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 (n°13) Kawaii pwincess-chan ??

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Slow Motion Suicide
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MessageSujet: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 11 Juil 2014 - 4:16

Kélian était, fait suffisamment important pour que cela le soit également d'être mentionné, heureux.
Pas que ce soit si rare selon lui. Les autres avaient simplement une opinion erronée de sa personne – parait-il.
Comme le soleil revenait en l'été, le garçon semblait avoir abandonné le noir pour de chatoyantes couleurs dorées avec le retour d'une chaleur qu'il haïssait pourtant ; au figuré, bien entendu – il ne comptait pas s'habiller en jaune canari pour montrer qu'il était de bonne humeur. Il y avait des limites à tout. De saines limites, aurait-il même ajouté. L'idée avait cependant quelque chose de tentant qui laissa des traces de doutes dans l'esprit vagabond du garçon. Pas qu'il tienne à le faire. Simplement que, ces derniers temps, la légèreté déconcertante de ses pensées et l'absence totale de problèmes gravissimes dans sa vie l'empêchait de ne pas considérer chaque chose stupide lui passant par la tête ; de fait, il s'était retrouvé en quelques semaines dans plus de situations jugées ennuyantes par ses soins que durant les longs mois ayant précédés. Bon, d'accord. C'était de sa faute. Il l'admettait, plaidait coupable, shootait dans les canettes abandonnées et vidait les verres en passant dans la cuisine – peu soucieux que ce soit immonde et qu'en effet, il y avait définitivement une raison au pourquoi du comment on avait abandonné ça là.
En deux mots : L'alcool. Humain.
Non, monsieur n'était pas saoul ; non, il ne s'était pas subitement mis à traîner avec les quelques drogués notoires du pensionnat. Il était simplement en de bonnes dispositions, comme ses amis avaient régulièrement eu l'occasion de le voir – principalement Heather et Clarence, s'il fallait les nommer. Ces derniers ayant eu à supporter ses excès de bonne humeur, ils auraient pu témoigner que ce n'était pas si rare de voir Kélian rire en faisant des choses communément qualifiées d'abruties : se peinturlurer les ongles en apprenant à y faire des bonshommes de neiges n'étant pas, malheureusement, la pire des choses qu'il se soit amusée à faire pour oublier qu'ils étaient enfermés à vie dans un endroit potentiellement mortel où chacun était aussi déprimant que son voisin. Non, il n'était pas euphorique. Ou peut-être un peu, parfois ; comme tout-un-chacun, il avait ses périodes de plus et de moins.

Actuellement, après une longue période de moins où il avait presque songé à sauter du haut du toit pour mettre fin à des souffrances dont il ne trouvait ni le commencement ni la fin (autre que celle où il s'écrasait comme un sac à même le sol pour mieux donner de quoi se traumatiser aux cons passant par-là) il traversait une violente ascension vers le plus.

Ascension qui, aujourd'hui, avait été brutalement ralentie quand un abruti anonyme avait trouvé le moyen de le faire trébucher pour finir – sérieusement – la tête dans un seau. Le problème étant que, aussi modeste soit-il, sa tête s'était tant et si bien fichée à l'intérieur du récipient qu'elle y était restée incrustée ; et qu'hormis un rire franchement amusé dans son dos et le bruit de pas affolés lorsqu'il avait poussé une exclamation à en faire fuir les pires des malades mentaux, personne n'avait eu la bonne idée de le sortir de son nouvel habitat. Gris, pas franchement grand, sympa mais sérieusement chiant – et à l'évidence très drôle, vu les commentaires qu'il avait reçu en tentant de l'enlever. Heureusement pour lui, il n'y avait pas loin des chambres aux toilettes où il avait fait sa rencontre coup de foudre avec sa nouvelle âme sœur si collante qu'elle en devenait étouffante ; s'il rentrait dans sa chambre, il y aurait bien quelqu'un du genre Vinny ou même Clarence ou même Heather ou même le putain de Pape pour ce qu'il en savait qui pourrait l'aider à ôter son casque improvisé. Il avait donc marché avec le pas d'un vizir en déplacement en pays conquis, relativement heureux que personne ne soit là pour lui demander ce qu'il foutait avec un seau sur la tête – question légitime pourtant, il en avait peur – jusqu'à ce que ses doigts ne retracent d'un mouvement habitué le numéro de sa chambre et n'ouvre la porte sans plus de délicatesse qu'il n'en avait l'habitude.
S'il ne faisait pas attention d'ordinaire, inutile de trop lui demander alors qu'il avait un seau en guise de crâne.

Une fois la porte refermée derrière elle, il posa calmement ses deux mains sur le seau et tenta de tirer une nouvelle et énième fois. Rien à faire. Il risquait juste de s'arracher les oreilles et le front avec.

Bon. C'était le moment où il aurait dû demander de l'aide au vide, hein ?

En guise d'abandon total et définitif, il fit claquer le seau contre la porte. Foutu merdier.



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MessageSujet: No-loser policy checkpoint plz   Dim 20 Juil 2014 - 21:37

    Kélian était surtout, totalement et irrémédiablement, bourré.
    Et il n'était pas bien difficile de sauter directement à cette conclusion en le voyant entrer en titubant avec un seau enfoncé sur la tête.
    A vrai dire, Sally s'était réveillée approximativement une demi-seconde avant que cette brute de décoffrage en culottes - très - courtes n'entre en démolissant à moitié la porte - pauvre d'elle ; et on pouvait affirmer avec un taux de véracité de 90% que c'était la présence dudit seau qui l'avait empêchée de foutre le camp sur-le-champ - comme à son habitude.
    Qu'on s'entende bien, le fait que l'elfe squattât le lit du nain emo en journée quand il n'y avait personne - ou éventuellement Clarence mais ça ce n'était pas bien grave - n'avait rien de nouveau et tenait plus du domaine de la nécessité absolue qu'autre chose. Sa propre chambre étant déclarée inhabitable depuis longtemps et Kélian ayant cette stupide passion pour le demi-coma nocturne sur toutes les chaises qui lui passaient sous la main, son lit était pour ainsi dire vacant et pour ainsi dire réquisitionné. Cela dit il ne s'en était jamais rendu compte ce qui devait signifier qu'il n'en avait pas grand chose à fiche.

    Bref. Selenda s'était instantanément assise lorsque la porte avait claqué avec une violence insultante. Vêtue d'un short en jean et d'une chemise à franges - parce qu'il faisait chaud et que sa penderie avait des fétichismes étranges (elle n'avait échappé au chapeau de cow-boy que de justesse) - la demoiselle n'avait même pas eu la décence de retirer ses bottes.
    Et à vrai dire, ainsi que pouvait l'assurer le regard type "jevaistellementtedéchirertagueulequemêmelasoupeseratropconsistantepourtoidésormais" qu'elle lança à l'erinyen à son entrée, assurer la propreté et la pérennité de ses affaires était la dernière chose qui lui serait venue à l'esprit par les temps qui couraient.
    Elle aurait plutôt été tentée par l'idée de lancer toutes les fringues du brun dans le lac, pour le moment.
    Avoir le personnage sous les yeux, chose qui ne lui était pas arrivée depuis un petit moment, ne servait qu'à remuer le couteau dans la plaie, et n'eusse été ce foutu seau ça n'aurait pas été ce regard atterré, oreilles basses, qu'elle lui aurait lancé.
    Mais la surprise n'empêchait nullement l'elfe d'être folle de rage, bien fou celui qui s'y serait trompé. Sally était juste trop en colère - et trop saisie - pour trouver le bon hurlement par lequel commencer un laïus entrecoupé de tentatives d'égorgement.
    En fait elle était tellement en colère qu'elle en avait oublié toute la tonne de raisons pour laquelle elle était effectivement en colère. Et ça n'arrangeait malheureusement pas son humeur.

    À l'entrée dudit élément perturbateur, sa première pensée une fois le choc digéré avait été "Mais t'es vraiment trop con ma parole." et sa première impulsion de saisir la chose la plus lourde à sa portée pour s'assurer que ce seau ne quitterait plus jamais son crâne - même si Kélian-tête-de-mule n'avait guère besoin d'un renforcement en métal pour sa petite tête doré. Une bonne lampe de chevet dans la tronche par exemple. Malheureusement, celle de la table de nuit avait disparu.
    En un sens, une fois que Selenda eut ainsi pu contempler la situation tranquillement, elle dut reconnaître que l'occasion de soulager ses nerfs n'en était que plus belle. Sans le savoir, Kélian n'avait échappé au mode "assassinat sauvage et sanglant" que pour mieux débloquer l'option "mort lente et douloureuse".

    C'est ainsi que l'elfe reprit naturellement en main l'oreiller qu'elle avait balancé d'un côté de l'autre - et avec lequel elle avait plus ou moins essayé de s'étouffer - au gré de ses réflexions rageuses pour le balancer purement et simplement sur la tête de seau qui avait fait la bêtise de rentrer dans la pièce. Difficile de rater une cible pareille.
    Ah et pendant qu'elle y était, la jeune femme se leva et, sans autre bruit que le talon de ses bottes sur le plancher et une sorte "krkr" agacé d'entre les dents - aussi caractéristique que l'exhibition de sa dentition lorsqu'elle était agacée ou que les mouvements d'oreilles qui accompagnaient ses expressions faciales - alla razzier les oreillers des autres lits pour lui balancer également en pleine tête.
    Les sacs de plumes ne rendant pas un bruit de choc aussi réjouissant qu'elle l'aurait voulu en heurtant le heaume de son demi-chevalier, Selenda se mit en quête de la bible de Vinny qui ferait un projectile nettement plus satisfaisant. Sait-on jamais, il pouvait l'avoir oubliée, et il pouvait se mettre à pleuvoir des poules aussi. Le tableau qu'elle avait sous les yeux ne lui paraissait pas vraiment plus invraisemblable.


Dernière édition par Selenda le Dim 3 Aoû 2014 - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 1 Aoû 2014 - 2:43

Si ce seau n'acceptait définitivement pas de lui rendre sa liberté, Kélian avait déjà prévu deux trois arrangements pour que sa qualité de vie n'en pâtisse pas trop. Premièrement, il faudrait créer une sorte de cuiller-fourchette suffisamment bien fichue pour pouvoir se glisser dans l'espace entre son menton et la surface rigide du récipient (objet communément appelé une paille, mais il était trop préoccupé pour se rendre compte que l'ingéniosité humaine avait déjà pallié à ses problèmes de ce côté-là). Deuxièmement, il faudrait qu'il se trouve quelqu'un pour jouer les chiens d'aveugles et le guider un peu partout – à moins qu'une âme charitable ne réussisse à percer des trous pour les yeux dans son nouveau heaume ; ce qui lui fit penser que sa situation était sensiblement similaire à celle dans laquelle s'était retrouvée Nick, éveillant en lui comme un semblant de compassion momentanée. Mais vraiment très, très momentanée. L'anecdote redeviendrait drôle dans quelques secondes et des poussières, il ne fallait pas se leurrer. Ce qui ne le touchait pas directement était plutôt difficile à considérer sérieusement. Se retrouver coincé dans un seau, de manière globale, lui paraissait plus drôle que casse-pieds. A regarder.
A vivre, ça se discutait. D'autant plus si on s'amusait à lui jeter des trucs dessus de la façon la plus lâche qui soit. A savoir : en silence. En d'autres circonstances, il aurait pu douter s'être vraiment pris un objet dans la figure. Sa figure n'étant, donc, pas la plus touchée par l'agression d'une violence rare à laquelle il venait d'être sujet. Disons que l'arme devait se situer dans la famille des couettes, oreillers, peluches et autres vêtements en laine. Ça donnait une idée du niveau de traumatisme infligé à sa boîte crânienne.
A tel point qu'il était en droit de se demander si on venait de l'agresser oui ou non – et si l'intention derrière ce geste était de lui faire mal, d'entamer une passionnante bataille de polochons avec sa personne ou encore de lui dire « va te cacher derrière ça, tu fais peur ».

