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 Souvenirs indésirables

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Miss Machiav(i)élique
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MessageSujet: Souvenirs indésirables   Mer 31 Oct 2012 - 1:41

Lorsqu’Helen ouvrit les yeux, elle n’était plus dans la salle de bain de sa chambre. Il ne faisait plus nuit non plus, et elle n’avait plus de miroir devant elle pour surveiller le visage triste de Kyoko derrière elle, dans l’entrebâillement de la porte.

En revanche, elle portait toujours le marcel grisâtre un peu trop grand et le short noir qui lui servaient de pyjama. Elle constata alors qu’elle avait froid – c’était normal, elle se trouvait dans la forêt. Elle avait toujours un gout de menthe trop fraiche qui lui piquait le palais, mais plus de brosse à dent – elle cracha du mieux qu’elle put le reste de dentifrice sur un petit tas de terre sèche à ses côtés. Il en restait encore. Après un instant d’hésitation, et un regard circulaire autour d’elle qui aurait pu lui indiquer la présence miraculeuse d’un peu d’eau potable, elle expira un coup, et, écoeurée, s’efforça d’avaler le tout.

“ Et tâche de me faire honneur... si tu tiens à garder la vie. ”

Elle faillit s’étrangler. Était-ce le surplus de salive souillée qui lui coulait dans la gorge ? Ou plutôt ces mots qui jusqu’alors indistincts qui s’emplissait tout à coup d’une malsaine clarté ? Une toux incontrôlable s'empara d'elle. De l’eau… elle avait soif. Et froid. Elle fit volte-face, voulant récupérer un pull dans sa chambre – la pauvre idiote – mais il n’y avait que des arbres et encore des arbres, jusqu’à se perdre dans le flou épais du brouillard. Elle ne voulait pas regarder ses poignets, mais son corps ne lui demanda pas son avis. La marque, élégante et narquoise, sembla ricaner devant le visage d’Helen qui se décomposait de seconde en seconde. Son regard paniqué, virevolta sur le sol à ses pieds en quête de l’arme dont on lui avait parlé. La petite sacoche un peu miteuse dont elle se saisit promptement renfermait des petites étoiles de métal qu’elle aurait bien crues sorties d’un célèbre manga de ninja.

Pas le temps de réfléchir. Avant même de le réaliser, elle s’était mise à courir – s’approchait-elle du parc ou s’enfonçait-elle encore plus loin dans la masse sombre et feuillue de Gravesse ? – courir pour s’empêcher de sombrer, courir pour se réchauffer, courir sans raison aussi, mais peu importait tant qu’on lui laissait avoir la douce impression de s’échapper ! Tant qu’on pouvait aller trouver de l’aide, quelqu’un qui saurait nous sortir de…

Elle s’arrêta. A qui pouvait-elle faire confiance aujourd’hui ? D’après le message, elle n’était pas la seule larguée dans cette sournoise chasse à l’homme, et même s’il n’y avait visiblement personne dans son champ de vision, le sentiment d’être épiée et traquée s’imposa tout à coup, effroyable et destructeur. Il fallait se cacher, vite. Elle ne voulait pas qu’on la trouve. Il lui suffisait de grimper à un arbre – voilà –, branche après branche – continue ! –, il lui suffisait de se hisser assez haut pour caresser le ciel gris et rester hors de portée…. Ouf. Les bouffées de chaleur commençaient à s’estomper. Elle était haut, une dizaine de mètres peut-être, elle n’avait pas le vertige, elle se sentait invisible de l’inconnu lambda qui ne regarderait qu’autour de lui. Elle avait toujours soif, mais les assauts du vent ses bras nus lui parurent moins déchirants. Dans une impulsion qu’elle n’aurait pas su expliquer, elle extirpa une des étoiles de sa sacoche, et déchira une bande de tissus de son haut, dont elle se servit pour ensuite couvrir son poignet tatoué. C’était bête. Elle avait espéré qu’invisible, la marque aux courbes sordides ne lui rappellerait plus constamment la situation dans laquelle elle se trouvait.

Perchée sur sa branche, elle se laissa aller contre le tronc, quand elle sentit des larmes monter tout à coup à ses yeux, s’agglutinant à ses cils, se pressant au bord de ses paupières comme des naufragés au bord d’un radeau trop plein, brouillant sa vue. Dans le pensionnat, il y avait des gens qui ne savaient même pas ce que le terme « fondateurs » représentaient dans le manoir. Elle, c’était la deuxième fois qu’elle se retrouvait plongée dans un de leur délire macabre. La première fois, elle s’en était sortie finalement saine et sauve, mais était-ce pour cela qu’on pouvait dire qu’elle n’avait rien vécu ? Elle n’arrivait toujours pas à regarder dans les yeux certains autres prisonniers. Elle avait mis des mois à ne plus y penser tous les jours. Des mois pour oublier ces regards accusateurs, des mois pour que cette douleur irréelle en plein cœur ne viennent plus la surprendre au détour d’un cauchemar, des mois pour ranger tout ça dans un tiroir fermé à clé de sa commode à souvenirs.

C’était la deuxième fois. Alors elle pleurait, et comme elle ne voyait plus rien, les images défilaient au ralenti sur l’écran noir comme un film en replay que sa culpabilité l’obligeait à revoir, après tant de temps.

C’était la deuxième fois, tout recommençait, et c’était tellement injuste.
Tellement. Injuste.



Juste pour prévenir que demain, je pars en vacances jusqu'au 5 novembre ! Je ne garantie donc pas une réponse avant cette date, là-bas je ne sais pas si j'aurais la connexion et le temps pour. ._.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 31 Oct 2012 - 19:08

Clarence s'était réveillé au couvert des grands arbres de la forêt, avec dans sa tête un ordre improbable et sur son poignet un tatouage. Il se souvenait s'être évanoui subitement, avoir perdu le pensionnat de vue et s'être fait englouti par l'obscurité. Il s'était redressé avec l'habitude d'un homme dont le quotidien avait été la traque et la mise à mort durant soixante-dix longues années; S'était mis sur ses gardes, et s'était rendu compte que tout ceci n'avait rien de naturel. Il se souvenait encore de la voix qui avait murmuré à son oreille, et s'il était resté en apparence impassible, il avait grimacé intérieurement.

Le pensionnat, malgré les rumeurs qui voyageaient de couloirs en couloirs, n'avait été qu'une suite de banalités depuis son arrivée. Des jours qui passaient, se ressemblaient, peuplés des mêmes visages et des mêmes rires. Ça ne l'avait jamais dérangé. Mis à part cette envie de sortir qui le tiraillait, il était parvenu à trouver un certain équilibre entre ces murs gris. Lui qui avait été étonné de l'engourdissement dans lequel semblait jusque là plongé le pensionnat, il était servit.
Il avait récupéré l'arme dans le sac à ses pieds, avait bataillé un moment pour savoir de quoi il s'agissait. Après en avoir conclu que c'était là une arme qui se mettait au poing, il avait entamé une marche prudente et solitaire, ses bottes noires foulant le sol et les feuilles qui le tapissaient à chaque pas. Malgré ce que lui en avait dit la voix, il n'apercevait pas le moindre infortuné pensionnaire. Mais la forêt était grande; Et les réactions diverses. Là où certains choisiraient de courir, de partir à la chasse, d'autres se déplaceraient comme des ombres entre les arbres et les derniers se soustrairaient habilement aux regards pour survivre.

Clarence était un tueur, il ne comptait plus le nombre de fois où ses mains s'étaient retrouvées poisseuses de sang. Mais dans ce jeu sordide du chat et de la souris, il ne comptait pas tuer autrement que pour se protéger. Pourquoi diable ? Il avait déjà tué sur commande, sur une simple injonction. Pourquoi ? La réponse était simple, bête sans doute, avec un dessous d'humanité.

Les hommes et les femmes qu'il avait eu à exécuter avaient été des criminels, des voleurs, des menteurs de la pire espèce, des escrocs. Des âmes souillées dont le destin était de se briser la nuque sur les marches de la justice. Ici, on lui ordonnait de tuer pour le plaisir d'une traque et d'une victoire malsaines des inconnus qui n'avaient rien fait, des connaissances, des amis. Il ne voulait pas. Ne lèverait le poing que si on tournait une arme dans sa direction.

Tout le monde est innocent, ici.

Il s'arrêta soudain.
Il n'entendit rien, ne vit rien non plus. Il sentit simplement une présence, perchée plus haut. Cette sensation qui remonte le long de la nuque – cette sensation qu'on lui avait appris à discerner pour ne pas se faire piéger. Quelqu'un se cachait quelque part entre les branches, mais impossible de voir où.
Clarence ne se sentait pas en sécurité. Il n'aimait pas cette arme qu'on lui avait imposé, aurait préféré avoir à sa ceinture ses pistolets et son poignard. Mais il n'avait pas le choix; Il devait composer avec les règles.

« Il y a quelqu'un ? »

Il regarda au dessus de lui, autour de lui, prêt à réagir si une forme bondissait de derrière un des troncs sombres. S'il ne voulait pas d'un massacre aveugle et inutile, il ne voulait pas non plus mourir. Alors il restait sur ses gardes.
Il serra les poings.

Quelle folie.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Jeu 1 Nov 2012 - 1:36

« Il y a quelqu'un ? »
Tressaillements involontaire. Jusqu'alors, verser des larmes par-delà des cris lointains, étouffés par la forêt avaient été la seule chose qu'on pouvait relever de sa part. Elle n'avait pas cherché à localiser qui que ce soit. Ni à reconnaitre une voix. Elle ne voulait pas imaginer les scènes sanglantes qui se passaient peut-être déjà ailleurs, elle ne voulait pas y voir le visage de l'assassin muer progressivement pour prendre le sien, elle ne voulait pas se voir dans les yeux de la victime, elle ne voulait pas se voir se tuer. Alors elle ignore les paroles floues et indistinctes des autres prisonniers, et se terre dans le bruit silencieux des arbres.

