au passage un nuage de fumée qui depuis longtemps ne lui piquait plus les yeux. Il les ferma un instant, coinçant sa cigarette entre le majeur et l’index, avant de les planter devant le garçon tout juste arrivé. Nouveau froncement de sourcils.

Il avait un problème, lui ? Putain, songea Hackermann, ça existait vraiment, les types habillés comme ça ? Et lui qui croyait jamais en voir que dans de mauvais films, il était servi… Tout chez lui rappelait le parfait branleur de service : de ses fringues à ses cheveux grisâtres –il fallait au moins une bonne cuite pour oser se les teindre de cette couleur, à moins d’une sérieuse embrouille avec son coiffeur– en passant par son expression et sa manière de parler trop fort, Hans comprit aussitôt le genre. Et le détesta dans la seconde qui suivit. Les types comme ça, il les évitait tant il les exécrait ; toujours quelque chose à dire, toujours une remarque stupide à faire, toujours à se croire tellement meilleur que tout le monde, pourris-gâtés à un tel point que la nicotine ne parvenait pas à couvrir l’odeur des moisissures qu’ils étaient. Cool, en somme, très cool. Et qu’est-ce que monsieur lui voulait, exactement ? C’étaient pas les fauteuils qui manquaient, ici, ni la place et moins encore les livres : en trois mots, ce crétin pouvait dégager. Ce qui faisait d’ailleurs quatre mots en tout.

« Salut! Tu sais que si tu fumes tu vas choper un cancer des poumons, j’espère? En plus nous aussi, on va choper un cancer des poumons, si tu fumes. C'est nul, les cancers, donc c'est nul de fumer, en plus c'est même pas comme si c'était bon ou quoi... Parce que si ça avait bon goût, encore, mais même pas. »

Respect. Même pas le temps d’en placer une que l’abruti enchaînait sur le mot suivant, sans s’arrêter, d’une traite. La bonne moitié de son discours lui échappa puisque seule son oreille droite était présentement disponible, mais ç’avait été suffisant pour comprendre le gros du truc : blablabla, y fallait pas fumer, ceci cela. Concrètement, si on lui en avait laissé le temps, qu’aurait-il répondu ? Merde. Clair, précis et concis. Depuis qu’il était gosse, il avait l’impression de contribuer de moitié aux ventes de tabac en Allemagne, comme disait parfois Maude. Qui n’était pas vraiment mieux non plus. Et jusque-là ? Pas de cancer, à peine une petite toux quand il courait, et Dieu savait qu’il ne courait jamais. Le seul facteur qui le forçait à se borner à un paquet par jour était d’ordre économique : ces conneries coûtaient la peau du cul, et lui ne gagnait que ce qu’il piquait à ses parents. Il emmerdait les cancers, il emmerdait cet emmerdeur, et s’il ne voulait pas respirer un air aussi vicié, grand bien lui en fasse : personne le retenait ici. Pauvre con.

Durant le temps que dura sa tirade, Hans lui jeta un regard équivoque sans pour autant éteindre sa cigarette. Qu’il aille se faire foutre, le connard moralisateur. Qu’il aille faire chier quelqu’un d’autre, il était pas d’humeur à jouer.
Ce n’est que lorsque Son Ethique Indignée s’adressa au type à côté de lui qu’Hans prit vraiment conscience qu’en effet, ils étaient deux : l’air plus calme, blond et mieux sapé. Ce qui ne voulait pas dire qu’il vaille plus que l’autre, dans le fond : là aussi il voyait le genre, et pour trainer ensemble ils devaient bien un minimum se ressembler. Fumeur, probablement, vu ce que son ami lui avait dit. Hackermann ne daigna pas baisser le son de son MP3, jouant avec celui des écouteurs qu’il n’utilisait pas et négligeant de répondre à la question sur son livre. Sérieusement, qu’est-ce qu’on pouvait s’en foutre de ce qu’il lisait… En plus, il ne lisait même pas. Il ne lisait jamais.
Her, comment il avait dit qu’il s’appelait, déjà ?
« T'es pas un de mes colocataires, toi, si? »
Hans inspira une nouvelle bouffée de sa cigarette, l’air toujours aussi avenant. Pour le peu qu’il les croisait, ses colocataires, honnêtement… Il aurait pas pu l’oublier, tiens ? C’était vrai que son visage lui disait vaguement quelque chose, et ça expliquait qu’il ait cru reconnaitre sa voix. Couché passé minuit, levé bien après midi, l’Allemand s’était assuré une pseudo-tranquillité en évitant les gens qui partageaient sa chambre. Enfin, il avait dû voir ce nom sur la porte, celui que le branleur venait de prononcer. Hugo. Okay, content de savoir enfin quelle tête t’as et de connaitre ton pote, songea-t-il, maintenant va raconter ta merde ailleurs et barre-toi…

« Sûrement que si, lâcha-t-il après avoir soufflé la fumée dans leur direction, mais on s’en fout. On est pas chez maman, pas besoin de faire semblant d’être gentil et de s’intéresser aux autres. »
Puis il tourna la tête vers l’imbécile heureux, reprenant d’un ton aussi amène :

« Et je t’oblige pas à rester respirer ma fumée et choper « mon cancer en devenir », si t’aimes pas ça, t’as qu’à te barrer. »
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 6 Oct 2011 - 16:15

Le haussement d'épaule d'Hugo lui valut un regard agacé de la part de T.J, ce qui était suffisamment rare pour être noté. S'il y avait bien quelque chose qu'il n'aimait pas, c'était les cigarettes et la fumée qui en sortait. Ou que les gens avalaient. Il fallait pas être bien, pour s'amuser à se bousiller la santé comme ça, pour le plaisir! D'autant plus que, comme il l'avait si judicieusement fait remarquer, ce truc était immonde. Il avait essayé une fois – sûrement pour un pari ou autre bêtise du genre – et après avoir failli s'étouffer, il avait fait le serment qu'il ne fumerait jamais. Tout le monde ne devait pas être d'accord avec sa façon de voir les choses.

L'Australien tiqua en voyant que la cible de ses remontrances n'avait visiblement pas l'intention de lâcher son poison, et fit une moue ennuyée. Si son pouvoir avait été d'éteindre les cigarettes à distance, au moins, ça aurait été utile! Il l'aurait utilisé à tort et à travers, et n'aurait plus lâché Hugo d'une semelle pour le forcer à se débarrasser de cette sale habitude. Mais que voulez-vous? Le monde est mal fait. Pas de super-pouvoir pour éteindre les cigarettes. Juste ses mains et sa bonne volonté.

« T'es pas un de mes colocataires, toi, si? »

La remarque eut le mérite de surprendre le jeune homme, qui passa ses yeux verts de son ami à l'inconnu, étonné. Un de ses colocataires? Parce qu'ils ne se connaissaient pas, en plus? Enfin, il ne connaissait pas vraiment les personnes qui partageaient sa chambre, mais il avait retenu leurs noms, au moins. Remarque, chacun faisait comme il voulait. Ce n'est qu'une fois que le colocataire présumé inspira une nouvelle bouffée que ses sourcils se froncèrent à nouveau. Il ne comptait pas continuer à fumer comme ça dans la bibliothèque, si?

Il aurait pu poser la question et attendre la réponse, mais il n'en avait pas besoin. Bien sûr, qu'il comptait continuer. Preuve en était qu'il venait de très aimablement souffler sa fumée sur eux. N'ayant pas de masque à oxygène sur lui, il ne put contourner l'attaque sournoise qu'en faisant l'éventail avec sa main droite. Moyennement utile, mais bon.

« Sûrement que si, mais on s’en fout. On est pas chez maman, pas besoin de faire semblant d’être gentil et de s’intéresser aux autres. »

Oooookay. Ça, c'était fait, comme on dit. Apparemment, il n'était pas du genre sympa et conciliant. Mais qu'à cela ne tienne! Il faut s'entendre avec ses colocataires, et le colocataire d'Hugo était forcément quelqu'un de bien, même s'il n'en avait pas l'air. Et même s'il fumait. Ça ne voulait pas dire qu'il était chiant ; ça voulait juste dire qu'il était suicidaire.
Il écouta sa remarque sur le 'cancer en devenir' d'une oreille attentive, un sourire étirant à nouveau ses lèvres. T.J n'était pas du genre à se froisser du ton utilisé ou des remarques qu'on lui faisait, bien au contraire. Il fallait vraiment vouloir, pour s'attirer ses foudres.

Il tendit l'ndex et le pouce de sa main droite pour imiter la forme d'un L, et les amena au niveau de son front.

« Les fumeurs sont des lo-sers,
scanda-t-il avec un large sourire, sans perdre son sérieux pour autant. Tu t'empoisonnes pour rien, mec. Enfin booooon. Si vous voulez vous tuer, hein! »

Ceci étant dit, il haussa les épaules et s'éloigna vers les rayonnages en chantonnant. Quelques secondes lui furent suffisantes pour empiler une demi-douzaine de livres dans ses bras, sans distinction de genre ou de quoi que ce soit. Fort de sa trouvaille, il revint à son point de départ, près des cruels fumeurs, et laissa tomber les livres sur une table près d'eux. Il tira un fauteuil à côté de la table, et entreprit de faire tenir les livres en équilibre de façon à en faire un tunnel.

« Oh, tu t'appelles comment au fait? Si je sais ton nom, je suis sûr que je peux deviner d'où tu viens! Regarde, Hugo il est français, et ça se voit à son nom, expliqua-t-il en fouillant dans sa poche pour en sortir une petite bille. Moi je m'appelle T.J alors c'est plus dur à deviner, déjà. »

Et il poussa la bille sous son tunnel précaire, satisfait que tout ne tombe pas. Comme quoi il en faut peu pour être heureux, n'est-ce pas.




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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 3 Nov 2011 - 1:09

« Sûrement que si, mais on s’en fout. On est pas chez maman, pas besoin de faire semblant d’être gentil et de s’intéresser aux autres. »

D'accord, songea Hugo en haussant un sourcil intrigué. Leur nouvel ami de la bibliothèque n'était pas très poli ni très avenant, de toute évidence. En revanche, il devait être atrocement généreux, à voir la manière dont il voulait leur faire partager son ' futur cancer'. Bof, il n'avait pas vraiment besoin d'aide pour l'attraper, lui. Fumer, depuis le temps, il y était habitué, et ça ne lui faisait plus rien. Il regarda avec amusement T.J s'éventer pour tenter de chasser la fumée et l'odeur de la cigarette, et se dit, non sans une once de méchanceté, qu'il y avait de ce garçon grossier au moins un enseignement à retenir. Quand quelqu'un t'énerve avec sa propagande anti-tabac ou son pays de kangourous et de surfeurs, crache lui ta fumée à la figure, ça lui passera l'envie de bavasser. Ce serait pratique, quand T.J commencerait à trop lui courir sur le haricot.

« Et je t’oblige pas à rester respirer ma fumée et choper « mon cancer en devenir », si t’aimes pas ça, t’as qu’à te barrer. »


Hugo acquiesça vaguement, tournant sa tête en direction des nombreuses étagères qui tapissaient la pièce. Il n'y avait pas à dire, cet endroit devait être terriblement grand, pour avoir autant de pièces et de couloirs. Un salon, des chambres qui semblaient apparaître comme par magie, des cuisines, des salles bizarres dans lesquelles il n'avait pas osé entrer...C'était aussi flippant que c'était impressionnant. Et en plus, les noms des locataires étaient marqués sur les portes des chambres, histoire qu'ils ne puissent pas se tromper. C'était merveilleux, quoi...Même si Hugo se demandait comment le pensionnat pouvait savoir comment il s’appelait. Il avait pas rempli un formulaire avant d'entrer, quoi.

« Les fumeurs sont des lo-sers. Tu t'empoisonnes pour rien, mec. Enfin booooon. Si vous voulez vous tuer, hein! »

Hugo aurait du noter le nombre de fois où T.J lui racontait combien il allait souffrir d'un cancer des poumons par jour. Autant de fois qu'il mettait une cigarette dans sa bouche, il imaginait. Bon, au final, ça faisait pas tant que ça de fois, il ne fumait pas comme un pompier, non plus. Bizarrement, pourtant, il avait l'impression qu'il le harcelait avec ça en permanence. Il le regarda partir en chantonnant entre les rayons de livres, et se demanda où était passée Lily. Elle le suivait toujours, d'habitude. Peut-être qu'elle était devenue trop dodue pour se déplacer seule.

...Tout bien réfléchit, il préférait ne pas y penser.


Quand T.J revint enfin vers eux, qui avaient opté pour un silence religieux qui semblait parfaitement leur convenir, ce fut pour déposer avec fracas une demi douzaine de livres sur une table et entreprendre de faire avec ces mêmes livres un tunnel bien précaire. Le jeune homme aux cheveux blonds le regarda faire d'un œil critique. Entre un gamin de huit ans et lui, il ne voyait décidément pas la différence: Puérils, et toujours amusé d'un rien. Sauf qu'à 18 ans, c'était un peu triste, il trouvait.


« Oh, tu t'appelles comment au fait? Si je sais ton nom, je suis sûr que je peux deviner d'où tu viens! Regarde, Hugo il est français, et ça se voit à son nom. Moi je m'appelle T.J alors c'est plus dur à deviner, déjà. »


Hugo regarda la bille passer sous le tunnel par un côté et en ressortir par l'autre, et applaudit T.J, collant un sourire moqueur sur son visage. Avec ça, aucun doute qu'il allait devenir un grand architecte. Quelle originalité...!


« Bravo, T.J, tu viens de réaliser le truc le plus concret que t'ai jamais fait depuis que t'as passé cette porte. Félicitation. »

Oui, parce qu'avant, il n'en savait rien. Quoi que ça l'aurait étonné qu'il ait fait mieux dans son petit monde, à son époque. Con un jour, con toujours. Son cas était désespéré, pas de chance. Le Français aux yeux clairs se tourna vers l'autre fumeur, comme pour lui faire remarquer quelque chose, mais s'arrêta net, interdit. Un chinchilla gris et grassouillet,
son chinchilla, venait de sauter sur le jeune homme, pour prendre la cigarette qu'il tenait entre ses dents, et filer se mettre à l'abri à côté de T.J. Hugo foudroya Lily du regard, mais cette dernière paraissait fière de ce qu'elle avait fait, et n'en tint pas compte. Ben tiens, manquait plus que ça...