« Bord – »

Sa protestation on ne peut plus virulente fut interrompue par la réception d'un nouveau projectile sur son seau de rêve. Notez qu'il n'avait strictement rien fait pour mériter ça ; qu'il ne chercha pas non plus à se protéger avec ses bras, persuadé à tort ou à raison que l'attaque en resterait au stade « je te frappe, mais juste pour faire genre tu vois ». Attitude, à ses yeux, typiquement féminine.
Ce qui n'avait malheureusement aucun sens dans la situation actuelle. Ne côtoyant que des cinglées notoires, il n'avait pas eu l'occasion de s'habituer aux rires gênés et autres fausses gifles. Dans ce monde-là, les femmes faisaient peur. Elles balançaient des livres et vous encastraient contre les étagères quand elles ne vous lacéraient pas les bras avec leurs ongles de dix centimètres ; jeter des oreillers sans l'insulter ou rire au passage, ça ne ressemblait juste à personne de sa connaissance.
D'où l'air parfaitement abruti affiché sur son visage. Perdu aux yeux de tous, tristement.

« EH OH. STOP. »

Sa voix résonna plus fort qu'il ne l'aurait voulu entre les parois de son casque. Inutile de dire que ça lui fit plus de mal à lui qu'à l'autre ; sans compter qu'il devenait un peu claustrophobe, là-dessous.
Bon, résumons. Ça ne pouvait pas être Vinny. Ses deux autres colocataires n'étaient pas du genre à faire ça non plus. Inutile de penser à Clarence, et Heather n'était pas de celles qui aimaient se la jouer ombres éphémères.
Ses deux mains de nouveau serrées autour du seau, il tenta une énième fois de le déboîter sans s'arracher la peau ou le scalp dans le processus. C'était drôlement bien coincé ; un peu paniqué, il commença sérieusement à se demander s'il ne faudrait pas se mettre à chercher quelqu'un ayant le pouvoir de découper l'acier avec ses doigts pour réussir à le libérer.
Bon, allez. Jouons à qui est-ce.

« Leia ? » Vraisemblable, quoi que franchement bizarre – il s'imaginait mal la rouquine venir faire on ne sait quoi dans sa chambre. « Heather ? Alizée ? Wang, Sally, William,... »

Ça lui donnait curieusement l'impression d'énumérer ses amants en cherchant comment s’appelait celui qu'il avait devant les yeux.

« Ou toute autre personne que j'aurais malencontreusement ramené cette nuit. »

C'est ça, enfonce toi.
En attendant, ce foutu seau ne se barrait toujours pas.

Love me do :
 



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 1 Aoû 2014 - 19:18

(T'es pas sortable ma parole.)

jtm lol ♥ ♥ ♥
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Sam 30 Aoû 2014 - 1:52

    Oh, un livre. Splendide. Merveilleux. Combien de pages comportait-il. Oh, dieux inexistants, 300. Formidable. Parfait.
    Selenda se tourna vers Kélian-le-seau-sur-maggle, ferma un œil, visa et le lui balança en pleine... en plein couvre-chef. Avec une violence digne d'un film d'action comportant Chuck Norris. Ou un ou deux transformers. Le "BONG" qui résultat de la rencontre romantiquement pré-organisée entre les deux éléments fut nettement plus jouissif que le "Flotch" doux et étouffé des oreillers précédents. Dommage qu'elle n'ait pas réussi à le couper au milieu de ses protestations.
    Parce que oui monsieur avait commencé à parler, démontrant ainsi physiquement qu'avoir un seau enfoncé jusqu'au cou ne paralysait pas la langue et ne résolvait donc pas la moitié du problème que constituait l'extraterrestre à lui tout seul. L'elfe allait donc malheureusement devoir faire ce qu'il fallait pour mettre un terme à la nuisance effective. Puisqu'il n'était pas capable de se régler tout seul.
    Oh, un autre livre.

    Tandis que Kélian commençait à énumérer une liste de gens visiblement susceptibles de le malmener comme elle était en train de le faire - et wow, il y en avait plein mine de rien. Enfin ça ne l'étonnait pas tant que ça, autrement elle n'aurait pas été en train de soupeser consciencieusement un vieil ouvrage auquel elle s'apprêtait à prodigieusement manquer de respect - Sally eut la bonne grâce de songer à la suite des événements. La réflexion prenant chez elle la forme de : A) lynchage à mort/épargner sa misérable vie - B) seau/pas seau ?
    Et prise d'une incommensurable flemme de décider tout de suite, elle se borna à feuilleter le bouquin qui traînait au pied du lit de Vinny. Oh, ciel, 700 pages. Fantastique. Extraordinaire.

      « Ou toute autre personne que j'aurais malencontreusement ramené cette nu- »

    Elle le lui balança en pleine tête, coupant net la fin de sa phrase qui ne lui aurait pas plu de toute façon. Et une bonne chose de faite, remercions notre seigneur pour ses bontés, alléluia.
    Et puis, comme les idées lui venaient au fur et à mesure comme des bulles de champagnes qui lui éclateraient dans le cerveau, l'elfe effectua un rapprochement brutal et violent de sa victime pour profiter honteusement de son indignité et de sa position plus que précaire afin de lui coller un coup dans le mollet en fauchant artistiquement ses chevilles. Ceci fait, puisque madame n'avait depuis longtemps plus aucune idée du sens de l'expression "demi-mesure" - ce que l'on constate déjà assez aisément face au honteux lancer de livre précédent - elle en profita pour coller une botte sur le seau dans l'espoir de l'enfoncer encore plus sur le crâne de l'erinyen. Peut-être qu'elle pourrait opérer une fusion entre le métal et son cerveau alors, qui sait. Ça pourrait arranger quelques trucs dans son crâne.

      « Merci de t'être toi-même foutu dans la merde. Maintenant tu t'excuses. »

    Oui, elle faisait ça comme ça. Parfaitement.

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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Jeu 18 Sep 2014 - 16:56

Un livre en pleine tête – enfin en plein seau – avait déjà quelque chose de caractéristiquement agressif qui éliminait pas mal des personnes qu'il aurait pu penser suffisamment indignes pour l'agresser en son état relativement pathétique ; malheureusement, cela en laissait encore quelques unes et non des moindres. Notez que ça ne l'empêcha pas de poursuivre sa vie, tout en le laissant suffisamment songeur pour lui imposer la question vitale « est-ce que c'était un livre à moi ou à quelqu'un d'autre ? » et, plus important encore « est-ce que j'avais fini de le lire ? ». Non parce que – clairement, s'il était en pleine lecture de ce qui devait donc être un chef d’œuvre de la littérature ne méritant pas ce sort cruel (il avait foi en ses goûts), alors le marque-page avait dû voler dans le processus et il y aurait un putain de mort dans les deux minutes qui suivraient.
Ou un peu plus. Le temps qu'ils se libère de son heaume, disons.

Le deuxième livre – du moins il imagina que c'était un livre, puisqu'il n'avait pas spécialisé ses études dans les bruits que produisaient les objets en heurtant un seau ou tout autre objet creux dans lequel pouvait se coincer une tête de la circonférence de la sienne – scella son sort. Ou du moins il commença à sérieusement faire baisser sa patience et sa gentillesse à toute épreuve ; il n'en fallait certes pas beaucoup, mais là c'était définitivement trop. Il y avait violenter et violenter, et le frapper avec un des objets qu'il aimait le plus au monde avait quelque chose de particulièrement vicieux qui lui donnait envie de crier « Selenda, que foutais-tu dans ma chambre sale malade. » Restait néanmoins la possibilité persistante que quelqu'un d'autre se soit déguisé en l'elfe le temps de vouloir sa mort et, puisqu'il ne voyait pas ce qu'il avait pu lui faire ces derniers temps qui justifie une telle violence, il resta perplexe un instant.
Alors, qu'avait-il pu faire qui...

« HE – »

Bon, récapitulons.
Ou non.
En fait il se fichait relativement de savoir ce qui venait de se passer exactement – l'important étant que le seau n'avait en rien amortit sa chute et que, clairement, il n'était pas tombé tout seul. N'en déplaise à la douleur qui circulait gaiement dans ses jambes et tout ce qui pouvait bien être parcouru par des nerfs d'une quelconque sorte à l'intérieur de son corps. Le pire, et il ne le répéterait jamais assez à son subconscient au froncement de sourcil suspicieux, restant qu'il n'avait VRAIMENT rien fait pour mériter ça. Il en était sûr à cent pour cent. Au millimètre près. Il ne se souvenait pas toujours des conneries qu'il pouvait faire, ne les considérait même pas toujours exactement comme telles (au contraire des victimes potentielles), mais il s'en souvenait. On ne pouvait pas lui reprocher ça. Il suffisait de dire « Hey, tu m'as... » et ça lui revenait comme une flèche en plein dans l'hémisphère correspondant de son aimable cerveau.

Là, c'était le trou noir. Le blanc le plus complet. L'absence totale du moindre petit indice.

Alors s'excuser, hein. Elle en avait de bonnes celle-là.

« M'excuser de quoi ? M'être foutu un seau sur la gueule ? »

Il doutait étrangement qu'elle s'en fasse pour ça. Non, pensez vous. Sinon elle l'aurait aidé. Un truc comme ça. Enfin, ç'aurait sans doute été pour mieux lui écraser son talon dans le crâne, alors non merci – mais au moins il y aurait eu une once de bonne intention dans son attitude honteusement dépourvue de remords et d'humanité.
Enfin, ça, elle l'aurait potentiellement pris comme un compliment.

« Tu sais, non pas que me faire écraser par tes talons aiguilles ne soit pas un de mes plus grands fantasmes, mais ça fait légèrement mal et tu me fais légèrement chier. »

Légèrement. Rien qu'un tout petit peu.



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Dim 12 Oct 2014 - 1:18

    Prise d’un formidable élan de maturité, Selenda songea à le laisser se débrouiller avec son seau et à aller bouder dans un coin pendant des jours. Ou tout simplement s’arranger pour ne plus jamais croiser ce sale bicolore sous LSD de sa vie, sauf lorsqu’il s’agissait de lui balancer des pigeons dessus depuis le toit. Et vu la fréquence avec laquelle il sortait, elle avait de la marge. Aligné avec tout ce qu’elle venait de faire de posé et réfléchi en l’espace d’une ou deux minutes, en fait, ça ne trancherait pas trop.
    Et ça aurait au moins le mérite d’être divertissant et pas trop compliqué à gérer.
    A vrai dire, l’elfe se redécouvrait une grosse propension à la misanthropie. Parce que passer en coup de vent évitait d’avoir à caser des raisonnements compliqués dans une conversation, évitait d’avoir à composer avec un point de vue extérieur tout court. Ça venait peut-être d’une monstrueuse paresse, tout ça. Ou d’un défaut d’adaptation.
    Vu combien Kélian semblait apprécier de se faire enfoncer ce fichu seau sur la tronche, c’est sûr, elle aurait pu faire quelques petits efforts d’adéquation. Histoire de. Mais l’impulsivité est quelque chose de difficilement gérable. Surtout près de mister champ magnétique transgénique.
    Négligeant la réponse inacceptable à sa demande d’excuses, Selenda daigna remettre pied à terre avec une grimace. Ça aussi, ça pouvait passer pour un défaut d’adéquation dans le scénario. Ces dialogues par à-coups et ces briques pleines de points d’interrogations et qu’on se lance en pleine figure.
    Heureusement qu’elle n’en avait pas sous la main, là, tout de suite.

      « Tu sais, non pas que me faire écraser par tes talons aiguilles ne soit pas un de mes plus grands fantasmes, mais ça fait légèrement mal et tu me fais légèrement chier. »

    La jeune femme fronça le nez, profitant du fait qu’il ne puisse pas la voir, en s’interrogeant sur le potentiel d’ironie dans la phrase. Parce qu’elle n’avait pas encore abandonné l’idée de prendre la clé des champs dès que la scène ferait mine de tourner au conflit ; et la traite de lâche qui veut. Elle préférait le terme attentiste.
    D’un autre côté, composer avec un hurluberlu qui flottait sur un petit nuage de gaieté plein de poneys et de seaux d’arcs-en-ciel alors que sa seule envie était de l’étriper vif avait quelque chose d’assez frustrant. Pas pour autant qu’elle aurait préféré le voir d’humeur massacrante – si certaines personnes étaient adeptes des échanges de hurlements fous de rage, ça n’avait jamais été son truc à elle – mais quand même.
    L’elfe resta un moment ainsi à se mordiller les lèvres en silence, bras croisés, fixant le seau à peu près comme si elle avait voulu y percer un trou d’un simple regard. Et puis elle leva les yeux au ciel.
    Fuck you.
    Recula d’un pas. C’était toujours plus marrant comme ça. Le public sait combien elle préférait plaisanter ; pas besoin de loucher l’épée qui pend au-dessus de sa tête pendant ce temps-là.
    Et puis c’était pathologique chez elle. Le second degré appelle le second degré.