C'était pour cette raison que ces mots, plus clairs, plus proches, plus dangereux, l'avaient surprise. Ses yeux s'arrondissant comme ceux d'une dingue, elle étouffe un sanglot, et s'immobilise, espérant ne pas s'être trahie. La traque avait-elle donc déjà commencé ? Helen baissa prudemment les yeux, cherchant une masse humaine à travers les griffes feuillues où elle s'est réfugiée. Elle ne voyait rien, des mouvements par-ci par-là, mais ce pouvait autant être le simple balancement irrégulier des branchages dans le vent. Elle cherchait mais ne trouvait pas.
Elle avait peur
« Il y a quelqu'un ? »
de cette voix qui sonnait encore comme un glas funèbre dans sa tête. Elle chercha à en décrypter les intonations, avait-elle raison de se méfier ? En reconnaissait-elle le timbre, pourrait-il s’agit d’une personne de confiance ? Elle ferme les yeux pour mieux se concentrer. C’était un homme, déjà. Elle n’arrivait pas à lui donner d’âge… mais non, définitivement, ça ne lui disait rien. Il y avait tellement d’inconnus dans le pensionnat qu’il était forcément difficile de se lier avec tout le monde, surtout quand elle possédait plus ou moins un groupe de connaissances précises et que le reste de la population du manoir semblaient déjà être divisés en groupes définis. Helen avait beau passer un à un tous les gens qu’elle fréquentait, non, clairement, ça ne pouvait pas être quelqu’un qu’elle connaissait. Le constat la rendit plus méfiante encore, mais l’exercice lui avait permis de se calmer un peu, et les battements de son cœur avaient retrouvé un rythme plus proche de l’ordinaire. Plus ou moins sereinement, elle rouvrit les yeux
« Il y a quelqu'un ? »
et par un hasard mystérieux, ils se posèrent quasi instantanément sur la silhouette longue de l’homme qui errait en bas. Il lui aurait sans doute paru imposant en d’autres circonstances, mais ainsi haut perchée elle ne pouvait s’empêcher de le trouver petit. Son visage ne lui avait pas été découvert, aussi ne put-elle se base que sur la couleur de ses cheveux pour décréter qu’elle avait eu raison tout à l’heure – un peu par réflexe, elle chercha à apercevoir l’intérieur de son poignet mais elle était trop loin pour distinguer quelque chose de précis, et elle n’arrivait pas non plus à définir s’il avait une arme à la main. Cependant, d’après ses mots et sa démarche, c’était clair : il faisait aussi partie du jeu. S’il n’était pas dans son camp, elle était foutue. Mais elle n’était sûre de rien. Devait-elle descendre pour y retrouver un allié ? … ou rester cachée, laissant certes filer quelqu’un qui aurait hypothétiquement pu l’aider, mais sauve et à l’abri ? Il sembla jeter un regard dans sa direction et elle se figea.

Il ne l'avait pas vue. Mais l’instant retourna toutes ses certitudes, tous ses espoirs : ici, aussi haut, elle n’était pas à l’abri. Elle était piégée. Certes, peu de gens pourraient la voir du premier coup d’œil, mais une fois localisée elle n’avait aucune échappatoire. Foutue, elle était foutue. La conscience du danger la fit vaciller, elle se rattrapa de justesse à la branche adjacente mais le craquement sourd qui se produisit sous son poids avait sans doute du paraitre suspect. Tout était perdu, il allait la voir. Maudissant intérieurement sa maladresse, la rouquine n’avait franchement plus d’option.
Autant risquer le tout pour le tout.

« J-Je m’appelle Helen ! Sans E à la fin sans accent..., ajouta-t-elle d’une petite voix étouffée, plutôt par habitude ridicule, Tu… Tu as reçu un message aussi ? »
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Ven 2 Nov 2012 - 21:22

Clarence avait entendu le craquement. Ses yeux avaient accroché un espace précis entre les feuilles, et il avait cru y distinguer un mouvement. Quelqu'un se cachait bien là-haut comme il l'avait pensé; Il ne chercha néanmoins pas à percer le secret encore trop épais des feuilles, il savait qu'il se serait donné du mal en vain. Pour apercevoir les traits de l'inconnu qui se terrait en hauteur, il devait soit monter à sa rencontre, soit le persuader de descendre. Son regard à mi-chemin entre le gris et le violet retraça dans les branches qu'un léger vent agitait les courbes de la lettre qui ornait son poignet, à l'abri des manches de son manteau noir. Il souhaita bêtement que cette personne ait le même tatouage que lui, car alors il aurait une excuse toute trouvée pour ne pas s'en prendre à elle, et gagner sa confiance ne serait pas une tâche ardue.

Tuer tous ceux qui n'avaient pas le même ? Pourquoi aurait-il fait ça ? Il ne devait rien aux fondateurs. Absolument rien. Mais il suffisait d'une seule lame plantée dans la chair pour faire voler les résolutions d'un groupe en éclats. On ne peut rien contre la peur panique d'être trahi et de n'avoir nulle part où aller. La seule solution pour retrouver un sol stable, si on en avait le courage, était de se plier aux règles et de tuer.

Ou courir. Courir sans se soucier du souffle qui nous échappe et des pas qui se collent aux nôtres dans le silence qui suit la mort.

« J-Je m’appelle Helen ! (puis un murmure étouffé qu'il ne parvint pas à saisir) Tu… Tu as reçu un message aussi ? »

Une fille, pensa Clarence. Ni ce nom ni cette voix n'évoquaient d'images précises en lui, aussi en conclut-il rapidement qu'il ne la connaissait pas. Il y avait de la peur dans sa voix, et il aurait aimé se savoir capable d'employer le même ton. Il craignait que le calme indifférent qui modulait ses phrases ne l'effraye, ne la fasse douter de ses intentions. Il se savait honnête: mais il savait aussi que la méfiance était de mise dans une telle situation.
Clarence s'était toujours questionné sur la volonté des propriétaires du manoir. A présent, et plus que jamais, ces interrogations lui revenaient à l'esprit. Que cherchaient-ils à faire en les obligeant à s'entretuer ?

« Des ordres, en effet,
répondit-il, le visage levé vers l'endroit d'où était partie la voix de son invisible interlocutrice, je ne compte pas les appliquer, à moins que l'on ne m'y oblige. »

Il s'arrêta pour écouter les bruits de la forêt, regarder rapidement autour de lui. Toujours rien. Il savait pourtant, comme une intuition, que ça ne durerait pas. D'autres pensionnaires devaient marcher comme eux à travers les bois, et rien ne lui disait qu'ils seraient ouverts à la discussion.

« Je m'appelle Clarence. Tu peux descendre, je ne te ferais rien. »
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 3 Nov 2012 - 13:12

    Après avoir quitté le cimetière sans trop de problèmes, elle s’était retrouvée à courir en direction de la forêt – c’était l’endroit le plus grand, où elle avait le moins de chance de rencontrer quelqu’un après tout. Et là où elle aurait le plus de chance de semer les éventuels fuyards qui auraient eu la même idée qu’elle… Nova n’était pas un exemple de bravoure, c’était certain – elle préférait se terrer dans un coin sombre de la forêt pour avoir le temps d’élaborer un plan plutôt que de se mettre au grand jour, et à la portée de tous. Le seul problème dans son plan, c’est qu’elle sentait déjà sa poitrine brûler, son souffle devenir court et sa volonté diminuer : elle n’avait pas de clopes. Rien. Elle gémit, et s’efforça de courir encore plus vite, pour tenter d’oublier le manque qui lui emplissait l’esprit.
    Elle avait entendu parler, parfois, dans les couloirs, des autres pensionnaires qui s’étaient retrouvés dans une situation similaire – ils s’en étaient tous sortis, après tout. Mais elle ne pouvait pas être sure pour autant que ce serait le cas aujourd’hui aussi. Les mains serrées dans les manches de son pull vert informe, elle inspira une grande goulée d’air, et pénétra dans la pénombre de la forêt. Il faisait frais, ici – les rayons du soleil ne parvenaient pas à pénétrer les épais branchages. Un frisson parcourut son corps, et elle se mit à marcher avec précaution, jetant des regards à chaque pas qu’elle faisait, tentant de détecter une présence ennemie.
    Une présence ennemie… Elle était déjà rentrée dans leur jeu, apparemment. Elle cracha son dégoût par terre, et se pinça la joue.

    « Stop stop stop… » murmura-t-elle, agacée.

    Elle continua à marcher pendant quelques mètres, les pensées embrumées, jusqu’à ce que des paroles viennent perturber ses divagations. Des vraies paroles, cette fois, pas celles d’un membre des I désincarné…

    « Je m'appelle Clarence. Tu peux descendre, je ne te ferais rien. »

    Elle fronça les sourcils, et s’approcha de la source du bruit. Clarence, évidemment ça ne lui disait rien. Bon, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même après tout, ne pas s’être fait d’amis c’était peut être la plus grosse erreur tactique qu’elle aurait pu commettre en étant ici – et depuis quand faisait-elle des erreurs tactiques ?!
    Comme pour donner raisons aux intuitions de Clarence et aux craintes d’Helen, Nova se colla contre un arbre proche de la scène, et, cachée derrières les feuillages, observa ce qu’il se passait. Une fille terrorisée se planquait dans un arbre, et un mec tentait de la faire descendre en la rassurant. Pour l’instant, pas d’effusion de sang, pas de combats à mort, rien du tout. Elle ne pouvait pas voir les armes des autres, alors que la sienne était parfaitement visible – se trimballer une batte de base ball, c’était pas forcément le plus discret. Elle aurait du prendre ce foutu sac pour la cacher dedans… Deuxième erreur tactique. Décidément, elle les cumulait, se maudit-elle.