« Ça craint, ça. » fit Hugo, passant son regard de T.J à Lily, accusant mentalement ce dernier d'avoir appris des choses peu recommandables à son AEA ces derniers jours. Il aurait pu le faire à voix haute, aussi: Mais il pouvait pas penser à tout à la fois. Bha non.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 13 Nov 2011 - 16:01

Un loser ? Merci, se dit Hans, ça, pas besoin de le préciser, je le sais déjà. Plus ce type causait, et plus il lui faisait penser à ces crétins qui confondaient lycée et podium, paradaient comme des…, des imbéciles heureux en mal d’attention, il ne voyait pas comment le dire autrement. A se demander qui, des deux, était réellement un « loser » ; à parler comme ça, le mec en chemise hawaïenne jetait le doute. Passablement énervé, le Berlinois se contenta de le fusiller du regard, sans mot dire. Pauvre con… Il se prenait pour qui, à lui dire quoi faire, lui dicter sa conduite ? Il le connaissait, peut-être ? Non. Eh bien dans ce cas, qu’il s’occupe de ses affaires et laisse les siennes tranquilles : il faisait ce qu’il voulait et il voulait fumer. C’était pas comme s’il avait pu arrêter du jour au lendemain de toute façon, et puis, il n’en avait jamais eu l’intention.

Un cancer, c’était bien joli, mais c’était surtout une réalité trop lointaine, trop abstraite pour qu’il en ait vraiment peur. C’avait toujours été le cas et, quitte à avoir les poumons carbonisés, autant qu’il continue ce qu’il avait si bien commencé. C’était trop tard pour se soucier de sa santé, maintenant. D’ailleurs, pourquoi on collait pas des images d’obèses ou d’artères bouchées sur les boîtes de bonbons pour les gamins ou l’emballage des hamburgers ? Si ça les tripait pour un produit, qu’ils y aillent carrément et étendent leur campagne à la con à tout ce qui était dangereux pour leurs pauvres petits citoyens. Comme s’ils avaient pas d’autres chiens à fouetter… L’autorité en général lui tapait sur le système, et ce type qui le rappelait à l’ordre l’y faisait penser. Conclusion logique : il l’énervait. Pour s’être fait une couleur aussi atroce, il avait bien dû tuer son sens de l’esthétisme, il allait pas non plus lui reprocher de faire pareil avec sa respiration, si ?

Hackermann observa le plus stupide de ses interlocuteurs –ou en tout cas, celui qui faisait le plus allègrement étalage de sa stupidité– tandis qu’il disposait des livres sur la table. Il foutait quoi, au juste ? Hans leva les yeux au ciel : combien de personnes au juste venaient ici pour
lire ? Ça, faire des tunnels, dormir et « comater » devant son portable, ça y allait. Mais lire…, ça devait se faire rare, les gens sérieux, dans le coin. Il continua à jouer avec son écouteur, portant aussi peu d’attention que possible aux deux autres : peut-être que quand ils auraient compris qu’il se foutait complètement de ce qu’ils pouvaient raconter, ils se barreraient et le laisserait à ses pensées –ou son absence de pensées, la léthargie dans laquelle l’avait plongé le pensionnat le rendant de moins en moins enclin à de longs soliloques comme ç’avait pu jadis être le cas. Hans n’y croyait pas trop, dans la mesure où l’autre s’était installé, mais ça ne lui coûtait rien d’attendre. Un gamin capricieux se lassait vite d’emmerder quelqu’un qui ne voulait de toute évidence pas jouer avec lui. Au pire, songea-t-il, j’ai qu’à me casser, moi, et aller trainer ailleurs. C’était reconnaitre sa défaite mais, face à des chieurs pareils, il s’avouait de toute façon vaincu : l’Allemand n’avait ni la patience ni la tolérance, pas plus que la motivation pour supporter « Monsieur-anti-tabagisme » ou « Hugo » alors qu’il venait de se lever et aspirait…, oh, à tout sauf à eux, merde.

« Oh, tu t'appelles comment au fait? Si je sais ton nom, je suis sûr que je peux deviner d'où tu viens! Regarde, Hugo il est français, et ça se voit à son nom. Moi je m'appelle T.J alors c'est plus dur à deviner, déjà. »

Ben voyons. Il commençait comme ça et se foutait de ce que lui pouvait ne pas avoir à dire. Il savait d’où il venait ? Cool, super génial, le tour de passe-passe. Merci et au revoir, hein. Hans jeta un regard désabusé au blond : la France, tout ce blablas-là, il connaissait pour avoir vécu à côté mais sans plus. Quelque part, ça devait pas être pour rien s’ils avaient passé leur temps à se faire la guerre…, quelque chose devait clocher chez ces bouffeurs d’escargots et de baguettes. Il en avait vu, une fois, des types d’un échange scolaire. Avec la classe des « j’apprends le français, moi, je suis sophistiqué et je te méprise », et très franchement, ça lui était pas passé par la tête de leur adresser la parole. D’ailleurs, il avait trouvé leurs baragouinages aussi horribles qu’incompréhensibles. Maude, elle, les avait collés, pire que de la glue, parce que soi-disant c’était « trop classe le français ». Hans les avait tout de suite trouvés chiants. Pas de raison que ça change maintenant.

Pour lui, ce n’étaient pas des préjugés : il devait y avoir des français sympa. Juste pas ceux qu’il avait croisés, et encore moins celui-là. Hans poussa un soupir agacé, parce que justement, agacé, il l’était, et pire encore. T.J, hein ? T.J et Hugo, ça faisait duo comique. Le Frenchie et l’Amerlot ; s’il pensait faire illusion avec un prénom pareil… C’était américain, ça. Et c’était pas étonnant, les pires cas devaient être là-bas. Toujours à se prendre pour le centre du monde, alors qu’en fait personne ne les aimait. Y faudrait qu’ils réalisent, un de ces quatre.

« Bravo, T.J, tu viens de réaliser le truc le plus concret que t'ai jamais fait depuis que t'as passé cette porte. Félicitation. »

Le junkie sentit un vague élan de sympathie envers le blond : au moins, ils étaient d’accord sur un point ; faire rouler une bille dans un tunnel de livres, ça craignait. Sérieux. Avec la dégaine qu’il se trimballait, il devait pas avoir fait mieux de sa vie…, cela dit, Hans non plus n’avait rien fait de vraiment concret. Et sur lui aussi, ça se voyait. Enfin, il restait malgré tout moins con et n’avait pas à se remettre…

…. En question. Hans recula comme il pouvait dans son siège, les sourcils froncés, plus médusé qu’en colère : une énorme souris bizarre lui avait
sauté dessus ? Un raton laveur XXL lui avait…, piqué sa cigarette ? Une sorte de rongeur moche avait –limite– attenté à ses jours ? Il secoua la tête, suivant la bestiole du regard, et ne fut pas déçu : comme de par hasard, tiens ! Elle allait se cacher dans les jambes de son maître, la souris ! Y en avait franchement pour inventer des trucs débiles… La Mouche, au moins, ne faisait pas de conneries et lui foutait la paix : il avait eu besoin d’elle y avait un bail, et l’avait oubliée avec le temps : c’était pas pour la récupérer maintenant. Ils avaient tous grandi, ils étaient tous assez vieux pour distinguer ce qui était réel et ce qui ne l’était pas, assez vieux pour jeter ces machins à la benne. Il n’avait pas eu envie de trop engueuler le sien, comme un vieux souvenir pourri qu’on préférerait oublier mais qu’on ne peut pas non plus balancer.

Alors, le castor, il pouvait bien aller se faire foutre…

« Je m’en branle de tes tours et des noms, l’Amerlot, tu gardes ton…, ton truc, là, ton…, castor ! Il la rend ou je le dépèce ! (Puis, se tournant vers ledit Hugo) Dis un truc, toi, dis leur, à ton pote et son rat, de me la rendre, ma clope ! »

Hans retira violemment l’écouteur qui lui restait, et fourra son MP3 dans la poche de son jean ; génial, parfait ! Il se faisait emmerder par deux branleurs, agresser par un truc entre le chat, la vache et le rat, et pour couronner le tout, on lui chourait ses affaires ! Super, rien à dire, c’était la totale ! Il se leva et s’approcha du « tunnel pour bille » de l’autre idiot, son regard passant de la bestiole à Hugo –si lui avait l’air un brin plus raisonnable, tant mieux : qu’il l’aide au lieu d’énoncer des évidences comme « ça craint » !
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 1 Déc 2011 - 19:34

La bille roula sous les livres et T.J la suivit des yeux, ébahi, comme s'il n'avait jamais rien vu de plus beau ou impressionnant au monde. Il tourna la tête vers Hugo, l'air absent, quand il l'entendit frapper dans ses mains ; pas besoin d'être un génie pour deviner qu'il se moquait de lui. Loin d'être gêné pour autant, il fit un large à sourire au blond, toujours aussi satisfait de son œuvre. Et ce n'était pas son air moqueur qui y changerait quoi que ce soit. Il pouvait se moquer tant qu'il voulait, ça n'entacherait pas sa joie de vivre. Ni sa satisfaction. Il avait toujours su faire preuve d'auto-dérision, de toute façon.

« Bravo, T.J, tu viens de réaliser le truc le plus concret que t'ai jamais fait depuis que t'as passé cette porte. Félicitation. »

Pour un peu, il aurait ouvert de grands yeux, claqué des doigts et répondu qu'en effet, il n'avait jamais rien fait d'aussi concret depuis son arrivée. Heureusement pour le peu de crédibilité qui devait lui rester, une pensée parasite s'infiltra dans son cerveau et l'empêcha de se discréditer un peu plus encore. Hmmmm. Il n'avait pas fait grand chose de concret après avoir passé cette porte, non. A part courir dans les couloirs, faire connaissance avec les autres et crier à des heures plus qu'incorrectes... Chercher une sortie, par exemple, lui était complètement sorti de la tête. Peut-être aurait-il dû s'y mettre, au lieu de construire des tunnels avec des livres? Essayer de sortir de cet endroit.
Le jeune homme décida finalement de tirer la langue à Hugo, et poussa la bille dans l'autre sens. Ce qui devait arriver arriva – comme toujours – et dans un geste un peu trop brusque, l'ensemble de la structure se cassa aimablement la figure. Une moue ennuyée étira ses traits. Miiiince. Et lui qui croyait que ça pourrait tenir, pour une fois. Cette remarque lui arracha un soupir étonnamment triste, et il entreprit de remettre les livres en place sur la table. Le fumeur n'avait pas répondu à sa question, avec tout ça. Pourquoi tant de haine, hein? Lui qui ne demandait qu'à devenir son ami! Un rapide coup d'œil dans sa direction lui confirma qu'il n'avait pas l'air plus aimable que tout à l'heure.
Ça craint, songea-t-il en reposant ses yeux verts sur les livres et la bille.

« Ça craint, ça. »

Tout à fait d'accord, ça craint. Ce fut le bruit du type qui reculait sur sa chaise qui le sortit de ses pensées – oui, parce qu'il était évident jusque là qu'Hugo avait lu dans ses pensées et confirmé son idée. Un bruit familier attira son attention, et il jeta un regard éberlué à Lily, près de lui, une cigarette entre les dents. Quoi quoi quoi? Elle se mettait à fumer, elle aussi? Pour un peu il se serait levé de sa chaise et aurait incendié Hugo du regard, mais fut arrêté dans son geste par son bon-sens. Ahun. Le garçon n'a plus de cigarette. Lily en a une.

« Ouah! Tu gères, Lily! »

Parfaitement. Pas 'ça craint' : 'trop bien', au contraire. Il attrapa le chinchilla dans ses mains, un grand sourire en travers du visage, et saisit la cigarette entre ses doigts. Et, comme à chaque fois que cette pauvre bête se retrouvait à moins de dix mètres de lui, T.J entreprit de la câliner. Parce qu'elle était trop douce, trop mignonne et hyper bien éduquée. Mais surtout parce qu'elle était douce et mignonne.
Le visage de l'australien se figea et ce fut un regard outré, choqué, profondément blessé qu'il jeta au squatteur de bibliothèques après qu'il ait parlé. Amerlot? Castor? Rat? S'il avait remis en question sa sexualité dans sa phrase, il aurait officiellement fait le tour des choses qu'il n'appréciait pas qu'on dise de lui – et de Lily. Il posa doucement la petite bête poilue sur la table, et mit quelques secondes à trouver quoi dire. Finalement, il décida de régler les choses les plus importantes en premier.

« Je suis pas américain! - et vraiment, à son ton de voix, on voyait bien qu'il l'avait pris comme une insulte gravissime. Je suis australien. Et c'est pas un castor ou un rat, c'est un chinchilla! Un mignon petit chinchilla tout doux qui se roule dans la poussière. Elle s'appelle Lily, d'ailleurs. »

Il passa sa main dans la fourrure de Lily, et se tourna à son tour vers Hugo.

« Dis-lui, toi, que c'est un chinchilla! Et que je suis pas américain, aussi. » Il dirigea son regard vers l'autre garçon, et acquiesça avec sérieux. « En plus Lily est à Hugo, pas à moi. Moi j'ai un ver de terre, et il s'appelle Guy. Et puis fumer c'est mauvais pour la santé, tu devrais la remercier! »

Sur quoi il fit tomber la cigarette en question par terre et l'écrasa avec son talon, un sourire satisfait aux lèvres.



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 14 Jan 2012 - 18:30

Et après, c'était à lui qu'on allait s'en prendre, songea un Hugo irrité. Lily était peut-être son amie imaginaire, mais ce n'était certainement pas lui qui lui avait apprit à piquer les cigarettes des autres. Considérant le fait que lui-même fumait, ça aurait été une drôle d'idée. Non, vraiment, il n'y avait que l'Australien aux cheveux gris pour pouvoir dire à son chinchilla que fumer, c'était mal, et qu'il fallait voler toutes les cigarettes qu'elle voyait. Quoi que, ça ne l'aurait pas étonné que ce genre de pulsion soit naturel chez elle. Elle avait tendance à lui faire un peu trop la morale, quand elle n'était pas occupée à manger, se faire câliner ou rouler dans la poussière. En cela, elle était le parfait reflet de sa sœur: Son AEA ne partageait pas uniquement le nom de cette dernière, mais aussi son attitude. Enfant, Lily avait été un véritable modèle pour Hugo. Rien d'étonnant à ce qu'il ait voulu la transposer dans cet ami qu'il s'était imaginé. Mais là, il devait avouer que ça ne lui plaisait pas du tout. Il pouvait encore sentir le regard brun de sa sœur, accusateur, posé sur lui quand la fumée de cigarette avait laissée une empreinte durable sur ses vêtements. Comme l'avait souvent dit Lily, elle ne tenait pas à devoir soigner le cancer de son petit frère chéri.