      « Mouaiiis. Mais rassure-moi, tu as conscience que je m’en fous légèrement ? »

    A oublier que je te tuerais bien sur place.
    Histoire de pas se fatiguer – et aussi de se mettre à la hauteur de Kélian, qui soit dit en passant n’était pas si loin que ça du plancher des vaches – Sally s’accroupit et appuya la joue contre la paume de sa main.

      « J’hésite vraiment entre te laisser là pour le plus grand plaisir des prochains visiteurs eeet faire un compte-rendu de la façon dont tu vas réussir à retirer ce truc. »

    Non, vraiment. Elle était curieuse d’assister à ça.
    En y pensant, elle aurait bien aimé savoir comment Kélian s’était retrouvé dans cette situation aussi. A qui envoyer un petit mot de remerciement pour avoir illuminé sa journée, tout ça.

      « Je t’en prie, fais comme si j’étais pas là. »


...:
 
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Sam 8 Nov 2014 - 20:40

Au-delà de la douleur qui lui rongeait les jambes et la tête avec la volonté d'un castor scout, Kélian ressentait néanmoins une légère pointe de plaisir à se faire maltraiter ainsi ; et attention, ça n'avait rien à voir avec le côté légèrement masochiste de sa personnalité qui remontait parfois en présence de certaines personnes – Selenda la première, s'il était seulement nécessaire la nommer. Il fallait bien l'être un minimum pour ne serait-ce que vouloir s'imposer sa présence. Personne ne l'aurait contredit.
Quoi qu'il en soit, qu'elle s'amuse à lui marcher dessus ou pas, la jeune femme était là ; ce qui était une évolution très nette en comparaison aux jours où, pour des raisons qu'il jugeait parfaitement obscures, elle décidait de l'ignorer et de disparaître en coup de vent au moindre bruit de pas suspect. Il n'était pas psychologue, encore moins psychiatre (et il ne souhaitait à personne de devoir diagnostiquer l'elfe, vraiment), mais s'il était sûr d'une chose, c'était bien qu'il n'avait rien fait qui mérite ce supplice du silence. Rien du tout. Enfin, remarquez, si elle réussissait à lui parler et à écraser oh combien galamment le seau qui lui servait de seconde boîte crânienne, c'était peut-être qu'elle avait résolu ses profonds problèmes intérieurs à son égard. Pas qu'il aurait parié là-dessus mais eh, on a le droit de rêver. Lui-même avait mis un long moment avant d'en arriver à un stade où il ne pouvait plus juste jouer à « je vois rien je sais rien j'entends rien » avec sa conscience. Si elle était pire que lui – et elle l'était – alors ça pouvait mettre deux fois plus de temps. Voire trois fois. Quatre fois. Cent fois.

Mille ans, hein, pourquoi pas. Ils avaient tout le temps du monde et bon, d'accord, sa patience se serait usée bien avant ça, mais...

« Je t’en prie, fais comme si j’étais pas là. »

Oh. Dit comme ça, forcément.
Milles idées relativement stupides passèrent par la tête de Kélian en entendant cette réplique ; prenant enfin conscience qu'il était libre, il redressa le dos et tendit ses bras sous lui pour mieux s'asseoir sur le plancher. Son souffle, aussitôt, sembla reprendre une cadence plus normale. Plus calme. Apaisée. Il ne s'en était même pas rendu compte sur le coup mais son corps si ; la crainte d'être allongé, une fois de plus, avait affolé ses sens sans même attendre sa permission. Malheureusement, que ce soit contre ça ou contre sa bonne humeur qui dictait lesdites idées stupides, il ne pouvait strictement rien faire. S'il avait peur, il avait peur ; s'il était content, eh bien, il était content. Ce n'était pas la présence de l'elfe qui allait y changer quoi que ce soit – et ce peu importe l'acharnement qu'elle y mettrait. Le pire qu'elle puisse lui faire étant à ses yeux de partir une fois de plus, il ne craignait pas grand chose.
Notons qu'il n'avait pas beaucoup d'idées en tête concernant ce qu'elle pourrait lui faire d'affreux non plus, donc malgré tout...

« Aucun problème. Je suis très doué pour ça, figure toi, lâcha-t-il platement en tirant à deux mains sur son heaume de preux chevalier. Donc je vais me mettre à penser à voix haute et raconter plein de conneries que t'as très clairement envie d'entendre, parce que c'est ce que tout le monde fait quand il est seul avec un PUTAIN DE SEAU SUR LA TÊTE. »

Une sorte de bruit plus ou moins encourageant suivit un léger mouvement du récipient en question ; loin de s'en défaire pour autant, le jeune homme n'accueillit pas cette nouvelle avec toute la joie qu'il aurait dû – normalement – ressentir face à cette avancée même minime dans sa quête du jour.
Quête judicieusement nommée « on ne peut rien faire avec un seau en guise de crâne ».

Redressé sur ses deux pieds, il chercha à situer la demoiselle dans l'espace.

« Et qu'est-ce que tu fous là d'abord. Qui t'a invitée, hein. Je te manquais tant que ça ? »

Net reproche sur la fin de phrase. Comme si, ouais. Il riait d'avance.

lolilol:
 



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Mar 11 Nov 2014 - 2:11

    Oreilles inclinées vers l'arrière, Sally fixa ce léger mouvement qui remit le jeune homme d'aplomb comme au ralenti. A peine, c'est vrai. Rien du tout, presque. Juste cette fréquence cardiaque qui se baladait dans ses oreilles et un soupçon de culpabilité s'appliquant à venir la percuter en rollers.
    Elle oubliait toujours.
    Cela dit, cela dura à peine l'espace d'une demi-seconde, ce qui lorsqu'on a autant d'années qu'on veut à sa disposition ne vaut définitivement pas grand-chose.
    Le parquet craqua légèrement sous la pression de ses semelles, fruit d'un infime balancier expectatif.
    Allez, dis quelque chose. Même de la merde. Surtout de la merde. N'importe quoi.
    Un petit merci au ciel, ce garçon était intelligent à ses heures perdues. Même si n'importe qui d'un minimum sensé aurait hésité sur la signification technique du terme en le regardant tirer comme un forcené sur le seau comme le faisait Selenda à l'instant même.

      « Aucun problème. » Répondit-il du ton léger de celui pour qui vivre dans une boîte de conserve est parfaitement normal. « Je suis très doué pour ça, figure-toi. Donc je vais me mettre à penser à voix haute et raconter plein de conneries que t'as très clairement envie d'entendre, parce que c'est ce que tout le monde fait quand il est seul avec un PUTAIN DE SEAU SUR LA TÊTE. »

    Un éclat de rire avorté au fond de la gorge échappa à l'elfe, qui glissa le dos de ses doigts sur ses lèvres en bénissant le fait que le jeune homme ait justement ce foutu truc sur la tronche. Non pas qu'elle craigne lui montrer qu'elle se payait sa tête, pas vraiment. Mais bon.
    Elle avait oublié qu'il la faisait rire, aussi. Salaud va. Tout ça.
    Un bref instant, Sally se demanda quand est-ce qu'elle était passée du côté dépressif de la force. Pas comme si c'était la première fois dans sa (longue) vie, mais c'était toujours remarquable d'observer combien le recul l'emplissait d'un profond sentiment de futilité.
    Hey girl. Who cares.
    Well apparently "I" do.

    La jeune femme ne bougea pas tout de suite lorsque Kélian se releva, curieuse de voir s'il allait se prendre un mur dans les cinq premières secondes de son colin-maillard improvisé ou non. Mais comble de la déception, l'erinyen trouva plus judicieux - et malheureusement elle ne pouvait pas le contredire - de rester sur place.
    D'en-dessous, la combinaison erinyen-seau était encore plus palpitante. Un homme-fusée. Quoi que la forme globale rappelât également celle d'un tube de colle.
    Selenda finit par se relever pour échapper à la liste complète des comparaisons qui pouvaient se faire entre Kélian et toutes sortes d'entités animées ou non sorties de tout un tas d'univers différents. C'est qu'elle n'avait pas toute la journée non plus.

      « Et qu'est-ce que tu fous là d'abord. Qui t'a invitée, hein. Je te manquais tant que ça ? »

    Parce que c'était seulement maintenant qu'il le remarquait.
    Ignorant consciencieusement les intonations accusatrices dans sa voix, l'elfe s'appliqua à lui appuyer sur le coude du bout du doigt avant de se rétracter aussi sec, histoire de le provoquer un peu.
    Après tout, tant que Mask n'était pas dans les parages, il ne pouvait guère avoir recours à un quelconque procédé mortel pour la faire arrêter. Elle n'avait pas vérifié sous le lit, tiens, d'ailleurs.

      « Mask. Il m'a envoyé une jolie lettre rose avec des rubans noirs trop emo. »

    Le parquet grinça. La jeune femme recula de quelques pas vers la fenêtre, le coin des lèvres plissé par un certain effort relatif à la tentation de sourires à belles dents pour mieux se moquer de la situation.

      « Et sinon j'ai contacté une agence de squat qui loue les chambre des gens qui pioncent comme des SDF dans tous les fauteuils du pensionnat. Je sais pas comment je me suis retrouvée là, franchement. »

    Elle aurait franchement dû lui amener un ou deux radis radioactifs en cadeau. Quel flagrant manque à toutes les règles de courtoisies interuniverselles.
    Mine de rien, l'elfe jeta un coup d’œil sous le lit histoire d'être sûre que Mask était absent - ou dans le cas contraire, profondément endormi. C'est qu'elle l'aimait bien, elle aurait cruellement regretté de devoir lui sauter dessus à pieds joints ou lui enfoncer un seau sur la tête. Vraiment.
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Mar 11 Nov 2014 - 22:56

Quoi qu'elle ne pouvait pas le voir, Kélian s'appliqua à plissez le nez et montrer ses jolies dents pointues quand elle se décida à faire l'idiote – ce qui pouvait être n'importe quoi allant de parler à essayer de le tuer, mais correspondait en l'occurrence à le toucher comme ça, de nulle part, alors qu'il peinait déjà à la situer. Il commençait à comprendre le calvaire des handicapés. Plus jamais il ne serait méchant avec les gens en fauteuil ou avec un sens en moins, promis juré. Sauf Leia. Parce que Leia le méritait, un point c'est tout, et que concrètement ne pas pouvoir parler ne devait pas être si gênant que ça – mais craignant un coup du destin qui lui ôterait soudainement la voix pour lui prouver le contraire, il préféra ne pas y penser plus amplement.
On ne sait jamais. Mieux valait prendre ses précautions.

« Mask. Il m'a envoyé une jolie lettre rose avec des rubans noirs trop emo. »

Kélian, qui s'obstinait à tirer sur le seau de droite à gauche en espérant le faire glisser, ne put masquer le rire incrédule qui s'échappa de sa gorge à cette idée. Inutile de préciser qu'il résonna bizarrement entre les parois de son heaume, que ça lui cassa les oreilles et qu'il s'arrêta bien vite ; ça ne l'empêcha pas pour autant de lever les yeux au plafond. De son seau, donc.
Si Mask avait envoyé une lettre à mademoiselle, déjà, il aurait fallu s'inquiéter. Sérieusement, même. Ça aurait voulu dire que l'animal savait écrire, pour commencer, et l'idée avait quelque chose d'aussi hilarant qu'elle était terrifiante – parce que l'imaginer tenir un crayon entre ses pattes, comment dire. Bref. Mais si en plus la lettre était ROSE avec des rubans noirs « trop emo », là... Il ne répondait plus de rien. Et surtout pas à la lettre en question. D'abord parce que ça aurait peut-être vaguement ressemblé à Mask d'écrire une lettre dans des tons chaleureux et chatoyant et d'y ajouter quelques rubans, ce qui avait également quelque chose de profondément effrayant, ensuite parce que personne au monde n'aurait dû répondre favorablement à l'invitation d'un AEA vous disant « venez dans la chambre de mon maître pour raison X ou Y », voire pas de raisons du tout.

