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 Fifty Shades Of Fear

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MessageSujet: Fifty Shades Of Fear   Ven 20 Fév 2015 - 23:47

C’était une très, très, très mauvaise idée, comme toutes les idées qu’elle semblait avoir ses temps-ci, de toute manière; elle commençait à s’y faire. L’ennui était aussi traître que son sens de l’orientation, et sur le coup, l’escalier obscure avait semblé bien accueillant avec ses longs bras étendus vers elle. 

Quelle cruche, vraiment. 

Elle n'était pas particulièrement froussarde, vraiment, elle pouvait regarder des films d’horreur sans craindre de faire des nuits blanches pendant la semaine suivant ou descendre à la cave de sa maison en plein milieu de la nuit pour aller chercher de la glace, alors vraiment, quelle différence pouvait-il y avoir à descendre dans celle du pensionnat au beau milieu de l’après-midi? Eh bien, il y en avait une, de différence, et elle était de taille considérable.

La cave, s’il pouvait l’appeler ainsi, était absolument gigantesque et Nikephoros était au bord des larmes. Sa petite lampe torche illuminait à peine l’endroit, qui était franchement glauque, pour commencer. Les gens devaient rarement y descendre (et elle comprenait, vraiment), et encore moins nettoyer. En même temps, pour vouloir nettoyer un tel endroit, il fallait une sacré volonté et un esprit d’acier, parce que personnellement, elle ne poserait même pas la main sur le mur. Pour tester, elle laissa traîner un doigt sur le mur froid. Celui-ci se retrouva noir en un court instant et la jeune femme grimaça.

Elle aurait fait demi-tour, honnêtement, si seulement elle s’était souvenue du chemin jusqu’à la sortie; et elle avait bien essayé de faire demi-tour lorsqu’elle avait entendu un bruit suspicieux, malheureusement elle n’avait réussi qu’à se perdre un peu plus dans le long dédale de couloirs. Clairement, quelqu’un voulait tuer lentement, mais sûrement, les habitants de ce manoir, parce que personne de sain d’esprit n’aurait construit un tel endroit en dessous.

Honnêtement, elle s’attendait presque à voir un corps à la prochaine intersection à présent.

Peut-être que maintenant serait un très, très bon moment pour se transformer en lampe, histoire de bien être éclairé ET échapper aux potentiels agresseurs rôdant dans ces sombres couloir. A ce niveau, ça ne l’étonnerait pas non plus qu’elle se retrouve nez-à-nez avec un psychopathe se nourrissant d’insectes, de rats et de chaire humaine, hein.

Et voilà, maintenant elle avait les larmes aux yeux.

Nikephoros, peu rassurée donc, s’arma de… De sa lampe torche et de son courage indestructible pour continuer son petit bout de chemin, promenade sympathique dans les dédales du pensionnat. Oh, qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour avoir une arme à ce moment là! Malheureusement, elle était quelque peu effrayé de ramasser un bout de bois par terre, ou quoi que ce soit qui semblait pouvoir lui servir d’arme, son hygiène lui criant que ça ne pouvait pas être sain.

Cependant son refus fut bien vite balayé lorsqu’un bruit de pas en écho lui arriva jusqu’aux oreilles. Elle se saisit d’un long bout de bois qui semblait toujours tenir le coup malgré l’humidité et pressa le bas, serrant contre elle sa nouvelle arme.

Oh mon dieu, oh mon dieu, était-ce elle où les pas s’approchaient?

La métisse s’arrêta net, seulement pour confirmer que les bas s’approchaient. Et qu’ils venait de derrière.

Sans réfléchir elle se retourna vivement, bâton brandi, yeux fermés.

« N’approchez pas, je suis armée! » qu’elle cria, tremblante comme une feuille.


Tes idées craignent, Nikephoros.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Lun 2 Mar 2015 - 4:39

...

Hugo fit une ombre chinoise douteuse sur le mur à sa gauche ; son chien, handicapé d'une patte, semblait hurler à l'euthanasie et le jeune homme abandonna avec un long soupir. La situation avait de quoi agacer et ce pour plusieurs raisons : de un, sa lampe n'éclairait que dalle, mais que dalle vraiment. De deux, plus il avançait, plus il risquait de poser à nouveau le pied sur une espèce d'énorme cafard mutant, et rien qu'y penser lui donnait la nausée. De trois, il était fucking perdu, et s'il suffisait de marcher droit devant pour retrouver la sortie, il aurait dû la retrouver depuis longtemps ! Pris d'un éclair rare et vif d'instinct de conservation, il ramena la lampe qu'il s'apprêtait à jeter au sol contre sa poitrine. Du calme, respire, c'est pas si grave que ça, tu vas finir par sortir de cette cave qui n'a de cave que le nom.
Une longe suite de consonnes censées le déstresser s'échappa de ses lèvres entrouvertes et ses dents serrées, à la manière d'un mantra. Un pied devant l'autre, petit à petit, monsieur avait repris la marche et s'était autorisé à espérer voir bientôt l'escalier qui le porterait en quelques foulées jusqu'au monde (à peu près) civilisé de la surface. Quelle idée d'aller se promener là pour commencer, sérieux ! Il s'était quoi, senti attaqué dans sa virilité de mâle alpha quand on lui avait sorti, étonné, « quoiiii, t'es jamais allé faire un tour à la cave ? ». Un rite de passage à l'âge adulte qu'il ignorait devait exister au Pensionnat, ou quelque chose comme ça : un truc du genre, « si tu survis à cette petite promenade de santé, tu seras des nôtres ». Hugo voulut se cogner la tête contre le mur à répétition, puis se souvint de la crasse qui maculait tout ce qui l'entourait. Avec un regard triste pour sa chemise blanche qui ne devait hélas plus être si blanche, il pressa le pas.