Oh non, il venait de trouver une ressemblance entre sa sœur et T.J. Ça, ça craignait vraiment.


« Je m’en branle de tes tours et des noms, l’Amerlot, tu gardes ton…, ton truc, là, ton…, castor ! Il la rend ou je le dépèce ! Dis un truc, toi, dis leur, à ton pote et son rat, de me la rendre, ma clope ! »

Comme s'il allait lui obéir s'il lui demandait. C'était beau de rêver. Hugo regarda l'autre fumeur de la pièce, puis T.J qui câlinait Lily, et poussa un profond soupir ennuyé. C'était ni un rat ni un castor, mais il ne se sentait pas l'envie de rectifier son probable colocataire. L'Australien honteusement pris pour un Américain allait sans doute le faire à sa place, en même temps qu'il s'appliquerait à dire que non il n'était pas Américain mais Australien, et que c'était là une différence fondamentale. Hugo n'avait, personnellement, jamais vu en quoi ça changeait la donne. Il parlait anglais dans tous les cas, et à la place des Hamburgers, il mangeait du Steak de Kangourous. Pas de quoi arborer une mine choquée comme venait de le faire T.J en reposant Lily sur la table.

« Je suis pas américain! Je suis australien. Et c'est pas un castor ou un rat, c'est un chinchilla! Un mignon petit chinchilla tout doux qui se roule dans la poussière. Elle s'appelle Lily, d'ailleurs. »

Oui, bon, il n'était pas non plus obligé de présenter Lily à l'autre, qui à priori s'en fichait complètement que ce soit un Chinchilla qui s'appelle Lily qui est tout doux et aime se rouler dans la poussière. Bertrand le rat sale aux oreilles percées aurait fait le même effet. Mais bon, T.J aimait bien étaler sa vie aux yeux du monde, et surtout à ceux qui n'en avaient rien à faire.

« Dis-lui, toi, que c'est un chinchilla! Et que je suis pas américain, aussi. En plus Lily est à Hugo, pas à moi. Moi j'ai un ver de terre, et il s'appelle Guy. Et puis fumer c'est mauvais pour la santé, tu devrais la remercier! »


Ah, parce qu'en plus il le prenait à témoin ? Hugo hocha distraitement la tête, mais ne fit pas l'effort d'une phrase constructive. Il ne fit, à vrai dire, l'effort d'aucune phrase. Si T.J voulait entrer en guerre avec le garçon qui s'était à présent levé, c'était son problème, pas le sien. Ils pouvaient se battre s'ils voulaient, il n'en avait rien à faire non plus. Ça apprendrait à T.J à ne pas respecter l'opinion de ceux qui voulaient se fusiller les poumons à la nicotine. Au lieu d'écraser la cigarette, il n'avait qu'à lui rendre et lui foutre la paix. Mais non, la case 'emmerdeur' avait été cochée à la naissance de l'Australien aux yeux verts, malheureusement.

« Lily est à moi, se contenta-t-il de répondre, mais c'est pas moi qui lui apprend ce genre de trucs. J'aime bien fumer en paix, aussi, et je suis pas maso. »

La boule de poils grise émit une son ressemblant à s'y méprendre à un sifflement victorieux, et entreprit de se laver le visage à l'aide de ses deux pattes avant. Hugo leva au ciel. Ben tiens. D'habitude, elle était bien plus loquace, la sale bête. Mais aujourd'hui, elle avait décidé de faire sa star. Si ce n'était pas l'influence de T.J, ça, il ne savait pas ce que c'était.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Lun 30 Jan 2012 - 22:35

Hans leva les yeux au ciel avec un soupir excédé à la seconde où l’Amerlot ouvrit la bouche : là, ça devenait franchement ridicule. Pour ce qu’il en avait à foutre, lui, de sa nationalité…, c’était le cadet de ses soucis. En fait non, se reprit aussitôt le Berlinois, c’est même pas un de mes soucis tout court. Sa cigarette injustement séquestrée avait pris le pas sur toute autre priorité du moment, l’agacement un temps chassé par la colère se disputant à présent à la stupéfaction. S’il y avait un truc à ne pas toucher dans ce putain de pensionnat de merde, c’était ses affaires. Et parmi ses affaires mêmes, ses clopes, c’était sacré. La sacro-sainte nicotine, remède à l’ennui ainsi qu’à tous les maux du monde, capable de vous occuper les doigts aussi bien que de chasser d’éventuels snobs anti-tabagistes d’un endroit quelconque. Ses moindres défauts étaient d’enfumer les poumons aussi sûrement qu’elle rameutait tous les boulets en pleine campagne –l’un plus grave que l’autre, ça allait sans dire. Alors, qu’une bestiole située quelque part entre le rat, le castor et le singe s’octroie le droit de poser ses sales pattes de rongeur dessus, c’était au-dessus de ses forces. Une rapide plongée dans la poche de sa veste confirma ses doutes : pas de paquet. Enfin, rectification : paquet mais paquet vieux de la veille, donc déjà mort. Paquet vide, quoi. La totale… A espérer qu’il lui en reste quelque part dans le taudis qui lui tenait lieu de chambre. Et que donc, « Hugo » devait partager. Cool. Bizarre, ça l’avait jamais frappé qu’une pétasse blonde vive à un mètre de lui ; horaires incompatibles, se répéta-t-il sans grande conviction. Se remémorant la remarque du gros branleur à son ami concernant les méfaits de la Grande Méchante Cigarette, il songea à lui en demander une. Se ravisa. Lui devoir quelque chose, c’était pas dans son trip…

Sa consommation déjà coûteuse du temps des zonages dans la rue et des heures séchées écrasé dans la banquette d’un café miteux avait bien doublé depuis qu’il était arrivé dans cette baraque des années trente. Avec un peu de chance, s’en passer dix minutes le tuerait pas sur place. L’énerver en revanche, peu probable qu’il y coupe. En particulier avec Monsieur l’Original, son rat d’égout version raton laveur, et Sieur Je Bouffe des Grenouilles juste en face de lui. Ciel, quelle foutue poisse, pour pas changer, ironisa-t-il sans lâcher l’animal exotique des yeux.

« Et c'est pas un castor ou un rat, c'est un chinchilla! Un mignon petit chinchilla tout doux qui se roule dans la poussière. Elle s'appelle Lily, d'ailleurs. »

Un quoi ? fut la première question qui traversa en flèche l’esprit pourtant rodé aux bizarreries du coin du junkie. Un chien chahua… ? Un Chihuahua plutôt, non ? L’image d’une Paris Hilton avec un clébard miniature en petit manteau en soie s’imposa à lui en une fraction de seconde, intoxiqué bien malgré lui par tous ces magazines peoples en stores : un chihuahua, ça ressemblait pas à ça, quand même. Sans parler du rapport à la poussière qui lui était passé loin au-dessus de la tête. Hans n’avait jamais eu d’animaux domestiques, et au vu du succès de sa personne auprès de Badington, le stupide paillasson roux et trop gras de Maude, ç’avait été mieux comme ça. Mais enfin, un chinchilla, il ne voyait carrément pas et ça commençait à lui taper sur le système. Une bête australienne, se laissa-t-il aller à penser. Pas étonnant qu’il connaisse pas, il était Allemand. Européen, en gros, alors tous ces machins d’outre-mer, ça lui était aussi inconnu qu’une fonction inverse ou une métonymie. Il voyait pas.

Donc pour lui, ça restait un gros rat croisé avec un castor, point barre.

L’Amerlot, ou plutôt l’Australien, se tourna pour prendre à témoin l’autre type, témoin plus calme de la scène. Et qui, de son côté, se passa de mot : c’était aussi bien comme ça, et Hans le remercia intérieurement. Les bisous, ils se les feraient quand on lui aurait rendu sa clope…

« En plus Lily est à Hugo, pas à moi. Moi j'ai un ver de terre, et il s'appelle Guy. Et puis fumer c'est mauvais pour la santé, tu devrais la remercier! »

Blablabla. Ce machin moche était à son pote ? Trop cool, trop parfait, fantastique. Sauf que lui n’en avait, quoi, strictement rien à taper ? Tout juste se sentit-il un brin soulagé de pas avoir été le seul gosse de l’univers à pas s’être créé un petit chat parlant ou un chiot aux grands yeux larmoyants… Un ver, une mouche, ça se valait de son point de vue. Hackermann ne s’y attarda pourtant pas, tout à son effarement lorsque, d’un impitoyable coup de talon, cet Hawaïen à la con –parce qu’Hawaï devait être une île au large de l’Australie dans la mappemonde dérèglée du Berlinois, que la chemise moche de son vis-à-vis n’aidait pas à remettre au point– détruisit ce qui restait de sa seule et meilleure amie du moment. Son visage se décomposa, ni plus ni moins. Pour un peu, il aurait appelé les flics… Mais se contenta d’un silence éloquent. La remercier mon cul, oui !

« Lily est à moi, mais c'est pas moi qui lui apprend ce genre de trucs. J'aime bien fumer en paix, aussi, et je suis pas maso. »

Puisque tout ce que tout ce que pouvaient croiser les yeux bleus du toxicomane était sur le coup bon à vouer aux gémonies, ledit Hugo ne fit pas exception à la règle, malgré sa défense qui tenait la route. Il aurait emmerdé la sainte Vierge en personne ; à moins qu’elle lui ai tendu un briquet et du tabac, mais là, ça virait complètement psychédélique. Il pensait pas être prêt pour un truc pareil…, maudire Hugo, son chihuahua mutant, son connard de pote arriéré, c’était plus simple. Et surtout irrépressible.

« Amerlot ou Australien c’est pareil, c’est le même coin de toute façon, clama de nouveau Hans avec humeur, moi je veux que vous me rendiez ma clope ! »

Un peu tard pour ça, mais ça se passait de commentaire. Si un regard avait pu tuer, la bibliothèque aurait pris des allures de cimetière. De vrai, pas cette fosse de connaissances éparses pourries. International, le cimetière, puisqu’il y tenait tant…

« Si c’était à toi, t’aurais pu le calmer avant qu’il me la pique, lâcha-t-il sur le même ton en s’adressant cette fois-ci à Hugo, ton chihuahua-truc ! Ou non, tant que t’y es, calme aussi ton connard d’ami, il commence à me saoûler, là. Il est pas dans la chambre aussi, au moins ? »

A priori il se serait fait remarquer, mais mieux valait s'en assurer avant une mauvaise surprise un soir. Il croisa les bras, l’air toujours aussi aimable :

« Mauvais pour ma santé. Donc mauvais pour moi, ça te concerne pas. Si ça te plaisait pas t’avais qu’à m’ignorer et aller faire des tunnels de bouquins plus loin. L’Amerlot. »

Ces trois dernières syllabes, pour une fois proprement articulées, avaient été accompagnées d’un sourire amer. Provocation pure. Ce connard l’avait bien cherché, et « Hugo »…, Hugo avait le mater, aussi, merde ! D’autant que le machin cleptomane était à lui : raison de plus pour qu’il s’excuse.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 1 Mar 2012 - 1:03

Bon, okay. Il admettait que, peut-être – et il disait bien peut-être – écraser cette maudite cigarette n'était pas la chose la plus intelligente qu'il ait fait de sa journée. Mais la fumée l'insupportait et, quoi que ça pouvait paraître déplacé vu les circonstances, il s'inquiétait réellement de la santé d'Hugo et de son colocataire sans nom. Enfin c'est vrai, quoi ! Les cigarettes étaient, après les vitres teintées, l'invention la plus stupide au monde. Ça enfume les poumons, ça bousille la santé, le souffle et les dents, ça se répand partout et ça n'avait même pas bon goût. L'alcool, encore, il pouvait comprendre ; même les effets de la drogue pouvaient lui paraître un tant soi peu, comment dire, attrayant. Mais la cigarette ? Ils se faisaient du mal juste pour le plaisir de se faire du mal.
Donc non, ça n'avait pas été très sympa de sa part, ni très utile sur le long terme, mais c'était plus fort que lui. Il pouvait pas non plus lui offrir des patch ou ce genre de trucs anti-tabac... Outre le fait qu'il n'en avait pas, forcer quelqu'un à se débarrasser d'une addiction était plus facile à dire qu'à faire. Si même les plus motivés pouvaient avoir du mal, alors il n'avait aucune chance de convaincre le blond.

« Lily est à moi, mais c'est pas moi qui lui apprend ce genre de trucs. J'aime bien fumer en paix, aussi, et je suis pas maso. »

T.J ne put retenir un 'ffff' étouffé en voyant Lily passer ses petites pattes sur son museau. Soucieux de lui montrer que oui, elle avait bien fait et que oui, elle était adorable, il passa une fois de plus ses doigts dans sa fourrure grise. Il ne pouvait rien faire contre cette petite bête poilue : même Guy aurait pu en être jaloux. Heureusement pour lui, l'affection dont il faisait preuve envers son lombric avortait systématiquement toute crise de possessivité.
Mais là, celui qui risquait de lui casser les oreilles n'avait ni poil, ni peau lisse et gluante. Il était blond, de mauvaise humeur et sacrément remonté contre lui. Qu'avait-il fait de mal, au juste ? Son regard intrigué n'aurait su être un meilleur témoin de son ignorance. Il n'en avait aucune idée. Écraser une cigarette n'était pas si grave, il fallait rien exagérer...

« Amerlot ou Australien c’est pareil, c’est le même coin de toute façon, moi je veux que vous me rendiez ma clope ! »

L'Amerlot en question grimaça, profondément blessé d'être traité injustement de mangeur de hamburger. Et puis il avait beau ne pas être hyper doué en géographie, l'Amérique se trouvait quand même sacrément à droite de l'Australie, sur sa carte. Ou à gauche. Enfin, peu importe : le fait restait que c'étaient deux pays complètement différents. Ou continents. Aucune importance.
Et sa clope, à moins qu'il ne compte la réduire en poudre et l'inhaler, elle ne lui servirait plus jamais. Par respect pour cette perte immense, T.J décida de garder le silence. Sans prier – on ne prie pas pour un bâton de nicotine potentiellement mortel.

« Si c’était à toi, t’aurais pu le calmer avant qu’il me la pique, ton chihuahua-truc ! Ou non, tant que t’y es, calme aussi ton connard d’ami, il commence à me saouler, là. Il est pas dans la chambre aussi, au moins ? »

Le jeune homme secoua sa tête de gauche à droite, peu ému par l'insulte qu'on venait de lui adresser. Il garda un sourire innocent sur ses lèvres quand il éleva la voix, visiblement dans un tout autre monde que ses deux camarades :

« Ah non. Je suis dans la 7, moi. »

Information indispensable, vraiment – si quelqu'un avait seulement prêté attention à ses paroles. Il croisa les pieds sous la table tandis que le colocataire d'Hugo croisait les bras, clairement mécontent. Ses yeux verts coururent le long des livres posés sur la table, comme distrait ; et finalement, il se décida à attraper la bille pour la faire voyager sous un manuel de cuisine.