Son animal de compagnie était peut-être un peu bizarre et papa poule sur les bords, mais ce n'était définitivement pas un dangereux psychopathe. A priori. Dans la théorie.

De toute façon, il passait sa vie dans le parc. Ce n'était donc pas lui qu'il mangerait en premier et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

La voix de l'elfe s'éleva de nouveau pour raconter une belle dose de conneries. Parce que non, il ne dormait pas SI souvent que ça dans tous les fauteuils du pensionnat – d'ailleurs, il ne dormait pas dans tous sans exceptions, il avait ses préférences. Ceux de la bibliothèque étaient parfaits, par exemple, et le simple fait de voir quelqu'un assis à sa place attitrée réussissait parfois à lui donner des envies de meurtre. Comme quoi il avait ses habitudes, malgré tout. Et quoi qu'il arrive, ça ne donnait en aucun cas le droit à Selenda de se promener comme bon lui semblait dans SA chambre, là où il rangeait SES affaires et SES habits et SES trucs et machins divers et variés. La savoir là ne le dérangeait pas spécialement mais, ne serait-ce que par esprit de contradiction, il était prêt à défendre bec et ongles le contraire.

« Alors déjà, je pionce pas comme un SDF, je m'endors parfois dans des lieux autres que ma chambre. Nuance. »

Formulé comme ça, ça sonnait tout de suite beaucoup mieux.

« Et ensuite, je –  »

Un énième effort de la part de ses bras réussit enfin à décoincer le seau, qui fit partir ses bras en avant avec plus de force qu'il ne l'aurait cru ; le forçant à faire un pas en arrière qui, malheureusement, lui valut de marcher sur un livre. Premièrement, ça fait très mal de marcher sur la tranche d'un livre. Deuxièmement, un livre n'est pas cloué au sol – et donc n'empêche nullement de tomber gracieusement, comme il le fit donc dans un fracas de tous les diables principalement dû au seau venant s'écraser par terre à ses côtés.

Un peau sonné, à moitié adossé à la porte, il passa ses mains sur son visage ; soupira de contentement et, l'instant suivant, grimaça de douleur. Le mélange parfait pour un si beau faciès.
A en tomber par terre, c'est le cas de le dire.

« JE. T'emmerde. A titre indicatif, nota-t-il comme si de rien n'était, en se recoiffant vaguement d'une main qui n'en avait clairement rien à foutre. Et donc en gros, ce que tu me dis, c'est que tu pionçais tranquille dans ma chambre en échangeant des mots doux avec Mask jusqu'à ce que j'arrive ? Waw. Ta vie est trépidante, chérie. »

Agacé, il considéra visiblement que lui jeter le seau à la figure était plus important pour l'heure que se redresser.

Pour sa défense, elle l'avait mérité. Complètement.


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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Sam 3 Jan 2015 - 18:16

    Ah bah au moins ça le faisait rire. Sally écouta le ricanement se répercuter entre les parois du seau en se demandant s’il ne risquait pas de rendre le jeune homme un peu dur d’oreille.
    Enfin, plus qu’il l’était déjà. S’il écoutait ce qu’on lui dit, alors ça ne serait pas-
    Tant mieux, quoi qu’il en soit. Elle n’aimait pas spécialement écouter des ronchonnements quand elle venait de se réveiller. La jeune femme tritura le plancher du bout d’une botte, affichant un air d’intérêt poli à la reprise du jeune homme. Air qui ne pouvait pas être vu et en un sens tant mieux, parce que Kélian n’aurait pas manqué de le prendre pour ce qu’il était : soit une fine couche de peinture par-dessus un crépit de moquerie.
    Elle aurait même pu repeindre sa chambre avec, si ça pouvait lui faire plaisir. La moindre des choses pour l’avoir gratifiée d’une vision pareille au réveil.

      « Alors déjà, je pionce pas comme un SDF, » rectifiait l’erinyen d’une voix d’outre-tombe, visiblement offusqué, « je m'endors parfois dans des lieux autres que ma chambre. Nuance. »

    Selenda ne voyait pas bien quelle nuance il y avait là-dedans. Tout ce qu’elle voyait c’était qu’il était souvent impossible de déambuler dans la bibliothèque la nuit sans risquer de trébucher sur une paire de jambes négligemment abandonnées dans un coin.
    Et que le lit du jeune homme était agréablement disponible à peu près tout le temps.
    Après s’il décidait de râler à n’en plus finir, elle pouvait toujours changer ses habitudes, ce n’était pas comme si ça la dérangeait - à en mourir - tant que ça. Et ce n’étaient pas les lits vides qui manquaient dans les dortoirs, depuis quelques temps.
    Pas qu’elle se baladait parfois dans les chambres inconnues, mais bon, se tenir au courant est primordial.

      « Et ensuite, je – »

    Le seau se décolla de la tête de Kélian avec un bruit si cartoonesque qu’elle faillit s’en étouffer de rire sur le coup. L’elfe fit disparaître son visage sous sa main pour masquer un tremblement aussi irrépressible que peu charitable ; elle manqua donc presque la magnifique cascade du jeune homme, qu’elle perçut du coin de l’œil entre deux doigts. Ce qui ne fit que relancer son hilarité.
    Très digne, la jeune femme se tourna de moitié, la main sur la bouche et des mèches de cheveux plein les yeux, en s’efforçant de ne pas se mettre à rire à en perdre haleine. Ce n’était pas l’entreprise la plus aisée de sa vie, compte tenu du fait que le tableau de la scène ne cessait de ressurgir dans son esprit dans le but perfide et inavoué relancer son fou rire.

      « JE. T'emmerde. A titre indicatif. Et donc en gros, ce que tu me dis – tandis que Selenda respirait à fond pour chasser les dernières bribes de ricanement – c'est que tu pionçais tranquille dans ma chambre en échangeant des mots doux avec Mask jusqu'à ce que j'arrive ? Waw. Ta vie est trépidante, chérie. »

    La jeune femme fit la moue tandis qu’il recoiffait soigneusement le sac d’épis qui lui tenait lieu de tignasse – ce qui lui donna instantanément envie de le décoiffer encore plus. Quelque part, c’était exactement ça. Sauf que Mask n’était pas là et que c’était sacrément dommage.
    Un seau vola, qu’elle évita de peu – c’était un coup à bout portant, et puis elle s’y attendait un peu et n’était pas aveuglée par un quelconque élément du décor, elle – en esquivant de côté ; ses doigts attrapèrent l’anse et firent tournoyer l’engin.

      « Appelle-moi encore une fois comme ça et ta tête prendra définitivement la forme de ce truc. » Fit-elle avec mauvaise humeur. « Et c’est pas moi qui me balade avec un seau enfoncé sur le crâne hein. »

    Ledit seau tomba une nouvelle fois au sol avec fracas, et l’elfe le poussa du bout du pied en fronçant le nez. Au final elle n’avait même pas eu droit à l’histoire palpitante qui se cachait derrière sa reconversion en couvre-chef pour extra-terrestre blafard.
    Quelque part, elle sentait que cela lui aurait également donné envie d’ouvrir la fenêtre et de sauter, alors peut-être valait-il mieux que Kélian la garde pour lui.
    Quoi que ; le moment Charlie Chaplin passé, Sally se rendit compte qu’elle avait - cinq balles dans le chargeur – à nouveau envie de lui en coller une.
    Ce qui, du point de vue du lecteur, serait complètement con, mais exsuli veritas lui paraissait incroyablement adéquat. Et signait sans doute le moment de reprendre son rôle fétiche de courant d’air.
    Te tire pas.
    N’en déplaise à un mauvais scénariste. Toi t’avances pas, mais c’est pas nouveau. Faire rouler des gravats du bout des doigts.

      « Bon, puisque Monsieur va survivre, je vais m’empresser, » sourire narquois qui découvre les dents, un de plus, « de lui laisser la place, n’est-ce pas ? »

    Ridicule, quelque part. Un clin d’œil, révérence, un sourire angélique et un signe de la main. C’est qu’elle n’avait pas de jeu d’échec sous la main, et était un peu à court d’inspiration.
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 23 Jan 2015 - 0:04

Toujours assis par terre, Kélian regarda le seau tournoyer autour de doigts négligeant sans réussir à éprouver la moindre forme de remords vis-à-vis de son geste on ne peut plus violent – parce que oui, c'était un acte terrible à perpétrer envers une personne qu'il appréciait. Clairement. Pour sa défense cependant, elle l'avait méritée, sa pseudo-agression de fortune ; on ne se moque pas de Kélian impunément. Du moins pas quand il était de bonne humeur. La colère et l'agacement réussissaient parfois à laisser filer des outrages qu'il jugeait superficiels à côté de ce qu'il avait déjà vécu les 24h passées : quand il était heureux, en revanche, la moindre pique semblait prendre des apparences d'attentat terroriste. Sans exagérer. C'était peut-être contradictoire mais, connaissant Kélian, rien n'aurait plus dû sembler surprenant à quelque niveau que ce soit. Il n'avait jamais été le plus conformiste des garçons, ici. A croire que son mode de vie et de pensées différait radicalement de celui de la faune environnante.

Pas que ça le préoccupe vraiment. Il était un peu égoïste aussi, à sa façon.
Je, tout le temps, sans arrêt.

« Appelle-moi encore une fois comme ça et ta tête prendra définitivement la forme de ce truc. »

Ahaha. Comme si. Il ne craignait plus vraiment Selenda comme il avait pu la craindre avant – si ce jour avait seulement existé. Sans doute qu'à force d'habitude et de temps, il avait fini par savoir plus ou moins jusqu'où il pouvait aller avant de se prendre le fameux coup qui donnerait à sa tête la forme d'un récipient. Pas qu'il la croit inoffensive. Pas qu'il la croit dangereuse non plus. Elle était juste... Elle-même, pour le meilleur comme pour le pire. Surtout pour le pire. Le meilleur pouvant actuellement se calculer sur les doigts de la main d'un manchot. Alors oui, peut-être exagérait-il ; et non, sans doute ne faisait-il pas le moindre effort pour être tout-à-fait honnête envers lui-même. Mais ça lui était si complètement, totalement, profondément égal qu'espérer des changements immédiats de ce côté-là aurait été idiot.
Sans compter que les efforts devaient aller dans les deux sens. Il voulait bien grimper à l'échelle, mais y'avait tout intérêt à ce qu'une main ferme vienne saisir la sienne avant qu'il n'en tombe. S'il n'avait pas l'assurance pleine et entière de cela, alors il ne bougerait pas d'un pouce. Il ne tenait pas à mourir ou se faire mal ; aussi simple que ça.
Or il lui semblait avoir parcouru des kilomètres et des kilomètres déjà.

« Ohhhh. Dommage, lâcha-t-il avec un geste précieux du poignet gauche, j'avais tout un tas de chose à te raconter. Des trucs paaaaassionnants. »

Sans se presser, comme à son habitude, Kélian posa une main à terre pour s'aider à se relever ; épousseta ses vêtements et, l'air aussi hautain qu'indifférent, coula un regard empreint d'un vague ressentiment à Selenda. Il n'avait en vérité aucune idée de ce qu'il avait envie de lui dire à part peut-être « monstre, où étais-tu passée tout ce temps ? » – chose qu'il aurait pu, en définitive, lui asséner plus de fois par mois qu'il ne l'aurait voulu. C'était ça, de vouloir attraper un courant d'air. Il savait à quoi s'attendre.
Ça ne l'empêchait malheureusement pas d'en être blessé ; l'incompréhension plus que tout le reste lui donnait envie de balancer tous les seaux du Pensionnat à la tête de l'elfe. Deux trois lustres et un chandelier avec, histoire de.
Te tire pas.
Et maintenant quoi ?