    Après être restée immobile durant presque une minute, elle décida d’effectuer la troisième.


    « Et on peut te croire comment ? » marmonna-t-elle de sa voix éraillée, massacrée par les kilos de nicotine qui passaient par sa gorge.

    Elle s’avança légèrement, assez pour évaluer les distances, trop peu pour qu’on lui saute dessus.



______________

J'arrive à la toute fin pour pas que t'ai trop à modifier si t'as déjà commencé à écrire Missou ♥♥
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Lun 5 Nov 2012 - 1:39

« Des ordres, en effet, je ne compte pas les appliquer, à moins que l'on ne m'y oblige. »

Elle ne savait pas si ces mots étaient vrais, elle ne connaissait pas son interlocuteur et n'avait aucune idée de la confiance qu'elle pouvait accorder à ses paroles ; elle était parfaitement consciente qu'il fallait se méfier, mais mince ! Voilà que tout son corps se relâche, la pression s'envole un peu, allégeant sa tête qui lui semblait si pesante quelques instants plus tôt. Elle savait qu'elle devait rester sur ses gardes, mais elle n'y pouvait rien : il y avait maintenant une chance que l'inconnu d'en bas ne soit pas armé de mauvaises intentions. Peut-être pourrait-il l'aider même s'il n'avait pas son tatouage, ou alors peut-être au moins qu'il l'épargnerait s'il refusait de rester avec elle.

« Je m'appelle Clarence. Tu peux descendre, je ne te ferais rien. »

La voix était calme et claire. Il fallait avouer qu'elle était un peu intriguée par le fait qu'il puisse être aussi posé dans de telles circonstances - était-ce là la tranquillité du psychopathe qui se sait hors de danger et se délecte de voir venir à lui sa proie ? Tout était possible, mais elle avait le sentiment que ce n'était pas le cas. Un sentiment un peu vague presque irréel, celui que cette voix lui rappelait les intonations sereines et paternelles de Volke peut-être ; dans tous les cas une intuition - à laquelle elle ne savait certes pas si elle pouvait se fier - la poussa à le croire plus ou moins, et à entamer la descente prudente de son perchoir.

Helen n'était plus qu'à deux gros mètres du sol lorsqu'une autre voix se fit entendre.

« Et on peut te croire comment ? »

Elle n'osa pas poursuivre, et s'arrêta de nouveau sur cette branche plus basse. Ici, la vue était plus dégagée, ce qui révélait finalementt sa fine silhouette au reste de la forêt - mais cela lui permit également de jauger l'homme qui l'avait interpelée en premier, ainsi que la femme qui venait de s'approcher. Tout deux ne lui disaient pas grand chose... Assez pour savoir qu'il ne s'agissait pas de nouveaux prisonniers, pas assez pour se rappeler à quels "groupes" de pensionnaires ils appartenaient ; dans tous les cas les deux semblaient résolument plus sûrs d'eux qu'elle. Elle chassa précipitamment la pensée qu'ils pourraient s'allier pour la traquer, pour se concentrer sur l'espoir qu'ils s'entraideraient tous les trois. Dans ce genre de jeu, il était généralement plus facile de s'entendre avec les personnes qu'on rencontrait en premier ; une fois les alliances créées les gens étaient beaucoup moins enclins à prendre de nouvelles personnes sous leur ailes... mais aah, elle avait oublié cette histoire de tatouage. Tout dépendait de ça : s'ils ne se jetaient pas sur elle, c'était moins parce qu'ils ne pouvaient pas encore facilement l'atteindre à cette hauteur que parce qu'ils n'avaient pas vu les courbes noirs finement gravées sur sa peau. Elle avait peur qu'une fois son "clan" révélé, leur mine ne se pare d'une violente détermination. Etait-ce un service rendu par les I. de leur avoir fournis des alliés déjà définis ou plutôt une malédiction ? Etait-ce mieux de pouvoir choisir ses alliés quitte à être peut-être rejeté de tous les autres, ou de savoir dès le départ qu'on n'était pas seul ?

« On pourrait... ne pas se montrer nos tatouages, risqua-t-elle en s'efforçant de parler distinctement. Personne ne peut avoir envie de tuer quelqu'un s'il n'est pas sûr qu'il doit le faire... non ? Enfin je crois... »




Vite fait pour ne pas bloquer le topic .__. Demain c'est la rentrée et j'ai plein de devoirs ! Pardon ;_;
Petit rappel au cas où même si personne n'a utilisé son pouvoir pour l'instant : ce n'est pas possible dans ce topic puisqu'Helen les annule. Voilà !
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 10 Nov 2012 - 16:23

Une seconde voix résonna, enrouée, tandis qu'une silhouette s'effaçait de l'obscurité pour faire quelques pas dans leur direction. Clarence porta sur elle un regard indifférent; mais il ne fallait pas s'y tromper. Il avait avisé l'objet qu'elle tenait dans sa main, et n'avait mit que quelques secondes à le qualifier de potentiellement dangereux. Méfiance. Au dessus de lui, la jeune fille avait suspendu sa descente, leur livrant une partie de ses traits tout en restant à l'abri de la sécurité précaire que lui conférait sa hauteur. Son visage lui était aussi inconnu que son nom; Il avait du la croiser quelques fois dans les couloirs sans lui prêter plus d'attention que cela, et il en allait de même pour celle qui venait de les rejoindre.

Comment le croire ? Clarence aurait aimé que la sincérité puisse être visible d'une façon ou d'une autre. Malheureusement, il n'avait aucune preuve tangible à leur offrir sinon sa parole – qui, il le savait, avait autant de valeur en ces temps d'angoisse qu'un courant d'air froid.
Si elles décidaient de ne pas le croire, il ne pourrait rien y faire. Le choix leur revenait, et quel choix difficile à prendre dans ces circonstances.

Si Clarence se méfiait sans sursauter au moindre bruit, c'est qu'il savait se défendre. Qu'il ne craignait pas vraiment un combat quel qu'il soit, l'habitude oblige. Peut-être aurait-il du. Après tout, il ne savait pas quelles armes pouvaient posséder les autres pensionnaires quand lui n'avait plus ses pistolets.

« On pourrait... ne pas se montrer nos tatouages. Personne ne peut avoir envie de tuer quelqu'un s'il n'est pas sûr qu'il doit le faire... non ? Enfin je crois... »

Clarence acquiesça; Ne formula néanmoins pas à voix haute le doute qui le taraudait. Pour survivre, par peur, certains auraient tués jusqu'à leur coéquipiers ou jusqu'aux inconnus. Juste 'au cas où', parce qu'on ne voulait pas mourir et qu'une fois les autres morts, on se sentait à l'abri. Clarence ne pensait pas avoir rencontré des psychopathes lors de son séjour, mais il ne pouvait pas savoir... S'il y avait parmi ses connaissances ou ces visages sur lesquels il n'avait posé qu'une fois les yeux des personnes qui auraient tué pour le plaisir de tuer. Comme à la chasse.

« Mieux vaut peut-être effectivement rester dans le doute. Par précaution. »

Le doute était en effet raisonnable; il nous retenait de tuer un potentiel 'camarade'. On pouvait justifier la mort d'un 'ennemi' qui n'avait pas la même marque que nous, mais de quelqu'un qui faisait peut-être parti de notre équipe ? Même un quart de seconde d'hésitation était assez pour s'en sortir et s'enfuir. S'ils possédaient tous trois le même, quelle chance; Mais s'ils en avaient chacun un différent ? L'ignorance était alors préférable.
Quoique dans son cas, même marque ou non, si on s'en prenait à lui il riposterait. Tant qu'on ne lui faisait rien, il n'attaquait pas.
Clarence aurait souhaité pouvoir discerner les intentions des autres pensionnaires. Ça aurait été bien pratique.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Dim 11 Nov 2012 - 16:54

Chapitre X Tout en marchant dans la forêt, je réfléchis. Je pense que rester seule sera une très mauvaise idée. Si jamais je tombe sur un fou furieux dans la style de l'autre qui se prenait pour Poséidon avec son trident, ou pire, si je tombe sur plusieurs de gens comme ça, je ne donne pas cher de ma peau... Finalement, je lève la tête, et au loin, sans comprendre comment ni pourquoi, je me mets à voir un groupe de personne. Etrangement, je les vois comme s'ils étaient devant moi, à deux centimètres. Cependant, aucun son. Je ne les entends pas. Le fait que je les vois d'aussi prêts alors que je ne peux pas les toucher me perturbe et je finis par vaciller. Lorsque je rouvre les yeux, j'ai l'impression d'être attirée en arrière. Je transpire et ma vue redevient normale. Ils ne sont pas du tout devant moi et je ne les aperçois même pas de ma position.