Ce que cet endroit pouvait être inutilement grand ! Une cave où on entrepose de vieux trucs, okay, il voyait l'utilité ; mais des couloirs à n'en plus finir ? Ça pour sûr, les fondateurs kiffaient les couloirs ! Allez que je t'en fous un ici, puis un autre là, et hop une jolie intersection pour décorer le tout... Seriously quoi. En attendant, ses converses prenaient cher et c'était clair que la femme de ménage devait pas souvent passer le balais par ici. Lors de ses pérégrinations, Hugo avait croisé quelques portes aux chambranles vermoulues, mais ne s'était pas aventuré à en tirer la poignée. Les monstres bouffeurs de cerveaux, ils restaient à leur place, merci bien. Il avait pas besoin d'être dans un film d'horreur pour trouver le décor flippant.
Et si quelque chose arrive derrière toi, hein, tu fais comment ?

Sa salive prit un goût acide et son cœur fit un bon dans sa poitrine. Si ça se trouve, en plus d'être entouré de monstres, il avait pris le chemin à l'envers et s'éloignait de la sortie. Comment savoir avant de se prendre un mur, hein ? Y'avait pas de panneaux, pas d'indications, et aussi étonnant que ça puisse paraître, il n'avait pas de boussole en poche. Son portable oui, mais à part lui donner l'heure et lui proposer une petite de Snake (au cas où, mes zombies kiffaient peut-être grave), il était pas franchement utile.

Bon, allez. Un, deux, trois, on c...

Son corps fut pris d'un violent sursaut lorsqu'il s'aperçut qu'il n'était à priori pas seul. Il entendait des bruits de pas, et s'il ne se trompait pas, ça venait de devant. Bon point, le monstre rampant ne pouvait pas le surprendre, c'était déjà ça. Ce qui embêtait un peu plus Hugo, en revanche, c'était de ne pas savoir si les pas s'approchaient ou s'éloignaient. L'un dans l'autre, ça lui donnait juste envie de partir en courant dans l'autre sens, mais il allait être fort et super manly, pour une fois dans sa vie. Enfin, comme toutes les autres fois, se reprocha-t-il en fronçant les sourcils.

Des pas, encore des pas, à priori ça s'éloigne, puis soudain une silhouette et des cheveux dans la lumière de sa lampe et –

« N’approchez pas, je suis armée! »

C'était pas un monstre rampant, ça il s'en était rendu compte ; mais bordel, quelle idée de hurler comme ça alors qu'il était sur les nerfs ! Sans réfléchir et avec un cri rauque, Hugo balança sa lampe sur la pauvre jeune femme qu'il avait un instant prise pour Slenderman.

BORDEL FUCK ET REBORDEL.

« NIKE PUTAIN ! Gueule pas, c'est moi ! »

Moi, aka Hugo Launay ou un horrible sosie mangeur de cerveaux, parce que niveau précision il aurait quand même pu faire mieux.
Et lui ne criait pas, hein, il avait juste une grosse voix au naturel, bien entendu. Et merde, sa lampe. A tous les coups elle avait roulé dans la saleté et il avait pas de mouchoir pour l'essuyer. Au moins, elle marchait toujours.
Heureusement qu'il avait reconnu sa voix.

Merde quoi.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Dim 8 Mar 2015 - 1:12

Note to self: se prendre une torche électrique dans la poitrine ne faisait pas du bien.

Elle ne savait pas bien ce que le garçon cherchait à viser au juste, quoi qu’elle avait des doutes quant au fait qu’elle était bel et bien la cible. Chapeau en tout cas, il avait bien visé si ça avait été le cas.

Tout s’était déroulé si vite que Nikephoros en avait presque la tête qui tournait. Son coeur, en tout cas, ne déconnait pas avec ce genre de choses; il s’était mis à battre très vite et très fort d’un coup, la laissant légèrement nauséeuse tandis qu’elle tentait vainement de comprendre ce qui venait de se passer et qu’est-ce qui venait de l’agresser aussi sauvagement. 

« NIKE PUTAIN ! Gueule pas, c'est moi ! »

ET QU’EST-CE QUI LA CONNAISSAIT OH MON DIEU UN MONST- oh, Hugo.

La lumière était fébrile et vacillait, néanmoins son cerveau n’était pas perturbé au point qu’elle ne puisse pas reconnaître le garçon. Elle plissa les yeux pour bien faire, s’approchant doucement, pas par pas, brandissant toujours son arme devant elle, juste au cas où l’humain se révélait être une créature mangeuse d’homme. Psychose. En même temps, qu’est-ce qu’il foutrait ici, hein? Les enfants, de nos jours.

« Hugo? » demanda t-elle de sa plus jolie voix étranglée. 

Et Hugo c’était, à première vue. Mais on ne pouvait jamais être trop certain. Il pourrait lui mentir. Les créatures sont viles.

Nikephoros, en guise de confirmation, abaissa son arme et lui tira la joue. Légèrement flasque, élastique, chaude… Une joue quoi.