« Et puis t'as rien de spécial à me dire, toi ? Du genre 'oh, Kélian, je suis tellement désolée d'être une pauvre conne qui sait pas ce qu'elle veut' ? »

Il haussa les épaules, l'air parfaitement détaché de la situation.
On se protège comme on peut.

« Simple suggestion. »



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Lun 16 Fév 2015 - 0:37

    Lààà, là. C’est fou comme rien ne pouvait jamais être simple. Sally avait fini par décréter que cela devait être une loi de la nature. Epinglée tout juste derrière celle de Murphy. Dont Kélian se faisait le digne représentant.
    La jeune femme poussa la politesse jusqu’à ne pas disparaître en plein milieu de sa phrase.

      « Ohhhh. Dommage, j'avais tout un tas de chose à te raconter. Des trucs paaaaassionnants. »

    Oh, elle n’en doutait pas. Combien de nouvelles bouteilles vidées cette semaine ? La coiffure de Clarence après être passé entre les mains d’Heather ? Les pingouins qu’elle lui avait faits sur les ongles avaient-ils encore un bec ou plutôt un trou béant à la place ? Tant de questions passionnantes auxquelles elle aurait voulu qu’il apporte des réponses.
    A vrai dire, elle était un peu injuste, c’est vrai. C’était louable de sa part de vouloir entretenir la conversation – quoi que, elle n’était pas certaine que ce soit vraiment l’idée du moment. Mais tout de même, il avait le droit d’avoir les amis qu’il voulait hein. Même ceux qui démembrent les gens d’un claquement de langue et leur collent des coups de poignard dans le dos.
    Tu t’en rendrais mieux compte s’il te restait une ou deux cicatrices physiques mon loup. C’est facile d’oublier autrement.
    Mais elle préférait tout de même qu’il s’adresse à elle comme ça plutôt qu’avec ces murmures pleins de rancœur auxquels elle avait récemment eu droit. Le sarcasme était son habitat naturel ; le sérieux et le dramatique ne lui tiraient que des grimaces. Elle n’en avait pas besoin ; elle n’avait pas besoin de dire quoi que ce soit. N’en avait pas envie non plus. Je t’aime mieux comme ça tu vois.
    Si ça avait été la même chose dans l’autre sens, mine de rien, ils auraient été près du ménage parfait. Sauf que Sally doutait que ce soit si simple.

      « Et puis t'as rien de spécial à me dire, toi ? Du genre 'oh, Kélian, je suis tellement désolée d'être une pauvre conne qui sait pas ce qu'elle veut' ? Simple suggestion. »

    Sans doute que si elle n’avait pas commencé à connaître l’animal, elle n’aurait pas interprété l’insulte de la même façon. Elle l’aurait mal prise, d’ailleurs, sûrement. Non pas qu’elle le prenne particulièrement bien en l’occurrence, mais c’est surtout que ça lui passait légèrement par-dessus les oreilles. Tout au plus ça les frôlait un peu, rien de bien méchant. Ils se connaissaient depuis plus longtemps que ça.
    Un peu trop longtemps déjà.
    De fait, pour le coup, elle ne sentait pas l’insulte mais surtout le reproche qui se glissait derrière. Aigrement. Elle pouvait jouer les idiotes, ça ne la rendait pas moins fine que les autres. L’elfe glissa les pouces dans les passants de son jean, fermant un œil pour fixer Kélian qui lui avait fait l’honneur de se relever.
    Encore une fois : les humanoïdes et leur manie de toujours tout faire compliqué.
    Bon elle pouvait parler, c’est vrai. Mais elle était simple à la base. L’univers l’avait rendue compliquée à comprendre pour les autres. Et le retour à la réalité l’avait juste rendue… bordélique. De partout. Qu’on s’étonne qu’il y ait des étagères qui s’effondrent un peu partout, après.
    Bref. Toute cette prose mentale pour dire que la distance culturelle, sociologique ou quoi que ce soit entre elle et le jeune homme était tout aussi grande qu’avec n’importe quel humain dans cette vieille bâtisse. Et ça, elle n’aimait pas s’en rendre compte. Ou au moins, elle aurait préféré que ce soit dans d’autres circonstances.
    Je t’aime bien, Steve, mais ça peut pas marcher entre nous.
    Mouais, elle sentait confusément que ses arguments en la faveur de cette théorie n’allaient pas passer. Au moins en être consciente lui éviterait de gaspiller sa salive pour rien, autant qu’à éviter les scènes sérieuses qu’elle avait en horreur.
    Eh, elle avait fait des efforts pourtant. Des efforts monumentaux.
    A ce détail près que son échelle de valeur étant totalement disproportionnée par rapport à celle des autres, cela n’était clairement pas visible de l’extérieur. Même pas pour Kélian, dommage.
    Sinon y a toujours le saut de l’ange pour régler le problème hein. Rapide et efficace. Légèrement expéditif, certes. On a pas trop le temps de discuter quand on saute à pieds joints sur la gouttière.
    Mais d’un autre côté, Sally en avait un peu sa claque, des discussions.

      « Ohhh, monsieur est blessé. »

    Là, c’était sorti tout seul. Désolé mon cœur. La jeune femme se pencha et récupéra le seau, avant de s’avancer et d’aller en coiffer Kélian avec un sourire pétillant.

      « Tu peux le dire, à quel point je te maaaanque. »

    Girouette, girouette. Si tous les deux n’allaient pas dans le sens du vent, ça allait tourner au pugilat. Mais quelque part, elle commençait à avoir l’habitude. Même si c’était moins drôle comme ça. L’elfe passa les doigts dans ces mèches noires dont l’indiscipline l’offensait. Rien que pour essayer de l'énerver.
    On pourrait aussi jouer les I’m yours you’re mine. Mais je suis pas très douée à ça.

      « Sérieusement, ce que tu peux manquer d’humour parfois. C’est dingue. »

    Ça va mal finir tu sais. Ça aussi, c’est une règle tacite.
    Chiant.
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Dim 7 Juin 2015 - 19:41

Sourcils froncés, Kélian plissa le nez de mécontentement. Il n'était pas blessé, non – ou du moins pas dans ce sens-là, pas exactement comme ça ; et quoi qu'il en soit, vrai ou pas, il ne voulait pas l'entendre. Surtout pas de sa bouche. Qu'elle lui raconte n'importe quoi, à l'envers ou à l'endroit, que ce soient les pires mensonges ou les vérités les plus cruelles, tant pis, c'était son problème : il s'en foutait. Ce ne serait pas la première fois qu'elle se perdrait dans des non-sens à lui en coller des migraines.
Qu'elle vienne lui dire ce qu'il savait déjà, en revanche, il ne le supporterait pas. Si elle voulait jouer l'aveugle naïve et ingénue, elle devait garder les yeux clos jusqu'au bout. Ce n'était pas juste de briser les règles au moindre problème. A sans cesse les ignorer ou les réinventer, elle empêchait le jeu de se terminer. Alors comment était-il censé gagner ? Hein ?

Ce qu'il pouvait la détester, putain.

« Tu peux le dire, à quel point je te maaaanque. »

Pour un peu, il aurait préféré rabattre complètement le seau sur sa tête. Ne plus la voir, ne plus se voir – s'enfermer dans un placard et y attendre, sans bouger, qu'on se décide à venir le chercher. Parler ne servait à rien. Discuter ne menait nulle part. S'il avait eu ne serait-ce qu'un semblant de bon sens, il aurait arrêté de réfléchir. Saisir les choses telles qu'elles étaient, sans vouloir leur donner ni forme ni contours... Ça paraissait bien, non ? Ne plus chercher à savoir, ne plus se prendre la tête, ne plus attendre quoi que ce soit de qui que ce soit. Apprécier ce qu'il avait tant que c'était là et juste passer à autre chose si un jour, en se levant, il se retrouvait seul. Bonjour et au-revoir ; merci d'être passé. C'était sympa.
Mais il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas.
Tant pis pour elle. Tant pis pour moi.
La colère difficilement ravalée, yeux rivés sur les clavicules de l'elfe, déchira sur son passage ce qui restait de sa trachée – l'empêchant de respirer, de parler. Ses réponses importaient peu, quoi qu'il en soit. Affirmer qu'elle ne lui manquait pas ne rendrait pas son agacement moins tangible ; admettre le contraire ne la ferait pas rester. Il se retrouvait coincé devant deux portes fermées, avec en main une clef ne convenant à aucune des serrures. Soit il perdait, soit il perdait. Quel choix cornélien.

Auquel, sans grande surprise, il répondit un « va te faire foutre » élégant.

D'un geste brusque, il renvoya le seau rouler au sol.

« Hahaha. Je ris, lâcha-t-il platement. Juste comme ça, histoire d'éclairer ma connerie, c'était à quel moment que j'étais censé me marrer ? Celui ou t'étais pas là ou celui où tu m'as jeté des trucs à la gueule ? »

Qu'il sache quand rire, n'est-ce pas, la prochaine fois qu'un de ces deux trucs lui arriverait. Il ne voulait surtout pas passer pour un rabat-joie. Ça le définissait tellement mal. Cela dit, sachant que l'un comme l'autre composait la quasi entièreté de sa vie au pensionnat, ça risquait de vite devenir fatiguant. Aucune envie de rire tout le temps. Aucune envie de rire tout court, présentement. Mais allez savoir ; peut-être que Selenda avait un sens de l'humour bien plus élevé que le sien. A une telle distance de la réalité, les trucs horribles devaient presque avoir l'air amusants. Évidemment.
Il fallait à tout prix qu'elle lui apprenne ce tour de magie. Dès qu'elle aurait un peu de temps à lui accorder, admettons. Histoire de pouvoir partager ses blagues sur les manchots autour d'un petit autodafé.

Ce serait sympa comme tout. Beaucoup plus intéressant que ces horribles dialogues de sourds.

« A moins que tu parles de ta tenue. Dans ce cas, okay. C'est super drôle. Je m'excuse platement de pas m'en être moqué tout de suite. »

Un sourire parfaitement hypocrite vint étirer ses lèvres. Pas qu'il critique ses choix vestimentaires, pensez-vous. Il n'aurait jamais osé.
Pourtant, malgré la couche d'ironie soigneusement appliquée sur ses traits, la colère ne passait pas. S'il avait eu l'assurance que lui écraser le pied l'aurait calmé, il l'aurait fait sans hésiter ; honnêtement, il doutait que ça ait le moindre effet. La racine était enfoncée un peu plus profondément que ça.

Je t'emmerde, je t'emmerde, je t'emmerde.

boum, ur dead:
 



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 19 Juin 2015 - 3:13

    Sally fit alors sa plus grande preuve de maturité recensée jusque là. Ou du moins, depuis le Pensionnat. Elle vira de sa tête tout ce qui avait trait à Heather et à leur petite escapade champêtre - quoi qu'un tantinet salissante - dans les bois. Complètement. De manière à ce que la mauvaise humeur de Kélian, légèrement transmissible tout de même, ne vienne pas heurter ses bons sentiments. Sinon elle allait rapidement se remettre à hurler à la trahison et lui foutre un couteau sous la gorge. Pour de bon cette fois. Quoi que cela vaudrait mieux qu'un torrent de paroles acides qui n'était vraiment pas sa méthode préférée pour régler un différend.
    Et curieusement, cette fois, son inclinaison naturelle à l'oubli volontaire fonctionna à merveille. A croire que tout se remettait en marche.
    C'était peut-être le fait de se retrouver face à un garçon en rogne pour des problèmes philosophico-sentimentaux à des années-lumières de ses propres préoccupations qui faisait ça. Pratique.
    Enfin.
    A des années-lumières.
    Ce n'était pas non plus comme si elle ne se souciait pas de lui, non.