Je suis essoufflée, et je sur de grosses gouttes. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ma tête tourne, j'ai envie de vomir. J'ai l'impression d'avoir fait un tour dans une fusée qui faisais des loopings... Je porte une main à ma bouche et j'ai un hoquet annonceur de ce qu'il va se passer. Et en effet, moins de trente secondes après, j'ai un nouveau hoquet qui propulse une quantité plutôt conséquente de bile... Je ne me sens pas très bien, je pourrais être facilement la proie de créatures bizarres ou même d'énergumènes dans le genre de l'autre. En y repensant, j'espère que les trois autres personnages ont eu la bonne idée de se barrer, parce que j'ai rarement eu aussi froid dans le dos en regardant quelqu'un. Je m'essuie la bouche avec une feuille de l'arbre contre lequel je me suis appuyé, et me relève afin de rejoindre le petit groupe que j'ai entraperçu... Mais est-ce que ce n'était pas une illusion ?

Je commence à esquisser quelques pas en avant, titubant et vacillant lorsque j'entends un frôlement derrière moi. Je me retourne, inquiète, mais je ne vois rien. Quelqu'un qui me suit ? L'autre ? Un animal ? Cette forêt ne me dit rien qui vaille. Le révolver est bien planqué dans ma ceinture, au niveau de mon dos, et je remarque qu'on ne le distingue pas, de la façon dont je l'ai calé lorsqu'on me regarde de face. Cela pourrait jouer en ma faveur, de dissimuler mon arme. Après tout, je ne connais personne, et les seuls que j'ai pu voir ne semblaient pas tous avoir quelque chose. J'empoigne la crosse avec vigueur et le regarde. Il est assez petit, mais trop gros pour que je le cache dans mon soutien gorge. Dans le soutien-gorge ? Non... mieux : derrière. Je le glisse contre ma peau et l'attache de mon vêtement, et le dissimule avec mes cheveux, que je décide de détacher afin de bien le cacher. J'enroule mon élastique autour de mon poignet droit, dissimulant la lettre un peu plus, et je me dirige vers l'endroit où j'ai vu ces gens.

Au bout de quelques minutes de marche, je suis cachée derrière un buisson et je pose mon regard sur eux. Aucun ne semble aussi fou que l'autre taré du cimetière. D'après ce que je pouvais glaner comme information, ils parlaient de leurs tatouages. Est-ce qu'ils se l'étaient montré ? Je ne pense pas : la probabilité que trois personnes de la même équipe se retrouve au même endroit était très faible, et pourtant... Donc soit ils étaient alliés, et cela ne présageait rien de bon, soit ils préféraient attendre. Attendre quoi ? Il nous faut des alliés. Je regarde autour de moi, et m'empare d'un bâton plutôt épais, et je m'approche d'eux.



Tidoum ♪:
 

Je pense que oui, précise juste qu'il a été ramassé !
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Dim 11 Nov 2012 - 20:36

    Nova jetait régulièrement des œillades rapides autour d’elle, à la recherche de mouvements. La forêt avait peut être été un mauvais choix, finalement. Les ombres commençaient à lui faire peur, maintenant qu’elle se rendait compte de leur nombre croissant. Si quelqu’un s’y cachait, elle ne le remarquerait peut être pas.
    Elle sut qu’elle n’aurait pas du formuler cette pensée lorsqu’un frisson la secoua violemment – elle commençait déjà à se faire peur toute seule, et ce n’était vraiment, vraiment pas une bonne idée… Elle abandonna sa surveillance des alentours, et se focalisa sur la fille pendant qu’elle parlait.


    « On pourrait... ne pas se montrer nos tatouages. Personne ne peut avoir envie de tuer quelqu'un s'il n'est pas sûr qu'il doit le faire... non ? Enfin je crois...
    - Mieux vaut peut-être effectivement rester dans le doute. Par précaution. »


    Elle haussa les épaules, et acquiesça. Son pull cachait son tatouage, et ceux des autres n’étaient pas visibles non plus. Elle se retrouvait donc dans l’impossibilité de se procurer une sortie de secours si jamais des tensions éclataient entre eux trois – l’un d’entre eux pouvait tout à fait craquer et décider d’accomplir la volonté des I pour obtenir leurs faveurs. Ou alors, ça serait elle. Elle voulait sortir, putain… C’était pas une vie, ici.

    « Et maintenant, on fait quoi ? Tu comptes rester dans ton arbre ? »

    Cet endroit de la forêt l’effrayait, mais c’était hors de question de leur faire savoir. Elle croisa les bras contre sa poitrine et les serra fort fort, à y planter les ongles dans la peau. Elle attendait avec impatience la décision des deux autres, les regardant à tour de rôle. Le garçon l’avait regardée avec indifférence, alors que la fille paraissait bien plus effrayée. Il avait immédiatement regardé son arme pour la jauger – si jamais un danger venait, ça serait surement de lui. L’autre ne paraissait pas capable de faire de mal à un chaton, alors tuer quelqu’un…
    Un bruit la perturba tout à coup – là bas, derrière elle, des bruits de pas. Elle se retourna brutalement, et fit face à la nouvelle venue, apparemment peu vêtue et non armée. Elle se recula instinctivement, se rapprochant de quelques pas des deux autres, choisissant nettement son camp.


    « Bon, et toi, t’es qui ? »

    Quelle que soit la réponse, elle préférait rester hors de portée, que ce soit d’elle ou des deux autres. Putain, qu’est-ce qu’elle avait envie de fumer… L’envie lui tournait peu à peu les entrailles, et elle savait que si elle ne mettait pas la main sur des clopes dans l’après midi, elle allait commencer à trembler… Au moins, ses frissons passeraient inaperçus ?
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Dim 11 Nov 2012 - 21:17

Dyesel, comme tu es désormais assez proche du groupe, Helen annule automatiquement les pouvoirs donc Camilla ne pourra plus utiliser le sien o/ N'oublie pas également qu'à la prochaine utilisation de son pouvoir (si elle s'éloigne assez d'Helen), il te faudra tirer le dé démoniaque !


Ils avaient l'air d'être tous les trois tombés d'accord. L'homme lui paraissait à peu près digne de confiance, et la fille, même si sa batte semblait bien plus puissante que ses petites étoiles de métal, n'avait pas non plus l'air énormément plus sportive qu'Helen ; aussi jugea-t-elle qu'il n'y avait pas de danger immédiat à rester en leur compagnie.

« Et maintenant, on fait quoi ? Tu comptes rester dans ton arbre ? »

Le sarcasme la fit tiquer, mais elle avait raison. Si à la cime il n'y avait pas trop de chance d'être repérée, maintenant qu'elle n'était qu'à quelques mètres du sol, son arbre ne lui servait plus ni de cachette discrète, ni de point d'observation idéal. Elle se laissa tomber souplement sur le sol, et au même moment la brune l'interpella. Elle s'apprêtait à se présenter de nouveau, quand en levant la tête elle se rendit compte que c'était à une autre femme que la question s'adressait.

La grande silhouette qui se dressait à quelques mètres d'eux laissa Helen perplexe quelques secondes. On l'aurait crue toute droit sortie d'un jeu vidéo, avec ses cheveux rouges et son corps pulpeux, vêtu d'une surface de tissu certainement inversement proportionnelle à la taille vraisemblable de son bonnet. Elle avait appris à ne plus trop s'étonner des looks extravagants qu'on croisait souvent parmi les résidents du manoir, mais il fallait avouer que là elle ne savait plus trop où poser les yeux. “Autant te balader à poil”, fit-elle intérieurement, morose, avec la jalousie dissimulée des filles qui ne peuvent s'empêcher de se comparer aux autres. Si Helen était relativement agréable à regarder, la vision d'une vamp plantureuse la plongeait toujours davantage dans ses complexes. Enfin, le temps et le lieu n'étaient pas vraiment aux médisances envieuses, aussi rangea-t-elle ces pensées dans un petit coin de sa conscience. Elle y reviendrait plus tard.

« Tu ne t'es pas présentée non plus. » remarqua-t-elle en faisant un signe de la tête à la brune.

Elle s'approcha de Clarence, le dévisageant du coin de l'oeil. Ses traits impassibles contrastait avec son air vigilant, et elle se dit pour de bon que c'était celui en qui elle pouvait avoir le plus confiance ici : non seulement en tant qu'homme il serait le mieux placé pour se défendre (et donc peut-être la défendre dans le même temps ?), mais ses paroles semblaient également confirmer qu'il ne souhaitait pas en venir à la violence (ce qui était rassurant). Et puis bon elle s'avoua intérieurement qu'au moins, lui n'était pas agressif - pas comme l'autre -, et puis... il n'avait pas de boobs à jalouser non plus.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 17 Nov 2012 - 0:14

« Et maintenant, on fait quoi ? Tu comptes rester dans ton arbre ? »

Contrairement à Helen, la nouvelle venue semblait plus nerveuse, plus sur ses gardes; plus méfiante et moins encline peut-être à laisser entre les mains des autres sa confiance. Ce n'était pas qu'il avait un mauvais pressentiment, ni qu'il ne l'aimait pas. Il ne la connaissait pas, ne pouvait pas la juger. Mais son arme, ses gestes, son regard, lui indiquaient qu'il valait mieux se méfier, ne serait-ce qu'un peu. Parce que si tu ne regarde pas en arrière, tu vas te retrouver avec un couteau planté dans le dos.
Dans un bruit sourd, la rousse consentit à quitter le couvert des feuilles, devenu de toute façon inutile au fil de sa descente. Alors qu'elle se redressait, le regard vif de Clarence distingua une silhouette qui s'avançait vers eux. La deuxième fille la remarqua aussi, se retourna et recula pour se rapprocher de lui et Helen. Demanda à l'inconnue qui elle était.
La nouvelle venue avait un bâton dans les mains, une tenue légère, une apparence toute en couleur presque décalée avec le paysage sombre de la forêt. Les pensionnaires courent, songea Clarence, et cette fille n'était sans doute pas la dernière visite qu'ils allaient recevoir s'ils restaient plantés là. Bouger, alors; Mais pour aller où ? Clarence ne connaissait le parc que sous la lumière du matin, avec pour décor les visages d'Heather et Aphrodite qui couraient à ses côtés, celui d'Ambre parfois aussi. Mais la scène était à présent toute autre, et il ne s'agissait plus de simples exercices.