« Ah, c’est bien toi », fit-elle avec grande éloquence. Elle lâcha sa joue avec un long soupir de soulagement, laissant tomber son arme au sol tout en s’accroupissent, les jambes tremblantes, mains sur le visage, lampe torche rivée sur le plafond. « Jesus, tu m’as foutu les j’tons. »

Elle resta ainsi quelques secondes avant de retrouver un semblant de forces pour se redresser et river sa lampe sur le visage du garçon (petite vengeance personnelle, pour la lampe). Aucun doute, c’était bel et bien Hugo. Elle le connaissait assez pour avoir vu ce genre d’expressions de grognonnasse; c’était rassurant, un peu de familiarité.

La métisse adressa un petit sourire désolé au français, avant de se poser les vrais questions. Et de poser les vrais questions, sourcils froncés.

« Mais tu fais quoi là, du coup? Tu t’es pas fait mordre? Ou piquer? T’as rien toucher de sale et mis les mains à la bouche? Ca va? »

Toutes plus essentielles les unes que les autres. Dans son élan, elle avait saisit les épaules de son ami (du moins, elle pensait qu'ils étaient amis, hein), le secouant très légèrement, yeux ronds, attentifs. Et s'il s'était fait infecté par un truc immonde? Et s'il devenait un vampire? OU UN LOUP-GAROU? HEIN?

Dieu seul sait ce qu’il y a dans ce sous-sol et Nikephoros n'était pas très croyante. Alors personne ne savait. Il ne pouvait pas y avoir qu’un labyrinthe de murs sals, quand même. Ca casserait un peu le mythe. Aussi inquiète et effrayée qu’elle était, elle s’avouait assez curieuse de savoir ce qui pouvait bien se planquer là-dedans.

Pas un Minotaure, elle l’espérait. Au moins. Elle avait bon espoir que sa grec-itude n’attirerait rien de bizarre et dangereux dans le coin.

Pourquoi sa mère ne pouvait pas être suédoise, comme tout le monde.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Ven 17 Avr 2015 - 1:59

...

Hugo fronça les sourcils et fusilla l'obscurité du regard ; évidemment, si ce foutu labyrinthe était mieux éclairé, il n'y aurait eu ni méprise ni lancer de lampe ! Parce que okay, Nike avait pas franchement la gueule d'un monstre, mais niveau taille elle impressionnait quand même un peu. Il avait été à deux doigts de se dire qu'il était tombé sur le malade des sous-sols et de s'enfuir en poussant le cri le plus viril de la décennie. Les poumons à une seconde près d'éclater, il avait été frappé par le plus bel éclair de lucidité de toute sa vie – et là-dedans, il incluait les rares fois où l'esprit divin était descendu jusqu'à lui pour lui souffler les bonnes réponses du contrôle. Putain de merde quoi.

La frayeur.

Il allait saluer Nike pour se faire pardonner de son éclat quand celle-ci se mit en tête de vérifier l'élasticité de son corps ; après un grognement de rigueur et un bref massage de la zone lâchement attaquée, Hugo se permit de lui offrir un vague sourire en retour. Elle avait de la chance que sa compagnie soit vaguement plus appréciable que celle d'un potentiel zombie mangeur de chair humaine. Les jetons, c'était elle qui les lui avait foutus : lui il faisait que marcher comme le dernier des paumés. Quelle idée d'aller se jeter dans ce trou à rats, et au sens propre du terme ! Quoique, ce qu'il avait vu filer était peut-être un peu trop gros pour un rat.
Peut-être qu'elle avait vu des trucs flippants passer dans le coin, elle aussi, ça aurait expliqué sa méfiance et – BORDEL.
Comme si lui déformer la joue suffisait pas, il fallait qu'elle essaye de le rendre aveugle, maintenant. Bras devant les yeux pour ne pas bousiller sa rétine, Hugo vit un million de petites taches multicolore danser contre les murs et le visage désolé de Nike. Il grogna une nouvelle fois, on ne peut plus gracieusement, et s'appliqua à papillonner des yeux jusqu'à ce que tout redevienne noir. Un, deux, trois... Il avait encore l'impression d'avoir une ribambelle de lucioles derrière les paupières.

« Mais tu fais quoi là, du coup? Tu t’es pas fait mordre? Ou piquer? T’as rien toucher de sale et mis les mains à la bouche? Ca va? »

Cool maman, on passe aux choses sérieuses. Si Hugo avait voulu qu'on lui défende de toucher ce qui traîne par terre « parce que c'est sale », il aurait emmené Lily avec lui et ça aurait été un discours non-stop sur le manque d'hygiène des lieux et l’interdiction de ramasser quoi que ce soit. Comme s'il avait besoin qu'on lui dise de ne pas lécher la saleté ! Il avait plus huit ans, merde ! La partie de lui qui appréciait Nike pour sa sollicitude assomma la seconde pour avoir la paix.
On se calme, on arrête de grogner, et on réfléchit. Pas besoin de se chamailler quand on est dans le même bateau, hein Capitaine ? L'union fait la force, ou une autre connerie du genre. Un peu plus calme mais l'air toujours aussi ravi d'exister, Hugo se pencha pour ramasser la lampe enduite d'un mélange dégueulasse de il avait pas envie de savoir quoi. Ignorance is bliss. Il sortit un mouchoir de la poche de son pantalon et essuya méticuleusement la saleté tout en daignant éclairer la métisse sur le pourquoi du comment et tout ce qui s'en rapprochait :