« Mauvais pour ma santé. Donc mauvais pour moi, ça te concerne pas. Si ça te plaisait pas t’avais qu’à m’ignorer et aller faire des tunnels de bouquins plus loin. L’Amerlot. »

Il y a des choses qu'on ne peut pas affronter seuls ; celle-là en faisait partie. T.J se décida donc à lancer un regard implorant à Hugo, décidément trop silencieux en cette situation de crise – mince, ça faisait quand même trois fois qu'il se trompait de nationalité ! Pourtant ce n'était pas si difficile de dire Australien : c'était même presque plus simple, et beaucoup plus jolie qu'Amerlot. Aussie, oui. Amerlot, non.
En guise de réponse à cette provocation ouverte – il n'aurait pas insisté à ce point, sinon – il décida de simplement lui adresser un grand sourire. En général, s'énerver ne faisait qu'amener plus de problèmes. Lui, il prenait ça avec phi-lo-so-phie. Tout un mode de vie.

« Australien,
répéta-t-il lentement, avec l'application d'un parent modèle.
Et puis ta santé me concerne, c'est nul de fumer. Je suis sûr que tu serais plus souriant si tu fumais moins. Allez, souriiiis~ »

On ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir essayé, hein.



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mer 7 Mar 2012 - 18:08

« Amerlot ou Australien c’est pareil, c’est le même coin de toute façon, moi je veux que vous me rendiez ma clope ! »

Et voilà. Il s'énervait, ce qui, franchement, avait été à prévoir en écrasant sa cigarette. Hugo n'eut même pas le courage de lancer à T.J un regard exaspéré tant il lui faisait pitié. C'était quoi, son but, en fait ? Énerver le fumeur et lui donner envie de lui coller un poing, ou l'empêcher de fumer ? Hugo ne savait pas, mais pour sa part, si un grand inconnu était venu lui faire la leçon et lui enlever sa cigarette en disant que c'était mal et tout un tas de bêtises du genre, ça lui aurait juste donné encore plus envie de fumer. Après, l'Australien faisait ce qu'il voulait, ce n'était pas ses affaires, du moment que ça ne lui attirait pas à lui aussi des problèmes. Hmm. Soudain ramené en cours de Géographie par la remarque du jeune homme, Hugo fronça légèrement les sourcils. L'Australie près de l'Amérique ? Il n'avait pas de planisphère devant lui, mais ça sonnait bizarre à ses oreilles. Quoi que... Peut-être que si on prenait un globe, ça les faisait se rapprocher. Oui, ça devait être ça.

« Si c’était à toi, t’aurais pu le calmer avant qu’il me la pique, ton chihuahua-truc ! Ou non, tant que t’y es, calme aussi ton connard d’ami, il commence à me saoûler, là. Il est pas dans la chambre aussi, au moins ? »

Hein ? Bon, là, ça craignait, pensa Hugo en adressant une grimace à celui qui avait décidé de verbalement l'agresser. C'était pas sa faute si Lily se sentait une âme de justicière ou il ne savait trop quoi -enfin, si, peut-être un peu, mais il ne comptait pas s'étaler sur tout ce qui lui avait servit de modèle pour créer son AEA alors qu'il était gamin -, il ne voyait pas en quoi il aurait eut à l'en empêcher. Surtout qu'avant qu'elle arrive et lui pique sa cigarette, il ne savait pas où elle était. Conclusion; Il n'y pouvait rien, pas la peine de l'insulter. Quant à T.J, c'était bien beau de penser qu'il y pouvait quelque chose. Il aurait pu lui mettre une claque que ça n'aurait rien changé. Au mieux T.J se plaindrait de sa méchanceté un quart de seconde, puis reviendrait dans la discussion juste après. Inutile, en somme.

Il entendit vaguement le gris répondre qu'il était dans la chambre 7, et haussa les épaules. Encore heureux qu'ils n'étaient pas dans la même chambre, le supporter dans le journée était déjà assez dur, il n'avait pas en plus envie de se le taper la nuit (Ah ah).

« Mauvais pour ma santé. Donc mauvais pour moi, ça te concerne pas. Si ça te plaisait pas t’avais qu’à m’ignorer et aller faire des tunnels de bouquins plus loin. L’Amerlot. »

L'Amerlot. Il y tenait à son Amerlot, décidément. Cependant, le fumeur n'avait pas tout à fait tort, et c'est la raison pour laquelle le blond ignora le regard implorant de son ami. Au lieu de constamment se mêler de ce qui ne le regardait pas, T.J aurait tout simplement pu s'occuper de ses tunnels et de sa bille et foutre la paix aux autres. Mais non, pensez vous, tout le monde avait besoin de l'avis de T.J, qui dispensait généreusement ses conseils. Avant, Hugo n'avait aucun avis sur les australiens. Il s'en foutait royalement. Mais là, s'il avait du décrire tous les clichés que lui avait inspiré T.J, il en aurait eu pour deux bonnes heures. Et pas deux heures de discours poli.

« Australien. Et puis ta santé me concerne, c'est nul de fumer. Je suis sûr que tu serais plus souriant si tu fumais moins. Allez, souriiiis~

-Souriiiis.~ »répéta Lily de sa petite voix aigüe, s'amusant visiblement du jeux de mots que pouvait inspirer cette réplique citée par un chinchilla. Hugo se tapa le front avec la paume de sa main droite, ennuyé. Il avait vraiment l'impression d'être un professeur surveillant une cour de maternelle. Il aurait encore préféré retourner des jambons à l'usine que faire ce genre de métier crevant.

« Bon, allez, lâcha-t-il d'un ton agacé, frappez vous ou tuez-vous, qu'on en finisse. C'est chiant là, vous avez quel âge ? »

Intervention pour laquelle il allait payer cher, vu l'humeur du blond. Mais là, ça devenait trop exaspérant pour qu'il se taise encore. Qu'ils se sautent dessus et s'entretuent, au moins, le problème serait réglé. Certes, la cigarette serait toujours morte, mais aurait été vengée. Un grand pas pour l'humanité, à n'en point douter.

{La pétasse blonde s'énerve!\o/}
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 17 Juin 2012 - 16:30

[Et la fausse blonde réplique, yay !\o/]


Hans darda un regard noir sur l’Amerlot, puisant dans ce qui se faisait de mieux en matière de mépris. Mais quel con ! Encore une bonne raison de vouloir déguerpir vite fait bien fait de ce pensionnat merdique, songea-t-il avec véhémence. Pas même moyen de s’écraser sur une chaise pour fumer tranquille ! Y fallait qu’un arriéré stupide, son copain et leur raton laveur, ou singe ou chihuahua –même si là, il avait comme un doute– viennent lui voler sa meilleure et plus loyale amie pour, tout bonnement, l’écraser. Cette déclaration de guerre, car c’était bien de ça qu’il s’agissait, ni plus ni moins, se déguisait par-dessus le marché en sollicitude pour sa pauvre, malade, enfumée, inconsciente et autodestructive petite personne. Parce que j’ai l’air d’avoir besoin d’aide, peut-être ? s’interrogea le Berlinois sans lâcher les guignols des yeux un seul instant. Je leur ai rien demandé, moi, à ces bons samaritains à la con ! Quoiqu’à la réflexion, si : il leur avait demandé de lui rendre sa clope, demande à laquelle ils n’avaient pas daigné accéder. Comme de par hasard ! Le genre de types à toujours chercher quelqu’un à persécuter, passablement emmerder, coller, transformer en potentiel meurtrier sans même s’en rendre compte. La classe, y avait pas à dire. Qu’ils aillent se faire foutre.

Affalé sur un fauteuil, absent, il ne faisait de mal à personne : l’endroit était suffisamment grand pour que les Défenseurs de La Bonne Morale aillent discourir du cancer, des petites fleurs et du sida ailleurs. Lui n’en avait strictement rien à branler, et ne s’en cachait pas. Trop en colère pour essayer de comprendre, Hackermann ne chercha pas à savoir pour quelle Bonne Raison ces deux niais ne débarrassaient pas le plancher illico presto. Le blond de son côté gagnait ses galons à ne pas l’ouvrir, sincèrement. S’il n’éprouvait aucune sympathie pour son supposé camarade de chambre, Hans ne le détestait pas foncièrement non plus ; pas plus en tout cas qu’il n’aurait détesté tout « beau gosse » trop branleur pour son propre bien accompagné d’un rat et d’un tahitien à la coupe ratée plus branleur encore.

« Australien. Et puis ta santé me concerne, c'est nul de fumer. Je suis sûr que tu serais plus souriant si tu fumais moins. Allez, souriiiis~ »

La bouche légèrement ouverte, un sourcil levé : Hackermann ou l’allégorie de la plus totale incompréhension. Il leur faisait quoi, là… ? Putain, alors c’était vraiment possible de tomber plus bas. Avec les cheveux, les tunnels de bouquins et la chemise, il aurait dû s’en douter : mais en avoir la preuve avec son et image, c’était une tout autre chose. Il agita une ou deux fois la tête, de droite à gauche, avec incrédulité. Putain. Ils étaient pas rendus. Surtout s’il attendait de lui un mignon petit sourire. Pas que le junkie fît exprès de tirer une gueule pareille ; c’était naturel, chez lui. Certains avaient toujours un air concon sur la figure, ou une tête de poupée Barbie en plastique. De ça ou la mine de mort cérébrale qui, sans qu’il s’en souciât vraiment, animait les muscles de son visage de mauvaise humeur, ce qui était le « pire » était discutable.

Plus encore avec un si bel exemplaire sous le nez. Si c’était pour ressembler à ça, par pitié ! Y en a vraiment qu’ont aucun souci dans la vie, déplora l’Allemand avec un regard de profonde pitié. Pas une raison pour en créer aux autres, connards. Hans manqua de s’écraser la tête contre la table lorsque le rat des Caraïbes –qu’il appartînt audit Hugo ne semblant pas avoir été très clairement imprimé par son cerveau encore embué de nicotine, à l’évidence, pas plus d’ailleurs que la position géographique de l’Australie ou des Caraïbes– répéta ce dernier mot, avec la même insistance pourrie et ridicule sur la dernière syllabe. Il voulait sortir, et maintenant. Des chats humains, des prestidigitateurs en culotte courte, de soi-disant sorcières, des natural born punks aux cheveux multicolores, des bêtes qui rampaient dans les couloirs, des oreilles pointures qui dépassaient d’une chevelure de trois mètres de long, des bobos du moyen-Âge, okay, d’accord ! Des portes qui s’ouvraient sur des murs, des couloirs qui n’en finissaient pas, une forêt mangeuse d’hommes à la con, s’ils y tenaient tant ! Mais qu’on essaie de lui vendre que des abrutis pareils, ça existait vraiment, non. Y avait des limites à pas dépasser et là, il saturait.

A moins que ce fût juste sa cigarette qui lui manquait. Encore une chose qu’il ne saurait jamais, se dit-il avec amertume, puisqu’elle n’était plus qu’un petit tas de cendre écrabouillée sur le sol.

« Bon, allez, frappez-vous ou tuez-vous, qu'on en finisse. C'est chiant là, vous avez quel âge ? »

Ben voyons, branleur de merde. Presque supportable quand il la fermait ; sa tête ne lui revenait pas mais au moins, il pouvait regarder ailleurs. L’entendre, il était obligé et ça, ça le dérangeait. Chaque provocation, ou du moins chaque parole interprétée comme telle par le Berlinois, déclenchait chez lui comme une pluie d’étincelles. Y répondre, quoi de plus normal ? C’est pas non plus moi qui a commencé, merde à la fin ! maugréa-t-il, de mauvaise humeur pour de bon. L’idée de frapper les belles gueules de ces imbéciles heureux lui traversa l’esprit. Pas que ça l’aurait dérangé.

Fatigué, plutôt frêle et allergique à toute allusion au sport, Hans n’avait rien d’athlétique. S’il frappait, c’était lui qui risquait de finir par avoir mal ; il n’y pensa pas, mais le ferait sans doute plus tard, lançant sa couardise comme raison à son proverbial manque de réaction dans ce genre de situations. S’il fallait cogner, il cognait. S’il pouvait ne pas cogner, il ne cognait pas. Aussi naturel que la tête de trois mètres de long qu’il tirait en permanence.

« Je vous emmerde, ça vous va, dit-il en articulant un sourire dégoulinant de mauvaise-foi, comme sourire ? Et c’est le… Raton-laveur de qui qui m’a bouffé ma clope, hein ? Le mien, peut-être ? »

Il planta son regard bleu et cerné vers celui, d’un drôle de vert, d’Hugo :

« Je préfère être chiant plutôt qu’essayer d’être intéressant, et encore moins pour te faire plaisir. Je vais pas le cogner, poursuivit-il d’un air faussement désintéressé en se retenant de balancer le livre sur le ridicule tunnel de l’Amerlot, il mérite même pas la corde pour se pendre… »

Hans se recala sur le fauteuil, et mit, fort gracieusement s’il en est, les pieds sur la table, chevilles croisées. Si quelqu’un devait dégager, c’était pas lui. Et il comptait bien le leur faire savoir, à ces branleurs de bas-étage.

« Y peut pas aller faire mumuse ailleurs, l’Amerlot ? Histoire que je puisse faire le deuil de cette pauvre cigarette », conclut-il avec ironie et emphase.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mar 3 Juil 2012 - 20:18

{ Et l'ex-châtain aussi ? 8'D }

La bille ne sortit pas de l'autre côté ; et pour l'instant, c'était le plus grand soucis de T.J. Qu'il soit potentiellement en train d'empirer l'humeur du blond, qu'il ennuie Hugo ou plus simplement qu'il tape sur les nerfs de tout le monde, rien de tout ça ne lui passa par la tête. Pas sans en sortir aussitôt, en tout cas. Pour lui il était tout à fait normal de s'inquiéter de la santé des autres, tout autant que ça l'était de parler sans arrêt ou de sourire à tout bout de champ : il n'y avait rien d'hypocrite dans son attitude. C'était peut-être ça, le pire. Passer pour un idiot ne le gênait pas non plus. Alors que le fumeur lui lance un regard énervé ou ahuri, ça lui était assez égal. Ça ne le blessait pas. Ce type n'avait pas l'air avenant ou poli mais ça ne l'empêcherait pas de s'entendre avec lui ; d'autant plus si c'était le colocataire d'Hugo. Autant le connaître, hein. Ce pauvre garçon ne se rendait pas compte à quel point la ténacité de l'Australien était source de problèmes.
Ennuyé par le manque de vélocité de sa bille, il souleva le manuel de cuisine pour la récupérer. Il aurait fallu que la table soit très légèrement penchée en partant du centre pour qu'elle roule parfaitement bien mais... Hm, il se voyait mal construire une table spéciale juste pour ça. Il se contenta donc de reposer le livre à sa place, en équilibre, et repoussa la bille dans son tunnel.