Il fallait courir – pas pour se maintenir en forme, mais pour échapper à la mort lancée à nos trousses. Si on passait d'arbre en arbre, ce n'était pas pour s'amuser mais pour éviter les pensionnaires qui, à pieds, pouvaient surgir de derrière l'écorce et vous surprendre, vous ravissant vie et arme. Le jeune homme n'avait pas besoin de demander aux trois filles si elles tenaient à mourir.

Elles voulaient rester en vie; lui aussi. Tant que la batte et le bâton ne se levaient pas, ils pouvaient s'épauler et augmenter leurs chances de s'en sortir. Ça pouvait marcher.

Ça pouvait aussi échouer. Mais ça, personne ne voulait y penser, non. Personne.

« Tu ne t'es pas présentée non plus. »

Les yeux violets de Clarence passèrent de la brune à la jeune fille au bâton, attentifs. Helen, qui s'était rapprochée, ne l'inquiétait pas plus que la situation ne l'exigeait. Elle était de son avis la moins dangereuse des trois, et celle qui désirait le plus ne pas entamer une malheureuse course poursuite à travers les bois.
Ils ne se connaissaient pas, mais s'ils pouvaient passer outre les ordres et l'atmosphère oppressante des lieux, ils auraient gravi la première marche de l'escalier. Les autres suivaient toujours plus facilement qu'on ne le pensait.
Restait à savoir quels obstacles encore invisibles leur barraient le chemin. Calme, composé, Clarence attendait la réponse.

Elle ne tarderait pas à venir, quelle qu'elle soit.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 21 Nov 2012 - 19:56

Chapitre X Bien évidemment, ils sont sur leurs gardes, et je ne peux leur en vouloir. C'est tout à fait naturel, mais j'ai l'impression qu'ils en savent un peu plus que moi. Peut-être sont-ils dans cet endroit étrange depuis un moment, et donc ils pourraient m'aider à y voir plus clair. Vu l'état d'alerte dans lequel se trouve la brune, je me félicite de n'avoir pas montré mon revolver , ce qui aurait pu provoquer des étincelles. La rouquine descend de son arbre - en passant, je me demande ce qu'elle y faisait surtout dans cette tenue - et se dissimule légèrement derrière le mec. Au moins, même s'ils sont méfiants, ils ne sont pas comme l'autre taré, et c'est un très bon début. Par contre, je dois admettre que me voir surgir comme ça, sans prévenir et dans le contexte actuel pourrait foutre les choquottes. Si je ne veux pas me prendre les trois sur la pomme dans cinq secondes, je devrais réagir.

- Tout doux... Personnellement, j'aimerai bien savoir ce qu'il se passe, et où on est... Je m'appelle Camilla, et je... ne suis pas hostile... Du moins tant que vous ne le serez pas.

En guise de bonne volonté, je me débarrasse du bâton en le jetant dans les fourrés. Je tente un pas en avant, afin de voir comment ils vont réagir. Ca me fixera une bonne fois pour toute, et me permettra de déterminer si je me suis fait des alliés dans cette situation désagréable, ou si je vais me prendre un coup qui va faire mal... Je me demande si on finira par se montrer nos tatouages, et ce qu'on fera dans les différents cas qui s'offriront à nous : soit on est ensembles, et dans ce cas c'est parfait, soir c'est mixte, et là, ça risque de chauffer, et soit je suis contre tous, et là, je suis mal... Je commence à avoir envie de savoir si je suis en sécurité ou pas, mais le résultat me fait peur...



HRP : sorry, de un, j'ai vu que tardivement la réponse de Clarence... de deux, j'suis complètement à fond dans mon boulot que j'en ai oublié le rp... Je promets d'avoir un rythme correct maintenant, quitte à faire de petits rp (donc en suivant la philosophie de l'event ♪)
HRP2 : Mif, je t'ai dit que j'adorais la façon dont tu as décrit Camilla ? xD ♥
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 28 Nov 2012 - 21:52

« Tu ne t'es pas présentée non plus.
- Tout doux... Personnellement, j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe, et où on est... Je m'appelle Camilla, et je... ne suis pas hostile... du moins tant que vous ne le serez pas. »

Nova jetait des coups d’oeil aux deux filles, pendant que le garçon se faisait discret – pour l’instant, il n’avait quasiment rien dit. Elle remarqua soudainement la couleur des yeux du seul individu mâle. Violet. Tout à fait normal… Cependant, ce n'était pas le plus intéressant de ce qu'elle venait de remarquer. La nouvelle venue étrange elle aussi, Camilla, n'excluait visiblement pas la possibilité de se battre contre eux. Et ça, c'était utile de le savoir...

« Nova. Et toi ? » ajouta-t-elle en direction du monsieur aux yeux violets.

Elle vit la fille jeter son bâton par terre, comme pour prouver qu’elle était de leur côté. Nova, en revanche, garda soigneusement la batte dans sa main. La fille ne pouvait pas avoir jeté son arme comme ça juste après avoir dit qu'elle envisageait de se battre - elle avait forcément une autre arme.

« On est dans la forêt » répondit-elle vaguement, évitant les autres parties de la question.

Cette situation ne pouvait plus durer ; ils ne pouvaient plus demeurer là, comme s’ils allaient fait un pic nique dans les bois. Ils étaient traqués, pas en vacances. Et si eux avaient réussi à former une alliance plus ou moins sincère, ce ne serait sans doute pas le cas des autres. Et, pour être honnête, ell n’avait pas du tout confiance en les capacités de combat de la petite rousse et de la fille issue d’un jeu vidéo… Déjà que les siennes reposaient totalement sur son pouvoir…
Elle soupira en songeant à son pouvoir, et se refocalisa sur le problème urgent.


« Bon, je suis pas sure que ça soit une bonne idée de rester ici… On bouge ? » marmonna-t-elle en direction des autres, la langue lourde. Elle commençait à perdre le contrôle à cause de sa peur, visiblement. Et ça l'effrayait beaucoup plus que les trois autres.




Un peu court, navrée :(
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Jeu 6 Déc 2012 - 21:43

Clarence. Camilla. Nova. Les présentations faites, Helen se permit de pousser un léger soupir soulagé. Il lui semblait qu'une fois les prénoms des uns et des autres connus, ils avaient passé une étape et formaient désormais plus ou moins un groupe. Combien de temps leur alliance tiendrait-elle, c'était la question qu'elle préférait chasser de son esprit pour le moment. Rester sur ses gardes était de rigueur, mais ses épaules qui se relâchaient témoignait d'une relative sérénité inconsciente. D'ailleurs, maintenant que la situation lui parraissait s'être légèrement détendue, elle se rendit compte à nouveau que l'air était vraiment gelé. L'obscurité gagnait le ciel de minutes en minutes, et bientôt il lui semblait que les arbres ne seraient plus que des ombres indiscernables d'autres... prédateur. Elle tressaillit, même si un souffle glacé masquait ce trouble en la faisant trembler de froid. Frictionnant énergiquement ses bras frêles et rougis par le froid, elle proposa :
« On pourrait peut-être aller vers le temple. C'est abrité, et puisque tout n'a pas commencé depuis si longtemps, si on y arrive les premiers on pourra s'en faire une espèce de base. Ce sera plus facile de voir... d'autres gens arriver de là. Et donc de s'en défendre ? V... Vous en pensez quoi ? »

La forêt était dangereuse la nuit. Le cimetière lui faisait peur. Le parc les laisseraient à découvert - et puis il abritait des visions qu'elle ne souhaitait pas retrouver. Elle s'était refait tellement de scénarios dans sa tête, après sa première mort. Tellement de stratégies. Si j'avais fait ainsi, peut-être que je n'aurais tué personne... Peut-être que je n'aurais pas souffert... Ses esprits retrouvés, s'en souvenir et les appliquer lui paraissait comme une occasion - malchanceuse, certes - de prendre sa revanche sur ce qui s'était passé.

Mais toute la situation était différente. Ils n'avaient pas été réunis au tout début et elle n'avait pas moyen de savoir si d'autres personnes qu'elle connaissait étaient piégés aussi ici. Et puis, eux trois, là, désormais son "groupe", ils n'étaient pas Keiko ; ils n'étaient pas adorables ni n'avaient pas son sourire rassurant ni ses mots fragiles d'enfant - mais ils étaient définitivement conscients de la gravité de la situation et prêts à défendre leur peau. Sûrement, ils se battraient, et lui laisseraient peut-être de cette façon un peu de temps pour s'enfuir toujours plus loin ? Elle arriverait peut-être à survivre cette fois-ci, non ? La culpabilité la rattrapa quand elle se rendit compte qu'elle serait prête à mettre leur vie en péril en échange de la sienne, mais s'ils faisaient certes pour l'instant équipe, ils n'étaient pas encore suffisamment proche pour qu'elle puisse se soucier d'eux au delà de ses intérêts. Maudissant son individualisme, elle glissa à Clarence à côté d'elle sans savoir si elle pouvait être entendue des autres filles, comme pour justifier ses pensées égoïstes :
« Je... j'ai déjà été embarquée dans un "jeu" de ce genre. Par les I., il y a plus d'un an. Alors... »

Ces simples mots faisaient encore ressurgir à sa mémoire des détails qu'elle aurait voulu oublier, si bien qu'elle ne savait plus vraiment quoi rajouter. Que dire ? Qu'elle avait tué quelqu'un ? Qu'elle était morte ? C'était les faits, juste les faits, ça. Elle n'aurait rien trouvé pour leur faire comprendre l'horreur de la situation, l'horreur de la découverte progressive des cadavres, l'horreur du soulagement éprouvé quand les morts n'étaient que des inconnus, l'horreur du sang qui brouillait la vue et ses regards assassins. Elle ne voulait pas se souvenir. Alors elle se tut, yeux rivés sur ses chaussettes grisâtres, la gorge sèche et mentholée, attendant une réponse qui réussirait à couvrir le bruit régulier de ses dents qui claquaient.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 19 Déc 2012 - 13:13

-Tout doux... Personnellement, j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe, et où on est... Je m'appelle Camilla, et je... ne suis pas hostile... du moins tant que vous ne le serez pas.