« Bha, une sorte de pari débile, je serais pas venu là de mon plein gré. Et j'ai touché à rien, j'ai pas envie de crever, je te signale. Ensuite, mis à part le fait que je suis complètement perdu, ça va plutôt bien. »

Il leva la lampe à hauteur de son torse pour inspecter les murs et ajouta, la peur a ventre à l'idée de découvrir une blatte XXL à chaque nouveau rond de lumière :

« Et toi, qu'est-ce que tu fiches là ? Tu joues à cache-cache avec Slenderman ? »

Les deux avaient le même handicap : impossible de passer inaperçu et de se cacher dans les coins. Hugo leva un sourcil interrogateur, sans lâcher le visage de Nike, qu'il distinguait mal dans la pénombre ambiante.
Quelque part au-dessus d'eux, il avait l'impression d'entendre une tuyauterie claquer à intervalle régulier.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Mer 3 Juin 2015 - 0:20


Puisque Hugo grognait, Nikephoros en déduisit qu’il allait parfaitement bien. D’un autre côté, elle n’aurait pas été certaine de le différencier d’une bête féroce, si ce n’était pour le fait qu’il ressemblait bel et bien à un adorable adolescent en fin de puberté. Avec des bonnes joues élastiques. Quel petit chou à la crème.
Elle le fixa essuyer sa lampe de torche devenue absolument dégueulasse après un petit voyage au sol - note to self: ne pas se rouler par terre, en aucune circonstance- avec une grimace dégoutée. Si ça avait été la sienne, elle l’aurait laisser baigner dans son jus. Qui sait ce qui a trainer sur ce sol; des corps, des rats, des monstres? Ew. Il y avait probablement un tas d’excréments un peu partout. Et maintenant, elle voulait vraiment remonter à la surface.

Hugo répondit bien sagement à chacune de ses questions sur le ton le plus élégant qu’il avait dans son attirail, elle en était certaine. Rien qui ne pouvait néanmoins la refroidir; il était juste comme ça, affreusement grognon, ça faisait son charme. Probablement.
En tous les cas, il venait de lui confirmer sa pire crainte: il était lui aussi perdu, ce qui signifiait qu’il ne lui serait d’aucune aide pour retrouver la sortie. Wonderful. Il n’allait donc lui servir qu’à crier et grogner et lui tenir compagnie; elle espérait au moins que ses grognements seraient suffisant à chasser les plus téméraires des monstres qui rôdaient, ce serait plutôt cool. Malheureusement, même avec toute la bonne volonté du monde, elle doutait que ce soit le cas.

« Et toi, qu'est-ce que tu fiches là ? Tu joues à cache-cache avec Slenderman ? »

Suivant des yeux le faisceau de lumière que créait la lampe du garçon sur le mur, elle se dit à nouveau que vraiment, l’endroit était crasseux. S’aurait été le pire lieux au monde où perdre sa vie, ou même pire, rester enfermer à jamais. Si le pensionnat avait pas mal de défauts, au moins le reste du vaste domicile restait tout à fait correct et habitable, voire très confortable. Elle n’avait jamais rien vu d’aussi luxueux et bien meublé de toute sa longue vie (longue par rapport à celle des autres habitants, en tout cas). Elle n’aurait pas pu en dire autant du sous-sol. Aussi horrible que son lit était confortable.

« Oh je… Je m’ennuyais. »

Oui, c’est con. Elle sait. Nikephoros fit de son mieux pour ignorer le probable regard de jugement ultime qu’allait lui lancer son jeune camarade (bien qu’un ‘stupide pari’ n’était pas franchement beaucoup mieux comme raison) en concentrant toute son attention sur les murs. Pour l’instant, pas de messages écris avec du sang; c’était plutôt encourageant. Probablement. Elle soupira, reposant son regard sur le garçon.

« Et comme toi, je suis complètement paumée. On ferait mieux de rester ensemble jusqu’à ce qu’on trouve la sortie… »

C’était plus sûr. Et puis, en dernier recours, le plus fort pourra toujours manger le plus fai- oui, okay, non, c’était horrible. Elle se dégoutait elle-même (quoi que ce fut relativement fréquent). Elle passa le faisceau lumineux de sa lampe torche sur le sol, tordant son visage dans tous les sens.

« Ils pourraient faire le ménage quand même… »
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Mer 3 Juin 2015 - 23:19

...

« Oh je… Je m’ennuyais. »

La bouche d'Hugo se ferma sur une ligne perplexe et ses yeux crièrent un immense « sérieux » quasi désespéré. Y'avait encore des gens dans ce manoir qui descendaient ici parce qu'ils s'ennuyaient ? Bordel, y'avait plein de manières de faire passer le temps beaucoup moins glauques ! Genre aller se perdre dans la forêt : c'était tout aussi con et potentiellement mortel, mais au moins on dégueulassait pas ses vêtements avec dieu savait quoi. L'odeur de terre était bien plus respirable que l'odeur de moisi et à choisir, Hugo préférait se faire dévorer le cerveau par un cerf enragé que par un zombie à moitié décomposé. Bon, autant ne pas se faire dévorer tout court tant qu'ils y étaient, mais si le choix devait se poser, la réponse était claire et limpide comme de l'eau roche. Mettant sa propre excuse bidon de côté, le jeune homme foudroya du regard un goutte d'eau venue faire le grand saut jusqu'à son épaule. Allez, comme s'il avait besoin de finir trempé en prime !