« Bon, allez, frappez vous ou tuez-vous, qu'on en finisse. C'est chiant là, vous avez quel âge ? »

La réponse que le jeune homme faillit fournir fut facile à deviner – en même temps il venait de lui poser la question, donc lui répondre n'aurait pas été complètement stupide. Mais sa voix se stop nette au bord de ses lèvres, indécise. Il avait... Eh bien, dix-huit ans, non ? Malgré le peu de temps qu'il avait passé dans la bâtisse, il avait eu tôt fait d'en perdre la notion. C'était quoi ces mois de février où ils gelaient sur place, hein ? Il avait l'impression d'être passé à l'autre bout du monde, dans les plaines glacées d'un pays nordique.
Attendez. Frapper ? Frapper qui ?
Le surfeur releva la tête vers Hugo, yeux grands ouverts en signe d'étonnement. Mais personne n'allait frapper personne ! Encore moins tuer. Ils étaient civilisés, mince. Et puis il n'avait pas très envie de se battre avec qui que ce soit. Avoir mal n'était pas son activité favorite, alors...


« Je vous emmerde, ça vous va, comme sourire ? » T.J secoua sa tête de gauche à droite. Pas du tout, même. « Et c’est le… Raton-laveur de qui qui m’a bouffé ma clope, hein ? Le mien, peut-être ? »

Un petit soupir indigné ponctua le mot 'raton-laveur'. C'était un chinchilla, pas un raton-laveur ! Ça n'avait strictement rien à voir. Et puis alors rien du tout. Pour consoler cette pauvre Lily, maltraitée sans raison, il la caressa de nouveau.

« Je préfère être chiant plutôt qu’essayer d’être intéressant, et encore moins pour te faire plaisir. Je vais pas le cogner, il mérite même pas la corde pour se pendre… »

Ohw. D'un mouvement de doigt, la bille repartit faire son bout de chemin sous d'autres livres. Quand il disait que ce garçon était peut-être malpoli et tout sauf avenant, il avait peut-être un peu minimisé la chose. Il aurait pu écrire 'cassez-vous' en lettres capitales au beau milieu de son front que ça n'aurait pas été moins clair. Malgré tout, T.J s'efforça de sourire. Il devait simplement aimer être seul. Et comme ce n'était pas quelque chose que le jeune homme pouvait comprendre, ce n'était pas non plus quelque chose qu'il pouvait respecter. Malheureusement pour M. le colocataire.
Deux des livres, plus instable que les autres, tombèrent quand le blond posa ses pieds sur la table. Et quoi que le geste en lui-même n'avait rien de respectueux, il préféra se préoccuper de son tunnel en premier lieu.
De toute façon il ne comptait pas 'aller faire mumuse ailleurs', non. Pourquoi faire ? Ils étaient très bien ici, à parler entre amis, heureux et décontractés...


« Heeer, Hugo t'as rien fait, fit-il remarquer en tapotant le bout de sa chaussure de l'index. Moi non plus en fait. Arrêtes de faire ton oursin et détends toi, je suis sûûûr que ça te ferait du bien. »

Parce que pour lui, tout était toujours question d'être détendu ou pas. Toujours.

« T'as toujours pas dit ton nom, d'ailleurs, non ? Tu pourrais au moins dire ça ! Peut-être qu'après je te laisserais tranquille, on sait jamais. »

Il délaissa les chaussures de son nouvel ami pour plutôt remettre les livres à plat sur la table, sa bille serrée dans sa main gauche. Dans un ô combien habile mouvement du pied, il tira vers lui une chaise qui traînait à sa droite. Puis, parce qu'il était étonnant qu'il ne l'ait pas déjà fait, il saisit le poignet d'Hugo dans sa main droite.

« Et toi, assied toi, lâcha-t-il en tirant doucement sur son bras, tout sourire. Tu vas choper une crampe à rester debout. Allez allez ~ En plus comme ça tu pourras lui expliquer que Lily c'est un chinchilla et pas un raton-laveur. » Il s'arrêta, puis se reprit : « Et surtout pas un raton-laveur. Vous croyez qu'ils ont des livres là-dessus, tiens ? »

Comme s'il allait subitement arrêter de dire tout ce qui lui passait par la tête. Ça aurait été une bonne habitude à prendre, pourtant.



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« blonde emo bby »


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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 15 Juil 2012 - 2:22

« Je vous emmerde, ça vous va, comme sourire ? Et c’est le… Raton-laveur de qui qui m’a bouffé ma clope, hein ? Le mien, peut-être ? »

S'il s'était senti d'humeur joueuse, Hugo aurait pu rétorquer qu'il n'y avait ici aucun raton laveur, mais trois bipèdes stupides et un chinchilla. Bien heureusement trop ennuyé par cette dispute puérile, il n'en fit rien, et se contenta de hausser un sourcil quand T.J lui lança un regard étonné. Quoi, il n'avait pas envie d'être frappé ? Ça lui aurait peut-être remit les neurones en place, pourtant, un bon coup de poing en pleine tête. Ça ne coûtait rien d'essayer.
En attendant, leur interlocuteur n'avait pas l'air de meilleure humeur. Et quand il posa ses yeux bleus sur lui, Hugo pu y lire nettement de la colère et un agacement prononcé. Pas étonnant, se dit-il, lui aussi aurait détesté qu'on vienne l'emmerder en lui vantant les effets néfastes de la cigarette. Effets que de toute façon il devait connaître s'il fumait. De nos jours, impossible de ne pas savoir qu'on s'empoisonnait en fumant, c'était inscrit sur tous les paquets de tabac.


« Je préfère être chiant plutôt qu’essayer d’être intéressant, et encore moins pour te faire plaisir. Je vais pas le cogner, il mérite même pas la corde pour se pendre… »

Pourtant, ça l'aurait sûrement soulagé de le frapper. Mais il faisait ce qu'il voulait, après tout; Hugo n'était pas du genre à insister inutilement. Ses yeux mordorés suivirent le voyage de la bille de T.J sous le tunnel de livre, qui s'écroula après que le jeune homme énervé se soit rassis sur son fauteuil et ait mit ses pieds sur la table. Hugo leva les yeux au ciel, ne prêtant pas plus attention au décès du tunnel qu'au prétendu deuil de la cigarette que leur interlocuteur se devait de faire. Quant à aller faire mumuse ailleurs, c'était plutôt mal parti. T.J était le roi des embrouilles, pas des bonnes idées.

« Heeer, Hugo t'as rien fait. Moi non plus en fait. Arrêtes de faire ton oursin et détends toi, je suis sûûûr que ça te ferait du bien. »

Le jeune homme aux cheveux blonds se retint de faire la remarque ô combien pertinente qu'avant qu'il n'arrive, ce dernier devait être très détendu. A la place, il se contenta de garder ses lèvres closes, ça lui attirait moins de remarques et ça avait le mérite de ne pas le rendre ridicule. Au contraire de T.J, qui décidément devait trouver que continuer de faire une bonne impression s'imposait. C'était clair qu'ils allaient devenir les meilleurs amis du monde en le harcelant. Il allait falloir, songea le français, que T.J lui explique comment il parvenait à se faire des amis. Parce que là...

« T'as toujours pas dit ton nom, d'ailleurs, non ? Tu pourrais au moins dire ça ! Peut-être qu'après je te laisserais tranquille, on sait jamais. »

Hugo tourna lentement sa tête de gauche à droite tout en regardant son colocataire pour lui signifier qu'il n'y avait aucune chance que l'Australien à la chemise immonde le laisse tranquille s'il lui donnait ce renseignement. Peut-être même que ça allait empirer les choses. Enfin, comme ils finiraient bien par le savoir un jour ou l'autre, le taire ne ferait que retarder l'échéance.

Quand bien même, inutile de se faire de faux espoirs de ce côté là. Hugo ne jeta qu'un vague regard à Lily qui avait entrepris de faire se tenir debout un livre délaissé par la ligue anti-tabac ambulante, ne réagissant que lorsqu'une main se saisit de son poignet pour lui tirer le bras. Ses sourcils se froncèrent par réflexe. Quoi encore ?


« Et toi, assied toi. Tu vas choper une crampe à rester debout. Allez allez ~ En plus comme ça tu pourras lui expliquer que Lily c'est un chinchilla et pas un raton-laveur. Et surtout pas un raton-laveur. Vous croyez qu'ils ont des livres là-dessus, tiens ? »


Mine exaspérée accompagnée d'un soupir qui l'était tout autant. T.J voulait-il qu'ils restent là à embêter le fumeur à l'air fatigué ? Hugo était intimement persuadé que s'ils ne bougeaient pas, c'était celui qui leur faisait face qui allait déménager à l'autre bout de la bibliothèque.

« T'as pas pensé que j'étais peut-être bien debout ?
Répondit-il en tirant sur son bras pour faire lâcher prise à T.J, Si tu veux savoir s'ils ont des livres là-dessus, t'as qu'à chercher, on te retient pas. »

Puis Hugo croisa les bras, toisant son ami aux cheveux gris. S'instruire était déjà plus concret que faire des tunnels de livres. Du moins, si T.J les lisait à défaut d'en faire des tours précaires.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 29 Juil 2012 - 1:07

Super, se félicita Hans tandis qu’un invisible sourire étirait faiblement ses lèvres pâlichonnes. J’ai foutu la misère à son tunnel de merde, si c’est pas du génie, ça. L’ironie dont étaient pétries ses pensées et qui ne disparaissait jamais vraiment leur retirait toute vanité, mais était insupportable en elle-même. Corrosive pour tout esprit moins rompu au cynisme que celui du junkie négligemment écrasé sur le fauteuil confortable de la bibliothèque. L’espoir qu’une mine déconfite remplace l’air d’imbécile heureux de l’Amerlot et que ce dernier, flanqué de son copain aux cheveux blonds, le laisse goûter à une paix royale ne l’effleura qu’un bref instant. Cette perspective n’avait pourtant rien merveilleux, de même que la présence de ces deux cas n’aurait rien dû avoir d’insurmontable. Mais aux yeux cernés d’Hackermann, toute cette affaire prenait des proportions drastiques ; les homélies redondantes dont on ne l’avait déjà que trop gavé, les chihuahuas mutants et trop gras, les chemises aux couleurs criardes, les rappels à l’ordre dont l’à-propos même devenait agaçant, le cadavre de sa pauvre cigarette morte trop jeune, ces livres plantés le long de rayonnages serrés sur des étagères, empilés sur la table, le bruit de cette fichue bille que ce guignol ne pouvait pas s’empêcher de faire rouler, dévaler sur le bois, tout ça venait taper sur des nerfs bien fragiles, trop douillets, qui réagissaient à la plus petite taquinerie.

Les limites du supportable selon Hans avaient des allures de bac à sable et le tahitien lui demandait, sans sourciller, de franchir le Sahara. Ceci expliquait cela, ou à tout le moins le regard noir qu’il dardait encore sur les deux crétins et leur lapin simiesque des îles cependant que le plus branleur des deux tapotait de son index le bout de ses converses usées. Si ça, ce n’était pas violer son espace vital, il voulait bien se tirer une balle.


« Heeer, Hugo t'as rien fait. Moi non plus en fait. Arrêtes de faire ton oursin et détends toi, je suis sûûûr que ça te ferait du bien. »

Bien qu’Hans sût pertinemment ce qu’était un oursin –un machin rond sans doute apparenté au hérisson mais qui vivait sous l’eau et avait la prétention d’être comestible–, la première image qui lui vint fut celle d’un ourson. Nul besoin de préciser qu’il ne comprit pas grand-chose à la splendide comparaison de cet empêcheur de tourner en rond. Il n’en fut pas le moins du monde chagriné, plus révolté par ce qu’il considérait ne lui avoir rien fait. Et avoir détruit sa clope, c’était quoi ? Un acte d’utillité générale pour lui, mais pas pour le fumeur invétéré auquel elle avait appartenu. Quant à Hugo, eh bien il existait et c’était déjà pas mal au sens de quelqu’un qui, comme lui, ne rêvait que de vivre seul au monde ou, si c’était encore trop demander, seul dans cette bibliothèque. Un bref regard aux imbéciles heureux lui suffit à réduire sa demande dans l’espoir ridicule qu’elle serait exaucée : seul à cette putain de fichue table de merde, ça lui irait bien aussi. Question ridicule de toute façon, il ne risquait pas gros à côté de ce type-là. A priori, on ne l’aurait pas seulement remarqué, jeta un Hans toujours aussi mal léché.

Tout ce qu’il parvint à faire fut donc de l’énerver plus qu’il ne l’était déjà. S’il continue, va pas falloir qu’il aille s’étonner de s’en prendre une après, jura le Berlinois en se faisant violence pour ne pas envoyer sa chaussure rencontrer la mâchoire du crétin qui se prenait pour Dieu le père. Avec un peu de chance, il n’y aurait plus touché. Hans n’aurait pas parié là-dessus, mais savait-on jamais.

« T'as toujours pas dit ton nom, d'ailleurs, non ? Tu pourrais au moins dire ça ! Peut-être qu'après je te laisserais tranquille, on sait jamais. »

Bref coup d’œil à l’autre pétasse blonde. Il ne le ferait pas, de toute évidence, et puis Hans s’en serait douté quelque part. C’aurait été trop beau, trop simple, trop parfait pour que cet abruti pense y trouver son compte. Il ne lui faudrait pas longtemps pour aller se renseigner, puisque son nom était placardé sur la porte de sa chambre et que sa chambre était aussi, apparemment, celle dudit Hugo. S’il voulait le connaitre, il devrait décamper. Le temps qu’il revienne l’Allemand serait, depuis longtemps, parti. Rien qui captât son attention vagabonde ici, que des livres chiants qu’il n’ouvrirait jamais –il ne restait que par esprit de contradiction et parce que le fauteuil semblait l’inviter à y rester affalé, rien de plus. Rien de moins non plus cela dit, et c’était suffisant pour qu’il dût supporter la désolante compagnie qu’on lui imposait en échange.