    Parce que oui, évidemment que si ça avait été le cas, tout aurait été parfaitement simple. Like, il n'y aurait même pas eu de problème du tout.
    Le jeune homme jura et l'incendia d'un regard qui eut le mérite de lui faire un peu mal aux tripes. Il y avait trop d'accusation dans ce regard, des réclamations qu'elle n'était pas plus en mesure de comprendre qu'elle ne pouvait y répondre. Bien sûr qu'il y avait des choses qui lui étaient accessibles dans la théorie ; mais la réalité était simplement que son ressenti était différent.
    Trop différent, visiblement.

    « Hahaha. Je ris. Juste comme ça, histoire d'éclairer ma connerie, c'était à quel moment que j'étais censé me marrer ? Celui ou t'étais pas là ou celui où tu m'as jeté des trucs à la gueule ? »

    L'elfe accusa réception du ton amer de Kélian sans broncher. Ce qu'elle faisait à peu près en continu depuis qu'il avait commencé à râler.
    Le fait étant que, une fois qu'elle avait mis de côté la totalité des griefs précédemment abordés... elle ne voyait pas bien ce que le jeune homme avait à lui reprocher. Et clairement, c'était son changement d'attitude par rapport à avant - "avant" faisant référence à la période précédant la nuit où ils s'étaient tous les deux fait joyeusement couper en petits morceaux dans le parc - qui la mettait mal à l'aise.
    Parce que c'est ce qu'ils partageaient avant qu'elle aimait. Parce que c'était la complicité et les piques amicales qui lui manquaient. Parce que son enthousiasme à elle et son affection, elle les puisait dans leurs anciens échanges.
    Et que c'était sans doute ce vide, ce malaise soudain, qui leur faisait mal.
    Sans doute parce que, comme souvent, très, trop souvent, leurs attentes étaient radicalement différentes, et le réaliser soudain était trop difficile.
    En l'occurrence, ce qui la faisait le plus chier, elle, c'était que cette constatation sortait tout droit d'un film de jeunes adultes contemporain et que c'était l'une des pires choses qui pouvait arriver dans sa vie. Les pseudo explications de couple.
    Ils n'étaient pas un couple, que ce soit clair.
    On pouvait regarder plus belle la vie dans un canapé du pensionnat autant qu'on voulait, cela ne changerait rien au fait que ce n'était pas elle. Ce n'était pas son monde. Pas ses coutumes, pas son ressenti. Trop futile dans sa tête. Trop accessoire.
    Parce que le plus important ne s'attachait pas à ce genre de détails.

    Un commentaire acerbe sur ses vêtements passa entre les oreilles de Selenda, ne lui faisant techniquement ni chaud ni froid. Elle attendait que la vapeur retombe un peu, histoire de pouvoir en placer une.
    Et au passage, ses fringues étaient très bien, merci. Elle était prête à enfourcher son cheval blanc pour sauver les petites demoiselles brunes et tatouées en détresse. Il pouvait pas lui demander plus.
    Pendant que le jeune homme parlait, son interlocutrice était retournée s'asseoir sur son lit, et le regardait désormais avec patience, la joue ancrée dans sa paume gauche.
    Elle évita soigneusement de hausser les épaules ou d'afficher une expression d'impuissance, préférant une neutralité prudente qui permettrait peut-être de désamorcer la bombe erinyenne qui trépignait devant la porte.

    « D'accord, d'accord, si tu insiste... »

    Par contre, retenir un soupir fut au-dessus de ses forces.
    En revanche, le regard qu'elle posa sur Kélian avant de reprendre avait l'avantage d'être dépourvu de toute moquerie. Il lui en fallait, des efforts pour arriver à e résultat. Ça ne lui ressemblait juste pas. Elle n'était pas bonne là-dedans, et n'aimait tout simplement pas ça.
    Comme quoi la culture percute violemment le naturel pour l'envoyer se faire foutre à grands coups d'assiettes cassées. Merci bien, bonne nuit tout le monde.

    « Qu'est-ce que tu veux, Kélian ? »

    Elle ne put retenir un coup d'oeil distrait vers la fenêtre.
    Elle avait vraiment, vraiment envie de la traverser.
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Mar 4 Aoû 2015 - 0:35

Ambiance bby:
 

Elle soupira.

Sourire ravalé par les dents pointues qui vinrent se refermer sur sa lèvre supérieure, visage incliné vers le plafond, Kélian laissa s'échapper un soupir à son tour. Sans s'en rendre compte. Sans y prêter attention. Il fila dans l'air stagnant et une bonne partie de sa colère avec ; parce que voilà. C'était comme ça.
Ils en revenaient toujours là. Au même endroit. Ses doigts étaient moites sur la détente et lui, il ne tirerait pas.
Seulement ne rien faire, c'était encore faire un choix.

Je déteste cet endroit. Me laisse pas là.

Mais quelle importance, hein. Il n'aurait pas su le lui expliquer et de toute façon, c'était lui qui ne comprenait pas. Il imaginait, du moins, qu'elle devait voir les choses comme ça. Ce n'était sûrement pas plus faux que le contraire et quelque part, il ne pouvait pas se résoudre à la détester pour ça. Ce n'était peut-être qu'une bête histoire de mauvaises traductions ; de longueurs d'ondes foireuses. Ç’avait toujours été tantôt signal excellent tantôt silence radio, avec des plus et des moins et pas grand chose au milieu, et pourtant à l'époque tout était parfait dans le meilleur des putains de mondes. Pas besoin de tout comprendre. Encore moins de tout dire. Les silences lui allaient ; les meubles brisés aussi.
Et il n'était même pas sûr d'avoir été honnête, à ce moment-là – pas sûr de l'être beaucoup plus maintenant.

Le pire était de se rendre compte que ce n'était pas ça le problème, vraiment.

« Qu'est-ce que tu veux, Kélian ? »

Le jeune homme avait parfaitement conscience de ne plus avoir cinq ans ; il savait aussi qu'il n'en avait pas encore cent. On ne pouvait pas attendre de lui qu'il soit parfaitement mature et agisse toujours au mieux pour tout le monde, c'était juste cruel. Il avait le droit de ne pas savoir, de se tromper, de rater, de crier, de s'énerver, d'être triste et démuni. Il avait le droit de perdre et d'en attendre trop, pas assez. Ses défauts n'allaient tuer personne.
Pan.
Il tenta de se le répéter en silence tandis qu'il baissait la tête, croisant le regard de Selenda avec une légère pointe d'appréhension. Parfois, il avait vraiment l'impression de jouer sa vie sur des choses parfaitement ridicules. Mais là encore, il n'était pas sûr de pouvoir s'en demander moins. Il était bien placé pour savoir à quel point les regrets pouvaient muer de ronces en chaînes indestructibles ; ne voulait plus passer son temps assis dos à un mur infranchissable. Il avait juré que c'était fini, ce temps-là.

Il n'y retournerait pas.

« Je te l'ai déjà dit. »

Sa voix résignée était sans appel.
Quoi qu'il arrive, il ne se répéterait pas.
Il n'était ni un amoureux éperdu, ni un meilleur ami dépendant, ni un rival sans but ni repères. Quoi qu'il en laisse entendre, quoi qu'il en pense, il n'avait pas besoin d'elle comme d'un cœur qui bat. Il avait le sien, elle en avait un, pas besoin de souder ce qui marchait parfaitement sans aide. Si elle ne l'écoutait pas, il ne lui expliquerait pas. Il n'était pas là pour lui courir après.
Pieds fermement cloués au sol, il lui jeta un regard dans lequel rien ne brillait sinon des restes diffus de colère déjà éteinte.
Il n'irait pas plus loin.

« C'est toi qui dis rien. »

Bras croisés, il haussa un sourcil.
Ça irait. Il n'avait plus quinze ans ; il s'en sortirait forcément.

Ne pas en douter lui fit un pincement douloureux entre les côtes.

« J'ai pigé que tu communiquais comme une commode, lâcha-t-il en levant les yeux au plafond, mais y'a quand même un minimum. Si t'as un problème, va falloir le dire. Carrément. »

Avec des mots si possible, et pas des projectiles qu'il pouvait interpréter n'importe comment.
La colère, c'était encore un sentiment. Généralement pas sans fondement. A moins bien sûr qu'elle ne gère pas ses émotions comme le commun des mortels et n'ait de fait aucune idée de ce pourquoi elle lui en voulait au juste – mais même là, quoi que cachée et illisible, il y en aurait toujours une. De raison.
Et si elle ne lui en voulait pas, alors elle n'avait pas à agir différemment d'avant. Elle était douée pour oublier, non ? Qu'elle appuie sur ce foutu bouton et voilà, problème réglé.

Il ne comptait pas s'acharner. Ça ne servait à rien ; il avait eu tout le temps de le constater.

Tu t'es encore barrée.



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Dim 16 Aoû 2015 - 22:36

    Déjà dit, déjà dit. Tu pourrais économiser un peu moins ta précieuse salive, sérieux. Ca te gêne pas de la gaspiller pour dire des bêtises.
    Eh. C'est l'hosto qui se fout de la charité, là.

    « J'ai pigé que tu communiquais comme une commode. Si t'as un problème, va falloir le dire. Carrément. »

    Certes, mais une commode ultra sexy. Et ultra-chiante. Franchement, il se serait fait chier, l'erinyen, s'il avait essayé de discuter avec une commode.
    Bon. Sérieusement, ne ruinons pas tous ces beaux efforts juste par excès d'amour des loghorrées cérébrales. Selenda ferma les yeux et passa les mains sur son visage. Au fond, elle avait tout essayé. Et apparemment, rien ne fonctionnait. Elle pouvait entortiller la réalité entre ses doigts autant qu'elle voulait, ça bloquait. Elle pouvait se cacher derrière autant de masques qu'elle pouvait, cela ne changerait rien. Si problème il y avait, et elle pensait bien qu'il y en avait un, ce n'était pas comme ça qu'elle le réglerait.
    Elle aurait aimé pourtant. Parce que c'était dur. De descendre sur Terre. De rationaliser. De se mettre au tempo. De faire confiance.
    Mais devine quoi, chérie, c'est comme ça maintenant. Jusqu'à ce que tu sortes de cette boîte en forme de manoir. Vivre, mourir, avoir un cœur qui bat et le sens des futilités parfois. Ne pas être invincible. Ne pas se croire invincible.
    C'était curieusement dur et facile à admettre en même temps. Peut-être parce qu'elle avait déjà épuisé tous ses autres recours. Peut-être à coups de fatigue.
    Va falloir le dire. Carrément.
    Alors juste un peu de confiance. Un coup au hasard, un pari dans le vide comme elle aimait en faire lorsque ce n'était pas important. Surfer sur la vague et se moquer des conséquences.
    La jeune femme redressa la tête, ses mains quittèrent son visage pour venir former deux flingues avec le pouce et l'index, de chaque côté de sa tête. Une inspiration, trop brève pour compter. Elle planta son regard dans les yeux gris de Kélian et abaissa le bras droit dans sa direction. Bang.

    « Je t'aime. »

    Carrément. Dans le sens le plus essentiel du terme.

    C'était déjà un problème de taille. Et pas de rapport de tailles. Enfin vous m'avez comprise.

    Dit comme ça, avec les yeux gris écarquillé et l'air d'une franchise désarmante, on aurait presque pu croire que c'était la réponse la plus naturelle du monde. Quelque part, ça l'était. Quand on oubliait toutes les fioritures, les masques et la méfiance. Quand un instant elle cessait de penser à ce medley culturel qui ne générait que de l'incompréhension et des barrières, quand elle s'aventurait à oublier la méfiance parce que merde, quelque part, Kélian ne méritait pas qu'elle se défie autant de lui. Il n'allait pas la bouffer. Et un peu d'humour noir n'irait pas tuer l'amour-propre de l'elfe, quoi qu'il en soit.
    Cela dit, la pointe tristounette presque perceptible dans son expression rendait le tout un peu trop sérieux au goût de Sally. Elle songea que dire "J'te kiffe grave" aurait été plus aimable à l'égard de son ego. Ou autre chose. Elle se contenta cela dit de rajouter un petit « A ma façon. » assorti d'un froncement de nez pour souligner tout de même que ouais, ok, tout n'était pas si simple.
    Avec les fioritures et les modalités et les petites lettres en bas du contrat et tout. Mais au fond, sérieusement.