Putain de cave, putain de labyrinthe, putain de...

« Et comme toi, je suis complètement paumée. On ferait mieux de rester ensemble jusqu’à ce qu’on trouve la sortie… »

Putain de tout, ouais. Contrairement à Nike, Hugo n'aurait jamais exprimé son soulagement à voix haute autrement que pour le cracher comme une insulte. C'était vachement rassurant de la savoir là et en pleine forme, mine de rien ; ça lui prouvait qu'à priori, on pouvait sortir de cet endroit en un seul morceau (et pas avec un bras ou une jambe en moins, voire pire), et aussi qu'elle était pas morte – vu que c'était une des personnes qu'il détestait le moins dans ce putain de pensionnat, ça lui aurait fait mal qu'elle y passe. Tout ça, bien évidemment, ne passa pas le cap de ses pensées et encore moins de ses lèvres obstinément closes. Il daigna approuver sa merveilleuse idée d'un vague haussement d'épaules, comme si la perspective de repartir chacun de son côté ne lui importait pas plus que ça.
Alors que, hein, sa conscience refusait de lâcher le morceau : c'était à deux ou rien.

Comme ça, si un truc mangeur de chair humaine leur tombait dessus, ben... Ben. Hugo éclaira vite fait le plafond, histoire de, camouflant un petit soupir soulagé. Pas de monstre à l'horizon.

Bon dieu que c'était débile d'avoir peur pour rien.

« Ils pourraient faire le ménage quand même… »

Ah ça, il allait pas la contredire ! Machinalement, Hugo passa le plat de sa main libre sur son chemisier taché, sentant cette indignation superficielle qu'il détestait revenir à la charge. S'il avait été dans un film, il aurait été la caricature de la blonde débile accrochée à ses fringues, aucun doute là-dessus : portrait parfait, la poitrine en moins. C'était trop demande de pouvoir mourir frais et pimpant, hein ? Même pour sauver sa vie, l'idée de devoir se rouler dans un tas de cochonneries lui faisait pas franchement plaisir. Un frisson de dégoût remonta le long de sa colonne vertébrale, jusqu'à ses lèvres tordues en une moue on ne pouvait plus gracieuse.
Il le ferait s'il le fallait, hein : mort, il aurait plus trop l'occasion de se préoccuper de sa garde-robe. N'empêche que.

« Faut croire que c'est trop d'effort de claquer les doigts pour nettoyer tout ça, grommela le blond en plantant son faisceau le long du couloir dont il n'arrivait pas à trouver le fond, ou alors vu que techniquement personne est censé y mettre les pieds, ben... »

Il laissa sa phrase en suspens, les dents serrées. Aucune rumeur ne courrait sur trois ou quatre idiots partis explorer la cave et n'étant jamais remontés, mais cet endroit lui filait la chair de poule, et ce n'était pas uniquement la faute aux courants d'air qui lui caressaient la nuque de temps à autre.
Hugo se retourna vers Nike et ajouta, mal à l'aise :

« Tu viens d'où, au fait ? Parce que je viens de par là et y'a pas grand chose, à part de la saleté et des portes. (petit silence réflexif) T'as déjà essayé d'ouvrir les portes ? Enfin, si t'en as vu. »

La cave ne pouvait pas se décliner en un seul et même long boyau, tortueux à souhait. La sortie se trouvait peut-être derrière les gonds rouillés. Hugo se souvenait très bien avoir marché tout droit et n'avoir emprunté aucune intersection : mais avec les I., impossible de savoir à quoi s'attendre. Le manoir était un immense trompe-l’œil magique. Pour preuve : il avait marché tout droit et s'était perdu.

La lumière de sa lampe tressauta un très court instant.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Jeu 4 Juin 2015 - 20:44


Le plus elle regardait la crasse qui régnait sur le royaume qu’était la cave, le plus elle avait l’impression qu’un monstre hideux allait lui sauter dessus pour la dévorer. Honnêtement, pour le monstre, ce serait une perte de temps astronomique pour le peu qu’il y avait à manger sur elle. Beaucoup d’os, c’était certain, mais ses longues jambes de flamant rose n’avaient pas plus à offrir que le haut de son corps filiforme. Pauvre créature; elle allait être bien déçue. De plus, Hugo ne semblait pas avoir beaucoup plus à offrir. Il était, certes, un peu plus épais qu’elle (ou c’était peut-être l’impression tassée qu’offrait la plupart des gens plus petits qu’elle, elle n’en avait aucune idée), toutefois il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Non, définitivement, le duo n’avait pas l’air très appétissant, elle avait presque pitié pour les monstres ou les animaux mutants qui allaient bien pouvoir croiser leur chemin - parce qu’elle était certaine qu’il y en avait, des monstres. 
Pourquoi avoir une cave aussi dégueulasse sinon, hein? Quel est le but? Mais en même temps, quel est le but de ce pensionnat? On en revenait toujours à cette question, au final.

« Faut croire que c'est trop d'effort de claquer les doigts pour nettoyer tout ça, ou alors vu que techniquement personne est censé y mettre les pieds, ben... »

Techniquement. Nikephoros n’en était pas persuadé. On ne laisse pas une cave ouverte alors qu’une tonne d’adolescents en pleine rebellions rôdent dans le coin sans avoir l’intention d’y faire rentrer quelqu’un. Elle supposait juste que le ménage n’était pas fait pour garder l’authenticité du lieux et faire peur aux petits jeunes comme eux. C’était réussi, en tous les cas. La prochaine fois qu’ils rentraient dans quelqu’un, elle doutait que ses jambes ne la supportent, les traîtresses; ni son coeur, d’ailleurs.