Pour appuyer ses propos, la dénommée Camilla jeta son bâton dans les fourrés. A priori et en apparence complètement désarmée, Clarence avait cependant du mal à croire qu'elle l'était effectivement; elle qui avait été assez intelligente pour ne pas venir à leur rencontre les mains vides, s'était-elle rendu volontairement aussi vulnérable ? Clarence se méfiait des mains qui partaient discrètement dans le dos ou dans une poche pour en sortir une échappatoire inattendue. Même s'ils se réunissaient, même s'ils décidaient de s'entraider, aussi nombreux qu'ils puissent être, ils seraient toujours un peu seul, un peu anxieux.
Ils ne se connaissaient pas. Ils ne voulaient pas mourir. Les raisons étaient légions et bien suffisantes.

Nova répondit très brièvement à la question de Camilla, laissant à Clarence le loisir d'étudier les environs. Il était malaisé de se repérer dans une forêt; si on ne faisait pas attention, et pour peu que notre sens de l'orientation n'ait rien d'exceptionnel, on avait vite fait de s'y perdre et de s'énerver contre ces arbres qui se ressemblaient tous à s'y méprendre. Face à quelqu'un qui avait l'habitude de se déplacer entre les arbres, l'inconscient n'avait aucune chance. Il y avait trop de cachettes, trop de pièges dans cette forêt pour qu'y rester soit une bonne idée.
Clarence ne pensait pas plus de bien des autres endroits qu'il leur était possible d'atteindre depuis la forêt. Tous ces lieux possédaient leurs désavantages, et aucun ne pouvait leur assurer une protection durable et certaine. En clair, ils n'étaient à l'abri nulle part, quoiqu'il ne pensait pas que qui que ce soit ici en doutait.

« Bon, je suis pas sure que ça soit une bonne idée de rester ici… On bouge ? »

Clarence se retint d'acquiescer, écouta Helen proposer le temple. En presque deux ans d'enfermement, il ne s'y était jamais rendu par manque d'intérêt. Les Dieux qu'il avait abandonné chez lui étaient de toute façon trop différents – trop particuliers pour qu'il puisse penser les retrouver dans cette structure étrangère. Néanmoins, l'idée n'était pas mauvaise dans le sens où ils allaient devoir aller quelque part, de toute façon. Hors de question de se percher sur un arbre en attendant que le temps passe.
Ils allaient enchainer les fuites sans pouvoir s'arrêter trop longtemps de peur d'être découverts ou piégés.

« Je... j'ai déjà été embarquée dans un "jeu" de ce genre. Par les I., il y a plus d'un an. Alors... »

La remarque qu'Helen lui glissa l'intrigua sans que cela se voit vraiment. Alors ce n'était pas la première fois que quelque chose comme ça se produisait ? Il y avait déjà eu des évènements similaires par le passé ? Clarence en fut surpris car à ses yeux la situation avait quelque chose de vraiment exceptionnelle. Savoir que peut-être les survivants de cette chasse pourraient être amenés à courir de nouveau dans quelques années... Le pensionnat faisait bien étalage de sa cruauté. Même s'ils s'en sortaient là, rien ne leur disait qu'ils n'y passeraient pas au prochain. Ils vivraient dans la crainte d'être encore transportés à l'extérieur, d'assister à d'horribles mises à mort à chaque instant – celle de leurs amis, de connaissances, d'inconnus? Tout pouvait s'arrêter pour eux d'un claquement de doigts, sans signes précurseurs, ils pouvaient aussi tout perdre.
Clarence n'était pas capable de ressentir la crainte comme les autres. Il devina toutefois qu'Helen devait être hantée par d'affreux souvenirs.

« Allons vers le temple, alors, si personne n'a une meilleure idée. »

Il ajouta ensuite, plus pour Helen qui se trouvait près de lui;

« On peut s'en sortir. »


Il ne voulait pas mentir. Ils pouvaient, oui. Mais est-ce qu'ils y arriveraient ?

C'était une toute autre question.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 26 Déc 2012 - 19:43

Your prayers won't be heard today <= { Selenda }

    CRAC.

    Le corps de la jeune femme se recroquevilla sur lui-même par réflexe en heurtant les branches qui meurtrissaient sa chair. Sa chute à travers les bras végétaux et décharnés parut durer un siècle, avant qu’enfin elle ne finisse par heurter le sol. Une mousse épaisse amortit en partie le choc, mais l’elfe resta tout de même prostrée un long moment, le souffle coupé. Incapable d’esquisser un quelconque geste autre que celui, vital, d’alimenter ses poumons pour ne pas mourir. Ne pas mourir. Survivre à l’écroulement des murs et aux rouages qui partent en poussière. Ne pas se laisser terrasser par la honte et le dégoût plus encore que par la douleur.
    Lancinante, vibrante, encore et encore.
    Relève-toi.
    Un ordre impérieux plus adressé à ses muscles qu’à sa tête. Pensées qui s’enlisent et qui sombrent. Selenda laissa filer un râle et prit appui sur une main pour se redresser et s’arracher à l’étreinte du sol forestier dans lequel elle aurait voulu s’enterrer et dormir, se fondre avec la terre sous un tapis de feuilles mortes. Mais c’était la survie, cette ridicule chasse à l’étincelle, qui la tirait vers le haut, encore une fois. Qu’elle lui foute seulement la paix. Seulement…
    L’elfe sentit, de loin, ses genoux racler un support inégal et une main nue écorcher sa peau à la rugosité de l’écorce. La fermeté du tronc contre son dos lorsque son corps s’y appuya de tout son saoul, prêt à se rigidifier à l’identique. Réveille-toi, maintenant. Ce n’est pas le moment de se laisser aller.
    Laisse tout de côté et concentre-toi sur ce qui t’entoure. Tu feras le tri plus tard.
    Plus tard.
    Soudain, comme si elle n’avait jusqu’à présent pas existé, la douleur attaqua la jeune femme par vague et tout se colora à nouveau de rouge et noir. Selenda porta les mains à son visage et se plia en deux avec un hoquet de souffrance. Le martèlement incessant dans son orbite vide ne cessa pas pour autant, sembla même s’accentuer et résonnant dans son oreille en lambeaux. Elle ne pouvait pas pleurer, elle l’aurait peut-être fait. Elle dut se mordre la langue pour ne pas hurler face à cette omniprésence atroce, la tête entre les genoux comme si cela avait pu changer quoi que ce soit. Elle aurait pu en être malade, jusqu’à la lie.
    Ce n’est qu’un flot de souvenirs lui rappelant qu’elle avait déjà vécu des situations similaires, il y a très longtemps, qui lui permit de ressaisir une partie de sa raison. L’elfe avala péniblement une goulée d’air, la bloqua dans sa gorge jusqu’à ce que la tête lui tourne. Réaction. On l’attend toujours. Réagis, bon sang.
    Comme dans un rêve, sa main tâtonna jusqu’à la cape qui s’agrippait à ses épaules comme un linceul noir et l’arracha, déchirant dans le tissu de longues bandes dans un geste mille fois répété. Et puis comme par magie, la tête cessa de lui tourner et le monde redevint clair.
    La forêt. Le jour qui déclinait à travers les hauts feuillages, presque morts déjà, une lumière d’or et de flammes. Les alentours étaient calmes, des arbres à n’en plus finir et rien d’autre à voir. Au moins l’environnement lui était-il familier. L’elfe inspira à fond, consciente de son cœur qui recommençait à battre jusque dans sa gorge, le regard vif et fiévreux fouillant les buissons dans l’attente de la menace qui en bondirait peut-être. Vigilance constante.
    Selenda essuya d’un revers de main le liquide qui coulait sur sa joue, la ramena couverte d’encre noire. Une obscurité de mauvais augure. Restait à espérer qu’elle ne le soit pas trop. Grimaçant et se mordant la langue pour retenir le cri de douleur que lui réclamait sa peau à chaque effleurement, la jeune femme fit passer les lanières noires dans ses cheveux pour couvrir son oeil mutilé, dans l’espoir d’en étouffer le saignement. Puis elle tâtonna derrière ses mèches maculées d’un bleu sombre, dessinant les contours d’une oreille en pointe désormais nettement moins agréable à regarder. Et nettement plus hors-service. La garce. La vipère la lui avait à moitié arrachée. La jeune femme arrangea l’affaire du mieux qu’elle pouvait sans défaillir, puis se recroquevilla contre le tronc de son arbre, les tempes battantes. Ne pas s’endormir. Une minute de pause avant de se relever : il pouvait arriver n’importe quoi là où elle se trouvait. N’importe quel ennemi pouvait débouler alors qu’elle était en position de faiblesse. Elle devait trouver un abri sûr ; ne pas s’end…