Le branleur hawaïen tira sur le bras de son compère plus décemment sapé, lui enjoignit de s’asseoir et ajouta quelques mots sur les ratons-laveurs. Ce sujet devait lui tenir à cœur pour qu’il le rabâche encore et encore sans s’en lasser. A moins que sa mémoire déficiente d’emmerdeur au sourire niais l’ait définitivement lâché ?
Ça se peut, conclut Hackermann avec grand sérieux. On n’était jamais trop sûrs avec des spécimens pareils, il fallait s’attendre à tout pour ne pas être pris au dépourvu. Et même ce « tout » qui pourtant englobait tout ce que l’Allemand croyait possible d’englober n’était parfois pas assez large pour l’en garder. Il écouta d’une oreille distraite les protestations d’Hugo et ressentit un vif élan de sympathie à l’égard de son infortuné colocataire lorsque celui-ci, agacé, confia on ne pouvait plus clairement à son ami qu’il pouvait tout aussi bien se casser ailleurs. Qu’ils s’en aillent, tous les deux –tous les trois, leur machin-chose anti-nicotine lui inspirant peut-être le plus de pulsions meurtrières sur le moment.

« C’est ça, barre-toi, va lire un livre, ou regarder les images ou je m’en fous faire quoi, mais loin de moi. T’as qu’à aller chercher mon nom sur la porte, ça me fera des vacances. T’as entendu « Hugo », alors sois un bon toutou et va jouer ailleurs. »
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mer 15 Aoû 2012 - 22:09

Au froncement de sourcils d'Hugo, T.J devina qu'il n'allait pas avoir gain de cause. Bien sûr qu'il ne voudrait pas s’asseoir ; bien sûr que Sir Colocataire n'allait pas vouloir discuter avec eux. On ne pourrait pas lui reprocher d'avoir essayé. Vivre sans regret était suffisamment difficile comme ça pour en rajouter. S'il voulait faire quelque chose, il le faisait. Il essayait. Tentait le coup. Impossible de savoir avant de s'être jeté à l'eau, et le bon nageur qu'il était se faisait une joie d'aller faire trempette dès qu'il en avait l'occasion.
Que ce soit dans l'aventure ou dans le ridicule, peu importe. Jusque là ni l'un ni l'autre ne l'avaient tué. Ou donné envie de mourir, d'ailleurs.
Son emprise sur le poignet d'Hugo n'était ni ferme ni assurée, mais il se consola en se disant que ce n'était tout simplement pas le but. Le forcer à se poser sur cette chaise n'aurait pas servi à grand chose – à part à se faire détester ou à lui faire mal, ce qui n'était heureusement pas dans ses intentions. S'il voulait rester debout, il resterait debout. Tant pis.


« T'as pas pensé que j'étais peut-être bien debout ? »

Lorsqu'Hugo dégagea son bras, le sien retomba comme un chiffon pour venir heurter le côté de sa chaise. Sourd à la douleur qui remontait le long de son bras, il afficha une moue perplexe en direction de son ami et le reposa doucement, l'air de rien, sur le bois rassurant de la table. S'il avait l'air de ne pas s'en soucier personne ne s'en soucierait ; jusqu'ici, en tout cas, ça avait toujours très bien marché. Il reposa donc ses yeux verts sur la pile de livres en face de lui, comme pour étudier la proposition de son ami. Chercher s'ils avaient des livres là-dessus ? Mais vu la taille de la bibliothèque, il en aurait pour... Longtemps ! Ce qui était totalement hors de question. Passer dix minutes à lire était déjà un effort, il ne fallait pas trop lui en demander d'un seul coup.
Malgré tout, il fut vraiment tenté d'aller chercher un livre sur les chinchillas. Il y avait toujours pleins d'images dans ce genre de trucs. Sans compter que Lily serait peut-être contente de voir des amis à elle, même si ce n'était que sur du papier.
Un bref coup d’œil au nombre d'étagères le dissuada de nouveau. Trop long et ennuyeux. Il le ferait un autre jour.


« C’est ça, barre-toi, va lire un livre, ou regarder les images ou je m’en fous faire quoi, mais loin de moi. T’as qu’à aller chercher mon nom sur la porte, ça me fera des vacances. T’as entendu « Hugo », alors sois un bon toutou et va jouer ailleurs. »

Oh ; perspicace. T.J ouvrit un peu plus grand les yeux en l'entendant mentionner les images, impressionné qu'il ait pu deviner ses intentions. Un livre coloré était toujours plus agréable à lire qu'une suite de lettres sans grand intérêt. Le garçon n'était juste pas très littéraire. Ni très scolaire. Il n'avait aucun mal à se mettre au travail quand le besoin s'en faisait sentir mais ce n'était définitivement pas quelque chose auquel il aurait volontairement consacré son temps libre.
Malgré tout, il ne put s'empêcher de couler un regard ennuyé au blond-brun. Pas agacé ni fatigué, non – plutôt empli d'incompréhension. Un rien blessé, aussi. Se faire envoyer promener lui arrivait régulièrement, mais il y avait une différence entre de gentilles insultes et une franche antipathie. Là, même lui arrivait à sentir que sa présence n'était sincèrement pas souhaitée.
Et même quand on s'appelle T.J et qu'on a une bonne humeur à toute épreuve, se faire rejeter sans raison reste une expérience assez désagréable.

Qu'à cela ne tienne ; il n'était pas à court d'idées, loin de là.


« Mais je suis bien assis, là, se plaignit-il en reposant la bille sur la table, près de sa pile de livres. Je vois pas comment tu peux être bien debout. C'est fatiguant. »

Très. Ou peut-être que ça l'était juste pour lui, tout compte fait. Il y réfléchit une seconde avant de ne reprendre son air habituel, souriant et insouciant.
Et, pour appuyer ses propos, il attrapa le deuxième livre de sa pile. Ouvert à une page au hasard, il fit mine de s'y plonger.


« Puisque vous le prenez comme ça, moi, je vais lire. Parfaitement. » Il laissa s'écouler quelques seconde pour qu'ils intègrent bien ses paroles. « C'est passionnant d'ailleurs. Presque autant que les chinchillas. »

Et pour sa défense, personne n'avait jamais dû lire un manuel de cuisine avec autant d'application que lui.



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« Des chansons, des filles, beaucoup de verres et de nuits ;
Telles étaient nos heures, telles étaient nos vies.
Futiles adolescents, tout nous était permis.

Rois de pacotille ; princes démunis. »

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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mer 5 Sep 2012 - 1:46

Hugo comptait les secondes qui se métamorphosaient lentement en minutes, curieux de savoir combien de temps allait durer cet échange à mi-chemin entre la dispute et la conversation. A priori, il se terminerait quand, agacé, le fumeur passerait le pas de la porte pour fuir les remontrances de T.J. Comme Hugo ne pensait pas que l'Australien allait pousser le vice jusqu'à le suivre (mais savait-on jamais, on ne devait jurer de rien), leur palpitante aventure s'arrêterait là sans trouver de suite. Ça aurait été mentir que de dire qu'Hugo en aurait été chagriné; Il était assez nerveux comme ça sans qu'en plus on décide d'en rajouter en se chamaillant comme des gamins. Mine de rien, le cancéreux en devenir avait l'air prêt à frapper. Au cas où, le blond gardait posé sur lui un œil discrètement attentif. Bonne nouvelle, il s'était de nouveau avachi sur le fauteuil avec l'envie visible d'y rester vissé un bon moment encore. Cool.

Mais qu'est-ce qu'ils avaient au juste à vouloir absolument s'asseoir ? On était bien debout aussi, non ? Si le monstre caché entre les étagères poussiéreuses arrivait, Hugo était au moins certain de pouvoir prendre directement ses jambes à son cou. Et il se fichait bien qu'une telle pensée paraisse ridicule: Dans un endroit où on était doté de pouvoirs magiques, gardé par des propriétaires invisibles et jouxtant une forêt abritant un esprit, ce n'était plus si délirant que ça. D'abord.

« C’est ça, barre-toi, va lire un livre, ou regarder les images ou je m’en fous faire quoi, mais loin de moi. T’as qu’à aller chercher mon nom sur la porte, ça me fera des vacances. T’as entendu « Hugo », alors sois un bon toutou et va jouer ailleurs. »

Hugo roula des yeux ennuyés vers le plafond. Si ça ce n'était pas un échange de politesses dans les règles de l'art, alors il s'appelait Bernadette. Quoi qu'il en soit, même si c'était très intéressant de les écouter se prendre le choux, ne rien faire lui pesait. Certes, il n'avait jamais été un grand lecteur, mais une petite lecture à l'occasion ne faisait de mal à personne.
Enfin, il croyait. Il n'écouta le commentaire de T.J que d'une oreille; ne jugea pas utile de lui préciser que c'était trop lui demander de se mettre à la place de quelqu'un d'autre. Le jeune homme regarda autour de lui et glissa discrètement jusqu'à un rayonnage, pas trop loin de l'endroit où se trouvaient monsieur colocataire et T.J. Il observa d'un œil critique le titre des ouvrages, s'étonnant de l'état de certains. Il passa sa main sur un livre à la couverture délavée, sentant sous ses doigts la surface devenue rugueuse. Les œuvres modernes côtoyaient de véritables trésors d'ancienneté; Et Hugo se demanda si ces livres n'avaient de vieux que l'apparence, ou si cela faisait effectivement des années qu'ils attendaient ici qu'une main se saisisse d'eux et dévore leur contenu.

Il s'empara du volume, mais tira de toute évidence un peu trop fort. Une suite de livre s'écroula à ses pieds dans un fracas que la bibliothèque, dans sa grande bonté, ne fit qu'amplifier. Hugo jura tout aussi fort, agacé par sa maladresse. Et quoi, ils étaient vivants ces bouquins ou quoi ? Saletés, vous auriez mieux fait de rester à votre place.

Non mais sérieux. Il n'y avait pas moyen d'être tranquille ici...

« Vous en faites pas pour moi, je suis juste mort, ça va aller. »


Il considéra l'idée d'avoir été aplati par une étagère et s'effraya lorsqu'il se rendit compte qu'il ne trouvait pas cette perspective si déplaisante. Okay, il n'était pas un bout-en-train, mais il n'était pas suicidaire non plus. Toute cette histoire le rendait bizarre. Il fallait dire que ce n'était pas tout à fait habituel de se faire enfermer dans un manoir magique. Qu'importe. Le français jeta ses pensées de côté, et ouvrit le livre qu'il avait attrapé. Il tomba nez à nez avec une écriture calligraphiée magnifique, mais rendue illisible par le temps. Il loucha sur les lignes noires et serrées, en vain; Elles semblaient vouloir farouchement garder le secret de leurs mots.

Hugo continua de les contempler, sa curiosité piquée. Il n'aurait probablement pas lu ces bouts de papier s'ils avaient été lisibles, mais le fait qu'ils soient complètement indéchiffrables l'incitait à tirer à l'encre les vers du nez. C'était stupide, mais c'était comme ça. Qui ne l'aurait pas pris comme un défi ?

Laissant là en plan les livres qu'il avait fait tomber (tant pis pour eux), il revint vers ses deux amis et lança sur la table le livre relié, faisant sursauter Lily dans le processus.

« Laisse tomber tes gratins, fit-il à T.J, j'ai trouvé le Necronomicon dans un coin là-bas. Bien plus cool, non ? »

De Necronomicon ce truc n'en avait que le surnom, mais Hugo avait toujours trouvé à Lovecraft une certaine classe. Dans son genre, quoi. Mais venant du blond aux yeux clairs, c'était un sacré compliment en soi. Un compliment que T.J ne recevrait pas pour ses chemises affreuses, par exemple: Il y avait des limites quand même.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 8 Nov 2012 - 23:44

Hans était de mauvaise humeur. Les deux guignols lui tapaient sérieusement sur le système, bien qu’il n’y eût rien d’anormal à ce que ce genre de phénomènes hantât les couloirs du manoir délabré. Il avait pensé les éviter, eux et tous les autres, en venant s’écraser dans le sein même de l’égérie de la connaissance dans la plus encyclopédique de ses formes : la bibliothèque. Tous ces bouquins poussiéreux auraient en théorie dû les repousser comme de l’insecticide ; au temps pour le Berlinois, il ne commettrait pas deux fois la même bourde, pour sûr. Néanmoins il n’en avait pas moins à faire face à la situation dans laquelle il s’était fourré en ne se levant pas aussitôt quand ces types étaient entrés. La faute à ce fauteuil, songea amèrement le blond, il était nettement trop parfait pour être si vite abandonné –et pour quoi ? Un lit ? Une chambre qu’apparemment il partageait avec le branleur taciturne ? Hors de question !

D’un autre côté, et il le savait parfaitement, supporter la bêtise ambiante lui serait difficile. Coup d’œil audit crétin : plongé dans une lecture sans nul doute fort instructive à laquelle il ne devait rien comprendre –et quoiqu’il fallût véritablement y voir une insulte, Hackermann n’aurait pas été plus capable de se concentrer sur des pattes de mouches et schémas que l’objet de ses amères critiques, attestant d’une criante mauvaise foi de sa part qu’il ignorait, elle, à merveille. Retour à ses converses, puis aller-simple vers le plafond. Dingue ce qu’ils étaient haut, ici. Puis, à nouveau le livre, sourcils froncés, franchement intrigué.

De la cuisine ? Par pitié ! Rôdé aux pâtes, fromage, pain jambon et chips, autrement dit ce qui ne demandait pas plus que deux mains et deux minutes de son temps à être fait, ces pages ne lui disaient strictement rien, cependant impossible de se méprendre sur leur nature –on ne parlait pas de courgettes en ornithologie, ni de poires en littérature, de rôti dans un traité de chimie. Hans roula les yeux, exaspéré : il n’avait rien de mieux à faire ? Pourquoi rester ? Pour des aubergines ?