« Tu viens d'où, au fait ? Parce que je viens de par là et y'a pas grand chose, à part de la saleté et des portes. T’as déjà essayé d'ouvrir les portes ? Enfin, si t'en as vu. »

Nikephoros faillit lui répondre « ben de Suède » par pur réflexe, ne se taisant que pas miracle pour écouter sagement le reste de la phrase. Transformation en lampe évitée; ça n’aurait pas été pratique du tout dans leurs circonstances. D’ailleurs, ça n’était jamais pratique, clairement. La plupart du temps, elle avait l’impression d’être un vrai boulet. Apparemment, elle pesait vraiment le poids d’une lampe jusqu’à… Jusqu’à ce qu’elle ne se retransforme sans prévenir et écrasait peu importe qui avait la malchance de l’avoir dans les bras. Expérience inoubliable.
Enfin bref, elle avait évité la crise. La seconde crise, c’était que s’ils venaient de deux directions différentes… Ca se compliquait. Elle avait tourné et viré comme l’idiote qu’elle était mais n’avait jamais vu de porte - ni n’avait essayé d’en voir. Nikephoros braqua sa lampe sur les pieds d’Hugo pour éviter de l’aveugler à nouveau, plantant son regard inquiet dans le sien.

« Je viens clairement de l’autre côté, mais j’ai pas mal tourné donc… Et je crois pas avoir vu de port- OH MON DIEU A TES PIEDS HUGOOOO! »

Pour sa défense, c’était vraiment un gros insecte. Elle détestait les insectes, ce qui expliqua sa réaction qui fut de se mettre à sauter sur place tout en hurlant au meurtre tandis que la masse noire qui ne devait en réalité par faire plus de 5 centimètres se carapatait le plus rapidement possible loin d’elle.

Au moins, elle venait de se trouver une utilité.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Sam 6 Juin 2015 - 23:02

...

Bon. Conclusion immédiate de l'affaire : Nike venait d'un côté, lui de l'autre, ils avaient marché tout droit comme des cons et avaient fini par se rentrer dedans. N'importe quel être humain doté d'un minimum de sens commun en aurait déduit que oh mon dieu, on tourne en rond, on va mourir ! Et Hugo possédant la jugeote requise pour formuler un tel commentaire, il se fit la remarque hautement pertinente que : mon dieu, on tourne en rond, on va mourir. Excédé, il repassa en revue toutes les portes qu'il avait croisées, tous les embranchements qu'il avait pu rater à cause de sa manie de taureau enragé de foncer sans se préoccuper des alentours quand il se sentait en danger. C'était bien connu, hein ; ce qu'on ne voit pas ne peut pas nous faire peur. Ébahi par sa propre bêtise, il faillit lever les mains au ciel, implorer un quelconque dieu de les laisser sortir pour ensuite passer ses nerfs sur le mur ou le son de la canalisation juste au-dessus d'eux. C'est vrai quoi, c'était chiant à la fin ! Plic plic sans arrêt, les gouttes n'arrêtaient pas de lui tomber sur l'épaule, et si ça continuait il allait finir par devoir enlever sa chem-AAAAAH !

Immédiatement, le jeune homme poussa un long hurlement, faisant maladroitement un pas en arrière. Il manqua de trébucher dans sa précipitation, braqua sa lampe torche sur ses pieds puis à l'endroit où il se tenait une demie-seconde auparavant ; à peine eut-il le temps de voir un gros insecte filer que le calme s'était de nouveau emparé du noir, laissant à sa respiration saccadée un arrière goût amer.
Bordel de bordel de bordel de...

« Mais quoi bordel, ça va pas de gueuler comme ça ?! J'ai failli avoir une attaque cardiaque, moi ! »

Pour appuyer la véracité de ses propos, il posa la main à plat sur sa poitrine, secouée de battements frénétiques. Il pouvait jurer qu'il avait été à ça de le sentir exploser, ce foutu muscle. Bordel. Et il avait beau balayer les alentours du regard, il ne voyait rien capable d'avoir arraché de hauts cris à sa compagne d'infortune. Elle voulait quoi, le laisser pour mort là, histoire de divertir les monstres mangeurs de chair ? Eh ben ! L’union fait la force, tu parles. Ils étaient tellement doués qu'ils allaient finir par s'entretuer avant d'avoir pu trouver la moindre sortie. Quel beau duo de bras cassés ils faisaient.
Par acquis de conscience, le jeune homme vérifia néanmoins l'état de ses jambes et de ses pieds, au cas où une petite bête s'y serait insidieusement glissée pour lui ronger la chair. Rien sur son jean ni sous son jean ; il soupira de soulagement, les paroles de Nike toujours plantées dans son cerveau, momentanément en panne d'inspiration.
Attends, ça voulait dire quoi pour elle, « tourner » ?