    Lorsque Selenda rouvrit un oeil, il faisait sombre. Elle resta un instant immobile, aux aguets, cherchant à distinguer le moindre raclement anormal. Mais rien ne lui parvint de plus que les habituels bruissements d’une forêt en soirée, et rien non plus ne vint heurter son œil valide. Tout était calme.
    Ou alors c’était que son audition avait fini par lâcher aussi.
    La jeune femme respira plusieurs fois à fond et plia quelques articulations, s’apercevant avec satisfaction que mises à part ses tempes battantes et la partie gauche de son visage en charpie, tout semblait fonctionner correctement. Ceci dit, elle était tout de même en piteux état ; genoux écorchés sous un tissu déchiré, marbrures bleuâtres multiples, autant de témoins de son échec.
    Mais au moins, elle, n’allait pas avoir à se trimballer avec un bras en moins.
    A voir si la perte d’un œil était préférable.
    Retenant dans ses poumons un râle douloureux presque asthmatique, Selenda s’appuya au tronc pour se redresser. Quelques mèches couvertes d’un sang bleuâtre coagulé balayèrent son visage sans qu’elle ait la force de les écarter ; ses jambes tremblantes accaparaient déjà beaucoup trop de son attention, la forçant à s’adosser entièrement à l’arbre pour ne pas se laisser tomber au sol. Ses pensées allaient et venaient, un instant claires et l’autre complètement embrouillées. Putain de lustre. Stupide fierté qui l’avait conduite là. Il en restait quoi, là ? Des lambeaux de chair sanguinolents, merci la vie. Et avec tout ça, même pas fichue de mourir correctement.
    Quoi que. Il fallait encore qu’elle la retrouve, cette poupée blonde trop maquillée. Qu’elle la casse en deux une bonne fois pour toute ; dans sa poitrine, la colère était prompte à remplacer l’humiliation. On vit mieux la haine que la souffrance. Et cela lui donnait une raison plus solide de s’en prendre à Heather que cet orgueil sur lequel s’était appuyée leur dispute. Parce qu’elle appelait plus ça un crêpage de chignon qu’un combat, Sally. En y repensant, c’était juste ridicule. Pitoyable. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris.
    Et pour un résultat pareil, elle aurait mieux fait de s’abstenir.

    Moment de flottement. L’elfe leva la tête vers la cime de l’arbre précédemment dévalé, sans pouvoir estimer quoi que ce soit d’utile à sa situation, qu’il s’agisse d’heure ou de position. Par contre, elle aperçut un écureuil filer entre deux branches et se fit la réflexion que si cette bestiole décidait de la bombarder de noisette là tout de suite, elle ne ferait pas long feu. Foutu lustre.
    Et maintenant ? L’elfe fit un faux mouvement, son pied dérapa dans les feuilles mortes et elle faillit perdre l’équilibre ; finalement, il était pas mal l’arbre. Solide, tout ça. Elle allait peut-être prendre racine.
    Ou peut-être pas, compte tenu, d’une part de son envie d’étrangler Heather pour de bon, de l’autre la faiblesse totalement antagoniste qu’elle sentait dans ses mollets. Ce qui ne lui laissait que deux alternatives : repartir à la recherche d’une proie pour se suicider pour de bon ou aller se planquer le temps que ça se calme. Si la seconde possibilité était sans équivoque la plus raisonnable compte tenu de la façon dont le monde tournait autour d’elle, inutile de préciser que l’elfe était nettement plus tentée par la première. Mais encore aurait-il fallu qu’elle soit capable d’aligner deux pas sans s’écrouler.
    Cela dit, le début de réflexion entamé avant son crêpage de chignon avec Heather commençait à lui revenir comme une providentielle mauvaise excuse. A savoir : si plusieurs pensionnaires s’étaient retrouvés catapultés dans ce jeu de fous comme elles, alors qui d’autre avait pu se faire avoir ? Un sursaut d’altruisme ? Disons plutôt qu’elle avait beau s’enorgueillir d’indépendance, Selenda restait quelqu’un qui tenait aux autres autant qu’à elle-même. En général. Mais à la réflexion, si elle dressait la liste des gens qui, au pensionnat, auraient pu avoir besoin de son aide dans une telle situation, le nombre de victimes n’était pas si élevé. Et puis, ce n’était pas comme si elle avait trente million d’amis non plus ; des connaissances, oui. De là à vouloir risquer sa peau pour parer au cas éventuel où ils seraient en danger… est-ce qu’elle le ferait ?
    Déjà, elle était bien assez mal barrée comme ça. Comment sauve-t-on quelqu’un d’autre lorsqu’on n’est pas capable de se protéger soi-même ?
    Un craquement dans son dos, soudain, la sortit de ses considérations et son corps se figea, serré contre l’arbre comme pour s’y fondre entièrement. Un bruit de voix lui fit baisser la tête, à peine, pour mieux entendre et peut-être même y percevoir une tonalité connue. Peine perdue ; de toute manière, elle avait trop mal au crâne pour cela. Alors elle se contenta de respirer le moins fort possible pour les laisser passer leur chemin. Et aller se faire trucider plus loin.



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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Lun 7 Jan 2013 - 21:22

    L’atmosphère lui semblait se refroidir de minute en minute – c’était une sensation étrange, comme si l’air se glaçait tout autour de son corps, l’enveloppant dans une couverture gelée. Nova tentait de se persuader que les frissons qui lui parcouraient l’échine provenaient de légères brises, plutôt que de ses réactions face aux moindres bruits. La phase de peur panique semblait s’estomper, aussi tentait-elle de reprendre le contrôle d’elle-même. C’était ce qui pourrait le plus la rassurer, d’avoir le contrôle… Car pour le moment, elle ne l’avait pas. Elle était condamnée à suivre leurs mouvements, leurs envies aussi. Elle savait que ce n’était pas seule qu’elle allait réussir à tenir le coup, c’était avec eux, bien que le garçon lui procure toujours autant une impression étrange.

    « On pourrait peut-être aller vers le temple. C'est abrité, et puisque tout n'a pas commencé depuis si longtemps, si on y arrive les premiers on pourra s'en faire une espèce de base. Ce sera plus facile de voir... d'autres gens arriver de là. Et donc de s'en défendre ? V... Vous en pensez quoi ?

    - Okay » marmonna-t-elle simplement.

    Elle leur emboîta très rapidement le pas, de peur de se perdre, mais surtout de se retrouver toute seule. Leurs murmures ne la rassuraient pas vraiment, mais elle préféra éviter de se concentrer sur leur conversation – évidemment que cela l’intéressait particulièrement, mais elle préférait se concentrer sur des pensées apaisantes, histoire d’arrêter le picotement qui commençait à l’inquiéter. Cette pulsation, au creux de son œil, finissait toujours très mal – elle n’avait pas envie que, sur un coup d’émotion, l’impulsion se libère toute seule. Aaaaah, la perte de contrôle… Toujours le même problème.

    « Qu’est-ce qu’on va faire, une fois dans le temple ? » finit-elle par intervenir. « C’est cool de se réfugier du froid, mais si on n’est pas seuls ? »

    Elle n’avait pas particulièrement envie de se battre, il fallait l’avouer, et ce malgré l’imposante batte qu’elle portait dans sa main gauche. Cela ne lui apportait aucun intérêt, et en plus elle n’était pas sure du tout d’avoir le dessus sur les autres. Elle passa sa main libre dans ses épais cheveux, et jeta un coup d’œil en arrière.
    Bon. Même si il y avait quelqu’un, elle ne le remarquerait pas dans les ombres de la forêt… Mais ça la rassurait. Ses jambes avaient cessé de trembler, et plus ils se rapprochaient du temple, plus elle semblait qu’elle pouvait y arriver. Après tout, peu de pensionnaires devaient avoir envie de se battre, non ? Et la marque sur son poignet ne lui importait pas tant que ça, en plus – ce n’était pas un membre désincarné des I qui allait lui dicter quoi faire.

    Elle aimerait vraiment sortir…


    « Si on se fait attaquer, vous allez vous battre ou pas ? » demanda-t-elle subitement, regardant leur dos, devant elle.

    Elle n’avait pas envie de rester sur le carreau si jamais ils se faisaient sauter dessus. Elle ne voulait pas attaquer les gens, c’était certain. Mais elle ne voulait pas mourir. Jamais.
    Jamais.


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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 2 Fév 2013 - 19:04



Dyesel ne s'étant pas connecté depuis longtemps, Camilla de Luca est retirée de l'intrigue.
Elle (ainsi que son arme) peut être retrouvés derrière, pâle et inerte, empoisonnée par une piqûre d'insecte toxique.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 2 Fév 2013 - 19:05

« On peut s'en sortir. »
Consciente que ces mots lui étaient sans doute adressés, elle lui adressa un regard qu'elle aurait voulu plein de gratitude, mais ce n'est pas toujours possible de toujours bien se faire comprendre sans mots, surtout par des presque inconnus. Puisqu'ils semblaient tous être d'accord, ils se mirent en route vers le temple, elle en tête et Camilla fermant la marche.