    A côté de tout ça, étonnant que son cœur - apparemment présent et apparemment en état de marche, merci Pensionnat de le lui avoir rappelé - n'ait pas flanché à ces quelques mots. Ni sa voix. Peut-être qu'elle avait pris l'habitude, au bout d'une éternité.
    Ou pas. C'était vraiment pas son genre, de mettre ainsi les choses à plat.

    Mais voilà. Voilà.
    Peut-être que ça valait le coup. Même si c'était risqué. Parce qu'elle durait des centaines d'années là où toutes les autres créatures pensantes lui paraissaient bien volages. Peut-être que ça valait le coup. Tu vaux le coup. Et je te dois bien ça.

    « Mais. »

    Parce qu'il y avait un "mais". Un gros "mais". Assez gros pour justifier hurlements, coups de bottes, coups de livres, coups d’œil et de gueule, enfin tout ce qu'il voulait - et en particulier envies furieuses de presser la gâchette à tout instant. Sur ma tempe ou sur la tienne.
    Sans quitter le jeune homme des yeux, Sally cilla. Son visage prit un sérieux mortel ; elle abattit le deuxième bras.

    « Ta meilleure amie est une psychopathe qui m'a butée. En m'arrachant les bras. » Très importants les bras. (Coup d’œil équivoque auxdits bras.)

    Dit comme ça, c'était vraiment terrible. Et l'elfe comprenait mieux pourquoi tous deux avaient préféré se taire et s'accuser à demi-mots si longtemps pour cette nuit d'horreur dans le parc. A force de côtoyer la violence, elle avait dû sous-estimer l'ampleur du choc. C'était peut-être ça qu'on appelait une cellule de crise. Peut-être que tout le Pensionnat était une cellule de crise qui cherchait désespérément son psychiatre sans le trouver.
    Sally se demanda si les autres traumatisés par Corpse Party s'en sortaient aussi en se baladant avec une arme contondante dans les couloirs à la recherche de leur bourreau passé.
    Qui sait.

    « Et je veux la tuer. »

    L'elfe laissa traîner la sentence, lourde, douloureuse, menaçante, impitoyable. Il voulait qu'elle parle. Eh bien c'était dit. A plat. Carrément. Lentement, elle releva les avant-bras à angle droit ; et non, ce n'étaient pas de vrais flingues. Pas encore.
    Finalement, elle laissa ses mains reprendre une position normale pour s'accouder sur ses cuisses. Tout est parfaitement normal.

Spoiler:
 


Dernière édition par Selenda le Mar 6 Sep 2016 - 23:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Ven 17 Juin 2016 - 19:58

Il doutait. Bras croisés, yeux posés sur elle sans trouver le courage de les y laisser ; comme toujours. La lâcheté avait tellement de bons côtés, hein ? Il aurait été incapable de dire à quel moment il avait cessé de vraiment la considérer comme un défaut. Ça avait des airs d'excuse parfaite, aussi. Qu'est-ce qu'il y pouvait.
Ah, ouais, désolé. Je suis juste comme ça. Lâche et nul au dernier degré.
Sauf que vrai ou pas, ça restait la solution de facilité. Parce qu'il n'aimait pas trop rater, il avait décidé que ne jamais trop essayer serait plutôt pas mal : qui ne tente rien n'a rien. C'était le but alors parfait. Il ne voulait rien du tout sinon qu'on lui fiche la paix. Silence. Indifférence.
Il essayait, là. A son niveau.
Fallait pas croire ; lui aussi, il avait envie de se barrer. Ç'aurait été facile de lui rire à la figure, écraser ce foutu seau sur sa tête et franchir la porte pour mieux la perdre. Peut-être qu'elle l'aurait rattrapé, peut-être pas – et peut-être qu'il s'en serait foutu, pour changer. C'était ce qu'elle voulait, non ? Qu'il lui foute la paix, qu'il s'en fiche. Qu'il soit normal. Oui, non, merde, je sais pas, je m'en fous.
Joker.
Regard rivé sur les mains de l'elfe, il crispa un peu plus les siennes sur ses manches déjà froissées. Il se connaissait trop pour se mentir à ce point, pas de chance. Ça ne marchait plus de juste fermer les yeux en se bouchant les oreilles et quoi qu'il en dise, il n'aurait jamais réussi.
Elle arrivait pas à rester ?
Super, parce que lui ne savait pas s'en aller.
Alors vas-y, Selenda. Tire. A blanc ou à bout portant, il n'avait plus grand chose à perdre qui n'ait déjà été cassé un jour ; les mots ne tuaient pas. Il avait eu mille fois le temps de s'en désoler, merci bien. Tire, allez. Fais le. Dis un truc, je t'attends.

Et c'était fou comme même sans arme, le geste pouvait encore le terrifier.
Il ne bougea pas.

Pan.

« Je t'aime. »

Hébété, Kélian cligna des yeux.
Ça fit mal.
Pas au sens strict, pas de façon désagréable. Mais ça fit mal.
Comme une décharge d’électricité en pleine poitrine, la main qui vous pousse dans le vide ou vous retient par le col juste avant la chute. Le cœur qui redémarre, bam bam. Une pression familière sur l'épaule. Les nerfs qui se dénouent, un soupir trop longtemps retenu qui s'enfuit sans demander son reste. Un silence confortable. « Ah » ; juste ça.
Perdu, il entrouvrit les lèvres pour mieux les clore la seconde suivante. Au-delà de la surprise parfaitement sincère sur son visage, aucune réaction – appropriée ou non – ne lui vint ; rien que ce foutu ah, okay. D'accord.

Ça faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas entendu. Il en avait oublié ce que ça faisait. De se sentir rassuré, au bord du gouffre et parfaitement en sécurité. Juste ça. T'es là, okay. T'es là. Tu pars pas.

Mais ce n'était pas le moment non plus. Alors il se tut.

« Ta meilleure amie est une psychopathe qui m'a butée. En m'arrachant les bras. »

L'estomac en vrac, il inspira entre ses dents. Si ça n'avait tenu qu'à lui, ils en seraient resté là. L'hypocrisie lui allait comme un gant, merci et au-revoir.

Moi aussi je t'aime alors pitié, tais toi.

Mais elle ne se tut pas. Et, petit miracle en soi, aucune porte ne claqua. D'accord. D'accord, soit. Elle avait fait un effort alors lui aussi en ferait un. Sans armes et sans livres à se balancer dessus, cette fois – elle voulait en parler alors okay ; ils allaient en parler.
Poumons comprimés, épaules affaissées, il laissa aller son dos contre la porte.

« Okay. Alors. J'ai vu ma meilleure amie te tuer, lâcha-t-il platement dans une vaine tentative pour se distancier des événements – il refusait de trembler. Je l'ai vue mourir même pas cinq minutes après. Je suis mort aussi. »

La seconde qui suivit lui parut durer une éternité. L'honnêteté ne pouvait qu'empirer les choses. Il le savait. Ça allait rajouter de l'huile sur un feu qu'il imaginait déjà à la limite du contrôle et quelque part, peut-être, il craignait qu'elle lui en veuille. Bien sûr, hein ? Qu'elle allait hurler, le trouver stupide. Voire le détester.
Il n'avait pas évité la conversation pour rien.
Je t'aime. Inspire, expire.

« … Et. Elle a voulu me tuer avant que t'arrives, grinça-t-il entre ses dents, alors ouais peut-être que – il inspira – j'aurais dû me pousser, mais elle... »

A promis que c'était pas de sa faute, elle a promis qu'elle savait pas ce qu'elle faisait, elle –
Autant d'efforts pour finir par trembler quand même, ha.

« Elle a dit que tu l'avais attaquée, et que – elle a dit qu'elle savait plus ce qu'elle faisait, okay, s'exclama-t-il en fixant le plancher. Elle avait l'air... Sincère, écoute, je sais pas – elle était à moitié morte et t'es arrivée en nous tirant dessus, j'ai pas de contexte, c'est mon amie, j'en sais. Rien. »

Qu'on ne lui demande pas d'être objectif. Il avait mal. Peur. Il voulait oublier, juste oublier, qu'on arrête de lui rappeler à quel point tout le monde était barge et violent et lui incapable de sauver qui que ce soit. Il n'en pouvait plus de s'en vouloir ; la fatigue l'empêchait de penser. Évidemment que croire Heather était plus simple que tout remettre en question. Évidemment que ne pas bouger avait été plus facile que la condamner. Évidemment qu'il aurait préféré entendre Selenda lui dire que eh, c'était pas si grave, et puis il n'avait pas tort. Personne au monde ne pourrait rentrer dans la tête d'Heather pour vérifier ses intentions. Il y avait une nette probabilité pour qu'elle ait été sous l'influence d'un pouvoir quelconque. Personne ne savait. Même pas Selenda. Elle ne pouvait pas tuer quelqu'un comme ça, juste parce que. Pour se venger.
Psychopathe ou pas, Heather restait Heather. Il tenait à elle. Il ne pouvait pas lui faire ça.
Elle ne pouvait pas lui faire ça.

« Je t'aime. Mais je peux pas te laisser la tuer. Alors quoi ? »

Il se sentait désemparé. Sincèrement. Alors quoi ? Tu la tues quand même et je t'en veux pour le restant de mes jours ? Je m'en veux à en crever au passage ? Et Clarence, je lui dis quoi ?

Elle m'a fait tellement de mal. Je veux la tuer, je veux la tuer.

Il tira machinalement sur la bague accrochée autour de son cou.
Drôle de voir qu'après tant d'années, il aurait encore aimé pouvoir se cacher sous le lit le temps que l'orage passe.



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Mer 7 Sep 2016 - 0:26

    Alors quoi, je te tue ? L'elfe battit des paupières, raide et muette, et un instant ses yeux étaient vraiment très froids.
    Et puis ses prunelles gris perle remontèrent au plafond craquelé, et c'est une expression d'impuissance lasse qui chassa de ses traits l'invraisemblance de cette suggestion. C'est fou comme le mec qui écrit la vie avait peu d'inspiration en matière de scénarios. Elle avait l'impression d'avoir connu ce dilemme un milliard de fois.
    Comme un milliard d'autres, tous aussi déchirants les uns que les autres. Pas étonnant que cela ne lui fasse plus grand-chose.
    I've walked this long long road, and wait, for what ?
    Et ces trois mots en réplique qu'il s'appliquait à lui donner ne la perturbaient pas tant que ça. Peut-être parce qu'ils n'avaient jamais été l'enjeu principal de leur dispute.

    Les yeux de Sally errèrent d'un bout à l'autre de la pièce, invoquant l'image d'Heather comme un impact de balle enflammé dans la poitrine. Laisse tomber.
    Oh non. Ohhh non. Plutôt mourir.

    Tu as vu ce sens de l'humour ?
    Les lèvres de l'elfe s'ourlèrent en un murmure imperceptible, à mi-chemin entre le sarcasme, l'amusement et la pitié - mais ce n'était à Kélian que cette dernière était adressée. Plutôt au monde entier, aux circonstances, à elle-même.

    « Tu crois pouvoir m'en empêcher ? »

    Buvons un coup à l'ironie du sort.
    Soudain, l'elfe poussa un grand soupir, se laissa tomber en arrière sur les draps - en manquant se prendre le mur au passage, merci les concepteurs des lits largeur lilliputiens - et émit un grognement de Saint-Bernard mécontent.

    « Qu'eeeest-ce que tu veux que je te dise ? Tu veux jouer sa vie au poker, un truc comme ça ? Moi je veux bien hein. »

    Mais je te préviens, je triche.

    « De toute façon si ça peut te rassurer, je vais sûrement passer les prochaines années à tendre des embuscades à ta jolie petite tête blonde dans le couloirs, pour me faire casser la gueule par Clarence quand il s'en rendra compte. » Une pensée affectueuse à ce cher Clarrie. « Donc pas de quoi t'inquiéter. Et puis ça va m'occuper, on se fait chier ici. »

    Oui elle recommençait à bragouiner un discours sans queue ni tête, mais que voulait-il qu'elle lui dise ? Elle aurait pu se retrancher derrière les arguments pratiques : Heather était cinglée, elle était dangereuse pour les autres, elle avait menti, trahi, blessé, etc, etc - mais la vérité, c'était juste que Selenda désirait lui trancher la gorge pour guérir son orgueil blessé à mort. A peu de choses près.
    Clairement, ce n'était pas la première fois.
    Clairement, ni elle ni Kélian n'allait revenir sur ses positions.