« Première chose : on arrête de hurler. Okay ? Sinon mon cœur tiendra pas et on sait jamais, si y'a quelque chose dans les parages j'ai pas envie de lui donner gratos notre position. »

Il leva le nez au plafond, ajoutant presque immédiatement :

« Euh, et si on avançait plutôt ? J'ai pas envie de rester là. »

Gauche, droite ? Le blond désigna les deux directions du nez, haussa les épaules, avant de laisser à Nike le choix de faire le premier pas. C'était pas une affaire de qui avait le meilleur sens de l'orientation, mais dans une partie de survival game, Hugo ne se faisait pas du tout confiance. Il n'aimait ni choisir, ni prendre des décisions, et refusait d'être l'homme à abattre parce qu'il avait par mégarde amené tout son petit groupe direct dans la tanière du monstre.
Ses jambes aux muscles tendus lui firent gentiment savoir que, si besoin il y avait, elles se sentaient prêtes à piquer le plus grand sprint du siècle – au moins pendant les premiers mecs. Dans une course d'endurance contre une armée de zombies, il était mort direct.

Allez sois sympa, choisis pour moi.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Mer 25 Nov 2015 - 16:38


S’avait été un vraiment très, très gros insecte, elle le répétera à quiconque veut l’entendre.

Sans doute que ses cris, son arme ultime, l’avait fait fuir avant qu’Hugo ne puisse découvrir l’étendue de la menace poilue, sinon il l’aurait clairement remercié pour l’avoir ainsi fait battre en retrait avant qu’elle ne lui bouffe au moins une jambe, si ce n’est deux. En échange de son aide, elle se faisait réprimandée comme une enfant de 10 ans.
Booon, certes, le cri, son arme, était très puissant et elle comprenait la peur qu’il pouvait insuffler, autant dans le cœur des amis que des ennemis. Malheureusement, avec un tel pouvoir, son contrôle était limité et le cri atteignait toute personne ou animal se trouvant aux alentours. Sans doute qu’elle avait aussi affolé quelques animaux à l’ouïe au-dessus d’eux. Tant mieux, si quelqu’un voulait leur venir en aide, c’était le moment ! Elle accepterait même un chien plein de puces s’il pouvait la sortir de là.

« Première chose : on arrête de hurler. Okay ? Sinon mon cœur tiendra pas et on sait jamais, si y'a quelque chose dans les parages j'ai pas envie de lui donner gratos notre position. »

Nikephoros fit la moue, expression soigneusement pratiquée depuis sa plus tendre enfance. En général, on la manquait parce qu’on regardait ailleurs que son visage un peu trop perché vers le ciel, mais tout de même, il était important d’avoir de jolies expressions dans le monde du mannequinat. On ne sait jamais quand on aura besoin d’une moue magnifiquement exécuté. Elle acquiesça malgré tout, de bon cœur, et honnêtement toujours un peu secouée par les atroces évènements qui venaient juste de se dérouler sous ses yeux.
Hugo, lui, semblait plutôt bien remis de sa presque-attaque cardiaque, ce dont Nikephoros était très fier. Et immédiatement, ce sentiment de fierté lui sembla hautement déplacé et très étrange toutefois, pas le temps de réfléchir sur ses sentiments déplacés puisque, déjà, le garçon reprenait les rênes.

« Euh, et si on avançait plutôt ? J'ai pas envie de rester là. »


Elle n’était pas contre, effrayée qu’une autre monstrueuse créature poilue ne s’attarde sur ses pieds à l’arrêt. Le mieux était clairement de toujours rester en mouvement ; ils allaient bien finir par trouver une sortie quelque part !
Droite, gauche, dans le mur ? Choix difficile. C’est à ce moment-là qu’on a besoin de quelqu’un de baraqué et déterminé et courageux, comme Pia. Pia, la seule chose qui lui faisait peur, c’était les carottes, et les soupes, à en croire sa taille. Quelle femme, Pia.
Mais Pia n’était pas là et elle devait prendre une décision parce qu’Hugo ne semblait pas prêt à la faire et… Et un bruit monstrueux retenti à droite.

Elle s’agrippa immédiatement à la première chose qu’elle trouva – donc la chemise d’Hugo, sans surprise- avant de se tourner vers lui, les ouverts grands par l’angoisse.

« Qu’est-ce que tu dirais de la gauche, hein ? C’est bien, la gauche ! Sombre et dégoutant, mais sans bruit ! Allez, on y va. »

Sans lui laisser le temps d’en placer une, elle se mit en marche à grandes enjambés, ses doigts toujours fermement serrés sur sa chemise.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Dim 4 Déc 2016 - 0:22

...

Le masque de mâle Alpha de Hugo faillit partir en miettes au moment même où un rugissement de cafard XXL retentit à leur droite ; il serra les lèvres à s'en faire mal et se mordit la langue quand Nike l'agrippa. Il n'allait jamais s'y faire. Il allait mourir de peur avant de mourir dévoré – ahah, de quoi se plaignait-il ? Certains héros de films d'horreur auraient donné cher pour une fin aussi paisible.
Il déglutit si fort qu'il fut surpris que son amie ne l'entende pas. Ses nerfs jouaient au yoyo et il tentait en vain de percer l'obscurité qui s'offrait à eux. Une obscurité sale, dégoûtante et dangereux.

Uh.