« C'est passionnant d'ailleurs. Presque autant que les chinchillas. »

Le junkie n’intégra pas plus ce mot étrange que les fois précédentes : à l’évidence, et au vu du peu d’attention qu’il lui porta, il ne l’avait toujours pas compris et le petit animal restait à son sens une sorte de sale petit chien des îles croisé avec un singe. Ni plus, ni moins. Il y avait fort à parier que ce voleur de cigarette resterait entouré de mystère pour un long moment. Hans n’osa pas remettre en doute la passion que l’Amerlot pouvait avoir pour les steaks et autres éléments de haute gastronomie à la française dont il devait se gaver à longueur de temps –non, sincèrement, à qui voulait-il faire avaler un truc pareil ? Australie, USA, c’était du pareil au même et si le dernier des abrutis devait savoir une chose, c’était bien d’où venaient McDonald’s et KFC. Tous des bouffeurs de malbouffe à vénérer les saintes Maxi Frites et le Dieu Mcflurry. S’en suivit une longue et piquante diatribe dur ces bouffeurs de cheeseburgers, entrecoupée de comas plus ou moins conscients. Il ne fut tiré de sa rêverie que lorsqu’un bruit sourd parvint jusqu’à ses oreilles –il aurait dû s’en douter, mais cette musique faisait partie de sa routine depuis un temps déjà, de sorte qu’il n’y prêtait plus qu’une attention diffuse. Il manqua de se démettre la nuque en essayant vaille que vaille de se tourner vers Hugo. A ses pieds, gisait une pile de livres épars.


« Vous en faites pas pour moi, je suis juste mort, ça va aller. »

Il aurait vraiment pu, jura l’Allemand avec une pointe d’inquiétude. C’était pas malin ; lui non plus ne devait pas être un rat de bibliothèque, le peu de considération portée aux bouquins par terre suffisait à le dire. Que trois profanes décident de s’y rendre au même moment tenait de la plus pure malchance –malheureusement, Hans avait parfois l’impression qu’elle caractérisait tout ce qui l’entourait. Il fit mine de se désintéresser du mort-vivant, et fixa à nouveau la table sur laquelle ses chevilles se croisaient toujours, l’air profondément ennuyé et décidé à faire comme si de rien n’était. Ils voulaient passer la journée ici ? Parfait ! Je m’en carre, se dit-il. Rien à branler. Il soupira. Quelle merde, quelle merdier, quelle merde. Putain. Fait chier.

« Laisse tomber tes gratins, j'ai trouvé le Necronomicon dans un coin là-bas. Bien plus cool, non ? »

Le gamin releva sensiblement la tête, se faisant violence pour ne pas tourner la tête vers ledit Necronomicon. Il ne connaissait pas vraiment Lovecraft, mais pensa aussitôt à Evil Dead. Son intérêt piqué au vif, difficile de faire comme s’il se fichait de ce qui se passait à côté de lui. Pas qu’il fut un adepte du film, mais tout de même, il l’avait déjà vu. Quelques fois, à l’occasion. Et puis merde, il avait pas besoin de ça. C’était pas ses affaires. Il ne dit rien, désireux de ne pas attirer l’attentions des crétins à la cons d’à côté, mais le regard qu’il lançait en disait plus long que son silence. Et, appuyé sur son coude, penché vers eux, il ne risquait pas de convaincre grand-monde d’autre que lui-même.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 9 Déc 2012 - 21:31

Le bruit sourd qui résonna dans les rayonnages, trop près et bien trop fracassant pour qu'il puisse l'ignorer, faillit arracher un sursaut à T.J ; au lieu de ça, il se pencha immédiatement sur sa chaise pour voir clairement ce qui se passait. D'accord, Hugo avait cruellement manqué de gentillesse et de délicatesse à son égard, mais ce n'était quand même pas une raison pour souhaiter sa mort. Si tant est qu'il ait jamais réellement souhaité la mort de quelqu'un, d'ailleurs – ce qui était franchement loin d'être une évidence. C'était un tout petit peu extrême, quand même.
Enfin, inutile de spéculer ; Hugo n'était pas mort. Il en fut tout à fait persuadé quand celui-ci se décida à les rassurer sur son sort et, fort de cette information, il put se remettre à feuilleter son livre en toute sérénité. Ou regarder les images, plutôt, puisque le contenu n'avait rien de franchement intéressant. Lui qui savait tout juste décongeler des pizzas ou faire cuire des pâtes ne se sentait pas vraiment concerné par ces plats d'une complexité évidente... Allez savoir pourquoi. Faire des merveilles et savoir quelle épice avait quel goût, ce n'était tout simplement pas pour lui. Il lui aurait fallu de sérieux cours de rattrapage pour un jour être doué dans ce domaine.
Comme ce n'était pas dans ses projets, il laissa son regard glisser du livre à Lily, qui accaparait bien sûr tous le projecteurs avec son adorable frimousse de rongeur. Il eut envie de lâcher son ouvrage pour la prendre dans ses bras, histoire de lui faire regretter d'être aussi mignonne et ronde à grands renforts de câlins, mais le retour d'Hugo l'en dissuada. Son attention passa sans préambule de l'un à l'autre ; aussi surpris – et à juste titre – que le petit animal par la brusque arrivée d'un livre sur leur espace de tranquillité.

« Laisse tomber tes gratins, j'ai trouvé le Necronomicon dans un coin là-bas. Bien plus cool, non ? »

L'australien lâcha un « mes gratins ? » empli d'une incompréhension tout à fait hors de propos vu qu'il tenait toujours le livre concerné aux dits gratins entre ses mains. ; le reposa malgré tout sur la table, sentant que d'une manière ou d'une autre c'était ce que venait de lui demander son ami. Puis, poussé par la curiosité et désireux de voir si oui ou non ce truc était cool, il tira le livre vers lui et l'ouvrit à une page au hasard.
Honnêtement, il ne savait pas qu'on pouvait écrire aussi petit. Et les personnes qui avaient de petits problèmes de vue, hein ? Ils y avaient pensé ?
Ses yeux à lui allant suffisamment bien pour qu'il n'en soit pas dérangé, il ne pensa pas à en faire le commentaire à voix haute. Le suivant, en revanche, subit un sort moins clément.

« C'est quoi, le Necrotruc ? » Tant pis si sa culture générale en prenait un coup ; il l'assumerait en temps et en heure. « Buh, c'est illisible. Et ça a l'air compliqué. »

Yeux plissés de la sorte, il aurait presque eut l'air sérieux. Presque. Un bref coup d’œil sur le côté lui appris que monsieur le grincheux, aussi désagréable soit-il, semblait presque intéressé par ce bidule ; et ça, au contraire de lignes trop serrées, attisa sa curiosité.

« Y'a des secrets d'état dedans, c'est ça ? »



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 27 Déc 2012 - 16:46

« C'est quoi, le Necrotruc ? Buh, c'est illisible. Et ça a l'air compliqué. »

Avait brillamment fait remarquer T.J, le livre entre les mains et les yeux plissés comme un myope peinant à distinguer le tableau depuis le fond de la classe.
Hugo haussa les épaules, et se saisit d'une chaise pour – enfin – daigner s'asseoir près de la table. Monsieur son colocataire semblait s'intéresser un minimum au livre qu'il avait tiré de sa léthargie poussiéreuse, et Hugo s'en félicita. Au moins lui et T.J ne se grognaient plus dessus, c'était l'important. L'idée de devoir les séparer ou traîner l'Australien inculte hors de la salle n'était pas des masses séduisante, il devait l'avouer, alors capter leur attention était le premier pas vers la réussite. Hugo adressa ensuite à T.J une grimace dont l'origine n'était pas forcément évidente, sans un regard pour son AEA qui reniflait suspicieusement le vieil ouvrage comme s'il avait pu contenir mille démons.
Remarque, s'il s'était agit du Necronomicon, elle aurait eu le droit de le renifler de la sorte. Mais avec le pensionnat, on était sûr de rien; comment savoir si ce truc ne contenait pas des textes plus sombres et plus dangereux encore ? Ce n'était sûrement rien d'autre que les divagations d'un vieil excentrique mais tout le monde avait le droit de rêver. De ce qu'Hugo en savait, ça n'avait jamais été interdit.

« C'est le Kamasutra, mais sans les images. (il garda un masque d'impassibilité mortellement sérieuse trois ou quatre secondes, avant de s'exclamer, comme exaspéré) Putain T.J, tu connais pas Lovecraft ? »

Même lui, qui n'avait jamais guère lu que les ouvrages imposés par le collège et le lycée, connaissait cet homme dont on s'inspirait pour faire films et jeux à n'en plus finir. Il savait aussi que son univers était franchement particulier, qu'il fallait aimer, mais comme plein de monde faisait un foin dessus en disant que c'était génial, il voulait bien croire que c'était pas nul – au moins. Il ne savait en l'occurrence plus trop ce qu'était le Necronomicon, sinon que c'était pas un livre dont la lecture rendait heureux, mais ça lui suffisait.
Il reprit le livre des mains de T.J sans la moindre délicatesse. Les lignes étaient toujours serrées et impossible à lire. Il pouvait presque imaginer un homme (gageons que dans l'esprit d'Hugo, les femmes étaient soudainement devenues toutes illettrées) penché sur cet ouvrage, la plume trempée d'encre à la main et le visage crispé par l'effort. Est-ce que ce livre recelait des secrets d'état ? Peut-être pas d'état, mais à un niveau plus modeste peut-être. Il ne restait plus qu'à le déchiffrer impitoyablement et violer sans la moindre compassion l'intimité de la personne qui avait rédigé ces lignes incompréhensibles. Il le feuilleta à la recherche d'images ou de schémas mais n'en trouva pas.
Il grogna pour manifester son mécontentement d'analphabète.

« Pas moyen de savoir de quoi ça parle, alors pour les secrets d'état, hein... Mais peut-être que ça retrace la vie de péché d'un adorateur d'un culte païen dans des temps anciens. »

Ou alors c'était un livre sur la botanique ou les sciences égaré là par un malheureux hasard; c'était possible aussi. Quoique bien moins palpitant. Ce qui était sûr, c'était que ce truc était vieux. Peut-être même qu'il était maudit et qu'il allait leur arriver plein de tuiles à partir de maintenant. Cette pensée fit rire intérieurement le français, qui avait décidément du regarder trop de films. Son esprit abordait des terres fertiles et étranges... S'il avait raté ses études, il aurait toujours pu écrire des scénarios pour des séries pourries qu'on passait à la veille d'Halloween sur les TV.

Le livre fut glissé jusqu'au colocataire fumeur.

« Tiens, essaye de voir si tu peux pas lire. »

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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 28 Fév 2013 - 16:37

A trop creuser, on pouvait finir par tomber sur un nirvana de pétrole : pas chez Hans. Suivant les règles les plus élémentaires de la physique et de l’Humain, plus cet abruti disait de conneries, plus il descendait dans son estime et, plus les barreaux de l’échelle sur lesquelles il faisait ses pitreries était bas, plus elles semblaient aberrantes. Et franchement consternantes. Que l’autre eût, par chance et pas autre chose, pu tomber sur un livre à peu près décent n’était pas encore inconcevable. Qu’une bibliothèque pût avoir été pourvue du moindre intérêt l’était déjà bien plus ; quand à ce que cet imbécile d’Amerlot possédât dans sa tête de branleur de la côte Ouest plus de culture générale que de sens de la mode, l’idée tournait au ridicule. Venu d’un type qui n’aurait pu faire de liste exhaustive que des différents narcotiques, de leur prix et des meilleures marques de cigarettes, la remarque aurait pu générer force froncement de sourcils ; faire croire au bon dieu qu’il avait de nouveau la cote. Hackermann ne connaissait pas plus Lovecraft que lui –ou si peu. Suffisamment pour que son nom sonnât une petite cloche d’alarme au milieu de ses références douteuses, pas assez pour mettre la main sur le filon doré qui l’associait à cette merveille cinématographique qu’était le Nécronomicon.

Un sourire caustique plissa le coin de ses lèvres railleuses à la remarque du blond : ça, il va comprendre, le félicita-t-il. Ne manquaient plus qu’une ou deux mentions à Honolulu et deux trois chaînes de restauration douteuses, quatre ou cinq accords de guitare et son répertoire entier y serait sans doute passé. Le Berlinois fit mine de s’en désintéresser, plongé dans la contemplation du vernis écaillé de la table, d’un grain de poussière plus lent que les autres à rejoindre le tapis fuligineux de ses compares allergènes, des gratins négligemment abandonnés sur la table en faveur des démons scellés dans les pattes de mouches agglutinées sur les pages parcheminées du bouquin comme sur un beau macchabée ou un gâteau de l’avant-veille, les yeux porcins du petit cochon-singe de l’équateur, ses ongles à la teinte suspecte.
Il aurait été de bon aloi de ne pas jouer au cow-boy avec sa chaise ; beaucoup plus convaincant. Mais le junkie avait la sale manie de jouer au cheval à bascule dans les fauteuils et pour être tout à fait honnête, ce putain de livre, c’était pas du vinaigre. Avec ça, étrange que la Mouche se soit pas déjà pointée, remarqua-t-il avec un regard à la fois inquiet et soulagé.

« Pas moyen de savoir de quoi ça parle, alors pour les secrets d'état, hein... Mais peut-être que ça retrace la vie de péché d'un adorateur d'un culte païen dans des temps anciens. »

L’Allemand leva un sourcil et plissa les yeux : qui leur avait foutu des analphabètes pareils ? Ils venaient pas non plus du Kenya, ils avaient pas non plus l’air de petits Indiens faméliques, ils avaient pas les mains de Chinois séquestrés dans une usine à ballons ! Un nouveau coup d’œil, qui se voulut plus furtif qu’il ne le fut en réalité, lui fit ravaler ses paroles acerbes. Une fois n’est pas coutume, sentencia le blond en jouant distraitement avec les écouteurs qui pendaient mollement au bout de leur fil. On n’y voit vraiment rien. Ça craint. Soudain révoqué au rang peu flatteur de merde ambulante, le recueil de pages un peu craquelées, un peu vieillottes qui allait bien avec l’endroit ne lui en parut pas moins intéressant, et la proposition d’Hugo –c’était bien Hugo ?–, pas moins valide. Potentiellement valide. Il était bien placé pour savoir qu’en le lisant, ou en écoutant la cassette qui ne manquerait pas d’aller avec, mille ans de malheur s’abattraient sur leur pauvre tête d’ahuris finis infoutus de respecter les inscriptions du style « n’ouvrez pas ce livre » ou « malheur à vous », voire carrément « barrez-vous d’ici fissa bande de cons si vous tenez à la vie », en plus pompeux peut-être.

A moins qu’il confondît avec Le retour de la Momie ? Bah, toujours des histoires de livre des morts, pour ce que ça change.

« Tiens, essaye de voir si tu peux pas lire. »

Hans soupira, dédaigneux, mais s’y attabla en prenant grand soin de ne pas en avoir l’air. Pour ce qui devait être la première fois de sa vie, il plissa les yeux sur du papier, fronça les sourcils, se mordit la lèvre ; et pour ce qui devait être l’énième, il repoussa le livre d’un mouvement brusque du poignet. C’était pas le moment de se prendre pour une taupe.