Helen continua simplement d'avancer, interdite. Heureusement qu'il ne faisait pas encore tout à fait noir : elle discernait encore l'architecture du temple qui dépassait parfois au-dessus des arbres, mais elle leur aurait sans doute été invisible dans le noir complet. Ils tenaient leur direction, et il fallait de préférence y arriver avant la tombée totale de la nuit. Il n'y avait pas vraiment beaucoup d'agitation, sinon - et le soulagement que lui inspirait ce calme la faisait culpabiliser un peu, et elle s'efforçait de se tenir sur ses gardes. Parfois, elle s'interrompait devant un bruit étrange ou un craquement inattendu : ce n'était finalement que le vent qui sillonnait entre les branchages ou un petit animal qui s'eclipsait dans un coin. Pas de quoi s'alarmer... Jusqu'à quand ? Comme pour emboîter le pas à cette question intérieur, elle entendit la voix éraillée par le tabac de Nova
« Qu’est-ce qu’on va faire, une fois dans le temple ? C’est cool de se réfugier du froid, mais si on n’est pas seuls ? »
C'était vrai. Ils ne seraient sûrement pas les seuls à avoir ce raisonnement.
« Si on se fait attaquer, vous allez vous battre ou pas ? »
Elle tressaillit un peu plus et accéléra légèrement le rythme. Il fallait vraiment arriver en premier. Ainsi, ils auraient le temps de pouvoir se poser et se reposer un peu, et elle supposait qu'ils aviseraient sur le moment... qu'il ne fallait pas se poser ses questions tout de suite... Car de réponses, aucun ne semblait en avoir.

Elle jeta un oeil en arrière, pour les dévisager et estimer leur opinion à ce sujet. C'est alors que quelque chose la frappa : la tignasse rougeâtre à la poitrine voluptueuse qui devait les suivre manquait à l'appel. Elle se demanda si elle avait raté un épisode, et demanda sans s'en rendre compte :
« Camilla n'est plus là ? »
Leur avait-elle fait faux bond ? Était-elle partie se cacher dans les fourrés, les ayant jaugés comme des proies faciles et inoffensives, afin de pouvoir les abattre au moment opportun ? Elle n'avait pourtant pas eu l'air manipulatrice, plutôt d'une écervelée dénudée à la recherche de compagnie...
« Camilla ?, appela-t-elle en haussant un peu la voix, mais n'osant pas s'égosiller de peur de rameuter d'autres individus moins bien intentionnés. Son regard vogua de Clarence à Nova, plus inquiète pour eux que pour la bimbo, V-vous ne l'avez pas vue partir ? Est-ce qu'on devrait la chercher ? »
Helen n'était pas encore assez immorale pour abandonner une camarade derrière eux sans savoir ce qu'elle était devenue, mais en même temps, le courage pour rebrousser chemin et s'éloigner de l'exutoire sacré que représentait le temple lui manquait pour oser se lancer directement à sa rescousse. Et il était inutile d'ajouter qu'une rouquine mollassonne armée de fléchettes asiatiques n'aurait pas été d'un grand secours si Camilla était réellement en danger.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Mer 20 Fév 2013 - 9:08

La marche de Clarence était prudente, mais pas hésitante. Ils devaient faire vite, tout en prenant garde à faire le moins de bruit possible pour ne pas alerter de potentiels adversaires. A l'heure qu'il était, les pensionnaires devaient tous être éveillés, et le jeune homme doutait qu'ils restent à trembler au même endroit des heures durant. Ils allaient faire comme eux, se regrouper et avancer vers un lieu qu'ils jugeraient sûr. Clarence ne pensait pas un seul instant qu'ils soient seuls en arrivant au temple. Le cas échéant, devant de nouvelles silhouettes, la discussion était envisageable, et même préférable de son point de vue. On ne tue pas pour rien. Néanmoins, si les autres se montraient agressifs, il n'hésiterait pas avant d'attaquer. Ce n'était pas le jeu, ni une quelconque loi ou ordre qui lui dictait sa conduite.
C'était la survie, ni plus ni moins. Malgré ses dehors indifférents, Clarence n'attendait pas la mort.

Nova appuya ses pensées quelques instants plus tard; il ne cilla pas, son regard resta obstinément fixe. Soit ils parvenaient à négocier, soit la retraite ou le combat étaient leurs dernières alternatives. Il fallait s'y préparer, et il espérait que les jeunes filles qui l'accompagnaient s'en rendaient compte. Une fois sur place, réagir vite serait leur priorité. Ils n'auraient pas le temps de trainer ou se lamenter. C'était peut-être dur; il ne savait pas vraiment. Quand on avait vécu des situations similaires des centaine de fois, on en oubliait les frayeurs des premières fois. L'habitude finissait toujours par prendre le dessus, même dans le plus horrible des contextes.

« Si on se fait attaquer, vous allez vous battre ou pas ? »

Sans se retourner, il ouvrit la bouche pour répondre; aucun son n'en sorti. Il ne paniqua pas, n'ouvrit pas de grands yeux étonnés, mais la surprise était bien présente quoique cachée. Il aurait pu se questionner sur cet anormal mutisme plus en profondeur si Helen ne s'était pas retournée vers eux en demandant, stupéfaite, si Camilla était toujours là.
Clarence se retourna à son tour, chercha des yeux la rousse. Sans succès. Ses sourcils se froncèrent légèrement tandis qu'il dardait sur la route qu'ils avaient parcourus un regard méfiant. Soit elle s'était éloignée volontairement, soit il lui était arrivé malheur. Dans les deux cas, il valait mieux ne pas s'attarder, et encore moins rebrousser chemin. Surtout que...
Les appels d'Helen restèrent sans réponse. Hésitante, elle semblait se demander s'il n'aurait pas mieux valut qu'ils aillent la chercher – au cas où. Clarence secoua la tête de gauche à droite, et ce geste répondait aux deux questions de la jeune fille.
Non et non.

Il ne pouvait pas en dire plus. Ne voulait pas expliciter plus le problème qui le prenait à la gorge. Méfiance. Il espéra que cela passerait inaperçu.
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Ven 8 Mar 2013 - 23:28

    Attendre. Retenir sa respiration le plus longtemps possible, le temps que les importuns passent leur chemin. Sans chercher à se détacher du tronc pour jeter un oeil de l'autre côté où devait, supposait-elle, se tenir le sentier, Selenda ferma les yeux. Son oreille valide frémit, tandis qu'elle s'efforçait péniblement de capter une tonalité connue parmi les voix qui débattaient en contrebas. Un instant, elle crut déceler une voix familière, mais cette impression s'évanouit si vite que seul le doute et la méfiance subsistèrent.
    Ennemis potentiels. C'était tout ce qu'il fallait savoir.
    Si elle se cachait, elle ne pouvait pas courir grand risque. Vu le nombre de pensionnaires qu'elle avait croisés au temple, elle doutait que les I. aient jeté tout le pensionnat dans le parc ; elle doutait que les adolescents qui composaient la majorité de la populace ne ratisse les bois à la recherche de victimes fraîches.
    Néanmoins, elle ne devait pas baisser sa garde. Ou sous-estimer l'ennemi.
    Les voix s'attardaient un peu, comme si le groupe marchait très lentement, ou qu'elle souffrait d'une problème sensitif. Cherchant à déterminer le nombre de participants, elle ne put qu'en relever plus de trois, c'était tout. Et puis, une phrase attira son attention :
    "Où est... ?"
    Un rictus retroussa ses lèvres. Ne pas rester là, plus maintenant. Trois éventualités : ou la personne manquant à l'appel s'était perdue. Ou elle avait pénétré dans les taillis à la recherche d'une proie. Ou...
    Ramassant la sacoche brune qui, elle ne savait comment, l'avait suivie dans ses translations, Selenda broncha sur son poids, mais cela ne la freina pas. Un éclair de douleur fit son chemin entre ses tempes en écho à son mouvement trop hâtif ; elle gronda, et se força à mettre un pied devant l'autre. S'éloigner.
    Elle parcourut quelques mètres, en manquant une ou deux fois de se prendre un arbre - accident évité uniquement grâce à sa nyctalopie naturelle. Après ce bel exemple de combat de rue inégal, l'elfe s'arrêta et renifla une odeur de mort toute proche. La tension entre ses épaules s'effondra automatiquement, un instant avant qu'elle ne se secoue pour se remettre sur ses gardes. On ne sait jamais. Méfiance.
    Penchée en avant, la main serrée sur la sangle de son sac dans sa conscience accrue de sa position à découvert, la jeune femme glissa hors des fourrés en ignorant l'élancement de son visage et se dirigea vers l'autre côté du sentier. Là, gisait une humaine, blanche comme craie, les yeux révulsés. Selenda s'approcha avec méfiance, s'accroupit à son côté et posa deux doigts sur sa jugulaire avec précaution. Pas le moindre pouls. Fouillant la peau exposée du regard, elle repéra une marque noirâtre sur son cou, mais guère plus. L'elfe fronça les sourcils et s'empressa de fouiller son sac et ses poches : inutile de s'attarder. Elle ne savait pas ce qui avait tué l'humaine, mais elle ne tenait pas à être la prochaine sur la liste. Surtout que dans son état actuel, un lapereau un peu excité aurait suffi à la mettre à terre.
    Un tressaillement agita ses épaules et un sourire lui échappa lorsqu'elle mit la main sur l'arme. Un revolver. Merveilleux.
    Avec un sentiment de soulagement, elle le glissa à sa ceinture et se redressa. Bon. Où, maintenant ? L'elfe contempla le sentier un instant, pensive. Puis, comme par une impulsion soudaine, elle se pencha pour jeter un coup d'oeil au creux du poignet de la rousse. Simple curiosité.
    Deux secondes plus tard, l'elfe se fondait à nouveau dans les fourrés. Elle allait devoir la jouer fine.


Selenda → { Asphyxie }


Dernière édition par Selenda le Jeu 25 Avr 2013 - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs indésirables   Sam 9 Mar 2013 - 21:23

Suite ici ♥♥
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