« Qu’est-ce que tu dirais de la gauche, hein ? C’est bien, la gauche ! Sombre et dégoutant, mais sans bruit ! Allez, on y va. »

Il hocha la tête, tout mouvement avorté par les grandes jambes de Nike, qui le traînèrent à sa suite sans se soucier de la cadence soutenue qu'elles lui imposaient. Il finit par se défaire de son étreinte, avec humeur, et à ramener ses bras contre son torse. Il avait froid et l'angoisse lui filait la chair de poule, tant et si bien qu'il ne savait plus s'il risquait l'hypothermie ou la crise cardiaque. Il lui semblait entendre des pas derrière eux, mais il pouvait halluciner et inventer des choses qui n'existaient pas.
Parce qu'il espérait sérieusement que tout était dans leur tête et qu'il n'y avait dans le sous-sol que des insectes un peu trop curieux nourris aux OGM. Il inspira un air rance qui lui donna immédiatement envie de vomir.

Calme, Hugo. Calme.

« Je suis là depuis un moment, tu sais, fit-il pour combler le silence, délétère en cet instant, et j'ai déjà entendu des rumeurs comme quoi y'aurait un mec attaché dans une des pièces de la cave. Genre. Avec un haut de forme ou je sais pas quoi. »

Il se tut, soudain conscient d'avoir empiré leur pèlerinage. C'est clair, Nike avait besoin de plus de raisons de crier à chaque intersection et gros insecte qu'elle croisait. Il ne devait pas avoir envie de souffrir seul à s'imaginer mille et un scénarios, tous plus morbides les uns que les autres. A force de dormir ici, au fur et à mesure des nuits, les pensionnaires parlaient, et les expériences des plus âgés arrivaient jusqu'à leurs oreilles ; les visiteurs en étaient, et ils avaient impressionné Hugo, lequel avait eu la chance d'en croiser un dans la bibliothèque. Du moins, c'était ce qu'on lui avait dit : que la bibliothécaire maltraitait quiconque s'en prenait à ses livres. Les bleus en avaient témoigné pendant une longue semaine.

Alors des types louches dans la cave... Pourquoi ça aurait été une blague, hein ? Il fronça les sourcils, le visage froid et comme fait de pierre.
Il aurait aimé que ce soit une blague. Mais au Pensionnat, les peurs floues de l'enfance prenaient forme avec une facilité déconcertante.
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MessageSujet: Re: Fifty Shades Of Fear   Sam 8 Avr 2017 - 13:13



La gauche était aussi sombre et dégoûtante que prévu; elle pouvait presque entendre le bruit de milliers d'araignées qui trottinaient à côté de sa tête. Super glamour. Nikephoros s'efforçait de penser à son beau pays, bien éclairé même dans les froides nuits d'hiver. Elle pensait aussi à Pia. Oh, qu'elle aurait aimé que Pia soit là! Pas que Hugo ne soit pas une très bonne compagnie, hein, mais Pia n'avait jamais peur. Hugo… Hugo avait l'air de vouloir mourir un peu plus à chaque tournant.
Le bruit monstrueux n'avait pas retenti à nouveau et elle ne savait pas si elle devait en être heureuse ou pas. D'un côté, ça foutait grave les jetons, de l'autre ça aurait pu lui indiquer clairement s'ils s'éloignaient. Pas un bruit, juste les bruissement des probables cafards géants à ses pieds. Elle n'osait plus baisser les yeux, ni les lever. Regard fixé sur l'horizon invisible, elle avançait à grands pas, peu soucieuse du pauvre Hugo qui ne faisait pas 1m90.

« Je suis là depuis un moment, tu sais, et j'ai déjà entendu des rumeurs comme quoi y'aurait un mec attaché dans une des pièces de la cave. Genre. Avec un haut de forme ou je sais pas quoi. »


Parce que c'était clairement le moment de foutre encore plus la frousse à Nikephoros. Elle en avait déjà les larmes aux yeux. Elle fit un petit bruit ressemblant à un gémissement d'énorme chiot, avant de ralentir considérablement le pas pour s'accrocher à nouveau à Hugo.

"Pourquoi tu dis çaaaaaaa, gémit-elle en le secouant légèrement, c'était vraaaaiment pas le momeeeent."

Elle renifla de manière indéniablement sexy, avant de tenter une nouvelle tactique de cache-cache derrière Hugo. Pas très efficace, evidemment, mais elle se sentait déjà un peu mieux.
Il y avait tellement de choses étranges qui se passaient au pensionnat que, honnêtement, un mec chelou attaché dans la cave semblait plausible. Un peu trop, même, et c'était ce qui rendait ça encore plus flippant. Il n'y avait pas de 'légendes urbaines' ici, tout était vrai et Nikephoros voulait, plus que jamais, rentrer chez elle.

"Tu-tu crois qu'il est en vie, le mec? Si, et je dis bien si, si il existe, comment il se nourrit?"

Après coup, elle n'était pas sûre de vouloir savoir, mais la conversation apaisait un peu son coeur agité. De plus, il faut toujours parler de ce qui nous fait peur, ça aide à rendre la peur plus appréhendable, humaine. Enfin, elle avait lu ça un jour dans un magazine, si ça se trouve ça servait absolument à rien. En tous les cas, parler avait toujours été son aide face à tous les problèmes. C'était ainsi, elle était bavarde dans la vie de tous les jours comme dans des situations de vie ou de mort. Pia avait dit qu'elle était un peu la fille dans les films d'horreur qui mourrait en première. Peu rassurant en général, mais penser à Pia était suffisant pour lui mettre du baume au coeur. Si elle survivait cela, elle pouvait tout survivre et revoir sa meilleure amie.
En attendant, elle allait rendre Hugo sourd et lui broyer les épaules.
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Fifty Shades Of Fear

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