« Pourquoi est-ce que je lirais mieux, hein ? J’ai l’air d’un rat de bibliothèque, peut-être ? Vous avez qu’à demander à votre koala. Enfin, votre chien. Votre… Truc », résuma-t-il avec un geste du menton vers ladite bestiole criminelle.

Il se tourna plus franchement vers les deux crétins, les gratifia d’un regard qui perdait en aménité ce qu’il gagnait en durée et reprit, presque mortellement sérieux, et toujours aussi agacé :

« D’ailleurs, j’ai pas envie de devoir vous décapiter à coups de pelle. Y a tellement de trucs bizarres ici que ça m’étonnerait même pas qu’on se transforme en zombies au sang vert, déclara-t-il avec une moue dégoûtée à l’idée de se faire après ça harceler par des plantes. Ton adorateur aurait pu écrire un peu mieux ; on sait même pas si c’est pas juste son livre de cuisine, à lui aussi. »
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 7 Mar 2013 - 9:42

« C'est le Kamasutra, mais sans les images. »

A cela, naïf et rassuré à l'idée de retourner en terrain connu, T.J écarquilla les yeux et lâcha un « ah ? » complètement sérieux. Jusqu'à ce qu'Hugo ne brise tout ses rêves, en tout cas. Rentrant sa tête dans ses épaules comme un enfant pris en faute – et incapable de reconnaître l'ironie, tant qu'à faire – le jeune homme ne protesta pas quand son ami lui reprit le livre des mains pour l'étudier à son tour. Marmonnant intérieurement que « non, je ne connais pas Lovecraft » tout en tentant vaguement de se persuader que ce n'était pas un manquement sérieux à sa culture générale, le jeune homme croisa les bras sur la table et y appuya sa tête. Le sourire qu'il esquissa s'adressait plus à Lily qu'autre chose, mais vu comme ça il aurait tout aussi bien être en train de s'éclater à regarder le bois de la table. Ce qui, malheureusement pour lui, n'aurait certainement plus étonné personne.
Enfin quand même, il n'était pas stupide à ce point... C'est vrai, quoi. Lovecraft, ça devait être un truc totalement sans intérêt. Ou trop flippant. Ou sans intérêt ET flippant.
Décidant de s'en tenir à cette explication et satisfait de voir qu'Hugo était aussi illettré que lui – bien fait, tiens –, T.J ne redressa le dos que pour mieux voir le français feuilleter l'ouvrage. Il observa de loin, curieux malgré tout, en quête sans le savoir de la même chose que son ami : à savoir, des images. Enfin, les romans, c'était cool. Sans doute. Mais quand ça faisait trois mille pages, écrit en mode « prenez une loupe ou crevez » et que la moitié des mots nécessitait d'aller dans le dictionnaire, il n'était clairement plus de la partie. Le faire s'intéresser aux ouvrages obligatoires avait été une épreuve dont ses professeurs avaient été suffisamment heureux de sortir gagnants pour que cela mérite d'être noté. (et quand il s'intéressait à un livre, par ailleurs, il voulait tellement tout raconter à tout le monde qu'on avait vite fait de vouloir le recoller devant la télévision.)

« Pas moyen de savoir de quoi ça parle, alors pour les secrets d'état, hein... Mais peut-être que ça retrace la vie de péché d'un adorateur d'un culte païen dans des temps anciens. »

T.J cligna bêtement des yeux, conscient cette fois-ci qu'il était censé comprendre les mots qu'il n'avait pas compris ; finit, dans le doute, par associer les païen avec les types qui faisaient du vaudou et autres rites douteux dont il connaissait vaguement les noms. Ça ferait sûrement l'affaire – et, plus important, ça ne rendait pas la phrase totalement saugrenue. Donc il ne devait pas être si loin que ça de la vérité.
Quoi qu'il en soit, le jeune homme n'était pas du genre à chercher très longtemps à savoir s'il se trompait ou non.
Le livre glissa vers le troisième garçon – le plus charmant, aussi – et T.J décida d'observer un silence de mort encore quelques secondes supplémentaires. Ne serait-ce que pour... Comment dire ? Laisser le colocataire travailler. Ou ne pas lui donner envie de jeter le livre dans sa direction – ce qu'il aurait fini par vouloir faire s'il avait élevé la voix, il en était persuadé.
Comme les deux fois précédentes, le livre maudit fut étudié puis congédié comme un malpropre. Pas d'images, pas d'amis, conclut T.J avec une simplicité consternante.

Il précisa machinalement « chinchilla », d'une voix rendue un peu idiote par la présence de la concernée pleine de poils, concédant sans oser le dire que personne ici n'avait l'air d'un rat de bibliothèque. En fait, ils n'avaient même pas des têtes à venir se regrouper dans la bibliothèque : s'il avait dû trouver une comparaison, il aurait sûrement rapproché leur tablée d'un groupe boiteux essayant tant bien que mal de se concentrer sur un exposé.
On va avoir zéroooo.

« D’ailleurs, j’ai pas envie de devoir vous décapiter à coups de pelle. Y a tellement de trucs bizarres ici que ça m’étonnerait même pas qu’on se transforme en zombies au sang vert. Ton adorateur aurait pu écrire un peu mieux ; on sait même pas si c’est pas juste son livre de cuisine, à lui aussi. »

A la mention de zombies, T.J se redressa tout à fait et lâcha un « oh, oh » qui ressemblait fort à l'exclamation désagréable d'un élève qui hèle son professeur en levant la main bien haut.

« Si on déchire toutes les pages et qu'on les crame, ça fera peut-être un rituel ou quoi ? »

On ne peut plus sérieux, avec ça. S'ils ne pouvaient pas le lire, autant en faire quelque chose d'utile.



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mer 3 Avr 2013 - 8:49

« Pourquoi est-ce que je lirais mieux, hein ? J’ai l’air d’un rat de bibliothèque, peut-être ? Vous avez qu’à demander à votre koala. Enfin, votre chien. Votre… Truc »

Le livre fut de nouveau repoussé, et Hugo compta les points dans sa tête avec un certain désappointement, visible dans l'expression ennuyée de son visage lisse. Le livre, un, les trois abrutis, zéro. Pas franchement de quoi être fier, songea-t-il en reprenant l'ouvrage de toutes les passions entre ses mains, dans le vain espoir que le contact de la couverture lui révèle quoi que ce soit. Peine perdue et, avec un regard de biais pour T.J et Lily, écouta vaguement le fumeur déblatérer sur les pelles, les zombies et les livres de cuisine. Pour un peu, il aurait presque trouvé ça cool de se faire transformer en zombie; il n'avait jamais trop compris pourquoi tout le monde cherchait à survivre dans ce genre de films tellement c'était évident qu'ils allaient finir par y passer à un moment ou un autre.
Autant se prendre une petite morsure au début que tout un tas d'emmerdes tout au long du film. Hop, débarrassé et tu peux vivre ta vie de zombie mangeur de chair humaine comme tu l'entends. Est-ce qu'il était le seul à trouver ça plus relax qu'un gros fusil qu'on ne sait même pas manier entre les mains ? T'as l'air plus con que cool, sérieux.
T.J eut néanmoins l'amabilité de l'empêcher de se pencher plus en avant sur le capital intelligence réduit des films d'horreur.

« Si on déchire toutes les pages et qu'on les crame, ça fera peut-être un rituel ou quoi ? »

Hugo aurait préféré pouvoir lancer un regard perplexe à son camarade plutôt qui feuilleter le livre en considérant son idée. Trop tard; une fois qu'on s'était dit que ouais, ce serait peut-être vachement intéressant de jeter les pages une à une dans la cheminée pour voir que ça donnerait, c'était foutu d'avance. Ce livre là allait mal finir, mais il n'avait qu'à être lisible, aussi. Si l'ouvrage finissait immolé, Hugo comptait dire à n'importe qui serait venu remettre en cause leur bon sens que c'était à 50 % la faute de ce vieil amas de papier racorni.
Le seul truc qui le dérangeait, c'était qu'il aurait bien aimé savoir de quoi ça parlait avant de le réduire en cendres, quand même. Si ça se trouve, c'était vraiment intéressant, ce qu'il y avait d'écrit là-dedans: et comme même des recettes de cuisine n'étaient pas dénuées d'intérêt pour qui savait s'en servir (et lui n'y rechignait pas de temps en temps), ça laissait à ce truc un large spectre d'intérêt.

Sale bête, pensa-t-il avec tout le sérieux du monde, tu ferais mieux d'être plus coopératif si tu veux vivre.
Sinon, oui, Monsieur Launay discourait mentalement avec un livre. Preuve s'il en était que sa stabilité mentale s'améliorait de jours en jours. Ça ou bien il commençait vraiment à s'ennuyer ferme. Il n'y avait rien à faire à part flâner et dormir, ici.
Enfin bon, il n'en était pas encore au point de désirer retourner en cours de maths, donc il devait quand même aller à peu près bien.

« Ben, on peut essayer, répondit Hugo en haussant les épaules, mais on saura jamais ce qu'il y a écrit dedans si on le crame. En plus... »

Il se pencha un peu vers T.J et chuchota, assez fort pour que l'autre puisse l'entendre malgré tout, sur un ton de conspirateur largement exagéré qui n'aurait trompé personne (ou peut-être l'Australien, en l'occurrence);

« On dit qu'il y a un esprit frappeur qui punit ceux qui détruisent les livres dans la bibliothèque. »

Vrai ou pas, avec tous les trucs bizarres qui trainaient dans les couloirs, Hugo avait un risque sur deux de toucher juste. Le fantôme de son imagination pouvait être réel qu'il n'en avait rien à foutre, c'était juste pour voir si l'un des deux allait gober cette histoire et le suivre dans son délire.
Et s'il y en avait un qui trainait son boulet de remords et ses chaines de regrets entre les étagères, c'était tant mieux, hein. Il pourrait toujours rétorquer fièrement, au cas où, 'je vous l'avais dit'.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 4 Mai 2013 - 1:18

Constat affligeant sur remarque aberrante, Hans fut contraint d’avouer que monsieur Honolulu était presque à plaindre : comment ça se passait, dans sa tête ? Des vagues d’intelligence devaient lui souffler, de loin en loin, qu’il devait bouffer quelque chose histoire de pas passer l’arme à gauche. Un conditionnement mécanique de Monsieur l’Amerlot et Madame la Ménagère devait rappeler à son bon souvenir d’enfiler quelque chose en se levant et de ne pas débouler en tenue d’Adam –ou Maurice McDonald, premier homme à avoir foulé de ses pieds leur insigne terre– dans les couloirs de lycée pour rupins. Malheureusement pas de là à lui préciser ce qu’il devait mettre au juste, mais c’était encore une autre histoire. Ce connard n’avait tout bêtement pas cervelle, c’était une évidence : et la tête que tira Hackermann en le voyant sourire comme un con à la table devait elle aussi valoir son pesant de toc. C’est sans doute pour ça que lorsqu’il releva la tête avec des exclamations aussi enjouées, le Berlinois ne le sentit pas du tout.

Mais alors, pas du tout. Il flairait la mauvaise idée à cent mètres à la ronde. Ce putain de manoir n’était déjà pas un cadeau à la base ; entre les portes qui s’ouvraient sur un mur tout ce qu’il y avait de plus ordinaire, les miroirs déformants et les livres de ce style, les surprises entamaient sérieusement son système nerveux. Bonjour les séquelles névralgiques après ce genre de rencontres bonnes à aspirer le peu de bon sens qui vous restait ici. Ils étaient pas aidés, ceux-là. Avant que branleur numéro un n’élevât la voix, Hans lança un regard suppliant à Hugo –par pitié, faites le taire.

Et étrangement, force était de reconnaître que cette idée sonnait pas si mal à ses oreilles de toxico des tubes cathodiques. Cacher la clef de leur emprisonnement dans un endroit aussi con, aussi moche, aussi inutile, poussiéreux, accessoire, désert, notoirement superflu et hostile qu’une bibliothèque, un bouquin parmi d’autres, était totalement tordu. Assez pour marcher. Et s’ils réveillaient un troupeau de zombies amateurs de cerveaux –eh ben, vu la demi-dose qu’il y avait ici, on ne pouvait dire qu’ils courraient un franc danger. Restera plus qu’à leur servir des gratins, railla-t-il avec un semblant d’enthousiasme.

« Ben, on peut essayer, mais on saura jamais ce qu'il y a écrit dedans si on le crame. En plus... »

L’Allemand riva sur la blonde un regard plus ennuyé que fatigué. Allons bon, il voulait comprendre à présent ? Sûr que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, un rouleau à pâtisserie s’en serait rendu compte. Son cynisme ne jouait toutefois pas en faveur de la prudence résignée qu’il affectait souvent cette fois-ci : qu’ils crament ou pas cette vieillerie, il y avait de grandes chances qu’ils ne sussent jamais ce qu’elle avait à raconter. Est-ce que c’était seulement une langue qu’ils pouvaient comprendre, ou le parler de Cthulhu et lui ne naviguaient pas sur les mêmes ondes ? Il comptait pas passer le restant de ses jours à décrypter ce bouquin à la loupe.
Pas convaincu, il attendit avec un intérêt ridicule la suite de la phrase, qui ne tarda pas à venir, conspiratrice et éminemment secrète :

« On dit qu'il y a un esprit frappeur qui punit ceux qui détruisent les livres dans la bibliothèque. »

Cette fois ce fut au tour d’Hans d’avoir l’air d’un parfait crétin : les yeux ronds, bouche bée, en équilibre sur les deux pieds arrière de son fauteuil, à fixer l’ouvrage comme s’il avait prêt à leur bondir dessus –bref, sous un jour tout à fait nouveau. Pas qu’il crût trop aux fantômes ; pas qu’il y crût pas non plus cela dit. Il avait les bizarreries de l’endroit à sa décharge, et son manque criant de réflexion au besoin.
Réflexion tardive qui lui laissait toujours le temps de passer pour un idiot avant de pointer le bout de son nez pour le lui signaler. Hackermann serra les lèvres, croisa les bras, l’air de lancer des « sans blague » à tout va. Eh merde, à la fin.

« On aura qu’à dire que c’était son idée, lâcha-t-il avec un sourire entendu tout en désignant l’Australien du pouce. D’ailleurs ça l’est. »

Hans sortit son briquet de sa poche et fit glisser son doigt sur la molette : une flamme aux tons bleus, violets et orangés dansa au-dessus du tube de gaz.

« Garde juste le sommaire, au pire. Le ragondin fera diversion. J'ai entendu dire, moi, qu'ils adoraient bouffer ce genre de bête-là, les revenants. »
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