    Oops, une impasse.

    Ça en deviendrait presque lassant.
    L'elfe roula sur le côté et, attrapant l'oreiller rescapé de sa précédente fureur, se l'appliqua fermement sur le visage. Entracte, messieurs dames. La suite au prochain épisode.
    ... quoi, elle estimait avoir assez donné pour la journée.

    « Wokay, moi la franchise ça me fatigue. Nap time. »

    L'avantage de l'oreiller, c'était que si Kélian décidait brusquement de lui jeter un truc pour la virer de son lit, au moins ses précieuses oreilles resteraient-elles indemnes.
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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Sam 10 Déc 2016 - 1:18

Non. Il n'y croyait pas un seul instant.
Pas une seconde, pas même un quart — pas même le temps d'un battement de cils, et encore moins d'un battement de cœur. Aucune chance. Il aurait été incapable de surveiller Heather toute la journée, même avec l'aide de Clarence ; attacher Selenda dans un coin n'aurait pas été plus civil et n'aurait pas réglé le fond du problème, à supposer qu'il réussisse seulement à la restreindre et la tenir tranquille. Ce n'était pas si évident que ça. Avec son pouvoir stupide et sa propension à disparaître de son champ de vision chaque fois qu'il aurait aimé l'y voir, elle avait l'avantage.
Elle l'avait un peu trop souvent.

Alors, pour une fois, il garda les lèvres closes.

Selenda n'avait pas besoin de l'entendre répondre à une question si stupide. En fait, elle ne l'aurait sans doute pas écouté ; elle était très forte pour ne saisir que l'important, n'est-ce pas. Leurs définitions du terme différaient simplement beaucoup trop pour qu'ils puissent s'entendre - et du coup ceci expliquait cela, haha. Bref.
L'important, en l'occurrence, c'était qu'il ne pouvait pas la laisser faire.
Qu'il en soit capable ou non, maintenant, peu importe.

Pensif, Kélian fit quelques pas pour se ressaisir du seau abandonné. Le monologue de la squatteuse le rassurait à peu près autant que de la voir allongée : c'est à dire beaucoup. Presque trop. S'il ne s'était pas autant torturé l'âme et les nerfs avant de lui répondre, il aurait presque été jusqu'à se dire détendu ; le pouvoir des embuscades, du poker et de Clarence, mesdames et messieurs. Adoptez votre propre elfe vengeresse, attachez vous à quelqu'un qu'elle déteste et trouvez vous un meilleur ami loyal ; succès garanti. Plus de stress, plus d'insomnies, plus de problèmes. Le bonheur à l'état pur. Une fontaine de jouvence, quasiment — il ne s'était jamais senti aussi parfaitement vivant et capable d'un milliards d'émotions que depuis son enfermement imprévu dans la colonie des Joyeux Emmerdeurs de Service. C'était. Juste. Parfait. Merci maman, merci papa, merci chère Déesse et tout le bataclan.

Merci beaucoup.

Mais non, il n'était pas furieux. Juste. Nerveux. Et énervé, un peu. Il pouvait remercier le seau d'avoir calmé sa joie avant de tomber sur Selenda, en tout cas : ça lui avait évité une chute de tension trop vertigineuse.
La peur et la nervosité qu'elle envoyait valser dans des montagnes russes improbables, le tout sans le prévenir avant de mettre la machine en marche, c'était pire que désagréable.

« Wokay, moi la franchise ça me fatigue. Nap time. »

Wow. Elle retranscrivait tellement bien sa pensée. Il était à deux doigts de s'étaler sur un fauteuil et d'attendre le lendemain, là. Trop d'efforts en trop peu de temps. Trop d'émotions. Trop de déclarations émues. Trop de Selenda dans son lit. Trop de tout.
Pourtant, s'il était encore pressé d'aller s'asseoir dans un coin tranquille deux secondes auparavant, ça n'empêcha pas son bras gauche d'envoyer le seau droit dans la figure de l'elfe. Ou son oreiller — peu importe, hein, le but n'était pas non plus de la défigurer.

Concernant Selenda, de toute façon, il avait décidé de ne plus s'écouter réfléchir. Il avait envie de lui déboîter le crâne avec un seau ? Ainsi soit-il.

« C'est MON lit. »

Le nœud dans son estomac n'ayant visiblement pas l'intention de se défaire, il scanna rapidement la chambre avant de récupérer un des oreillers resté près de lui et de le lui jeter à la figure.
Qu'ils aient totalement échangé les rôles du début ne lui passa pas vraiment par la tête.

« Et MON oreiller. Et MON... »

Sa protestation mourut sur un soupir frustré. Aucune idée de ce qu'elle lui avait volé d'autre, à part des métaphores niaises ou un peu trop sérieuses à son goût. Elle ne lui avait pas encore volé la présence d'Heather, mais elle menaçait de le faire.

« ... mon espace personnel. Et celui de Vinny. »

Il faillit lui jeter un des livres dessus en espérant que ça la fasse déguerpir, mais préféra finalement l'enterrer sous un second oreiller. Ils devaient déjà être suffisamment écornés comme ça, les pauvres.

« Mais tu sais quoi, puisque tu te fais chier à ce point, lâcha-t-il, nez plissé de mécontentement, je vais faire en sorte de te saouler TELLEMENT que t'auras pas le temps de faire tes conneries. Compte là-dessus. »

Des conneries regrettables, du moins, songea-t-il en lui jetant le dernier coussin. Il n'allait pas l'empêcher de traumatiser des gens de-ci de-là, ou de dessiner des moustaches sur les portes. La façon dont elle gardait son cerveau en éveil ne regardait qu'elle, hein. Qui était-il pour juger.
Après un demi-tour élégant, il ouvrit la porte en grand.

« Je vais commencer par fouiller ta chambre et tagger mon amour pour toi sur tes murs, lança-t-il en la passant, mortellement sérieux. Et tout les murs que je trouverai, en fait. Bonne sieste, pokerface. »

Puisqu'elle adorait tellement faire n'importe quoi, alors il ferait n'importe quoi aussi. S'il fallait déranger sa chambre et aller accrocher ses vêtements un peu partout pour la tenir occupée et se venger d'un quart de ce qu'elle lui faisait constamment subir, ce ne serait pas cher payé.
Ce n'était pas la meilleure solution mais des solutions, de toute façon, il n'en avait pas.
Passer ses nerfs sur les shorts de cowboy de Selenda lui semblait donc tout à fait approprié. Si elle décidait de rester larver là, il pouvait toujours envoyer Vinny lui vanter les mérites de l’auto-combustion.
Et maintenant respire, t'es encore en apnée.

Sinon, mieux que le RP :
 



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MessageSujet: Re: (n°13) Kawaii pwincess-chan ??   Lun 3 Avr 2017 - 23:56

    Hm, c'est que c'était confortable, là-dessous. S'il y avait bien quelque chose que Sally ne pouvait pas reprocher au Pensionnat, c'était de prendre soin du sommeil de ses prisonniers. Elle sentait presque le malin plaisir que la literie devait prendre à éponger les larmes, filets de morve et autres fluides et cris de désespoirs en tous genres. Elle se faisait même bien épaisse pour pouvoir en absorber plus, la fourbe.
    Franchement, pourquoi naître vampire quand on peut être une gentille taie d'oreiller assoiffée de larmes toutes fraîches. Cette foutue bâtisse était le refuge idéale pour la race.
    Voilà qu'elle commençait à employer le vocabulaire oh combien fleuri de Kélian maintenant, c'était mauvais signe.

    Tandis que Selenda appréciait à sa juste valeur la qualité de son oreiller, ledit jeune homme se décida soudain à réclamer les droits qu'il avait sur ses biens. Et ce à l'aide de son remarquable organe vocal, qu'il n'avait à envier à aucune des mégères de n'importe quel monde.

    « C'est MON lit. »

    Dans un "pouf" piteux, quelque chose de solide alla rebondir tout droit sur l'oreiller que l'elfe maintenait sur sa tête. Au bruit creux que fit ensuite l'objet en heurtant le mur, Sally en déduisit qu'il devait s'agir du seau. A moins que Kélian ne lui ait lancé sa propre tête. Mais si les erinyens avaient cette remarquable capacité de décérébration, l'elfe n'en était pas encore informée.
    Un truc mou suivit le pauvre récipient. Puis un autre.
    Impassible, Selenda encaissa les tirs ennemis comme la volée d'une kalashnikov. Digne face à la mort. En assurant tout de même sa prise sur son propre oreiller protecteur, histoire de ne pas perdre un œil ou une oreille au passage.
    Sait-on jamais. Monsieur était maladroit.

    « Et MON oreiller. Et MON... »

    Sally osa jeter un œil gris hors de sa cachette, mais la salve meurtrière n'était visiblement pas terminée. Elle replongea bien vite à l'abri du polochon buveur de larmes.

    « ... mon espace personnel. Et celui de Vinny. »

    A l'audit de ce nom, un grognement s'échappa de l'épaisseur onctueuse de l'oreiller. Puis l'image de la Sainte Bible du garçonnet se mit à flotter dans le cerveau de l'elfe, et elle redouta un instant que son crâne en fut la prochaine cible, et que l'histoire se termine par son trépas, la tête écrabouillée par la colère divine au sens propre. Ce qui, ne mentons pas, se trouvait dans son top ten des morts les plus humiliantes connues à ce jour.
    Elle ne savait pas qui elle devrait découper en petit morceaux pour évacuer pareil affront, mais nul doute que les 2m de pattes d'Heather n'y suffiraient pas cette fois.

    Heureusement pour tout le monde, le livre précédemment cité resta à sa place.
    C'est-à-dire, certainement, quelque part coincé dans le caleçon de Vinny.

    « Mais tu sais quoi, puisque tu te fais chier à ce point, je vais faire en sorte de te saouler TELLEMENT que t'auras pas le temps de faire tes conneries. Compte là-dessus. »

    "Pouf". Ah tiens, il avait fini par sortir une solution cohérente.
    Ou ce qui. En tenait lieu. Sur sa planète, sans doute.
    Sally prit quand même quelques secondes pour admirer l'effort. Puis une autre poignée à serrer l'oreiller entre ses bras pour ne pas se mettre à hurler de rire en entendant la suite.

    « Je vais commencer par fouiller ta chambre et tagger mon amour pour toi sur tes murs - et elle ne put s'empêcher d'imaginer une banderole de sinistres déclarations écrites au Rimmel noir. Et tout les murs que je trouverai, en fait. Bonne sieste, pokerface. »

    L'elfe ponctua le passage de porte de Kélian par une agitation convulsive des jambes,essayant de ne pas s'étouffer de rire alors que le Rimmel noir dans sa tête avait soudainement muté en verni à ongles rose vif. Oh Seigneur.
    Elle jeta un coup d’œil humide de sous son bouclier et lança au dos de Kélian qu'elle aperçevait par l'entrebâillement de la porte, image même de la dignité offensée.

    « Ben écoute au pire j'ai qu'à faire pareiiiil... »

    Si c'était la guerre qu'il voulait, il-
    ... wait.

    « EH, PAS MA PIAULE WOH. »

    L'oreiller était très confortable. Mangeur de désespoir humain et tout ça. Par contre, le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il n'avait rien d'aérodynamique.
    C'est avec une déception intense que Sally vit son furieux et puissant lancer se terminer prématurément en une pitoyable chute molle sur le plancher, à approximativement 5 mètres de sa cible. Elle n'avait même pas atteint l'encadrement de la porte.

    L'oreiller est une arme qui s'utilise exclusivement à bout portant. Ok, message reçu.
    Et le temps que Selenda se décide entre lui courir après pour l'attacher et renverser une tonne d'after-shave dans ses affaires pour se venger, Kélian était déjà loin.
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(n°13) Kawaii pwincess-chan ??

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